alpilles13 ALPILLES13

05/01/2017

Vous avez dit : « Primaire »

1-5fillon

Ce terme est depuis quelques mois à la une des médias, employé à toutes les sauces, galvaudé à corps et à cris de droite à gauche, à l’exception de quelques originaux qui le méprisent, s’estimant bien au dessus de ce mot qui se situe entre le zéro et le un, voire au dessous de l’échelle des valeurs.

Depuis que les politiques s’en font des choux gras, envahissent les réseaux sociaux, il est bien difficile de définir sa propre signification. Faisons appel  au dictionnaire pour en avoir le cœur net, à commencer par le Larousse primaire, le Petit, celui des écoles qui veut dire « être au premier degré », que l’on peut interpréter par le fait que les hommes ont reçu une éducation primaire.

Pas étonnant donc que les politiques en soient restés à ce niveau et qu’ils organisent des « primaires » pour se départager et élire celui qui sera plus primaire que les autres. Car pour réussir, il est important de présenter sa candidature à un peuple primaire qui n’a pas évolué depuis la sortie de l’école. Inutile donc de paraphraser sur le terme primaire, synonyme d’esprit borné selon le Robert ; – là, on monte d’un degré ! -

Mascarade de ces primaires où des narcissistes de droite s’affrontent pour des broutilles durant un mois, en monopolisant les médias, pour finalement être d’accords sur le programme réactionnaire de celui qui a décroché la timbale.

Kif-kif  à gauche, le cirque s’annonce encore plus dispersé et démagogique pour désigner leur champion toutes catégories ! Les plus sadiques font bande à part, ils l’a font solo pour foutre la mouise et ouvrir les ports à la Marine marchande.

Deux primaires, chacun pour son pré carré, chacun pour son camp, avec à la sortie un seul président qui ne sera jamais celui de tous les Français.

Le sortant, pour une fois lucide, ne saurait se mélanger à cette bande d’hurluberlus. Il a loupé le coche ce maître de classe en faillite qui n’a fait que des corrections primaires, du premier degré. Il n’a plus rien à perdre durant ces quatre prochains mois, autant mettre tous les prétendants dans le fait accompli, dans le caca, en augmentant le smic de 100 euros au lieu de la moquerie de 0,93%. Primaire, il l’est, et le restera !

 

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