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08/01/2008

7. Mon journal des Alpilles

Lundi, 7 janvier 2008

 

Sept, nous sommes le 7, sept évident. Sept un jour à ne pas manquer car sept le premier d’une série de sept. Sept écrit sur le calendrier des postes. Sept année est pourtant une année en huit… Que sept compliqué les chiffres, je préfère les lettres, par exemple la septième, celle de l’index, que l’on compte sur l’une ou les deux mains Ca me rappelle le G7. A la septième heure, le réveil pointe son index : sept le moment de « sex »-traire du lit. Tiens ! que vient faire le 6 un 7 ? Sept encore le coup d’un vieux réveil de septuagénaire. Le jour n’est pas encore septentrional dans les Alpilles. Sept peut-être l’occasion d’aller à Sète ou à Septèmes-les-Vallons, dans la banlieue de Marseille, puis de remonter la nationale sept pour rejoindre Septème, en Isère. Sept l’heure, lève-toi, travaille, rajoute comme chaque semaine un zéro au 7 pour faire 70, divise-le par deux pour faire 35, sept la loi. Ouf, sept plus le dix-septième siècle !

05/01/2008

5. Mon journal des Alpilles

Les photos que je vous propose ne sont pas d’aujourd’hui…car la pluie bienfaisante continue de se déverser sur les Alpilles, comme d’ailleurs sur l’hexagone. Voici donc un peu de soleil pour vous faire rêver aux prochaines vacances!

C’est ce que j’aperçois de mes fenêtres… en été!

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04/01/2008

4. Mon journal des Alpilles

Vendredi, 4 janvier 2008

 

Celle qu’on attend depuis huit mois se fait désirer comme une coquette, fait la mijaurée, hésite à se manifester. Va-t-elle encore nous faire faux bond une fois de plus ? C’est fort possible car depuis quelques années, elle n’en fait qu’à sa tête Peut-être a-t-elle pris des vacances sous d’autres cieux ? Tout indique pourtant son arrivée imminente. Le ciel est gris-noir, bas, lourd, menaçant, comme la météo l’annonce depuis trois jours.

 

Elle attendra encore que la nuit soit noire d’ébène pour frapper à la fenêtre et s’abattre comme une furie sur la toiture. La pluie, la voici enfin la pluie ! Ici, en Provence, personne n’y croyait plus… mais il a plu et il pleut encore depuis vingt quatre heures. Un temps à ne pas mettre un parapluie dehors car il tournique dans tous les sens, se tortille, se plie en quatre jusqu’à perdre ses baleines et rendre l’âme. On se presse auprès de la cheminée, on lit un bon bouquin, on est heureux comme des fous quand il pleut dans les Alpilles !

03/01/2008

Mon journal des Alpilles

Jeudi, 3 janvier 2008

 

Le Conseil général des Bouches-du-Rhône publie une page entière, en couleurs, dans la Provence, pour souhaiter ses vœux à ses administrés avec cette mention :

 

Bonne année !

Ensemble faisons que 2008 apporte à chacun

générosité, fraternité et solidarité.

 

(Avec la signature de son président :)

 

Jean-Noël Guérini

 

 

Je ne puis m’empêcher de penser que cette publicité est ambigüe, qu’il y a des élections dans l’air, les municipales de mars, où ce cher Guérini est candidat à la Mairie de Marseille.

 

Qui finance cette carte de vœux géante ? Le contribuable que nous sommes, à coup sûr ! A moins qu’elle soit imputée à son budget de campagne ? Dans ce cas là, ’il aurait pu ajouter : « Votez pour moi ! »

 

A Maussane-les-Alpilles, nous aimons bien Guérini car, grâce à la subvention de 80% octroyée par son Conseil général, la municipalité a réalisé l’Agora, une salle polyvalente comprenant des locaux de sociétés, une salle de réunion, de congrès et de spectacle de 800 places. Une infrastructure unique dans les Alpilles pour le plus grand bien des commerces et de l’hôtellerie. Merci Monsieur Guérini, mais prenez garde, ne commettez pas d’impair, les électeurs pourraient s’en souvenir !

02/01/2008

Mon journal des Alpilles

Mercredi, 2 janvier 2008

 

 

Midi sonnant au clocher de l’église de Maussane. Je pénètre au Café du Centre, la bouffarde à la gueule. Culotté, le mec, comme à son habitude. Christophe, le patron, ne bouge pas une oreille… Il a l’air des mauvais jours, mais ne dit rien, ne me rappelle pas à l’ordre. Son flair de vieux loup de bar ne perçoit aucune effluve de ce tabac danois dont l’arôme aiguillonne la libido des nanas mal barrées. Pour la simple raison que la pipe est éteinte.

 

 

Apparemment, la clientèle des fidèles est toujours là. Peut-être pour s’échanger les vœux de cette nouvelle année de privation de tous ordres. Tout au plus assiste-t-on à un va et vient entre l’intérieur et l’extérieur, le temps d’en griller une. Mon pote Richard, qui se les roule, a une mine d’enterrement, Il s’enfile deux verres en vitesse et refuse la tournée du patron pour déguerpir à l’air libre ! Quant à moi, je ne refuse pas de trinquer avec un petit verre de rosé du mas de la Dame.

 

 

En Provence, sous sommes des privilégiés par rapport aux gars du nord car dans deux mois les fumeurs siphonneront les pastagas en terrasse. Les Parigots se coltineront les pseudos terrasses des Champs Elysées qui, selon les vents, sont ouvertes sur le côté, tantôt au sud, tantôt au nord. Voilà un arrêté ministériel d’intérêt général… pour le moins discriminatoire !

01/01/2008

Mon journal des Alpilles

Lundi, 31 décembre 2008

 

Le journal La Provence a sélectionné et classé les personnalités arlésiennes de l’année 2007. Vient en tête le photographe Lucien Clergue, le premier photographe à siéger à l’Académie française, sanglé dans son habit vert signé Christian Lacroix ! Découvrira-t-on des photographies dans le prochain tome du dictionnaire ? Donnera-t-il un bon coup de patte (le dernier du dico actuel)) aux membres de cette illustre académie pour définir le sens du mot « photographe » qui n’y figure pas encore ?

 

Si certaines de ses œuvres ne séduisent pas tout le monde, il faut rendre honneur à Clergue d’avoir été l’un des artisans des Rencontres internationales de la photographie et d’avoir contribué à faire connaître Arles, la cité de l’image, dans le monde entier. Le photographe de la Camargue et de la tauromachie est suivi, en seconde position, par un célèbre enfant du pays, Jean-Baptiste Jalabert, plus connu sous son nom de torero : Juan Bautista ! Quoiqu’on en pense, les aficionados ont encore de belles ferias devant eux…

 

La médaille de bronze est attribuée à Maja Hoffmann, une Suissesse d’origine, établie en Camargue. Cette riche héritière va investir des millions dans un centre culturel à construire sur le terrain des anciens ateliers SNCF, en Arles, comme on dit ici dans le pays.