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09/03/2008

L'Eglise... suite et fin

Voici quelques suggestions de slogans

publicitaires destinés à

l’Eglise catholique romaine de Genève qui se

veut provocatrice

pour inciter ses fidèles à verser leur obole

au CCP 12-2782-6

 

 

 

Faites l’Amour et la

 

Guerre au Sida en utilisant

 

le Préservatif Papal :

 

 

CEYLORDELEGLISE

(testé et approuvé par les services du Vatican)

 

 

 

 

 

 

LA PEINE DE

 

MORT

 

RETABLIE EN

 

SUISSE !

 

Mourir sans peine grâce à l’Eglise catholique

romaine de Genève

 

 

 

 

 

SARKOZY…

 

 

LE PROCHAIN

 

PAPE ?

 

 

Le Vatican souhaiterait élire le chanoine de Latran pour succéder à Benoit XVI

02/03/2008

Mon journal des Alpilles

Dimanche, 2 mars 2008

 

En Provence comme en France, nous sommes en pleine campagne pour les élections municipales de dimanche prochain. Et c’est grâce ou à cause… des municipales de 1989, l’année du bicentenaire de la Révolution, que me voici définitivement à Maussane, dix-neuf ans après ! Voici ce que j’écrivais à l’époque :

 

« Dimanche 18 heures. Les jeux sont faits. Rien ne va plus. Ou plutôt, tout ira beaucoup mieux. C’est en tout cas l’espoir de millions de Français qui ont élu leurs maires pour six ans. Six années… disons douze, vingt-quatre parfois d’un pouvoir considérable entre les mains d’un seul homme et de son équipe, tant il est difficile de déboulonner un maire en place. Et pour cause ! Au fil du temps, toutes sortes de relations se tissent entre un maire et ses administrés, des bonnes et des moins avouables. Ces complicités multiples qui vont d’un coup de pouce à un poste de travail, d’une vague promesse à l’obtention d’une HLM, d’une poignée de main à un dessous de table, de l’adjudication de travaux aux affaires immobilières, pèsent de tout leur poids dans la balance électorale. Quel citoyen n’a-t-il pas bénéficié, un jour ou l’autre, de cette amitié particulière avec le pouvoir municipal ? Une fois, tous les six ans, c’est l’occasion de renvoyer l’ascenseur !

 

Pour un observateur suisse, habitué à la démocratie directe, le système électoral qui préside aux Municipales françaises n’est pas satisfaisant. On attribue à la liste gagnante plus des trois-quarts des sièges. Les perdants, même avec 49,99% ont droit aux miettes. Ils représentent pourtant l’autre moitié de la cité. Durant six ans, ils auront peu à dire, peu à faire, si ce n’est crier dans le désert. Durant six ans, l’équipe en place fera ce qu’elle veut sans risque d’être sanctionnée par le référendum ou l’initiative populaire. Les électeurs ont donné un chèque en blanc aux maires élus. Bon nombre d’entre eux ne sont pas dignes de cette confiance.

 

Je viens d’assister sur le terrain, en Provence, dans une ville de six mille habitants, au dépouillement du scrutin. Les enjeux sont serrés. Des centaines de citoyens attendent les résultats sur la place du Champ-de-Mars. Le maire sortant cumule vingt-quatre de mairie. Ce vieux facho est en bout de course, sur le déclin. Mais depuis le temps, il connait tout le registre des combines et des magouilles et une bonne partie de son électorat est « mouillé » avec lui. Il les tient et il tiendra jusqu’au bout. A 20h30, il annonce son élection avec 125 voix d’avance sur son adversaire de gauche, 125 voix dont une bonne partie ont été glanées par procuration jusque dans les asiles de fous ! Son adversaire veut prendre la parole. D’un geste autoritaire, il le lui interdit et entonne une « Marseillaise » hystérique avec sa bande fiers-à-bras. Il a bassement gagné une bataille, mais perdra la guerre, six ans plus tard.

 

Près de vingt ans plus tard, ce texte est toujours d’actualité dans la plupart des communes de la Région Paca. Par exemple à Aix-en-Provence, la campagne est illustrée par le site remarquable d’un citoyen anonyme qui a eu les honneurs du Nouvel Obs de cette semaine. Jugez plutôt sur :

 

www.aixmunicipales2008.com

 

 

 

Munic

 

 

 

 

27/02/2008

Mon journal des Alpilles

27 février 2008

J’ai assisté ce soir, à Lançon de

Provence, à la conférence de mon ami Raymond

Mallerin sur la vie et le destin de

Olympe de Gouges, pionnière du féminisme.

Je vous transmets un article de Wikipédia au sujet de cette femme extraordinaire:

Portrait d’Olympe de Gouges
Portrait d’Olympe de Gouges
Nom : Marie Gouze
Surnom : Marie-Olympe de Gouges
Naissance : 7 mai 1748
Montauban, France
Décès : 3 novembre 1793 (à 45 ans)
Paris, France
Nationalité : France France
Profession : femme de lettres et femme politique
Famille : Père biologique : Jean-Jacques Lefranc de Pompignan
Mère : Anne-Olympe Mouisset
Père officiel : Pierre Gouze

Marie Gouze, dite Marie-Olympe de Gouges, née à Montauban le 7 mai 1748 et morte guillotinée à Paris le 3 novembre 1793, est une femme de lettres française, devenue femme politique et polémiste.

Auteure de la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne, elle a laissé de nombreux écrits en faveur des droits civils et politiques des femmes et de l’abolition de l’esclavage des Noirs.

Elle est devenue emblématique des mouvements pour la libération des femmes, pour l’humanisme en général, et l’importance du rôle qu’elle a joué dans l’histoire des idées a été considérablement réévaluée à la hausse dans les milieux universitaires du monde entier.

 

Biographie

Montauban

Née le 7 mai 1748 à Montauban, Marie Gouze est déclarée fille de Pierre Gouze, qui ne signe pas au baptême, et d’Anne-Olympe Mouisset, mariés en 1737, mais elle apprend bien vite, par sa mère, qu’elle est la fille naturelle du poète Jean-Jacques Lefranc de Pompignan, le célèbre antagoniste de Voltaire. Sa mère elle même était la filleule de Jean-Jacques Le Franc, marquis de Pompignan et d’Olympe Colomb de La Pomarède et tout Montauban, écrit le député Poncet-Delpech et d’autres, savait que cette jolie femme avait été aimée par le marquis son parrain de cinq ans plus âgé qu’elle.

En 1765, la jeune Marie Gouze, âgée de dix-sept ans, épouse un traiteur parisien, Louis-Yves Aubry, et devient mère d’un petit garçon, Pierre, et presque aussitôt veuve. Déçue par son expérience conjugale, elle refusa de se remarier par la suite, disant du mariage qu’il était le tombeau de la confiance et de l’amour. Elle porta couramment les prénoms de « Marie-Olympe » (signant plusieurs textes ainsi) ou, plus couramment, d’« Olympe », et elle ajoute une particule à son patronyme officiel « Gouze » ou parfois écrit « Gouges », une graphie adoptée par certains membres de sa famille dont sa sœur aînée Mme Reynard, née Jeanne Gouges. Désirant rejoindre cette sœur épouse de médecin à Paris, Olympe de Gouges quitta Montauban au début des années 1770, emmenant avec elle son fils Pierre, futur général des armées de la République à qui elle fit donner une éducation soignée.

Paris et le théâtre

 

Portrait d’Olympe de Gouges

 


Portrait d’Olympe de Gouges

À Paris, elle s’éprit d’un haut fonctionnaire de la marine, Jacques Biétrix de Rozières qui était aussi directeur d’une puissante compagnie de transports militaires en contrat avec l’État. Il la demanda en mariage, qu’elle refusa, mais leur liaison a duré jusqu’à la Révolution. Il est donc faux d’affirmer avec ceux qui méconnaissent le contexte que Marie-Olympe de Gouges était une « courtisane ». Elle eut quelques passades, des coups de cœur, ainsi qu’elle le dit elle-même, mais sans commune mesure avec le libertinage pratiqué à Versailles et dans les milieux de la haute bourgeoisie parisienne. Grâce à Jacques Biétrix de Rozières, qui la considérait un peu comme sa femme, elle eut une certaine aisance financière, ce qui lui a permis de mener un train de vie bourgeois (elle figure dès 1774 dans l’Almanach de Paris ou annuaire des personnes de condition) et lui offrit dès 1778 de pouvoir s’essayer à écrire des pièces de théâtre, la passion de toute sa vie. Indépendamment de son théâtre politique qui a été joué à Paris et en province sous la Révolution, la pièce qui la rendit célèbre en son temps est l’Esclavage des Noirs publié sous ce titre en 1792, inscrite au répertoire de la Comédie-Française le 30 juin 1785 sous le titre de Zamore et Mirza, ou l’heureux naufrage. Cette pièce et une autre intitulée le Marché des Noirs (1790), ainsi que ses Réflexions sur les hommes nègres (1788) lui ont permis de rejoindre la Société des amis des Noirs - le lobby ou groupe de pression des abolitionnistes - créé en 1788 par Brissot, le député girondin, qui parle d’ailleurs d’elle dans ses lettres inédites. Au titre d’abolitionniste, elle est également citée par l’abbé Grégoire, dans la « Liste des Hommes courageux qui ont plaidé la cause des malheureux Noirs » (1808).

De Gouges et la Révolution française

En 1788, elle se fait remarquer en publiant deux brochures politiques qui ont été très remarquées et discutées en leur temps, notamment dans le « Journal général de France » ainsi que dans d’autres journaux. Elle développe alors un projet d’impôt patriotique dans sa célèbre Lettre au Peuple et a proposé un vaste programme de réformes sociales et sociétales dans ses Remarques patriotiques. Ces écrits sont suivis de nouvelles brochures qu’elle adresse sans discontinuer aux représentants des trois premières législatures de la Révolution, aux Clubs patriotiques et à diverses personnalités dont Mirabeau, La Fayette et Necker qu’elle admirait particulièrement. Ses positions sont toujours très proches de celles des hôtes de Mme Helvétius, qui tenait salon à Auteuil, et où l’on défendait le principe d’une monarchie constitutionnelle. En relation avec le marquis de Condorcet et son épouse née Sophie de Grouchy, elle rejoint les Girondins en 1792. Elle fréquente les Talma, le marquis de Villette et son épouse, également Louis-Sébastien Mercier et Michel de Cubières, secrétaire général de la Commune après le 10 août, qui vivait maritalement avec la comtesse de Beauharnais, auteur dramatique et femme d’esprit. Avec eux, elle devient républicaine comme d’ailleurs beaucoup de membres de la société d’Auteuil qui pratiquement tous s’opposèrent à la mort de Louis XVI. Le 16 décembre 1792, Mme de Gouges s’offre pour assister Malesherbes dans la défense du roi devant la Convention, mais sa demande est rejetée avec mépris. Elle considérait que les femmes étaient capables d’assumer des tâches traditionnellement confiées aux hommes et régulièrement, pratiquement dans tous ses écrits, elle demandait que les femmes soient associées aux débats politiques et aux débats de société. Ainsi, elle écrit : « La femme a le droit de monter à l’échafaud ; elle devrait aussi avoir le droit de monter à la tribune. » La première, elle obtient que les femmes soient admises dans une cérémonie à caractère national, « la fête de la loi » du 3 juin 1792 puis à la commémoration de la prise de la Bastille le 14 juillet 1792.

Olympe de Gouges défend avec ardeur les droits des femmes. S’étant adressée à Marie-Antoinette pour protéger « son sexe » qu’elle disait malheureux, elle rédige la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne, calquée sur la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, dans laquelle elle affirme l’égalité des droits civils et politiques des deux sexes, insistant pour qu’on rende à la femme des droits naturels que la force du préjugé lui avait retiré. À cette époque, le suffrage est censitaire car il faut payer trois journées de travail pour voter. Seuls les privilégiés peuvent voter : la majorité du peuple français, dont les hommes, ne vote donc pas. Elle demande la suppression du mariage et l’instauration du divorce qui est adopté quelques mois plus tard. Elle émet à la place l’idée d’un contrat signé entre concubins et milite pour la libre recherche de la paternité et la reconnaissance des enfants nés hors mariage.

Elle est aussi une des premières à théoriser, dans ses grandes lignes, le système de protection maternelle et infantile que nous connaissons aujourd’hui par la création de maternités. De plus, elle recommande la création d’ateliers nationaux pour les chômeurs et de foyers pour mendiants qui se rapprochent des foyers d’hébergements actuel.

 

Olympe de Gouges à l’échafaud

 

Olympe de Gouges à l’échafaud

La fin

En 1793, elle s’en prend vivement à ceux qu’elle tenait pour responsables des atrocités des 2 et 3 septembre 1792 (« le sang, même des coupables, souille éternellement les Révolutions », disait-elle), désignant particulièrement Marat. Soupçonnant Robespierre d’aspirer à la dictature, elle l’interpelle dans plusieurs écrits ce qui lui vaut une dénonciation de Bourdon de l’Oise au club des Jacobins. Après la mise en accusation du parti girondin tout entier à la convention, le 2 juin 1793, elle adresse une lettre pleine d’énergie et de courage, s’indignant de cette mesure attentatoire aux principes démocratiques (9 juin 1793). Ce courrier est censuré en cours de lecture. S’étant mise en contravention avec la loi de mars 1793 sur la répression des écrits remettant en cause le principe républicain (elle avait rédigé une affiche à caractère fédéraliste ou girondin sous le titre « Les Trois urnes ou le Salut de la patrie, par un voyageur aérien »), elle est arrêtée et déférée au tribunal révolutionnaire le 6 août 1793 qui l’inculpe.

Malade à la prison de l’abbaye de Saint-Germain-des-Près, réclamant des soins, elle est envoyée à l’infirmerie de la petite Force, rue Pavée dans le Marais, partageant la cellule d’une condamnée à mort, Madame de Kolly, qui se prétendait enceinte. En octobre suivant, elle obtient son transfert dans la pension de Marie-Catherine Mahay‎, sorte de prison pour riches où le régime était plus libéral et où elle eut semble-t-il une liaison avec un des prisonniers. Il lui aurait alors été facile de s’évader mais, désirant se justifier des accusations pesant contre elle, elle réclame publiquement son jugement dans deux affiches très courageuses qu’elle réussit à faire sortir clandestinement de prison et imprimer pour qu’elles soient largement diffusées (« Olympe de Gouges au Tribunal révolutionnaire » et « Une patriote persécutée », son dernier texte, très émouvant). Traduite au Tribunal au matin du 2 novembre, soit quarante-huit heures après l’exécution de ses amis Girondins, elle est condamnée à la peine de mort pour avoir tenté de rétablir un gouvernement autre que un et indivisible. D’après un inspecteur de police en civil, le citoyen Prévost présent à l’exécution, et d’après le Journal de Perlet ainsi que d’autres témoignages, elle est montée sur l’échafaud avec infiniment de courage et de dignité contrairement à ce que raconte au XIXe siècle l’auteur des mémoires apocryphes de Sanson et quelques historiens dont Jules Michelet.

Sa dernière lettre est pour son fils, l’adjudant général Aubry de Gouges, qui, par crainte d’être inquiété, la renia dans une « profession de foi civique »[1]. Dans sa Déclaration des Droits de la Femme, elle avait écrit de façon prémonitoire « la femme a le droit de monter sur l’échafaud ; elle doit avoir également celui de monter à la Tribune ». Le procureur de la Commune de Paris, l’homosexuel misogyne Pierre-Gaspard Chaumette, s’est ouvertement réjoui de ce meurtre légal, fustigeant, dans un discours aux républicaines, la mémoire et applaudissant à l’exécution de « l’impudente Olympe de Gouges qui abandonna les soins de son ménage pour se mêler de la République, et dont la tête est tombée sous les fers vengeurs des lois. Est-ce aux femmes à faire des motions? Est-ce aux femmes de se mettre à la tête de nos armées ? ».

24/02/2008

Mon journal des Alpilles

Dimanche, 24 février 2008

 

Souvenez-vous des dimanches d’antan où l’on quittait la ville à bicyclette, en tram ou en voiture pour ceux qui en avaient une ? Toute la famille se rendait dans une auberge de campagne pour le traditionnel repas du dimanche. Pour quelques francs, le cuistot se mettait en quatre avec son épouse pour vous servir une entrée, un plat principal, un fromage et le dessert, le tout arrosé d’un vin de pays et d’un coup de gnole avec le café filtre. Il y avait toujours une balançoire, un toboggan ou un foot de table pour faire patienter durant deux heures pleines les gamins.

 

Ce matin, l’idée m’est venue de renouer avec cette tradition passée. Depuis Maussane-les-Alpilles, une route vicinale serpente dans les champs, les vergers, les bergeries, contourne des mas ancestraux, aborde un aqueduc romain et rejoint la Ferme Auberge de Barbegal. En peu de temps, vous vous retrouvez face à une grande bâtisse hors d’âge mais restaurée avec soin. A l’intérieur, une pièce immense, une charpente séculaire, une cheminée monumentale vous accueillent comme au temps jadis.

Il ne vous reste plus qu’à vous mettre à table, en enfilade, et d’attendre d’être servi comme des seigneurs. Un muscat de Beaume de Venise vous met en appétit. Une salade croquante du jardin à l’huile d’olive, une terrine de sanglier maison, un civet de marcassin et une purée de pomme de terre sublime, importée des Amériques au 16ème siècle. Quant à la cuvée Sainte Berthe, aux fromages de la ferme et au clafoutis de poire, je vous laisse saliver de désir ! Tout cela pour un prix tellement modique, qu’il est indécent de vous le communiquer ! Pour me mettre vraiment dans l’ambiance de ces repas des dimanches d’antan, la prochaine fois, je vais ressortir ma vieille bécane du grenier !

 

Repas à la ferme : Cuisine provençale traditionnelle de type méditerranéenne. Menus différents selon la saison et variant avec la production du jardin.

Elaboration des plats dans le respect de l’authenticité et de la tradition : Soupe au pistou, ratatouille, riste d’aubergine, petits farcis, tians de légumes, côtes d’agneau grillées, gigot, daube d’agneau à l’ancienne, fricassé de poulet et les desserts maison avec les œufs frais du poulailler (génoise aux fruits, baba au rhum, flan).

Tous les plats étant préparés avec les produits issus de la ferme, merci de réserver votre table 48 heures à l’avance par téléphone : 04 90 54 63 69 afin de nous permettre de cueillir et préparer tous ces produits.

 

La cheminée
L'accueil
Détails lustre

Cheminée

 


Lors de votre visite à Barbegal, il vous sera possible de repartir avec un panier de produits de la ferme; et bien sûr commandés lors de votre réservation.

 

Nous vous proposons des légumes de saison. L’hiver vous pouvez retrouver le goût des poireaux, des blettes, des épinards, des choux…
Et l’été ce sera les tomates diverses et variées telles que les tomates à l’ancienne (Cœurs de Bœuf, Russes) les courgettes, les aubergines, la salade…

 

 

A cela se rajoute la volaille (poulets et pintades), les œufs de la ferme, l’agneau découpés en caissette, et la viande bovine de race Gasconne (conditionnée sous-vide).
Il est important de signaler que chaque animal est élevé dans des conditions d’hygiène respectée.
Les volailles fermières élevées en parcours, nourries au blé et au maïs. Elles sont abattues après 90 jours d’élevage.
En ce qui concerne les agneaux, tous sont élevés sous la mère et se nourrissent d’herbe, de foin provenant de l’exploitation, et de maïs en complément.

 

 

Les tarifs de ces produits sont les suivant :

  • Les volailles 7 euros par kg et prête à cuire
  • L’agneau 9.50 euros par kg, découpés en caissette (entier, par demi)
  • Les œufs 3 euros la douzaine
  • Pour les légumes, les tarifs varient en fonction de la Mercuriale

Découvrez le site: www.barbegal.fr

22/02/2008

Mon journal de Cuba...


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Vendredi, 22 février 2008

 

Un demi-siècle pour rien ! Voilà le bilan, la triste réalité de la révolution cubaine au moment où Fidel Castro, le leader maximo, se retire de la tragédie qu’il a orchestrée. Il va mourir tranquillement dans son lit, sans même souffrir physiquement grâce aux drogues qu’on lui administre depuis plus d’un an. Pour sûr que ce despote est convaincu d’avoir été le meilleur. Pour sûr qu’il croit que son peuple de miséreux et de crève la faim l’aime et le vénère. Pour sûr que ce dictateur sanguinaire ne se fait aucun reproche de ses crimes.

Depuis près de cinquante ans, le régime cubain respecte les droits d’un seul homme et de ses sbires à terroriser le peuple et à le priver de toute liberté. Castro a été un manipulateur et un illusionniste hors pair qui a réussi à tromper son monde et une certaine intelligentsia occidentale. On objectera que son régime a éradiqué l’analphabétisme, mais à quoi cela peut-il bien servir d’être instruit s’il n’y a pas un quelconque avenir professionnel, hormis la culture de la canne à sucre ! A quoi cela sert-il d’avoir formé des milliers de médecins sans le moindre médicament disponible, à part l’aspirine ?

 

Lors du renversement du colonel-dictateur Batista et de la prise du pouvoir à Cuba par les barbudos, le 1er janvier 1959, la révolution avait suscité un immense espoir d’une vie meilleure parmi la population. Castro et Che Guevara pouvaient être les hommes de la situation. Au début, ils mirent en place une politique humaniste et socialisante et cherchèrent à négocier avec les Etats-Unis. Devant une fin de non-recevoir, ils se jetèrent dans les bras des Russes avec les suites que l’on connaît. L’embargo total sur le commerce avec Cuba, décrété par Washington en 1960, est certainement une des raisons majeures de la dérive castriste. Même Kennedy est tombé dans le piège ! Qui sait si Fidel Castro, le leader « minimo »,  aurait pu être un autre homme ?

 

20/02/2008

Mon journal des Alpilles







photo poivrons rouges jaunes et verts

photo olives photo pastèque
photo myrtilles, mures et framboises Photo de fraises Marché en Provence Photo marché
Photo de melons fleurs de salade Navettes
Melons et fraises biscuits provence olives de Provence Tournesols au marché
Tournesols Fraises et biscuits café

Mercredi, 20 février 2008

 

Vous serez des milliers à défiler sur les routes des prochaines vacances de Pâques avec comme destination : le sud ! Après les frimas de l’hiver, le désir de réchauffer ses membres engourdis au soleil de Provence s’empare des gens du nord. A fin mars, l’eau de la grande bleue sera encore froide mais, qu’à cela ne tienne vous découvrirez l’arrière pays. De vieux villages agrippés aux coteaux ou surplombant les collines vous accueilleront à bras ouverts. Vous visiterez la citadelle des Baux, Saint-Rémy, Arles, sans oublier la Camargue et les Saintes-Maries. Vous dégusterez la soupe au pistou, l’aïoli, l’anchoïade ou la célèbre bouillabaisse. Mais il n’y a pas de Provence sans ses marchés dont la simple évocation nous fait fredonner la chanson de Gilbert Bécaud.

 

Les marchés de Provence

 


Paroles: Louis Amade. Musique: Gilbert Bécaud 1957
© EMA/BMG

 


Il y a tout au long des marchés de Provence
Qui sentent, le matin, la mer et le Midi
Des parfums de fenouil, melons et céleris
Avec dans leur milieu, quelques gosses qui dansent
Voyageur de la nuit, moi qui en ribambelle
Ai franchi des pays que je ne voyais pas
J’ai hâte au point du jour de trouver sur mes pas
Ce monde émerveillé qui rit et qui s’interpelle
Le matin au marché
Voici pour cent francs du thym de la garrigue
Un peu de safran et un kilo de figues
Voulez-vous, pas vrai, un beau plateau de pêches
Ou bien d’abricots ?
Voici l’estragon et la belle échalote
Le joli poisson de la Marie-Charlotte
Voulez-vous, pas vrai, un bouquet de lavande
Ou bien quelques œillets ?
Et par dessus tout ça on vous donne en étrenne
L’accent qui se promène et qui n’en finit pas

Mais il y a, tout au long des marchés de Provence
Tant de filles jolies, tant de filles jolies
Qu’au milieu des fenouils, melons et céleris
J’ai bien de temps en temps quelques idées qui dansent
Voyageur de la nuit, moi qui en ribambelle
Ai croisé des regards que je ne voyais pas
J’ai hâte au point du jour de trouver sur mes pas
Ces filles du soleil qui rient et qui m’appellent
Le matin au marché

Voici pour cent francs du thym de la garrigue
Un peu de safran et un kilo de figues
Voulez-vous, pas vrai, un beau plateau de pêches
Ou bien d’abricots ?
Voici l’estragon et la belle échalote
Le joli poisson de la Marie-Charlotte
Voulez-vous, pas vrai, un bouquet de lavande
Ou bien quelques œillets ?
Et par dessus tout ça on vous donne en étrenne
L’accent qui se promène et qui n’en finit pas

19/02/2008

Mon journal des Alpilles

 

 

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La danse macabre du collège des Jésuites à Lucerne

Mardi, 19 février 2008

 

Depuis des années, il ne se passe pas un jour sans que je songe à la mort. Cela m’arrive à n’importe quel moment de la journée, à l’improviste. Penser à la mort me permet d’apprécier la vie, de profiter de tous les instants de la journée, de m’occuper l’esprit, de lire, d’observer les gens, la nature, le temps qu’il fait. Pourtant j’ai fait parfois des choses futiles, des travaux sans grand intérêt, si ce n’est celui de gagner ma vie. Je cumule aussi des pertes de temps, surtout lors des déplacements en voiture d’un point à un autre, ce que je déteste. La mort, elle nous attend tous au tournant de la vie, souvent plus vite que prévu… Je suis attristé par le décès des autres, même des inconnus, des anonymes. Surtout quand ils sont relativement jeunes, par exemple avant 80 ans. Quant à la mienne de mort, je la souhaite le plus tard possible. Non seulement parce que j’aime la vie mais parce que je songe à ceux qui restent. Je n’aimerais pas leur faire de la peine, pas trop vite.

 

Je visite chaque semaine un ami, jeune sexagénaire. Il m’a dit souffrir d’un mal qu’il estime incurable… Mis à part un léger tremblement des mains, il m’apparaît en pleine forme, lucide, vif, brillant dans nos échanges, nos dialogues au coin du feu. L’autre jour il me dit envisager l’euthanasie, me prie de me renseigner en Suisse car cela est légalement possible. Sur le moment, je reste sans voix, incapable de lui dire qu’il se fait du mauvais sang. Hier, je lui ai apporté les informations recueillies sur le Net. Bêtement, je lui dis : je ne te rends pas service, mon vieux. Il ne m’a pas répondu, a enfoui les documents sous son bureau. Nous avons parlé de tout, des femmes, de l’amour, de nos lectures, de nos aventures passées, sauf de la mort programmée.

 

L’autre jour, sans doute avait-il eu un moment de blues. J’ai enregistré ces propos comme un automate, sans chercher à le réconforter, comme un complice de la grande faucheuse que je côtoie depuis toujours.

18/02/2008

Mon journal des Alpilles

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Le baiser de l’Amour - Sculpture italienne
Psyché ranimée par le baiser de l’Amour.- Sculpture italienne d’ Antonio Canova au Musée du Louvre dans la Galerie Michel-Ange.

 

 

 

 

 

Lundi, 18 février 2008

 

Ce matin, une amie débarque avec son môme de 10 ans, les yeux rougis d’avoir pleuré toute la nuit. Jetée comme un torchon par un vieux con avec lequel elle pensait continuer sa vie. Lui aussi, d’ailleurs. C’est une histoire courte. On se connaît en décembre, on s’aime, on décide vite de vivre ensemble en janvier avec déménagement à la clef, tout le tralala, le gamin, le chien et le chat. On part au ski en février. Et c’est le drame sur le chemin du retour : tu te casses !

A quarante ans, mère célibataire, c’était une opportunité à saisir. Avec l’amour et la tendresse en prime. Lorsqu’elle nous a présenté ce monsieur, bien sous tous rapports, je me suis dit : pourvu que ça tienne, qu’il soit enfin l’homme avec lequel tout serait plus facile. Voilà dix ans, qu’elle élève son gosse toute seule, qu’elle fait des petits boulots pour survivre. Elle raconte brièvement son histoire. Le con, genre cyclothymique, a ses humeurs qui varient avec l’ambiance ou la situation. Il l’a sous son emprise, il la manipule comme bon lui semble. A elle de suivre et de s’adapter à ce quinquagénaire qui, paraît-il, est en traitement chez un psy… Demain, lui réclamera-t-il sans doute les bijoux de pacotille qu’il lui a offerts à la Saint Valentin !

13/02/2008

Mon journal des Alpilles

Mercredi, 13 février 2008

 

« Le Monde » est sauvé, vive le monde ! Il y a deux mondes, celui que je parcours chaque jour sur Internet et qui accueille mes balivernes sur mon blog. A priori, il semble être sauvé pour le moment, le temps qu’il trouve de gentils actionnaires prêts à ouvrir leur gousset sans espérer un retour sur investissement ! Quant à l’autre, il ne finit pas de faire sa crise dont le premier s’en fait l’écho de manière objective. Il est donc indispensable que « Le Monde » perdure au delà de ses querelles intestines, ne serait-ce que pour nous tenir informé des spasmes de l’autre. Même ici, en Provence, loin d’un certain monde, on ne souhaite pas vivre et encore moins mourir idiot…

 

Le bon docteur Schweitzer, Louis de son prénom, a pris les reines du pouvoir. Son passé d’homme de gauche à la tête de sociétés capitalistes a démontré son habileté à se mouvoir en terrain miné. Car la recapitalisation du groupe « Le Monde » me semble un casse-tête, tant les divergences sont grandes entre l’actionnaire de référence la SRM (Société des Rédacteurs du Monde) et les actionnaires financiers. Et l’on ne cite comme seuls investisseurs potentiels, Lagardère et Prisa, certes présents dans la presse et l’édition, mais avec des appétits de glouton. Schweitzer peut être le sauveur du Monde, non pas seulement grâce à son impartialité morale, mais en en raison de ses relations et de ses mandats dans le monde de la finance et des multinationales. Cent millions pour « Le Monde », c’est une broutille pour un actionnariat capitaliste diversifié qui garantirait la prédominance éditoriale et décisionnelle à ceux qui, jour après jour, font le Monde : ses rédacteurs. On ne va pas tout de même pas revivre l’épisode catastrophique des Minc et Colombani.

Je ne saurais mettre un point d’interrogation à cet article sans vous donner à lire ce que j’écrivais, le 6 août 1989, lors du décès de Sirius… dans ma chronique du bicentenaire intitulée : « Huitante-neuf » parue à Télédition.

 

6 août 1989. Une étoile s’est éteinte

Des milliers d’étoiles meurent chaque jour dans l’univers. D’autres naissent et créent, sans cesse, de nouvelles galaxies. Dimanche, 6 août 1989, une étoile terrestre s’est éteinte au firmament de la pensée universelle. Tel un astre lointain, un phare luminescent de connaissances, cette étoile-la brillera encore longtemps sur notre monde. Elle a engendré de multiples talents, titillé les intelligences. Toute une génération d’hommes s’est inspirée de son rayonnement, de son savoir, de sa clairvoyance. Cette étoile que l’on pourrait confondre avec celle du Berger avait pris pour nom : Sirius, la plus brillante du ciel.

 

Sirius était le pseudonyme d’Hubert Beuve-Méry, fondateur du journal Le Monde. La vie de ce grand journaliste a été tout entière consacrée à la communication de la vérité vraie. Sans fards, sans compromissions, avec une indépendance et une rigueur sans cesse remises sur le métier de l’écrit. Avec la détermination et la sûreté de l’homme des montagnes qu’il était devenu, il a surmonté toutes les vicissitudes de la presse libre, il a poursuivi patiemment le sentier qu’il s’était fixé de gravir.

 

Depuis la création du journal Le Monde en 1944, la grande presse française d’après-guerre lui doit tout. Pour des centaines de journalistes et d’écrivains, « Beuve » a été le modèle, le guide, le père. Il a montré la voie à suivre, la passe délicate entre les arcanes du Pouvoir et la liberté totale d’expression. Au grand dam de certains politiciens, il a été le contre-pouvoir de la IVème puis de la Vème République. Ces dernières années, il a suscité des vocations, de nouveaux titres indépendants des puissances d’argent. Hubert Beuve-Méry n’a ménagé personne ni sa personne. L’éclat de Sirius continuera de briller pour les générations à venir. Quel magnifique testament !

12/02/2008

Mon journal des Alpilles

 

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Mardi, 12 février 2008

Ce matin, équipé de pied en cape comme un forestier professionnel, j’allais attaquer la taille du mûrier-platane qui nous prodigue son ombre bienfaisante en été. Mon épouse Bernadette qui est en accointance avec le ciel, celui des étoiles de la lune et du soleil, m’interpelle : « ce n’est pas le moment, la lune est montante, attends la semaine prochaine ». De quoi se mêle-t-il, cet astre mort, pour une fois que j’ai le cœur à l’ouvrage ? La lune, cette effrontée, vous bouscule le calendrier sans crier gare. Sans doute est-elle jalouse du soleil qui lui fait de l’ombre. Il arrive même parfois qu’elle pique sa crise, se place devant lui au risque de vous griller la rétine. Pour se faire remarquer, pour se faire voir, cette mijaurée se lève quand on se couche. Elle est capricieuse, se joue de l’alphabet, trompe son monde dans l’hémisphère nord, se balance comme une coque à l’équateur pour dire la vérité au sud. Le platane, lui, n’a que faire de ces états d’âme, de sa luminosité pâlotte, il bourgeonne déjà. Il faut que je mette les choses au clair avec elle.

Ce n’est que partie remise car j’ai mille choses à faire quand son humeur lunatique me met le bâton dans les roues. Je suis le roi du bricolage, sauf que pour les choses sérieuses je fais appel à des pros. Si vous questionnez mes outils, avec en tête le marteau, ils se gausseront de mes gestes maladroits. Les plus futés, faute d’être affûtés, refusent tout service. D’autres se mettent en grève sans préavis. Je me demande parfois s’ils craignent de me faire du mal où qu’à l’inverse ils redoutent que je leur en fasse. Eh bien, vous ne me croirez pas, mais j’ai tout de même réussi, aujourd’hui, à bricoler un bûcher, couvert de tuiles pour dissimuler ma réserve de bois au regard inquisiteur de cette vieille lune !

 

 

 

 

 

 

 


11/02/2008

Mon journal des Alpilles


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Blaise Cendrars peint par Modigliani (1917)

 

Lundi, 11 février 2008

 

Me voici revenu en Provence, au pied des Alpilles. C’est ma seconde patrie et sans aucun doute la dernière. Je suis un sédentaire chronique. J’ai pourtant des idées de voyage plein la tête et finalement je ne suis bien, je ne vis bien qu’en ce lieu. En pleine campagne, au milieu des oliviers, des amandiers en fleurs, loin de l’agitation de la ville, je trouve mon équilibre, une sorte de sérénité bienfaisante. L’autre jour, j’étais à l’aéroport Saint-Exupéry, à Lyon. J’accompagnais mon neveu qui s’en allait au Chili. J’ai rêvé un instant à l’Amérique du Sud, à ce continent aux mille facettes, à ces peuples fiers et métissés, à la côte de l’océan Pacifique, à l’île de Pâques et aux iguanes.

 

Des centaines de voyageurs de tous âges se précipitaient à l’enregistrement. J’ai été tenté de faire comme eux, de sauter dans n’importe quel avion, pour n’importe quelle destination. De faire le tour du monde de pays en pays selon l’inspiration du moment. De partir à l’aventure sans bagage, trouvant sur place de quoi me vêtir car je déteste faire les bagages, choisir ceci plutôt que cela. A la manière de Blaise Cendrars avec tout de même un calepin et une pointe Bic pour noter mes impressions. A la simple évocation de ces voyages que je ne ferai sans doute jamais, j’éprouve déjà le sentiment d’être sur le chemin du retour, la tête pleine de souvenirs imaginaires. Il est peut-être trop tard pour avoir un quelconque espoir de guérir un pantouflard !

10/02/2008

Mon dernier journal de Genève

Dimanche, 10 février 2008

Au lieu d’une semaine, il m’a fallu ajouter du temps au temps  pour venir à bout de mes occupations et des rencontres avec la famille et les amis. J’avais perdu l’habitude des va et vient dans cette ville dans laquelle on cherche par tous les moyens à chasser la voiture au dehors. Ce qui en soit est une bonne chose. De grands chantiers sont ouverts pour agrandir le réseau des tramways nommés désirs. Bien après les avoir mis au rancard, ils reviennent à la mode. A défaut de rencontrer Marylin, on y croise de biens jolies personnes qui, hélas, ont souvent la mine renfrognée. Celle des mauvais jours où il faut se rendre au turbin.

 

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J’ai tout de même eu le temps de faire une apparition au Musée d’Art et d’Histoire voire l’exposition de Véronèse à Picasso. Au détour d’une galerie, j’ai découvert l’un de mes aïeux ou plutôt un magnifique nu, une nymphe peinte par Jean-Baptiste Camille Corot dans les bosquets de la campagne genevoise. Je situe même l’endroit où il a croqué la belle, à quelques pas de la maison où il a séjourné à Dardagny. Sa mère, Marie-Françoise née Oberson, était une grande tante de mon grand père. Je n’ai pas vraiment trouvé un air de famille… dans ses deux autoportraits ! J’aurais préféré saisir la nymphe sur la pélicule… mais ce sera pour la prochaine fois.

  

06/02/2008

Mon journal de Genève

Le 24 février prochain, les citoyens genevois devront se prononcer sur une initiative populaire prônant la gratuité des transports publics sur le territoire de la République. Les autorités et la quasi-totalité des partis politiques, sauf les communistes, recommandent de refuser cette initiative en l’estimant dangereuse ! Le comble : les socialisteset les vertss’associent avec le patronat et les partis bourgeois pour combattre ce projet !


 

 

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Les initiateurs de ce projet ont commis une grave erreur en ne proposant pas un mode de financement pour remplacer la billetterie, laissant à l’Etat le soin de prendre les mesures nécessaires au financement de la gratuité. C’est joliment dit mais c’est tout de même un peu léger de la part de ces doux rêveurs.

Ils auraient dû relire la Charte d’Indépendance de la République, publiée en 1988, dans laquelle je proposais la gratuité… et son mode de financement. Un système où chaque citoyen, enfant compris, payait une taxe annuelle modeste en fonction de son revenu qu’il utilise ou non les transports publics. Les entreprises faisaient de même en fonction du nombre de leurs employés. N’oublions pas que les trois quarts des usagers se rendent au boulot et en reviennent !

La formule était beaucoup trop simple pour les dirigeants de l’époque qui n’ont retenu qu’une seule proposition, celle de la publicité sur les bus comme sur les Formules 1 !

 

 

31/01/2008

Mon journal de Genève

Le Jet d'eau

C'est en 1886 qu'une société du bout du lac pompait et distribuait de l'eau sous pression pour les machines des artisans d'autrefois. Le soir venu, la demande baissait et afin de diminuer la pression dans les canalisations, un orifice était situé à l'extrêmité de cette usine de pompage de la Coulouvrenière. Un jet d'eau jaillissait verticalement de quelques mètres.

En 1891, la Ville de Genève décidait d'installer le Jet d'eau dans la Rade, accompagné d'un éclairage électrique. mais ce n'est qu'à partir de 1930 qu'il fut régulièrement éclairé.

Projeter un demi-mètre cube d'eau par seconde à 140 mètres de hauteur nécessite deux puissants groupes de motopompes d'un poids global de plus de 16 tonnes et d'une puissance totale de près de 1000 kilowatts, alimentés à une tension de 2400 volts. L'eau, aspirée dans un puisard circulaire, est conduite vers la tuyère de sortie où sa vitesse atteint 200 km/h.



30/01/2008

Mon journal de Genève

Mercredi, 30 janvier 2008

 

 

C’est tout drôle de se retrouver « touriste » dans la Cité de Calvin après y avoir séjourné 45 ans. On ne perçoit pas la ville de la même manière. Lundi j’ai aperçu le mythique Jet d’Eau entre deux rangées d’immeubles. Pointé comme une sagaie vers le ciel, il devait bien atteindre la hauteur de 120 à 130 mètres. Il retombait du côté nord, à peine poussé par un souffle de vent. Hier mardi, il était tout aussi majestueux mais versait ses tonnes d’eau côté sud. En revanche aujourd’hui il n’a pas montré le bout de son nez.

 

Je fais des visites à mes amis. Nicolas le Castillan est tenté de traduire mon bouquin en espagnol. Imaginez le nombre de lecteurs potentiels ! Et ils y croient au Paradis les latinos. Encore que "l’Alchimiste" Paulo Coelho en vend certainement plus en français. J’ai fait un détour par La Nouvelle librairie Descombes qui, malgré son enseigne, est la plus ancienne de Genève (1797). Mon livre est bien là, sur la table principale, et côtoie des écrivains célèbres. A vous donner des complexes !

 

Je monte la vieille-ville, je passe devant la maison natale de Jean-Jacques… et me retrouve à l’entrée du Palais de Justice. Un ami passe en Cours d’assises, oui en COURS D’ASSISES pour une histoire abracadabrante dont j’attendrai le verdict de clémence pour vous en parler. Impossible de pénétrer à la tribune du public… pour cause de « huis clos ». Connaissant le Palais comme ma poche, j’accède à l’endroit d'où l’on aperçoit l’intérieur de la salle par ses immenses fenêtres. A Genève, on n’est pas à Palerme… car depuis mon poste d’observation j’ai tout le monde dans ma mire, à 35 mètres ! J’assiste donc à un film muet : la cours, les jurés, l’accusé, le défilé des témoins et même les effets de manche d’un ténor du barreau. Lors de l’interruption de séance, je rencontre mon ami, je grille une clope avec lui et l’assure de mon soutien indéfectible. C’était la journée d’un touriste ordinaire !

 

27/01/2008

Mon journal de Genève

Samedi, 26 janvier 2008

 

J’ai quitté momentanément les Alpilles pour Genève. Même temps, grand soleil, sauf un peu plus froid qu’au sud, surtout la nuit. Ce matin, après que la brume ait daigné se lever, j’aperçois le Mont-Blanc de la fenêtre de ma chambre. Je l’avais oublié ce monstre de neige et de glace, mais il est toujours là quand il veut bien se montrer. Au pays des banquiers, il me fait penser au graphique du Cac 40 ou du Nasdaq alors que la tempête boursière semble se calmer !

 

Hier vendredi, je déambulais dans la célèbre rue du Rhône où les devantures des bijoutiers et des couturiers rivalisent de luxe avec les immeubles de verre et d’acier des banques. D’habitude en janvier, on assiste au va et vient de messieurs en manteau d’alpaga qui s’en vont d’un établissement à l’autre quérir les dividendes de l’année écoulée. La mine réjouie, on les retrouve chez Davidoff, Cartier, Patek ou Rolex, l’horloger de qui vous savez. Eh bien non, c’est le calme plat. Pas l’ombre d’un quidam au ventre rebondi.

 

Je croise un gérant de fortune, la mine déconfite. Le temps d’avaler un petit noir, il m’informe qu’un trader parisien à fait péter la Société Générale de 5 milliards. L’équivalent d’un million de Rolex, modèle de base en acier. Coïncidence, il y a une semaine, je narrais un événement similaire dans mon prochain livre… Avec un pareil flair prémonitoire, je devrais me lancer dans la bourse !

 

20/01/2008

20. Mon journal des Alpilles

 

Ce n’est plus la saison…

mais elles vont revenir!

 

 

 

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La vie des Cigales

 

Vous trouverez dans cette page, non pas tout ce que vous voulez savoir sur les cigales, mais un début d'explication et quelques photos.

La cigale ne vit que 3 à 5 semaines dans les airs mais entre 2 et 5 ans sous terre.

Il existe de par le monde 1500 espèces de cigales, 12 espèces seulement dans le midi de la France.
Les principales sont :

- Lyristes plebejus, longue de 35 mm, noire sur le dessus, beige dessous.
On la trouve dans les pins et les platanes.
On la retrouve jusqu'à Vienne en Autriche.

- Cicada orni, appelée aussi le cacan de Provence, longue de 28 mm, brune avec des reflets jaune-vert, avec 11 points bruns sur les ailes antérieures.
On la trouve aussi dans le frêne et l'olivier.

- Cicadatra atra, le cigaloun, longue de 19 mm, de couleur noire.

- Tibicina quadrisignata, longue de 28 mm, noire, brillante, avec une ligne et 4 lunules rouges sur le thorax.
On la trouve dans le massif des Maures.

- Tettigetta pygmea, longue 14 mm, noire tachée de jaune.

- Cicadetta montana, longue de 18 mm, noire avec ceintures abdominales et la base des ailes rouges.
Petite cigale montagnarde.
Il faut savoir que l'on peut la trouver en Grande Bretagne.

 

 

Comment se développe une cigale.

Cinq phases :

 

1. Les larves pourvues de pattes antérieures dentées et épineuses creusent des galeries dans le sol. Elles y restent de 2 à 5 ans et grandissent par mues successives pendant lesquelles leurs ailes, collées au corps se développent progressivement. La larve, à son dernier stade attend des conditions favorables pour sortir de terre.

2. La larve retrouve alors l'usage de ses griffes, elle grimpe dès sa sortie de terre au sommet d'un support. Par une fente qui s'ouvre au milieu du dos (voir photos 4 et 5), l'adulte, formé va s'extraire en environ 15 minutes, 3 heures seront nécessaires pour qu'il devienne la cigale que nous connaissons et qu'elle puisse prendre son envol.

3. Les cigales se nourrissent de sève. Leur appendice buccal est adapté au régime alimentaire liquide.

4. Contrairement aux idées reçues, seuls les mâles chantent, ou plutôt émettent des signaux sonores à l'aide d'un organe complexe situé au début de l'abdomen. Ce sont les vibrations ainsi créées qui constituent le message d'appel aux femelles.

5- Après la fécondation, la femelle dépose ses œufs dans la moelle des tiges qu'elle atteint à l'aide d'une tarière. Plusieurs centaines d'œufs donneront après incubation des petites larves qui en atteignant le sol commenceront alors un nouveau cycle de vie souterraine.

18/01/2008

18. Mon journal des Alpilles

Je trouve ce texte dix-vins,

adressé par ma nièce Anne,

et je vous incite

à le consommer sans modération,

même s’il manque les rosés de Provence !



Il m’est arrivé une histoire dont il faut que je vous donne, si je
puis dire, la primeur.

C’était il y a quelque temps, au bal de la Nuits Saint Georges que
j’ai rencontré la petite Juliénas, une fille drôlement Gigondas, un
sacré beau Meursault, bien charpentée, et sous sa robe vermillon un
grand cru classé, avec des arômes de cassis et de fraises des bois.

On a dansé Anjou contre Anjou sur un Sylvaner à la mode et plus tard
lorsque je lui ai proposé de l’emmener dans mon château neuf-du-Pape,
elle est devenue toute Croze-Hermitage !!!

Le temps d’aller chercher un Chablis au vestiaire, de mettre un petit
Corton dans ses cheveux, on est montés dans ma Banyuls et on a roulé
jusqu’au matin.

Ah quelle belle journée ! On s’est baladé Entre-deux-mers, il faisait
beau, on a Vacqueyras sur la plage, les pieds dans l’eau Clairette,
on s’est Pouilly-Fuissé dans les dunes et puis comme le Mercurey
montait sérieusement et qu’on commençait à avoir les Côtes-Rôties on
a décidé de rentrer.

Mais voilà, en partant nous nous sommes retrouvé coincés dans les
embouteillages, enfin les bouchons, quoi ! Je commençais à Minervois
sérieusement et là, Julienas et moi, nous avons commencé à nous
crêper le Chinon.

D’un seul coup elle a claqué la Corbière de la Banyuls et elle est
partie !


Je me suis retrouvé comme Macon. Quoi, me suis-je dit, elle s’est
déjà Sauvignon avant même que j’aie le temps de la Sauternes ! Mais
je vous Jurançon, je l’avais dans la Pouillac, en effet, j’étais
tellement Tokay que j’ai couru après elle dans Lalande et les
Chardonnay pour la rattraper.

Quand on s’est retrouvés, et que je l’ai vue devant moi en Gros-
plant, je lui ai dit “Ne fais pas ta Pomerol, et ne t’en va plus
Gamay !”

En pleurant, elle est tombée dans mes bras en Madiran:

- “Ne m’en veux pas, je voulais juste être sûre que ton Saint-Amour
était vraiment Sancerre”.
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17/01/2008

17. Mon journal des Alpilles

Jeudi, 17 janvier 2007

Depuis quelques jours, je vis en reclus. Je tente à peine une sortie pour chercher du bois au bûcher. Le feu crépite, la cheminée s’en donne à cœur joie. S’il ne pleut pas, le ciel est couvert menaçant à chaque instant de nous inonder de son trop plein. Parfois un rayon de soleil se faufile entre les nuages, fait une timide apparition, juste le temps de dissiper l’humidité ambiante. Les champs regorgent de cette eau bienfaisante qui nous a tant manqué durant le printemps et l’été.

 

C’est mon premier hiver en Provence. Je suis scotché sur mon fauteuil, les yeux plantés sur l’écran de mon portable. D’une oreille, j’écoute France Inter. En ce moment, Daniel Mermet nous parle de « là-bas si j’y suis ». J’aime ce baroudeur, cet empêcheur de vivre en rond, sa manière de secouer le cocotier.

 

Je profite de ce temps maussade pour terminer mon prochain bouquin dont le thème est totalement différent ce celui qui vient d’être publié à fin décembre. Fini la fiction du paradis, le futur est plus terre à terre. Je me suis exercé à mettre à nu un certain nombre de personnages dans une histoire intimiste. J’hésite sur la fin que je viens d’écrire qui laisse la porte ouverte à une suite et le lecteur sur sa faim… Et de vous abandonner pour Frédéric Lodéon et la troisième symphonie de Franz Schubert !

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Franz Schubert, 1797-1828

15/01/2008

15. Mon journal des Alpilles

Mardi, 15 janvier 2007

 

 

La fuite inexorable du temps m’exaspère, j’aimerais l’arrêter, le mettre en hibernation tout l’hiver. De quoi gagner un bon quart de vie en plus. Je viens de recevoir l’invitation d’un parent à fêter son anniversaire. Il s’y prend à l’avance, c’est pour juillet. Ainsi, il va vivre six mois dans cette perspective, se préparant à faire son cinéma, le thème de la fiesta. Il a d’ailleurs réservé un théâtre exprès pour ça. On va rire comme des fous, retrouver la famille, les amis qui auront tous une année de plus. Cela me rappelle que j’en ai pris une de mieux, moi aussi, il y a deux semaines, sans m’en apercevoir. Un neuf à la place du huit en une nuit, ça me fait tout drôle. Pour simplifier le calcul mental, j’ai toujours un an de plus que le calendrier.

 

On est vraiment stupide de fêter le vieillissement, les vingt ans de ceci ou de celui-ci, les trente ans de cela ou de celle-là, la retraite à soixante ans, (profitons-en, c’est le dernier moment !) les noces d’or ou de diams avec photo sur le journal !

 

Il me semble qu’ici, au sud, en Provence, le temps passe plus vite. Qu’en pensez-vous les gens du nord ? D’ailleurs plus on est vieux, plus ça va vite, beaucoup trop vite. Au contraire de l’enfance où l’on aimerait faire un saut de puce pour être tout de suite adulte. J’ai la nostalgie des pendules d’antan qui s’arrêtaient quand on ne les remontait pas. Sans le savoir, les horlogers avaient inventé les machines à remonter le temps… Impossible d’en faire autant avec l’électronique ou les piles atomiques !

 

Je ne saurais disserter sur le temps tellement cette notion est abstraite, multiple et complexe. Chacun en fait ce qu’il veut, et l’interprète à sa manière. Je trouve intéressante la citation du physicien John Wheeler : « Le temps est le moyen qu’à trouvé la Nature pour que tout ne se passe pas au même moment ». Et celle du peintre Balthus nous concerne directement : « Il faut prendre son temps, sinon c’est le temps qui vous prend ».

 

 

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La dernière oeuvre de Balthus qu’il n’a pas eu le temps terminer!