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28/10/2012

Jean-François Copé... du chocolat ou du cochon ?

 

 

Est-ce une pure coïncidence entre la page 10

de Libération du 15 octobre...

 

et la page 11 à sa droite ?

 

25/10/2012

22/52 - Comment des millions traversent la frontière sans passer la frontière ?

 

 

 

 

En marge du scandale qui éclabousse des banquiers genevois et des aigrefins parisiens, voici l’astuce des magiciens de la finance.

 

Les fraudeurs ne vont tout de même pas prendre le risque de passer la douane avec une valise bourrée de billets. Passe encore pour les petites sommes… en prenant soins d’éviter les chiens renifleurs sensibles aux relents de cannabis.

 

La pratique de « compensation » est en vigueur depuis de nombreuses années entre la France et la Suisse et vice-versa. Tous les milieux bancaires y ont recours, même les plus respectables… à condition d’être un client digne d’intérêt. La technique est cependant plus ou moins sophistiquée et nécessite la mise en place d’un réseau avec parfois un détour par des paradis fiscaux pour garantir la bonne exécution du « contrat ».

 

Comment ça marche ? Le client A désire transférer un million de France en Suisse. Le client B souhaite faire l’inverse. Un simple jeux d’écriture virtuelle ou plutôt en espèces est le tour de passe-passe est joué ! Les magiciens, de part et d’autre de la frontière, organisent le deal, moyennant de substantielles commissions. En général, ces opérations sont groupées pour divers clients. Dans ce particulier, le délit est d’ordre fiscal, d’abus de biens sociaux où de blanchiment. S’il se greffe par-dessus le trafic de drogue, alors là c’est la totale, le mélange des genres des frangins incriminés.

 

07/10/2012

21/52 - Marseille, la maudite !

 

 

 

 

Marseille,

capitale européenne de la culture en 2013...

 

Pour mener à bien cet événement, la ville est un chantier à ciel ouvert autour du Vieux Port et sur l’esplanade de la Joliette. Elle doit être plus belle que belle pour 2013 et pourtant, cette cité portuaire, la deuxième ville de France, est à nulle autre pareille de par son site et sa diversité ethnographique et culturelle.

 

Lorsqu’on y accède par l’autoroute sud, celle de l’Estaque, au-delà des rochers qui encerclent la ville, on plonge en un instant sur cette rade unique au monde. Elle n’a aucune pudeur, elle se montre telle qu’elle est. A gauche des barres d’immeubles, des terrains vagues, à droite, le port marchand, des hangars vieillots, une gare ferroviaire quasi à l’abandon, des ferrys, des navires en attente, puis les anciens docks restaurés à l’ancienne, bleue la mer et au loin les îles du Frioul. En face, la Bonne Mère monte la garde comme une vigie pour les navigateurs égarés.

 

Oui, Marseille s’égare, elle prend le large tout azimut, ne sachant plus à quel saint se vouer. Le sénateur maire UMP, Jean-Claude Gaudin, doit sa survie à sa faconde provençale, à ses formules imagées à la Pagnol ou à la Fernandel. Marseille est assise entre deux chaises, simultanément à droite et à gauche.

 

Malgré les casseroles judiciaires qu’il traînent derrière lui, le corse Jean-Noël Guérini est l’homme le plus puissant des Bouches-du-Rhône. Président du Conseil général, ce sénateur socialiste distribue les subventions de manière napoléonienne.

 

Du temps des colonies, Marseille, ce port ouvert sur l’Afrique et l’Orient, damait le pion à la France entière et les malfrats de l’époque étaient immortalisés au cinéma par Borsalino. Malgré sa poigne de fer, Gaston Defferre n’a pu éviter que la cité phocéenne devienne incontrôlable, ingérable. Jour après jour, on découvre que les passe-droits, la corruption, le trafic de la drogue, les assassinats gangrènent la société marseillaise aux plus hauts niveaux.

 

Comment faire confiance et respecter ceux qui sont chargés de protéger les habitants contre la délinquance quand des policiers de la BAC, la Brigade Anti Criminalité se sont fait corrompre au fil des ans. Car selon des témoignages, cette dérive ne date pas d’hier et, d’après ce que l’on sait, certains de leurs supérieurs ont couvert leurs actions criminelles.

 

Marseille, capitale de la culture, quelle hypocrisie de ses élus de vouloir se refaire une virginité à si bon compte !

05/10/2012

20/52 – L’auto Zo’éléctrique

 

 

 

- Chérie, j’ai rendez-vous aujourd’hui avec Carlos au Mondial de l’automobile pour commander un nouveau modèle électrique.

- Crois-tu que c’est le moment, en pleine crise ?

- Au contraire, CO2 mon amour, j’applique la rigueur économique car pour me rendre au boulot un plein d’essence me coûte 80 euros alors que l’équivalent en électricité est de 10 euros.

 – Alors je t’accompagne car moi aussi j’en veux une de ces voitures miracles pour amener les enfants à l’école et faire mes courses. Un plein de caddie par semaine, ça vaut le coup.

– Et pour les vacances d’été et d’hiver, comment ferons-nous 1000 kilomètres d’une seule traite ?

– Pourquoi ne pas y aller en trois étapes, découvrir la France profonde, s’arrêter dans un gîte ou dans un petit hôtel de province, nous faire des câlins, le temps de recharger les batteries ?

- Ah ! non, n’y pense pas, c’est absurde, stupide de perdre tout ce temps à l’aller et au retour.

– Alors mon chéri, la seule solution est de garder notre vieille poubelle thermique pour les déplacements au long cours, les week-end prolongés et les visites à la famille. Ainsi, nous aurons trois voitures au lieu de deux et nous contribuerons à sauver l’industrie automobile de la faillite !

28/09/2012

19/52 - Les Français se sont-ils trompés de Président ?

Sans doute trop jeune, trop marqué à gauche pour remporter les primaires socialistes, mais avec 17% des suffrages ce tribun a fait un score plus qu’honorable. Est-il besoin de le nommer`puisque vous n’ignorez pas de qui il s’agit ?

A voir et à écouter le ministre du Redressement productif sur TV MEDIAPART vendredi soir passé, nous avons eu en face de nous un homme politique dans le vrai sens du terme, un premier ministrable en devenir à défaut d’un président.

Arnaud Montebourg ne manie pas encore la langue de bois, son propos est clair et précis. Il a la tchatche facile. Tout au plus s’est-il abstenu de s’exprimer sur l’attitude de certains de ses confrères. « No comment » ou presque sur des sujets qui ne concernent pas directement son dicastère… même s’il prend la tangente par ses explications.

La banque, ce n’est pas son domaine, donc il n’y a pas de conflit d’intérêts annonçant « avoir demandé par précaution que cesse toute collaboration entre Bercy et la banque Lazard ». Attendons pour voir le résultat du match avec Moscovici !

Ses silences ne trompent pas et il va partir à la charge pour imposer ses idées, notamment sur la démondialisation. Pas évident de ronger son frein, d’être solidaire du gouvernement, d’attendre que celui-ci trouve ses marques pour asseoir rapidement le changement dans la durée.  

Lucide, cet « urgentiste », comme il se nomme, reconnait qu’il n’a pas la potion magique pour faire baisser la fièvre, tout au plus l’atténuer par le dialogue et la concertation, voire le compromis. Ce chevalier sans peur et sans reproche est à l’œuvre sur tous les fronts industriels, quitte à se faire remonter les bretelles dans l’affaire PSA. Et de prendre conscience que la dure réalité économique ne se règle pas d’un coup de gueule. Le meilleur choix possible peut aussi être source d’échec dans cette conjoncture obérée et imprévisible.

Mais l'homme est séduisant, il a du ressort, de l’énergie à revendre et sa prestation à MEDIAPART prouve qu’il maîtrise ses dossiers et ceux de ses collègues. Reste à les décortiquer et les mettre en chantier le plus à gauche possible…

Voici le lien de l'émission de Mediapart :

 

http://www.mediapart.fr/journal/france/210912/arnaud-mont...

20/09/2012

18/52 – « Une semaine de vacances » à clouer au pilori !

 

 

 

 

 

 

Je ne vais pas faire l’apologie du livre de Christine Angot, encore moins départager les pour et les contre pour la simple raison que je ne lirai pas cette prose de caniveau. Les critiques suffisent à me faire une idée de cet étalage pédophilo-incestueux. Car toute la presse en parle dans des textes ambigües : « un beau style littéraire, le rythme du phrasé à la troisième personne de nature à faire vivre l’insoutenable » Ca fait vendre ce torchon à des milliers de lecteurs complexés, à des libidineux avides de cochonneries tranquillement assis ou en érection dans leur fauteuil.

 

L’inceste, le viol, la pédophilie sont des crimes monstrueux. Attention à l’amalgame ! Le viol, c’est le coup de force, la blessure instantanée, voire la mort alors que l’inceste et la pédophilie procèdent le plus souvent par la séduction, la soumission, le consentement répétitifs jusqu’au moment où la victime prend conscience de la violation contre-nature de son corps.

 

Il n’y a pas une semaine sans qu’un journal se fasse l’écho de ces drames innommables. Vendredi encore, la cour d’assises de l’Hérault a condamné à 19 ans de réclusion criminelle un pédophile pour des faits remontant au milieu des années 80. La victime, présente dans le prétoire, a dut attendre 25 ans pour être libérée pénalement de cette souffrance.

 

Ayons un minimum de respect, de commisération pour les victimes, enfin celles qui n’ont pas laissées leur peau. Seuls ceux qui ont vécus ces instants horribles, la violence, la mort en face, la honte, la salissure de leur corps ont le droit de porter témoignage, d’en parler, quand ils osent en parler. Si on veut bien les écouter et les croire, souvent après des années de torture morale.

 

C’est pour cette raison que je cloue au pilori ce pseudo roman, que je suis en pétard et plus que cela avec cette écrivaine à scandale. Ce livre est dangereux, malsain il conforte les salopards dans leur folie et peut même susciter des déviances abjectes.

12/09/2012

17/52 - J'irai cracher sur mon père...

Elle l’a fait, Félicité Herzog, du vivant de son père et non sur sa tombe future du Père Lachaise, faute du Panthéon ! Pressée sans doute d’en finir avec ce nonagénaire qui n’en finit pas de se faire oublier. Oublie-t-elle que les héros ne meurent jamais ?

Elle l’a fait son livre, elle a vidé ses rancœurs avec un talent certain, mi-roman, mi-récit autobiographique. C’était son libre choix de dresser le procès de son père, quoiqu’on en pense et surtout de la vie de ce héros contesté.

Et la presse d’emboiter aussitôt le pas, le Nouvel Obs titrant dans son article du 30 août : « Mon père, ce salaud » qui, d’après ce que Jérôme Garcin écrit, pourrait faire croire que c’est le titre de ce règlement de compte ! Félicité a au moins eu la pudeur de l’intituler : Un héros, Grasset. La critique de la « Guerre des Dames » était d’ailleurs du même acabit, nécessitant une justification alambiquée de Guillaume Malaurie, la semaine suivante.

Décidément, ces hebdos n’ont pas grand-chose à se mettre sous la dent car la semaine suivante, c’est au tour de Marianne de dénoncer sur quatre pages les « mensonges » du célèbre alpiniste sur la réalité de sa victoire sur l’Annapurna. Dur-dur de perdre ses doigts et ses orteils à 8000 mètres pour un pseudo mensonge de plus de 60 ans…

Marianne, cet hebdo incontournable mais qui ne se prive pas de faire dans le sensationnel, genre « people politique », enquête dans le même numéro sur la PRESSE TRASH et écrit au sujet de cette presse scandaleuse : « Ils brisent des carrières, piétinent des réputations, trainent dans la boue les people et les puissants ».

Il y a certainement une paille dans l’œil de Maurice Herzog…

03/09/2012

16/52 - Les jeux "parapolytiques"

Que l’on ne se méprenne pas sur le titre de ce billet. J’ai de l’estime et du respect pour les handicapés et les jeux paralympiques auxquels ils participent en ce moment. Leur volonté d’être comme les autres malgré leur handicap force l’admiration.

En mémoire une époque juvénile durant laquelle j’ai été un impotent condamné de longs mois à la chaise à roulettes. Passe encore la souffrance physique mais psychiquement c’était dur-dur à supporter, à être regardé avec mansuétude, parfois avec gêne comme un être à part, une demi-portion d’homme. Mon mal n’était pas irrémédiable, je m’en suis sorti, je suis un rescapé. Mes pensées vont vers tous ces accidentés de naissance où de la vie qui ne seront jamais tout à fait comme les autres.

La trêve des vacances a pris fin, depuis une semaine, nous assistons à la débauche des « parapolytiques ». Ils n’ont pas d’handicaps physiques ces gens-là, bien au contraire, ils portent beau dans leurs costards sur mesure et se pavanent dans les chars de l’Etat. C’est dans la tête, du côté du cervelet que l’on détecte certaines anomalies, voire des maladies héréditaires politiquement transmissibles. Ma parole, ces écervelés ont un grain, amplifié par le soleil d’août qui leur est tombé sur la tête. Appelons d’urgence les psys pour leur remettre le ciboulot en place. Trop tard, le mal est endémique, irréversible à moins de leur changer la puce à crâne ouvert. Victimes de collisions électorales, certains mordent parfois la poussière mais il n’y a pas de dommage corporel à déplorer.

Chez les « parapolytiques », sans distinction partisane, chacun y va de sa diatribe, affûte ses coutelas, c’est à celui qui tirera le plus vite dans la cible de la connerie. Peu importe que leur diarrhée verbale macule le tapis de la République. L’enjeu, ce sont les médailles que distribuent les médias aux plus méritants. Face à cette folle surenchère, le président normal se fraye clopin-clopant son chemin de Damas…

28/08/2012

15/52 - Valls, le nouveau Sarko est arrivé

En lisant dans le Nouvel Obs l’article de Sylvain Courage : L’été de Manuel Valls, on peut en déduire que pour être Président, il est conseillé d’avoir été ou d’être présentement ministre de l’intérieur. Autant dire que le journaliste a pris son courage à deux mains pour décortiquer le comportement estival du ministre, un président bis, pourrait-on dire, pendant que le vrai faisait trempette en son château comme un roi fainéant.

Cet ambitieux s’inspire et applique la recette frelatée de l’ex-cuistot de l’Elysée, radié du guide par la vox populi. Manuel le Catalan a, lui aussi, les dents longues. Depuis trois mois ses incisives mordent dans les gâteries promises lors de la présidentielle. La morsure se fait sentir dans le gâteau aux fraises offert le 6 mai

à un succédané de gauche par les Français. Les canines grincent du côté des gentils électeurs au point qu’il est urgent d’ajouter une couche de chantilly à cette tarte acide, mal fagotée, d’étaler le surplus, la parsemer de cerises rouges, quelques quartiers d'orange, la « mettre au frigo » et Dracula au congélateur.

A propos de Valls et des cent jours, Jacques Julliard ne fait pas dans la douceur et la « viennoiserie* » dans son éditorial de Marianne du 25 août. Quatre pages plus loin, son confrère, Daniel Bernard, crache son fiel : Dans le rôle du liquidateur, Manuel Valls est parfait… ses mots crépitent comme une rafale de kalachnikov… traitant même le boxeur : d’odieux personnage encravaté…

*Pour mémoire et digression : « La valse de l’empereur » de Strauss devait s’intituler « Main dans la main », à Vienne, au bord du Danube bleu alors que celle de Valls est mise en « Seine » dans des eaux boueuses. Main dans la main avec Taubira, main dans la main entre police et justice… on peut rêver, c’est encore l’été !

Ce n’est pas parce que les courtisans du monarque déchu ont mis le feu aux problèmes des Roms, de l’immigration et de l’insécurité qu’il faut éteindre l’incendie au « kärcher » sans discernement et dans la précipitation. La question n’est pas simple, la société est en crise, elle nous concerne tous et surtout les exclus, les sans-emplois, les smicards et les paumés des banlieues. L’Etat providence a fait son temps, il n’a plus les moyens de tenir ses promesses démagogiques, si bien qu’il réagit au coup par coup, brutalement, dans l’improvisation. Pas étonnant que les jeunes se rebellent, cassent du flic. Ne mélangeons pas tout, les truands, les dealers, issus de cette frange délaissée, font la loi entre eux, règlent leurs comptes à la kalachnikov. On ne va pas verser des larmes.

Et de se demander si le « danseur », étoile montante et omniprésente du gouvernement, ne s’est pas trompé de bal ? Cet impulsif, cet impatient, cet intermittent du spectacle médiatique aura-t-il le temps d’attendre cinq ans pour arracher la baguette du chef d’orchestre ?

 

P.S. Voici ce qui se passe aujourd'hui à Velaux, commune des Bouches-du-Rhône, à quelques lieues où ce cher ministre séjournait en vacances :

http://www.laprovence.com/article/a-la-une/roms-linlassab...

22/08/2012

14/52 - Mourir en été...

 

 

Est-ce plus dur de mourir en été, par une journée de plein soleil, cet astre de vie qui tarde à s’éteindre au crépuscule ? Pourquoi ne pas attendre l’automne pour s’endormir tranquillement avec la nature, s’en aller auréolé d’une couronne de feuilles mortes ? Oui, ce doit être frustrant de mourir en été quand les fleurs nous font la révérence, nous parfument le corps et l’esprit, quand les cigales cadencent nos journées.

J’ai en mémoire l’été 1942, alors que l’on ne parle guère dans les gazettes de la rafle du Vel’d’Hiv, puis celle pratiquée ensuite en zone libre. La « France » a honte de reconnaître cette action criminelle « franco-française », disons-le carrément, car elle a été réalisée avec un zèle ignoble par la police française, certes à l’instigation de Vichy et des nazis qui n’en demandaient pas tant. Oui, c’est dur de croupir à Drancy en été avant d’être entassé par milliers dans des wagons à bestiaux « français ». sans eau ni sanitaires. Destination le camp d’extermination d’Auschwitz pour 4 051 enfants, 5 802 femmes et 3 031 hommes d’origine juive. C’est dur de mourir en été dans une chambre à gaz.

J’ai en mémoire l’été1962 où 800.000 Français, les « Pieds Noirs », ont fuit l’Algérie par crainte de représailles, préférant la valise au cercueil. De Gaulle et l’Armée française ont abandonné leurs ressortissants et des milliers de harkis, assassinés en été sous le soleil algérien.

Je me souviens de l’invasion des chars du Pacte de Varsovie en Tchécoslovaquie en été 1968. Le bain de sang fut évité grâce à Alexander Dubček qui exhorta son peuple à ne pas résister face à cette armada de 500.000 soldats. Une centaine de Tchèques et de Slovaques furent tués en août 1968 et le 16 janvier 1969, un étudiant, Jan Palach, s'immola sur la place Venceslas à Prague pour protester contre la suppression de la liberté de parole. Cette immolation comme celle du jeune vendeur tunisien de fruits et légumes ambulant, Mohamed Bouazizi, ont sans doute été utiles à la conquête de la liberté pour ces deux pays. Ce doit être moins dur de mourir pour un idéal ou la révolution.

En été, on meurt en Syrie tous les jours, à Homs, à Alep, à Damas. Les morts se ramassent à la pelle, les blessés n’en finissent pas de mourir comme des suppliciés. Le veto de la Chine et de Moscou est ignoble, à traduire leurs responsables au Tribunal de l’histoire avec Bachar al-Assad. Les conflits et les guerres perdurent au-delà des saisons. Pourquoi ne pas faire une trêve en été, le temps de réunir les belligérants au soleil, au bord de mer, éventuellement dans un palais climatisé de l’ONU, de Bruxelles ou de Strasbourg, ces instances bidon qui ne servent à rien, si ce n’est à semer la zizanie.

Il y a un an, ma petite mère a choisi de mourir en été, d’une mort douce, annoncée et reportée durant quelques mois. Comme si elle attendait le mois d’août, le soleil, la chaleur, ce lac Léman bleu azur, pour dire adieu à cette terre qu’elle avait tant aimée, pour s’en aller accompagnée de sa fille et de son fils. A la fin du jour, le ciel s’est assombri, de gros nuages annonçaient l’orage, il faisait presque nuit, la pluie a versé ses larmes, puis un grand éclair blanc et, au premier coup de tonnerre, elle a fermé pour toujours ses yeux verts.

13/08/2012

13/52 - JO, Laurent Joffrin, donneur de leçons...

Dans son éditorial du Nouvel Obs, son directeur, Laurent Joffrin, fustige les deux sports préférés des Français, le football et le cyclisme, des jeux du cirque lamentables selon cet éminent journaliste. En revanche, il salue l’état de grâce et le formidable succès des Jeux Olympiques. Lyrique, lorsqu’il décrit la perfection des gestes, la grâce des corps de ces athlètes dont la volonté est tendue vers un seul but dérisoire et gratuit…

Il fait la part belle à Michael Phelps, le nageur le plus titré de l’histoire et le recordman Usain Bolt que tous les médias portent aux nues. Ces deux bons gars, paraît-il, ont le succès modeste, réserve et timidité pour l’un, absence d’arrogance, ni cabotinage pour l’autre… Bolt ne va tout de même pas insulter la terre entière puisque ses revenus annuels atteignent 20 millions de dollars !

Et Federer, et X et Z que font-ils à Londres ? C’est là que le bât blesse dans ces jeux où les amateurs sont confrontés à des pros, à des champions sélectionnés et fabriqués par les nations et le sport business.

Pourquoi se plaindre des JO, du sport-spectacle, du patriotisme poussé à l’extrême, alors que des milliards de téléspectateurs s’enthousiasment de ces exploits derrière leurs écrans plasma.

Cette grande kermesse télévisuelle a au moins le mérite de faire apprécier la pratique de sports méconnus du grand public, de découvrir des sans-grades, ou presque, dont le titre olympique est la consécration d’une passion, d’une volonté et d'une réussite qui valent toutes les fortunes du monde.

Et Joffrin d’en remettre une couche sur le football et ses joueurs grassement payés, ces gladiateurs du fric et de la dope, dit-il ! Certes, l’industrie du football professionnel, sous la coupe de l’UEFA et de la FIFA, a perdu son âme et sa crédibilité dans les magouilles financières. Question pognon, le CIO n’est pas en reste, d’après ce que l’on dit…

Mais oublie-t-il que des milliers de clubs de foot sont actifs dans la plupart des villes et villages de France et de Navarre ? De même, les courses cyclistes sont notées avec cynisme par l’auteur de cet édito, ce parti pris alambiqué. Les « porteurs d’eau » n’ont qu’à ravaler leur salive !

Voici l'édito :

http://tempsreel.nouvelobs.com/jeux-olympiques-de-londres...

09/08/2012

12/52 - Les seigneurs des anneaux

Après des victoires d’étape de nos vaillants cyclistes au Tour de France, c’est au tour de nos sportifs olympiens de récolter une pluie de médailles bienfaisantes. De quoi flatter notre égo et nous remonter le moral jusqu’à la fin du joli mois d’août en attendant les orages de septembre. Very « nice » les nageurs français alors que les mousquetaires n’ont pas fait mouche avec leurs fleurets.

En pleine crise économique et monétaire, il faut un sacré culot pour claquer la bagatelle de 12 milliards d’euros, le prix à payer de ces joutes démesurées. Cela me rappelle les multiples chantiers d’Athènes où rien n’était trop beau pour accueillir les Jeux de 2004 : métro, aéroport, autoroutes, stades et même le ravalement de l’Acropole ! La Grèce n’en finit toujours pas de rembourser le coût de ces infrastructures réalisées dans l’anarchie la plus totale…

Tonnerre de Zeus, il est loin de temps de la première olympiade en 1896 et de celles organisées à Olympie

depuis l’an 776 avant J.-C. De 241 athlètes de 14 nations en 1896, les JO 2012 passent à 10.500 participants représentant 200 délégations et 21.000 journalistes.

Pierre de Coubertin, le rénovateur des Jeux olympiques, disait :

« Le sport va chercher la peur pour la dominer, la fatigue pour en triompher, la difficulté pour la vaincre. »

On ne peut être insensible aux performances surhumaines des compétiteurs, aux privations, aux milliers d’heures d’entrainement, à une sélection impitoyable pour parvenir au top. Mais que reste-il de l’esprit olympique, du sport pratiqué en amateur pour son bien-être ? Le sport professionnel est poussé à l’extrême, il est dénaturé par le matérialisme à tout crin, le nationalisme ambiant et l’usage de toutes sortes d’expédients.

05/08/2012

11/52 - J'ai eu tord d'avoir raison !

Nul n’est prophète en son pays. Et encore moins ici, en France, pour un scribouillard helvétique qui s’est mis en tête de se révolter contre la société, française de surcroît ! De quoi te mêles-tu ? M’a-t-on dit à la sortie de mon pamphlet en mars 2012. Voilà au moins une réaction. Et celle-ci : Mélenchon t’a copié, ou l’inverse ! Pour d’autres, le bouquin « Révoltons-nous… bon sang » ne passe pas la rampe.

Ceux de droite, les bien-pensants… d’autant que je suis entouré de bons amis, de connaissances qui ne pensent pas comme moi, m'ont dit :  t’aurais pas pété les plombs par hasard ?

Des chroniqueurs amis me fuient comme la peste. Lors de rencontres fortuites, j’ose à peine les questionner s’ils ont reçu le bouquin. Ah ! Celui comme Hessel, il est au fond de la pile, je vais voir après les élections ! Après deux mois, toujours pas une ligne… Même si le contenu diffère totalement, l’éditeur a eu tord de choisir le même format que celui de l’illustre auteur. Le prix… cher le prix, le double de « Indignez-vous » pour le double de pages imprimées et reliées en France et non pas en Espagne… Et le titre bon sang, et la couverture rouge sang, tu te prends pour Mao ? Chocking, une libraire d’un village bourgeois n’ose pas le présenter dans sa boutique, une autre le cache sous une pile d’invendus. Si j’avais du culot, j’irais le proposer sur les plages pour un euro, l’offrir aux métallos de PSA.

La messe est dite, je ne me fais pas d’illusions, une mention de ci, de là en passant, une mauvaise photo dans le bulletin municipal. Pas même trois lignes pour le démolir, rien de rien sur Mediapart, c’est frustrant, non ? Indifférence totale, comme mes billets hebdomadaires. Guy Bedos n’a-t-il pas dit : « La liberté d’expression ne s’use que si l’on ne s’en sert pas ». Comme je suis un esprit libre, je vais continuer de l’exprimer, ma liberté, que ça plaise ou pas !

A tort ou à raison, j’ai rédigé une sorte d’inventaire, un constat, un résumé succinct de la situation d’une société en déliquescence en cette année 2012. Ce n’est certes pas du grand art journalistique même si depuis quatre mois les sujets abordés sont régulièrement cités par les médias. Face aux érudits, l’analyse d’un simple pékin compte pour beurre. A quoi cela sert-il de se révolter… puisque la gôche est au pouvoir et qu’elle va régler tous les problèmes !

Coup de pub quand même : www.fredoberson.com

28/07/2012

10/52 - La marine suisse en Bretagne...

 

 

Il suffit qu’un gars du sud emporte le soleil dans son bagage et la Bretagne se met aussitôt au beau fixe ! Un sacré coup de pot de cidre pour cette équipée de septuagénaires désirant voir défiler les vieux gréements à Brest.

Depuis l’estuaire de la Vilaine, faut compter une centaine de milles pour rejoindre la cité chère à Prévert. Mais Neptune s’est vengé du roi soleil, contrecarrant la feuille de route du capitaine, si bien que les vieux n’ont pas vu les vieilles gloires de la navigation à voile.

Eole veille au grain et, malgré un voilier de 44 pieds, pas moyen de le faire avancer vent debout. Condamné à faire du cabotage au grand largue ou par vent arrière d’une île à l’autre, des Glénan à Groix, de Quiberon à Belle-Ile, de Port Louis à la Trinité avec ce « bateau de cons » !

Faut dire que l’arrivée dans les ports de cet équipage du troisième âge donne à penser qu’ils se sont enfuis d’une maison de retraite ! Mais à les voir manœuvrer le bateau, l’accoster avec précision, on comprend vite qu’ils ont du métier. Ces marins d’eau douce ont régaté sous toutes les latitudes. C’est en quelque sorte une course d’école pour réviser les subtilités de la règle de Jean Cras qui connaissait la musique.

Un peu raide leurs membres rhumatisants pour lancer les amarres, sauter sur le quai ou dans l’annexe pneumatique et se tortiller pour ramer à contre-courant comme des galériens. Et la marée se couche et se relève sans crier gare, prenant tout de même son temps pour ne point effaroucher les gens du bord de mer.

La navigation hauturière réserve des surprises, en particulier celle concoctée par Jules Verne, l

’enfant du pays, pour mettre à l’épreuve ces matelots atteints par la limite d’âge. Selon « Le Télégramme de Brest », le capitaine Nemo a repris du service, a remonté son Nautilus des profondeurs et voilà pas qu’il lui manque l’hélice pour le propulser…

Par bonheur, le « navire » des Helvètes passe par là et, ni une, ni deux, le flibustier des mers s’empare de cet objet de cuivre et vogue la galère ! Quand le pitaine s’aperçoit que le moteur ne réagit plus, il n’y a pas trente-six solutions pour arrêter un voilier : continuer le tour du monde jusqu’aux Amériques… ou se réfugier dans une crique, jeter l’ancre en l’attente d’un gentil scaphandrier…

A main levée, les Suisses aux bras noueux ont pris l’initiative de rejoindre la rive toute proche à la nage ! Brrr, quelle froidure… et par Jupiter il n’est pas question de quitter sur un coup de tête cette terre bretonne, ses villages pittoresques, ses habitants chaleureux et accueillants. D’autant que ce soir, comme les autres, ils vont s’empiffrer de coquillages, de lotte, de cabillaud jusqu’à se faire péter la panse. Au diable le cholestérol ! Le muscadet et le lambig aidant, ils entonneront sous les étoiles des ritournelles celtiques de marins en goguette.

25/07/2012

9/52 - Ras le bol du Sud !

Vive la Bretagne !

Morbihan

Morbihan

 

Archipel des Glénans

Archipel des Glénans

 

Brest

Brest

 

Concarneau

Concarneau

 

Pointe du Raz

Pointe du Raz

 

Belle-Ile-en-Mer

Belle-Ile-en-Mer

 

Douarnenez

Douarnenez

 

Pont-Aven

Pont-Aven

 

Ouessant

Ouessant

 

Phare de l'Ile Vierge

Phare de l'Ile Vierge

 

Le pluviomètre est au beau fixe !

09/07/2012

8/52 - Ras le bol de la politique !

Oublions tout, oublions six mois d’une campagne effrénée où tous les ténors se sont égosillés à dire tout et son contraire. A écouter les radios, à lire la presse, les commentateurs ont de la peine à changer de registre, à nous laisser l’esprit libre pour savourer nos vacances, à nous étourdir dans la grande bleue ou l’océan. Pourquoi continuer à nous bassiner les neurones avec les interviews stériles des battus du suffrage populaire qui commentent le moindre battement d’aile de la nouvelle majorité ? On n’en a rien à faire de ces gens-là pour les cinq ans à venir. On s’en fou de leurs problèmes de tendance et d’intendance. Qu’on nous foute la paix jusqu’aux municipales.

Tout commence maintenant. Eclatons-nous dans le sud, le théâtre à Avignon, les Chorégies d’Orange, l’opéra à Aix-en-Provence, le piano à la Roque d’Anthéron, les Rencontres d’Arles. Profitons-en jusqu’à plus soif de ces vacances, peut-être les dernières avant que les dettes et la crise balaient tout sur leur passage, vidons nos tirelires, claquons nos euros avant qu’ils ne valent plus un kopeck. Les nuages noirs de l’austérité et de la rigueur, c’est pour l’automne tout proche…

30/06/2012

7/52 - Juin-venture ou l'aventure ?

Les lundis se suivent et se ressemblent sur les radios du matin. Copé à France Inter, pfft, on passe à RMC et voilà que « Laissez-moi vous dire », alias NKM, se fait titiller par Jean-Jacques Bourdin. Couplé avec BFM, on a en prime la binette d’une jolie nénette, sa petite tête bourrée de contradictions. Une reprise en mains s’impose d’urgence et il y en a plus d’un pour lorgner ce corps filiforme d’athlète politique.

Impossible d’éteindre l’incendie qui fait rage au sein de l’UMP à cause du bout feu, le « Buisson » ardent. Les pompiers de Paris et le Samu suggèrent de creuser une tranchée pour séparer les flammes de part et d’autre du cataclysme. Ce qui suppose la scission du parti en deux branches distinctes, le Front UMP de droite associé au Front national, et le Front UMP centriste associé au Béarnais qui pourrait ainsi reprendre du service.

D’ailleurs, on ne sait plus à quel saint se vouer avec le milieu... La création en catimini du « Centre pour la France », à la place du Modem pour les législatives, pose question. Cette officine inconnue recevra la contribution de l’Etat au prorata des voix obtenues, soit  la somme d’un million. Un viatique pour repartir… car la situation financière du Modem est paraît-il à la limite du dépôt de bilan ? François, l’homme de la transparence, va nous le dire.

Claude, mon fils, ne fais pas un CAP de mécanique, écoute ta maîtresse, entre à l’Uni car j’ai l’intuition que tu vas gravir les échelons. Et c’est ainsi que le petit Claude est installé au perchoir et préside la nouvelle Assemblée de gauche, une drôle de gauche… où ne figure pas l’ombre d’un ouvrier et d’une cousette. Il est loin le temps de l’ajusteur-fraiseur  n’ayant pas supporté le poids de sa charge et de la décharge de son arme de service.  Et cet ainsi que ce gouvernement de « gôche » a choisi ce jour-là pour donner un coup de pousse dans le c.. du Smic ! Deux pour cent, en tenant compte du coût de la vie, c’est une moquerie à 0,6%, l’équivalent d’un paquet de cigarettes dont Bercy repique près de 5 euros de taxes ! Si c’est ça le changement annoncé, faut-il en déduire que le candidat élu n’était qu’un bonimenteur de foire électorale. Ou suprême stratégie, le père la rigueur annonce de suite la couleur d’un quinquennat morose. Tant pis pour la croissance, la mégère teutonne ayant dû lui savonner les oreilles à Rome.

La solution « coup de point » des socialos aurait été d’augmenter le Smic de 100 euros, la moitié dès juillet et le reste en janvier, avec un abattement proportionnel des charges sociales pour ne pas pénaliser les petites entreprises. Une action éminemment sociale et une manière habile de couper l’herbe sous les pieds des syndicats et de la vraie gauche. D’ailleurs, c’est surprenant que les « gauchos » n’aient pas réagis, sont-ils déjà au soleil ou attendent-ils l’automne pour foutre la pagaille ? De là à donner crédit aux élucubrations de JFK dans son brûlot « La Catastrophe du 6 mai 2012 », Plon. Cette tornade du chevalier blanc sans peur et sans reproche - ça se discute – ne vaut pas la peine d’être achetée et lue, même pour une tune d’euros.

Deuxième année sans olives… ou presque ! Belle et tardive floraison en mai qui laissait augurer une appréciable récolte. Patatras à la nouaison, moment où la fleur donne naissance à une minuscule olive de la taille d’une tête d’épingle. Un soleil pétant, une trop forte température durant trois semaines ont quasiment grillé la fleur avant qu’elle nous livre son fruit. C’est bien un signe que le climat est chamboulé puisqu’il pleut à verse au nord et que les graines pourrissent dans le sol.

Une petite dernière, en attendant la pêche aux moules et le cocktail bien frappé de Bruxelles, rafistolages et désaccords dans le coquetelier, les Préfets sont enfin libres d’aller aux champs du côté du moulin de Périgouste. Interdits de sortie officielle et même privés durant les deux mois de campagne électorale, tel est le devoir de fonction imposé aux préfets. Quelle punition !

N. B. Mon article était déjà publié lorsque le marathon nocturne de Bruxelles débouche sur un K.O. technique d’Angela Merkel. Les alliés du sud, Monti, Rajoy, Hollande, ont réussi enfin à faire plier la dame de fer et le Bundestag. Elle n’avait plus le choix au risque que l’Espagne et l’Italie implosent. C’est une accalmie momentanée mais ces accords ne sauraient suffire à régler les problèmes de l’euro et de la dette d’un coup de baguette magique.

24/06/2012

6/52 - Le changement maintenant !

Ouf ! Après deux mois de campagne électorale, avons-nous enfin autre chose à nous mettre sous la dent ? Pas évident car les médias ont de la peine à changer d’air en se faisant les gorges chaudes des vainqueurs et des vaincus du tsunami rose. Voici donc un digest indigeste des titres accrocheurs de la semaine dûment revus, corrigés et malmenés :

Après Valérie, scène de ménage avec Angela

Table rose du passé

Le parti majoritaire des abstentionnistes  (42,7%) s’exclut du palais Bourbon

Le PS met les doigts dans la confiture de c(e)rise

Le rose bonbon est de mise au balai Bourbon

Les verts n’entendent pas servir la soupe au piston

La Royal chavire à la Rochelle

Lang ravale sa salive dans les Vosges

Youpi en Arles, Laupies rate son tir sur le pachyderme Vauzelle

Pas de gentille alouette au perchoir

Noir avenir pour les « roses »

Au diable vauvert, le casse-couille qui s’y colle

Marions-nous à Carpentras avec la pucelle

Sortie de route pour Bayrou en déroute

Marine en cale sèche au Pas-de-Calais

Morano, mante à l’eau dans la Moselle

La meute de la droite est aux abois

Guéant décampe au bois de Boulogne

Un nouveau job pour Jacob

Bachelot « crache à feu et à sang » sur sa famille dans un brûlot dont l’éditeur attendait le verdict des urnes pour le publier.

Y'en a marre, vivement l’été, les vacances et les salades du jardin à la place de leurs plats réchauffés. Passons au football où les bleus de Blanc perdent le maillot jaune suédois. Pas étonnant… le « bleu » n’est pas une couleur gagnante cette année et la mise au rancard, c’est pour samedi avec les Espagnols !

Rien ne change au niveau des conférences au sommet, ces voyages organisés et agrémentés pour chefs d’Etat qui décident de ne rien décider sauf la date de la prochaine escapade. Une centaine de roitelets au Brésil où après 20 ans de louvoiement la crise écologique bat son plein de pollution durable. Comme le bleu, le vert n’a plus la cote. En voilà au moins trois qui n’ont pas perdu leur temps à danser la samba et à taquiner la baleine : Obama, Merkel et Cameron. A surveiller de près cet Anglais pas très orthodoxe qui fait de la retape fiscale auprès des entreprises françaises.

Le « tour-operator » a programmé une escale au Mexique pour une énième séance du G 20, histoire de glisser à nouveau sous le tapis les problèmes récurrents de la crise, de l’hégémonie bancaire, de la taxation financière, de la dette et de la croissance.

Le tourisme diplomatique a encore de beaux jours devant lui. Le fin du fin consiste désormais à se réunir à Rome ce vendredi pour préparer le Conseil européen à Bruxelles la semaine prochaine. Impossible d’être d’accord à quatre alors imaginons ce que cela va donner à vingt-sept ! Le Rital a pourtant une bonne tête, ce n’est pas un « rabat-joie » comme l’Espagnol ou la « Neinsager » berlinoise. Quant au Français, il doit ferrailler dur pour prescrire sa feuille de route.

Pourvu que l’euro tienne le coup jusqu’à l’automne pour ne pas gâcher nos vacances et le casse-tête du change. Par mesure de précaution, les Banques Nationales ont archivé leurs vieilles coupures. La pizza en lire, la paella en pesetas, l’ouzo en drachme, le pastis en franc où pour la faire simple… tout en mark !

Au boulot François ! Le changement maintenant ne signifie-t-il pas tout de suite ? Même en été, le soufflé n’attend pas. Les cent premiers jours sont décisifs pour mettre en chantier les promesses électorales. Un vrai parcours d’équilibriste entre les économies, les dépenses et les recettes nouvelles. Bruxelles et la Cour des comptes ont déjà mis en garde le gouvernement alors que la droite a laissé une ardoise de 10 milliards dans le budget 2012 ! Mais il n’y a pas que l’argent qui compte même si, pour des millions de Français, les sous se font rares en fin de mois. Vendredi, la ministre de la Culture, Aurélie Filippetti a visité les fouilles de la ville antique d’Ussol, découverte récemment à Saint-Rémy-de Provence. Elle a déclaré être « attentive à l’archéologie, cette démarche qui contribue à l’enrichissement de nos connaissances » et d’agir sur la question des financements.

La semaine se termine avec l’exploit du journal sans papier ni frontière. Jean Daniel, fondateur et éditorialiste du Nouvel Obs, était en direct et en vidéo, vendredi soir sur Mediapart, au cours d’une soirée exceptionnelle pour célébrer à sa façon le 50e anniversaire de l'indépendance de l'Algérie. Aujourd’hui samedi, l’icône du football mondial d’origine kabyle, Zinédine Zidane, fête ses 40 ans dans le complexe sportif qu’il a créé à Aix-en-Provence. A charge de revanche, Zidane est un supporter de Hollande, il approuve le vote aux étrangers et l’imposition à 75% des revenus supérieurs à un million ! Pas de problème pour lui, il habite à Madrid...

A lire l’article du Monde de ce jour :

http://www.lemonde.fr/sport/article/2012/06/21/zinedine-z...

17/06/2012

5/52 - Deux tours et puis s'en vont...

Le fort en gueule est au tapis. Il tombe de haut comme les sondages et soigne sa blessure d’amour propre. Pour s’en remettre, rien ne vaut une semaine de repos à Cuba et une cure de remise en forme au Venezuela. Pour le régime sec, la Corée du Nord est préférable au Nord-Pas-de-Calais. On l’aime bien ce tribun atteint de la maladie qu’il génère, la mélanchoniste aigue, ce mal qui consiste à pousser le bouchon trop loin et boire le calice jusqu’à la lie.

Les Français sont-ils des veaux ? En tout cas, de Gaulle n’aurait pas hésité à le réaffirmer au soir du premier tour des législatives. Les électeurs sont inconséquents : 40% d’abstention, le double de la présidentielle, au risque de ne pas donner la majorité à l’Assemblée à celui qu’ils ont élu. Les veaux sont restés dans les champs à brouter l’herbe folle de la cohabitation dans le pâturage d’en face. A lui de se démerder avec ses problèmes de cœur, avec ses députés, des verts et des rouges, pour approuver démocratiquement les lois qu’il propose.

Ça gazouille ! Le « gazouillis » est un chant léger, doux et confus qu’entonnent les hirondelles et les nourrissons. Mardi, le gazouillement s’est emparé des médias depuis qu’une hirondelle, fraîchement nichée sous les toits d’un palais du Faubourg-St-Honoré, a gazouillé sur un site numérique. Il semble que ce soit une affaire de nids, l’une des crécerelles ayant occupé le nid de l’autre ou vice versa. Des noms d’oiseau ont été prononcés entre les belligérantes et l’une d’elle passe pour une tête de linotte et l’autre pour une oie blanche. Le dindon de la farce, alias le coucou, en est quitte pour fustiger la bécassine, cet oiseau de mauvais augure.

« L’hirondelle ne fait pas le printemps, mais le chameau fait le désert ». (Citation de Alfred Capus)

Il est intéressant de noter que la traduction anglaise de « gazouillis » est « tweet » et gazouiller : « twiter » ! A ne pas confondre avec « tweeter », un haut-parleur destiné à reproduire les hautes fréquences… de nature à lézarder les murs de la République.

Edwy Plenel n’a pas son pareil pour discourir sur l’oiseau de malheur :

http://www.mediapart.fr/journal/france/140612/pour-en-fin...

Les jeux sont faits, rien de va plus ! Un deuxième tour pour des prunes puisque l’on connait déjà les résultats. La gauche est assurée de prendre d’assaut les fauteuils rouge du palais Bourbon provoquant un séisme chez les copains de Copé, ces vieux barons aigris qui rempilent et s’accrochent à leurs privilèges. Qu’ils mordent la poussière et l’on n’en parlera plus.

Rien ne va plus, non plus, mais c’est plus grave, dramatique du côté de la Grèce où le scrutin de dimanche fait trembler l’Europe avant de la faire s’écrouler avec l’aide de.la banque espagnole à tout va. Les Grecs sont arrivés au bout du bout. C’est le chaos, la chienlit, la misère quotidienne après des années la tête dans les étoiles européennes. Demain, la guerre civile. Qui faut-il incriminer ? Un peuple insouciant, un Etat en déliquescence, une église dominatrice et des armateurs qui se réfugient sur leurs navires battant pavillon de complaisance. A des degrés divers, ils sont tous responsables et les colonels de sinistre mémoire reprendront du galon.

Je ne vous ai pas tout dit…Quelque mitraille en réserve, ça peut servir la semaine prochaine. D’ailleurs, on n’en connait plus la durée ? Sept jours pour les sans-emplois, cinq pour les forcenés du boulot, quatre pour les écoliers. Dieu et le Vatican ont choisi six jours, le septième pour le repos, les parties fines, les offices et la quête.

09/06/2012

4/52 - Une semaine dans le vif des sujets...

Stop tout court au contrôle au faciès! Ce n’est pas la possession d’un récépissé au fond de sa poche qui empêchera le quidam bronzé d’être à nouveau contrôlé, enquiquiné et suspecté pour la xième fois. Pourquoi ne pas lui agrafer, une fois pour toute, un badge fixé au revers de son blouson. Une étoile ? Non pas, c’est déjà fait, mais en forme de croissant de couleur verte… d’autant que les écolos et Eva Joly sont favorables à cette mesure ! La gauche préférerait le rose… pour ne pas le confondre avec la Légion d’honneur.

Les ados se la pètent au cannabis ! Dur dilemme pour Hollande… Dépénalisation, consommation, légalisation, contravention ou répression avec un an de prison, sans discussion ? L’usage récent chez les jeunes français est trois fois supérieur à la moyenne européenne. Et s’il n’y avait que l’herbe… des écolos et de Duflot dans cette France républicaine où le pétard est roi !

Vive le Roi et la Reine ! Qui se souvient du roi Farouk 1er qui régna en Egypte jusqu’en 1952 ? Son fils Fouad II lui succéda à l’âge de 6 mois ! Farouk avait été adulé par les foules égyptiennes à l’exemple de la reine britannique qui célèbre cette semaine avec faste ses 60 ans de règne. C’est peu dire qu’il était un bon vivant, qu’il menait une vie orgiaque, tout le contraire d’Elisabeth 2, sauf qu’il possédait, lui aussi, des milliers d’hectares de terres, des douzaines de palais et des centaines de voitures. N’avait-il pas dit à l’époque qu’il ne subsisterait que 5 monarques, les quatre du jeu de carte et celui d’Angleterre ! Fort de cette prédiction, le prince Charles espère toujours le devenir dans sa soixantaine vieillissante !

Un milliard ! Ce sont les retombées économiques de ces parades royales. Que diable, pourquoi la France n’a-t-elle plus de roi qui traverserait Paris juché sur un bateau-mouche ? De quoi équilibrer la balance des paiements !

On aime ou pas BHL mais on ne peut rester insensible à ses coups de gueule et à sa frénésie d’être au-devant de la scène médiatique. Comme d’habitude, il fait son cinéma avec une vedette tombée au bas de l’affiche. Et tant mieux si son ego surdimensionné, sa sincérité ostentatoire et son action anarchique bousculent les cocotiers de Tripoli.

Cochons de poulets ! Après les porcs polluant les nappes phréatiques et les plages bretonnes, voici que la volaille part en eau de boudin ! C’est l’un des cadeaux empoisonnés du Père Dodu refilé en douceur par l’ancienne équipe à la gauche poulet. Avec pour conséquence que des milliers d’éleveurs et de salariés sont les dindons de la farce. Rien ne vaut un bon poulet de Loué servi par le ministre de l’agriculture, Stéphane Le Foll, qui monte sur ses ergots pour envoyer le député de droite dans les plumes.

L’Etat bat-il en retraite sur les retraites ? Difficile arbitrage entre les vraies et les fausses années de travail, précipitation pré-électorale…alors qu’il n’y a point de salut sans une concertation sans tambour ni trompette avec les partenaires sociaux.

Irlande, Grèce, Espagne, un nouveau tiers-monde ! Mis au ban de l’Europe, punis, leurs habitants s’enfoncent dans le chômage et la précarité avec des dettes jusqu’au coup. Dur, dur… après des années de prospérité, de bien-être, de l’argent facile et de course à la consommation. Le réveil est dramatique, sans espoir immédiat de s’en sortir. Les pays frères… sont eux aussi sur la corde raide et tergiversent depuis des mois pour leur faire la courte échelle.

Un homme normal ? Que celui qui n’a jamais poussé le champignon pied au plancher lui jette la première pierre. Mais François n’a pas d’excuse car il n’était pas au volant… Verdict : 3 points de moins aux législatives !

A dimanche… ou celui d’après ! Avec 40 à 44% au premier tour, les gagnants sont à coup sûr les abstentionnistes. Après, c’est le tri des triangulaires, l’arc-en-ciel sur fond d’orage. Des milliers de scrutateurs, les yeux rougis, jouent à la bataille navale jusque tard dans la nuit. Et comme me dit l’un d’eux : j’espère que le sortant sera élu au premier tour pour ne pas avoir à rempiler le dimanche d’après.