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07/06/2012

Des Helvètes illustres: Bertrand PICCARD

 

 

Bertrand Piccard s’est envolé mardi matin de Madrid à bord de SOLAR IMPULSE pour rejoindre Rabat où il posera son avion solaire vers minuit.

 

Quelle famille ces Piccard ! Il est le petit-fils du physicien Auguste Piccard, le premier aéronaute de cette lignée d’aventuriers de l’impossible.

En 1931, son grand-père s’éleva dans la stratosphère à bord d’un ballon libre jusqu’à l’altitude de 15781 mètres et fut le premier à découvrir la courbure terrestre.

Voici un interview d'Auguste Piccard, alias Professeur Tournesol, à laTV romande en 1960 :

http://www.rts.ch/archives/tv/divers/3451342-les-raisons-...

Ainsi que celui-ci :

http://www.rts.ch/archives/tv/culture/personnalites-suiss...

Des airs à la mer… en 1960, son fils Jacques, océanographe, le père de Bertrand,  atteignit la profondeur de 10916 mètres aux îles Mariannes à bord du bathyscaphe Trieste construit par Auguste le pionnier de cette saga familiale.

 

Si Jacques consacra essentiellement sa vie à explorer les fonds marins, Bertrand, son fils, s’intéressa à l’espace en assistant tout jeune aux décollages des fusées SATURN V. De là sans doute sa passion pour l’ULM, le parapente, la montgolfière et son titre de champion d’Europe de voltige en deltaplane.


 

La notoriété mondiale de Bertrand Piccard date de 1999 où il accomplit le tour du monde sans escale en 21 jours avec le ballon Breitling Orbiter. Pas même fier d’avoir battu Jules Verne, il a fait allusion à son retour  « d’une main invisible » !

Voici l’information de Swisscom :

http://www.bluewin.ch/fr/index.php/138,603711/Solar_Impul...

03/06/2012

3/52 - LA SEMAINE DU SAIN ESPRIT

 

Le fils spirituel des éléphants roses, Arnaud Montebourg, est venu illico à Gémenos pour tenter de sauver les « Fralib », des amateurs de thé de père en fils depuis la création de cette entreprise en 1882, à l’époque coloniale !

Faute « d’ensachage » depuis 600 jours, ces pauvres bougres noient leurs journées dans le Ricard qui autrefois possédait la société. L’ivresse du pastis remplace la passion du Darjeeling.

Les Bouches-du-Rhône, ce fief lepéniste, sont l’objet de toutes les attentions du gouvernement. Trois ministres en dix jours, dont le number one, venus à Marseille en TGV… Ils ont trouvé porte close au Moulin de Daudet de Fontvieille fermé pour la saison aux touristes de passage.

*****

J’ai oublié de vous dire que le grassouillet roi du Maroc a abandonné son hôte, reclus tel un fauve blessé dans sa cage dorée de Marrakech, pour venir serrer la pince au nouveau locataire de l’Elysée.

La descente de l’esprit mauvais s’abat sur le Vatican à la Pentecôte. Ce haut lieu de perdition papale fait voleter la chasuble des cardinaux, cette bande de vieillards aux mœurs douteuses, avides de pouvoir, d’argent et de sexe. Comme celui des Bettencourt, Judas le majordome a craché ses avanies sur la famille en diffusant des secrets d’alcôves.

Du pain bénit pour les gazettes et Nanni Moretti et son film Habemus Papam, sorti en 2011, dans lequel le talentueux Michel Piccoli interprète le rôle d’un pape ayant perdu la raison.

Voir la bande de lancement :

http://www.dailymotion.com/video/xnsh68_habemus-papam-tra...

 

Les Français souffrent-ils de la crise ? On peut en douter de prime abord.

Les weekends du joli mois de mai se sont enchainés sur trois à quatre jours, voire la semaine. Les terrasses et les restos de Provence font le plein de touristes venus réchauffer leur cœur et leurs membres engourdis par le froid et la neige des stations d’hiver. Le Grand prix de Monaco bat tous les records de fréquentations à 1590 euros la place en terrasse avec vue sur le port des milliardaires.

Et pendant ce temps-là, le petit peuple attend un coup de pouce sur le Smic. Comment faire pour ne pas pénaliser les petites entreprises et les rendre plus vulnérables encore ? Suggestion : diminuer d’autant les prélèvements sociaux sur les bas salaires et les augmenter sur les gros ! ça viendra, disent-ils en cœur et pour commencer voici un chouïa pour la rentrée scolaire.

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On dépoussière à coup d’arrêtés quelques lois judiciaires stupides et sarkoziennes – pléonasme - : peine plancher, tribunal correctionnel des mineurs. Une occasion pour la droite de clouer au pilori  cette chère Traubira avec, sans complexes, des relents de xénophobie. Tiens bon Christiane, l’homme blanc n’aura pas ta peau !

Venu au studio en toute simplicité, le Président parle à France 2 de sa première quinzaine. D’aucuns diront que ce comportement est quelque peu démago comme aller à Bruxelles  en TGV dans le wagon de monsieur tout le monde. Je le crois sincère, ne roulait-il pas en scooter lorsqu’il était secrétaire du PS ?

Ce premier face à face avec les Français après son élection est à la hauteur de ce que les citoyens attendent de cet homme qui sera peut-être providentiel pour sortir le pays du marasme dans lequel il se trouve. A suivre, jour après jour.

La rencontre choc avec le Raspoutine de Moscou, c’est pour vendredi soir, d’ici à ce qu’une rasade de vodka fasse fléchir notre François…

26/05/2012

2/52 – Deuxième semaine du calendrier hollandais…

Ce n’est plus le temps des tulipes, les roses font timidement leur apparition, on se pique au jeu. Vais-je tenir une année avec ma chronique pique et nique ? Courage… François en a pris pour cinq ans !

Quelle idée courageuse de se jeter à l’eau, de prendre la mer en ces temps incertains. Ohé matelot ! Hisse les voiles, tiens la barre, attention au grain, le coup de vent à tribord, vire à bâbord, affale la grand voile, redresse vent debout, navigue au foc, branche ton GPS, le Gouvernement Provisoire Socialiste !

Avec le Grand huit, Camp David c’est Las Vegas, ça tourne, ça monte, ça descend, de quoi donner le tournis, à faire perdre le nord à l’euro et à l’Europe tout court.

François…François… ça me gêne de l’appeler ainsi. De vieux souvenirs de 30 ans remontent à la surface, la fuite inexorable du temps, on vieillit ! François Gérard Georges Nicolas serait plus juste pour le différencier de son illustre prédécesseur de gauche… mais il faut sabrer Nicolas, ce prénom qui fâche. On ne va en faire un fromage, du Edam, alors simplifions en FH à l’image de la parité.

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Vive Montpellier, vive Loulou, le roi de la poubelle, plus fort que le roi du pétrole qatari ! Après une nuit de fête, c’est la parade de ses camions nettoyeurs à la télé. En voilà un qui a le sens des affaires !

La « Hollandette » du jour est une fille de mineur italien venu casser la croute en Lorraine au propre et au figuré. Sur les marches de la Croisette, Aurélie Filipetti est la star de la culture, en l’occurrence celle du septième art, le petit dernier, encore que le Net peut être le huitième ! Son roman : « Un homme dans la poche », paru chez Stock en 2006, était-il un signe précurseur de sa nomination ministérielle par un certain FH ?

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Le voici de retour des Amériques, le Président, sans avoir rien lâché à l’OTAN sur le retrait des troupes en Afghanistan. Ces détracteurs en sont quitte pour ranger leur slogan vengeur : Autant en emporte le vent. Cinq jours sur sept à l’étranger et le voilà reparti le lendemain soir à Bruxelles… où ça grince… car la Grèce ne dégraisse pas, comme la « Berlinerin » d’ailleurs. Faudra bien qu’il trouve le temps de s’occuper de la France, bon sang !

N’a-t-il pas dit qu’il n’allait pas s’occuper de tout et de tout ? Le gouvernement cherche ses marques, les ministres organisent leur ministère dans l’improvisation. « Envoyé spécial » nous montre des étagères vides… La gauche se retrouve face aux hauts fonctionnaires qui durant 10 ans ont servi la droite. Pas facile de cohabiter d’un jour à l’autre, d’accorder ses violons avec les oligarques, de décortiquer des dossiers surannés.  La chasse aux chefs de cabinet et à leurs adjoints est ouverte. Patience, le temps de reprendre leur souffle.

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Quel cachotier ce Président. En pleine nuit, en catimini, il s’est envolé à Kaboul retrouver ces soldats de l’an deux envoyés au casse-pipe. La France c’est la France, raison majeure d’affirmer sa souveraineté à Chicago, à Bruxelles et aujourd’hui en Afghanistan. Et pendant ce temps-là, la famille UMP se bagarre à couteaux tirés sur l’héritage, les barons s’entredéchirent sur la proie comme des loups.

Quelle folle semaine !

20/05/2012

1/52 - Changeons de calendrier...

La nouvelle année commence le 15 mai, à la Sainte Denise, le jour où s’arrête la bise et tombe la pluie !

C’est la fête à François, pas celui d’Assise qui donnait à manger aux oiseaux, mais celle de François de Corrèze qui, comme le saint homme, donnera son bon argent aux pauvres.

Dans sa carriole ouverte à tout vent, il salue une foule pleine d’espoir, rend visite à un inconnu, à Jules, à Marie, prêche la bonne parole, embrasse quelques saintes femmes, confie les clefs de la maison à Jean-Marc, le Nantais.

Un grand oiseau blanc l’emmène par delà les airs et les orages trouver sa voisine d’outre Rhin, une mégère qu’il apprivoise tant bien que mal.

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Retour au bercail, réveil blafard, les lampions sont éteints, la fête est finie, au boulot ! Quel casse-tête… une journée entière à la recherche de 34 bras gauche, moitié féminins, moitié masculins, tester les connaissances, équilibrer les tendances, ménager les susceptibilités. Et dans un mois, faudra remettre ce délicat dosage sur le tapis de la République.

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Jeudi, c’est déjà le couac ! Le ministre de l’éducation est un mauvais élève… remis au pas sans tambour ni trompette ! Deux nanas courageuses jettent l’éponge aux législatives, risque zéro !

Passation des dossiers entre les ex et les nouveaux ministres, où ce qu’il en reste de cartons, car les déménageurs ont déjà fait le vide de pas grand-chose…Un renégat fait défection !

Cure d’amaigrissement des salaires et des frais, charte déontologique et non cumul des fonctions. Photo de famille et en avant marche !

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Hollande, alias Colomb, découvre le nouveau monde et Obama à bord de Sarko One, dernier vestige du monarque de Marrakech.  Question fondamentale : on le garde ou pas cet avion, de quoi aurait-il l’air avec un Falcon face à un 747 ?

– Sois cool François, fais comme moi, enlève ta cravate et on court tous les deux vers la croissance !

Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. La bourse stagne mais ne fléchit pas comme l’ont annoncé des prophètes de malheur, Facebook s’enrichit. Les Grecs ont vidé leurs banques de 3 milliards, bonne raison de les pousser hors de l’euro.

Le festival de Cannes bat son plein de bling-bling, une soirée auprès de la Vénus de Milo et enfin un dimanche calme, sous la pluie ou la couette.

18/05/2012

Réponse à Michèle Roulet

A propos de mon billet sur le scandale de l'exil fiscal en Suisse...


Selon votre point de vue, l’indignation serait intellectuellement malhonnête alors que l’évasion fiscale ne l’est pas, bien au contraire, puisque qu’elle enrichit la Suisse au détriment de son voisin, la France !


L’exonération d’impôt sur la succession est spécifique à Genève, elle ne l’est sans doute pas dans la plupart des autres cantons suisses. On peut admettre… qu’elle n’est que justice rendue aux contribuables honnêtes qui toute leur vie ont payé plein pot des impôts sur leur revenu et leur fortune. Ces pauvres bénéficiaires du forfait fiscal sont donc victimes de discrimination ! Vous ne dites d’ailleurs pas à quelle sauce ils sont mangés…


Edmond Safra, qui habitait Genève depuis 1956 et avait créé de nombreux établissements bancaires de renom, tant à Genève que dans le monde, a cherché à négocier sans succès sa succession avec Madame Calmy-Rey, conseillère d’Etat à l’époque. Le montant proposé était de l’ordre de 2 milliards, hélas perdus pour les finances genevoises puisque à cause de ce refus, il a quitté Genève, très malade, pour habiter Monaco. A ma connaissance, il n’a jamais bénéficié d’un forfait fiscal puisque exerçant son métier de banquier dans la cité de Calvin.


Entre « parenthèse », vous avez une drôle de manière de favoriser le débat démocratique et l’interprétation de l’expression française « les rats quittent le navire » en la tronquant et en l’assimilant à l’incitation à la haine, condamnable même par la loi ?


Et de passer en vitesse sur vos divagations sur le mérite d’être riche… la gauche caviar…l’éloge de la Rhodésie des colons… la gestion calamiteuse de la France à cause des 35 heures… alors que les Français viennent de mettre à la porte le responsable mais pas coupable, l’ami des riches qui ont planqué leur fortune en Suisse !

13/05/2012

Générique...

11/05/2012

Le scandale de l'exil fiscal en Suisse...

Combien sont-ils les riches français qui ont choisi de transférer leur domicile en Suisse pour ne payer qu’un impôt dérisoire sur leurs revenus et leurs fortunes ? Trois mille, cinq mille ? c’est top secret… comme les banques !

Ce scandale ne date pas de hier – crée en 1862 par le canton de Vaud -  et il s’est accru à la vitesse grand V depuis une quinzaine d’années alors que Chirac et Sarkozy étaient au pouvoir… Ils n’ont absolument rien entrepris envers leurs amis fortunés pour enrayer l’appauvrissement de la France.

Le scandale est triple, tant du coté de l’Etat français, de l’Etat helvétique et des Français voyous et fraudeurs. Pour la plupart, ces revenus et ces fortunes ont été gagnés dans leurs activités marchandes, industrielles, voire sportives et culturelles en France.

Le projet courageux de François Hollande de taxer à 75 % les revenus à partir d’un million arrive, hélas trop tard, puisque la plupart des rats ont déjà quitté le bateau ou s’empressent de le faire selon les articles du Journal Le Matin et des Inrockuptibles ci-dessous :

http://www.lematin.ch/suisse/exiles-francais-craquent-jur...

http://www.lesinrocks.com/2012/05/04/actualite/le-jura-su...

Le fonctionnement du forfait fiscal…

Il ne concerne qu’un nombre très restreint de personnes, car il est réservé à des contribuables aisés par les cantons suisses. Le contribuable payera un impôt en fonction de ses dépenses, en général de l’ordre du montant annuel de son loyer et de son standing laissé à la libre appréciation du taxateur !

Quand Schumacher gagnait 100 millions de dollars par an, sa contribution fiscale, comprenant l’impôt communal, cantonal et fédéral, était de l’ordre de deux millions de francs suisses, 2% !

A préciser que cet impôt spécifique ne s’applique pas aux seuls Français… mais compte tenu de la proximité de Paris, 3h00 de TGV, 1h00 d’avion, il n’est pas étonnant que le Lac Léman soit un havre de paix pour les fraudeurs. Ce statut ne les empêche nullement de conserver une résidence en France.

En revanche, ils ne doivent pas exercer une quelconque activité professionnelle en Suisse... Où Aznavour compose-t-il ses rengaines et où Frédéric Dard écrivait-il ses San Antonio ?

Fortune faite, la plupart de ces riches retraités n’ont nulle envie de rempiler et il y aura toujours la possibilité de créer des sociétés anonymes où des holdings à l’exemple de Philippe Hersant, l’héritier de l’ex-propriétaire du Figaro, qui s’active depuis Genève dans la presse.

Ce forfait fiscal est scandaleux pour la Suisse qui n’a pas besoin de ça pour boucler ses fins de mois, puisqu’il rapporte des peanuts, de l’ordre de 60 millions d’euros par an. Il est discriminatoire à l’égard des Helvètes qui eux paient plein pot à l’exemple du tennisman  Federer par rapport à Noa… qui lui aussi a bénéficié en son temps de ce privilège. A revenu égal, Federer paie 10 fois plus que Johnny Halliday, le copain de l’ex !

Gageons que François Hollande au pouvoir, il ne tardera pas à trouver les astuces juridiques pour faire rendre l’âme à ces mauvais Français. Peut-être, pourra-t-il compter sur le parti socialiste genevois qui a déposé une initiative pour supprimer ce scandale dans le Canton de Genève. La décision sera soumise au peuple à fin 2013, début 2014 !

Zurich, le pays des banquiers, a montré l’exemple en supprimant ces forfaits d’un autre âge en 2009. Avec pour conséquence que les rats ont filé dans d’autres cantons !

26/04/2012

Présidentielles; deux villages dans les Alpilles...

Mouriès, la plus grande commune oléicole de France, 2556 électeurs, 29,5% pour Le Pen… Sa voisine, Maussane-les-Alpilles, 1775 électeurs, 19,63% pour le Le Pen. Dix points d’écart… séparent ces deux bourgades dont l’activité agricole est la même ! Allez comprendre quelque chose ?

En y regardant de plus près, Maussane, située en-dessous des Baux-de-Provence, s’est ouverte au tourisme, - restos, hôtels, résidences saisonnières, - alors que Mouriès tente difficilement de la rattraper malgré son golf de 18 trous !

La quasi-totalité des ouvriers de la terre sont d’origine marocaine, discrets au point qu’on ne les rencontre rarement dans les bars ou entre eux, sans contact réel avec la population de souche qui les ignore socialement. Peut-être, suis-je l’un des seuls à les saluer, à leur tendre la main, à boire un café avec eux. Toujours prêts à rendre un service à « monsieur » Fred !

Et c’est pourtant grâce à cette main-d’œuvre maghrébine répartie dans tous les villages agricoles ayant voté massivement pour l’extrême droite que les fruits et les légumes de Provence s’en vont par centaines de camions vers le nord… Sans eux, on crèverait la dalle !

Aujourd’hui, je suis allé à l’apéro de Mouriès, « écouter » les commentaires…Tous ces piliers de bars, ces accros au pastis ne m’ont pas caché qu’ils avaient voté Le Pen, surtout pas parce qu’ils sont racistes, m’ont-ils dit,  mais par opposition à Sarko…

Alors, qu’allez-vous faire au deuxième tour ? Embarrassés les mecs pour me répondre, ça tourne à la vitesse grand V dans leurs cervelles embuées d’alcool.  C’est la question qui tue !

Au quatrième pastaga… l’un d’eux me dit franchement qu’il ne croit pas au succès de Hollande et à sa politique, alors il votera, faute de mieux, pour le président sortant en l’attente de la victoire de Marine en 2017 !

Inutile de lui dire qu’il reniait son vote du premier tour…

22/04/2012

Présidentielles françaises à – 5h00 !

Voici le score du premier tour en exclusivité pour la Tribune !


1. Hollande

2. Sarkozy

3. Le Pen

4. Mélanchon

5. Bayrou


On ne va donc pas mégoter sur les pourcentages, sur un point de plus ou de moins.

Les socialistes voteront donc utile, Hollande au premier tour, laissant Mélanchon à la quatrième place, augurant que les voix de ses électeurs se reporteront immanquablement au deuxième tour sur le candidat de gauche le mieux placé !

En revanche, une certaine droite votera Le Pen pour marquer ses critiques envers Sarkozy, espérant qu’au deuxième tour le report partiel de l’extrême droite et de Bayrou lui sera favorable ! Laissons-les réver...

Rendez-vous à 18h30 sur la Tribune… et à 20h00 sur les chaines françaises…


21/04/2012

Un deuxième tour inutile ?

Dimanche soir, les jeux sont faits, rien ne va plus !

Deux mois de campagne tout azimut durant laquelle une dizaine de candidats ont exposé en long, en large et en travers leurs programmes tarabiscotés.

Les électeurs ont eu droit à une logorrhée démagogique d’approximations, de promesses, de non-dits, de mensonges et d’hypocrisie crasse. De quoi les déboussoler !

Les candidats sont passés maître dans l’art de l’esquive face aux questions qui dérangent.

Reste donc en lice cinq partants susceptibles de recueillir de 10 à 30% des voix, totalisant 95%  des sensibilités du corps électoral.

Dans le meilleur des cas, le vainqueur du scrutin du premier tour ne représentera donc que trois électeurs sur dix et par déduction on peut quasiment le désigner comme le prochain président !

Une occasion d’éviter un deuxième tour répétitif et subir ainsi une série de punching-ball durant 15 jours… La cinquième République est en bout de course... un demi siècle, ça suffit, vive la sixième !

Durant 5 ans, sept citoyens sur dix seront, bon gré, mal gré, désabusés, frustrés et amers que leur « poulain » n’ait pas franchi la ligne d’arrivée en vainqueur. De quoi ravaler leur rancœur et leurs idéaux jusqu’à la prochaine joute.

Seul correctif souhaitable et maigre consolation pour les perdants, le résultat des législatives pourrait infléchir dans un sens ou dans un autre la politique du gagnant. Il en va de l'avenir de la France et des Français que l'on mette fin, une fois pour toute, à ce clivage gauche-droite !

Mais de cela, on n’en a curieusement guère parlé lors de cette campagne !  

19/04/2012

Ziegler et les banquiers à France Inter

Quelques jours avant que la France bascule à gauche... les capitaux français se régugient en Suisse.

Cela ne date pas d'hier, mais voici l'occasion d'écouter l'émission de Daniel MERMET, "LA-BAS, SI J'Y SUIS"

de mercredi 18 avril 2012. A suivre la suite aujourd'hui à 15 heures

La voici

 

31/03/2012

GAUGUIN et VAN GOGH aux Baux-de-Provence

GAUGUIN et VAN GOGH aux Baux-de-Provence

Ouverture le 30 mars 2012

des Carriéres de Lumière aux Baux-de-Provence

LES PEINTRES DE LA COULEUR,

Spectacle audiovisuel créé par

Gianfranco Iannuzzi

avec Renato Gatto et Massimiliano Siccardi

Site : http://WWW.CARRIERES-LUMIERES.COM

Quelques photos de cette

grandiose exposition

prises sur le vif :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

12/01/2012

Un message du Club de la Presse, Marseille


Gilles Jacquier, lauréat du Prix 2010 de la parole libre

organisé par le Club de la presse


L’engin de mort qui a frappé Gilles Jacquier à Homs en Syrie a touché au cœur le Club de la presse Marseille-Provence Alpes du sud. Ce grand reporter de France 2, professionnel unanimement reconnu, Prix Albert Londres avait un lien particulier avec Marseille.

En effet un jury présidé par notre présidente Isabelle Staes, correspondante de la chaîne lui avait attribué notre prix de la parole libre organisé en partenariat avec le conseil général des Bouches-du-Rhône en 2010.

Son documentaire tourné pour Envoyé spécial sur les femmes de Palestine avait apporté une touche d’un grand humanisme sur cet éternel conflit du Moyen Orient. Il n’avait pas pu venir recevoir son prix car il était en mission en Irak. C’est donc de Bagdad qu’il s’était adressé au public dans un dialogue chaleureux et plein d’optimisme avec Charles Enderlin transmis en direct sur grand écran. Un message qui, comme dans son travail, mettait les femmes et les hommes sur le devant de la scène.

Sa compagne Caroline Poiron avait, elle, reçu le prix photo pour un reportage sur une école en Afghanistan. Un couple de journalistes qui honore la profession et qui, en grands professionnels ne prenaient pas de risques insensés dans tous les points chauds qu’ils avaient couverts depuis dix ans.

A Caroline qui était à ses côtés au moment du drame, à ses proches et à toutes les personnes touchées par cet acte inqualifiable, le Club de la presse adresse ses condoléances et sa sincère solidarité.

Séquence émotion :

http://www.youtube.com/watch?v=X_tIzepsEbg

Gilles Jacquier en direct de Bagdad lors de la remise du prix de
La Parole libre au printemps 2010 :


03/01/2012

Il ne suffit pas que je m'indigne...

... il faut que je me révolte !

Elle est paraît-il en crise notre société, crise existentielle, sociale, écologique, économique, financière. En bout de course, quoi ! Suis-je assez lucide pour voir la réalité en face, comprendre ce monde en folie, diagnostiquer ce mal-être qui ronge la communauté un peu plus chaque jour ?

Suis-je le seul à vivre dans l’incertitude, à craindre le pire, à me poser les vraies questions ? Ou tenté d’évacuer les problèmes en une pirouette, à suivre le train-train quotidien sous prétexte que rien ne va changer sur la planète ?

Réveille-toi, bon sang, quitte cette torpeur chronique qui envahit ton esprit et ton comporte­ment. Allons-y les copains, réagissons, réveillons-nous, engageons-nous, révoltons-nous pour que ça change !

Depuis l’avènement de cette société outrancière­ment matérielle et financière, j’ai plongé tête baissée dans les pièges de la tentation, à la poursuite de biens inutiles créés artificiellement par les entre­prises marchandes avec l’aval des bien-pensants. Politiquement correct !

A bien des égards, je suis devenu un mouton de Panurge, incapable de discernement, intoxiqué par de multiples slogans démagogiques qui me font espérer la lune, le « toujours plus ! ».

On dit que le réveil sera cruel, le tri, la sélection sont déjà implacables, seule une partie de la population parvient à une vie décente, à un mieux être apparent. Je suis honteux parfois d’être du bon côté alors que pour d’autres, c’est la galère. Bien que l’argent, dit-on, ne fasse pas le bonheur, les inégalités, la précarité, la pauvreté font à coup sûr le malheur de ceux qui en sont les victimes.

Malgré de nombreux atouts culturels et sociaux, cette France que j’aime tant n’échappe pas à une conjoncture en déliquescence.

Je réfléchis, je regarde tout autour, je m’informe et je décide de dénoncer, d’esquisser des pistes, de me révolter sur tout ce qui ne va pas !

29/12/2011

La dette...

Voici une vidéo explicative sur le site Mediapart :


http://blogs.mediapart.fr/blog/simon-vacheron/231211/comp...


19/12/2011

L'histoire de Jésus...

 

L’historien Jean-Christian PETITFILS publie une nouvelle biographie de Jésus aux éditions Fayard.

En 2007, j’ai publié une « fable » intitulée : www.paradis-ciel.info

« Un journaliste au Paradis » qui est épuisé. En cette semaine, dite sainte, je vous propose la lecture du chapitre 7, la rencontre de Victor et Steve, les protagonistes de ce livre, avec Jésus au Paradis.

L’intégralité du bouquin peut-être lu en numérique dans le lien :

 

http://fr.calameo.com/read/00012051119b8788bd875

 

Si l’on avait dit à Victor qu’il se trouverait, un jour, en face du Christ, il aurait éclaté de rire et pris cette prédiction pour une farce de potache.

Dès son jeune âge, il avait bien rêvé du petit Jésus, emmailloté dans la crèche d’une étable, entre le bœuf et l’âne. Lorsque sa maman le prenait dans ses bras, le berçait pour le consoler de ses chagrins, elle l’appelait : « mon petit ange ». Comme celui, tout de blanc vêtu, une auréole d’or sur la tête, qui étendait ses ailes au-dessus de la masure en carton. Il ne manquait que l’âne et le bœuf pour qu’il s’identifie totale­ment à l’enfant de la crèche.

Victor se remémorait les veillées de Noël, aux Baux-de-Provence, où l’on reconstituait la nuit de la Nativité, en grandeur nature, avec de vrais personnages en chair et en os. Les bergers des Alpilles pénétraient à l’intérieur de la vieille église de pierre avec en tête le bélier, puis les brebis et les agneaux enroulés comme une écharpe sur le dos de ces hommes rusti­ques et fiers. Le tambou­rinaire martelait la cadence des joueurs de ga­loubet. Suivaient le meunier, le boulanger, le charcutier qui faisaient la révérence à l’enfant Dieu et dépo­saient leurs offrandes. Marie, la plus belle fille du pays, remerciait en dodeli­nant de la tête. Un vieux barbu hirsute et renfrogné, que l’on nommait Jo, dit « Petit jaune », en­fournait, pareil à un avare, les présents dans un sac de jute. Le nou­veau-né criait à tue-tête, couvrant le beuglement du bœuf et les cla­quements de sabots du bourricot.

Victor faisait partie, depuis plus de cinquante ans, de la confrérie « des petits Jésus ». Car, lors de sa première année, il avait été choisi pour inter­préter le rôle de l’Enfant roi, à la messe de minuit, ce qui lui donnait maintenant de l’assurance pour approcher son « confrère » Jésus. Cependant, la pers­pec­tive de cette rencontre le mettait dans un état fébrile qu’il n’avait jamais res­senti au cours de sa carrière, lors de ses contacts avec des per­sonnalités célè­bres.

Eva lui avait dit que Jésus ne prenait pas de rendez-vous. Il était dispo­nible pour tous les élus du Ciel, comme à l’époque, en Palestine, où il prenait langue, au bord des chemins, avec des pauvres, des vieux, des riches ou des pharisiens qui tentaient de lui tailler des crou­pières. On l’avait même aperçu au Purgatoire, en train de prêcher pour sa paroisse. Il aimait les fem­mes et elles le lui rendaient bien, toutes ces groupies qui s’agglutinaient au­tour de lui dans les travées du Paradis. Franchir ce barrage pour parvenir jusqu’à lui ne fut pas chose facile. Après de multiples tentatives, Victor réus­sit enfin à prendre Jésus à part, avec son camarade Steve.

Depuis sa mort sur la croix, au mont des Oliviers, le Christ n’avait pris au­cune ride. Il était beau comme un dieu ! Identique à toutes les images pieu­ses qui le représentaient depuis des siècles. Malgré lui, il avait contribué à la notoriété de peintres devenus célèbres : Michel-Ange avec les fresques de la Chapelle Sixtine, Rubens avec la Descente de croix et la Mise au tombeau, Jérôme Bosch avec le Jardin des déli­ces, Botticelli avec ses madones, pour ne citer que les œuvres connues auxquelles s’ajoutaient les tableaux codés de Léonard De Vinci. Des centaines d’artistes avaient exprimé leur foi, tout au long des siècles, sur la toile ou sur une par­tition musicale.

Victor et Steve furent surpris de la petite taille de ce grand Homme. Comparable à celle d’un adolescent qui aurait oublié de gran­dir… ou à la bonne moyenne des hommes de l’époque. Rien, dans son comportement, ne manifestait une nature exceptionnelle. Comment se faisait-il qu’un être aussi simple et avenant soit le fils de Dieu ?

« Je sais que vous souhaitiez me voir depuis toujours », leur dit-il, en s’avançant vers eux, le pas décidé et le regard engageant. Il est diffi­cile de dé­crire l’émotion des deux compères à se trouver face à Jésus-Christ ! Ils balbutièrent quelques mots de politesse à peine audibles. Mais il les mit tout de suite à l’aise en les tutoyant et en parlant simplement de la Terre qu’il observait, d’en haut, depuis près de deux mille ans. Il était ma­nifestement insatisfait des dérives de son message originel et de la tournure des événements. Il exprima son dé­sappointement en ces termes :

- Je dois vous dire que les propos rapportés par les évangélistes méritent de sérieuses corrections. Ils se sont mis à quatre, au moins, sans compter Paul de Tarse ; mais aucun d’eux n’a écrit exactement la même chose. Je leur pardonne, car ils n’ont pas vécu les faits en temps réel, comme toi Victor lors de tes re­portages aux quatre coins de la planète. L’occasion m’a été donnée de m’expliquer avec eux lorsque, à leur tour, ils sont venus me rejoindre ici. En particulier avec Paul qui a exagéré dans ses épîtres à tel point que je me suis fâché avec lui. Il m’a prêté des intentions que je ne n’avais pas et des thèses qui n’ont jamais été miennes. Ce complexé ne devait pas aimer la vie pour avoir banni l’amour, la sexualité, la culture et considérer la femme comme un être tout juste capable de procréer. La mémoire orale n’est pas fiable. Elle a souvent tendance à idéaliser les hommes et les événements. On a débordé d’imagination à mon égard, disant tout et n’importe quoi ! Puis, l’Eglise de Rome et les conciles s’en sont mêlés, ins­tituant le droit canon et de nouvelles pratiques chrétiennes. Je n’étais, d’ailleurs, pas le seul à prêcher, avec la foi en Dieu, les thèses pacifistes des Araméens et des Esséniens en opposition aux lois de Moïse qui prônaient la violence. Le plus connu, Jean le Baptiste, le plongeur du Jourdain, m’a joué un sale tour en me désignant comme le Messie tant attendu par les Juifs. J’eus beau lui dire qu’il se trompait, que si je croyais en Dieu, je n’étais pas son fils, mais un simple prêcheur. Rien n’y fit. Mes adeptes, qui se pressaient au bord du Jourdain, se tournè­rent vers moi et ne me quittèrent plus d’une sandale tout au long de mes pérégrinations en Galilée. La nouvelle se répandit en ville comme une traînée de poudre. Les pharisiens et les sadducéens n’allaient tout de même pas croire qu’un modeste menuisier, un va-nu-pieds qui men­diait sa pitance le long des chemins, puisse être le fils de Yahvé. On m’a mis au ban de la société palestinienne comme un usurpateur. Ma fa­mille, ma mère, mes frères et sœurs furent l’objet d’exactions et de poursuites de la part de la police d’Hérode. Heureusement que mon père, Joseph, n’était plus de ce monde, car il serait mort de chagrin. On me traitait de mythomane, de révolutionnaire. On m’a collé des aventures avec des filles de joie. Jusqu’à faire courir le bruit que le céli­bataire endurci de Nazareth entretenait des relations homosexuelles avec ses amis. Il est vrai qu’ils avaient laissé femmes et enfants à la mai­son pour courir l’aventure et prêcher la bonne parole avec moi. Les temps n’ont pas changé, puisque l’on se pose, encore aujourd’hui, des questions à propos du célibat des ecclésiastiques.

Steve et Victor restaient muets de stupéfaction, abasourdis par les pro­pos de Jésus. Cela remettait en cause l’enseignement religieux qu’ils avaient reçu dans leur jeunesse. Il n’était pas question de douter de la parole directe de Jésus, alias le Fils de Dieu, émise de vive voix. À cet instant-là, Victor pensa à son père qui se morfondait au Purgatoire parce qu’il doutait de la version officielle de l’Eglise.

Les deux compères n’étaient pas au bout de leur étonnement ; Jésus avait d’autres révélations à leur faire.

- Une fois embrigadé dans cette aventure avec mes camarades, que vous appelez les apôtres, je ne pouvais plus faire marche arrière. Je me suis réfugié dans le désert pour implorer Yahvé, Le prier pour qu’Il m’éclaire sur ce que je devais faire. Il m’incita à jouer le rôle du Messie jusqu’au bout. M’avait-il désigné par l’intermédiaire de Jean le Baptiste ? La question demeure ou­verte. J’étais convaincu que le mes­sage que j’avais à transmettre au monde devait apporter plus d’amour et d’humanité entre mes concitoyens.

- Fallait-il pour cela endurer le calvaire jusqu’à la mort, au Golgotha, alors que tu n’étais pas le fils de Dieu, questionna Victor ?

- Mes chers amis, nous sommes tous des fils du Créateur ! À cette épo­que, sous l’administration d’Hérode, supervisée par le préfet de Rome Ponce Pilate, les châtiments corporels, la lapidation et la mise à mort par crucifixion étaient monnaie courante pour les fauteurs de troubles et les malfrats. J’ai songé un moment à modérer mes propos, à battre en re­traite, à me cacher, pour échapper au supplice. J’aurais pu faire jouer les relations que j’avais nouées, en haut lieu, notamment avec la femme de Pilate qui, jusqu’au dernier mo­ment, insista auprès de son mari pour que je sois épargné. J’ai pensé également que mon Père adoptif m’avait aban­donné. Mais Il savait que j’étais déterminé à aller jusqu’au bout et que mon supplice Lui rendrait service. Il fallait frapper fort. Il fallait que j’y aille, que je de­vienne un martyr, pour que mon message parvienne aux hommes et franchisse les siècles jusqu’à vous. Et après vous. J’ai vécu un moment in­tense lorsque je portais ma croix, soutenu par Simon de Sirène, l’ami fi­dèle. Les autres, ces renégats, s’étaient éclipsés de peur d’être ar­rêtés comme complices. Le long du calvaire, une foule s’était amassée pour voir la bête curieuse. Mes partisans m’acclamaient, mes détrac­teurs me lançaient des quolibets ou me crachaient à la figure. À l’écart, se tenait ma mère, Marie, entourée de ses autres enfants, mes frères et sœurs, et d’amis. Il me semblait lire dans le regard de maman, à la fois une tristesse infinie et une certaine fierté de voir son fils accomplir son destin jusqu’au bout de ses forces. Mes douleurs s’estompaient par mi­racle, je ne sentais plus les épines qui me la­bouraient la tête. Il me semblait être en représentation sur une scène. Le pressentiment que ce spectacle serait rejoué d’année en année, jusqu’à la nuit des temps, me dopait. Je me surpris à éprouver une sorte d’orgueil, de vanité même, comme une star du show-biz aujourd’hui. Arrivé au sommet du mont des Oliviers, j’ai sombré dans l’inconscience lorsque les gardes d’Hérode ont cloué mes mains et mes pieds sur la croix.

Victor ne put s’empêcher de provoquer Jésus, de le pousser dans ses derniers retranchements :

- Tu racontes ton histoire, ta condamnation, ta mise à mort, sans acri­monie envers tes bourreaux. Honnêtement… tu l’as désirée, tu l’as provo­quée cette mort, pareil à un kamikaze d’aujourd’hui. Cela valait-il la peine d’accomplir cet acte suicidaire pour racheter les péchés du monde, quand on voit ce qu’il en est aujourd’hui ?

- Sous un certain angle, on peut admettre que j’ai été le premier kami­kaze de l’histoire. Si l’on songe aux répercussions de cet acte, j’ai eu raison de l’accomplir. J’ai peut-être suscité des vocations parmi ces jeunes Palestiniens, mes descendants, qui sacrifient leur vie pour la cause de ce peu­ple opprimé. Je rends hommage à leur courage, à leur foi, mais je suis en to­tal désaccord avec eux sur leur manière d’agir parce qu’en se donnant la mort, ils la donnent aussi à des innocents. Certes, la Terre ne tourne pas rond comme je l’aurais souhaité. Il fau­dra encore des années, voire des siècles, pour faire passer mon message d’amour et de tolé­rance parmi les peuples. Reconnaissez que depuis deux mille ans, de­puis le Nouveau Testament, des progrès notables ont été accomplis… Hélas, je n’ai aucun pouvoir miraculeux pour raisonner les hom­mes, les guérir du Mal endémique dont ils souffrent.

- Tu sais, Jésus, que les croyants se posent un tas de questions à ton sujet. Et les mécréants ont beau jeu de contester les faits rapportés par la Bible et l’Église. Ces doutes commencent déjà à propos de ta conception par l’opération du Saint-Esprit et de la virginité de ta mère, Marie. Tu viens de rétablir la vérité en citant l’existence de tes frères et sœurs, alors que nous l’ignorions jusqu’à ce jour. À part quelques ra­gots au sujet de Marie-Madeleine, on ne sait rien de ta vie sentimen­tale. Certains prétendent que tu aurais donné la vie, que tu aurais des descendants. Et tes miracles, Jésus, qui, aujourd’hui encore, fascinent les croyants, qu’en est-il, au juste ?

- J’avais tout simplement des dons de guérisseur comme beaucoup d’autres en ce temps-là. Il n’y avait pas d’autre médecine que celle qu’on ap­pelle aujourd’hui naturelle. On se servait des plantes, des po­tions que l’on dit magiques. Aujourd’hui, quand un magnétiseur im­pose ses mains sur le corps d’un malade et le soulage, on ne crie pas au miracle ! Lorsqu’un ostéo­pathe remet les nerfs, les muscles à leur place par simple pression sur la par­tie malade, on ne crie pas au miracle ! Il y a aussi l’aide psychologique, l’écoute, le conseil à ceux qui se complaisent dans de pseudo maladies. Soigner l’esprit aboutit souvent à guérir le corps. Ce qu’on a rapporté à mon sujet comporte beaucoup d’inexactitudes et d’exagérations. J’ai enseigné l’amour de Dieu et des hommes par des paraboles. Référez-vous à la fable de votre poète fran­çais, La Fontaine : « à la fin de sa vie, le laboureur convoque ses enfants pour leur recommander de piocher la terre, parce qu’un trésor est caché dedans ». Ce n’est rien d’autre qu’une image pour les inciter à travail­ler, à produire le blé indispensable à leur existence. Quant à ma vie privée, dois-je vous rap­peler que j’ai été un homme comme vous et qu’à ce titre, je souhaite que mon intimité familiale soit sauvegar­dée...

Steve et Victor étaient stupéfiés par la dernière repartie de Jésus. No comment ! Ils avaient posé la question qui dérange… Cela leur rappelait l’attitude d’un homme politique français contemporain qui avait caché offi­ciellement l’existence d’une fille illégitime pendant plus de vingt ans ! Ce fut vite, à notre époque, un secret de polichinelle pour les initiés qui ne le criè­rent pas sur les toits. Deux mille ans plus tôt, la communication en était à ses balbutiements – sauf pour la bonne cause - et les magazines « people » ne tapissaient pas la devan­ture des libraires. Dans sa réponse, Jésus avait men­tionné : « intimité familiale », ce qui laissait la porte ouverte à toutes les supputations… et même à des ragots rapportés par Dan Brown dans son bouquin, Da Vinci Code, qui excita la curiosité des lecteurs de romans de gare. Ce pseudo historien américain a pondu un thriller de plus de cinq cents pa­ges tendant à prouver que l‘Eglise catholique dissimule que Jésus et Marie-Madeleine auraient eu un enfant et forcément des descendants.

Un mystère taraudait encore l’esprit de Victor depuis sa venue au Paradis et il s’enhardit à essayer de tirer quelque éclaircissement de Jésus :

- Avant d’avoir la joie immense de te rencontrer, j’ai souhaité être in­troduit auprès du Seigneur, notre père à tous. A mon grand désappointe­ment, Eva m’a confirmé qu’il demeurait invisible pour les Terriens. Mais toi, Jésus, son digne fils spirituel, tu as dû l’approcher, lui parler, après tout ce que tu as fait pour Lui ?

- Détrompe-toi, Victor, je n’ai ni aperçu, ne serait-ce que l’ombre de Sa silhouette, ni entendu le moindre filet de Sa voix. Son message n’est qu’intérieur pour celui qui veut bien l’entendre et le comprendre.

Il fallut du temps, aux deux camarades, pour digérer cet entretien du troisième type. De prime abord, Jésus les avait subjugués par sa franchise en leur avouant qu’Il n’était pas le Messie. Il s’était montré d’une sincérité ab­solue en contant sa vie et ses déboires en Galilée. Ce­pendant, à la réflexion, ils n’étaient pas loin de songer que Jésus avait fait preuve de faiblesse et peut-être d’opportunisme en acceptant le jeu de rôle imaginé par Jean le Baptiste.

Si l’on se replace dans le contexte de l’époque, on réalise que les prêcheurs se comptaient par centaines. Pour quelques pièces de monnaie, ces conteurs faisaient rêver le peuple de Palestine à la recherche d’une spiritua­lité que les Docteurs de la loi ne pouvaient lui offrir. Et ce Messie, ils l’attendaient depuis des siècles.

La concurrence aidant, chacun avait son truc pour retenir le pas­sant. Pour être allé trop vite en besogne, en créant un « scoop », Jean le Baptiste y laissa sa tête, sur ordre de la cruelle belle-fille d’Hérode. Et celui-ci, qui n’était pas moins sanguinaire, fit coup double en exigeant la cruci­fixion de Jésus !

La vraie biographie de Jésus, racontée par lui-même, éveilla des souve­nirs dans la mémoire de Victor. Au lycée, en classe d’histoire, le prof avait abordé une période trouble du christianisme.

C’était au début du 4èmesiècle, en Égypte, à Alexandrie, sous le règne de l’empereur ro­main Constantin. Un prêtre érudit, Arius, défendait la thèse que Jésus n’était pas le fils de Dieu, mais qu’il avait été adopté pour la bonne cause. Cela remettait en question la nature divine du Christ, divisait les communautés chrétiennes et menaçait l’unité de l‘Église sur laquelle l’empereur Constantin souhaitait établir la stabilité de l’empire. C’est à la suite de querelles entre les partisans et les ad­versaires d’Arius que Constantin convoqua les évêques au premier concile de Nicée qui confirma que le « Fils était de même nature que le Père ! » Malgré sa condamnation sans appel, l’arianisme domina, durant des siècles, les Églises orientales, mais il finit par disparaître de la doctrine chrétienne. Arius fut exilé et décéda brutalement un an plus tard. Il avait pourtant raison… Jésus venait de le confirmer !

21:48 Publié dans Mon journal | Tags : jésus, histoire, fable | Lien permanent | Commentaires (0)

15/12/2011

Achetons, fabriquons français !

Ou était-il notre président mardi ?

A Sallanches, Haute-Savoie, pour visiter une fabrique de skis française centenaire mais qui appartient, après maintes péripéties financières, à des Australiens ! Y aurait-il de la neige là-bas ?

Il y a bien longtemps que « les rossignols » ne font plus le printemps, où plutôt l’hiver… depuis l’époque glorieuse des skieurs français : Émile Allais, Jean Vuarnet, Adrien Duvillard, Annie Famose, la Suissesse Erika Hess et l’Italien Alberto Tomba.

Rossignol, rapatrié en catastrophe de Taïwan, sans l’aide de l’Etat, avec à la clef la création d’une trentaine d’emplois, de quoi sauver l’industrie française !

François Bayrou fait école depuis son intervention à l’émission « Des paroles et des actes » sur France 2, la semaine passée, lorsqu’il recommande d’acheter français, quitte à payer le double ! Dès 2007, l’homme du centre, en équilibre instable sur la barre des 10 points, avait dénoncé une dette galopante sans que personne ne s’en soucie dans les états majors politiques.

Quatre ans de laisser-aller, de décisions à la petite semaine, à la va comme je te pousse, selon les humeurs d’un patron égocentrique. Patatras, depuis l’été les trompettes de la mort européenne claironnent par delà les frontières, réveillent les endormis du bocal…

Les incapables s’agitent tout azimut, concoctent des plans B pour sauver le triple A. De quelles crises s’agit-il, au fait ? Elles sont multiples… laquelle soigner de toute urgence en prévision de 2012 ? Attractives, séductrices pour les candidats à la présidentielle qui ont tous une potion magique à refiler aux électeurs déboussolés, plus exactement aux cochons de payant !

Imprimons français !

Philippe Richert ? Qui est-ce ? Un Alsacien. Je viens d’apprendre qu’il est Ministre auprès du ministre de l'Intérieur, de l'Outre-Mer, des Collectivités territoriales et de l'Immigration, chargé des Collectivités territoriales, depuis novembre 2010 !

Mon imprimeur d’Arles me signale qu’il a gagné le pompon de celui qui ne sait plus de quel côté de la frontière il habite.

Découvrez ce lien qui vaut son poids de choucroute :

http://www.graphiline.com/article/14900/Le-courrier-des-i...

Emoustillé par cet article, j’ai fait le tour des libraires de Salon-de-Provence. Les émules de Richert sont nombreux. A la veille des fêtes, les tables proposent de beaux livres : art, culture, littérature avec enluminures, des Jules Verne, des Victor Hugo, des Daudet et j’en passe. Impossible de lire français, vous dis-je ! Imprimés en Chine, en Italie, en Slovénie, en Pologne, etc.

Je suis indigné, profondément indigné par le X millionième carnet de Stéphane Hessel imprimé en Espagne ! D’autant qu’il est édité par Indigène !

10:13 Publié dans Mon journal | Tags : france, sarkozy, bayrou | Lien permanent | Commentaires (0)

01/12/2011

L'homme qui parle à ses chiens...

Frère et sœur de lait, Titus et Dolly sont des chiens savants qui donnent vie à cette maison perdue dans la campagne. Pas étonnant puisque l’homme leur parle à journée faite, leur fait la leçon, leur explique les choses de sa vie. Il n’est pourtant point un érudit, un philosophe qui parade dans les médias. C’est un parfait inconnu, comme le sont des milliards d’individus sur la planète. Mais, comme tous ces gens-là, il a des choses à dire, des événements à commenter et à qui pourrait-il confier ses états d’âme si ce n’est à ses chiens. C’est sa tribune libre !

Ils l’écoutent d’une oreille attentive, de leurs grandes oreilles de cocker trainant jusqu’au sol quand ils reniflent, une piste, une odeur. L’homme est souvent jaloux de cette faculté propre à la race canine. Leur ouïe hyper développée réagit au moindre bruit. L’ouverture de la porte principale signifie la promenade, le grand air, la course à travers le verger, alors qu’ils n’osent franchir celle de la chambre à coucher ! Quel feeling ! La machine à café se met sous pression, c’est un biscuit assuré. La sonnette retentît et c’est l’aboiement avertisseur au portail. Différent s’il s’agit d’un inconnu ou d’un familier. Une veste endossée, une portière qui s’ouvre et c’est l’opportunité d’une balade, sagement assis sur les sièges arrières. Retour illico à la maison, tout penaud, quand l’homme-motard enjambe son gros cube ! N’est-elle pas belle cette vie de chien dans le sillage de leurs maîtres ? Car la pitance quotidienne, à cinq heure en hiver et six en été, c’est la femme de la maison, qui leur sert le plat du jour qu’ils engloutissent comme des avale-royaume ! Pas vraiment gastronomes les clébards…

Pourquoi Dolly, pourquoi Titus ? Pas le choix, c’est inscrit sur leur passeport avec un pedigree à rallonge. Des fois qu’ils aient de la descendance… Cruel dilemme au moment de leur puberté. Courir le risque d’un inceste ? Ah non, il n’en est pas question, dit la femme. Lequel des deux va-t-il passer au bistouri ? L’homme plaide pour que son « Titus » ne devienne pas un castra. La femme accepte que sa « Dolly » demeure vierge et vielle fille !

En fredonnant « Hello », Dolly se met à swinguer comme Barbara Streisand en exhibant sa fourrure tricolore. D’ailleurs, elle semble avoir des mœurs légères quand elle bécote son frère, lui démontrant l’art et la manière de copuler. Titus reste de marbre, le regard doux, impassible comme le buste de son homologue au musée du Louvre. Tout le contraire d’un libidineux.

Tous deux obéissent au doigt et à l’œil ou plutôt au ton de la voix, à un geste d’accueil ou de refus. Pas nécessaire de leur faire de grands salamalecs pour qu’ils comprennent sur le champ. A vrai dire, Dolly et Titus sont collés aux bottes de leurs hôtes. Ils sont en permanence aux aguets, observant leurs moindres déplacements. Rituel immuable, leur va et vient tantôt vers l’un ou l’autre selon leurs occupations.

Et la tendresse, bordel, que de caresses viennent-ils quémander tout au long de la journée, arborant une mine de chien battu. A donner des leçons au genre humain qui mésestime cette démarche affective. Faute de parole, c’est sans doute leur moyen d’expression, la reconnaissance envers l’homme pour le gite et le couvert !

Depuis qu’il a quitté la meute des loups, qu’il a été domestiqué, sélectionné à outrance, le chien est dépendant de l’homme. Il est devenu un animal de compagnie, parfois de labeur, qui se soumet, bon gré, mal gré, aux ordres de son maître. Plaisir partagé ?

14:59 Publié dans Mon journal | Tags : homme, chiens | Lien permanent | Commentaires (2)

18/11/2011

Copé à France 2, paroles, paroles…

 

Il faut que la barque soit pleine pour que Copé et les siens se mettent enfin à écoper !

Voilà bientôt cinq ans que sa clique est au pouvoir et elle cherche par des moyens dérisoires, des mesures antisociales, à éviter le naufrage. Celui de 2012, bien entendu !

La dette a augmenté de 600 milliards depuis 2007 et ces gestionnaires de pacotille s’en aperçoivent qu’aujourd’hui. Dans la perspective de devoir quitter le navire comme des rats, ils grappillent de ci, de là, pour se donner bonne conscience. Tout cela donne l’impression de vouloir sauver un honneur bafoué de mois en mois.

Son discours est d’une platitude qui frise la mauvaise foi. Ce ne sont que critiques à l’encontre des socialistes et des verts. Il donne un cours professoral sans même réviser sa copie. Pour cacher le fait que la droite qu’il représente a mis la France dans le caca.

Copé fait l’éloge du président, - faut bien qu’il sauve sa peau, - alors que c’est bien connu qu’il ne le porte pas sincèrement dans son cœur, mais il lui a offert la direction du parti.

Bien sûr que Sarkosy est un humaniste, un père soucieux de sa progéniture quand, en plein discours à Bordeaux, il se fait du souci pour son épouse qui va manquer de lait maternel. Tout au plus admet-il que ce propos n’avait pas lieu d’être ! Il n’ira pas jusqu’à dire que les 8 millions de pauvres, eux, en trouvent aux Restos du cœur !

N’a-t-il pas le droit de se prélasser dans la piscine du sieur Takieddine comme n’importe quel quidam ? Ni voyez aucun intérêt de ma part…

Lang prend langue sur l’école en citant le Malade imaginaire… Preuve qu’il connait ses classiques ! Mais la maladie de l’UMP est loin d’être imaginaire, elle est chronique, que je sache ! Celle de l’enseignement aussi. Hollande en prend plein la gueule avec la création de 60.000 postes dans l’éducation. Sept milliards et demi en cinq ans, ce n’est que la moitié de l’abattement du bouclier fiscal en un an !

Et l’on en vient sur la fermeture des sites nucléaires… Des milliers d’emplois vont passer à la trappe, dit-il. Tiens, pour une fois, il ne se réfère pas à l’Allemagne sur laquelle il a pris exemple pour la relance de l’industrie et des PME ! Ni à PSA qui annonce des licenciements à tour de bras.

Les journalistes passent à l’action au droit de suite... ou de poursuite ! Copé est loyal au président parce que les circonstances l’exigent. Et demain ? A s’en souvenir…

FOG est percutant, va-t-il le faire vaciller, lui faire perdre sa superbe ? Il l’attrape sur la langue de bois, maître en la matière, mais là, il bafouille, le temps de rebondir. Jusqu’à la fin, monsieur réponse à tout aura le dernier mot. Mais il n’a pas convaincu, loin s’en faut. Pas facile, sauf mauvaise foi de défendre un président élu à 53% qui n’a fait que la moitié du boulot dans la précipitation et l’improvisation !

 

15/10/2011

Bonnet rose ou rose bonnet !

Aubry ou Hollande, c'est bonnet rose ou rose bonnet. Leurs divergences sont minimes, seul le style diffère. Tous deux ménagent la susceptibilité des électeurs de dimanche prochain avec une hypocrisie flagrante, un manque de vérité certaine. Peu importe finalement que ce soit l'un ou l'autre qui l'emporte pour battre Sarkozy, le vrai enjeu des présidentielles. Hélas, ces cassiques du parti, élevés dans le même sillage socialiste, ne vont pas révolutionner la France à partir de 2012. Le peuple va rester sur sa faim  d'un réel changement. A une exception cependant, en plébiscitant une femme, Martine Aubry, cela provoquerait un choc salutaire, un pas en avant dans  l'égalité homme-femme ! En attendant que les jeunes loups prennent le relais en 2017...