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Mon journal - Page 4

  • L’opération « Turquoise » au Rwanda…

     

     

     

    À fin juin 1994, quand tout était consommé, ou presque, que l’on fit le compte de près de huit cent mille morts, pour la plupart des civils, la France procédait à l’opération « Turquoise ». Un bien joli nom, turquoise, du nom de cette pierre fine d’un bleu tirant sur le vert comme les reflets du lac Kivu qui sépare le Rwanda du Congo.

    Lac KivuLac Kivu

    Un bien joli nom, turquoise, pour une opération, qui devait être « uniquement humanitaire ». L’armée française s’empressait d’arriver à la fin du repas des buveurs de sang, alors qu’il ne restait que des ossements à ronger sur les charniers. Un bien joli nom, turquoise, pour une action soi-disant humanitaire qui comportait l’envoi d’une armada de soldats aguerris, dotés d’un arsenal de guerre : avions de chasse, hélicoptères de combats et batteries de mortiers lourds !

    En retard d’un génocide… l’opération « Turquoise » aura eu tout de même l’occasion de sauver des vies, mais pas n’importe lesquelles ! Celles de milliers de génocidaires hutus qui étaient pourchassés à l’intérieur du pays par les rebelles du FPR, avides de venger les exactions commises sur la population tutsie. Car en quelques semaines, le FPR était parvenu à contrôler les trois-quarts du pays, et ses combattants commettaient, à leur tour, des massacres de tueurs et d’innocents. Si tenace, quasi viscérale, étant la haine de part et d’autre, qu’elle se perpétuait depuis un demi-siècle au pays paradisiaque des mille collines. 

    « Le village de Kirambo abrite un camp de quelque trois cent mille réfugiés hutus ayant fui l’avancée des rebelles du FPR. Une foule en liesse accueille, au son des tam-tams et des vivats, les hommes du commando français qui rallient le bourg pavoisé aux couleurs de la France et du Rwanda. Les militaires reçoivent des fleurs de la population et serrent des mains qui sont peut-être celles des assassins ! L’un des rôles de l’armée française consiste à créer des zones humanitaires sûres (ZHS) pour endiguer le flot de plus d’un million de réfugiés.

    Contre toute attente, au bout de trois semaines, Paris met fin à l’opération « Turquoise ». Cette mission, soi-disant humanitaire, s’en va, laissant sur place un pays exsangue, des habitants traumatisés, en proie à des règlements de compte sanguinaires. La France s’en va comme elle l’avait fait au début du conflit, en avril, lors de l’assassinat de son protégé, le Président Habyarimana, non sans avoir exfiltré son épouse et ses sbires à Paris.

  • Du sang suisse dans les veines de Valls !

     

     

     

     

     

    De père Catalan et de mère Suisse, Valls n’a de français que la naturalisation obtenue il y a 30 ans, ce qui lui permet d’être fait Premier ministre de la France par la grâce d’un Hollandais. Cela n’a rien à voir avec les Pays-Bas… même si la France se traîne au bas de l’échelle !Ce n’est pas le première fois que l’on fait appel au  « Sang » Suisse » pour sauver la France…

     

    En 1496, le roi Charles VIII crée les Cent-Suisses, la Compagnie des Cent Gardes Suisses du corps du Roi1. Malgré leurs beaux habillements et leurs enseignes peintes à l’or fin, les Cent Suisses sont surtout là pour gagner les batailles. Ils sont hallebardiers, archers, arbalétriers, se servent de mousquetons et montent, protègent le roi et la famille royale. Cinq siècles plus tard, l’histoire se répète.

     

    Mais cette fois ci, le champ de bataille est d’un autre ordre, un peu à la manière d’un autre Suisse qui  fustige les étrangers de l’Helvétie alors que notre « demi-suisse français » a pris en chasse, de l’intérieur, les Roms, l’insécurité et l’immigration ! Même groupe sanguin ?

     

    D’autres batailles l’attendent sur tous les fronts, sans doute plus complexes et moins médiatiques.

     

    D’une main de fer, la mâchoire serrée, le visage tendu, il s’apprête à établir une feuille de route, à donner des ordres à un état major qui, de cas en cas, mettra les pieds au mur.

     

    Difficile de concilier l’économie et le social, de reconquérir un électorat en plein marasme, avec le risque de perdre son âme et une majorité précaire. Avec en point de mire, la seule chose qui compte pour ce mercenaire d’un roi aux abois, la victoire au bout du fusil en 2017 !

  • Kigali, 6 avril 1994...

     

     

     


    La France n’est pas à Kigali aujourd’hui pour le vingtième anniversaire du génocide… et pour cause :

    De nombreuses personnalités politiques et militaires françaises ont été mouillées dans ce génocide, dans l‘Enfer rwandais. Les verra-t-on comparaître un jour par-devant le tribunal d‘Arusha, pour complicité ? Ou faut-il attendre le Jugement Dernier…? »

     

    Voici des extraits du livre «www.paradis-ciel.info  Un journaliste au Paradis » Fred Oberson, aeo-éditeur, 2007. Chapitre 10, page 121 et suivantes.

     

    À la suite de la mort du président rwandais lors de l’explosion de son avion, de violents combats avaient éclaté au centre de la capitale. J’ai réussi à rejoindre Kigali dans les premières heures des massacres et j’ai communiqué à mon journal les horreurs que je découvrais, à peu près en ces termes :

    « Des miliciens, des civils, des militaires participent à la tuerie. J’ignore qui donne les ordres de ces massacres, mais il apparaît que les victimes sont du côté des Hutus aussi bien que des Tutsis. Les autorités rwandaises accusent le FPR, le Front patriotique rwandais, d’origine tutsie, d’avoir perpétré l’attentat contre leur président. Comme toujours en pareille circonstance, le premier souci des ambassades consiste à évacuer leurs ressortissants par la route et par les airs. Les secouristes de la Croix-Rouge interviennent tant bien que mal pour évacuer les blessés vers le centre hospitalier. L’organisation « Médecins sans frontières » a installé des tentes dans le jardin de l’hôpital pour donner les premiers soins. Le commandant des casques bleus de l‘ONU a offert sa médiation entre le gouvernement et le FPR en vue d’un cessez-le-feu. Il semble bien qu’il ne soit pas écouté car les combats se poursuivent à l’arme lourde. L’on assiste à des pillages de magasins et d’habitations abandonnés par des familles entières qui tentent de rejoindre par tous les moyens possibles le Burundi et la Tanzanie. Pour atteindre l’aéroport, il faut franchir des barrages tenus tantôt par des miliciens hutus tantôt par des rebelles du FPR.Il s’agit bien d’un conflit ethnique du même type que celui auquel j’ai assisté au Burundi. Tout le monde se méfie et espionne tout le monde dans un climat délétère de délation. De jour en jour, arrivent des nouvelles alarmantes provenant de villages disséminés dans le pays. Une psychose de peur s’est emparée des Rwandais, chacun craignant d’être abattu par son voisin. Ils se comportent comme des bêtes sauvages : tuer ou fuir avant d’être tué. Avec l’aide des milices hutues, de simples citoyens filtrent la population, pénètrent dans les demeures, poursuivent les fuyards dans les collines. Hommes, femmes, enfants, dont la carte d’identité mentionne leur appartenance à l’ethnie tutsie, sont systématiquement abattus à coup de machettes et de gourdins. Les Hutus modérés qui veulent s’interposer subissent le même sort. Celui qui tente de désobéir aux ordres de tuer est menacé de mort. Ce n’est plus une guerre civile, c’est un véritable génocide, certainement programmé et organisé de longue date ! »

    - Comment avez-vous réagi, Victor, face à ces atrocités ?

    - Devant les risques encourus et l’horreur que je découvrais de village en village, j’ai envisagé de rebrousser chemin, de rentrer au pays pour alerter l’opinion internationale. Ma rédaction m’a enjoint de poursuivre mes témoignages avec mes collègues reporters. Je priais, j’implorais bêtement Dieu de faire quelque chose, et je vous assure qu’à ce moment-là, j’ai douté de Lui comme jamais. Des centaines de cadavres gisaient sur les chemins et flottaient sur les cours d’eau, gonflés comme des baudruches. Aucune assistance ne pouvait être portée aux blessés qui mouraient après d’horribles souffrances. J’ai découvert des charniers où les corps s’entassaient les uns sur les autres, comme des sacs poubelles dans une déchetterie. Les maisons, les cases des victimes brûlaient pareilles à des fétus de paille. Une armée de gueux fouillait les restes, à la recherche d’un maigre butin. Les yeux rouges de sang, ils violaient les femmes avant de les abattre comme du menu bétail. Ils s’enivraient de bière pour se donner le courage de tuer et de tuer encore. Entre un disque et l’autre, la Radio des Mille Collines, aux mains des Hutus, exhortait ses auditeurs à écraser les « cancrelats » comme de la vermine ! Un rescapé m’a raconté que des bandes de tueurs, machette à la main, ont pénétré dans l’enceinte de l’église catholique de Nyarubuyé pour abattre les paroissiens qui s’y étaient réfugiés. Les prêtres qui s’interposaient ont été tués sans sommation. Parmi les assaillants, il a reconnu des fidèles qui, avant les événements, assistaient régulièrement aux offices religieux. Des amas de corps ensanglantés, de membres, de têtes, jonchaient la pelouse, à l’ombre de massifs floraux qui se confondaient avec le sang des victimes. Des femmes étaient mortes éventrées, leurs enfants sur les bras. Leurs visages, leurs yeux, ou ce qu’il en restait, étaient figés par la terreur qu’elles avaient vécue avant d’être abattues. Partout, c’était une vision d’apocalypse qui me faisait vomir toutes mes tripes. J’ai encore appris qu’un massacre similaire avait eu lieu à l’intérieur de l’église de Kibuye, lors de la messe du dimanche.

    Le bon Docteur Schweitzer, qui avait observé ces effroyables événements depuis le Paradis, ajouta :

    - Pendant la durée de cet enfer terrestre, l’opinion internationale est restée quasi muette, ne réagissant pas, malgré les multiples articles publiés dans la presse internationale par les nombreux confrères de Victor et par lui-même. Lors du génocide nazi, de la Shoah, des camps d’extermination, on a eu de bonnes ou de mauvaises raisons de dire que l’on ne savait pas… Comme au Cambodge avec Pol Pot. Mais au Rwanda, le monde entier savait !

    Kennedy ne s’expliquait pas pourquoi le Conseil de sécurité de l’ONU, par l’intermédiaire de son secrétaire général, un Africain de bonne souche, avait ordonné à la Mission des Nations unies pour l’assistance au Rwanda de battre en retraite, de retirer deux mille casques bleus, alors qu’il en aurait fallu dix mille pour tenter d’empêcher cette tuerie.

    Victor lui confirma que l’ONU était, certes, dépassée par les événements mais, n’ayant pu convaincre les belligérants de conclure un cessez-le feu, elle s’était retirée sur la pointe des rangers. Ne restaient en place que les organisations humanitaires aux moyens dérisoires par rapport à l’ampleur des massacres qui s’étaient étendus à tout le pays.

    - Que s‘est-il passé ensuite, demanda Kennedy, vivement choqué par son témoignage ?

    - Lors de mon retour à Paris, vers la fin mai, pour prendre quelques jours de repos et essayer d’évacuer ce cauchemar avec force calmants, j’ai été informé par mon Journal que le Président de la République souhaitait me voir. Je m’attendais aux pires reproches pour l’avoir égratigné dans mes articles sur le manque de réaction de la France lors du conflit rwandais. À ma grande surprise, Mitterrand se montra très aimable et parfaitement au courant de mon cursus journalistique depuis une bonne quinzaine d’années. Il me questionna longuement sur le génocide que je venais de vivre sur le terrain. J’en ai profité pour l’exhorter à agir avant qu’il ne soit irrémédiablement trop tard, avant qu’un peuple entier ne disparaisse de la planète. Il ne se livra guère, comme à son habitude, me laissant toutefois entendre que son état-major avait sous-estimé l’escalade du conflit et qu’il n’allait pas rester inactif…

    François Mitterrand, soi-disant humaniste… qui avait déclaré à l’un de ses proches : « Dans ces pays-là, un génocide, c’est pas trop important ».

     

    (Phrase rapportée par Patrick de Saint-Exupéry dans son livre :

    L’inavouable, La France au Rwanda, Editions des Arènes, 2004)

     

     L'intégralité du livre Un journaliste au Paradis :

    http://fr.calameo.com/read/00012051119b8788bd875

  • La potion magique de Lepenix !

     

     

     

     

    La corde du pendu a fait perdre 155 villes de plus de 9000 habitants à la gauche qui en avait pris 127 à la droite en 2008, sur le fil du rasoir. Sarkozy était au pouvoir, et d’en déduire, juste retour des choses, que les comptes s’équilibrent, Hollande l’ayant remplacé. 

    Un coup de barre à bâbord,  un coup de barre à tribord, les électeurs sont de piètres navigateurs pour changer de cap à l’approche du Pot au noir. 

    Il n’y a donc pas de quoi fouetter un chat, sauf que le FN, ce parti populiste qui promet monts et merveilles, est venu changer les règles du jeu en mettant de l’eau dans sa vinasse acide, en fricotant avec une droite marchande et financière. 

    On va voir ce qu’on va voir ces six prochaines années dans la quinzaine de mairies bleu Marine. Baisser les impôts locaux, faire du social, fliquer les quartiers, ça vaut bien un bulletin de vote des masses populaires. Mais avec quel argent au moment où les dotations du Conseil général et du Conseil régional sont remises en question ? 

    Ces municipalités « gauloises », Lepenix en tête, vont repousser les envahisseurs européens en établissant des barricades, le péage breton, le droit du sel et du sol, et les gabelous en embuscade. 

    Dans les souterrains du château de Montretout, le vieux druide a découvert la potion magique !

  • Mediapart, six ans, déjà...

    A l’occasion de ce sixième anniversaire, je souhaite adresser mes compliments et mes remerciements sincères aux auteurs de ce succès de presse unique en son genre. Sans eux, Mediapart ne serait jamais devenu ce site d’information par excellence, cité quotidiennement par de nombreux médias concurrents de la presse écrite et audiovisuelle.

    Je ne saurais citer tous les contributeurs et les intervenants de cette saga journalistique. Ils sont doués d’un talent unique en leur genre et se recrutent principalement dans les domaines spécifiques de la politique, de la finance et de la justice. Difficile de connaître avec exactitude leur ancrage partisan mais partons de la gauche pour aller vers la droite et le compte sera bon.

    Donc sans eux, Mediapart n’aurais jamais connu un tel succès, passant de quelques milliers d’abonnés pour atteindre sans doute prochainement le cap des cent mille. Mais encore faut-il avoir du blé à moudre pour attirer le lecteur : les scandales, les écoutes, le blanchiment d’argent, la fraude fiscale, la corruption, l’adultère, le mensonge et j’en passe !

    Les contributeurs qui viennent en tête sont sans conteste les protagonistes de l’affaire Karachi, des noms célèbres : Balladur, Léotard, Sarkozy, Takieddine, Guéant, Hortefeux, accompagnés d’une pléiade d’avocats dévoués et de petites mains discrètes, comptables ou porteurs de valises.

    Attirés par les effluves du parfum de madame Bettencourt, une cour de quémandeurs à la petite semaine, Sarko en tête, ont abusé de l’état de faiblesse de cette pauvre femme qui cachait ses économies en Suisse et dans les îles, de peur d’en manquer. Vingt mille abonnés de plus à Mediapart, de quoi offrir une gerbe à cette chère Liliane.

    Quand ce n’est pas Sarkozy à Paris, c’est encore Sarkozy qui refait surface en Lybie pour le meilleur et le pire avec sa garde rapprochée, encore Guéant et Hortefeux, Takieddine aussi, tous trois qui traînent leurs casseroles respectives pour ne pas être en reste.

    Je décerne le pompon de gauche au ministre menteur, Jérôme Cahuzac, avec un blâme au gouvernement qui a mis en doute les révélations de Mediapart, donnant à son corps défendant un sacré coup de pouce au site.

    Le pompon de droite est attribué sans hésitation à ce touche à tout de Copé, ce monsieur propre qui ferait bien de prendre une douche pour se rafraichir les idées quand il fustige Mediapart à propos de ses big millions.

    Combien sont-ils, en six ans, ceux ayant apporté, à l’insu de leur plein gré, du blé à moudre au moulin de Mediapart ? Une bonne centaine d’aigrefins font partie du palmarès établi par Mediapart, alors un petit geste, leur offrir un abonnement pour leur permettre de suivre les épisodes à venir !

    J’allais oublier de féliciter les enquêteurs de Mediapart qui, avec une patience infinie, se sont appliqués à dénouer les fils de ces affaires sordides, jusqu’à être trainés en justice.

    (J’ai découvert Mediapart le 18 mars 2008)

  • Paru dans Libération du 17 février 2014

    Chère petite Suisse, je suis ton Rom

    17 février 2014 à 17:06

     

    L'auteurLuc LE VAILLANTLuc LE VAILLANTCHRONIQUE

    Va-t-en ! Fous le camp ! Avec toi, ça ne va pas. Sans toi, ça ne peut qu’aller mieux. Tu es le problème, le seul, l’unique. Il ne te reste plus qu’à boucler ta valise. Allez ouste, du balai…

    Je suis la Suisse, la petite Suisse et je te fous dehors, étranger d’à côté, voisin ventru qui m’a engrossé de sa culture, de sa langue et de ses avoirs bancaires. Etranger qui, aujourd’hui, m’encombre, me submerge, monte dans mes trains, envahit mes villes, grimpe sur mes montagnes.

    Je mets du chewing-gum dans les serrures pour que tu ne passes plus partout, pour que tu ne prennes plus la clé de mes champs. Je cotise pour ton pot de départ, salarié frontalier, seule cause de mes maux imaginés, unique raison de mes inconséquences, de mes incapacités.

    Je n’ai plus besoin de toi. Je me sens mieux barricadée, à rétrécir dans mon identité menacée. Je suis composite, je l’ai toujours été, mais, d’hybridation, plus trop n’en faut.

    Monsieur l’étranger, nous ferons tranquillement le constat de carence de notre alliance, car ici, sur les alpages, nous avons l’art du consensus. Je suis la bonhomie incarnée, la neutralité négociée. Ce n’est pas moi qui te dirais haut et fort : «Casse-toi, pauvre appauvri, casse-toi riche du temps d’avant». Mais sache bien que je n’en pense pas moins.

    Je suis la Suisse, la petite Suisse, paisible et prospère. Je suis au centre des choses, au nombril de ce continent qui me nourrit et qui m’inquiète, que je parasite et dont je me méfie, que je regarde du haut du Cervin de ma réussite économique et de l’Eiger de ma démocratie participative.

    Je m’autogère et personne ne connaît le nom du conseiller fédéral en charge. Je ne cherche pas de maître sur qui régner. Je ne suis pas plus hystérique que je ne suis bonapartiste. Je n’ai pas besoin d’un homme fort entre les mains duquel remettre mon sort. Mais ne pense pas, pour autant, que je me laisserai ingérer par quelques appétits négligents.

    Je suis la Suisse et j’ai le cœur qui bat son arythmie en plein milieu de la poitrine des nations voisines, mes grandes cousines, avec lesquelles je copine, un peu, pas trop, avec secret bancaire garanti. Je suis tout contre l’Europe, cette grande mademoiselle qui me méprise et me néglige. Je suis duplice plus que complice. Je suis la petite Suisse et faut que tu te trisses, bouquetin émissaire, chamois dépositaire, représentant bêlant de mes angoisses…

    Je suis l’Europe, la vieille Europe. Je suis grosse des espoirs avortés, lourde des pesanteurs faisandées. Je suis la marraine d’après-guerre, la réconciliée dépressive, l’ouverte à tous les vents du libéralisme sans frontières.

    Je suis l’Europe et je me crois l’égale de l’Amérique et de la Chine. C’est à ces pays-monde que je me compare, que je m’affronte. C’est à eux que je n’arrive plus à en remontrer, tandis qu’ils me passent sur le corps social, allant et venant dans mon gros ventre un peu mou, un peu mort.

    Je suis la vieille Europe, fardée, fanée, flétrie. Vraiment, je ne comprends pas pourquoi on voudrait encore de moi. On me désire quand le plaisir me fuit, quand la fatigue me gagne.

    Au départ, ils se sont mis à 6 pour m’engendrer. Maintenant, ils seraient 27, 28, je ne sais plus, à vouloir tenir dans le creux de mes bras dessinés par Matisse. Et il y a même l’Ukraine qui squatterait bien la maison de tolérance où je loge mes défaillances et qu’il faudrait aussi que je berce de mes comptines, même les soirs où j’ai trop forcé sur le Stilnox.

    Je suis l’Europe. Qu’ai-je à faire du moustique alémanique, du moucheron romand, du puceron du Tessin ? Je croyais qu’avec la Suisse, on était entre gens de bonne compagnie, au clair sur nos égoïsmes respectifs. Faudrait pas que Berne, la tolérée, se la joue comme Londres, l’intolérable, à réclamer des subventions quand l’eau monte et à refuser de cotiser quand la crue est endiguée.

    Liberté de circulation, espace Schengen, j’ai pourtant été bonne pomme avec ces Guillaume Tell qui, en remerciement, me flèchent sans sommation. Faut dire que les mieux dotés de mes sujets trouvent dans les cantons d’à côté, quelques facilités.

    Je suis la grosse Europe et la mini-Suisse voudrait me traiter comme un vulgaire Rom, me mettre à l’écart, me montrer la porte. Elle dit vouloir combattre l’immigration de masse que moi aussi je verbalise, que moi aussi j’encage pour caresser dans le sens du poil la xénophobie ambiante.

    Je suis la grande Europe et voilà que la petite Suisse me considère comme l’un de ces migrants émergents, l’un de ces traîne-savates basanés débarqués à Lampedusa. Ça fait bizarre d’être ainsi traitée en mendiant en haillons, en SDF aux paumes tendues. C’est là que j’en suis rendue ? Oui ? Vraiment ?

    Luc LE VAILLANT
  • Le Pouvoir est dans la rue...

     

    Il en est ainsi depuis quelques mois. Pourquoi se soumettre au diktat d’un gouvernement qui décide à la va-vite des réformes sans se soucier de la vox populi ? Et de constater que les soi-disant représentants des citoyens, une fois élus, ne sont plus à l’écoute de leurs électeurs. Ça passe ou ça casse, se disent-ils. Et ça ne passe plus comme une lettre à la poste. Le peuple s’indigne, rechigne jusqu’à descendre dans la rue par milliers pour protester et parfois casser du CRS et des vitrines. D’ailleurs, le pouvoir est pervers, ça lui arrive d’aimer la rue, celle du Cirque à scooter, en particulier…

     

    Alors, le Pouvoir prend peur, il n’aime pas la chienlit, il tergiverse d’un ministre l’autre, et finit par se tirer une balle dans le pied. C’est la Berezina, il patauge, il bat en retraite et suspend le combat jusqu’aux jours meilleurs. Mais la tempête et les inondations perdurent. Après les municipales, les européennes, l’été s’annonce chaud, torride.

     

    De jour en jour, les bavures s’allongent en file indienne. Victoire, victoire, on a sauvé le mariage pour tous jusqu’en 2017 ! La Bretagne libre renaît de ses cendres à coup de bulldozer. Puis, c’est au tour des gueux de parader sur les boulevards avec leurs tracteurs enfumés. Foi de cathos, la PMA ne passera pas. La réforme pénale renvoyée aux Calendes grecques. Finalement, le seul moyen de se faire entendre, de tout bloquer, c’est la rue ou plutôt l’autoroute, à l’exemple des taxis qui bloquent Paris et Marseille pour dénoncer une discrimination flagrante avec les VTC !

     

    Pour éviter tous ces désagréments, donnons le pouvoir aux citoyens par le moyen du référendum ou de l’initiative, comme l’ont fait les Suisses ce dimanche. Avec le risque d’être foutu dehors de l’Europe sans y appartenir de plein pied ! Peu importe, les étrangers auront déjà quitté les blanches montagnes.

    (N.B. Certains lecteurs n'ont pas compris que mon dernier paragraphe était volontairement écrit au second degré !)

  • Une histoire « pagnolesque » à Fontvieille !

    Depuis plus de deux ans, le célèbre moulin de Daudet est fermé aux milliers de touristes qui viennent sur les lieux où le poète aurait écrit « Les Lettres de mon moulin ». A cause d’un conflit entre le propriétaire, la famille Bellon, et le locataire, la commune de Fontvieille, dont le bail est échu.

    Au 19ème siècle, une dizaine de moulins étaient disséminés dans les collines surmontant Fontvieille. Celui que l’on attribue à tort à Daudet est le moulin de Ribet acquis en 1923 par Hyacinthe Bellon. Il l’aménagea en musée et il fut inauguré en grande pompe en 1935,  par le ministre socialiste Edouard Herriot.

    Selon les historiens, Daudet a certes puisé son inspiration dans la région mais il aurait rédigé ses contes dans la banlieue parisienne avec son ami, l’écrivain Paul Arène. Ses contes qui ont fait le tour du monde et ont été traduits en plusieurs langues, dont le chinois.

    Daudet est un gardois, né à Nîmes. Il a passé ses jeunes années en pension dans une famille du village de Bezouce qui projette l’aménagement d’un musée et d’une médiathèque en son honneur. C’est suite à la rencontre avec le félibrige Mistral qu’il séjourna  parfois dans la région, notamment au domaine de  Montauban, à Fontvieille, chez les Ambroy.

    Cela ne va pas sans créer des dissensions de part et d’autre du Rhône où chacun revendique la notoriété du poète. Plus de cent ans après sa mort, Daudet sera l’arbitre des prochaines élections municipales face à l’intransigeance du maire sortant qui risque bien de perdre son écharpe.

     

  • BLOGMANIA

    « Débutée dès 1999, la «blog mania» prend une ampleur jusque-là inconnue, surtout aux États-Unis. Un blog, contraction de web log est un site web personnel qui se compose essentiellement de petits articles nommés «brèves» ou «billets» relatant les opinions et les sentiments de son auteur ».

    Cette définition, trouvée sur le blog  de Marie-Noëlle Blancheteau, date de 2005 mais, à ma connaissance, cette technicienne de l’information ne blogue plus...

    Je ne vous apprends donc rien puisque vous faites partie des millions de blogueurs atteints de « Blogmania » !

    A l’origine, « Mania » est une divinité de la mythologie grecque. Cependant, dans le langage courant, le suffixe « mania » a plutôt une connotation péjorative : une manie, une obsession, une lubie incontrôlée ou excessive.

    Nous les blogueurs, ne sommes-nous pas des maniaques de l’info et de l’échange de nos états d’âme ? Pourtant, il ne suffit pas d’être atteint de blogmania pour écrire des billets originaux qui tiennent la route en cette période de sinistrose où le moindre fait d’hiver donne la fièvre aux médias. Encore faut-il mettre en activité nos neurones engourdis, y consacrer du temps ou simplement gloser le texte de nos confrères blog maniaques.

     

    Les Tweets, avec ou sans majuscules… ont changé la donne. Une phrase, 140 caractères, ça suffit pour communiquer ce qui nous passe par la tête. Admettons que dénicher le bon tweet est fastidieux. Raison pour laquelle Larousse avait décidé de répertorier et de publier les perles les plus originales sous la forme d’un bêtisier. Patatras, le savant dictionnaire s’est fait prendre les doigts dans le pot de confiture pour avoir omis de prévenir et de citer les auteurs !

    Lot de consolation : Jean-Luc Mélenchon rentre de plein pied dans le petit Larousse ! Cela vaut mieux que prendre une veste dans une boite à chaussures…

  • Tous fichés en 2014 !

     

     

    Un certain Martin me prie de le rappeler à une cabine téléphonique depuis une cabine ! Je sors aussitôt dans la rue à la recherche de cet appareil publique devenu une rareté. L’interlocuteur me donne rendez-vous dans une rue déserte, assurant me reconnaître de visu.

    - Suivez-moi à distance me, dit-il, en vous assurant de ne pas être suivi.

     

    Une fois en un lieu apparemment sûr, il ralentit le pas, se retourne, vient vers moi, me tend un dossier et s’en va aussitôt. J’ai à peine eu le temps de photographier cet inconnu avec mon appareil miniature dissimulé dans ma veste.

     

    En parcourant les premières feuilles, j’apprends que ce pseudo Martin est le Snowden français, fonctionnaire d’une officine de la même veine que le NSA américain agissant particulièrement auprès des citoyens de l’hexagone.

     

    Tout est sous contrôle. Cet espionnage  tous azimuts enregistre nos activités à travers le téléphone, l’Internet, le circuit bancaire et la fiscalité. Les courriels, le moindre blog, une ligne sur Tweeter, une photo sur Facebook s’accumulent, sont comparées et disséquées par un puissant logiciel, digne de celui de Google. Ne vous avisez pas d’acquérir un bateau, une voiture de prix avec un revenu de 2000 euros, au risque que Bercy vous convoque. Débranchez votre portable lors de vos déplacements pour éviter la géolocalisation. Cette structure a été mise en place secrètement lors du précèdent quinquennat et ne cesse de se développer à la vitesse grand V.

     

    Ce lanceur d’alerte m’a trouvé sur mon blog dûment répertorié dans le fichier avec la mention : « à surveiller de près ». Ils savent tout de ma vie. Martin me prie de bien vouloir publier cette information capitale. J’hésite, je ne sais que faire, bien que je sois déjà « grillé », alors un peu plus, un peu moins ? Avant d’agir, le mieux est d’en parler à la rédaction du site. Ces professionnels ont les moyens d’enquêter, de contrôler si je n’ai pas à faire à un individu mythomane, un farceur qui m’a donné rendez-vous dans une semaine, au même endroit, à la même heure !

  • NOEL EN PROVENCE

     

    Avec mes meilleurs voeuxAvec mes meilleurs voeux
  • Que se passe-t-il au Nouvel Obs ?

     

     

     

     

    Claude Perdriel, propriétaire à 100% et fondateur du Nouvel Observateur, l’hebdomadaire de référence - ça se discute - cherche un repreneur l’année du cinquantième anniversaire de sa création en 1964.

    La cheville ouvrière et journalistique de ce succès éditorial repose sur un homme hors du commun, Jean Daniel qui, sans relâche, a eu la science de s’entourer d’une équipe de collaborateurs de haut niveau.

    En 1953. à l’époque de Pierre Mendes-France, Jean-Jacques Servan-Schreiber et Françoise Giroud créaient L’Express où des plumes célèbres contribuèrent à son succès, dont Jean Daniel qui, en mésentente avec JJSS, quitta le journal, dix ans plus tard, pour fonder le Nouvel Obs, marqué à ses débuts plus à gauche. (Depuis sa vente par JJSS en 1977, l'Express a perdu son âme, passant de mains en mains, de l’épicier à l’électricien et au publicitaire pour être belge aujourd’hui. Selon Christophe Barbier, le directeur de la rédaction, L'Express n'est aujourd’hui « ni de droite ni de gauche, il est au-dessus de la mêlée !»)

    Ses heures de gloire, Jean Daniel les a acquises lors de son entretien à la Maison blanche avec John F. Kennedy qui le chargea d'un message pour Fidel Castro. C'est d’ailleurs au cours d'un déjeuner avec le leader cubain qu'ils apprendront l’assassinat du président américain, le 22 novembre1963. Mais son grand mérite est d’avoir tenu le coup contre vents et marées, en un mot saisir l’esprit du temps.

    Pour en revenir à Claude Perdriel, il n’est pas évident de trouver un acquéreur capitalistique digne et capable d’assurer la pérennité d’un organe de presse qui a rendu compte de l’actualité contemporaine durant un demi siècle.

    Cette semaine, l’éditorial de Laurent Joffrin, directeur de la rédaction, ne manque pas d’ambiguïtés. Il laisse place à toutes les suppositions. Il n’est nullement mention de l’annonce du propriétaire de vendre tout ou partie du groupe de presse. L’Obs a perdu 7 à 8 millions mais ce déficit sera résorbé l’an prochain. Est-ce l’achat  du site numérique 89 qui a plombé les comptes ? Aucune dette, mais il faut investir pour garantir l’avenir. Et de quémander 5 à 6 millions pour augmenter et élargir le capital… Une broutille par rapport à la valeur du titre, même s’il ne gagne pas d’argent.

    Il est logique qu’à 87 ans, Perdriel veuille passer  la main et récolter ses billes, mais sa fortune est faite pour assurer ses vieux jours. Pourquoi-pas créer une fondation  « Ad  vitam aeternam  » du nom de Perdriel-Daniel, dont les parts seraient réparties entre les collaborateurs qui ont fait le succès de la publication. ?

  • La « passe » trépasse !

    Pour lutter contre la prostitution, la France pénalise les consommateurs d’amour tarifé. Grosso modo le prix de la passe est multiplié par quinze, trente, voire cinquante pour une pipe à la sauvette. Une gâterie devenue inaccessible pour les chômeurs et les smicards. Voici donc venu le temps des « branleurs » et, plus grave encore, celui des violeurs en puissance. Tiens, la loi ne dit rien si les parlementaires, venus en séance à Paris, bénéficient de l'îmmunité sur leurs éventuels péchés de chair...

    Dans les hôtels de luxe parisiens, le prix de l’Escort-girl, amende comprise, est parait-il inclus dans le tarif prohibitif. La seule manière d’éviter que les riches clients s’en aillent sous des cieux plus cléments, à Genève ou Zurich. Car la Suisse pudibonde autorise légalement la prostitution à grande échelle. Histoire de compenser l’abandon progressif du secret bancaire !

    Dépêchez-vous, il y a encore des possibilités sur Paris, ICI, en attendant que la loi soit promulguée au Journal officiel.

    Pour enrayer le trafic de stupéfiants et mettre à genoux les dealers, le ministère de l’Intérieur concocte une loi similaire pour amender les consommateurs. Marseille serait la ville test avant d’étendre ces mesures à la banlieue parisienne.

    Pôle-emploi est chargé de recruter et de former des agents verbalisateurs.

  • Le Préfet de la ville prend la clé des champs.....

     

    - Un préfet ? au diable parbleu, vous n’y pensez point. Ne serait-ce pas plutôt une erreur, une rumeur, que dis-je, une galéjade provençale ? Passe encore pour le sous-préfet de Daudet dont l’escapade aux champs a fait le tour du monde mais un préfet, ça m’interloque.

    – Si, si, je vous l’assure, c’est une vérité vraie écrite noir sur blanc dans la gazette de Nîmes, enfin pas tout à fait en ces termes car le langage ministériel est d’une froideur à vous glacer le sang.

    – Vous utilisez donc cette expression à dessein pour rendre ce départ plus sympathique. Mais elle peut aussi être tendancieuse, synonyme d’évasion lorsqu’un justiciable se fait la belle !

    – N’y voyez-là aucune astuce de ma part mais celle de la langue française qui permet diverses interprétations. L’origine de cette expression date du XIVème siècle : « donner les champs » qui signifie rendre la liberté ou se libérer soi-même.

    – Il me souvient, il y a quelques mois, que l’on avait déjà donné la liberté au préfet du Gard pour la reprendre aussitôt. Un épisode rocambolesque lors du changement de régime… Raison pour laquelle, je ne suis pas convaincu de son départ aux champs. Il est aimé cet homme par ses administrés pour sa sensibilité à la cohésion sociale, à l’égalité des chances et aux valeurs républicaines.

    – Hélas, je vais vous décevoir, car selon mes sources, notre préfet est atteint par le couperet de la limite d’âge. Il aura alors tout le loisir de parcourir les champs, sa terre cévenole, la littérature et l’histoire, son péché favori.

    - A mon avis, l’expérience de cet homme d’État, son humanisme, sa pleine forme physique et intellectuelle pourraient l’amener à de hautes fonctions pour le plus grand bien de la République en proie à de multiples gaucheries.

    - J’imagine plutôt notre cher préfet faire une pause méritée en sillonnant le chemin de Compostelle qui traverse le pays du Gard, découvrir les monuments historiques le long du « camino » pour atteindre la Galicie et la cathédrale de Santiago de Compostela.

  • La VILLA du seigneur de PACA

     

    Voici la villa la plus chère de la région Provence-Alpes-Côte-d’Azur : 70 millions payés rubis sur l’ongle par les gentils contribuables. A rendre jaloux les Qataris dont l’émir accoste parfois son yacht des Mille et une nuits au port de la Joliette.

    Rien n’a changé depuis l’époque des Comtes de Provence où le Bon Roi René 1er d’Anjou aménagea la forteresse de Tarascon pour la rendre plus habitable avec la dîme perçue aux paysans.

    La « Villa Méditerranée » est l’œuvre du seigneur de PACA, président de région, député d’Arles et socialiste à ses heures creuses : Michel (de) Vauzelle, natif de Montélimar. Ce génie a eu l’heureuse idée de construire sa VILLA côte à côte du MuCEM, le Musée des civilisations de l'Europe et de la Méditerranée. Un pied de nez au souverain de Marseille, le sénateur-maire UMP, Jean-Claude Gaudin, à l’occasion de l’année de la culture 2013 !

    Cette prouesse architecturale et technologique ne sert quasiment à rien. Mais cet édifice monumental intrigue les marseillais. « Mais qu’est ce que c’est ? A quoi ça sert ? Un aquarium, peut-être ?  Nos subventions sont à l’eau.»

    Surprise à l’entrée, pas un pékin, contrairement au Mucem où des centaines de personnes se pressent à la billetterie. A la villa, c’est gratuit, on y pénètre comme dans un moulin sans se faire palper et un escalator gravit d’un seul coup l’équivalent de 5 étages. Le parking, c’est Vinci, à 4 euros l’heure.

    Au sommet, une coquille vide ou plutôt une esplanade fermée de 800 m2 avec vue sur la mer et le Bonne Mère. Des murs et des poutres d’acier d’un blanc immaculé ceinturés de parois de verre. Pas l’ombre d’une activité ou d’une quelconque exposition.

    Au sous-sol, sous le niveau de la mer, une agora de 2000 m2, ainsi qu’un auditorium de 400 places destiné à accueillir conférences, colloques et réunions internationales renvoyés aux calendes phocéennes. C’est parait-il le cœur du bâtiment entouré d’un bassin artificiel… Comme au temps des châteaux-forts !

    A la place de cette dépense exorbitante, scandaleuse, le seigneur de la région PACA pouvait construire plus de 400 logements sociaux… mais sans la vue sur la mer !

     

    Voici l’inauguration filmée par MARSACTU au printemps 2013, mais depuis lors rien a changé... c'est vide !

    http://www.marsactu.fr/politique/michel-vauzelle-recoit-en-sa-villa-30010.html

  • La folie des médias et des politiques

     

    Ils sont devenus complètement fous et débiles.

    Depuis cinq jours, pas une heure sans qu’une radio, une TV ou un site électronique sonnent les trompettes de l’affaire de cette pauvre fille, Leornada. La presse écrite en fait ses choux gras, logique pour ces feuilles de chou en péril.

    Les reporters et les caméras assiègent cette gamine dans sa retraite au Kosovo. De quoi la déboussoler et la rendre folle. A tout prix, il faut faire de l’audience.

    De quelle race sont-ils ? - je dis race à mon esprit défendant – car gens-là ne sont pas digne d’appartenir au genre humain. Et les politiciens, de gauche en particulier, leur emboitent le pas comme des moutons de Panurge pour faire monter la mayonnaise.

    Certes, il y a eu une bavure de l’Etat, en l’occurrence de ceux qui dépendent du ministère de l’Intérieur. Valls n’a pas la manière, cet homme-là est brut de décoffrage ou plus simplement une brute sans état d’âme. D’ailleurs, depuis des décennies, la République n’a jamais nommé des saints à cette haute fonction. Souvenons-nous de Mitterrand lors de la guerre d’Algérie…

    Piteuse France, piteuse Europe face à l’immigration, toutes deux incapables d’aborder ce problème, si ce n’est par une hypocrisie crasse. On se cache les yeux sur Lampedusa, alors que l’on a envoyé l’armada en Libye et au Mali.

    Demain, ce seront des hordes de Syriens qui se presseront aux frontières européennes. Ils sont plus de deux millions à croupir dans des camps insalubres.

    Il aurait mieux fait de se taire notre président schizophrénique – ce qu’il fait en général – plutôt que de fanfaronner en annonçant l’accueil de 500 réfugiés syriens et de séparer une gamine de 15 ans de ses parents.

    S’ils ont des c….. ses ministres contestataires, qu’ils démissionnent ! A lui tout seul, Valls fera le ménage.

  • MONOPOLYTIC, UN JEU DE FOU...

     

     

     

    - Albert, que crayonnes-tu sur ta planche à dessin ?

     – Il m’est venu une idée de génie, car depuis ma découverte de la relativité générale et de la mécanique quantique, je dois avouer que mon esprit s’est endormi. Je me la coulais douce lorsque j’enseignais à Princeton.

    – Tes précurseurs Galilée, Newton et Planck t’ont mis le pied à l’étrier, ce qui t’as permis d’affiner leurs  théories.

     – Tu as raison Sigmund, la science, les inventions avancent pas à pas, d’un chercheur à l’autre, comme ta psychanalyse, mon vieux. Avant le fil à couper le beurre, il a bien fallu faire du beurre ! Il en est aussi du jeu de fou que je m’applique à mettre au point : le « Monopolytic ». C’est une américaine, Elizabeth Magie, qui inventa, en 1904, le Monopoly. Depuis lors, de multiples versions ont vu le jour, toutes plus débiles les unes que les autres. La mienne à la particularité de s’adapter en temps réel aux faits de société, en l’occurrence la politique de droite ou de gauche.

    – Mais comment vas-tu diffuser ce jeu depuis ici, au paradis des savants ?

    – Par Internet, bon sang ! Et grâce à Steve Jobs qui nous a rejoint ici et avec lequel j’ai conclu un joint-venture pour l’utilisation de sa tablette. Depuis l’histoire de la pomme, il a refait le monde et maitrise l’univers !

    – Et comment ça marche ?

    – D’abord, il faut choisir son camp et ses pions de couleur rouge, rose, vert, bleu, blanc, or, ou brun. Par exemple, hier à France 2, lors de l’émission « Des paroles et des actes », chaque fois que le joueur Copé avançait son pion bleu, il se retrouvait soit dans la case « prison », soit devait-il laisser passer son tour.

    – Selon quels critères ?

    – C’est au choix du meneur de jeu, David Pujadas, qui ne s’en laisse pas conter, mais il compte les points, les téléspectateurs aussi. François Lenglet avait choisi la couleur or, quoi de plus normal puisque c’est un expert en finance et en économie. Question chiffres, Copé a fait tout faux, un zéro pointé. Jusqu’à ne pas admettre que durant dix ans, l’UMP, dont il se gargarise, a mis la France sur les genoux. Son programme d’économies : un million de fonctionnaires en moins ! Du délire en direct.

    - Ce qui ne l’empêche pas de clouer au pilori la politique hollandaise et ses soi-disant dérives fiscales. Des critiques approximatives, à l’emporte pièce, lancées à la cantonade qui se trouvait derrière lui ! En faisant le procès de la gauche, il dressait l’inventaire de ce que la droite n’avait pas fait ces dernières années.

    - D’ailleurs toutes ses élucubrations n’avaient de cesse que d’enfoncer le parti au pouvoir. Jeff Wittenberg l’a compris illico. Ce journaliste, rompu aux interviews à chaud des hommes politiques a choisi le pion blanc, synonyme de neutralité, même si l’on perçoit par ses chausse-trappes qu’il ne porte pas JFC dans son cœur. D’autant qu’à un moment Copé a choisi le pion brun pour se raviser avec peine !

    – J’ai vraiment le béguin pour la fille rose-bonbon. T’as vu comme cette jeunette a tenu tête à ce roublard de politicien ? Elle maitrise les dossiers de la République avec une assurance de grande prêtresse. Najat Belkacem l’a roulé dans la farine de blé dur comme un bleu.

    - Je suis parfois mi figue, mi raisin à son égard sans me l’expliquer vraiment. Son rôle de porte-parole n’est pas facile, transmettre les non-dits du président, c’est comme marcher sur des œufs avec des talons hauts. Par exemple, no comment de l’affaire Valls-Duflot !

    - Un régal, le droit de pour(suite) de FOG, directeur du Point, lorsqu’il cite le classement du docteur Jekyll alias Mister Hyde en 19ème  position du sondage d’impopularité, digne de l’envoyer dans les oubliettes de l’histoire politique.

    - Sigmund, tu pourrais m’éclairer sur le comportement en général des hommes politiques qui évacuent les questions gênantes en un tour de passe-passe pour digresser sur d’autres sujets. Comment se fait-il que des personnalités intellectuellement brillantes se fourvoient dans de tels propos ?

    – Mon cher Albert, je te donne rendez-vous sur mon divan pour approfondir  ton questionnement. Mais en attendant, il te faut encore tester ton « Monopolytic », le rendre plus fiable, à dimension humaine, je peux d’aider, car sans cela il peut être le générateur d’une bombe politique. Rappelle-toi la bombe A !

  • Hors d'âge

    Tu pourrais être mon père ! Cette gifle-là,  je l’ai prise en pleine poire. J’en garde encore les rougeurs virtuelles. Venant d’une gamine de 15 ans dont j’ai bricolé la mère avant son mariage, c’est dans le domaine du possible. Et d’y  ajouter aussitôt un point d’interrogation ? Faire un retour en arrière, me torturer l’esprit dans des calculs savants avec la méthode Ogino, en parler à sa mère ? Peut-être a-t-elle été en vaine de confidences ? Pas évident d’aborder la sexualité avec son ado de fille, une petite futée qui prend forme, si ce n’est parler de ses propres « sexpériences ». Quelle bécasse, me suis-je dit. J’ai eu fin nez de la laisser tomber pour une autre.

    D’ailleurs, cette épisode est hors d’âge puis qu’il remonte dans le premier quart de ma vie. Enfin, c’est selon car tout au long de son existence, on est souvent hors d’âge par rapport aux gens qu’on rencontre. Ça commence à l’école entre les grands et les petits, la plupart du même âge, à quelques mois près. Seuls les boutons d’acné différencient les précoces. Le dénominateur commun, ce n’est point la date de naissance mais l’aspect physique. Et me rappeler les vexations dont j’ai été l’objet car j’étais plus petit que mes camarades. A souffrir de complexes que l’on peine à soigner, même avec des talonnettes.

    Ce n’est pas évident de démarrer dans la vie en étant physiquement  hors d’âge. Impossible de n’y pas prêter attention, qu’on le veuille ou non, cela vous poursuit fatalement à toutes les étapes de votre existence. Et pourtant, petit à petit, j’ai grandi, beaucoup grandi pour être comme les autres et même plus grand que les autres. J’ai pris ma revanche en fustigeant les petits de mon âge. Du genre : retourne chez ta mère, t’es pas sec derrière les oreilles !

    C’est au sein de la famille que les différences d’âge sont les plus marquantes. Plusieurs fois dans une journée, les parents font état de cette discrimination : « tu n’as plus l’âge de faire pipi au lit », « manges ta soupe pour grandir comme ton frère », « prends soin de ta petite sœur », « allez les petits, au lit », « le film à la télé, c’est pour les grands ». Puis vient le tour du grand-père de sermonner son petit-fils : « quand j’avais ton âge… et patati et patata, une litanie  hors d’âge ». Vive le clivage des générations !

    L’expression « hors d’âge » est utilisée à toutes les sauces, exprimant tour à tour le passé ou le futur, le positif ou le négatif. A commencer par « hors » cette préposition discriminatoire qui évoque que l’on est en dehors, à coté de la plaque, parfois pour le meilleur et souvent pour le pire. C’est tout de même gratifiant d’être un candidat hors-concours ou hors-pair. Suis-je hors de propos ou hors-texte, voire hors-piste comme un hors la loi ? Il est donc hors de question de continuer d’accommoder cet hors d’œuvre. D’autant que hors d’usage s’apparente parfois à hors d’âge !

     

    Hors d’âge se gausse d’être hors du temps, il caracole sur plus d’un siècle sans jamais faire date. C’est le complice des bouilleurs de cru qui jouent à cache-cache avec le millésime. Qui plus est, il se moque de la valeur des objets. Une voiture hors d’âge peut être un véhicule de collection ou tout juste bon à mettre à la casse. Et les meubles pardi ! La table en formica des années cinquante ne vaut pas un sous alors que la commode 19ème

    Hors d’âge ? Par les temps qui courent, je me demande souvent si le parti au pouvoir n’est pas hors d’âge ? Nous pouvions, certes, espérer en un avenir meilleur en 2012 comme en 1981. Souvenez vous du programme du Bourget ? L’homme, le candidat, était sans doute sincère, plein d’espoir pour une France meilleure. Là, il a manqué de clairvoyance. Un rêveur qui s’est vite trouvé dans une situation inextricable après le constat de 10 ans d’une droite irresponsable. Ses mesures au goutte à goutte sont sans doute hors d’âge ! Il tâtonne, il godille. Mais les Français ne sont-ils pas eux aussi hors d’âge pour n’avoir en mémoire que l’époque révolue des « trente glorieuses » ?

  • La presse papier bouge encore...

     

    Fini l'âge d'or !
    Fini l'âge d'or !

    C’est la rentrée de septembre, un septembre morose, un ciel frisquet pour nous faire oublier les coups de chauffe de  l’été. La presse papier change de peau, la vieille dame se refait une beauté pour tenter de séduire quelques lecteurs égarés. Un lifting pour dissimuler un corps malingre, les rides d’une écriture ternie par le temps. C’est bien connu, les vieilles dames nous balancent souvent les mêmes sornettes.

    Tour à tour, le Nouvel Obs, Marianne, Libération changent de look. Sur une pleine page de La Provence, Olivier Mazerolle, son nouveau Directeur de la rédaction, annonce une nouvelle formule pour le 23 septembre. « Mieux vous informer… se rapprocher encore plus de vous… s’impliquer plus fortement dans la vie locale », écrit-il.  Pour ce qui est de la vie locale dans la région Paca, la cité phocéenne célèbre la culture 2013 à la kalachnikov !

    Dans sa livraison de samedi, Libé présente sa nouvelle maquette sur 64 pages. Du grand art, dois-je l’admettre, et en particulier l’article de Stéphane Guillon que je ne résiste pas à transmettre à ceux qui boudent le papier !

    13 septembre 2013

    Faut-il intervenir à Marseille ?

    ironiques.

    Par STÉPHANE GUILLON

    Des semaines que le monde se déchire sur la question : «Faut- il intervenir à Marseille ?» Vingt morts en 2011, vingt-quatre en 2012 et déjà quinze pour l’année 2013 ! Les observateurs onusiens dépêchés dans la cité phocéenne parlent de véritable guérilla urbaine. Des dizaines de fusils d’assaut, des grenades, des kalachnikovs ont été collectés sur place. Si les armes sont réelles, une kalachnikov peut-être en résine de cannabis est en cours d’identification. «Il nous faut des preuves tangibles avant toute intervention», assène un inspecteur. Intervenir ou pas ?

    Si la communauté internationale réclame des frappes ciblées contre les quartiers Nord, Obama, dernier soutien du président français, oppose son veto. «Barack craint une intervention à Marseille car, dès lors, il faudrait nettoyer Flint dans le Michigan, nous confie un conseiller. Flint, c’est 62 homicides par an pour 100 000 habitants. A côté, Marseille is a "little dick !" [petite bite].»

    Pour l’heure, seules les flottes russe et chinoise se sont déployées autour du château d’If et des plages du Prado. L’opération baptisée «Marcel Pagnol» pourrait intervenir fin septembre. Des frappes qui divisent jusqu’aux plus fervents va-t-en-guerre. «On n’est pas à l’abri d’une bavure, tonne David Cameron. Si tout le monde s’accorde pour raser les cités des Lauriers, des Cyprès, des Hirondelles et des Lilas, plaques tournantes de la drogue, un Tomahawk peut très bien tomber sur Notre-Dame-de-la-Garde, le Mucem, une fabrique de calissons ou pire la villa de Michel Drucker à Eygalières… Nous ne pouvons pas prendre ce risque !»

    Particulièrement belliqueux, les Russes sont soupçonnés de vouloir bombarder le Stade-Vélodrome, seul moyen pour eux de propulser le Spartak Moscou en Ligue des champions. «A l’arrivée, ce sont toujours des questions d’argent, de gros sous, s’indigne Elie Baup, l’entraîneur de l’OM. Si des cités s’embrasaient à Evian, Thonon, Gaillard, les Russes n’interviendraient pas !»

    Deux poids, deux mesures ? Ce week-end, le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki- moon, a tenu lui aussi à réagir : «La France est un pays à part, très complexe avec ses codes, ses us et coutumes. La dernière réunion organisée par le gouvernement pour lutter contre le grand banditisme à Marseille était animée par Jean-Noël Guérini mis en examen pour "association de malfaiteurs". Guérini intronisé en M. Propre de la pègre, c’est un peu comme si on demandait à Marc Dutroux de travailler dans une crèche !»

    Que faire ? Vue de l’étranger, la situation paraît totalement ubuesque. Aujourd’hui, le gars chargé de sécuriser Marseille s’appelle Manuel Valls, de son vrai nom Manuel Carlos Valls. Plus un nom de narcotrafiquant colombien que de premier flic de France moquent ses détracteurs. L’homme s’habille en jeune marié pour visiter les quartiers Nord, on dirait BHL en costume Dior sur les ruines de Benghazi. Entre deux fusillades, il pose dans Paris Match, roulant une pelle à sa femme, la violoniste attitrée de Johnny Hallyday. Comment voulez-vous que ce gars soit pris au sérieux par les caïds locaux ? Le remplacer est risqué, on ne sait pas sur qui on peut tomber. Son prédécesseur s’appelait Claude Guéant, alias «le Cardinal», spécialiste des valises, commissions et versements en liquide, traité de menteur et de voleur par son ex-collègue au gouvernement, Mme Roselyne, alias «la Pharmacienne». Intervenir ou pas ? Les tergiversations onusiennes font bien sûr le jeu des Français. Depuis dix jours, Hollande multiplie la surenchère. L’homme est connu pour son tempérament de feu, un mélange d’hyperactivité et d’autoritarisme. Dans son pays, on l’a surnommé «Flamby», le nom d’un dessert, célèbre pour ses pouvoirs énergisants. Flamby a menacé : «Une frappe sur Marseille euh… pourrait embraser toute la région Paca. Je ne réponds de rien euh… le carnaval de Nice, le Midem de Cannes, la foire aux santons d’Aubagne… toutes ces manifestations pourraient être annulées !»

    Afin d’éviter le pire, Manuels Valls a tenté un ultime déplacement dans les quartiers Nord, celui de la dernière chance. Habillé cette fois d’un queue-de-pie et d’un chapeau haut-de-forme, le ministre n’a pas hésité à retirer ses gants pour serrer la main à des minots. Il a ensuite visité la prison des Baumettes en compagnie de son épouse, Anne Gravoin, qui a interprété au violon All You Need is Love aux détenus les plus dangereux.

    Le ministre s’est voulu confiant : «La violence n’est pas une fatalité, le queue-de-pie, la musique d’Anne, les paroles des Beatles, tout cela devrait calmer les esprits les plus chauds et ramener la paix à Marseille pour plusieurs années.» L’ONU a salué un geste fort et Gala a refait une photo du ministre aux Baumettes car Manuel n’était pas sur son bon profil.

  • La lutte au calcif...

     

     

    La plus grande manifestation sportive en Helvétie est la Fête fédérale de lutte et de jeux alpestres.

     

    Elle a eu  lieu ce week-end à Berthoud, dans la vallée du fromage Emmenthal. Cette localité agricole est située à quelques kilomètres de Berne, la capitale du peuple des bergers et des banquiers.

     

    Une arène de 52.000 places a été aménagée pour accueillir plus de 250.000 visiteurs. Les lutteurs se rouleront dans la sciure et le vainqueur de cette joute historique gagnera un taureau de 1000 kilos.

     

    Voir ici un diaporama.