alpilles13 ALPILLES13

16/05/2013

«Je n’étais pas président avant de le devenir»

 

 

Pour marquer le premier anniversaire de son élection, François Hollande a prononcé cette phrase étonnante que le seigneur de La Palice n’aurait pas dédaigné.

 

Pour l’écouter,  tendez l’oreille dans le film de Patrick Rotman : « Le Pouvoir » qui sort en salles, comme par hasard… le 15 mai !

 

Un documentaire pris sur le vif par une caméra qui a fureté durant huit mois dans les coulisses de l’Elysée, à la poursuite d’un président normal. En toute liberté, paraît-il.

 

La bande annonce:

 

http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19505932&a...

 

Vous saurez tout sur l’apprentissage de la fonction suprême qui n’est sanctionnée par aucun diplôme. Avant même de commencer son boulot, on glisse autour du cou de l’élu la Grand-croix de la Légion d’honneur.

 

Cela se passe ainsi sous les ors de la République. C’est une sorte d’hommage ou plutôt un blanc-seing que lui délivrent les millions d’électeurs sur la foi de son charme naturel et de ses bonnes intentions. Mais le rêve ne dure qu’un jour.

 

En l’absence d’un certificat en bonne et due forme, la pratique présidentielle s’apprend donc sur le tas. Un vrai parcours d’autodidacte où il est cependant utile de posséder de bonnes notions théoriques glanées dans les sphères ministérielles et partisanes. Une bonne santé physique et mentale est indispensable pour digérer un agenda surbooké, les coups bas, les voyages  inter planétaires et la cuisine exotique.

 

La fonction suppose la maîtrise de la langue de Molière, - celle de bois est facultative - le sens de la répartie, un brin de démagogie, l’aptitude au commandement et une tendance à l’amnésie en matière de promesses électorales.

 

Toutes ces qualités ne sont, hélas, de loin pas suffisantes. Dès lors, comment faire fonctionner la machine étatique sans recourir à une pléiade de technocrates, des hommes froids, des carriéristes souvent reconduits dans leurs postes d’une présidence à l’autre.

 

Grosso modo, à quelques nuances près, c’est kif-kif bourricot. L’urgence, c’est la gestion du porte-monnaie, la diminution de l’augmentation et l’inverse, l’épreuve de rattrapage après dix ans de laxisme. La réalité est sans appel, elle surpasse la fiction d’un changement distillé à doses homéopathiques.

 

Accessoirement, la nomination d’un premier ministre, entouré d’une cohorte de femmes et d’hommes de peine, peut colmater les brèches pour autant qu’aucune brebis ne s’égare du troupeau. D’ailleurs, certains s’observent en chiens de faïence.

 

Le peuple gronde, il piaffe d’impatience, il veut tout, tout de suite, il tend sa sébile, jour après jour, il attend sa pitance que le monarque, dans sa grande bonté, veut bien lui donner. Et quand sa bourse est plate… c’est le drame de lèse-majesté. Impossible d’allumer le turbo du char de l’Etat quand le réservoir est vide. Les clefs de la boite à outils ne servent qu'à serrer les boulons.

 

Une année, c’est vraiment cours pour maîtriser une société en plein délire. Foutu métier, encore quatre ans à se tirer la bourre avant de tirer sa révérence. « Si j’avais su, j’aurais pas venu ». Une consolation : s’il  loupe son examen de sortie, il s’en ira, clopin-clopant, à la maison de retraite du Conseil constitutionnel.

 

Alors, pourquoi sont-ils si nombreux à vouloir devenir président avant de l’être ?

09/05/2013

Lettre à mon cher François,

Cher ami,

Je vous écris de Genève, au bord de ce lac qui m’invite à la rêverie. Aujourd’hui, je me promène en solitaire le long des berges où le vert de la prairie se marie avec le bleu de l’eau transparente. Les perchettes et les truites sont à la fête, elles me font révérence en se tortillant dans les remous comme les danseuses d’un ballet aquatique.

Après les intempéries d’avril, le soleil de mai réchauffe mon corps engourdis par les frimas de ce trop long hiver. De gracieuses femmes, parées de mille atours, s’adonnent à une farandole autour des rosiers du parc, comme pour inciter les premières roses à éclore.

Hier, dimanche, j’ai quitté la ville ancienne, j’ai traversé un pont de bois sur le

Rhône pour atteindre, dans l’herbe folle, la maison des Délices, à la rencontre de Voltaire, mon meilleur ennemi. A l’ombre d’un acacia, il avait son nez mutin planté dans l’écriture : « La Lutte contre l’injustice », me dit-il d’un air grognon.

"Ça tombe bien", lui dis-je, en lui tendant mon dernier ouvrage : « Le Contrat social ou Principes du droit politique ».

De retour dans la cité de Calvin, une idée, comme mille autres, surgit dans mon esprit vagabond : vous envoyer aussitôt, cher François, ce manuscrit par la diligence qui part à la nuit pour rejoindre Paris dans la semaine.

Je vous sais très préoccupé par la situation de votre France et de notre monde. Vous êtes l’objet de quolibets et de sarcasmes de la part de vos détracteurs, parfois avec raison. Sans doute, avez-vous de la peine à vous faire comprendre. Bon gré, mal gré, vos idéaux s’étiolent au fil du temps.

Dans cet ouvrage, j’ai réuni quelques réflexions et conseils qui, je l’espère sincèrement, vous seront peut-être utiles pour les mois à venir.

Croyez, mon cher François, en mon amitié parfois critique.

« Votre Jean-Jacques Rousseau »

Genève, 6 mai 1762 - Texte de Fred par procuration de Jean-Jacques -

03/05/2013

Mélenchon 1er

 

 

 

 

 

Bla-bla-bla… il parle, il parle, Mélenchon 1er, il éructe dans tous les médias qui se pressent pour accueillir le démago. Mediapart n’échappe pas à la « mélenchonite » en le recevant jeudi 2 mai en direct dans sa salle de rédaction… D’une interview à l’autre, il répète, il assène sans cesse les mêmes théories approximatives, échappant aux questions pratiques et pertinentes par des circonvolutions et des digressions. Les journalistes ne notre site préféré le laisseront-il faire le malin ?

 

Le tribun égocentrique a une haute idée de lui-même, il jouit de ses propos, de ses effets de manche et de ses pirouettes télévisuelles. Que ferait-il de concret s’il était au pouvoir ? Empoignant le manche du balai, il ferait table rase sur son passage, jusqu’à suggérer de ne pas rembourser la dette, de mettre l’Etat en faillite et en cessation de paiement. Indemnités de chômage et aides sociales incluses.

 

A force de fustiger les socialos qui gèrent petitement la crise française et européenne avec les moyens du bord, il fait le lit de l’extrême droite avec laquelle, d’ailleurs, il partage certaines de leurs idées rétrogrades. A les entendre, seuls les deux Fronts sont capables de sauver la France !

 

Malgré les difficultés qui perdurent, le peuple français n’est pas encore prêt pour la Révolution, plutôt l’aventure, qu’il propose. Faudra bien que le dictateur en puissance mette de l’eau dans son gros rouge !

24/04/2013

Hollande… savait-il ?

 

 

 

Donc Cahuzak ne savait pas si Hollande savait ! La réponse de Cahusak est on ne peut plus ambiguë lors de son show télévisé sur BFMTV:

 

 

 

«J’ignore quel était son niveau de connaissance de cette affaire».

 

 

 

Et d’en déduire que lors de sa rencontre les yeux dans les yeux avec le Président, le menteur n’a perçu aucun battement des cils, un signe de doute, d’interrogation. Cru sur paroles, point ! Cette version n’est pas crédible car comment imaginer que lors de la diffusion de la voix de Cahuzak par Mediapart, le 5 décembre, un président « normal » n’ait pas aussitôt demandé à ses services d’authentifier cette voix.

 

S’il ne l’a pas fait, c’est un plouc qui n’est pas à la hauteur de sa tâche. S’il a caché cette information durant quatre mois aux Français, il est ni plus ni moins complice du mensonge de son ministre.

 

Pensait-il peut-être que cette affaire allait se dégonfler comme une baudruche ? Faisait-il cause commune avec tous les détracteurs qui ont cloué Mediapart au pilori ?

 

Pour sortir de l’impasse par un tour de passe-passe, voici venu le temps de la transparence comme la grêle après les vendanges. Du pipeau qui donne l’occasion à Mélenchon de dégainer sa haine, de renier, tel un Judas, son ancienne famille politique. L’homme qui chausse du 42 se fait fort de mettre les socialos dans ses petits souliers à grands coups de balai.

 

Curieusement, la droite s’est faite discrète sur ces affaires de gros sous et de patrimoine. Leur leader déchu fréquente les Qataris, les banques véreuses et se tape des conférences à 100.000 dollars pour leur expliquer comment il a claqué 600 milliards en 5 ans. L’un après l’autre, les scandales financiers le rattrapent dont le dernier en date : les 50 millions de Kadhafi !  

 

Mais la droite pure et dure a d’autres chats à fouetter, plutôt les homosexuels, en faisant cause commune avec les cathos aux relents de fachos.

 

  

 

Sait-on ce qui va se passer la semaine prochaine ?

 

Libé, alias Madame Soleil, a déjà écrit un article mensonger !

 

 

11/04/2013

Faut-il sauver le sapeur Camember, alias Hollande ?

 

 

 

 

 

 

Le sapeur-pompier en chef cherche par tous les moyens à éteindre l’incendie, à sauver sa République qui prend feu de toutes parts.

 

Doit-on faire appel aux porteurs d’eau, organiser une chaîne des bidons pour inonder les cendres incandescentes qui enfument le pays ?

 

Par nature, l’incendie attire les badauds dont certains se délectent de flammes vengeresses.

 

Des pans entiers des édifices sociaux du pays s’autodétruisent de jour en jour.

 

Certains tirent à boulets rouges sur des murs calcinés.

 

Le petit peuple crie famine, des appels à la révolte surgissent de manière démagogique.

 

C’est le régime des promesses, des non-dits et des mensonges qui a perdu le sens de l’orientation.

 

Et pendant ce temps-là, des élus de toutes tendances se calfeutrent dans leurs fauteuils d’arrivistes.

 

Il a fallu que le quatrième pouvoir, une presse d’investigation sans peur et sans reproche, sonne le tocsin pour qu’enfin le sapeur sorte de sa léthargie.

 

Lui seul est capable ou pas de se sauver lui-même. A voir !

23/03/2013

HABEMUS TAM-TAM…

 

 

 

 

Quel tam-tam pour le papam François !

Quel numéro va-t-on affubler ce pape là ?

Il y a le choix entre le « uno » et le 266.

Ça tergiverse au Vatican au moment de remplir le ticket gagnant.

Au palais, les cardinaux jouent à la marelle.

Attention à ne pas commettre un crime de lèse-majesté avec un roi Capétien, pionnier de la Renaissance, un Bourbon pur malt.

Réveille-toi Grégoire, le premier François, il est d’Assise, celui qui parlait aux oiseaux. A ne pas confondre avec celui qui écoutait les généraux argentins.

D’ailleurs, c’est aussi un rital d’origine, une manière habile de botter en touche comme Maradona.

Au diable les chiffres romains, à la Xème grappa les calottes rouge chantent à tue-tête : il est des nôtres le Francesco !

Quelle idée de franciser son prénom, de le confondre avec le nôtre, l’ancien, celui qui portait la francisque. Ce François là, Dieu en personne, n’avait pas besoin d’un pape pour parler à ses sujets.

Notre François actuel, le vrai, enfin le normal, sans mitre ni auréole, est en pétard avec les chiffres ou l’inverse. De 51 en mai, il est à 31, dix mois plus tard. Comment se soustraire aux pourcentages communiquant, à l’indice de performance ? Un vrai casse-tête ce zéro pointé pour tous les énarques qui l’entourent. De quoi recentrer l’arithmétique avec le Béarnais, un autre François qui rue dans les brancards de son sulky.

Le tam-tam résonne à travers le monde : tous à Rome les gars, les Musulmans, les Juifs, les Hindous, les Calvinistes, les politiques de tous bords y compris les dictateurs, pour fêter la Saint Joseph en grande pompe ! Manque à l’appel son fils, le Palestinien de Nazareth… Au lieu de le citer à tort et à travers, mieux vaudrait le ressusciter !

06/03/2013

Le Drian : motus et bouche cousue

 

 

 

Ou l’art de prendre la parole pour ne rien dire mardi matin, en direct sur BFMTV et RMC.

Une interview du populaire Jean-Jacques Bourdin pour des prunes. Mais que ne ferait-on pas pour passer à l’antenne de Bourdin & Co !

Comme à son habitude, le journaliste vedette de la chaine a bien essayé d’extirper quelques précisions sur le sort des otages et l’éventuelle mort des chefs terroristes.

Pas étonnant qu’un ministre de la grande muette soit sur la défensive, mais pourquoi donc parader sur l’antenne et dire : « tout laisse penser qu’ils sont vivants… avoir des informations sur leur possible lieu de détention », affirmant à deux reprises qu’il n’en dirait pas plus ! Silence radio.

Sauf que sa principale source d’information vaut son pesant de cacahuètes : « Je pense que si les otages avaient été tués les ravisseurs l'auraient fait savoir. » A une question de Bourdin, la confusion du ministre est totale : « Vous les appelez ce matin ? », a demandé le journaliste. « Je le ferai au téléphone », a répondu Jean-Yves le Drian. « Vous les avez au téléphone ? » a poursuivi le journaliste. « Absolument pas, je ne vous dis rien », s'est repris le ministre, comme s'il en avait déjà trop dit.

En voici en un qui va se faire taper sur les doigts, mais consolons-nous, nous avons la meilleure armée du monde !

La vidéo :

http://www.bfmtv.com/politique/drian-si-otages-avaient-et...

16/01/2013

35/52 - Les hétérosapiens dans la rue…

 

 

 

Les deux Amantes, Toulouse-Lautrec, 1894Les deux Amantes, Toulouse-Lautrec, 1894

 

Ils étaient donc près d’un demi-million à défiler dans Paris pour protester contre « le mariage pour tous ». Selon leurs diverses croyances religieuses, ils ne savent plus très bien s’ils descendent d’Adam et Eve, de Jacob, d’Allah ou de Cro-magnon. Accordons-leurs le bénéfice du doute puisqu’ils en sont encore à différencier, au plan légal, l’homosexualité de l’hétérosexualité. Ces termes sont d’ailleurs très mal choisis et remplaçons « sexualité » par « sentimentalité ». L’attirance, le désir, l’amour de l’autre sont d’abord d’ordre affectif, sentimental avant d’être sexuel. Qui n’a pas éprouvé dans son adolescence des sentiments amoureux pour un copain ou une copine de classe ?

On peut comprendre que le terme « mariage » sensibilise les catholiques puisqu’il est l’un des sacrements, instauré par l’Eglise au concile de Latran en 1215, pour célébrer l’union de l’homme et de la femme. Cela ne date pas d’hier !

Un statut légal identique pour les « homosentimentaux » n’est-il pas revendiqué en occident depuis la fin du 19ème siècle ? Pour ménager les susceptibilités, le terme « union » est cependant mieux adapté car il n’a pas de connotation religieuse.

Par ses tergiversations, le Gouvernement a fait tout faux. Ce qui devait être un succès pour la gauche se transforme en une véritable cacade.

On la met ou pas la PMA, la procréation médicale assistée ? Et la GPA, la gestation pour autrui, aux oubliettes ? Il n’y a pas de raison qu’un couple masculin n’ait pas aussi le droit à la paternité en louant un ventre de femme... Chacun à son tour !

Le gaffeur en chef pète les plombs en accordant la liberté de conscience aux maires sur le mariage gay, pour se rétracter le jour d’après. Comment voulez-vous que le peuple s’y retrouve dans cet embrouillamini ? En réalité, l’homophobie pointe son nez au détour des boulevards.

Rendez-vous le 27 janvier à Paris, y aura-t-il autant de monde pour soutenir, au pays des Droits de l’Homme, cette réforme sociétale ?

Rendez-vous le 29 janvier à l’Assemblée Nationale pour décompter les députés qui auront le courage de soutenir le Gouvernement à leur corps défendant ?

08/01/2013

34/52 - Le 13’OR de MARSEILLE

 

 

Marseille-Provence 2013, capitale européenne de la culture, ouvre toutes grandes ses portes le weekend du 12 et 13 janvier.

La chasse au 13’OR est lancée. Une année entière pour découvrir les 13’OR du patrimoine de l’agglomération méditerranéenne.

Durant deux jours, la fête populaire gratuite battra son plein dans les quartiers du bord de mer. Ce ne sera que théâtres, rocks, jazz, chants, clameurs, bals, opéra, cirque, danses, animations, expositions, ateliers, illuminations et bouillabaisse !

« Révélation » en pays Arles : un spectacle pyrotechnique, musical et vidéo» en grande première. A vous couper le souffle le 13 janvier à 18h30 :

© Groupe F

A la tombée de la nuit, un petit peuple de lumière débarque le long du Rhône, flotte dans l’espace, marche sur l’eau, explore les berges, franchit des précipices !


(Entre-nous, le premier a l’avoir touché le 13’OR, c’est Bernard Tapie qui s’offre, pour une bouchée de pan bagnat, le journal La Provence !)

31/12/2012

33/52 - L’an nouveau des animaux…

 

 
Rose pâle, l'année 2013 !Rose pâle, l'année 2013 !

 

L’homme me déçoit, quand il m’exaspère, je parle à mes animaux. Je leur dit tout, je leur livre mes états d’âmes, mes doutes, mes révoltes, jusqu’à entendre mes colères tonitruantes.

Là, ils se planquent, ne sachant si c’est du lard ou du cochon, celui dont on a fait boucherie en décembre. Lui aussi, il protestait. Pauvre de lui, je l’aimais bien le cochon du voisin. Pour quémander mon indulgence, il m’a offert une boucle de boudin. Pauvre imbécile, il ignorait que ce cochon-là reniflait les truffes sous mon chêne vert !

Quand je leur parle à l’oreille, mes cockers, des jumeaux, écoutent avec une patience infinie mes salades sans queue ni tête, sachant que le bougre va leur donner une gâterie.

Les chats sont moins communicatifs, ils me filent entre les jambes, un pinson ou une souris entre les crocs. Passe encore pour la souris mais le pinson, de grâce, ne sont-ils pas mélomanes ces félins de gouttière ?

Voici deux mois que je n’ai rencontré ma copine la couleuvre, elle a pris ses quartiers d’hiver dans les fissures d’un mur de pierre. Pensant à cette intermittente de la belle saison, j’hésite à colmater ses brèches avant qu’il ne s’écroule.

Depuis l’automne, ça pétaradait gros dans la colline. J’en connais plus d’un, de ces chasseurs à l’affut de Max, le sanglier que je croise à l’aube des nuits sans lune.

Je parcours l’enclos, je manque m’enfoncer dans la marre aux canards et les voilà qu’ils nasillent, qu’ils cancanent à tue-tête pour défendre leur territoire.

Les oies blanches sifflent comme si elles appelaient la maréchaussée en renfort. Pas étonnant qu’elles craignent pour leur virginité !

Seuls les poissons rouges, au fond de l’étang, ne disent mots et dodelinent de la tête comme des Japonais.

Mes poules sont au chômage technique en l’attente d’un heureux événement. Même le coq, qui n’a rien d’un Gaulois, a mis son drapeau en berne.

Je m’échappe de cette basse-cour pour rejoindre Pomme, mon âne fétiche, le héros d’un livre qui a eu ses heures de succès l’an passé.

– Dis, Fred, avec tes droits d’auteur, tu pourrais doubler ma ration de foin de la Crau.

Me voici désemparé, Darwin n’a-t-il pas eu tort de découvrir la théorie de l’évolution, celle des ânes, en particulier, qui maintenant se syndicalisent…

24/12/2012

32/52 - Jésus était-il antisémite ?

 

 

 

Je vais m’attirer les foudres du Ciel, des Chrétiens, des Juifs et sans doute aussi des Arabes qui sont aussi de descendance sémite. Parlons franc. L’antisémitisme ou l'antijudaïsme puise essentiellement ses sources dans l’enseignement chrétien dont Jésus, ses apôtres et les évangélistes sont à l’origine à travers le Nouveau testament.

Communément, on attribue cette haine ancestrale des Chrétiens envers les sémites à la crucifixion du fils de Dieu. Il a fallu attendre le Concile Vatican II, terminé en 1965, pour que l’Eglise catholique supprime l’accusation de déicide contenue dans la prière du Vendredi saint.

Depuis l’avènement du christianisme, « Le Peuple juif » a été assimilé à une « race » comme s’il était différent des autres humains… Certains continuent d’affirmer qu’être juif c'est bien plus que suivre une religion, c'est appartenir à une race spécifique, la descendance de Jacob !

Jésus a été un juif pur et dur qui lisait les Ecritures à la synagogue. Puis il a été influencé par Jean-Baptiste qui prétendait qu’il ne suffisait pas d’être israélite pour être sauvé si l’on n’était pas purifié de ses fautes par le baptême.

Selon Jésus, la venue du Messie est proche, il est urgent d’agir pour combattre le mal. Le Nazaréen s’insurge contre sa propre religion et il s’entoure de disciples pour prêcher la bonne parole. Il revisite la Torah, condamne le meurtre, l’adultère et la convoitise. La loi du talion est abrogée en un message d’amour et de non-violence. Il soigne les malades pour combattre le judaïsme qui attribue la maladie à une punition divine. En accueillant à sa table les pauvres, les femmes, les mécréants, il fustige la pratique sectaire de pureté et d’exclusion des Pharisiens. Malgré ses provocations, sa critique et sa remise en question du judaïsme, le peuple est acquit à ses thèses.

Ce n’est pas le cas du Grand prêtre, des Sadducéens et des autorités romaines que l’agitateur tourne en ridicule en menaçant l’identité juive. Trop, c’est trop. Son dernier coup de force, sur l’esplanade du Temple où Jésus renverse les tables des changeurs et chasse les marchands, le conduira à la crucifixion.

Aujourd’hui, celui qui critique, fustige et brise les Tables de la Loi de Moïse et, par là même son peuple, comme l’a fait le Nazaréen, est accusé d’antisémitisme notamment parce que depuis deux mille ans on a fait l’amalgame entre la judaïté et l’idéologie raciste.

21/12/2012

31/52 - La fin d'un monde...

 

 

 

 

C’est donc pour le 21, le jour du solstice d’hiver, le changement de saison ou le commencement d’un nouveau cycle comme le disent les mayas.

Pour les adeptes de la numérologie, la date de fin du monde : 21/ 12 /2012/11H21 au 21ième siècle est tout à fait plausible. De ce point de vue, il serait plus logique que cela se passe dans une centaine d’années, en 2121, mais le résultat sera le même car en 2121, les terriens que nous sommes aujourd’hui auront tous disparus de la planète.

Méfions-nous de la prédiction des mayas car ils étaient de savants mathématiciens pour avoir mesuré le calendrier solaire de 365 jours à 17 secondes près de nos calculettes électroniques ! Maîtres aussi dans l’art de la communication pour être à la une des médias après une si longue absence.

Plus de mille ans après les sacrifices humains de l’empire maya, des potentats criminels ont procédé à l’extermination physique de millions d’hommes, de femmes et d’enfants en raison de leurs origines ethniques, religieuses ou sociales. Est-il besoin de rappeler les génocides de la Shoa, du Goulag, du Cambodge et du Rwanda sans oublier des dizaines d’autres, dont celui de la Syrie actuellement ?.

Après d’autres mondes, d’autres civilisations disparues, nous assistons progressivement à la fin d’un monde, le nôtre, malgré toutes les tentatives de le rendre meilleur depuis un demi siècle.

Ce n’est pas faute d’avoir tout essayé en chassant la peste brune, en décolonisant l’Afrique, le continent indien et asiatique. Franco, Salazar, Staline et Mao sont morts dans leur lit, permettant aux peuples asservis de reprendre leur souffle pour un temps, puis de sombrer à nouveau dans la panade. Bien souvent la démocratie n’ose pas dire son nom tant elle s’apparente à l’oligarchie ou à la théocratie.

L’ONU, succédant à la Société des Nations après la dernière guerre, est incapable de remplir le rôle qu’elle s’était fixé, à savoir établir la paix dans le monde. Jusqu’à tolérer à nouveau la guerre sainte pour apporter la bonne parole évangélique américaine aux islamistes.

De bonnes âmes utopiques se sont unies pour former la Communauté européenne de l’Atlantique à l’Oural. Cet embryon de nations désunies s’embourbe à Bruxelles dans des problèmes de gros sous. Le nationalisme, l’orgueil et l’égoïsme ont repris le dessus. L’économie est moribonde, la dette astronomique fait le bonheur des banquiers dont l’unité de mesure est le milliard.

Le petit peuple ne sait plus à quel saint de gauche ou de droite se vouer. Il crève la dalle, s’appauvrit de jours en jours, chôme plus souvent qu’à son tour. Finis les trente glorieuses, la société de consommation à outrance et le bien être futile. Le climat se réchauffe, la pollution envahit les terres arables, la mer grignote les côtes en l’attente de les recouvrir comme aux origines.

Bon gré mal gré, le processus est en marche, nous entrons de plein pied dans la fin d’un monde, le nôtre !

 

 


16/12/2012

30/52 - Le Préfet à la ville

 

 

 

Un préfet résistant...

Un préfet résistant...

         Depuis l’époque napoléonienne, le rôle du Préfet a bien changé. Il n’est plus question de lever la conscription ou de faire rentrer les contributions, même s’il continue d’honorer les agriculteurs, de protéger le commerce et les manufactures, de sauvegarder le patrimoine et l’environnement.

Après la Seconde Guerre mondiale, il porte en droit et en fait le titre de commissaire de la République. Ce terme de « commissaire » sous-entend qu’il a la haute main sur l’ordre public, la sécurité et la légalité. Le Préfet est la courroie de transmission directe de l’Etat dans le département dont il a la charge. On peut dire qu’il est le Gouvernement à lui tout seul !

Avec un tel fardeau sur le dos, on ne rencontre que très rarement Monsieur le Préfet de la ville aux champs comme à l’époque d’un certain sous-préfet immortalisé par Alphonse Daudet dans les Lettres de mon Moulin. Si le Préfet éprouve une certaine jalousie que sa fonction n’ait pas été mise en prose par le poète gardois, il y a matière à réparation.

A tout seigneur, tout honneur !

Hélas, les temps ont bien changé. Autant dire qu’aujourd’hui, la mise vestimentaire austère d’un préfet en mission officielle ne l’incite pas à faire halte en cours de route pour se prélasser à l’ombre des chênes verts et mettre au repos son puissant attelage. Ce n’est pas le gazouillis des fauvettes et la senteur des violettes qui changeront une ligne au discours d’homme d’Etat qu’il prononcera tout à l’heure.

La fonction a certes perdu de son charme d’antan mais a gagné en efficacité. Que demande le peuple ? Mais lorsqu’il s’agit « d’inaugurer les chrysanthèmes », un sous-préfet aux champs fera l’affaire avec bonhommie.

Imaginons le Préfet de la ville sur le pont de Beaucaire, cet ouvrage orgueilleux qui franchit le Rhône, ce fleuve d’origine helvétique, qui sépare deux régions amies, mais néanmoins concurrentes. Le chasseur de lions a sans doute convaincu son ami Alphonse de le remonter jusqu’à sa source, dans les Alpes. De son vivant, le poète dansait la mazurka sous les pins, tantôt d’un côté, tantôt de l’autre. Gardois comme pas un dans ses fibres, le « Petit Chose » quittait Bezouce, Jonquière-Saint-Vincent pour retrouver Tartarin, faire bombance avec Mistral à Maillane et enfin rejoindre son cher moulin à Fontvieille, puis Paris, sa capitale d’adoption.

Revenons au Préfet de la ville sur le pont de Tarascon… du côté de Beaucaire, limite territoriale oblige, entouré d’une centaine de policiers aux ordres du commissaire de la République. A la vue de cette armada, on ne badine pas, les automobilistes pâlissent, s’enfoncent dans leur siège, cliquent leur ceinture, cherchent fébrilement un document. Du côté des forces de l’ordre, il n’y a pas de place pour les états d’âmes et les galéjades. L’addition des points est une soustraction ! Jusqu’à l’accent de Provence qui se confond avec celui du Nord…

Le corps préfectoral a cependant des activités moins protocolaires, en particulier lorsqu’il s’agit de la culture. Surprenant de découvrir que se cache parfois, sous la carapace de ces hauts fonctionnaires de l’Etat, des hommes sociables, tolérants, proches de leurs administrés. Le commun des mortels a tendance à oublier qu’ils sont avant tout des hommes de bonne foi, faisant abstraction de leurs opinions politiques.

Et de percevoir, chez le Préfet de la ville, son savoir, sa culture, d’apprécier sa faciliter de discourir comme un historien. Daudet est dans ses gènes dès la découverte de ses textes en enfance pour les relire plus tard et souhaiter que les enseignants continuent à promouvoir la lecture des livres. Dans un autre temps, n’aurait-il pas été conteur, poète, condisciple des Félibres : Mistral, Roumanille, Aubanel et de bien d’autres écrivains ?

06/12/2012

29/52 – Droit dans le mur ?

 

 

 

La France va-t-elle droit dans le mur ? A moins d’un coup de barre à gauche, le gouvernement Ayrault en a pris le chemin. Le weekend passé, il s’est heurté au mur d’acier dressé à Florange par Mittal, allant jusqu’à redresser les brettelles d’un ministre en perdition. Parions que Montebourg s’est rappelé le coup de gueule du « Che » en février 1983 : « Un ministre, ça ferme sa gueule. Si ça veut l'ouvrir, ça démissionne. » Mais de démission nenni… il a déjà perdu sa copine, il ne va pas jeter son portefeuille aux orties. Max la menace, alias Arnaud, s’est fait prendre de vitesse par le ferrailleur indien qui a mis 20.000 emplois dans la balance. KO debout, mais encore en place jusqu’au prochain couac.

 

La décision du Premier ministre de renoncer à la nationalisation d’ArcelorMittal  sème la zizanie à gauche et surprise… à droite aussi. A une question pressante de Patrick Cohen à Aurélie Filippetti sur France Inter, celle-ci déclare que la parole de Mittal ne vaut rien, qu’on ne peut pas lui faire confiance. Et d’ajouter, embarrassée : « J'ai une confiance absolue dans le président de la République et dans la vigilance qu'il exercera sur ce dossier ». Mieux vaut faire confiance à Dieu le fils qu’à ses saints avec lequel, deux heures plus tard, elle inaugure le Louvre de Lens. La reconversion des bassins miniers est en marche, Metz avec le Centre Pompidou, Lens avec le Louvre, les ouvriers en gardiens de musées.

 

Les hauts fourneaux sont éteints. Peu de chance d’être rallumés avec le célèbre briquet de feu le baron Bic. La Commission de Bruxelles va supprimer la taxe antidumping sur les briquets chinois vendus déjà au tiers du prix de l’allumeur français. Il ne nous restera bientôt que les pointes Bic pour écrire les mésaventures d’une France qui va droit dans le mur des lamentations populaires.

03/12/2012

28/52 - La revue du stress

 

 

 

 

Quelle semaine ! Le stress tout azimut s’est emparé de l’hexagone comme jamais. Les médias font des heures sup à tire le ragot pour couvrir une info de plus en plus stressante.

 

Tout cela commence par un beau dimanche d’automne, en rase campagne, au lieu dit : Notre Dame des Landes. Un pique-nique géant réunit plus de 40.000 fidèles, des écolos ou supposés l’être, dans les bois et les zones humides de cette belle région nantaise.

 

Il est parait-il question de détruire le nid des oisillons, de saccager la forêt pour accueillir de grands échassiers gris venus d’ailleurs. C’est à ne plus rien comprendre de la faune qui s’y trouve car, à part les noms d’oiseau, il s’agit d’un serpent de mer qui traîne dans les parages depuis une quarantaine d’année. Depuis le printemps, l’ornithologue en chef a d’ailleurs quitté la région pour sévir à Paris intra muros.

 

La date choisie n’est pas innocente car ce jour-là des clampins de la droite pure et de la droite dure participent dans leurs fiefs au tirage au sort de leur leader. Inutile donc de trier sur le volet les joyeux campeurs venus faire ami-ami avec les péquenots du coin.

 

Patatras dimanche soir, l’un des leaders sombre dans une crise hystérique sur le petit écran criant à tue tête : j’ai gagné, j’ai gagné, j’suis le premier !  Coup de théâtre mardi où l’on apprend que le perroquet de la Cocoe s’est mélangé les plumes avec l’outre-mer. Le vainqueur auto proclamé s’est fait voler son petit pain au chocolat par des sangs mêlés dont il fait partie. Rien n’y fait, impossible de raisonner « l’autre voyou de la République » comme l’écrit Marianne. Depuis une semaine, la moitié de la France est atteinte d’une attaque de stress virulente. On fait appel au bon docteur de Bordeaux qui doute d’enrayer le mal.

 

Une semaine de fous, tant à droite qu’à gauche. Les hommes du pouvoir paniquent à leur tour pour ne pas laisser l’opposition en première ligne de l’actualité. Une fois de plus, le Hollandais de service pète les plombs en accordant la liberté de conscience aux maires sur le mariage gay, pour se rétracter le jour d’après. OK, ça fait deux télés ! Et de s’enfuir à Bruxelles, deux jours de perdu, pour ne pas sauver la paysannerie française.

 

Les paysans, le Rastignac de l’intérieur s’en charge en envoyant sa horde de gendarmes détruire à coup de bouteurs de feu et de bulldozers les masures de ces bergers d’un monde meilleur. La bonne mère des Landes s’en émeut et, par miracle, convainc le pouvoir des mécréants de surseoir à toute action destructrice, à commencer par la leur.

 

Pendant ce temps-là, l’ancien stressé de la République. lui aussi un voyou, passe « gentiment » à tabac durant douze heures. Mais le stress astreint celui qui en est atteint à mobiliser ses défenses pour faire face à une situation menaçante. CQFD

25/11/2012

Scénario pour une mort annoncée…

 

 

 

UMP, PISTOLET MITRAILLEUR ALLEMANDUMP, PISTOLET MITRAILLEUR ALLEMAND

 

Au secours, le bateau prend l’eau de toute part. Le marin-pompier Juppé, le père de ce navire fantôme, se porte bénévole pour l’empêcher de couler corps et biens au large de la Seine. Pas évident d’écoper les cales de ce yacht de luxe.

 

L’Union des Mauvais Perdants part en eau de boudin. Des milliers de militants sont écœurés, dégoutés par le chaos provoqué par la guerre des pitaines, maîtres après le dieu Sarkozy. Ils quittent le navire en perdition ne sachant où aller. Certains se jettent à tribord toute, d’autres à bâbord.  La cellule psychologique du Samu est débordée et fait appel aux psys pour tenter de soigner leur désarroi.

 

Borloo a ouvert toutes grandes les portes du centre de son nouveau parti pour accueillir avec une bouteille de beaujolais nouveau les  arrivants. Bayrou monte au grand galop à Paris, la gauche se tape sur le ventre et les écolos boivent du petit lait de chèvre.

22/11/2012

27/52 - Ecrire pour avoir l’air moins con ?

 

 

 

C'est fou ce qu'on peut faire avec 26 lettres !C'est fou ce qu'on peut faire avec 26 lettres !

 

 

 

Question fondamentale que peuvent se poser les centaines de billettistes qui scribouillent sur leurs blogs. Au moins, grâce aux sites numériques, leur prose sera lue par quelques fidèles et curieux lecteurs.

 

Ce n’est pas le cas des milliers d’auteurs anonymes qui adressent sans succès leurs manuscrits aux éditeurs. Une chance sur dix-mille de gagner le gros lot, de voir leur livre à la devanture des libraires et une chance sur cent-mille, voire un million, de connaître les honneurs d’un prix littéraire.

 

Autant jouer à la loterie le mardi, le vendredi, le samedi et éprouver au moment du tirage ces petits pincements au cœur, cette addiction à bon marché qui renfloue les caisses de Bercy.

 

Chaque samedi, je m’empresse d’ouvrir « Marianne » à la dernière page pour découvrir la chronique poivre et sel d’Alain Rémond. Quelle mouche a piqué ce journaliste d’ordinaire talentueux pour se vautrer cette semaine dans la connerie ? Sans doute, n’a-t-il rien à se mettre sous la dent dur. Les médias ont déjà tout dit, ils se sont surpassées dans des infos répétitives sur le one man show de François second, les générales maîtresses US, les combats fratricides à l’UMP et chez les Verts, puis la sanguinaire Tarantella corse qui s’exécute sur un air de valse. Pour un peu, on oublie la Syrie, le Mali et la Palestine !

 

Dans son article : « Conseil pour avoir l’air moins con » Alain Rémond, ancien rédacteur en chef de Télérama, fustige les pauvres écrivains célèbres qui ont l’outrecuidance et l’autosatisfaction de lire des extraits de leur dernier brulot pour « faire une image » à la télé. Les auteurs, les profs, les historiens, les sommités de tout poil se plient de meilleure grâce, paraît-il, au diktat de l’interviewer, certainement téléguidé en coulisse par l’attaché de presse de l’éditeur. Et de préciser qu’ils sont prêts à faire n’importe quoi pour que leur concierge et leur boucher voient leur binette à la télé. Comme si d’Ormesson et autres célébrités avaient besoin de ça ! Vous en avez vu des sans grades sur le petit écran ?

 

Quitte à passer pour un idiot, avoir l’air con comme la Vache qui rit, j’accepte de suite l’invitation à lire mes élucubrations, de préférence en boucle sur BFMtv. J’ajoute que l’écriture est un triple plaisir solitaire : après l’écriture, la lecture et la masturbation. Les cons ne sont pas toujours ceux qu’on croit.

 

Et voici l'article incriminé pour ceux qui ne lisent pas Marianne, mais ils ont tort !

 

(Pour le grossir, copier et coller rm texte)

 

19/11/2012

26/52 – Hollande est-il encore socialiste ?

 

 

 

Ou sauter directement dans le couac-couac !

Me voici donc arrivé à la moitié de ma chronique hebdomadaire que j’ai intitulée en mai le « calendrier hollandais » ! Ouf, je respire un bon coup et je reprends mon souffle pour les six mois à venir. Je pressens que ça ne va pas être de la tarte de suivre les « hollandais » qui cherchent clopin-clopant leur chemin de Damas. A priori, faute de mieux, cela ne risque pas d’être pire… pensais-je.

 

Patatras le 6 novembre, six mois pile après son élection du 6 mai, Hollande fait marche arrière toute et envoie par dessus bord ses belles promesses électorales. Ne disait-il pas le 3 janvier à France 2 à propos du projet de Sarkozy : « Je ne veux pas que les Français soient affligés de trois ou quatre points de TVA ». Vive le socialisme : la TVA pour le peuple et les crédits d’impôts pour les entreprises ! Tout cela sous prétexte de la « compétitivité », le nouveau leitmotiv à la mode après celui de la croissance.

 

Coïncidence en ce 6 novembre : Barak Obama est réélu haut la main à la Maison Blanche. En partie grâce à la politique sociale qu’il cherche à mettre en œuvre dans ce pays capitaliste que le « Capitole », à majorité républicaine, s’ingénie à faire capituler. La France et les Etats-Unis sont dans une situation économique catastrophique. Leur endettement pharaonique paralyse l’activité de leurs présidents confinés à la lutte contre les déficits et à la compression des dépenses. Ils ne sont pas les seuls… loin s’en faut, d’être poings et mains liés avec leurs homologues occidentaux,

 

Optimiste, Obama a déclaré le soir de son élection : « Le meilleur est à venir », ce qui nous rappelle le slogan de Hollande : « Le changement maintenant ». Sœur Anne, ne vois-tu rien venir ? Si le changement consiste uniquement à ravaler la façade lézardée par la droite, pas étonnant que les électeurs s’impatientent, se sentent floués et se manifestent dans les sondages de popularité. Le verdict est cruel, le président a-t-il viré sa cuti, ne serait-il plus crédible ? Pour l’instant, les cieux élyséens sont pavés de bonnes intentions dont on attend la mise en œuvre. Contre vents et marées, critiques ou complaisances, François Hollande ne bronche pas, il a une confiance en lui qui déconcerte. Imperturbable, il mise sur la durée de son quinquennat, point barre.

 

Dans la réalité, la feuille de route s’est déroulée au coup par coup, autant dire des clopinettes le 2% pour le Smic, la retraite à 60 ans pour ceux qui le méritent et le lifting fiscal. On s’empresse de marier les homosexuels, on repousse le droit de vote aux étrangers et la libération du cannabis fait débat. Ça tergiverse avec les riches qui menacent de s’en aller – si ce n’est pas déjà fait - et le patronat met outrageusement la pression. La marge de manœuvre se réduit comme peau de chagrin de la droite à la gauche. Il faut négocier et négocier encore pour gagner du temps avec l’espoir d’établir un consensus avec les partenaires sociaux. Tout dépens de ce qui va se passer dans les six prochains mois. Y aura-t-il à l’Assemblée nationale et au Sénat une gauche courageuse pour corriger les dérives de ce gouvernement qui improvise à la va-vite ?  Signe précurseur, les sénateurs communistes alliés à la droite ont rejetés le 30 octobre deux textes soutenus par la majorité présidentielle. Rebelote mercredi soir, avec le refus de la loi de programmation budgétaire. Les verts virent au rouge.

 

Six mois, c’est court pour rendre crédible un nouveau gouvernement. Raison pour laquelle j’ai modéré mes billets, soulignant tout de même quelques couacs, laissant le temps au moutonnier en chef de ramener ses brebis égarées au bercail. Car les loups sont là, à l’affût au fond du bois, prêt à dévorer le cheptel à la moindre incartade. Avec le culot de se lécher les babines de leur langue râpeuse sur les cadavres abandonnés en héritage. D’ailleurs, on découvre au sein du troupeau l’un ou l’autre louveteau aux dents longues. Vals fait la forte tête sur l’insécurité alors que Montebourg se débat comme un beau diable avec les patrons qui ferment boutique. Moscovici fait ami-ami avec les banquiers.

 

L’été n’a pas été rose pour tout le monde, occasion de se souvenir de juillet 1962, cinquantième anniversaire de la fuite des pieds-noirs d’Algérie après une guerre ignoble. Un bon point pour Hollande qui fait amende honorable. Les Français se consolent avec les médailles olympiques. On fait appel à Gallois, à Jospin pour se donner bonne conscience et l’aval des lobbyings. L’euro tient le coup par miracle et l’on imprime de nouveaux billets ! Tout va-t-il pour le mieux dans le monde hollandais ?

 

Révoltons-nous… bon sang* ! N’attendons pas les calendes grecques.

 

*www.fredoberson.com

16/11/2012

25/52 - Couac, couac, couac…

 

 

 

 

 

 

Ces cris d’oiseaux de mauvais augure au fond des bois de la République annoncent-ils la mort du cygne* ?

 

Quoique, quoique, quoique… claquent comme un cri de guerre-guerre les socialos qui hurlent à tue-tête pour se faire remarquer et se démarquer les uns, les autres. Ils se voient déjà en haut de l’affiche.

 

Cette onomatopée fait recette de semaine en semaine et nous sommes impatients d’entendre le prochain trémolo, d’autant que le ridicule ne tue pas. On ose à peine en pleurer de rire.

 

N’incriminons pas la seule gauche, les solistes de la droite se singularisent aussi sans tambour ni trompette avec des couacs à répétition. La gamme est plutôt du genre cop, copé, « copérons » avec la copine de la pucelle de « do ré mi ».

 

Nous sommes donc entrés d’un coup de baguette magique dans l’univers de cette cacophonie musicale jouée sur tous les tons. Le lendemain, c’est la journée des bémols, du genre « quoique »… c’est dans le domaine du possible !

 

Le maître de chapelle convoque illico les impétrants aux cours de solfège du mercredi pour corriger leurs fausses notes politiques. Même le premier violon s’est pris une corde dans son portrait gominé.

 

En guise de sérénade, on entend plus que les solos de la grosse caisse médiatique. Ordre est donc donné aux interprètes d’accorder leurs instruments et leurs cordes vocales avant le concert.

 

Quant au chef d’orchestre, il se la joue moderato cantabile.

 

*Il paraît que la musique adoucit les mœurs, la danse aussi :

 

http://www.wat.tv/video/mort-cygne-12z1t_2gnsl_.html

05/11/2012

24/52 - Gonflés les PDG !

 

 

 

 

Au secours Hollande, clament les PDG des plus importantes sociétés françaises dans le JDD de dimanche passé. Ils veulent l’abaissement du coût du travail et des allègements fiscaux de toute urgence. Un véritable ultimatum adressé au gouvernement par les plus riches que riches.

 

Qu’ont-ils fait durant dix ans de leurs profits mirifiques ? Il se sont d’abord octroyés des salaires et des stock options par millions avec la complaisance d’un Etat de droite complice. Puis les actionnaires se sont grassement servis, suçant la moelle produite par les travailleurs au détriment des investissements, de la recherche et de l’innovation.

 

On ne saurait attribuer le déficit chronique du commerce extérieur (70 milliards en 2011) uniquement à la mondialisation, au coût des salaires mais surtout à la passivité des entreprises françaises. Elles se sont endormies sur un oreiller de paresse. Dans une situation quasi similaire, l’Allemagne a réussi à maintenir et à développer son outil industriel. Preuve à l’appui, sa balance commerciale est positive de 150 milliards !

 

Il a suffit que la crise monétaire survienne pour que les patrons saisissent l’opportunité de débaucher, de délocaliser, de bloquer les salaires avec pour corollaire l’augmentation du chômage et la dégradation du tissu social.

 

Le premier ministre Fillon n’avait-il pas déclaré en été 2007 que l’Etat est en faillite. Qu’a fait Sarkozy durant 5 ans si ce n’est augmenter la dette de 600 milliards ? Que je sache, ni le Medef, ni l’Afep (Association française des entreprises privées) ne sont intervenus pour fustiger la dérive du gouvernement. Après le caquetage des « pigeons », c’est au tour des rapaces de donner de la voix.

 

Hollande va-t-il baisser pavillon face à cette horde de vautours, laisser des plumes, faire l’aumône comme il est en train de le faire pour la Banque Peugeot ? Cette affaire est franchement scandaleuse.