alpilles13 ALPILLES13

21/02/2011

Emile Zola, Au Bonheur des Dames

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13/02/2011

Emile Zola, La Curée

 

VOICI LE LIVRE :

http://fr.calameo.com/read/00000932384e0bccb9398

"La Curée c'est la plante malsaine poussée sur le fumier impérial, c'est l'inceste grandit dans le terreau des millions. Ma Renée, c'est la Parisienne affolée, jetée au crime par le luxe et la vie à outrance ; mon Maxime, c'est le produit d'une société épuisée, l'homme-femme, la chair inerte qui accepte les dernières infamies ; mon Aristide c'est le spéculateur né des bouleversements de Paris, l'enrichi impudent, qui joue à la Bourse avec tout ce qui lui tombe sous la main femme, enfants, honneurs, conscience. Et, j'ai essayé, avec ces trois monstruosités sociales, de donner une idée de l'effroyable bourbier dans lequel la France se noyait."

PREFACE DE LA PREMIERE EDITION

"Dans l'histoire naturelle et sociale

 

d'une famille sous le second Empire, La Curée est la note de l'or et de la chair. L'artiste en moi se refusait à faire de l'ombre sur cet éclat de la vie à outrance, qui a éclairé tout le règne d'un jour suspect de mauvais lieu. Un point de l'Histoire que j'ai entreprise en serait resté obscur.

J'ai voulu monter l'épuisement prématuré d'une race qui a vécu trop vite et qui aboutit à l'homme-femme des sociétés pourries ; la spéculation furieuse d'une époque s'incarnant dans un tempérament sans scrupule, en clin aux aventures ; le détraquement nerveux d'une femme dont un milieu de luxe et de honte décuple les appétits natifs. Et, avec ces trois monstruosités sociales, j'ai essayé d'écrire une œuvre d'art et de science qui fût en même temps une des pages les plus étranges de nos mœurs.

Si je crois devoir expliquer La Curée, cette peinture vraie de la débâcle d'une société, c'est que le côté littéraire et scientifique a paru en être si peu compris dans le journal où j'ai tenté de donner ce roman, qu'il m'a fallu en interrompre la publication et rester au milieu de l'expérience."

Emile Zola

Paris, le 15 novembre 1871

***

RESUME DU ROMAN

Aristide Rougon a quitté sa ville de Plassans après le coup d'Etat, pour venir tenter sa chance à Paris. Il est accompagné de sa femme Angèle et de sa fille Clothilde.

Par l'intermédiaire de son frère Eugène, devenu ministre de l'Intérieur, il obtient un emploi de commissaire voyer assistant à la mairie. Déçu de ne pouvoir assouvir son ambition tout de suite, il réalise par la suite que cet emploi va lui ouvrir les portes de la fortune et de la gloire. Aristide accepte de changer de nom comme lui suggère son frère : c'est alors qu'il devient Aristide Saccard.

Ayant accès aux plans des futurs grands travaux de Paris, il comprend rapidement qu'en achetant les immeubles situés sur les prochaines avenues, la fortune est assurée. Cependant son ambition est freinée par son manque d'argent jusqu'à ce que le destin intervienne. Aristide perd sa femme, atteinte de phistie, et contracte alors un mariage d'argent grâce à l'intervention de sa sœur Sidonie qui cache son activité d'entremetteuse derrière la façade de son commerce.

Renée Béraud du Châtel, jeune fille bourgeoise, a commis la faute de perdre son innocence avec un homme marié. Etant enceinte, il lui faut trouver un homme qui accepte de jouer le rôle du séducteur et du père de l'enfant. Aristide accepte ce marché et, en contre partie, il reçoit une forte somme d'argent en guise de dot.

A partir de ce moment, Aristide donne libre cour à ses ambitions et atteint rapidement le sommet de la fortune et de la gloire. Il partage cela avec sa femme et son fils qu'il a fait venir de sa pension à Plassans. Maxime est un être mi-homme, mi-femme, d'aspect frêle. Renée a pour cet enfant, tout d'abord, un sentiment maternel mais qui peu à peu se transforme en sentiment amoureux. Maxime finit par céder aux avances de Renée mais se sent vite étouffé par celle-ci. De plus, encouragé par son père, il épouse une jeune fille, infirme mais riche.

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03/02/2011

Tourgueniev, Eaux printanières

Voici le livre :

http://fr.calameo.com/read/0001205112605320813fb

Tourgueniev en France :

« 1847 à 1850 - Tourguéniev passera ces années en France. Il publie et écrit beaucoup: la plupart des récits qui formeront le recueil des Mémoires d'un chasseur, les nouvelles Le Bretteur, Le Juif, Pétouchkov, le Journal d'un homme de trop, cinq pièces de théâtre dont Le Pique-assiette et Un mois à la campagne, interdit par la censure. »

La vie et l’œuvre de Tourgueniev :

http://www.russie.net/bougival/vie.htm

Le Blog du Musée Tourgueniev :

http://www.tourgueniev.fr/

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01/02/2011

Rimbaud, Poèmes

Voici le livre :

http://fr.calameo.com/read/000120511ebaa21980bb3

 

1854-1868 - Rimbaud est né le 20 octobre 1854 à Charleville (et non à Charleville-Mézières car ces 2 villes étaient distinctes à cette époque et n'ont fusionnées qu'en 1966), une petite ville des Ardennes, de l'Est de la France, tout près de la Belgique. Son père, Frédéric Rimbaud, est capitaine d'infanterie, il a épousé en 1853 Vitalie Cuif, fille de paysans ardennais. Le père quitte très vite le foyer familial. Il laisse Vitalie seule avec cinq enfants : Frédéric, né un an avant Arthur, Vitalie (née en 1858), Isabelle (née en 1860) et une autre fille née en 1857 qui meurt en bas-age. Dès l'age de huit ans, Rimbaud fréquente l'Institut privé Rossat, à Charleville. En 1865, il entre au collège. C'est sur les bancs du collège qu'il rencontre Ernest Delahaye. Né un an avant Rimbaud, Delahaye noue avec le jeune Arthur des liens d'amitié qui se prolongeront toute sa vie. Certaines des lettres échangées entre les deux hommes ont été conservées et sont importantes pour retracer la vie du jeu...
(
Lire la biographie complète : Biographie de Arthur RIMBAUD)

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25/01/2011

Anatole France, Les Sept femmes de la Barbe-Bleue et autres contes merveilleux

 

 

Les Sept Femmes de la Barbe-Bleue et autres contes merveilleux : Les sept femmes de la Barbe-Bleue - Le miracle du grand Saint Nicolas - Histoire de la duchesse de Cicogne et de M. de Boulingrin qui dormirent cent ans en compagnie de la Belle-au-Bois-Dormant - La chemise - Nouvelles – Contes

Ici le livre :

Découvrir le site d'André Bourgeois sur Anatole France:

http://andrebourgeois.fr/anatole_france.htm

 

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09/01/2011

ANATOLE FRANCE : Thaïs – Romans


Thaïs était née de parents libres et pauvres, adonnés à l'idolâtrie. Du temps qu'elle était petite, son père gouvernait, à Alexandrie, proche de la porte de la Lune, un cabaret que fréquentaient les matelots. Certains souvenirs vifs et détachés lui restaient de sa première enfance. Elle revoyait son père assis à l'angle du foyer, les jambes croisées, grand, redoutable et tranquille, tel qu'un de ces vieux Pharaons que célèbrent les complaintes chantées par les aveugles dans les carrefours...
Thaïs, courtisane d'Alexandrie, est convertie au christianisme par le moine Paphnuce. Mais est-ce vraiment l'amour divin qui inspire cet homme de Dieu?

Voici le livre

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07/01/2011

Théophile GAUTIER - Mademoiselle de Maupin - Romans

 

 

Hugo en condottiere du mouvement romantique avec Théophile Gautier, cheveux longs, moustachu et chapeauté, en croupe.

Voici le livre :


La «Préface», oeuvre à part entière, fait date dans l'histoire littéraire. Sur un ton enlevé, perfide et caustique, l'auteur attaque les bien-pensants, représentants de la tartufferie et de la censure, et ceux qui voudraient voir un côté «utile» dans une œuvre littéraire, alors que l'art, par définition non assujetti à la morale ou à l'utilité, échappe à la notion de progrès pour ne s'allier qu'à celle du plaisir.
Le roman lui-même, en grande partie épistolaire, nous parle avant tout de l'Amour, du Sexe, de la Femme, de l'Homme, éternels sujets...

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31/12/2010

Camille Flammarion, La Fin du monde

Voici le livre :

http://fr.calameo.com/read/0001205119bd154102496?sid=050e...


Autour d'une histoire de probable fin du monde (cette comète-ci sera t'elle enfin la bonne?) l'auteur dresse la liste des fins possibles de notre planète et du système qui l'abrite. Il en profite aussi pour nous rappeler comment l'humanité a pu craindre depuis toujours ce que serait sa propre fin...
Cet ouvrage est à la frontière du roman, de l'essai philosophique, et du documentaire scientifiquo-historique.

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22/12/2010

EUGENE SUE, Kernok le pirate

 

Portrait de François Lepaule
Portrait de François Lepaule

 

Voici le livre :

http://fr.calameo.com/read/000120511fd848b827331



Un soir d'orage et de tempête, Kernok se rend au domicile de la sorcière de Pempoul. Celle-ci lit son passé, comment il devint mousse sur un navire négrier, comment il en tua le capitaine et s'empara du navire pour en faire un bateau corsaire, mais aussi son avenir, qui doit être court et tragique, pour lui comme pour sa bien-aimée... Osera-t-il reprendre la mer et combattre de nouveau?

 

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10/12/2010

Mon Journal en Provence

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Article de Mathieu Girandola paru dans La Provence du 27 novembre 2010

Voici un extraits des textes publiés lors de la rencontre :

http://fr.calameo.com/read/0001205119cb0641a68a3

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01/12/2010

Alfred Jarrry, Le Roi Ubu

 

Voici le livre :

http://fr.calameo.com/read/000120511576f0089df61



Le seul nom d'Ubu a fait davantage pour rendre célèbre Alfred Jarry que tout l'ensemble de son oeuvre. C'est une pièce mythique.
Ubu est l'officier de confiance de Venceslas, roi de Pologne. Pleine d'ambition, la mère Ubu lui suggère de tuer le roi et de prendre le pouvoir. Ubu reçoit des invités à dîner et leur donne de la «merdre» à manger...

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16/11/2010

Le Festival des Alpilles

Je vis en Provence, j’écris sur les Alpilles des billets que je diffuse depuis plus de deux ans dans mes blogs, dont celui de la Tribune de Genève. Un recueil de ces textes sera publié prochainement.

 

 

 

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23/10/2010

Victor Hugo, Les Contemplations

Voici le livre :

http://fr.calameo.com/read/000120511a39f5dab90ee

 

 



Les 11 000 vers des Contemplations furent écrits dès 1834, mais surtout pendant l'exil à Jersey, puis à Guernesey, en particulier à partir de 1853 alors que Hugo composait les Châtiments. Mettant fin au silence lyrique qu'il observait depuis les Rayons et les Ombres (1840), le recueil, sommet de sa production poétique, somme de sa vie, de sa sensibilité et de sa pensée, se présente comme «les Mémoires d'une âme» (Préface). Si «une destinée est écrite là jour à jour», le recueil s'érige aussi en expression d'une expérience, celle d'un homme qui se veut comme les autres: «Quand je vous parle de moi, je vous parle de vous.»

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Bonne lecture !

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05/10/2010

Victor Hugo, Bug-Jargal

En 1818, l'auteur de ce livre avait seize ans et il paria qu'il écrirait un volume en quinze jours. Il fit Bug-Jargal. C'est un roman d'aventures décrivant les péripéties de Léopold d'Auvernay, jeune officier de l'armée française, qui part pour Saint-Domingue, colonie française à l'époque, pour retrouver sa promise, fille d'un colon français, et l'épouser. Cependant la veille de son mariage les esclaves, menés par le mystérieux Bug-Jargal, se révoltent contre la domination des colons, et sa future épouse se fait enlever par un esclave, de qui Léopold pensait être l'ami. Commence ensuite pour Léopold une course-poursuite à travers l'île pour retrouver sa bien-aimée et pour assouvir sa vengeance...

 

 

Voici le livre :

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28/09/2010

Victor Hugo, Les Burgraves

 

Voici le livre :



Château de Heppenheff, Burg du Rhin. Il y a 70 ans, les deux fils, l'un naturel et l'autre légitime, de l'empereur d'Allemagne (dont ils ignorent l'identité) aiment la même femme. Le fils naturel, Fosco, assassine Donato, son frère, pour l'amour de Ginevra et il vend cette dernière comme esclave pour lui avoir préféré son frère. 70 ans plus tard, le nonagénaire burgrave Job, bouleversé par l'enlèvement, 20 ans auparavant, de son plus jeune fils encore tout enfant, a été évincé, avec son fils Magnus, par leurs descendants dégénérés et avilis. Ceux-ci commettent les pires exactions et terrorisent la région entre deux orgies. Régina, fragile, aimante, se consumant d'un mal inexpliqué, est promise au brutal petit-fils de Job, mais elle aime Otbert, noble, vaillant et loyal et qui le lui rend bien. Ils sont l'unique compagnie de Job et son unique source de réconfort. Guanhumara, une vieille esclave mystérieuse, promet à Otbert de sauver Régina à l'aide d'une potion miracle en échange de l'assassinat d'un inconnu qui, dit-elle, le mérite bien. Otbert s'engage à frapper la victime inconnue sur l'ordre de Guanhumara et tout semble aller pour le mieux pour les tourtereaux, qui obtiennent la bénédiction de Job à leur union. Or le Burg abrite un énigmatique visiteur, vieillard chenu, accueilli, contre l'avis des jeunes générations, par Job et Magnus...

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13/09/2010

Heu-reux ! Je suis cantonnier

 

 

Depuis trois mois, la pluie boude la Provence, juste une pissette pour coller la poussière aux pare-brises des voitures. La météo de Paris annonce enfin des trombes d’eau, l’orage, le déluge sur la nationale sept. Prévenant, le ciel a patiemment attendu que les estivants remontent vers le nord.

Il me reste peu de temps pour mettre du bois de chauffage à l’abri. Trois jours de labeur acharné à scier, à fendre de vieux troncs de fruitiers. Le soir, j’ai ma claque, mes bras, mon dos, mes rotules refusent tout service. Jusqu’à mes neurones qui sont courbatues. Impossible de me concentrer, d’écrire une ligne, mon esprit est vermoulu, comme en hibernation, juste capable de lire le journal du jour et m’affaler devant la télévision.

Badaboum en pleine nuit, la tempête s’abat sur le pays avec une violence a écorner les toros de Camargue. Je tente une sortie, le chemin de terre, celui de Compostelle, ruisselle comme une rivière, les fossés débordent, emportant mille branchages. Les rigoles me rient au nez, je n’ai pas pris la précaution de les curer comme chaque année.

Au matin, équipé de pelles et de pioches, je creuse, j’évacue la terre meuble, je les bichonne ces caniveaux, je leur prépare un petit lit douillet pour la nuit prochaine qui sera pire que la précédente. Un passant s’arrête, me regarde l’air dubitatif et me dit : « vous êtes le nouveau cantonnier ?». Je ne dis pas non, les pieds dans la boue, je suis heu-reux, comme Fernand Raynaud !

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03/09/2010

Le Rouge et le Noir, Stendhal

 

Voici le livre :

 

http://fr.calameo.com/read/000120511369c986b49c5

(Je vous conseille de le lire en plein écran - 3ème logo depuis la droite - pour éviter la publicité)

 

Julien Sorel, fils de charpentier, acquiert une solide culture grâce à une mémoire prodigieuse qui lui permet d’apprendre par cœur l’Ancien testament. Son modèle personnel autant que confidentielle (monarchie oblige) est Napoléon Bonaparte, qui lui fait rêver d’une ascension aussi fulgurante que le jeune lieutenant devenu empereur. Il devient précepteur des enfants de M. de Rênal, maire ultra-royaliste de la ville de Verrières. Il conquiert le cœur de Mme de Rênal, mais doit rivaliser de tartufferie pour que son époux ne s’en rende pas compte. Le jeune fils de sa maîtresse tombe gravement malade, et Mme de Rênal se croit châtié par Dieu pour son comportement immoral. M. de Rênal finit par avoir vent de la liaison adultère, et chasse Sorel de la ville. Celui-ci ne cessera d’aimer celle qu’il quitte. Il entre au séminaire de Besançon, où l’abbé Pirard lui proposera le poste de secrétaire du marquis de la Mole, à Paris. Il ne tardera pas à séduire la fille du marquis, Mathilde, qui, enceinte, convaincra son père de la marier à Sorel. Le marquis finit par céder, et le fait anoblir. Sorel est sur le point de se marier lorsque le Marquis reçoit une lettre de Mme de Rênal qui le met en garde contre son futur beau-fils dépravé et menteur. Sorel, fou de colère, se rend à Verrières où il tente d’assassiner son ancienne maîtresse, sans succès. Emprisonné, il recevra les visites de sa promise, ainsi que celles de Mme de Rênal, qui lui a pardonné. Condamné à mort, Sorel finira sur l’échafaud. Un ami rachètera son corps, Mathilde embrassera une dernière fois le front du père de son enfant, et Mme de Rênal mourra trois jours plus tard.

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28/08/2010

Stendhal, Armance

 

Portrait de Stendhal par Quenedey
Portrait de Stendhal par Quenedey

Voici le livre :

http://fr.calameo.com/read/0001205114b5337fa707c

Stendhal (1783-1842)

  • Stendhal (en réalité Henri Beyle) est né en janvier 1783 à Grenoble. On retient généralement qu'il était brillant en mathématiques, que c'est surtout son grand-père qui lui a apporté affection et éducation et qu'il avait peu d'affinité avec son père.
  • À l'âge de dix-sept ans, Stendhal s'engage dans l'armée et cette carrière lui fait découvrir l'Italie, pays qu'il aime beaucoup. Cependant il démissionne car l'armée l'ennuie. Stendhal reprend du service plus tard, en 1806, et devient auditeur au Conseil d'État. De 1805 à 1814, il partage sa vie entre des missions à l'étranger, sur les pas de Napoléon, et de longs séjours à Paris.
  • En 1814, la Restauration met fin sa carrière et il retourne à Milan où il se consacre à ses passions (théâtre, concerts, musées, etc). De retour à Paris en 1821, il fréquente de nombreux salons romantiques.
  • En 1830, Stendhal est nommé consul à Trieste ; c'est aussi cette année que paraît Le Rouge et le Noir. Stendhal entreprend la rédaction de Lucien Leuwen (qu'il ne terminera pas) et de La Vie de Henry Brulard.
  • Stendhal meurt en 1842.

  • Manuscrits de Stendhal en ligne :
  • http://stendhal.msh-alpes.fr/manuscrits/

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24/08/2010

Vingt mille lieues sous les mers

 

 

Ce roman d’aventures de Jules Verne, composé en 2 parties de respectivement 24 et 23 chapitres , est le sixième de la série des Voyages Extraordinaires . Il a été publié chez Hetzel, à Paris,  en 1869.

Résumé :

Ce roman, parmi les plus célèbres et des plus traduits de notre littérature, apparaît sans conteste comme une des oeuvres les plus puissantes, les plus originales et les plus représentatives de Jules Verne. Tout commence en 1866: la peur règne sur les océans. Plusieurs navires prétendent avoir rencontré un monstre effrayant. Et quand certains rentrent gravement avariés après avoir heurté la créature, la rumeur devient certitude. L'Abraham Lincoln, frégate américaine, se met en chasse pour débarrasser les mers de ce terrible danger. Elle emporte notamment le professeur Aronnax, fameux ichthyologue du Muséum de Paris, son domestique, le dévoué Conseil, et le Canadien Ned Land, «roi des harponneurs». Après six mois de recherches infructueuses, le 5 novembre 1867, on repère ce que l'on croit être un «narwal gigantesque». Mais sa vitesse rend le monstre insaisissable et lorsqu'enfin on réussit à l'approcher pour le harponner, il aborde violemment le vaisseau et le laisse désemparé. Aronnax, Conseil et Ned Land trouvent refuge sur le dos du narwal. Ils s'aperçoivent alors qu'il s'agit d'un navire sous-marin...Édition groupe Ebooks libres et gratuits.

 

Voici le livre :

http://fr.calameo.com/read/000120511ed8b14a6f4de

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14/08/2010

Alphonse Allais, Deux et deux font cinq !

 

Voici le livre :

http://fr.calameo.com/read/000120511efaf752d1b2c

Je passe tout le mois de mars à Tamaris, près de Toulon, chez Allais - et j'apprends à l'aimer davantage.
J'ai vu des gens qui parlaient peu de leurs ouvrages, qui n'attachaient pas d'importance à leurs travaux - mais j'en ai jamais vu qui fussent à ce point modestes. Il écrivait et publiait une centaine de contes par an - il n'y faisait aucune allusion, jamais. Il négligeait même d'envoyer ses livres à ses amis. On démarquait ses contes, on lui volait ses inventions les plus étourdissantes, les plus personnelles - il ne songeait pas à s'en plaindre.
Il écrivait hebdomadairement au Journal et au Sourire. Il devait envoyer ses deux articles le jeudi. Il aurait très bien pu les faire le mercredi. Il attendait le jeudi soir, il attendait jusqu'à la dernière minute, puis il allait s'asseoir dans le fond du café le plus voisin de la poste - car il n'écrivait jamais chez lui, et tous ses contes il les a fait sur du papier à lettres. Sitôt qu'il avait terminé ses deux articles, il les mettait sous enveloppe sans les avoir relus et envoyait un garçon les jeter à la poste.
Certains d'entre eux se ressentent de cette hâte extrême, d'autres sont le témoignage de sa prodigieuse imagination - mais les plus savoureux de tous sont assurément ceux qu'il a commencés sans savoir où il allait, Allais. Sa langue, son esprit, son ingéniosité faisaient alors merveille. Et ce sont de véritables chefs-d'œuvre d'écriture. Il avait le génie de la parenthèse et du "renvoi au bas de la page". Quand il avait écrit une phrase dont il n'était pas satisfait, il la mettait entre guillemets et l'attribuait à certains écrivains médiocres comme Ohnet. Même alors, il ajoutait sic.
On peut ne pas goûter à l'esprit d'Alphonse Allais - mais c'est dommage. On peut aussi ne pas aimer les œuvres de Laurent Tailhade - mais on a bien tort. Et j'ai rapproché ces deux noms parce que, justement, Tailhade ne goûtait pas l'esprit d'Allais. Il prétendait que je m'exagérais sa valeur. Un jour qu'il me disait cela, je lui ai demandé s'il lui était arrivé déjà de lire un livre entier d'Alphonse Allais. Il en avait lu seulement des contes par-ci par-là.
- Il a donc publié des livres ?
- Non. Mais chaque année, il publie un recueil de ses contes.
Nous étions à la campagne, chez moi, à Honfleur, et je lui ai mis de force entre les mains Rose et vert pomme en lui disant :
- Lisez-le pendant que je travaille. Mais ne vous éloignez pas. Je veux vous entendre rire.
- Rire ?
- Oui, vous rirez... malgré vous !
Et je l'ai installé en face de moi dans un fauteuil.
Docilement - amicalement, devrais-je dire - il lut de la première à la dernière page le livre d'Allais. Il n'en passa pas une ligne - je le surveillais.
Il ne sourit pas une fois !
Mais quand il eut fini :
- Je vous fais mes excuses, Sacha. Il n'est pas drôle, votre ami... mais c'est un admirable écrivain !
Venant de Tailhade, j'aimais bien mieux cela que s'il avait souri.
Parmi le mots d'Allais les plus frappants et les plus fins, je me souviens de celui-ci.
La nouvelle promotion de la Légion d'honneur venait de paraître. Jules Renard y figurait, mais il était mal entouré. Il y avait là deux ou trois écrivains qu'on aurait pu très bien ne pas décorer. Allais venait d'ouvrir son journal. Il s'écria :
- Oh ! Vous avez vu... ce pauvre Renard qu'on a décoré dans une rafle.
(...)
Quand on va très souvent dans les mêmes cafés, on finit par en connaître les habitués, et l'on se dit bonjour, même on se serre la main, sans savoir comment on s'appelle. On se dit : "Bonjour, monsieur. Au revoir, monsieur." Allais n'aimait pas à appeler les gens monsieur. Il les appelait mon capitaine, mon cher maître ou bien docteur. Or, parmi ces docteurs, il en est un auquel l'appellation est restée. On continue encore à l'appeler docteur aujourd'hui - et on le consulte ! On ne le consulte que dans les cafés, mais comme il est d'une prudence extrême dans les médications qu'il conseille, n'indiquant d'ailleurs jamais que des spécialités, il a fini par se faire une très agréable petite clientèle.
C'est le docteur Pelet. Il me l'a confirmé par téléphone, un jour, en thermes spirituels : "Oui, c'est la vérité, je suis devenu médecin à cause d'Alphonse Allais... mais il m'appelait docteur parce que je suis docteur en droit."

Les plaisanteries d'Allais étaient à longue portée. En voici un autre exemple :
Allais avait abonné pour dix ans à la Cote de la Bourse un certain Marcel Leconte, repris de justice, qui a passé sa vie à mourir de faim, vautré sur le parapet du port d'Honfleur. Il attendait là l'arrivée des bateaux du Havre et aidait à les décharger. Allais avait donné comme adresse : Marcel Leconte, Café Français, Honfleur - et tous les samedis on voyait le patron mécontent du Café Français lançait à Leconte la Cote de la Bourse en lui criant :
- Leconte, voilà votre journal !
Lorsque Allais mourut, il y avait encore trois ans d'abonnement à courir. Allais n'était plus là - la blague continuait !
(...)
Sacha Guitry, Si j'ai bonne mémoire, Plon, 1934.

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