alpilles13 ALPILLES13

12/12/2016

Dîner de cons à la taverne du PS

 

 © Charlie-Hebdo © Charlie-Hebdo

 

Depuis que le cuistot en chef a grillé ses étoiles, posé les plaques – expression helvétique – pour l’an que ven, la brigade des longs couteaux fricote sa tambouille dans cette auberge espagnole – et catalane - au relent de graillon.

Et chacun de faire son chemin de Compostelle, assis en rang d’oignon à la table primaire, se biglant de travers face au mur des lamentations.

A l’écart, quelques marmitons toqués font du chacun pour soi, un casse-croute à la carte pour les trois-huit et le peuple des besogneux ; survient un troublion sur la droite avec du foie gras pour les patrons et les banquiers.

Dans l’ensemble, la mangeaille est frelatée, un arrière-gout de réchauffé, de décongelé, pas moyen de monter la mayonnaise, de faire une béchamel avec du beurre ranci, d’apprêter un vieux fonds de sauce faisandé. La poule au pot du béarnais de réserve ne fait plus recette. Surtout pas de bouillabaisse, chasse gardée des vieux croûtons du front de mer marseillais.

Au dessert, l’omelette hollandaise pour les sangs-dents a fait long feu. Et se rabattre et s’envoyer les tartes à la crème Chantilly, d’Evry et de Navarre.

Ça grignote, ça parlotte et ça crachote, les casseroles et les assiettes volent dans tous les sens, le mixer réduit leurs idées en purée, la cocotte-minute va éclater. La moutarde monte au nez du guide du connard, il est sur les dents pour départager ces gâte-sauce avant leur mise à l’étuve finale.

Les commentaires sont fermés.