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09/12/2015

Les régionales au bistrot !

Lors du premier tour des élections régionales, je suis allé « prendre la température » à Mouries, le village d’à côté, qui, aux départementales, a voté à 48% pour le Front National et à 39% dans les Bouches-du-Rhône !
 
Sur le coup de midi, à l’heure de l’apéro, les bars ne désemplissent pas, d’autant qu’a lieu la Fête de l’huile d’olive nouvelle. Je croise des visages connus, des copains, des amis sachant qu’un sur deux n’ira pas voter dans le local tout proche où je ne rencontre que madame le maire et les scrutateurs. L’accueil est glacial car ils savent que le scribouillard suisse n’est pas électeur, et qu’il concocte parfois des billets critiques sur les réseaux sociaux.

Au comptoir, inutile de parler politique, seul le pastis est de rigueur. Parfois l’un ou l’autre lâche une allusion malveillante à l’encontre des immigrés, des Magrébins, ceux-là même qui travaillent leurs vergers. Peine perdue de contredire ces bornés qui appartiennent d’ailleurs à toutes les classes sociales. Immobile, neutre, stoïque, sauf une question de trop à mon voisin : « as-tu été voté » ?

Je récapitule… dix mecs au bar, cinq votants dont deux à trois pour la Marion ! Lesquels ? J’ai bien ma petite idée depuis le temps que je les fréquente. Et je vous parie une bouteille d’huile d’olive nouvelle que le score de 45% à 50% en faveur du FN au premier tour ne changerait guère si tous les électeurs de la commune accomplissaient leur « devoir » électoral ! Les sondages sur 1000 personnes le prouvent.

Comble de la petite histoire, je me suis retrouvé en terrasse, à manger des huitres, entouré d’un couple militaire de carrière, d’une femme général et deux amis que je sens très à droite !

30/11/2015

Le carrousel des Mercedes au Bourget

Ce matin, je me suis mis dans la tête d’un Parisien, me posant une question existentielle : j’y vais ou pas au boulot ? Au lieu d’affronter les bouchons, me les geler en attente du train de banlieue, j’ai opté pour la couette et le zapping d’une télé en boucle à l’autre. On n’a pas souvent l’occasion de boire son petit noir avec de tels personnages hauts en couleur.
 
C'est la parade des hypocrites, ces chefs d’Etat qui se les roulent dans de grosses bagnoles. Pas l’ombre d’un véhicule hybride ou électrique dans ce cortège fantôme. Les fabricants français font grise mine avec de rares Peugeot-Citroën et Renault, Volkswagen est absent de la parade, et pour cause ! Pour la petite histoire. un visiteur malin s’est vu refuser l’accès avec une trottinette et le Japonais a troqué sa Toyota contre une Mercedes comme Tsiparas qui l'a achetée à crédit à Frau Merkel !

La plupart des dirigeants n’en ont que faire de COP 21, comme des protocoles de Kyoto et de Durban qui sont passés à la trappe. Leurs intérêts nationalistes immédiats priment le devenir de la planète à l’horizon 2050, car ils auront disparu du monde politique, morts et enterrés avant que la mer envahisse leurs terres ! D’ailleurs, sur la pression des rois du pétrole, le terme « énergie renouvelable » a été banni de la conférence.

De grands hommes par la taille ces chefs d’Etat, ils dépassent Hollande d’une bonne tête. Les femmes se comptent sur une poignée de main et la Suissesse a dû déposer son couteau suisse au vestiaire. A ne pas confondre avec le Festival de Cannes !

Après l’arrivée de Obama et du Chinois, certains ont été frustrés de ne pas être accueillis, à la descente de leur carrosse, par Hollande, le temps d’une pause café, pendant que la « vice-présidente » Royal assurait l’intérim. On se congratule, on s’embrasse, on se serre la louche, celle du secrétaire de l’ONU est très parkinsonienne. Un seul baise main, très british, du prince Charles. Le pape François a fait faux bond, il reste à Bangui, la laïcité est de mise, car comment bénir une foule multi confessionnelle sans fomenter une Xième guerre religieuse.

Le problème climatique est simple à résoudre.

Lors de la séance protocolaire de dimanche, un délégué de l’archipel polynésien de Tuvalu - 26 km2, altitude 5m - a rêvé à voix haute :

"Si nous sauvons Tuvalu, nous sauvons le monde entier"

On peut dire de même de la Camargue dont certaines terres sont en dessous du niveau de la mer.

09/11/2015

L’homme n’est pas de gauche

L’homme par nature n’est pas de gauche. S’il le prétend, c’est la conséquence de l’histoire, du bourrage de crâne, il est de gauche par défaut.

Auparavant, à l’époque de la royauté, de la noblesse, il n’y avait ni droite, ni gauche mais la plèbe, les serfs soumis et corvéables à merci.

Après le siècle des Lumières, de la Révolution française de cet espoir d’une vie meilleure, le citoyen, cet inconséquent, a viré sa cuti en accordant successivement sa confiance à un empereur, à des rois, à des colonisateurs et à un maréchal félon.

Aujourd’hui, de part le monde, les milliards de crève la faim ne sont pas de gauche, comme on l’entend en occident, mais les victimes de régimes et de dictatures cruelles et anti humanistes.

Tout d’abord, ces peuples doivent lutter pour survivre au propre et au figuré. Il n’est pas nécessaire d’être de gauche pour se rebeller avec des moyens dérisoires aussitôt écrasés dans le sang par l’armement de pays soi-disant socialistes.

Donc, ce n’est pas dans le tempérament de l’homme d’être de gauche, car, une fois sorti de son marigot, il aspire viscéralement à un mieux être matériel dont la droite est l’exemple. Par le progrès social, la consommation, la droite s’auto alimente, se maintient quasi automatiquement, quand elle ne progresse pas.

A quelques pour cent près, l’Assemblée nationale bascule tantôt d’un côté, tantôt de l’autre, remettant en cause tout programme cohérent et d’avenir. C’est la foire d’empoigne qui déroute les électeurs et favorise l’abstention.

Après l’échec du communisme, le socialisme n’a pas vraiment trouvé sa voie, il est l’objet en son sein de multiples convulsions. Les masses populaires ne lui font plus confiance, elles stagnent  dans une pauvreté relative, elles perdent tout espoir de devenir « riches » et se jettent bon gré, mal gré, dans le populisme de droite !

23/10/2015

Asile helvétique...

Demande d'asile en Suisse : la lettre d’un jeune Afghan à Simonetta Sommaruga

 

Mohammad Ali Rashid, 18 ans, est menacé de renvoi à Kaboul. Installé à Lausanne depuis deux ans, ce jeune réfugié afghan, aujourd'hui majeur, vient de se voir refuser sa demande d'asile. Sous forme d'appel au secours, il a écrit une lettre ouverte à Simonetta Sommaruga, la Présidente de la Confédération en Suisse.


 

Madame la Présidente de la Confédération,

 

Je m'appelle Mohammad Ali Rashid, j'ai dix-huit ans et je viens d'Afghanistan. Je vous écris aujourd'hui cette lettre ouverte car je suis perdu et ne sais plus quoi faire pour continuer ma vie.

 

Il y a quelques jours encore, les talibans sont entrés dans une grande ville d'Afghanistan et ils ont tué tout le monde, même les enfants. Aujourd'hui, vous dites que je dois retourner dans ce pays:  vous êtes donc d'accord que les talibans me tuent?

 

En Afghanistan, bien que mineur, je travaillais comme chauffeur de camion pour une compagnie qui opérait sur une base militaire américaine. Pour cette raison, j'étais considéré comme un traître par les talibans. Si vous ne voulez pas qu'ils me tuent, laissez-moi vivre ici!

 

Lorsque j'ai quitté Kaboul, j'avais seize ans. J'ai voyagé seul pendant près de six mois pour arriver en Suisse; parfois je n'avais ni à manger ni à boire pendant plusieurs jours. J'ai marché dix-huit jours à travers les montagnes jusqu'en Iran, traversé la mer avec quarante personnes sur un bateau censé en transporter dix, passé deux semaines en prison en Grèce; A Patras, je me suis caché dans un camion qui devait être chargé sur un bateau pour l'Italie; les garde-frontière m'ont trouvé et sorti à coups de pieds, j'ai recommencé, et après trois mois, j'ai réussi à passer.

 

En Suisse, j'ai pu commencer une nouvelle vie. J'ai été hébergé dans un foyer pour mineurs non accompagnés, j'ai été à l'école et j'ai appris à parler et à écrire en français. J'ai cherché un apprentissage, mais comme je n'avais qu'un permis N (statut de demandeur d'asile), les employeurs ne voulaient pas m'engager. C'est comme ça en Suisse: on attend de toi que tu travailles pour rembourser ce que tu coûtes à la société, mais on ne te laisse pas travailler!

 

Subitement, à ma majorité, j'ai reçu une réponse négative à ma demande d'asile. Pourquoi, après deux ans, me dites-vous de quitter la Suisse alors que je recommençais enfin à croire à une vie de paix et de sérénité? Vous saviez, en fait, que vous n'aviez pas le droit de me renvoyer en Afghanistan tant que j'étais mineur, alors vous avez fait exprès d'attendre jusqu'à ma majorité!

 

Aujourd'hui, je demande plus que jamais l'asile politique. Je veux être entendu face à l'injustice que je vis, afin de pouvoir, demain, être à nouveau debout avec un avenir devant moi.

 

Mohammad Ali Rashid, Av. de Menthon 16, 1005 Lausanne

Lettre écrite avec la collaboration de Lisa Veyrier, militante du Collectif R qui a ouvert le Refuge Saint-Laurent à Lausanne.

12/10/2015

Le film de Jean Chérasse avec Leny Escudero

En hommage à Leny Escudero : Valmy, de Jean Chérasse

 

Escudero_au_Moulin.jpg

 Photo de tournage de Valmy

Photo extraite du blog de Vingtras

 VOICI LE LIEN :

http://blogs.mediapart.fr/blog/gavroche/111015/en-hommage...

 

Si vous avez été un tout petit peu attentifs, vous avez du voir passer cette triste nouvelle dans les jités ou dans les journaux. Oh, pas très long, des sujets d'une minute à peine, pour annoncer la mort de Leny Escudero, à l'âge de 82 ans.

Pour la plupart des médias, c'était juste l'auteur de « chansonnettes à succès », tous ont écrit le décès de l'auteur de « Pour une amourette ». Tout juste s'ils ont indiqué que « c'était un chanteur engagé ». Comme si sa vie se résumait à ça.

Tous les journaux (et même L'Humanité) se sont bornés à recopier sa fiche Wikipédia, par ailleurs incomplète.

Mais Leny Escudero était beaucoup plus que cela.

Juste pour dire : né en Espagne en 1932, Leny Escudero est le fils d'un père gitan et d'une mère marrane. Ses parents ont fui le franquisme et se sont installés à Belleville. Comme tous les gosses du quartier, Leny fut abonné à la vache enragée. Il en parle magnifiquement dans cette chanson, Malenfance.

 

Malenfance © Leny Escudero

Après son certif, il va exercer toutes sortes de métiers : terrassier, carreleur, et bien évidemment, chômeur. Un fils du peuple, un fils de pauvres. Après le succès de ses premières chansons, au lieu de vivre comme un nabab, il est parti faire un tour du monde, il est allé voir les gens, partout, s'arrêtant au Dahomey pour y construire une école.

Moi, ce qui me parle, ce qui me touche, c'est que Leny était un fils d'ouvrier. Comme moi. Plein de rêves, comme moi.

Alors, ce n'est pas très étonnant qu'il ait été « engagé ». Et communiste, et anar, depuis toujours. C'était logique.

Et en 1967, là-aussi, c'est logique, il va jouer le rôle du canonnier Louis-Joseph Bricard, lequel a écrit  ses mémoires dont le film de mon ami Jean Chérasse s'est inspiré (réalisé en collaboration avec Abel Gance). Ce film, magnifique, c'est Valmy.

Ce film faisait partie d'une série, baptisée très justement Présence du passé. Et au passage des acteurs en costume d'époque dans les rues du Paris de 1967, on entend Jean Mauduit dire : qui sont les vivants, et qui sont les fantômes... ?

Ça m'a fait penser au très beau livre de Gérard Mordillat (encore un autre gauchiste), Les Vivants et les Morts. Ses héros sont vivants, et ceux qui se soumettent sont déjà morts.

Les va-nu-pieds sont toujours debout, hier comme aujourd'hui.

Le patronat, les libéraux, la droite au sens large, prétendent que l’histoire est finie, que le capitalisme l’a définitivement emporté sur tout autre système. Mais quand je vois comment les pauvres deviennent de plus en plus pauvres et les riches de plus en plus riches, je crois à la nécessité, à l’urgence d’une révolution. À son possible, comme aurait dit Lorquin. Nous devons penser le monde que nous voulons si nous ne voulons pas que d’autres le confisquent à leur profit, confisquent jusqu’à nos rêves et nous ramènent à l’état d’esclaves. Il ne peut pas y avoir de défaite quand on se bat pour quelque chose auquel on croit. 

Alors, Valmy, c'est l'histoire de la nation France (si, si, la Nation) racontée par Louis-Joseph Bricard, un autre fils du peuple, un autre va-nu-pieds, un loqueteux, ou comme le dirait aujourd'hui le petit gros qui habite à l’Élysée, un sans-dents.

Louis-Joseph Bricard fut engagé volontaire pour aller défendre la patrie attaquée par les prussiens (déjà). C'était début septembre 1792.

A Valmy :

Le 18, au matin, les troupes réunies au camp de Châlons se mirent en marche pour rejoindre l’armée campée à Sainte-Menehould. Elles défilèrent dans Châlons aux sons d’une musique guerrière ; les soldats à moitié nus chantaient des chansons patriotiques, et d’une voix unanime répétaient tous : « Ah ! ça ira ! » etc.

Et devant cette horde échevelée de barbares hurlant « Vive la Nation ! », les prussiens ont reculé.

L’impératrice Catherine ne s'y est pas trompée, elle décrit ainsi la retraite des Prussiens :

Les démons, comme vous voyez, savent marcher où ils veulent aller malgré les pluies, les boues, le manque de vivres et de fourrage. Tandis que nos compassés ne parviennent nulle part.... 

Eh oui, devant le peuple déterminé et uni, les petits marquis ne font pas le poids.

Et cela me fait penser au chapitre des Misérables ou Monseigneur Bienvenu rencontre « le conventionnel G. ». Qui lui dit :

J’ai voté la fin du tyran. C’est-à-dire la fin de la prostitution pour la femme, la fin de l’esclavage pour l’homme, la fin de la nuit pour l’enfant. En votant la république, j’ai voté cela. J’ai voté la fraternité, la concorde, l’aurore ! J’ai aidé à la chute des préjugés et des erreurs. Les écroulements des erreurs et des préjugés font de la lumière. Nous avons fait tomber le vieux monde, nous autres, et le vieux monde, vase des misères, en se renversant sur le genre humain, est devenu une urne de joie.

Il y parle aussi de « 93 » :

 Un nuage s’est formé pendant quinze cents ans. Au bout de quinze siècles, il a crevé. Vous faites le procès au coup de tonnerre.

 Ah ! monsieur le prêtre, vous n’aimez pas les crudités du vrai. Christ les aimait, lui. Il prenait une verge et il époussetait le temple. Son fouet plein d’éclairs était un rude diseur de vérités. Quand il s’écriait : Sinite parvulos. . ., il ne distinguait pas entre les petits enfants. Il ne se fût pas gêné pour rapprocher le dauphin de Barabbas du dauphin d’Hérode. Monsieur, l’innocence est sa couronne à elle-même. L’innocence n’a que faire d’être altesse. Elle est aussi auguste déguenillée que fleurdelysée.

Je pleurerai sur les enfants des rois avec vous, pourvu que vous pleuriez avec moi sur les petits du peuple. Et si la balance doit pencher, que ce soit du côté du peuple. Il y a plus longtemps qu’il souffre.

Monsieur, retenez bien ceci, la révolution française a eu ses raisons. Sa colère sera absoute par l’avenir. Son résultat, c’est le monde meilleur. De ses coups les plus terribles, il sort une caresse pour le genre humain. Oui, les brutalités du progrès s’appellent révolutions. Quand elles sont finies, on reconnaît ceci : que le genre humain a été rudoyé, mais qu’il a marché.

Le lendemain, quelques braves curieux essayèrent de lui parler du conventionnel G. ; il se borna à montrer le ciel. A partir de ce moment, il redoubla de tendresse et de fraternité pour les petits et les souffrants.

Victor Hugo a tout dit.

Alors voilà, pour vous, Valmy. Le film scandaleusement caché, censuré, oublié, de mon cher ami Jean Chérasse, mis en ligne avec l'aimable autorisation de son auteur. Leny y interprète Louis-Joseph Bricard, sans-culotte de la section Saint-Merri.

Valmy © Jean Chérasse

 

08/10/2015

1984 – 2084 - de ORWELL à SANSAL

1984 – 2084 - de ORWELL à SANSAL

 

Les prédictions de Georges Orwel ne se sont pas réalisées tout à fait comme il le pensait. Il n’empêche que ce fût un visionnaire lors de l’écriture de ce roman de fiction : « 1984 », publié en 1949. Depuis la décolonisation, des dizaines de dictateurs se sont peut-être inspirés du bouquin pour exercer leur hégémonie sur leur peuple.

Dès l’après-guerre, la télévision, la technologie, l’informatique et l’Internet ont profondément modifié notre mode de vie. Notre société est devenue l’otage de nombreux Big Brother, qui conditionnent notre existence, enserrés que nous sommes dans un carcan privatif de liberté.

Le NSA et la nouvelle loi sur le renseignement en sont des exemples ! En Grande-Bretagne, Big Brother a fait école, le réseau de télésurveillance compterait une caméra pour 15 habitants. La novlangue imaginée par Orwell se retrouve dans les SMS des portables ! Pareils aux moutons de Panurge, la grande majorité du peuple ne réagit pas, ou ne sait pas à quel saint – politique - se vouer. Beau jeu d’exploiter le populisme.

 

L’écrivain algérien, Boualem Sansal publie : « 2084, La fin du monde » dont le titre accrocheur, sur fond de dictature islamiste et de fable

 
orwellienne, n’est pas anodin. Sur le squelette de 1984, dit-il, il a bâti une fable apocalyptique sur l'avènement d'un monde alimenté par un islamisme de type occidental…

Sansal est le « Winston » de Orwell, celui que l’on accuse de trahison par son pays qu’il continue d’habiter malgré les risques qu’il encourt. Car l’écrivain dresse un réquisitoire contre l’arabisation forcée de l’Algérie, l’abandon de son origine berbère et de son héritage français. Il dénonce le dogme musulman qui transforme la foi en instrument de la domination politique.

Sansal écrit aussi : « Le politiquement correct, « cancer du monde », gagne les esprits. Il est nourri par la peur de l'islam et du monde musulman », ou encore en 2011 : « Le monde arabe de Papa sera fini lorsque sera brisé ce machin absurde, club de faux princes arrogants et cruels, qui se pose en gardien de la mythique race arabe et du véritable islam ». L’auteur ne manque pas d’humour au fil de cette fable dont le pays imaginaire, appelé l’Abistan, est aux mains d’un despote. Toute ressemblance avec la « réalité » ne serait que pure coïncidence !

Faut-il prendre au sérieux Boualem Sansal ? Oui, lorsqu’il assène des vérités qui ne sont, loin de là, pas bonnes à dire sur les dérives du monde arabe. En revanche, on peu être sceptique sur ses prédictions quand il déclare, lors d’une interview : « Je pense qu'au delà de 2084, l'islamisme sera un élément du pouvoir important, en ajoutant que la France sera islamiste car elle n'a pas montré un grand savoir faire et une capacité à résister à l'avancée de l'islamisme." Et dénoncer tous les dispositifs de sécurité qu’il y a partout !

Je m’interroge sur ces dernières phrases que j’imagine plutôt dans les discours et les écrits de ces prophètes xénophobes de malheur que sont Finkielkraut, Zemmour et Houellebecq.

 

On peut écrire une autre projection du futur

en se basant sur le passé et le présent

 

Les trois religions monothéistes s’inspirent d’un même prophète, Abraham, mais également de l’Ancien Testament et ne se différencient, à vrai dire, que sur des points de détails… et de pratique, à l’exception, bien entendu, des extrémistes. Au cours des siècles, elles ont conservé leur spécificité, leur culture, tout en ayant comme dénominateur commun un Dieu unique.

Ayant cohabitées, tant bien que mal, il n’y a donc aucune raison que cela change radicalement, même sous la pression actuelle des islamistes et des djihadistes. Nous devons apprendre à vivre ensemble. La vague de fond du printemps arabe de 2011 a démontré la volonté d’émancipation des peuples du Magreb et de la Syrie. Malgré la répression dans le sang qui s’en est suivie, le processus de la révolution démocratique est en marche, ce n’est qu’une question de temps pour y parvenir.

Contre vents, marées, persécutions et génocide, la communauté israélite, très minoritaire, a tenu bon, elle a survécu. Le communisme dictatorial et areligieux  n’a pu éradiquer les religions dans les territoires mis sous sa botte. Elles couvaient sous la cendre et ont ressurgi avec plus de vigueur lors de l’éclatement de ces régimes totalitaires. Par rapport à l’islam, les trois-quarts de l’humanité professent d’autres croyances qui ne sont pas prêtes à s’en laisser compter.

Au Moyen-Orient et au delà, cette mosaïque de pays, anciennement colonisés ou occupés, cherchent leur voie au travers d’un islam radical, d’une fracture, d’une haine quasi irréversible entre chiites et sunnites, de guerres fratricides. Selon Sansal : « ce conflit nourri la peur de l'islam et du monde musulman, il faut un plan Marshall pour sortir de cela, il faut oublier la prudence, encourager l'impertinence, notamment en France et en Angleterre, pays de l'irrévérence ». Mais en aucun cas, nous ne pouvons être des donneurs de leçons car l’Occident et l’Europe en particulier ont une grande part de responsabilité dans la situation actuelle.

En éradiquant les conflits religieux, en respectant l’autre, – soyons optimistes - les peuples vont inexorablement s’amalgamer dans la mixité des ethnies, nous ne serons plus ni tout blanc, ni tout noir, ni tout jaune, mais bigarrés avec les yeux bridés. Le Blanc plus blanc que blanc disparaîtra avec le métissage, comme à l’origine du premier hominien. Le compte à rebours est en marche jusqu’en 2084… pour mettre en place le processus et jouer les visionnaires.

01/10/2015

Une semaine de 49 heures.

Avec Macron qui file du mauvais coton, on y va gaillardement. Fi de la règle à calcul, on manipule les chiffres et les heures à qui mieux-mieux. Il y a du 7 sur 7 dans le commerce, du 3 x 8 dans les usines, du 24 sur 24 dans l’actualité et les médias.

Prenez la lune, elle n’en fait qu’à sa tête, n’est jamais à l’heure, ni en phase avec le péquenot et ses salades. Quand elle ne joue pas à cache-cache avec les nuages, la rousse s’éclipse avec le soleil.

Parlons-en des chiffres, 20.000 nouveaux chômeurs souhaitent la bienvenue à Myriam El Khomri, nouvelle ministre envoyée au casse-pipe. Alors, c’est trois millions et demi ou cinq millions et demi de sans-emploi ? L’Etat est un menteur, comme les statistiques, une heure ou deux de boulot dans le mois et le chercheur d’emploi est aussitôt décompté dans les deux millions !

Le tri des migrants

Un réfugié, un demandeur d’asile est celui qui s’enfuit d’un pays en guerre pour échapper à la mort.

Un réfugié économique quitte son pays pour échapper à la mort provoquée par la disette et la maladie.

Dans les deux cas, il s’agit de porter assistance à personne en danger. En cas de refus, c’est 5 ans et 75.000 €uros d’amende !

Depuis des lustres, rien a été fait pour combattre ces situations inhumaines en proie à des dictateurs corrompus. Quand il est déjà trop tard, on se réveille lorsque les hordes de malheureux enfoncent nos citadelles d’égoïstes.

La race blonde !

Morphologiquement, les deux chipies de la République sont quasi identiques, même si l’une est bretonne et l’autre italienne. Qui prouve que la couleur de leurs tifs et la pigmentation de leur peau blanche ne cachent pas quelques traces – "races" - de sang mêlé ? Jusqu’à leurs propos vulgaires qui s’entremêlent pour capter l’auditoire des petites gens.

Régionales nous voilà !

Sur un air de sinistre mémoire, ça sonde à tout va. La droite en tête, la Marine en second et la gauche perdue dans les congères de décembre – l’hiver sera rude -  selon les prévisions de la météo. Les ouvriers, les employés  ont retourné leurs bleus de travail, les pauvres votent Front national qui leur promet monts et merveilles. Une réminiscence de l’utopie communiste ?.

Le désert Franco-russe est servit.

Ca ne va pas être de la tarte de se retrouver en guerre dans le désert Irako-syrien avec chacun un ennemi différent. Poutine combat avec Bachar al-Assad et Hollande veux abattre le génocidaire de Damas.

Encore heureux que le Français n’ait pas livré ses deux navires de guerre Mistral au tsar de Russie. Soldés à l’Egypte, juste en face, le va-en guerre français avait prévu son coup. Ça peut servir dans un conflit Franco-russe !

A part ça, tout va bien

Bravo Tsipras, le stratège, Varoufakis ravale sa salive à Mediapart.

Volkswagen est le leader mondial des « Das Auto » polluantes. Audi qui mal y pense !

Les admirateurs de Platini, reçoivent 10 sur 10 son message leur disant que faute de ne plus toucher le ballon, il palpe le pognon.

Dans trois semaines, c’est la récolte des olives aux Alpilles..

21/08/2015

*Heil Merkel

* Salut Angela

70 ans après son anéantissement, l’Allemagne a repris du poil de la bête. Elle a reconquis l’Europe, non pas avec les Panzer et la Luftwaffe, mais avec sa puissance industrielle et financière. Elle exerce son hégémonie sur la totalité des pays européens, à commencer par les plus faibles, la Grèce pour ne pas la nommer, et les pays du sud contraints de marcher à la baguette sur le fil du rasoir made in Germany. Le chantage, la menace sont permanents, jusqu’à s’immiscer dans la souveraineté des pays soi-disant frères en exerçant une forme de colonisation par le pouvoir de l’argent roi.

L’Europe est foutue, il faut la désarticuler et la reconstruire sur des bases nouvelles, démocratiques. Il n’est pas possible de cohabiter en maintenant de telles différences matérielles et sociales.

Le peuple est bafoué par une kyrielle de technocrates de Bruxelles et un parlement de Strasbourg de planqués. Que font-ils ces députés dont l’intérêt est de toucher leur chèque de fin de mois, en particulier ceux de l’extrême de gauche et de droite qui fustigent leur Europe avant de passer comme les autres à la caisse.

Comment faire plier l’Allemagne ? Le Président français essaie bien d’amadouer la mégère de Bohn, sans succès malgré leurs multiples rancards.

Chapeautée par son ministre des finances, l’ancienne communiste de la RDA est aux ordres. Élève assidue, elle a vite appris les leçons du libéralisme à outrance de son parti conservateur.

Secouons le cocotier, boycottons les produits allemands, à commencer par les Mercedes, les BM et autre Audi, l’ancienne Volkswagen, la voiture populaire construite du temps de Heil Hitler ! Et de faire le tour de la maison, de tous ces objets ménagers germaniques, ne point trouver une machine française pour laver notre linge sale en famille. L’Allemagne est à l’Europe ce que la Chine est au Monde !

12/08/2015

Manuel, Valls le demi-Suisse dans les Alpilles

Manuel Valls dans les Alpilles

Depuis qu’il est ministre – et sans doute avant - Valls séjourne, en août, quelques jours au pied des Alpilles. Il n’a pas changé ses habitudes depuis qu’il est le Premier. On le rencontre aux marchés de Provence, à Maussane, à Mouries, quasi incognito, attablé à la terrasse d’un bistrot à l’heure de l’apéro.

Un jour sur deux, il rend visite aux édiles d’une commune limitrophe, hier, c’était Vauvert, dans le Gard, un fief lepéniste.

Chemise au vent, comment le différencier d’un simple pékin ? Ici, en Provence, le téléphone arabe fonctionne au-delà de toute technologie. Il est au bar d’en face, me dit-on.

Je prends mon courage à deux mains pour aller vers lui et lui remettre une invitation à la Fiesta de Cuba, un concert du Festival des Alpilles, organisé chaque année de main de maître à Maussane-les Alpilles.

Je me dis que la langue et la musique afro-espagnol le tentera de venir se mêler à un millier de spectateurs. Jusqu’au dernier moment, on espère sa venue, Vincent, le directeur artistique, se régale à l’idée de le faire monter sur scène pour interpréter un air en Catalan ! Peut-être craignait-il que l’assemblée entonne la Marseillaise ?

Il nous a donc fait faut bon. Par un pur hasard, j’étais aujourd’hui,  au marché de Mouries, au bar d’en face. Je vais le séduire… en lui remettant une chronique de cette Provence qu’il aime tant, écrite par un Helvète sur Mediapart, offerte à un demi-Suisse !

Je pense souvent que sa rigueur* est en partie d’origine helvético-catalane…

*P.S. Nous n’avons pas abordé les questions qui fâchent !

14/07/2015

Le message d'Ewy Plenel. à Arles

Edwy Plenel est le fondateur du journal numérique Mediapart auquel je participe depuis sa création, soit sur mon blog ou sur une édition intitulée : Coucou la Suisse.

Voici donc la vidéo de la conférence qu'il a donnée, lundi soir, au festival des Suds:

http://blogs.mediapart.fr/edition/plein-suds/video/140715...

 Voici également le lien du débat qu'il a organisé au Festival d'Avignon, samedi 11 juillet 2015 :

http://blogs.mediapart.fr/blog/fred-oberson/120715/le-mar...

 

 

 

 

 

 

29/06/2015

En direct de MEDIAPART

Le milliardaire russe Rybolovlev compte de puissants relais monégasques

|  Par Agathe Duparc

La machine de guerre de Dmitri Rybolovlev contre son ancien marchand d'art et sa présumée complice monégasque fonctionne à plein régime. Épaulé par son avocate, le président de l'AS Monaco a versé au dossier des écoutes sauvages et dispose de puissants relais au sein de la justice. Mediapart passe en revue ces soutiens.  

Jusqu’où ira-t-il ? C’est la question que se posent depuis quelques mois Yves Bouvier et Tania Rappo qui ont eu le malheur de se mettre à dos le milliardaire Dmitri Rybolovlev, et vivent désormais en plein roman noir, ne sachant plus comment arrêter le rouleau compresseur.

Tous deux avaient été interpellés, le 25 février dernier, à Monaco, provoquant une onde de choc dans les milieux de l’art. Le premier, transitaire de renommée mondiale et marchand d’art, est visé par une plainte pour escroquerie, pour avoir prétendument surfacturé au Russe, durant presque dix ans, une quarantaine de toiles de maîtres. La seconde, ancienne « amie » de la famille qui connaît nombre de secrets de l’oligarque, est poursuivie pour « blanchiment », pour avoir touché, de la main de Bouvier, des commissions sur la vente de ces tableaux.

Si le sort de ces deux anciens fidèles qui se sont enrichis à millions grâce à l'oligarque, n’émeut a priori pas grand monde, le dossier, lui, permet une plongée inédite dans l’univers du patron de l'AS football club de Monaco, et sur sa capacité à s’acheter des soutiens à Monaco. Tout se passe comme si celui qui se fait appeler « Le Principal », et n’hésite pas à se déguiser en Jules César (voir la photo ci-dessous), vivait toujours à Perm, sa ville natale de Sibérie où il a bâti une fortune dans les mines de potasse, avec l’appui du gouverneur et de la mafia locale. À ceci près que l’action se déroule désormais en Europe de l’Ouest, sous le soleil de Monaco.

Dmitri Rybolovlev en Jules César à l'anniversaire de sa fille Katia. Sur la droite, l'avocate Tetiana BershedaDmitri Rybolovlev en Jules César à l'anniversaire de sa fille Katia. Sur la droite, l'avocate Tetiana Bersheda

 

Mené au pas de charge, le dossier est ainsi parsemé d’étrangetés, d'intrigues et de coups tordus avec l’appui direct ou souterrain de toute une série de personnalités que Mediapart passe en revue.

 

  • Tetiana Bersheda l’avocate multi-casquette qui orchestre des écoutes sauvages
Tetiana Bersheda, l'avocate de Dmitri RybolovlevTetiana Bersheda, l'avocate de Dmitri Rybolovlev © DR

Depuis le début de l’affaire, on l’a vue à maintes reprises évoquer avec gravité la nécessité de lancer une opération « transparence » dans le monde de l’art, alors qu’elle s'est spécialisée dans la défense des trusts. À 31 ans, celle qui a été baptisée par Le Parisien la « Tsarine de Monaco », est avocate du barreau de Genève, avec pour seuls clients Dmitri Rybolovlev et sa fille Katya. Multi-casquette : elle s’occupe du divorce à milliards de monsieur, négocie des clémences fiscales pour l’AS Monaco et anime aussi à ses heures des soirées avec des supporteurs de foot. Dans la procédure judiciaire Bouvier/Rappo, elle est en première ligne, jouant même l'interprète en russe lors de certaines auditions de témoins. Elle abreuve certains journalistes de statements (déclarations), mais n’a jamais répondu aux questions de Mediapart.

Mais il y a plus piquant. Selon nos informations, les avocats de Tania Rappo viennent de découvrir que maître Bersheda avait orchestré des écoutes sauvages de leur cliente, avec un sens parfait du timing. Lors d’un chaleureux dîner, arrosé à la vodka, chez Rybolovlev à Monaco, « l’amie de la famille » a été enregistrée à son insu, le 23 février 2015, deux jours avant d’être arrêtée ! Cette conversation piratée à laquelle participait l’avocate du Russe a été jointe à la procédure, censée prouver que Mme Rappo agissait de collusion avec « l’escroc » Yves Bouvier. Elle confirme surtout ce que l'on savait déjà : la préparation d’un guet-apens pour attirer Yves Bouvier à Monaco et le jeter en prison.

Ulcérée, Tania Rappo remarque que « ce n’est pas la première fois que Tetiana Bersheda », qu'elle a longtemps fréquentée, « flirte avec la légalité pour servir son maître ». Elle met en garde « tous les notables qui mangent du caviar à la louche chez Rybolovlev. Je leur dis attention, vous êtes sûrement enregistrés ! ». Une plainte va être déposée cette semaine contre Dmitri Rybolovlev pour violation de la vie privée, et le bâtonnier de Genève va être saisi pour dénoncer les dérives de maître Bersheda.

 

  • Jean-Pierre Dreno, le très accommodant procureur général monégasque
Le procureur général Jean-Pierre Dreno, en poste depuis 2011.Le procureur général Jean-Pierre Dreno, en poste depuis 2011. © Royalmonaco.net

C’est l’homme qui a reçu la plainte déposée par les trusts de Dmitri Rybolovlev et qui a accepté d'ouvrir sans tarder une procédure pénale, alors que le for juridique était loin d’être acquis, la vente des tableaux incriminés s’étant déroulée en Suisse. 

C’est encore lui qui vient de classer à la mi-juin, comme l’a appris Mediapart, une plainte déposée le 14 avril par Tania Rappo contre l’oligarque russe et deux cadres de la filiale monégasque d’HSBC Private Bank pour faux et usage de faux. Le magistrat n'a pas encore rendu de décision sur le volet de la « dénonciation calomnieuse »

Le jour de son arrestation, la prétendue complice de Bouvier, dont le nom ne figurait pas dans la plainte initiale, s’était vu présenter par les policiers une attestation tronquée signée par deux cadres de HSBC Private Bank (Monaco). Datée du 17 février, cette lettre affirmait qu'elle était la bénéficiaire économique avec Yves Bouvier de comptes ouverts au nom de trois sociétés civiles immobilières (SCI) alimentés par les commissions versées lors de la vente de tableaux au Russe. La preuve, selon l’accusation, que des dessous-de-table en partie fictifs avaient été rétrocédés au marchand d'art et blanchis ensuite.

Devant les dénégations de l'intéressée, HSBC reconnaissait avoir commis une regrettable « erreur », en confondant à quatre reprises le nom d’Yves Bouvier avec celui de Jacques-Olivier Rappo, l’époux de Tania Rappo ! Pour les avocats de la défense, le cafouillage aurait permis d’impliquer la Monégasque, et d'obtenir le for juridique dans la Principauté.

A SUIVRE ICI :

http://www.mediapart.fr/journal/international/290615/le-m...

 

12/06/2015

Que faire avec 20.000 euros ?

 

 

 

20 centimes d'euros20 centimes d'euros

 

Commençons avec un sous-multiple de 20.000, le 2 centimes d’euros, Il faut un million de ces piécettes cuivrées, 3060 kilos, pour atteindre le chiffre fatidique. Celle frappée en France est la plus représentative de la République car l’image de Marianne figure sur sa face. Condamnée à disparaître lorsque l’on arrondira le ticket de caisse à la dizaine inférieure ou supérieure.

La plus intéressante est celle de 20 centimes avec sur sa face la porte de « Brandenburg », frappée à Berlin, ou « La Semeuse » made in France. Comptez 574 kilos de supplément de bagage.

A noter que la monnaie ferraille et papier est en sérieuse concurrence avec la carte de paiement qui ne pèse que 4 grammes, quelque soit le montant utilisé.

Alors, ces 20.000 euros, à quoi ça sert ?

Sur la base de 1,50 €, on peut pomper environ 13.000 litres d’essence ou, en saison, dévaliser le super marché de 13.000 kilos de tomates du pays, voire 20 tonnes en provenance d’Espagne ou du Maroc. Dans le même ordre d’idée alimentaire, l’éleveur de Bretagne fournira 15  tonnes de cochonnailles aux grandes surfaces.

Sur le plan culturel, ça vaut le coup, une vie d’abonnement à votre quotidien préféré, un siècle et demi de TV publique ou un millier de bouquins en attente du Goncourt.

Venons-en aux choses sérieuses, sans faire des comptes d’apothicaires, disons à minima : 1 ans et demi de Smic, un peu plus de 3 ans de RSA et 13 ans d’allocations familiales.

 A Marseille, au stade Vélodrome, c’est moins cher qu’à Berlin, comptez 50 euros en moyenne par match de l’OM, raison de plus de les voir perdre ou gagner 400 fois, si mes calculs sont justes !

21/05/2015

Asile en Suisse : à votre bunker m’sieurs dames

Article paru dans Libération du 21 mai 2015

Dans le village de Begnins, l’abri géré par l’établissement vaudois d’accueil des migrants est situé dans un vignoble. Une cinquantaine de personnes y vivent sous terre.
Dans le village de Begnins, l’abri géré par l’établissement vaudois d’accueil des migrants est situé dans un vignoble. Une cinquantaine de personnes y vivent sous terre. (Photo Pierre Abensur)

grand angle. Dans le canton de Vaud, des migrants, pour la plupart déboutés de leur demande d’asile, sont logés dans des abris antiatomiques, faute de places en foyers. Une vie souterraine en collectivité qui peut durer des années.

Par SYLVAIN MOUILLARD Envoyé spécial dans le canton de Vaud

La route serpente sur les hauteurs du lac Léman, au milieu des vignes. De l’autre côté de la rive, on distingue les premiers contreforts des Alpes et, en arrière-plan, la pointe du mont Blanc. A l’entrée du village de Begnins, à mi-chemin entre Genève et Lausanne, une grosse butte de terre percée d’une seule ouverture. A droite, les pavillons cossus sont alignés, juste avant le cimetière communal. Sur la gauche, la scène est plus inattendue. Devant l’entrée d’un bunker antiatomique, quatre hommes tuent le temps en silence, tournés vers la vallée et son décor de carte postale. Ils sont soudanais et vivent là, sous terre, depuis plusieurs mois, des années pour certains. Un gars accepte de lâcher quelques mots. «Il n’y a pas besoin de parler pour décrire la vie ici, il suffit de regarder.» Depuis quand loge-t-il là ? «Un an et demi.»

Une place sous terre en cas de guerre nucléaire

Comme deux tiers des 41 occupants des lieux, l’homme a été débouté de l’asile. Faute de place dans les structures d’hébergement classiques (foyers collectifs, appartements), certains migrants sont donc «logés» dans les bunkers antiatomiques. Les Suisses disent «abris de protection civile». Une spécificité helvète : la loi oblige chaque habitant de la Confédération à disposer d’une place sous terre en cas de guerre nucléaire. Pendant longtemps, quiconque construisait une maison individuelle devait prévoir son petit bunker privatif.

A Begnins, 1 700 habitants, il y a deux abris de protection civile collectifs. Celui qu’on visite ce mardi d’avril compte 600 places derrière son lourd sas blindé. Aucun Suisse n’a habité durablement les lieux. Les migrants, si. Mais ils ne peuvent être plus de cinquante en même temps. «Sinon on s’est rendu compte que ça devenait difficile à gérer», explique Björn Penelle, un des responsables de l’Etablissement vaudois d’accueil des migrants (Evam), la structure cantonale chargée du dossier. Il faut dire qu’avec trois cabines de douche et trois toilettes, la vie en collectivité atteint vite ses limites.

Quand on débarque vers 7 h 30 ce matin-là, les lieux s’agitent déjà, selon un rituel bien réglé. C’est un va-et-vient permanent entre les dortoirs, les sanitaires et le réfectoire, où les habitants peuvent prendre leur petit-déjeuner, avant de filer. A 9 h 45, ils devront avoir quitté le bunker, un lunch bag en main pour le casse-croûte du midi. Retour autorisé le soir. «On a jugé qu’il était important que des personnes vivant sous terre puissent voir la lumière du jour, consent Björn Penelle. Quand elles restaient 24 heures sur 24 dans le bunker, certaines commençaient à déprimer.» La journée, les demandeurs d’asile peuvent se rendre à Gland, à quelques kilomètres de là, où des travailleurs sociaux les reçoivent dans une structure d’accueil. Le soir, les habitants peuvent revenir quand ils le souhaitent, après 18 heures. A l’entrée, leurs sacs sont fouillés rapidement, «pour éviter les problèmes d’alcool». Ils récupèrent aussi la clé de leur casier personnel, où ils peuvent entreposer leurs affaires. En cette fin de journée, le réfectoire s’est transformé en vaste salle à manger. Les cinq micro-ondes turbinent à plein régime.

«Quatre robinets pour quarante personnes»

Rachid, un Marocain de 34 ans, entreprend de faire le guide. Un an et demi qu’il vit là et il est remonté : «Même les animaux sont mieux traités que nous !» Il montre les lits superposés, dit que les matelas sont truffés de punaises, tend son bras rougi par les démangeaisons pour appuyer son propos. Un surveillant le regarde du coin de l’œil, visiblement habitué à ses colères. Il affirme que les lits sont désinsectisés régulièrement et évoque plutôt des cas de gale. Rachid se dirige maintenant vers la buanderie, où le sèche-linge, dit-il, est en panne depuis six mois. Les fringues humides sèchent un peu partout dans le bunker, suspendues à un tuyau, un radiateur, un chambranle de porte.

Un autre homme veut lui aussi témoigner. Il vient d’Afrique de l’Ouest, mais ne veut donner ni son nom ni son pays d’origine. Direction les sanitaires : «Vous voyez, il y a quatre robinets pour quarante personnes. Et ça sert pour se laver les dents, les mains, faire la vaisselle ! Les musulmans s’y nettoient les pieds avant la prière.» Dans son dortoir - treize places occupées sur les vingt disponibles -, il regrette le manque d’espace pour que chacun puisse ranger ses affaires. De fait, les lits superposés sont parfois noyés sous une flopée de vêtements. L’homme, la cinquantaine, réside dans l’abri depuis plus d’un an. Il dit qu’il a fui son pays «parce qu’on voulait [le] nommer chef d’une secte». Il s’emballe : «Si l’oracle vous désigne, vous devez rester. Mais moi, je ne voulais pas, je crois en Dieu.» Il affirme même avoir été «envoûté», «comme [son] papa».

Dans cette microsociété souterraine et 100% masculine, les relations entre communautés peuvent faire des étincelles. «Quand toutes les origines se mélangent, forcément, parfois, il y a des tensions», explique l’un deux. Moustapha, Algérien de Constantine, est plus positif. Bien sûr, il préférerait vivre «sur le sol que dessous». Mais «c’est mieux que dehors, dit ce grand gaillard jovial de 42 ans. Il fait froid en Suisse !» Il affirme que cette «expérience» lui a permis de rencontrer «plein de gens» et d’apprendre à baragouiner différentes langues. «Je parle quelques mots de tigrigna [la langue officielle de l’Erythrée, ndlr]», illustre-t-il. Si Moustapha a quitté son pays, c’est parce que «si tu ne connais pas quelqu’un, tu ne trouves pas de travail». Il dit que la plupart des Maghrébins ne sont pas de «vrais demandeurs d’asile», mais qu’ils «fuient la pauvreté». On lui demande s’il accepte d’être photographié. Refus poli : «Je ne veux pas que les gens voient la misère. Qu’ils la sentent, c’est tout.»

«Le papier blanc»

Installé à une grande table en bois dans la salle commune, Mamadou finit son repas en feuilletant un vieux journal récupéré à la déchetterie où il travaille à mi-temps, pour 300 francs suisses mensuels (290 euros). C’est le Matin du Sahara, édition du 30 juillet 1978. La une du jour : «L’idée d’une conférence africaine pour la paix». Le quinquagénaire venu de Guinée-Bissau, qui parle couramment espagnol, portugais et français, raconte d’une voix douce son départ du pays, il y a plus de dix ans. «Je ne vais pas te dire que je suis quelqu’un que je ne suis pas, débute-t-il. La raison de l’émigration est souvent économique. On fuit la corruption.» Il a longtemps vécu et travaillé en Espagne, avant d’arriver en Suisse en 2011. Sur un chantier, son patron avait promis de l’embaucher. Mais quand sa demande d’asile a été rejetée, le contrat est tombé à l’eau. «A la place, j’ai eu le document que tout le monde a ici : le papier blanc.»

L’expression revient sur bien des lèvres : en Suisse, ce «papier blanc» est synonyme d’échec pour les migrants : asile refusé. Il donne droit à l’aide d’urgence : des bons en nature pour de la nourriture et des produits d’hygiène. Les familles avec enfants mineurs, quant à elles, bénéficient de 9,50 francs suisses (9 euros) par jour et par personne. Les déboutés doivent renouveler régulièrement ce papier blanc auprès de l’administration.

«Le but, c’est que les gens soient désespérés, qu’ils disparaissent et ne reviennent plus», souffle Graziella de Coulon, membre du collectif vaudois Droit de rester. Cette énergique rousse assiste les demandeurs d’asile du canton depuis de nombreuses années. Elle est dépitée de l’atmosphère actuelle, de cette législation qui se durcit sans cesse, pour éviter «un prétendu appel d’air». Pourtant, assure-t-elle, la situation «n’a rien à voir avec celle de la fin des années 90. Au moment de la guerre au Kosovo, il y avait bien plus de réfugiés en Suisse». Les statistiques le confirment : en 1999, près de 50 000 personnes avaient demandé asile dans la Confédération helvétique. L’an passé, elles étaient quelque 24 000. «Mais à l’époque, c’étaient des Blancs avec des enfants, grince-t-elle. Pas des Noirs célibataires.»

«Des gens qui sont restés des mois dans les égouts»

En Suisse, le premier contingent de requérants est constitué d’Erythréens. L’an passé, ils étaient 7 000. Abraham, 30 ans, est arrivé en 2013. Un voyage éprouvant, qu’il a débuté sans trop savoir comment il finirait. «Dans mon pays, le gouvernement nous oblige à aller à l’armée, et le service militaire peut durer très longtemps.» Abraham gagne d’abord le Soudan, puis traverse le Sahara, arrive en Libye, où il embarque pour Lampedusa. Mais il ne souhaite pas demander l’asile en Italie : «Tous mes amis y dorment dehors, ils n’ont pas à manger.» A son côté, Mikili, 24 ans, peu ou prou la même trajectoire, confirme : «Je connais des gens qui sont restés pendant des mois dans les égouts.» En Suisse, Abraham a fréquenté le bunker de Begnins durant cinq mois. Pour évoquer sa vie là-bas, il a un mot : «Bad.» Mikili est plus réservé : «A côté des choses dures qu’on a vécues dans le désert, en Libye, les bunkers paraissent normaux.»

Pourtant, à l’été 2014, la Suisse a connu une mobilisation inédite. Des migrants, principalement érythréens, se sont soulevés contre les conditions d’hébergement dans les abris antiatomiques. Quelques aménagements (des lumières bleues à la place des néons, des repas plus variés) ont été consentis par les autorités. Les associations disent aussi que les meneurs ont été régularisés, afin de freiner la lutte. D’autres Erythréens, comme Abraham, ont été pris en charge par le réseau militant. Avec trois de ses compatriotes et une Somalienne, il habite depuis plusieurs mois au refuge Saint-Laurent, un temple protestant en plein cœur de Lausanne, qui, pour la petite histoire, accueillit de nombreux Français après la révocation de l’édit de Nantes.

Pour accéder à leur lieu de vie, il faut traverser la nef et emprunter un escalier descendant. Il y a une cuisine, quelques matelas regroupés dans un coin. Abraham sourit : «En deux ans de voyage, c’est la première fois que je me repose.» Dinkenesh, la Somalienne opposante politique, dit que le refuge l’a «sauvée», que sinon elle aurait pu «faire de mauvaises choses avec son corps dans la rue». Souffrant d’attaques de panique, elle prend quatre médicaments par jour. «Ici, je peux manger, dormir, sans l’alcool, les addictions. Je pourrais rester là dix ans. Je m’en fiche. Si je peux sauver ma vie, ça va.»

20/04/2015

Le tueur du genevois Yves Bouvier

L’oligarque Rybolovlev s’accroche à son Rocher

Justice . Le patron de l’AS Monaco est au cœur d’un litige avec son ex-marchand d’art.

Par RENAUD LECADRE, Libération du 18 avril 2015

Monaco, principauté bananière ? Avec l’affaire Dimitri Rybolovlev, cet oligarque russe exilé sur le Rocher, on serait tenté de renoncer au point d’interrogation. Ayant fait fortune dans la potasse, il reprend le flambeau de ces milliardaires qui ont fait main basse sur Monaco : Aristote Onassis, dont il a racheté l’île grecque de Skorpios, Edmond Safra, dont il a racheté le penthouse monégasque. Mais, après la reprise de l’ASM, le club de foot local, Rybolovlev paraît surtout avoir réalisé une OPA sur la justice princière.

Début 2015, il saisit la justice monégasque contre son ex-marchand de tableau, Yves Bouvier, auprès duquel il a effectué une des plus grandes razzias du marché de l’art. Cela commence en 2003, avec l’achat d’un Van Gogh (Paysage avec olivier, 17 millions de dollars), puis, en 2004, un Picasso (les Noces de Pierrette, 44 millions). En 2014, lors d’un ultime achat (un Rothko), Rybolovlev peine à lui verser un reliquat de 50 millions. Serait-il à court d’argent ? En tout cas, le milliardaire porte plainte pour escroquerie contre son marchand, l’accusant de marges colossales.

A prix d’or. Parallèlement, Rybolovlev est en litige avec son ex-épouse. Elena n’est pas une midinette épousée sur le tard, une fois fortune faite. Ils se sont connus à la fac de médecine, elle l’a accompagné durant son ascension. Dans un jugement de mai 2014, elle obtient plus de trois milliards d’euros - le divorce du siècle. Cette affaire-là fut jugée en Suisse, Etat dont Rybolovlev paraît désormais se méfier. C’est pourquoi il a préféré jouer le coup d’après à domicile.

Dans le jugement de divorce, la justice suisse relève qu’il a «cédé l’essentiel de son patrimoine à des "trusts" et n’a pas fait mystère de le soustraire à ses créanciers, au nombre desquels figure son épouse». Rybolovlev préfère évoquer l’ombre de «raiders russes», Poutine ayant promis de lui faire la fête. Bref, à force de planquer son fric, il n’a plus un centime de cash. Ainsi s’explique, l’été dernier, la revente express de joueurs sud-américains, recruté un an plus tôt par l’ASM à prix d’or. Sous prétexte de «fair-play financier» imposé par l’instance européenne du football, plaide-t-il sans vraiment convaincre.

Sa plainte déposée à Monaco a tout du traquenard. Le 25 février, il donne rendez-vous au Genevois Bouvier sur le Rocher. A l’heure dite, ce sont des policiers qui le réceptionnent et le mettent illico en garde à vue. Pendant ce temps, Rybolovlev prend l’avion pour Londres en compagnie du prince Albert pour assister au match Arsenal-Monaco. Une proche de l’intermédiaire est interpellée à Monaco au même moment. La veille au soir, le ploutocrate russe la recevait chez lui - pour mieux s’assurer de sa présence ?

Coïncidence. L’hypothèse d’un complot judiciaire est renforcée par les récentes révélations du Temps et de la Tribune de Genève, la presse suisse surveillant l’affaire comme le lait sur le feu. En cause, une réception à Gstaad quelques jours plus tôt. Dimitri Rybolovlev régale une centaine d’invités, dont, fâcheuse coïncidence, Philippe Narmino, directeur des services judiciaires monégasques.

Le procureur de Monaco, Jean-Pierre Dreno, a cru bon de monter au créneau, mercredi, pour défendre «l’indépendance de la justice» du Rocher. Mais de façon maladroite : «Le prince me l’a encore dit récemment alors que nous évoquions l’affaire devant témoin : "Vous faites ce que vous avez à faire."» Depuis, Albert «est fou furieux», selon des proches du palais. Dreno croyait bien faire en évoquant l’absence de consigne princière. Sauf qu’il révèle que l’affaire avait bien été évoquée au sommet.

17/03/2015

Mediapart, sept ans et toutes ses dents !

 

 

Grâce aux bons vents et marées de l’information, Mediapart a fêté ses sept ans le16 mars, date mythique de sa naissance sous le signe du poisson gouverné par Neptune. 

Ne dit-on pas qu’il symbolise l’homme parvenu à une phase d’illumination qui est l’état de conscience réfléchie au plus haut degré, impliquant aussi l’imagination que l’intuition et la raison nécessaire à l’expression !

J’avais l’idée de faire un retour en arrière de 2008 à 2014, de relire les articles publiés à la mi-mars en recourant au logo « unes archivées »  en bas de page. Peine perdue, ça ne marche pas, et je me suis rabattu, hélas, sur Google. Des pécadilles en regard de la somme des informations recueillie et livrée à ses lecteurs par l'équipe des journalistes.

16 mars 2008 – Mise à feu

Combien étions-nous à découvrir l’article de François BONNET du 16 mars 2008, et mordre à l’hameçon de ce site d’information pas comme les autres ?

http://presite.mediapart.fr/atelier-journal/article/14032...

16 mars 2009  - Un an

J’ai eu la joie de fêter la première bougie de Mediapart, au passage Brulon, le 21 mars, de rencontrer les fondateurs-journalistes, de nouer des amitiés avec des bloggeurs de la première heure, comme si à travers nos billets et commentaires respectifs, nous faisions partie de la même famille.

http://www.mediapart.fr/journal/france/160309/mediapart-u...

16 mars 2010  - Deux ans

Maudites archives… vous n’aurez droit qu’à la première page ! Ensuite, ça saute en 2015.

Cela vous rappellera qu’il y a eu en France un Président partisan de la rigueur… cette fée carabosse qui conduit à l’échec ! L’actuel devrait bien s’en souvenir.

Consolez-vous avec Mediapart qui vous invite au cinéma pour son deuxième anniversaire.

http://www.mediapart.fr/journal/une/160310

16 mars 2011  - Trois ans

Du nouveau pour ce troisième anniversaire, chaque lundi vous prendrez le café en vidéo avec Didier Porte, donnant droit à ses coups de gueule. En ce temps-là, les péquenots votaient UMP… en l’attente de faire « front » dans le landernau.

http://www.mediapart.fr/journal/france/140311/mediaporte-...

16 mars 2012  - Quatre ans

Soufflons un peu, prenons le temps de vivre et de lire. A Paris, a lieu le salon du livre. Le débat est ouvert entre les partisans du livre papier et du numérique. A voir le succès de Mediapart, la presse numérique marque des points, aujourd’hui, cent dix mille abonnés, à comparer à autant d’exemplaires papier par jour, des milliers d’arbres, des centaines de forêts épargnés… alors les écolos, qu’attendez-vous pour lui décerner une médaille, en papier !

http://blogs.mediapart.fr/edition/comic-strip/article/160...

16 mars 2013  - Cinq ans

A tout seigneur, tout honneur ! Pour cet anniversaire, Edwy Plenel nous offre en direct, une soirée de fête tsigane avec le Cirque Romanès. Il joue carte sur table en nous présentant des comptes bénéficiaires à fin 2012, grâce aux 65.000 abonnés. Le pari est gagné, 2700 blogs, 630 éditions, des millions de commentaires en direct contribuent au succès interactif de Mediapart.

http://blogs.mediapart.fr/blog/edwy-plenel/140313/mediapa...

16 mars 2014  - Six ans

Dans une semaine, le 1er tour des municipales où, comme d’habitude, la majorité des élus seront des hommes. Le gouvernement a tout de même changé la donne en obligeant les communes de plus de 1000 habitants à instaurer la parité sur les listes électorales. Quant aux résultats, il faudra patienter une quinzaine pour connaître le verdict des urnes et des lacunes.

A Paris, la veille, Mediapart annonce : « la Bataille des dames », curieusement sous la plume d’un homme, au demeurant un excellent journaliste : Michaël Hajdenberg ! Erreur de casting… pas tout à fait, car selon mes investigations, les rédactrices ne représentent, à ce jour, que 44 % de la rédaction de notre site préféré ! Edwy, François, encore un petit effort.

La fameuse « bataille des dames », c’est l’affrontement entre Nathalie Kosciusko-Morizet (UMP) et Anne Hidalgo (PS), qui se raconte dans les médias à travers une coupe de cheveux, une hauteur de talons, l’assignation à un rôle de mère ou de compagne, le look quoi,  dont la presse féminine ou people fait étalage, dixit Michaël. Enfin une femme à Paris !

http://www.mediapart.fr/journal/une/160314

16 mars 2015  - Sept ans

Sonnez hautbois, raisonnez musette. Mediapart a  fêté ses sept ans dans la simplicité, sans tambour ni trompette. Prudence oblige après le 7 janvier. On ne se rencontrera pas, on n’assistera pas à des débats dans la cour du journal comme lors du premier anniversaire. La menace est permanente envers ces empêcheurs de tourner en rond, ces chiens de garde comme dit Plenel qui, jour après jour, enquêtent, relatent les imperfections de la République et de la démocratie, dénoncent les scandales, en ayant comme devise : LE DROIT DE SAVOIR.

Mediapart nous réserve peut-être une surprise musicale en live :

https://www.youtube.com/watch?v=swPBSnFQEuU

16/02/2015

Les autorités suisses bougent enfin

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Les autorités helvétiques se sont dotées de tout un arsenal pour conjurer les forfaits des banquiers suisses. Mais, ils dorment comme les marmottes en hiver et n’appliquent les lois qu’au compte-goutte du Fendant. Il y a une telle imbrication des députés, souvent membres des Conseils d’administrations des banques et le lobbying marche à plein tube.

Le scandale de HSBC oblige enfin ces messieurs de la FINMA de sortir du bois en voulant « contraindre les banques à faire davantage d’efforts pour contrer le blanchiment ». Comme c’est gentiment dit… pour ne pas que la fondue au Gruyère leur reste sur l’estomac

Plus d’information sur le journal «  Le Matin » :

 http://www.lematin.ch/economie/La-FINMA-affute-ses-armes-...

Jeudi 12, la Tribune de Genève cite l'article paru sur Mediapart par ses invités, de jeunes socialistes...

http://www.tdg.ch/economie/Un-reseau-socialiste-prone-la-...

04/02/2015

L’Etat français et les 40 voleurs

 

 

Un conte revu et corrigé des « Milles et Une Nuits » du président Hollande à la recherche, sur la pointe des pieds, du trésor caché dans les cavernes des quarante voleurs du Cac 40. Ils exhibent sans vergogne leurs fortunes dissimulées parmi des millions d’actions au montant ridicule oscillant entre 3 et 259 euros. Donc à la portée du premier RMiste venu !

En août 2011, lors d’un pseudo krak, l’indice s’est effondré à 2782 points pour atteindre aujourd’hui 4700 points, en progression de 69 %. en l’espace de trois ans et demi ! Cette valeur boursière est de l’ordre de 1300 milliards mais le magot est en réalité de trois à quatre fois supérieures.

Toutes ces multinationales managent des succursales, plutôt des sièges sociaux, à l’étranger, dans des paradis fiscaux de préférence, où les profits considérables échappent à l’Ali Baba français qui a oublié son « sésame ».  Le plus grand des voleurs est Total (113 milliards de capitalisation) qui ne paie pas d’impôt en France et va toucher 80 millions en 2017 au titre du Cice et du Crédit d'impôt recherche. Paix à l’âme de Christophe de Margerie qui a sens doute été absous par le bon Saint-Pierre. Puis ce sera au tour d’Amazon, d’Apple, de Mac'do et de biens d’autres  de tendre  leurs sébiles.

Les quarante voleurs ont fait des émules parmi des milliers d’entreprises, des milliers de capitalistes qui, sans apparaître publiquement, ne damnent pas moins le pion à l’Etat d’Ali Baba avec le blanc seing d’un premier ministre qui aime, pardessus tout, les entreprises et tout dernièrement celles de Chine.

Pendant ce temps-là (2011-2015), le Smic horaire brut a augmenté de 9,19 à 9,61 euros, soit 42 centimes ! Le peuple des esclaves est à bout et il se pourrait bien qu’il massacre les voleurs, perpétuant au 21ème siècle, le conte des « Milles et Une Nuits ».

28/01/2015

Ne dites jamais : « Je suis djihadiste »…

 

Il est vivement déconseillé de prononcer cette phrase par bravade devant des camarades, l’un deux s’empressant de colporter votre saillie au poste le plus proche comme au temps de la collaboration. Aussitôt la flicaille se met en branle, votre portable et tous vos supports internet sont mis à l’écoute, surveillés et bloqués. Dans l’heure qui suit, une armada de policiers cerne le campus, enfonce la porte de votre chambre, vous arrête, vous menotte et vous embarque en justice immédiate. Pendant ce temps-là votre habitat est mis à sac, on cherche des preuves.

Inutile de vous défendre, vous êtes condamnés d’avance entre six mois et cinq ans d’enfermement, pour «apologie publique du terrorisme»,  le temps de passer au crible votre vie, vos relations, vos amours. Un indice flagrant, vous n’étiez pas dans la rue, dimanche 11 janvier, à la suite de ces chefs d’Etat compromis et hypocrites dont certains, de retour au pays, notamment le roi Abdallah II de Jordanie qui a qualifié Charlie Hebdo d«irresponsable et inconscient».

 Et si par malheur, vous êtes allés en voyage d’étude organisé dans un pays arabe vous êtes d’entrée catalogué comme « terroriste dormant ». Votre seule chance de sortir de prison, vous êtes français depuis trois générations et Guantamo n’a pas encore de succursale en France.

Depuis les tueries des 7 et 9 janvier, c’était mercredi, il y a trois semaines, la panique s’est emparée de la France à tous les niveaux. Les médias se sont rués sur cet événement tragique, laissant de côté d’autres crimes en Syrie, en Irak, au Nigéria faisant des victimes innocentes par centaines. Paris touché en plein cœur, il fallait bien que l’État réagisse, reprenne la main, comme pour excuser les failles de ses services de renseignements.

A l’initiative de François Hollande, un consensus s’est établi entre les partis durant quelques heures, le temps que remonte la côte de popularité du président. Où va la France dans cette chasse aux sorcières, cette justice expéditive - des dizaines de condamnations - qui bafouent les droits de l’homme ? Un écolier de 8 ans inquiété, blackboulé à Nice, la ville d’Estrosi et de la Stasi * !

Des millions de citoyens, toutes tendances confondues, se sont levés pour défiler dans les rues et dénoncer ces crimes atroces, la liberté de presse baignant dans le sang de ceux qui la défendaient. Mais étaient-ils tous sincères, ces gens-là, à pleurer Charlie, les juifs et les policiers victimes de leur devoir. Parmi cette foule immense, n’y avaient-ils pas des milliers d’islamophobes ayant saisi l’opportunité d’exprimer leur rejet de l’islam ?


* (Complément du 29 janvier 2015)

http://www.mediapart.fr/journal/france/290115/ahmed-8-ans...

18/01/2015

Hara-Kiri à la Télévision Suisse

J’ai retrouvé dans les archives de la TV Suisse, un reportage de Marc Schindler, diffusé le 20 janvier 1972 dans l’émission Temps Présent. Quelle émotion  de revoir : Wolinski, Reiser, Gébé, Choron et Cavanna,

http://www.rts.ch/archives/tv/information/temps-present/3...

08/01/2015

Raz le bol des religions

Au diable, jetons tous ces dogmes dans les oubliettes de l’histoire. Depuis plus de quatre mille ans, ils manipulent l’homme simultanément pour foutre la vie en l’air de l’humanité par leurs stupides croyances.

Quand ce n’est pas la thora, c’est la bible, puis le coran que l’on nous ingurgite par la peur, la menace, la violence, le terrorisme et la guerre. Oui, au diable tous ces faux prophètes de malheur qui se succèdent pour mieux nous asservir. Nous ne sommes plus des humains aux multiples ethnies qui survivent sur cette terre ingrate, mais des Juifs, des Chrétiens, des Musulmans et, pour faire bonne mesure. des Hindous et des Bouddhistes.

Le dénominateur commun pour désigner les peuples est la religion qui influe sur la politique quand elle n’est pas politique à elle seule chez les intégristes.

En France, Finkielkraut, Zemmour,  Houellebecq aujourd’hui, ne font qu’exacerber les passions du peuple qui a perdu ses repères. Les biens pensant font étalage dans leurs discours de la laïcité, soi-disant un remède miracle, alors qu’il ne saurait résoudre les antagonismes religieux. Seuls la libre-pensée et l’athéisme peuvent changer le monde.

(Au moment où j’écris ce billet, j’apprends à la radio l’horrible tuerie dont sont victimes les journalistes de Charlie-Hebdo.  Je suis abasourdi, paralysé à l’idée d’une certaine prémonition. A demain, peut-être.)