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08/08/2010

Pour soigner la sinistrose !

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02/08/2010

Le Roi s'amuse à Grignan...

 

 

Voici le livre :

http://fr.calameo.com/read/00012051178711a14d8a5

Depuis plus de 20 ans, le Département de la Drôme produit durant 2 mois, un spectacle de théâtre présenté dans devant la  façade du château de Grignan, dans un cadre exceptionnel et dans des gradins offrant pas moins de 780 places. C’est cette année la pièce Le Roi s’amuse de Victor Hugo qui est mise à l’honneur. Ce drame étonnant, qu’on qualifierait aujourd’hui de « mélo », où le rire côtoie le terrible, se déroule à la cour de François 1er où Triboulet, un bouffon diabolique, mène une folle sarabande avant d’en être la victime…

Qui mieux que Victor Hugo pouvait présenter une de ses plus belles pièces:
«La pièce est immorale? croyez-vous? Est-ce par le fond? Voici le fond. Triboulet est difforme, Triboulet est malade, Triboulet est bouffon de cour - triple misère qui le rend méchant. Triboulet hait le roi parce qu'il est le roi, les seigneurs parce qu'ils sont les seigneurs, les hommes parce qu'ils n'ont pas tous une bosse sur le dos. Son seul passe-temps est d'entre-heurter sans relâche les seigneurs contre le roi, brisant le plus faible au plus fort. Il déprave le roi, il le corrompt, il l'abrutit - il le pousse à la tyrannie, à l'ignorance, au vice - il le lâche à travers toutes les familles des gentilshommes, lui montrant sans cesse du doigt la femme à séduire, la soeur à enlever, la fille à déshonorer. Le roi dans les mains de Triboulet n'est qu'un pantin tout-puissant qui brise toutes les existences au milieu desquelles le bouffon le fait jouer. Un jour, au milieu d'une fête, au moment même où Triboulet pousse le roi à enlever la femme de monsieur de Cossé, monsieur de Saint-Vallier pénètre jusqu'au roi et lui reproche hautement le déshonneur de Diane de Poitiers. Ce père auquel le roi a pris sa fille, Triboulet le raille et l'insulte. Le père lève le bras et maudit Triboulet. De ceci découle toute la pièce. Le sujet véritable du drame, c'est la malédiction de monsieur de Saint-Vallier. Écoutez. Vous êtes au second acte. Cette malédiction, sur qui est-elle tombée? Sur Triboulet fou du roi? Non. Sur Triboulet qui est homme, qui est père, qui a un coeur, qui a une fille. Triboulet a une fille, tout est là. Triboulet n'a que sa fille au monde - il la cache à tous les yeux, dans un quartier désert, dans une maison solitaire. Plus il fait circuler dans la ville la contagion de la débauche et du vice, plus il tient sa fille isolée et murée. Il élève son enfant dans l'innocence, dans la foi et dans la pudeur. Sa plus grande crainte est qu'elle ne tombe dans le mal, car il sait, lui méchant, tout ce qu'on y souffre. Eh bien ! la malédiction du vieillard atteindra Triboulet dans la seule chose qu'il aime au monde, dans sa fille. Ce même roi que Triboulet pousse au rapt, ravira sa fille, à Triboulet...»
La présentation ci-dessus est extraite d'un texte que Victor hugo écrivit en défense de sa pièce qui fut interdite dès le soir de la première représentation, la monarchie de Juillet ne tolérant pas plus qu'une autre, et malgré la révolution de 1830, qu'on représente un roi dominé par la luxure. Quelques années plus tard, Verdi composera Rigoletto, sur un livret fidèlement adapté de cette pièce, et son opéra connaîtra le même sort.

 

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31/07/2010

Montaigne, "Essais" Livre I

 

MONTAIGNE_index.jpg

Voici le livre :

http://fr.calameo.com/read/000120511f0f7bf9f1697

Traduction par Guy de Pernon d'après l'édition de 1595 - Documents - Essais

Nous vous proposons ici une traduction en français moderne des «Essais» de Michel de Montaigne (édition 1595) par Guy de Pernon. Laissons le traducteur présenter son travail:


Les éditions prétenduement «grand public» («Folio», Garnier, Arléa...) qui ajoutent souvent la mention «mis en français moderne» ne font en réalité que reproduire le texte de 1595 avec des «améliorations» plus ou moins importantes en matière de ponctuation et d'orthographe... ce qui donne un texte d'apparence moderne en effet, mais tout aussi incompréhensible pour le lecteur ordinaire.
André Lanly est le seul à ma connaissance qui ait publié jusqu'ici une traduction. Mais s'il a cherché des équivalents aux mots en usage à l'époque, il a cru devoir respecter pour l'essentiel la structure des phrases de Montaigne, largement influencée par la syntaxe latine. De ce fait, sa «traduction» demeure souvent opaque et peu agréable à lire pour un lecteur non-spécialiste...
J'ai donc jugé utile de refaire ce travail intégralement, et dans une autre optique : celle de permettre la lecture de Montaigne au plus grand nombre possible et pour cela adopter un français vraiment contemporain.
Et pour que la lecture en soit plus commode, avec une mise en page plus conforme à nos habitudes actuelles, j'ai découpé le texte en paragraphes : l'original n'en comportait pratiquement pas.

Nous vous recommandons vivement la lecture de ce magnifique texte, rendu enfin accessible à tous. L'idéal est d'en déguster un chapitre par jour...

 

Biographie rédigée par Fredleborgne et publiée sous Licence Art Libre (LAL 1.3

 

Michel EYQUEM dit « Montaigne », nait le 28 février 1533 dans le Périgord au château familial.
Son père lui fait apprendre le latin avec une nouvelle méthode, puis l’envoie étudier à Bordeaux.
Il étudiera aussi le droit à Toulouse et deviendra magistrat en 1554. En 1557, il sera nommé au Parlement de Bordeaux. Il se marie en 1565, résigne sa charge en 1570.
Surtout, il connaîtra l’ « Amitié » avec LA BOETIE, collègue de parlement, qui lui enseignera le stoïcisme.
De 1571 à 1580, Montaigne mènera une vie consacrée à la réflexion, la lecture, et la rédaction de son œuvre majeure : Les essais. Mais il suit aussi l’histoire de son temps (guerres de religion). En 1574, il est même chargé d’une mission auprès du Parlement de Bordeaux.
En 1578, la « maladie de la pierre » commence à cruellement le faire souffrir. En 1580, il décide voyager et d’essayer les « eaux » qui peut-être le soigneront. Il passe à Paris, Plombière, Baden, Munich, passe en Italie, séjourne à Rome et à Lucques. Il est alors élu maire de Bordeaux en septembre 1581. Il revient avec l’expérience de ses voyages. Celle-ci sera bien utile, car les évènements se précipitent à Bordeaux à partir de 1583. Habile diplomate, son rôle durant les crises est primordial. Mais la peste atteint Bordeaux, puis ses terres. Il fuira devant l’épidémie. De 1586 à 1592, il se consacre à ses écrits, mais conserve  toujours un rôle politique durant ces temps troublés.

Il meurt, moralement paisible, en 1592.

Montaigne est un paradoxe. Penseur, il allie le bon sens paysan à une finesse l’indolence, il mène une vie mouvementée et riche. Son dessein de parler de lui (« je suis moi-même la matière de mon livre ») nous éclaire sur la complexité et les d’esprit peu commune. Malgré son aspect physique lourdaud et sa tendance à contradictions que chaque homme porte en lui. Finalement, Montaigne apparait comme un homme complet, ayant deux passions : Vérité et Liberté. En tant qu’auteur, sa modestie et sa sympathie nous convie à suivre la synthèse de sa réflexion et de ses connaissances pour mieux nous faire profiter de sa sagesse.

Source : XVIe Siècle. Collection Littéraire Lagarde et Michard.

 

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23/07/2010

Tourgueniev, Journal d'un homme de trop

 

Le rire de Gogol et le rire de Tourgueniev
Le rire de Gogol et le rire de Tourgueniev

Voici le livre :

http://fr.calameo.com/read/0001205111f4a49d1cd09

 

Biographie :

Ivan Serguéïevitch Tourgueniev est né le 28 octobre 1818 à Orel. Issu d’un milieu aisé, il passera son enfance sur le domaine familial. C’est sans doute dans les souvenirs de cette enfance campagnarde (voir son récit en grande partie autobiographique Premier Amour) que Tourgueniev puisera la richesse de ses récits A l’âge de 15 ans, il entame ses études à l’universités de Moscou, études qu’il achèvera en Allemagne à l’âge de 20 ans.

Pressé par sa mère qui souhaite voir son fils renoncer à une carrière littéraire, il rentre au ministère de l’intérieur, sans pour autant pouvoir se résoudre à abandonner l’écriture. Remarqué par les critiques par quelques poèmes (dont Paracha), il rencontre un succès rapide avec ses Mémoires d’un chasseur. Ce recueil de nouvelles marque aussi l’engagement du jeune Tourgueniev qui, au travers la description des scènes de la vie paysanne, en vient à souligner, à demi-mot l’absurdité du servage ; absurdité dont il avait pu juger au travers le comportement despotique de sa mère à l’encontre de ses "âmes".

Premier succès, mais aussi premiers ennuis. Censuré par le pouvoir, ses textes (qui influencèrent fortement la décision du tsar dans sa décision d’abolir le servage) lui valent alors (1852) un mois d’emprisonnement et une assignation à résidence de trois années. L’intelligentsia russe s’interroge aussi face à cet esprit libéral et modéré, à une époque où les prises de positions politique appellent à être marquées, où l’opinion désire une littérature engagée.

En 1855, il reçoit l’autorisation de quitter ses terres. Attiré par l’Europe qu’il a déjà visitée lors de plusieurs voyages, il s’exile en Allemagne, puis en France (où il vécu presque 32 ans), suivant au grès de ses voyages, Pauline Viardot, cantatrice rencontrée en 1843, femme mariée et mère de famille dont il tomba amoureux et en devint l’ami-amant. C’est à ses côtés qu’il meurt le 3 septembre 1883 des suites d’un cancer.

Exilé en Europe, admis dans les cercles cultivés parisiens, Tourgueniev y joua le rôle d’ambassadeur de la culture Russe, d’un pays qu’il fit découvrir au travers ses tableaux de la vie des campagnes. Mais Tourgueniev n’est pas seulement ce peintre de la Russie campagnarde, des moujiks, et des amants maudits, cet amoureux lyrique de sa terre (mais peut-être moins des hobereaux qui l’habitent et de la bêtise provinciale…). Ainsi, si l’on retient surtout de lui la simplicité de la retranscription de la nature, l’impression d’harmonie et de plénitude, cette impression heureuse ou résignée, qui s’en dégage, Tourgueniev se veut avant tout le témoin de son temps, cet observateur de la classe cultivée russe alors en pleine évolution en ce milieu du XIXè siècle, classe cultivées « qui a été l’objet principal de mes observations. » On comprend alors mieux l’évolution de son œuvre suivant celle de la pensée sociale, de l’idéalisme (Roudine) au nihilisme (Père et fils).

A découvrir :

Tags:Colloque international sur le rire de Gogol et le rire de Tourguéniev, exposition, Gogol, le rire,

 

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07/06/2010

GOGOL, Taras Boulba

 

 

 

Voici le livre :

http://fr.calameo.com/read/000120511f3d1193918e8

 

Biographie

Gogol est connu essentiellement pour un roman, Les Ames mortes, longuement travaillé et retravaillé, pour une pièce satirique, Le Revizor, et pour plusieurs recueils de nouvelles dont les plus célèbres sont Le Nez, Le Manteau, Tarass Boulba.

I - DEBUTS DANS LA RUSSIE AUTOCRATIQUE (1809-1834)


Nicolas Gogol naît en 1809 dans une famille d'origine ukrainienne anciennement anoblie. Son père est petit fonctionnaire, mais propriétaire de terres et de serfs. Après ses années de lycée, Gogol s'installe à Pétersbourg en 1828, où il devient employé de ministère. Encouragé par Pouchkine, il publie en 1831 un premier volume de nouvelles, Les Veillées du hameau de Dikanka. En 1854 il est nommé professeur-adjoint d'histoire à l'Université.

II - DES NOUVELLES AU THEATRE ET AU ROMAN (1835-1842)

Les premières Nouvelles de Pétersbourg - La Perspective Nevsky, Le Portrait et Le Journal d'un fou - paraissent en 1835, suivies d'un autre recueil servant de suite aux Veillées du hameau (avec Tarass Boulba). Il quitte l'Université. Il achève Le Revizor, une comédie écrite sur une idée de Pouchkine. Le tsar autorise la pièce sans attendre le visa de censure. Elle obtient un grand succès en 1836. Nicolas Ier s'exclame : " Tout le monde en a pris pour son grade, moi le premier. " En voyage en Allemagne, en Suisse, à Paris, à Rome, de nouveau en Allemagne, puis en Autriche de 1836 à 1839, Gogol mène parfois une vie besogneuse et se plaint de sa santé, tout en travaillant aux Ames mortes. À Vienne, en 1840, il écrit Le Manteau, avant de souffrir d'une grave dépression. De l'automne 1840 à l'été 1841, il est à Venise puis à Rome ; il révise Les Ames mortes et Le Revizor, et verse dans le mysticisme. À la fin de 1841, Les Ames mortes est interdit par la censure. Le roman sera pourtant publié en mai 1842, après corrections et suppressions.

III - DE LA SATIRE À LA DEVOTION (1842-1852)

Gogol se déplace sans cesse à travers l'Europe. Son exaltation spirituelle grandit. Il réécrit ses oeuvres. En 1844, il est en Allemagne, en 1845 à Paris, dans les villes allemandes, à Rome, en 1846 à Naples, en 1847 en Allemagne, en Belgique, sur la Côte d'Azur et en Italie, en 1848 en Orient - avant son retour en Russie en 1849. Il redouble de pratiques pieuses, fait arrêter les représentations du Revizor, mais publie des " passages choisis " de sa correspondance.
La réfection des Ames mortes s'achève. Gogol reçoit la visite de Tourgueniev, qui le jugeait génial et " un peu timbré ". Son état nerveux s'aggrave. Il refuse toute nourriture. Il meurt le 21 février 1852. Une foule considérable accompagne son corps, cependant que le régime tsariste, ne lui pardonnant pas sa vision sarcastique de la société russe, arrête la publication de ses oeuvres et interdit jusqu'à la mention de son nom.

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26/05/2010

Gogol, Le Journal d'un fou

 

Statue de Nicolas Gogol à Moscou
Statue de Nicolas Gogol à Moscou

Voici le livre :

http://fr.calameo.com/read/000120511e88c60f476f2

 

Résumé :

Le journal d'un fou est une nouvelle écrite par l'auteur russe Nicolas Gogol. L'extrait qui nous est fourni est la traduction d'une œuvre en proses.
C'est un journal inventé par l'auteur, le journal d'un citoyen russe quelconque. Il relate comment ce personnage sombre peu à peu dans la folie afin d'éviter les souffrances que lui impose sa vie.
Cet homme de basse condition sociale, qui occupe un poste sans valeur dans un ministère, va tomber amoureux de la fille de son directeur. Or elle est inaccessible de part l'importance de sa noblesse ! Il va alors entretenir une relation avec la chienne de la jeune fille dont il est certain qu'elle lui parle et qu'elle lui écrit des lettres.
Et un beau jour, voyant un article dans la presse selon lequel le trône d'Espagne est vaquant, il est frappé par l'évidence : c'est lui le Roi d'Espagne !
Dans le passage que nous avons à expliquer, le héros vient de surpasser la hiérarchie russe en se rendant au ministère en tant que roi d'Espagne, puis a rendu une brève visite à la jeune fille dont il est amoureux.
Il va ensuite se promener, se fondant volontairement parmi la foule, préférant taire son identité qu'il juge encore trop prématurée à dévoiler !
Nous avons donc très clairement affaire à un fou, mais les rapports entre cette folie et la raison sont cependant ambigus puisqu'il semble être un excellent metteur en scène.
La question qu'on pourra alors se poser est la suivante : ce passage est-il un éloge de la folie ?
Nous verrons donc dans un premier temps de quelle manière s'organise la folie du personnage. Puis dans un second temps nous tenterons de voir en quoi cette folie est aussi inscrite dans une certaine forme de logique.

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22/05/2010

Chateaubriand, Atala

Voici le livre:

http://fr.calameo.com/read/0001205119e30c62f2874

 

François René de Chateaubriand

 

François René de Chateaubriand est né à Saint-Malo en 1768.

René de Chateaubriand

Issu d'une famille aristocratique comptant dix enfants, il passa son adolescence au château de Combourg, propriété d'un père qui fit fortune dans le commerce maritime.

 

Entamant une carrière militaire vite interrompue par la Révolution, il émigra en Amérique pour revenir au service de la monarchie puis s'installa en Angleterre en 1793.
Après des années difficiles et l'écriture de centaines de pages qui donneront plus tard naissance à plusieurs ouvrages (Essai sur les révolutions, ensuite Atala, puis René, épisodes d'un roman intitulé "Les Natchez" qu'il avait entrepris lors de son premier exil) il revient en France en 1800.

 

Romantique, empreint d'une profonde sensiblerie, perturbé par la mort de sa mère mais aussi par certaines aventures amoureuses, il entreprend une "conversion". Il commence alors l'écriture d'une apologie de la religion chrétienne et fait éditer le Génie du christianisme en 1802, suivant en cela les desseins de Bonaparte.

 

La gloire et le succès le mettent au service de la Révolution qu'il sert un moment comme ministre du Valais, mais il démissionnera en 1804 après l'exécution du Duc d'Enghien.
Cette rupture l'amène à se tourner plus encore vers la littérature et l'opposition au régime en place.Il repart alors en voyage, en quête "d'images" afin de pousuivre son oeuvre. La Grèce puis la Turquie, la "Terre Sainte" et enfin l'Espagne l'amèneront à publier Les Martyrs en 1809 et Itinéraire de Paris à Jérusalem en 1811.

 

La Restauration le ramène aux Affaires en 1814 et il écrit "De Buonaparte et des Bourbons", devenant ministre sous Louis XVIII. Il s'oppose toutefois au Pouvoir de la deuxième Restauration, auquel il ne voudra pas participer.
A nouveau ministre, en 1822, sous Villéle, il tente d'imposer une certaine fraîcheur aux choses publiques, rejetant l'affairisme et ce qu'il appelait "la morale des intérêts".

 

Une nouvelle fois en désaccord avec ce pouvoir qu'il tentait de servir, il est chassé du gouvernement en 1824 par celui qui l'avait appelé et devient dès lors une figure de proue de l'opposition.

 

Ambassadeur de Rome sous Charles X en 1828, il démissionne lors de la formation du gouvernement Polignac.
Entretemps, il aura écrit Les Aventures du dernier Abencérage, terminé les deux épisodes des Natchez et composé Le Voyage en Amérique. Ses Oeuvres Complètes publiées par Ladvocat en 1826 le consacreront comme le grand maître de la littérature moderne.

 

Après un discours mémorable à la Chambre des Pairs en 1830, refusant de participer au pouvoir, il poursuit alors une vie faite de voyages et d'aventures, et est notamment arrêté en 1832 lors de "l'affaire de la Duchesse de Berry".

 

Il accumulera ainsi souvenirs, sujets et une inspiration qui l'amèneront à écrire certaines des plus belles pages des Etudes Historiques (1831), de La Vie de Rancé (1844) mais surtout de son "oeuvre" ultime, commencée déjà en 1809 : les Mémoires d'Outre-Tombe. Ce qu'il voulut être "l'épopée de son temps", condensé d'imaginaire, de sensibilité, de poésie et de mélancolie mais aussi d'espoir sera achevé en 1841. Pressé par les besoins financiers, l'écrivain dût se résoudre à le vendre, mal sans doute, à une société qui le cèdera ensuite à un journal.

 

Homme d'honneur, assez soucieux de gloire personnelle, François René de Chateaubriand aura rempli une vie où voyages et quête de connaissances, gloire et popularité, aventures et déceptions, se mêleront intimement pour aboutir à un chef-d'oeuvre littéraire où poésie et prose ne feront plus qu'un.
L'histoire retiendra aussi de lui que sans une certaine vanité, un orgueil parfois démesuré et une fuite devant les responsabilités, il aurait sans doute pu laisser derrière lui le souvenir d'un brillant homme d'Etat ... Le destin n'en a pas voulu ainsi et il demeure dans le coeur des malouins, mais aussi de tous les Bretons, l'image d'un homme proche de ses contemporains, contestataire du pouvoir de l'argent et de la bourgeoisie. Ces qualités d'humanisme le rapprochaient du petit peuple qu'il a souvent tenté de défendre au cours de sa courte carrière politique ...

 

François René de Chateaubriand mourut en 1848. Le peuple et l'Etat français lui firent des funérailles nationales et il repose désormais, face à la mer sur l'île du Grand Bé, devant les remparts de Saint-Malo.

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19/05/2010

Flaubert, L'éducation sentimentale

Résumé du roman

1840. Fréderic Moreau, un bachelier de 18 ans, aperçoit sur le bateau aperçoit sur le bateau qui le mène à sa ville natale de Nogent sur Marne, Mme Arnoux. Elle est la femme de Jacques Arnoux, un spéculateur débonnaire. Il échange avec elle quelques mots et un regard : c'est le coup de foudre. Cet instant le marquera à jamais.

Elle lui avouera, très tard, qu'elle a partagé son amour, mais jamais ne lui cédera. Peut-être lors de leur ultime entrevue, 27 ans plus tard, a-t-elle un regret ?

Entre temps Frédéric Moreau, devra d'abord se résigner à retourner vivre en province, en raison de la précarité de sa situation, avant qu'un héritage inespéré ne lui permette de vivre à nouveau à Paris.

Il fréquentera ensuite Rosanette, une femme légère rencontrée lors d'un bal masqué . Ils auront un enfant qui mourra. Frédéric aura également une liaison avec Madame Dambreuse, veuve d'un banquier opportuniste.

Deslauriers, son meilleur ami, épousera Louise Roque, qui aurait tant aimé épouser Fréderic.

C'est pourtant avec Deslauriers, lui aussi accablé de désillusions, que Fréderic  tirera "l'ultime leçon de leur éducation sentimentale : rien ne vaut les souvenirs et les illusions de l'adolescence".

Voici le livre :

http://fr.calameo.com/read/000120511e4ecb9129613

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13/05/2010

Les Contes de Grimm

 

Les Contes Merveilleux sur le site :

http://feeclochette.chez.com/grimm.htm

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09/05/2010

Andréa de Nerciat, Le doctorat impromptu

 

Bacchanale, Lovis Corinth, 1896
Bacchanale, Lovis Corinth, 1896

A propos de Andréa de Nerciat

Bacchanales

Par Didier Sénécal (Lire), publié le 01/11/1997 dans l’Express

 

Une petite descente dans l'enfer des bibliothèques n'a jamais fait de mal à personne - à condition de se limiter aux démons qui conjuguent extrême lubricité et grand talent de plume. Andréa de Nerciat (1739-1800) est de ceux-là. Si l'on se fie à l'Histoire de la littérature érotique d'Alexandrian, ce chevalier dijonnais est «le plus grand romancier érotique de toute l'Europe, sachant exprimer le pire libertinage sans être vulgaire, n'avilissant jamais l'esprit en excitant les sens». Programme alléchant, que chacun peut désormais s'offrir puisque deux de ses œuvres viennent d'être rééditées en poche.
Les fantasmes de Nerciat se situent aux antipodes de ceux du marquis de Sade. Pas de fouets, pas de viols, pas de sang. Non seulement les acteurs sont consentants, mais ils ne céderaient pas leur place pour un empire.

Soubrettes déchaînées
Dans Le diable au corps, une comtesse blonde et une marquise brune consomment à la pièce ou en vrac divers étalons, un prélat allemand fort imaginatif, des soubrettes déchaînées, ainsi que la Noire Zinga et le Noir Zamor. Avec Les Aphrodites, la bacchanale devient à la fois historique et algébrique. Tandis que la Révolution fait rage, les membres d'une société secrète se vouent entièrement aux joies de l' «accolade». Le morceau de bravoure est un concours à l'issue duquel la multiplication de sept «Vénus» par sept «Mars» donnera curieusement beaucoup plus de quarante-neuf combinaisons...

Tout en décrivant par le menu ces jeux Olympiques du déduit, Andréa de Nerciat manie le calembour, invente des mots, rit lui-même de ses folies. Et, entre deux «joutes», Célestine, Fringante et autres athlètes du boudoir badinent comme dans une pièce de Marivaux.

Voici le livre :

http://fr.calameo.com/read/000120511fcad478d034b

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06/05/2010

Gaston Leroux, Le Mystère de la chambre jaune

 


Son roman le Mystère de la chambre jaune, chef-d'œuvre d'ingéniosité qui inspirera les surréalistes, lui vaut le succès en 1908. Il continue à écrire des romans dans la même veine, Le Fantôme de l'Opéra en 1910, La Poupée sanglante en 1923 et la série des Chéri-Bibi à partir de 1913. Son dernier roman, Mister Flow, paraît en 1927.


Son personnage Joseph Rouletabille, jeune apprenti reporter à l'intelligence déductive hors du commun, qui apparaît pour la première fois dans le Mystère de la chambre jaune, devient le héros d'autres romans tels que Le Parfum de la dame en noir, Rouletabille chez le tsar et Le Crime de Rouletabille.


Les œuvres de Gaston Leroux ont fait l'objet de nombreuses adaptations au cinéma, à la radio et à la télévision.


Gaston Leroux a été par ailleurs un adversaire résolu de la peine de mort, contre laquelle il a milité notamment à travers sa pièce La Maison des juges.

 

Voici le livre :


 

http://fr.calameo.com/read/00012051106fa0fde5174


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02/05/2010

Fred Oberson, Je crois en Dieu, moi non plus...

Le récit que je publiais en décembre 2005 aux Editions L’Harmattan intitulé :

Je crois en Dieu, moi non plus…

vous est offert gracieusement en lecture numérique et en téléchargement sous le lien :

 

 

http://fr.calameo.com/read/000120511468fbc0d6e28

 

 

Présentation de l'éditeur


Dans les années cinquante, Alex décide, à douze ans, de faire ses classes littéraires, en internat, au petit séminaire des Pères blancs. Avec quelques camarades qui se destinent, comme lui, à devenir missionnaires, ils forment une coterie. Au fil des années, Alex se met à douter progressivement de ses croyances religieuses et de sa vocation. Ce petit livre n'a pas la prétention philosophique de traiter du passage de la croyance à l'incroyance. Il faut le considérer comme un témoignage romancé et en partie vécu.

Extraits :


"Ni Dieu, ni la Vierge ne me manquaient ; au contraire, j’étais libéré, serein, je faisais table rase de toutes ces balivernes et ne ressentais aucune acrimonie envers tous ceux qui me les avaient enseignées dès mon enfance. Pas nécessaire d’être croyant pour être en paix avec soi-même, respecter l’être humain, l’aimer."

"Je n’ai pas crié sur les toits ma conversion mais j’acceptais volontiers d’être le mouton noir de la famille ! Autant j’avais été volubile sur ma croyance, autant j’étais discret sur mon incroyance. Par pudeur, sans doute, mais surtout pour ne pas choquer mes proches et initier des controverses et des débats stériles. A chacun de faire son chemin de croix, s’il le désirait, pour trouver la vérité. Il y a bien eu quelques âmes charitables et incrédules pour me prédire, le moment venu, une remise en cause de mon athéisme, un mariage en grandes pompes et un enterrement de première classe, à la cathédrale de Sens, bien sûr !"

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29/04/2010

SADE, Philosophie dans un boudoir

 

Lorsqu'on cherche les textes de Sade sur Internet, on est bien surpris de n'en trouver pratiquement aucun. C'est véritablement le seul grand écrivain français classique dont l'œuvre est quasiment représentée par des fragments. Constat étonnant vu que l'ensemble des textes de Sade, même les plus sulfureux, sont depuis longtemps disponibles en librairie, les plus célèbres étant même en édition de poche. Une certaine censure, ou plutôt autocensure, est donc toujours en vigueur sur les sites Internet « officiels » ou académiques.

Voici le livre :

http://fr.calameo.com/read/0001205114992dc7976a0

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24/04/2010

Lamartine, Graziella

 

 

Ce récit évoque le voyage de Lamartine, tout jeune homme, en Italie. Après une étape romaine, il se rend à Naples, où Virieu, un ami d'enfance, le rejoint. Il fait connaissance d'un vieux pêcheur sur la plage de Margellina et, après une promenade en barque où il manque perdre la vie, il rencontre, dans l'île d'Ischia, Graziella, fille du pêcheur. Celle-ci tombe amoureuse de ce Français et refuse Cecco, le parti qui lui était destiné. Elle se réfugie dans l'île de Procida pour entrer au couvent...
Ce texte, aussi lumineux que le ciel de Naples, est un hymne d'Amour, amour virginal d'un adolescent et d'une jeune fille dans une nature sublimée. La clarté de l'écriture lamartinienne nous fait retrouver, au travers de cette jolie histoire, l'innocence perdue...

Voici le livre :

http://fr.calameo.com/read/000120511ea855fe7b540

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21/04/2010

Franz KAFKA, Le Procès


Résidence de Kafka à Prague
de 1889 à 1896
Maison dite « À la minute »

KAFKA FRANZ : Le Procès - Romans

Joseph K., employé de banque modèle et sans problème, est arrêté un matin par des inconnus vêtus d'un uniforme de voyage. K. reste pourtant libre de continuer à vivre comme si rien ne s'était produit, mais il est sans arrêt surveillé et épié par trois de ses collègues de travail. Pensant, au début, que tout cela n'était qu'une vile plaisanterie, K. ne tient pas compte de ce qui se passe. Intrigué par l'absurdité de la situation, il interroge les policiers sur son arrestation et n'obtient aucune réponse: c'est alors qu'un sentiment de culpabilité s'empare de lui. Pour montrer que tout le monde se trompe à son sujet, il accepte de venir à toutes les convocations et de comparaître devant le tribunal. Angoissé, il cherche par tous les moyens à s'innocenter et commence alors à négliger son travail. Sur le conseil de son oncle, il engage un avocat qu'il va renvoyer par la suite à cause de son inefficacité, ce qui le contraint à assurer lui-même sa propre défense devant la Cour de Justice...
Un roman d'une modernité absolue, la grande Oeuvre kafkaïenne: les situations sont impossibles, les personnages irréels, l'histoire peu plausible, et pourtant nous savons tous, lorsque nous lisons ce texte, que Kafka nous parle profondément, véridiquement, de nous, de la société, de ce drôle d'animal social qu'est l'homme.

Voici le livre :

 

http://fr.calameo.com/read/0001205118de73292fbf9

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17/04/2010

Albert Londres, Le Juif errant est arrivé

 

Ce livre rassemble vingt-sept articles sur les juifs qu'Albert Londres écrit lors d'un périple qui débute à Londres, se poursuit à Prague, en passant par les ghettos de Varsovie et de Transylvanie, et qui prend fin en Palestine.

Voici le livre :

http://fr.calameo.com/read/000120511126cc3fb6fb7

 

Biographie :

http://www.arlea.fr/_Albert-Londres_

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15/04/2010

José-Maria de HEREDIA, Les Trophées, poésie

Biographie

José-Maria de Heredia (1842-1905) est un homme de lettres d'origine cubaine, naturalisé français en 1893.

Dernier fils de Don Domingo de Heredia, issu d'une vieillefamille espagnole et de sa deuxième épouse, LouiseFrançois Girard, d'une famille française émigrée de Saint Domingue , le poète vint au monde dans la plantation de caféfamiliale ,nommée "La Fortune " près de Santiago de Cuba le 22 novembre 1842. Il vint en France , au collègeSaint Vincent de Senlis pour y poursuivre ses études en 1851, à l'âge de neufans, et il y resta jusqu ’à sonbaccalauréat , en 1859. Il y fut un élèvebrillant et très apprécié. La découverte , juste avant son retour de l’œuvre de Leconte de Lisle, fitsurlui une impression profonde. Après son retour à Cuba , en juin 1859, il passa un an à La Havane, approfondissant sa connaissance de la langue et de la littérature espagnoleavec le projet d'y poursuivre éventuellement des études de droit ; c'est à Cuba qu'il composa les premiers poèmes français qui nous sont parvenus. Mais il ne trouva pas à La Havane l' ambiance de travail qu'il avait connue en France et de toute façon , l'équivalence du baccalauréat français lui fut refusée pour des raisons administratives ; il revint donc en France dès 1861 accompagnée de sa mère qui, étant veuve et ayant marié ses troisfilles aînées tenait à veiller elle même sur l' éducation et la conduite de son fils et s'inscrivit en octobre de la même année à la faculté de droit de Paris.


Il suivit dans le même temps, à titre étranger, les cours de l'Ecole des Chartes de 1862 à 1865 où il fut un élève brillant et sérieux . Ses ambitions et ses goûts étaient en fait plus littéraires quejuridiques , et la fortune de sa famille, gérée avec précision et rigueur par sa mère (la majorité était fixée alors en Espagne à l'âge de 25 ans) lui épargna pendant un certain temps les problèmes matériels. Il continua donc à écrire des poèmes, spécialement des sonnets, et fut rapidement membre d'associations littéraires comme la conférence La Bruyère ; il devint un des membres influents de l'école parnassienne. En 1863 il fit la connaissance de Leconte de Lisle, et collabora au Parnassecontemporain , nouant des amitiés avec des auteurs comme Sully Prudhomme, Catulle Mendès et Anatole France.


Poète parnassien, il devint rapidement célèbre dans le milieulittéraire parisien ; pourtant, il publia peu, faisant paraître ses poésies dans des revues littéraires de faible diffusion avant de les réunir fort tard (1893) en un volume, Les Trophées (118 sonnets), qui fut couronné par l'Académie française. Il avait déjà été lauréat de l'Académie pour une traduction de l'espagnol, l' Histoire véridique de la conquête de la Nouvelle Espagne, par le capitaine Bernal Diaz del Castillo, il traduisit aussi Historia de la Monja Alférez. Il publia à La Revue des DeuxMondes, au Temps et au Journal des débats.


Il fut élu à l'Académie française le 22 février 1894 en remplacement de Charles de Mazade et reçu le 30 mai 1895 par François Coppée. Lors du voyage des souverains russes à Paris, en 1896, José-Maria de Heredia composa le Salut à l' Empereur , poème lu par Paul Mounet, de la Comédie-Française , à la cérémonie de la pose de la premièrepierre du pontAlexandre III.. Il était membre de la Commission du dictionnaire . Il devint en 1901 conservateur de la bibliothèque de l'Arsenal .


Il eut trois filles : Hélène (1871-1953) qui épousa Maurice Maindron, Marie(1875-1963] — mariée à Henri de Régnier, maîtresse de Pierre Louÿs et poète sous le pseudonyme de Gérard d'Houville —, et Louise,(1878-1930) mariée à Pierre Louÿs.


Il mourut le 2 octobre 1905 au château de Bourdonné, près de Houdan. Il fut inhumé le 7 octobre au cimetière de Bonsecours ( Seine- Maritime).


HEREDIA, JOSé-MARIA DE : Les trophées - Poésie

Cumulant plusieurs inspirations au fil des trente années de leur composition, les Trophées, unique recueil de Heredia, se présentent comme une histoire poétique de l'humanité. Nouvelle Légende des siècles, cette production s'impose comme l'une des plus représentatives de l'esthétique parnassienne. Ensemble de médailles ou de joyaux, elle dut son succès à une perfection formelle, qui ne va pourtant pas sans un art de la dramatisation, subtilement agencée dans un recueil fondé sur la fragmentation.

Voici le livre :

 

http://fr.calameo.com/read/00012051182bd11b8f303

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13/04/2010

Conon Doyle, Le chien de Baskerville

 

 

 

Statue de Sherlock Holmes à

Meiringen (Canton de Berne, Suisse).

 

 

Voici le livre :

 

http://fr.calameo.com/read/000120511adbdf831e9c8

 

Biographie de Conon Doyle :

 

http://www.jesuismort.com/biographie_celebrite_chercher/b...

 

 

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11/04/2010

Charlotte Brontë, livre numérique

 

 

BRONTë, CHARLOTTE :

Jane Eyre ou Les Mémoires d'une institutrice - Romans

Devenue orpheline dès son plus âge, Jane Eyre est recueillie par M. Reed, son oncle. Après la mort de ce dernier, sa tante la traite durement et l'accuse de tous les vices. Lorsqu'elle entre dans sa dixième année, Mme Reed, décidée à s'en débarrasser définitivement, envoie Jane dans une pension pour jeunes filles pauvres, où l'on va lui enseigner sévèrement, les rigueurs de la vie...

 

Voici le roman :

 

http://fr.calameo.com/read/0001205110c67c3a8f41a

 

 

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09/04/2010

« Puisque c’est ça la vie », roman de Michèle Lajoux

 

Lors de l’exposition Es’cale à Paradou, j’ai fait la connaissance de Michèle Lajoux auteure de « Puisque c’est ça la vie », son deuxième roman, paru aux éditions le cherche midi. Il émane de cette frêle jeune femme un tempérament bien affirmé que l’on retrouve dans le style incisif de son roman que je soupçonne d’être en partie autobiographique. Car comment décrire avec autant de précision les faits, une vie qui se déroule de la prime enfance jusqu’à l’âge adulte.

L’héroïne, Angéline, est née blonde, pâlotte, alors que sa mère souhaitait enfanter un garçon où, moindre mal, une brunette potelée aux cheveux frisés, une fillette à son image. Jusqu’à la layette choisie en bleu et sans avoir songé un instant à un prénom féminin. Sur son lit d’un accouchement douloureux, Irène rejette d’emblée ce bout de viande rose et fadasse, ses yeux bleus qui souffrent de strabisme ! La déception de cette mère hostile va se poursuivre tout au long de l’enfance et de la jeunesse d’Angéline. La narratrice décrit une scène quasiment insupportable où le père rudoie le bébé sans motif apparent, allant jusqu’à le frapper. On se pose mille questions sur leurs attitudes respectives, ce qui incite le lecteur à poursuivre avidement la lecture pour en savoir plus.

C’est l’histoire d’une famille petite bourgeoise qui se déroule tantôt dans le pays Piccard, tantôt à Aix-en-Provence, lieu de résidence de la belle famille et des séjours de vacances. C’est une fresque écrite au présent où Angéline découvre, un rien amer, les vicissitudes de l’existence d’une enfant mal-aimée en se disant que "c’est ça la vie "! Situé dans les années soixante, ce récit nous rappelle avec bonheur une époque, un mode de vie presque oublié. La description des membres de la famille est féroce. Du grand-père pédophile à la tante de mauvaise vie, tout le monde passe à la moulinette. Même les non-dits sont évocateurs d’un climat particulier, parfois délétère. Comme Michèle Lajoux l’écrit dans sa dédicace, « c’est l’histoire d’Angeline qui joue aux funambules au bord du précipice » !

Il y a cependant de bons moments dans l’enfance d’Angéline, la proscrite, lorsqu’elle découvre la campagne, les fleurs, les insectes. Pour son âge, elle est d’une lucidité qui parfois déconcerte, d’une cruauté aussi lorsqu’elle prend plaisir à l’abatage des lapins. Ce livre ne serait pas un bon livre s’il ne réservait pas aux lecteurs des événements inattendus, des coups de théâtre que je vous laisse le soin de découvrir.

Que deviendra Angéline à la veille d’être femme ? Voici un passage qui en dit long sur sa détermination :

Quelles sottes, ces filles qui réclament un mari, comment peuvent-elles confondre leur vie rêvée avec le compagnonnage d’un homme qui les dégoûtera au terme de quelques semaines. La lecture des contes de fées lui a appris que les choses intéressantes se passent avant le mariage, l’amour, la passion, l’excitation du désir, l’espoir, ensuite, il n’y a plus rien. Les aventures et l’histoire s’arrêtent avec le sempiternel « Ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants ». Comment peut-on vivre heureux avec beaucoup d’enfants, quelle sottise !

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