alpilles13 ALPILLES13

14/05/2017

De François à Emmanuel...

De père en fils...


 

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Les joutes présidentielles sont closes, rien ne sera plus comme avant.  Papa François a remis les clefs du château de l’Elysée à son fils Emmanuel qui avait pris la clef des champs après quatre années passées dans son sillage, ce qui lui a donné le goût de la politique et de faire une OPA, tel un banquier, sur la présidence. Il fallait bien que la gamin s’émancipe, vole de ses propres ailes, ou plutôt accomplisse une marche forcée pour conquérir ce pouvoir suprême convoité de toute part.

Se sentant à l’étroit, pour ne pas dire brimé dans son ministère économique de Bercy par le gros Sapin qui montait la garde, jalousé par le premier des ministres qui pressentait que son homonyme allait lui jouer un tour de passe-passe, il a joué son va-tout, à la barbe de tout le monde ! Mis à part l’ENA, le fils, amoureux des livres, n’a pas suivi le cursus classique de son père, celui d’un apparatchik rompu aux pratiques partisanes et électives. Lorsqu’il le conseillait durant deux ans dans les arcanes du pouvoir, le gamin a bousculé son père spirituel, l’incitant à libéraliser sa politique dans une orientation éloignée du socialisme pur et dur !

Ce jeunot est vraiment d’une autre génération qui cherche sa voie au travers des révolutions numériques, d’une génération pressée d’en finir avec des partis sclérosés, des politiciens vieillots et gnangnans, accumulant les privilèges et les passe-droits. Et secouer le cocotier, balancer par-dessus bord des têtes qui vont se mettre à glouglouter et à ronger leur frein d’une époque révolue. Adieu les clivages politiques, le bipartisme désuet, les frondeurs de tout poil, vive la société civile, le brassage des idées, le consensus, le pragmatisme ! Marche… ou casse, tel pourrait être la devise de ce risque tout.

Des signes avant-coureurs ont annoncé cette mini-révolution. En disant ce qu’il ne devait pas dire, le président sortant, non seulement, se discréditait, mais il ne disait pas tout, soit tenir sa promesse du Bourget de ne pas faire un deuxième quinquennat s’il échouait sur le chômage ! Le scénario était donc en marche, dans son fort intérieur, il devait souhaiter que son « fils » ait le culot de prendre la relève d’une politique ayant quelque ressemblance avec la sienne. Désormais, il a le temps, de nous écrire la vérité dans ses mémoires.

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