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23/06/2008

Week-end en Provence...

baux.jpg Les Baux de Provence

La France est battue à plates coutures, elle panse ses plaies et rentre à la maison… La Suisse aussi. Rien ne sert de pleurnicher. Débranchez votre poste de télévision. Y a plus rien à voir. Sautez dans le TGV, de Paris ou d’ailleurs. Rejoignez le sud, Avignon, Marseille, la Provence.

Le soleil brille, vous réchauffe le corps, vous met du baume au cœur. Il y a mille occasions de se distraire, de faire la fête dans les villages. Celle des costumes, du ruban, de la course de taureaux.

Le mois de juin est le plus agréable de l’année. Les journées sont longues, il fait encore jour à 22 heures. La mer est frisquette. Qu’à cela ne tienne, visitez l’arrière pays, la Camargue et ses manades, Arles, ses arènes, le théâtre antique et ses musés, les Baux de Provence et sa cathédrale d’images, St Rémy de Provence et le site romain des Glanum.

Ces évocations vous font rêver, n’est-pas ? Comme Tartarin de Tarascon et le moulin de Daudet à Fontvieille. C’est un avant-goût des vacances. Les collines des Alpilles sont encore vertes de la pluie du printemps. Vous sentirez l’odeur du foin dans la plaine de la Crau, le thym et le romarin dans les garrigues.

Faites la tournée des moulins à huile d’olive et des caves viticoles. Les vignerons des Côtes du Rhône ont mis leur tonneau en perce. Dégustez le vin nouveau à Visan, à Sablet, à Valréas, à Gigondas, à Lirac ou à Château Neuf du Pape. Faites bombance de restos en restos. Les Provençaux ont le sens de l’hospitalité et vous accueillent avec l’accent du midi !

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16/06/2008

La vie comme elle va..

Pluie. Soleil. Vent. La météo joue au yo-yo comme un pantin désarticulé.

La bourse, devenue incontrôlable, lui donne la réplique.

Le baril, lui, est résolument à la hausse mettant la planète en déroute.

Condamnés sans mot dire à faire des chèques auxcheiks !

Tour à tour les pécheurs et les camionneurs bloquent les ports et les routes.

Les fabricants de bicyclettes augmentent les cadences.

Le blé et le riz  se négocient au prix de la truffe ou du caviar.

Le tiers-monde meurt encore plus vite de faim.

Le non-pouvoir d’achat s’incruste comme le simoun, bloquant les rouages de l’économie.

Pour oublier leurs maux de tête, les chefs d’Etat ont fait bombance à Rome avec le facho de service.

Un noir américain a toutes les chances d’être assassiné pour qu’enfin une femme devienne présidente à l’automne.

Que l’on se rassure...

Avec le réchauffement de la planète, on fera des économies de chauffage.

Le football est roi et subjugue les foules.

Dans deux mois, la Chine célèbrera les droits de l’homme sportif et citoyen.

22:44 Publié dans Mon journal | Tags : vie, aller, actulité | Lien permanent | Commentaires (0)

05/06/2008

Le Prix Inter m'interpelle?

Mangel.jpgAlberto Mangel

Comment ne pas se réjouir de l’attribution du PrixInter à Henry Bauchau, pour son livre : « Le Boulevard périphérique » chez ActesSud. C’est une récompense méritée pour l’œuvre de cet auteur prolifique d’origine belge, âgé de 95 ans. La trame de ses romans est toute entière orientée sur le mal être qui le taraude depuis l’enfance. Ecrire est pour lui une nécessité vitale. Comme l’oxygène… qui lui a permis de vivre, d’atteindre son grand âge et de conserver toute sa lucidité sur les événements de la vie et de la sienne en particulier.

 

Lors de la sélection des 24 jurés, j’avais protesté par courriel auprès de Vincent Josse et son émission : « L’Esprit critique » contre le fait qu’aucun membre n’ait été choisi en Belgique et en Suisse francophones. A priori, ces gens-là…ne lisent pas la littérature parisienne ! Pas plus que les millions de Canadiens et d’Africains de langue française. Choix donc éminemment franchouillard fait par cette radio du Service public qui devrait modifier sa raison sociale en « France Intérieure ».

Remercions donc les jurés français d’avoir rectifié le tir en choisissant un auteur belge. Encore que ce verdict m’interpelle. Ne serait-il pas entaché d’un voile de copinage et d’intérêts ? Comme le Goncourt que l’on surnommait avec malveillance : galligraseuil…

Voici les faits : Après cinq heures de délibération les jurés ont attribué 12 voix au livre de Sorg Chalandon, « Mon traitre » (Grasset) et 12 voix à celui de Bauchau chez Actes Sud.

La voix du président, Alberto Mangel, comptant double, il a départagé le jury en l’attribuant en son âme et conscience à Bauchau. Le juré-président est l’auteur de « Une Histoire de la lecture » prix Medicis de l’essai en 1998, publié chez Actes Sud ! Mais je suis mal intentionné de vous dire que Mangel a dirigé la collection « Le Cabinet de lecture » chez Actes Sud et que, pure coïncidence, tous ces livres sont édités par la célèbre maison d’Arles !

23:16 Publié dans Mon journal | Tags : inter, prix, livre | Lien permanent | Commentaires (0)

01/06/2008

Château de Chillon...

chateau-haut-chillon.jpgJ’ai volontairement… omis de vous dire, lors de mon précédent article bucolique sur le Lavaux, qu’une autoroute partant de Lausanne traverse de part en part cette région pour atteindre Vevey, Montreux, passe au dessus du Château de Chillon, s’en va vers la vallée du Rhône, puis pénètre dans le Valais, au cœur des Alpes.

Quel crime de lèse-écologie que cette balafre qui partage les vignobles, les villages et les collines en deux. Construite il y a plus de quarante ans, elle a fini par s’intégrer dans le paysage et, depuis le bas, le bord du lac, on la distingue à peine, on oublie même qu’elle existe. Cela s’est fait bien avant la prise de conscience de sauvegarde du patrimoine et des sites.

Le Château de Chillon est une ancienne forteresse édifiée par la famille de Savoie sur un îlot rocheux dont l’occupation remonterait à l’Age du Bronze. Cet emplacement stratégique commandait le passage entre le nord et le sud de l’Europe. Durant l’occupation bernoise (1536-1798), le château conserva son rôle de forteresse, d’arsenal et de prison.

Laissé quasiment dans l’oubli, il recouvra une certaine notoriété grâce à Rousseau qui situa un épisode de La Nouvelle Eloïse, à lord Byron et son poème : The prisoner of Chillon.

Au cours des siècles et jusqu’à ce jour, il subira de nombreux travaux de transformation, d’agrandissement et d’entretien.

Plus de trois cent mille visiteurs ont franchi le pont-levis l’an passé pour découvrir cette remarquable bâtisse historique.

 

Tout savoir sur le Château de Chillon : http://www.chillon.ch

 

Tout savoir sur le Montreux Jazz Festival qui aura lieu du 4 au 19 juillet 2008 :

http://www.montreuxjazz.com

 

Tout savoir sur le Festival de Musique Classique « Septembre Musical » qui aura lieu à Montreux et Vevey du 28 août au 14 septembre 2008 :

 

http://www.septmus.ch

19:06 Publié dans Mon journal | Tags : vaud, chillon, montreux | Lien permanent | Commentaires (0)

29/05/2008

Dimanche matin...

Que faire un dimanche matin ? L’embarras du choix. Question de météo. S’il fait beau, papa enfile son training, court à la boulange en traînant le caniche qui s’essouffle, achète le JDD de Lagardère (encore lui !), prépare le café, les tartines. Il sonne le rappel : "tout le monde debout, à table ! Et que ça saute les mômes. On part en balade, à pieds bien sûr, au prix de l’essence, la six cylindres reste au garage. D’ailleurs la station est à sec depuis trois jours."

Merde, il pleut. Changement de programme. Que faire ? Le petit se planque devant la télé pour les BD. Eh ! toi la grande, révise ton bac, c’est dans trois semaines. Maman se met en cuisine, mijote une daube provençale. Papa allume son PC, non, erreur, son Mac car il ne supporte pas l’hégémonie de Microsoft.

Revue de presse. Toute la presse est là, à portée de souris. Pas grand-chose à se mettre sous la dent le dimanche. Sarko est encore en baisse dans les sondages et porte plainte pour contrefaçons et détournement de sa « marque »… qui, sauf erreur, appartient à tous les Français. Du moins à ceux qui l’ont élu ! Ah ! voici une bonne nouvelle : une belle française devient princesse du Danemark. Puis une deuxième : Marulanda, le chef des FARC, est mort depuis deux mois, ce qui pourrait faciliter la libération d'Ingrid Betancourt.

Chemin numérique faisant, il découvre Mediapart. "Tiens, " se dit-il, c’est un autre journal interactif, conçu spécialement pour le Web, qui ne ressemble en rien à d'autres succédanés de la presse courante. Il passe en revue les vidéos des fondateurs, de Plenel, de Bonnet, de Mauduit, de Desportes et de bien d’autres acteurs de cette nouvelle aventure de presse indépendante. Il se propose de rejoindre le Club, de créer son blog, d’exprimer sa critique, son blâme sur certains faits. Par exemple l’homicide du gitan de Draguignan par un officier de gendarmerie, en quelque sorte « LE PERMIS DE TUER ».

D’ici là, en cet après-midi de pluie, il se planquera devant la télé, pour voir le Grand Prix de Monaco !

17:43 Publié dans Mon journal | Tags : dimanche, télé, monaco | Lien permanent | Commentaires (0)

27/05/2008

Permis de tuer...

Permis de tuer...

Pistolet.jpgQue c'est-il passé à Draguignan vendredi soir ?

Rappel des faits :

 

La gendarmerie arrête José, un homme de 27 ans appartenant à la communauté des gens du voyage car son nom est apparu dans un dossier concernant l’agression et la séquestration d’un chauffeur routier. Il est menotté et placé en garde à vue dans la résidence de la compagnie de gendarmerie de Draguignan. On l’autorise à fumer une clope dans l’escalier de service sans aucune surveillance.Profitant d’une extinction de la lumière, il saute par la fenêtre dans le jardin, escalade une barrière, s’agrippe à un arbre et cherche à s’enfuir. Il faisait nuit. Le maréchal des logis-chef, officier de police judicaire tire sept balles dans sa direction dont l'un des projectiles l’atteint dans le dos!.

C’est ni plus ni moins une mise à mort comme on le ferait pour un sanglier venu piétiner les plates-bandes.

 

Questions :

 

Pourquoi a-t-on laissé cet homme menotté seul dans l’escalier ? Pour le tenter de se faire la belle et de le tirer comme un lapin ? Car, quelle chance avait cet homme entravé de pouvoir s’enfuir sans être rattrapé ? Parce que le délit de faciès pour les gens du voyage, les arabes et les noirs est d’usage dans la police ou la gendarmerie puisqu’ils sont plus souvent victimes debavures que les autres ?

 

Indignation au pluriel sur les commentaires parus dans un journal de droite, soutien indéfectible d’un ex-ministre de l’intérieur

 

« Les gens du voyage ne sont pas contents en France, alors qu’ils aillent voyager ailleurs. »

« Ne laissons plus nos policiers etgendarmes se laisser tirer dessus comme des lapins sans réagir. »

« Je pense qu’on devrait lui décerner une médaille au gendarme. »

« L’erreur de ce gendarme a été de l’autoriser àfumer une cigarette. »

« C’est une honte de mettre un gendarme respectable en examen. »

« Bravo Madame la Ministre, la gendarmerie est à bout et vous prenez le risque de l’accabler un peu plus. »

« Les gendarmes sont les derniers protecteurs de notre nation. »

 

Et voici le commentaired’unsage :

 

« Chacun s’enflamme dans son coin. Les commentaires sont comme d’habitude : poujadistes, racistes, jusqu’au-boutistes, irréfléchis. »

25/05/2008

On a un bien joli canton...

Lavaux_2.jpg

Pour nos voisins français qui lisent la "Julie"

Rien qu’à lire cette phrase : « On a un bien joli canton » extraite du poème de Gilles, je prends « l’accent » du Gros de Vaud, la « Beauce » vaudoise, une plaine vallonnée, des étendues de cultures qui s’étendent jusqu’aux Etablissements de la plaine de l’Orbe, le pénitencier des banquiers et autres malfrats. Les fermes cossues, les greniers à blé s’étendent de Lausanne à Yverdon-les-Bains, à l’extrême sud du lac de Neuchâtel. Une région de gros paysans, de nantis dont la plupart ont troqué leur Mercedes contre une Toyota. Ca eut payé mais ça paye moins !

Le canton de Vaud est le plus grand de Romandie. Il fut colonisé par les baillis de Berne durant plus de 200 ans, un record mondial. Les « Bernois » prirent la poudre d’escampette en 1798 par crainte de l’arrivée de l’armée de Bonaparte qui plaça le canton de Vaud et de Genève sous sa protection, puis créa le département du Léman, un épisode éphémère qui laissa néanmoins des traces jusque dans le système juridique d’aujourd’hui.

Bien qu’il soit originaire du Gros de Vaud, le poète et chansonnier Gilles n’avait pas la rudesse des agriculteurs mais la finesse des vignerons du Lavaux, la région où il prit vie, celle des mythiques vignobles en terrasses classés patrimoine mondial de l’Unesco. Des appellations de vins blancs qui flattent nos papilles : Chardonne, Désaley, Epesses, Riex, St-Saphorin, Villette qui ne sont pas commercialisés à l’étranger. C’est à nous, comme dirait un Vaudois pur sucre !

Le Lavaux surplombe le lac Léman, fait face à la côte française, à la ville thermale d’Evian qui ne fait que de l’eau. Sans forfanterie, la route de la Corniche qui se faufile à mi-hauteur entre les vignes, offre au visiteur un panorama unique au monde que l’on appelle la Riviera vaudoise. Elle a attiré nombre de personnages illustres, Igor Strawinsky, Charlie Chaplin au manoir de Corsier, le poète anglais lord Byron au légendaire Château de Chillon, sans oublier le siège de la multinationale Nestlé à Vevey pour l’économie. Il faut bien vivre, crénom de sort !

18:50 Publié dans Mon journal | Tags : vaud, lavaux, vignes, lac | Lien permanent | Commentaires (3)

22/05/2008

Un "fada" en Provence...

Cit___radieuse_fa__ade.jpgLa Cité Radieuse

 
Hasard du calendrier, je me suis retrouvé pour la première fois de ma vie dans un consulat helvétique, celui de Marseille. Invité samedi midi à une agape organisée par la Société Suisse de cette ville, j’ai plongé tête baissée dans une atmosphère patriotique digne d’un premier août, notre fête nationale. Le consul, un vaudois débonnaire, accueillait ses invités en toute simplicité et s’exprimait avec « l’accent » typique de la région du Chablais située entre lac et montagnes où le Rhône quitte son lit pour se perdre dans le Léman. Il parait que près de trente mille« Suisses » sont établis dans la région Paca. Discrétion helvétique oblige… j’ai remarqué que, passé la porte principale, leportable refusait tout service !

Corbusier_10_francs.jpg

Billet de 10 francs suisses à l'effigie de Le Corbusier


Par pur hasard encore, je me suis retrouvé, l’après-midi, dans la maison du fada, surnom que les Marseillais usent et abusent pour désigner la construction de l’architecte fou de la Cité Radieuse ! Et le fada en question n’est autre Charles-Edouard Jeanneret alias Le Corbusier, un Suisse de la Chaux-de-fonds (Neuchâtel).

Cet immeuble d’avant-garde, édifié entre 1945 et 1952 au boulevard Michelet, est l'une des cinq unités d'habitation construites par Le Corbusier au cours de sa carrière. Essentiellement composé de logements, il comprend également dans ses étages centraux des bureaux et divers services commerciaux (épicerie, boulangerie, café, hôtel / restaurant, librairie spécialisée, etc.). Le toit terrasse de l'unité, libre d'accès au public, est occupé par des équipements publics : une école maternelle, un gymnase, une piste d'athlétisme, une petite piscine et un auditorium en plein air. Une unité de vie autonome et toute en hauteur qui n’est pas s’en rappeler un certain petit pays !

Classée monument historique, la Cité Radieuse est de plus en plus visitée par des touristes et ses logements exercent un nouvel attrait auprès d'une population de cadres et de professions intellectuelles.

Figurez-vous que je n’en avais pas encore fini avec la Suisse !Dimanche, les vignerons de la Vallée des Baux tenaient leur salon des vins au Château d’Estoublon-Mogador qui eut ses heures de gloire avec lasérie télévisuelle : Les Gens de Mogador. Il ne manquait que la célèbre chaise-longue du Corbusier pour me prélasser dans les jardins de cette demeure aristocratique qui appartient, je vous le donne en mille, à des Suisses ! Ouf ! vivement lundi car le "fada" n'est peut-être pas celui qu'on croit!

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Chaise-longue créée vers 1929 par Le Corbusier. En peau de vache helvétique?

 

A découvrir le site de la Fondation:

 

http://www.fondationlecorbusier.asso.fr

21/05/2008

Pour nos voisins...

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La Suisse existe, paraît-il, même si elle ne fait pas partie de l’Europe, bien que géographiquement située en son cœur. Mais il n’y a pas des « Suisses » comme il y a des Français ou des Italiens… Pour ses habitants, le terme « suisse » est, pourrait-on dire, virtuel. Il n’a pas de consistance bien qu’il soit utilisé à tort et à travers pour désigner les Helvètes, les citoyens de la Confédération Helvétique. D’où le logo officiel "CH " qui remet les termes à leur juste place. La « confédération » est une union de plusieurs Etats qui, tout en gardant une certaine autonomie, sont soumis à un pouvoir central et s’assemblent pour former un seul Etat vis-à-vis de l’étranger.

Les Helvètes sont un ensemble de peuples celtes ou germano-celtiques, établis sur le territoire de l’Helvétie actuelle et limitrophes des Germains subrhénans. C’était le cas à l’origine mais aujourd’hui, avec l’immigration, il y a davantage d’Helvètes d’origine étrangère naturalisés. Pour compliquer cet amalgame de peuplades et respecter leur diversité, on y pratique quatre langues dites nationales dûment inscrites sur les billets de banque !

 

N’allez surtout pas interpeller un « Suisse » par le terme « suisse-allemand, suisse-italien, suisse-romanche ou suisse-romand ». Sa fierté de Bernois, de Tessinois, de Grisonais ou de Vaudois en prendrait un sale coup. Cette spécificité cantonale demeure dans tous les esprits et les mœurs. Je ne saurais donc illustrer mon propos sans citer et vousfaire écouter le poème « La Venoge » du chansonnier vaudois Jean Villars-Gilles qui eut ses heures de gloire à Paris, en 1947, dans son cabaret « Chez Gilles ». (à suivre)

 

Si vous aimez les vaudoiseries, la TSR dans ses fabuleuses archives nous offre La Venoge. (Tapez sur La Venoge)

10:41 Publié dans Mon journal | Tags : suisse, gilles, venoge | Lien permanent | Commentaires (1)

15/05/2008

L'attrait de la mer...

La_mer-14_05_08.jpgLa mer exerce sur les hommes une attirance, une fascination qui dépassent l’entendement. D’accord en été, aux fortes chaleurs, où les gens du nord se tapent des centaines de kilomètres de macadam bouchonné pour faire trempette au sud ou à l’ouest. Course au soleil, à la nudité, à l’exotisme, à la fête, à l’oubli d’une année maussade et besogneuse. Mais au début mai, qui sont-ils, que cherchent-ils ces milliers d’individus déambulant sur les quais des cités balnéaires ? La plupart sont des autochtones qui abandonnent leurs immeubles déshumanisés, leurs quartiers populeux, leurs pavillons d’arrière pays pour se mouiller les orteils dans l’eau glacée rejoints, le temps d’un « pont » de l’Ascension et de Pentecôte, par une horde d’accrocs du bitume. Merci Dieu, les fêtes religieuses ont leurs raisons d'être!Il y a les « vieux », les retraités qui cherchent un brin de soleil pour réchauffer leurs membres engourdis par l’hiver.

Cela donne un coup de fouet à l’économie morose. Les terrasses des bistrots font le plein, les restos sentent la friture à quatre sous vendue au prix du loup de mer. Durant quelques heures, les quidams s’imaginent être des nababs, rêvent d’une croisière en mer sur ces yachts d’un blanc immaculé, scotchés dans les ports de plaisance. Plaisance, comme il sonne doux ce mot à nos oreilles ! Envieux, ils observent les rares manœuvres d’accostage en plein cœur des ports qui s’incrustent dans la ville. Pour un peu, ils sont capitaine, skipper, matelot au long court pour partir, pour aller ailleurs, pour changer d’air. Depuis la terre, la mer enflamme, hypnotise le regard, attire l’homme en quête d’aventure. Il n’y a qu’un pas pour s’identifier à Marco Polo, à Christophe Colomb, à Cousteau, à Bombard et bien d’autres. Une fois en mer, au loin, c’est l’inverse qui se produit, c’est le rivage aperçu qui incite l’homme à l’accostage, à la découverte de terres inconnues.

Les psychologues ont certainement émis toutes sortes de thèses plus savantes les unes que les autres pour expliquer l’attraction viscérale de l’homme pour la mer. Et si c’était tout simplement parce que l’homme vient de la mer ? N’est-elle pas notre mère à tous ?

14:21 Publié dans Mon journal | Tags : mer, soleil, bateau, gens | Lien permanent | Commentaires (0)

12/05/2008

Du pain et des jeux!

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La célèbre formule "Du pain et des jeux" date de l'Antiquité romaine.
C'est Juvénal qui en est l'auteur. Il l'a écrite pour évoquer les besoins fondamentaux du peuple de Rome qui vivait alors dans la misère. Pour éviter les émeutes et les révoltes, les consuls et les empereurs ont organisé des distributions de farine gratuite, avec l'aide des boulangers devenus fonctionnaires d'Etat au 2ème siècle avant J-C. Cette tradition s'est maintenue jusque sous Aurélien.

Plus de deux mille ans se sont écoulés depuis cette époque et le peuple de France réclame à cor et à cri du pain que l’on nomme aujourd’hui le pouvoir d’achat !

A défaut d’obtenir ce qu’il demande, il se rabat alors sur les jeux du cirque, tout au moins ici en Provence. Le pont de Pentecôte est propice à la fête et l’on se déplace à tout va pour assister à la Feria de Nîmes. Peut-être parce qu’ils ont faim de tout, les hommes sont des trompe-la-mort. Le Français Castella affronte cinq toros en un jour alors que son collègue espagnol se retrouve à l’hôpital après l’estocade. Le matin et l’après-midi, les toreros risquent leur vie dans les arènes et le soir les aficionados se soûlent  dans les bodegas jusqu’au coma éthylique, le temps d’oublier leur condition précaire.

Dans tous les villages, ce n’est que joutes taurines : corridas de novillos, courses camarguaises, abrivados, ancieros et spectacles équestres. Le peuple vibre de joie et, à défaut de pain, s’enivre du sang des bêtes de cirque.

Les pacifistes s’en iront au marché aux fleurs et aux plantons de Tarascon puis accompagneront les bergers et leurs milliers de moutons à la transhumance de Saint-Rémy-de-Provence. Comme au bon vieux temps !

10:49 Publié dans Mon journal | Tags : pain, corrida, toros, sang | Lien permanent | Commentaires (0)

07/05/2008

3. Le vieil homme et la mer...(suite)

1597575012.jpgLe lendemain, sa majesté Eole fait grasse matinée, il nous fausse compagnie jusqu’à midi, puis traine sa patte de podagre. Sans doute a-t-il des remords de nous avoir secoués la veille comme des pantins, manquant nous envoyer par-dessus bord. Pas la moindre risée, les voiles pendouillent comme les oripeaux délavés d’une armée en déroute. Quelle punition d’être scotché par longitude 5°  45-021 est et latitude 43°  06 ; 525. (Précision destinée aux spécialistes)

Une mer d’huile nous fait des clins d’œil comme mille lucioles d’argent. Telle une femme débauchée, elle incite le marin  à se vautrer comme un dauphin dans son immensité liquide. Elle nous tend un piège de courtisane frigide, hautaine et glacée qui, pour une fois, ne pourra se gausser de nos attributs engourdis. 

Notre fier voilier se mue en un vulgaire rafiot à hélice pour nous balader clopin-clopant d’une île à l’autre du levant au couchant. Au mouillage de l’Anse d’Argent, aux abords de Porquerolles, une bonne trentaine de voiliers - l’équivalent d’une dizaine de millions -  nous tiendront compagnie le temps d’une nuit. Pareils à des danseurs mondains, ils tourneront sur eux-mêmes au gré de la brise nocturne.

En mer, il est déconseillé de perdre la boussole. C’est pourtant ce qui nous est arrivé malgré toute l’électronique embarquée à bord : sonar, radar, GPS, traceur de cartes, V.H.F. Donc pas d’excuse de perdre le nord en cherchant l’ouest ! Si l’histoire n’était pas si cocasse, il ne vaudrait même pas la peine de la conter. Une parodie de la chanson de Brel : « tu as voulu voir Vierzon et tu as vu Vesoul ». Nous voulions voir Cassis et nous avons vu Marseille ! Typique de l’histoire véridique de la sardine qui avait bouché le Vieux Port.

 

Partis de Bandol, nous cabotions gentiment au large de la côte avec cap sur Cassis. Les milles s’ajoutant aux milles, nous trouvions le voyage longuet. Les calanques dites de Cassis… n’en finissaient pas de nous montrer leurs corps dénudés. Au loin le clocher d’une église montra son nez. « C’est la réplique de la Bonne mère », nous dit le skipper dont je tairai le nom pour ne point nuire à sa réputation hauturière. Et de découvrir une rade immense, des immeubles haut perchés, puis au fond de la baie, un vieux village. « C’est là bas que se situe le vieux port de Cassis », dit-il encore.  Depuis que l’on bétonne les bords de mer, rien n’est impossible.

Occupés à scruter l’horizon dans le but d’apercevoir des mats de bateau et ce soi-disant port, nous n’avons reconnus ni la Pointe Rouge, ni la plage du Prado, ni la Corniche Kennedy qui défilaient à tribord, encore moins les iles du Frioul à bâbord. Enfin, une passe s’offre à nous entre un fort et une tour ronde, puis un écriteau qui mentionne : Vieux Port de Marseille ! Est-ce le petit blanc (cassis)  et le soleil de midi qui nous ont tourneboulé la tête et la boussole du navire au point de commettre une telle bourde? Nous n’en pouvions plus de rire de notre méprise et nous en rions encore. Un exploit digne de figurer au Guinness book de la mer !


 

05/05/2008

2. Le vieil homme et la mer...suite)

Embarquement sur le coup de midi au port de Saint-Raphaël, destination la côte varoise et les îles d’en face. A part deux vieux loups de mer, les passagers du « Clochard des Mers » sont des marins d’occasion, de vrais bleus en mal de sensations. Le soleil est au zénith, une brise légère accompagne notre sortie de la passe au moteur. Juste  le temps de hisser la grand voile, de bander le foc et voilà

qu’un vent sud-est de 20 puis de 30 nœuds nous pousse progressivement jusqu’à 15 nœuds de vitesse.

La mer est grosse ou, comme dit une voix féminine à France Inter sur le coup de 20 heures : mer forte à agitée. Des trous de trois mètres nous basculent d’avant en arrière et de tribord à bâbord. Le bateau se cabre, grince de toutes ses entrailles, plonge de la proue comme un cormoran, gite à la limite du dessalement. Un hélico tournoie dans le ciel,  descend au raz de l’eau, s’approche vers nous comme une énorme guêpe prête à fondre sur notre embarcation. On se dirait au cinoche avec Bond ! Un mec pointe sa caméra sur nous, c’est une équipe de télé qui filme comme si nous étions des vedettes du show-biz ou de la politique ! Fort Brégançon n’est pas loin !

Nos femmes se mettent à bailler, à saliver, je leur refile une pastille anti mal de mer !

Rien n’y fait, on les planque dans la cabine, couchées les belles pâlottes avec des spasmes à vendre leur âme au diable. On laisse Saint Tropez derrière nous, on longe à quelques milles la plage du débarquement, celle de Pampelone, puis, une fois passé le cap Camarat, où le vent redouble de vigueur, on cavale  tout droit vers la baie de Cavalaire. Encore une bonne heure de gargouillis qui nous taquinent  le bide et enfin le club nautique et la terre ferme, ouf ! D’emblée le gros temps pour une première journée en mer, ce n’est pas  évident pour des marins en herbe.

 

 

 

 

 

 

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04/05/2008

Le vieil homme et la mer

Le Vieil Homme et la mer est un court roman, ce qui explique qu'il est parfois considéré comme une nouvelle, écrit par l'écrivain américainErnest Hemingway à Cuba en 1951 et publié en 1952. Il s'agit de la dernière œuvre de fiction majeure produite par Hemingway et publiée de son vivant. Une de ses plus fameuses créations littéraires, traite d'un vieux pêcheur cubain en lutte avec un énorme marlin au large du Gulf Stream. Bien que le roman ait été l'objet de critiques disparates, sa sélection pour le prix Nobel de littérature en 1954 réaffirme dans la littérature mondiale l'importance et la portée de l'œuvre dans l'ensemble des créations d'Hemingway et dans la fiction du XXe siècle.

Cet ouvrage lui valut le double honneur du prix Pulitzer en 1953 et du prix Nobel de littérature en 1954.

 

Le vieil homme qui divague sur son blog largue les amarres pour une escapade, non pas dans la mer chaude des Caraïbes ou dans le Pacifique sud si chers à Hemingway, mais plus simplement dans cette  froide Méditerranée toute proche et pourtant si lointaine de la Provence intérieure.

Ne voyez aucune prétention de ma part d’illustrer mon propos en citant l’une des dernières œuvres maitresses  de ce célèbre baroudeur. Hormis quelques sardines prétentieuses se mesurant avec des  loups de belle grosseur, il y a peu de chance que je ferre un marlin au bout de ma ligne d’écriture pour en recevoir un quelconque prix à la criée des prix littéraires.

La mer, les hommes du bord craignent cette femme capricieuse et tourmentée alors que les péquenots, les montagnards, dont je suis, en rêvent depuis leur prime enfance. Et de souhaiter la chevaucher de mille cavalcades comme planté sur un pur sang au galop déboulant dans les collines des Alpilles. Et de souhaiter prendre les embruns en plein visage comme ce mistral qui parfois vous cisaille la peau jusqu’aux os. Déjà, la houle me donne le tournis et je dis : vagues.

 

07:57 Publié dans Mon journal | Tags : mer, bateau, vague | Lien permanent | Commentaires (0)

30/04/2008

Un jour avec ma mère...

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Peinture de William Bouguereau, XIXe siècle 

 

Je ne vais pas voler le titre ni le contenu de : « Trois jours chez ma mère » de François Weyergans, prix Goncourt 2005, Grasset. Il lui a bien fallu quelque cinq ans pour venir à bout de son bouquin et retrouver sporadiquement sa chère mère nonagénaire.

 

La mienne de maman, elle aussi, a franchi le cap des quatre-vingt-dix ans. Depuis deux ans, j’insistais pour qu’elle vienne séjourner en Provence. Tous les prétextes étaient bons pour reporter sa venue. En été, elle craignait la chaleur, en automne le mistral, au printemps les giboulées. Son chat ne supporterait pas le voyage cloîtré dans une cage, il se querellerait avec les nôtres, il serait une victime innocente des chasseurs en mal de lapins. Et les anniversaires des petits enfants, des arrières petits enfants, de la voisine du dessus, de celle d’en bas.

 

Et les douleurs, pardi, le dos, les poignets, le bras gauche, la hanche droite, et cette foutue cheville bardée de ferraille depuis le jour où elle avait fait un tout droit avec sa chère Citroën. Le seul accident d’une conductrice émérite à plus de quatre-vingt ans. Ce gros camion jaune qui lui collait aux fesses l’avait certainement poussée dans le fossé. Après moult palabres, nous avions réussi à la convaincre de rendre son permis. Elle reçu une lettre élogieuse des autorités la félicitant de son renoncement. Mais ça lui restait en travers de la gorge, ça lui manquait de ne plus être indépendante, de ne plus véhiculer ses copines par monts et par vaux.

 

Dans la descente vers le sud, par l’autoroute du soleil, il s’en est fallu de peu que je lui cède le volant, tant elle trépignait à l’idée que je puisse le faire ! Arrivée à bon port, elle prit possession de « sa chambre », rangea méticuleusement ses bagages, se fit une beauté pour paraître rayonnante au repas du soir. Dès le lendemain, on l’a retrouva debout avant l’heure, toute fière d’avoir parcouru le verger jusqu’au chêne vert.

 

Ainsi, chaque jour, elle fit ses promenades, pliée parfois en deux contre le mistral, ramassa des brindilles de bois mort pour la cheminée, récolta des herbettes sur la colline. Elle a bien dû lire sans lunettes un à deux bouquins la semaine, battre neuf fois sur dix sa belle-fille au scrabble et écrire d’une main assurée lettres et cartes postales par dizaine.

 

On fit même bombance en sa compagnie et son appétit ne fut jamais pris en défaut de l’entrée jusqu’au dessert. Et parfois, elle avait la dent dure, la critique acerbe, le jugement sans appel envers ceux qu’elle ne portait pas dans son cœur pour des raisons que la raison ignore. En tous cas, la nôtre…   Quelle santé ! Durant un mois, nous avons vécu avec une mère, une belle-mère, une grand-mère et une arrière-grand-mère en or massif.

 

 

Les auteurs ont-ils des comptes à rendre avec leur mère et vice-versa ?

 

Lucie Ceccaldi, mère de Michel Houellebecq, vide ses « particules élémentaires… » sur son fils dans un livre à paraître la semaine prochaine : « L’Innocente » chez Scali.

 

Extraits :

 «Mon fils qu'il aille se faire foutre par qui il veut avec qui il veut, j'en ai rien à cirer. Mais si, par malheur, il remet mon nom sur un truc, il va se prendre un coup de canne dans la tronche, ça lui coupera toutes les dents, ça, c'est sûr !»,

«Je n'ai pas cette fibre-là de dire, mon fils, c'est le plus beau du monde. Non, mon fils, c'est un petit con.»

29/04/2008

12. Ecrire... (suite et fin)

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Né à la Chaux-de-Fonds - Suisse - le 1er septembre 1887, d'une mère écossaise et d'un père Suisse de son véritable nom Frédéric Sauser, Blaise Cendrars (1887-1961) fut le poète de la Fête et de l'Aventure.

 

Après quelques essais d’ordre politique, j’ai renoncé à ce genre d’exercice. Pour la bonne ou la mauvaise raison que cela suppose un travail de recherche considérable. A chacun son métier, j’abandonne cette besogne ingrate au documentaliste ou au spécialiste de telle ou telle discipline. Je privilégie l’emploi du temps imparti à la fiction et à l’écriture, d’autant plus que mille idées me sautent à l’esprit. Ce qui n’empêche pas l’auteur de bâtir une histoire à partir d’un événement politique, d’actualité ou de société. La réalité des faits divers dépassent de plus en plus la fiction car l’information multimédia, son immédiateté, a pris en otage la curiosité de l’individu. C’est une mine sans fond pour ceux qui sont à court d’idées. Je considère cependant que le récit romancé doit être porteur d’un message, d’un enseignement et susciter la réflexion du lecteur. Je dirais même qu’il est parfois un vecteur plus puissant qu’un ouvrage spécifique.

Il est tentant mais difficile pour un auteur de s’essayer à toutes les disciplines, de passer de l’une à l’autre. Il m’a fallu du temps pour sortir du « Non-dit du conflit israélo-arabe » et entreprendre le récit : « Je crois en Dieu, moi non plus… ». Une fois lancé, je me suis attaqué avec facilité à un ouvrage utopique et futuriste : www.paradis-ciel.info. Actuellement, je mène de front un roman classique, intimiste et une série d’histoires courtes, des nouvelles. Pourquoi des nouvelles ? Parce que je suis pressé, j’ai la rage… et je n’ai pas toujours la matière pour écrire 250 pages ! Et c’est reposant, passionnant les nouvelles, vous passez de l’une à l’autre, vous faites vivre simultanément de nombreux personnages qui ne se rencontreront jamais.

 

(Enfin les blogs... qui permettent de s'exprimer régulièrement par de petits billets d'actualité, d'humeur ou de réflexion. Et d'être lu tout de suite, en temps réel, et de susciter parfois des réactions ou des commentaires. Mais c'est une accoutumance qui prend du temps... au détriment du bouquin que je suis en train d'écrire.)

25/03/2008

Du Tibet à la corrida

25 mars 2008

 

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En ce week-end pascal, la presse se fait l’écho de nouvelles qui nous parviennent du Tibet, de la Chine et de la Feria d’Arles où l’on achève bien les toros de corrida. Futile cet amalgame, me direz-vous. D’un côté les droits de l’homme sont mis en cause et de l’autre ceux des animaux.

 

Chaque année, à pareille époque, la polémique ressurgit entre les adversaires de ces joutes violentes et sanguinaires et les « aficionados ». Le journal La Provencepublie une interview croisée entre le chanteur Renaud, adversaire de la tauromachie, et le pédopsychiatre Marcel Rufo, son adepte inconditionnel. Tous deux ne sont d’ailleurs pas présents dans les arènes romaines qui nous rappellent les jeux du cirque de sinistre mémoire.

 

Je ne citerai que l’ultime question-réponse posée par les journalistes S. Ariès et J-M. Marcoul : « La tauromachie a-t-elle, selon vous, un avenir dans nos sociétés d’aujourd’hui ? »

 

Renaud :« Inéluctablement, la tauromachie sera appelée à disparaître. Les aficionados le savent et cela les rend fous de colère et parfois même de haine contre nous. »

Rufo :« J’espère que la tauromachie continuera comme le sport, comme l’inutile courage, archaïque, ancestral et à la fois moderne. »

 

Sport… droits de l’homme… droits des animaux… Voilà bien des similitudes avec le spectacle des arènes et celui des Olympiades que la Chine organisera cet été en achevant au préalable les contestataires tibétains.

 

Faut-il donc boycotter ces jeux et la Chine ? La controverse perdurera dans les mois à venir et, à mon humble avis, seuls les athlètes doivent décider en leur âme et conscience d’y participer ou pas. Car, dans les jeux précédents, on n’a jamais refusé la participation de sportifs en provenance de pays indignes.

 

Je reste convaincu que cette controverse médiatique, grâce ou à cause des jeux, contribue à faire connaître la situation en Chine et, souhaitons-le, à infléchir le PC chinois et leurs dirigeants dans la voie de la démocratie.

 

Pour infos : www.anticorrida.com

 

 

 

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21/03/2008

Le Crieur des Alpilles...

Il se passe toujours un événement dans les Alpilles. Découvrez le site: www.lecrieur.info

 

PROJET "TAMBOUR BATTANT A SAINT-REMY ET DANS LES ALPILLES"

Dans le coeur de la ville de St Rémy et des Alpilles circule, animé par le crieur public, un réseau d'informations. Celui-ci s'articule autour de la colonne vertébrale d'un site internet, avec son agenda et son magazine. Le public piéton et les acteurs internautes participent à la mise en commmun et à l'échange d'informations, au processus de communication. L'objectif est d'offrir avec le concours du réseau de relations de l'association EuroSèves, et grâce à des partenariats, un organe authentique, nouveau et humain de médiation et de promotion de la vie créative, culturelle, touristique et économique dans les Alpilles.

Grâce à l'association EuroSèves, le site vise à établir la confiance et l'équilibre dans nos relations, dans l'acte et la manière d'apprendre les nouvelles et de faire connaissance.

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La calligraphie
de l'humain
s'écrit
au quotidien

Association EuroSèves
4 rue Hoche
13210 Saint-Rémy de Provence:
Tél. : 06 28 04 42 62

20/03/2008

Fou d'écrire...

Les centaines de publications exposées à la devanture des kiosques ne vous donnent-elles pas le vertige ? Alors que les tirages de la presse quotidienne régressent, les nouveaux magazines foisonnent. C’est l’orgie des couvertures aguichantes. Tout est bon pour racoler le pigeon. Ca marche le temps d’une saison, puis ça disparaît et ça renaît comme l’acné juvénile. Sommes-nous devenus une nouvelle race de papivores ou d’accrocs à la presse « people » ?

 

Passe encore que le journal du matin s’attarde avec délectation sur la catastrophe de la veille vue et revue sur  toutes les chaînes, filmée sous tous les angles par une caméra morbide. Il a l’excuse du petit-crème. Mais à quoi peuvent bien servir les millions de télé-choses, de télé-machins qui nous présentent sous toutes les coutures les vedettes du petit et du grand écran. Les séries où tout le monde il est fort, tout le monde il est riche, tout le monde il est malade, tout le monde il est con.

 

Il en faut pour tous les goûts, me direz-vous, bien qu’ils se ressassent les mêmes fadaises. Pour le complexé boutonneux ou bedonnant qui fornique à la vue des culs glacés. Pour la midinette qui rêve chaque semaine du beau ténébreux qu’elle n’aura jamais dans lit. Pour la mère-mère du rez-de-chaussée qui tient la gazette des ragots, entre deux mille-feuilles jaunasses. Pour le sportif de salon qui bande comme un arc à chaque but de l’OM. Pour le shooté de la BD ou les sniffeurs de crados.

 

Quel papelard gaspillé, des forêts entières chaque semaine, pour montrer les mêmes conneries mises sous notre pif par les carnassiers de la presse-purée. Une race  de voyeurs, voilà ce que nous sommes devenus. Les sociolos expliqueront que nous sommes dans l’ère de la communication. Je dis non, c’est faux. Nous sommes en pleine crise d’incommunicabilité. On ne se connaît plus, on ne se salue plus, on ne se parle plus. On vit le nez dans son journal, les yeux braqués sur l’internet, la télé ou le Nintendo. Je suis complètement bébête  d’écrire ce papier, seul. Je ferais mieux d’aller au bistrot de quartier boire un canon avec les copains et jacter avec des inconnus.

18/03/2008

Les "Belles" de Genève...

Mardi, 18 mars 2007

 

Chaque année, avec mon ami Pierre, le même rituel se répète lors de notre visite au Salon de l’auto de Genève. Que se soit par temps de bise ou de pluie, nous sortons notre gros cube de l’hivernage pour nous rendre à moto voir les autos… Un peu par dérision envers ces quatre roues qui engorgent les parkings et obligent les quidams à se taper trois à quatre bornes à pieds pour rejoindre le temple de la démesure mécanique. Mais surtout parce que, comme des VIP, on débarque face à l’entrée principale pour aller admirer les « Belles » carrosseries…

 

Chaque année, nous traversons à grandes enjambées les stands populaires pour rejoindre celui d’Alfa Roméo. Enfin, les belles se dévoilent sous nos yeux, étalant leurs robes de tulle noir sur les formes arrondies des « 159 », des « 147 », des « Brera » parées d’un pétant rouge métallisé. L’une d’elle, la plus belle des belles se confond avec le noir d’ébène du dernier spider comme si elle se languissait de son Romeo. Leurs regards de cire nous fixent comme celui de la Joconde. On se dirait à Cinecittà, à l’époque d’Antonioni, lors d’une séance de casting. A ce moment, j’aimerais être un mécène, sortir mon carnet de chèque et offrir à chacune de ces belles étudiantes le modèle sur lequel elles prennent des poses de starlettes. Ainsi, mon carnet d’adresses serait plein jusqu’à l’année suivante…

 

Chaque année, notre salon à nous, c’est la rencontre des belles hôtesses car l’on ne saurait perdre notre temps à se chauffer les mocassins sur la moquette pour voir des bagnoles qui manquent nous écraser dans la rue. C’est notre tour du monde où en une heure on découvre ce qui se fait de mieux sur la planète en matière de beautés féminines. Notre tour de piste passe par les belles Parisiennes de Citroën et de Renault qui s’évertuent à nous décrire la dernière Picasso ou la Laguna dont on a que faire. On ne saurait manquer les blondes suédoises de chez Volvo et encore moins les étoiles pulpeuses de Mercedes. Une rouquine de British Motors nous fait un appel du pied pour faire bonne mesure. On ne résiste pas à l’exotisme de la « Nano » de chez Tata dont les nanas nous accueillent en sari multicolore. Brillantes de malice, les petites chinoises de « Brilliance » qui n’ont pas réussi le crash-test des ingénieurs européens. Dans notre périple, on reste à distance des chiennes de garde des protos, des Ferrari et autres Maserati dont il est impossible de franchir le sein des seins…

 

En guise de dessert, on ne saurait manquer une coupe de champ chez Jaguar car là, nous sommes vraiment reçus comme des VIP ! Depuis que je lui ai légué le virus, mon ami Pierre se coltine un coupé XK… noir !

 

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