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2. Tous foutus comme les dinosaurds


2. Fin du mois, fin du Monde, même combat !
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On se perd en conjecture sur l’extinction des dinosaures et l’on estime qu’elle a eu lieu il y a 66,038 millions d’années. Les chiffres après la virgule donnent à croire qu’ils auraient disparu sur un millier d’année, non pas d’un seul coup, victimes de la chute d’un astéroïde dans la péninsule du Yucatan au Mexique, une thèse actuellement controversée. Pourquoi se seraient-ils tous planqués là-bas ? Le chercheur Heiko Pälike s’oriente plutôt vers de fortes perturbations climatiques dues à des explosions volcaniques en chaîne. Reste à savoir s’ils sont morts de froid, de chaud ou de faim ?

 

Le mystère demeure aussi au sujet des hommes de Néandertal disparus il y a 40.000 ans après plus de 400.000 d’existence… Les hypothèses quant à l’extinction de ce peuple sont nombreuses : événement volcanique, climatique, épidémie, infertilité, carence alimentaire où pourquoi pas le premier génocide de l’histoire perpétré par les Homo sapiens ! Deux chercheuses, Anna Degioanni et Silvana Condemi viennent d’innocenter le Sapiens. Précisons d’abord que Homo néanderthalensis doit son nom à la vallée de Néandertal en Allemagne. Sa profession : chasseur de mammouths, il n’a donc jamais posé les pieds en Afrique ! La génétique démontre qu’il a laissé des traces de son ADM, de l’ordre de 1 à 3% du génome de l’homme contemporain occidental. Les raisons de la disparition sur des milliers d’années du Néandertalien sont multiples et mentionnées ci-dessus, cependant nous avons une petit quelque chose de Néandertal dans nos gênes !

 

Indépendamment de la pollution actuelle créée et développée par les hommes, on assiste peut-être à une mutation climatique naturelle et mortelle qui va s’accentuer au cours des années, voire dans les siècles à venir - on aura déjà disparu comme les dinosaures ! Les glaciers seraient, paraît-il, à l’origine de la vie sur terre, il y a 3 milliards d’années. En fondant comme neige au soleil vont-ils disparaître et entraîner notre mort ? Dans quelle mesure sont-ils en partie responsables actuellement de l’élévation du niveau des mers ?

 

J’avoue donc avoir suivi mon petit bonhomme de chemin à la manière de tout un chacun : mariage, progéniture, biseness, voitures, bouffes, voyages, pour ne manquer de rien et même du superflus. Fi de tout cela, depuis l’âge de la retraite, j’ai enfin changé de vie, je séjourne en rase campagne avec mes oliviers centenaires, presque comme un reclus, jusqu’à chercher mes victuailles et mon journal quotidien à bicyclette ! J’ai envisagé de remiser mon tracteur sexagénaire contre un canasson mais, tout compte fait, ce cher animal pollue bien plus chaque jour qu’une mécanique utilisée de sept en quatorze. Et tant pis pour le crottin qui génère 20 kilos de phosphore par an.

 

Dans mon jardin, j’ai une serre qui produit quelques fruits et légumes, soi-disant bio, grâce à la flotte que je pompe dans un forage à quatre-vingt mètres, car celle du canal d’irrigation est polluée d’une pléiade de saloperies amassées le long des cultures bordant la Durance. C’est le cercle infernal de l’eau de pluie qui se régénère en partie par évaporation à chaque tour de piste. Encore que certains affirment qu’elle présente une contamination microbiologique et chimique… donc on ne peut faire confiance aux nuages !

Le calendrier, ou ce qui l’en reste, m’a pris de vitesse. Depuis quelques mois, je désirais écrire un pamphlet sur le devenir de ce bas monde, plutôt en dessous du continent pour la plupart. Rapide comme l’éclair, déterminée, rageuse, fougueuse, l’auteur de romans policiers Fred Vargas a pris le taureau par les cornes, elle s’est fourrée dans une tâche insensée : écrire un bouquin sur « l’avenir du monde vivant », dit-elle, dans ses premières lignes de « L’HUMANITÉ EN PÉRIL », Flammarion.

 

Chapeau bas, chère Fred, permettez-moi de vous appeler par votre prénom qui est aussi le mien. Quel travail de fourmi - en voie de disparition - avez-vous accompli pour réunir des milliers d’informations, de statistiques, de références contenues dans votre bible. Au-delà de votre talent, de votre profession de chercheuse que je n’ai pas, nous nourrissons un point commun, un idéal, celui du devenir de la planète qui part en couilles - excusez-moi de le dire grossièrement - mais c’est bien de cela qu’il s’agit. D’emblée, je vous affirme que je ne suis pas un copiste, mais nombre de vos révélations, de vos quatre cent documents répertoriés me serviront à la rédaction de ce pamphlet sans prétention ; permettez-moi une métaphore : - sans l’invention de la roue, le char n’existerait pas et toutes sortes de véhicules polluants ! Alors, je vais rouler avec mon petit vélo pour être sur la même longueur d’onde que vous.

 

L’année 2030 me convient comme étape dans le cheminement de mes prévisions alarmistes, - prétentieux le mec - quoique sans attendre cette date fatidique il va se passer un nombre certain d’événements majeurs. Faute de secouer le cocotier dès à présent, CEUX qui dirigent et managent la planète, qui manipulent bon gré, plutôt mal gré, huit milliards d’humains, ont fait maxime de remettre à demain - déjà foutu - ce qu’ils pouvaient faire hier et aujourd’hui ! Oui, les bonnes gens vont crever, les ploutocrates aussi - si cela peut satisfaire les revanchards que nous sommes.

 

Le temps presse, nous n’avons que 10 ans pour réduire l’hémorragie galopante afin que la nature reprenne ses droits. Face à l’inertie des pouvoirs publics, à la pression des lobbies, nous ne pouvons compter que sur nous-mêmes, les Terriens. Changer ses habitudes… autant croire au père Noël tant que les puissances d’argent, les multinationales, les industriels utilisent des moyens considérables en nous imposant leur diktat de consommer toujours plus. Le peuple est faible, ignare, incrédule, individualiste, paresseux, envieux d’un mieux être artificiel, il se laisse convaincre béatement, qui plus est, il ne se donne pas les moyens de renverser la vapeur. Pourquoi jette-il des milliers de tonnes de bouteilles plastic à la mer, des milliards de mégots dans la rue ?

 

… à suivre prochainement !

 

Commentaires

  • " Pourquoi jettent-ils des milliers de tonnes de bouteilles en plastique à la mer, des milliards de mégots dans les rues ? "

    Parce que la plupart des créatures humaines sur cette planète sont pauvres, soit en biens, soit en esprit, soit en amour, et se consolent comme elles le peuvent du tragique de l'existence.

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