alpilles13 ALPILLES13

19/12/2011

L'histoire de Jésus...

 

L’historien Jean-Christian PETITFILS publie une nouvelle biographie de Jésus aux éditions Fayard.

En 2007, j’ai publié une « fable » intitulée : www.paradis-ciel.info

« Un journaliste au Paradis » qui est épuisé. En cette semaine, dite sainte, je vous propose la lecture du chapitre 7, la rencontre de Victor et Steve, les protagonistes de ce livre, avec Jésus au Paradis.

L’intégralité du bouquin peut-être lu en numérique dans le lien :

 

http://fr.calameo.com/read/00012051119b8788bd875

 

Si l’on avait dit à Victor qu’il se trouverait, un jour, en face du Christ, il aurait éclaté de rire et pris cette prédiction pour une farce de potache.

Dès son jeune âge, il avait bien rêvé du petit Jésus, emmailloté dans la crèche d’une étable, entre le bœuf et l’âne. Lorsque sa maman le prenait dans ses bras, le berçait pour le consoler de ses chagrins, elle l’appelait : « mon petit ange ». Comme celui, tout de blanc vêtu, une auréole d’or sur la tête, qui étendait ses ailes au-dessus de la masure en carton. Il ne manquait que l’âne et le bœuf pour qu’il s’identifie totale­ment à l’enfant de la crèche.

Victor se remémorait les veillées de Noël, aux Baux-de-Provence, où l’on reconstituait la nuit de la Nativité, en grandeur nature, avec de vrais personnages en chair et en os. Les bergers des Alpilles pénétraient à l’intérieur de la vieille église de pierre avec en tête le bélier, puis les brebis et les agneaux enroulés comme une écharpe sur le dos de ces hommes rusti­ques et fiers. Le tambou­rinaire martelait la cadence des joueurs de ga­loubet. Suivaient le meunier, le boulanger, le charcutier qui faisaient la révérence à l’enfant Dieu et dépo­saient leurs offrandes. Marie, la plus belle fille du pays, remerciait en dodeli­nant de la tête. Un vieux barbu hirsute et renfrogné, que l’on nommait Jo, dit « Petit jaune », en­fournait, pareil à un avare, les présents dans un sac de jute. Le nou­veau-né criait à tue-tête, couvrant le beuglement du bœuf et les cla­quements de sabots du bourricot.

Victor faisait partie, depuis plus de cinquante ans, de la confrérie « des petits Jésus ». Car, lors de sa première année, il avait été choisi pour inter­préter le rôle de l’Enfant roi, à la messe de minuit, ce qui lui donnait maintenant de l’assurance pour approcher son « confrère » Jésus. Cependant, la pers­pec­tive de cette rencontre le mettait dans un état fébrile qu’il n’avait jamais res­senti au cours de sa carrière, lors de ses contacts avec des per­sonnalités célè­bres.

Eva lui avait dit que Jésus ne prenait pas de rendez-vous. Il était dispo­nible pour tous les élus du Ciel, comme à l’époque, en Palestine, où il prenait langue, au bord des chemins, avec des pauvres, des vieux, des riches ou des pharisiens qui tentaient de lui tailler des crou­pières. On l’avait même aperçu au Purgatoire, en train de prêcher pour sa paroisse. Il aimait les fem­mes et elles le lui rendaient bien, toutes ces groupies qui s’agglutinaient au­tour de lui dans les travées du Paradis. Franchir ce barrage pour parvenir jusqu’à lui ne fut pas chose facile. Après de multiples tentatives, Victor réus­sit enfin à prendre Jésus à part, avec son camarade Steve.

Depuis sa mort sur la croix, au mont des Oliviers, le Christ n’avait pris au­cune ride. Il était beau comme un dieu ! Identique à toutes les images pieu­ses qui le représentaient depuis des siècles. Malgré lui, il avait contribué à la notoriété de peintres devenus célèbres : Michel-Ange avec les fresques de la Chapelle Sixtine, Rubens avec la Descente de croix et la Mise au tombeau, Jérôme Bosch avec le Jardin des déli­ces, Botticelli avec ses madones, pour ne citer que les œuvres connues auxquelles s’ajoutaient les tableaux codés de Léonard De Vinci. Des centaines d’artistes avaient exprimé leur foi, tout au long des siècles, sur la toile ou sur une par­tition musicale.

Victor et Steve furent surpris de la petite taille de ce grand Homme. Comparable à celle d’un adolescent qui aurait oublié de gran­dir… ou à la bonne moyenne des hommes de l’époque. Rien, dans son comportement, ne manifestait une nature exceptionnelle. Comment se faisait-il qu’un être aussi simple et avenant soit le fils de Dieu ?

« Je sais que vous souhaitiez me voir depuis toujours », leur dit-il, en s’avançant vers eux, le pas décidé et le regard engageant. Il est diffi­cile de dé­crire l’émotion des deux compères à se trouver face à Jésus-Christ ! Ils balbutièrent quelques mots de politesse à peine audibles. Mais il les mit tout de suite à l’aise en les tutoyant et en parlant simplement de la Terre qu’il observait, d’en haut, depuis près de deux mille ans. Il était ma­nifestement insatisfait des dérives de son message originel et de la tournure des événements. Il exprima son dé­sappointement en ces termes :

- Je dois vous dire que les propos rapportés par les évangélistes méritent de sérieuses corrections. Ils se sont mis à quatre, au moins, sans compter Paul de Tarse ; mais aucun d’eux n’a écrit exactement la même chose. Je leur pardonne, car ils n’ont pas vécu les faits en temps réel, comme toi Victor lors de tes re­portages aux quatre coins de la planète. L’occasion m’a été donnée de m’expliquer avec eux lorsque, à leur tour, ils sont venus me rejoindre ici. En particulier avec Paul qui a exagéré dans ses épîtres à tel point que je me suis fâché avec lui. Il m’a prêté des intentions que je ne n’avais pas et des thèses qui n’ont jamais été miennes. Ce complexé ne devait pas aimer la vie pour avoir banni l’amour, la sexualité, la culture et considérer la femme comme un être tout juste capable de procréer. La mémoire orale n’est pas fiable. Elle a souvent tendance à idéaliser les hommes et les événements. On a débordé d’imagination à mon égard, disant tout et n’importe quoi ! Puis, l’Eglise de Rome et les conciles s’en sont mêlés, ins­tituant le droit canon et de nouvelles pratiques chrétiennes. Je n’étais, d’ailleurs, pas le seul à prêcher, avec la foi en Dieu, les thèses pacifistes des Araméens et des Esséniens en opposition aux lois de Moïse qui prônaient la violence. Le plus connu, Jean le Baptiste, le plongeur du Jourdain, m’a joué un sale tour en me désignant comme le Messie tant attendu par les Juifs. J’eus beau lui dire qu’il se trompait, que si je croyais en Dieu, je n’étais pas son fils, mais un simple prêcheur. Rien n’y fit. Mes adeptes, qui se pressaient au bord du Jourdain, se tournè­rent vers moi et ne me quittèrent plus d’une sandale tout au long de mes pérégrinations en Galilée. La nouvelle se répandit en ville comme une traînée de poudre. Les pharisiens et les sadducéens n’allaient tout de même pas croire qu’un modeste menuisier, un va-nu-pieds qui men­diait sa pitance le long des chemins, puisse être le fils de Yahvé. On m’a mis au ban de la société palestinienne comme un usurpateur. Ma fa­mille, ma mère, mes frères et sœurs furent l’objet d’exactions et de poursuites de la part de la police d’Hérode. Heureusement que mon père, Joseph, n’était plus de ce monde, car il serait mort de chagrin. On me traitait de mythomane, de révolutionnaire. On m’a collé des aventures avec des filles de joie. Jusqu’à faire courir le bruit que le céli­bataire endurci de Nazareth entretenait des relations homosexuelles avec ses amis. Il est vrai qu’ils avaient laissé femmes et enfants à la mai­son pour courir l’aventure et prêcher la bonne parole avec moi. Les temps n’ont pas changé, puisque l’on se pose, encore aujourd’hui, des questions à propos du célibat des ecclésiastiques.

Steve et Victor restaient muets de stupéfaction, abasourdis par les pro­pos de Jésus. Cela remettait en cause l’enseignement religieux qu’ils avaient reçu dans leur jeunesse. Il n’était pas question de douter de la parole directe de Jésus, alias le Fils de Dieu, émise de vive voix. À cet instant-là, Victor pensa à son père qui se morfondait au Purgatoire parce qu’il doutait de la version officielle de l’Eglise.

Les deux compères n’étaient pas au bout de leur étonnement ; Jésus avait d’autres révélations à leur faire.

- Une fois embrigadé dans cette aventure avec mes camarades, que vous appelez les apôtres, je ne pouvais plus faire marche arrière. Je me suis réfugié dans le désert pour implorer Yahvé, Le prier pour qu’Il m’éclaire sur ce que je devais faire. Il m’incita à jouer le rôle du Messie jusqu’au bout. M’avait-il désigné par l’intermédiaire de Jean le Baptiste ? La question demeure ou­verte. J’étais convaincu que le mes­sage que j’avais à transmettre au monde devait apporter plus d’amour et d’humanité entre mes concitoyens.

- Fallait-il pour cela endurer le calvaire jusqu’à la mort, au Golgotha, alors que tu n’étais pas le fils de Dieu, questionna Victor ?

- Mes chers amis, nous sommes tous des fils du Créateur ! À cette épo­que, sous l’administration d’Hérode, supervisée par le préfet de Rome Ponce Pilate, les châtiments corporels, la lapidation et la mise à mort par crucifixion étaient monnaie courante pour les fauteurs de troubles et les malfrats. J’ai songé un moment à modérer mes propos, à battre en re­traite, à me cacher, pour échapper au supplice. J’aurais pu faire jouer les relations que j’avais nouées, en haut lieu, notamment avec la femme de Pilate qui, jusqu’au dernier mo­ment, insista auprès de son mari pour que je sois épargné. J’ai pensé également que mon Père adoptif m’avait aban­donné. Mais Il savait que j’étais déterminé à aller jusqu’au bout et que mon supplice Lui rendrait service. Il fallait frapper fort. Il fallait que j’y aille, que je de­vienne un martyr, pour que mon message parvienne aux hommes et franchisse les siècles jusqu’à vous. Et après vous. J’ai vécu un moment in­tense lorsque je portais ma croix, soutenu par Simon de Sirène, l’ami fi­dèle. Les autres, ces renégats, s’étaient éclipsés de peur d’être ar­rêtés comme complices. Le long du calvaire, une foule s’était amassée pour voir la bête curieuse. Mes partisans m’acclamaient, mes détrac­teurs me lançaient des quolibets ou me crachaient à la figure. À l’écart, se tenait ma mère, Marie, entourée de ses autres enfants, mes frères et sœurs, et d’amis. Il me semblait lire dans le regard de maman, à la fois une tristesse infinie et une certaine fierté de voir son fils accomplir son destin jusqu’au bout de ses forces. Mes douleurs s’estompaient par mi­racle, je ne sentais plus les épines qui me la­bouraient la tête. Il me semblait être en représentation sur une scène. Le pressentiment que ce spectacle serait rejoué d’année en année, jusqu’à la nuit des temps, me dopait. Je me surpris à éprouver une sorte d’orgueil, de vanité même, comme une star du show-biz aujourd’hui. Arrivé au sommet du mont des Oliviers, j’ai sombré dans l’inconscience lorsque les gardes d’Hérode ont cloué mes mains et mes pieds sur la croix.

Victor ne put s’empêcher de provoquer Jésus, de le pousser dans ses derniers retranchements :

- Tu racontes ton histoire, ta condamnation, ta mise à mort, sans acri­monie envers tes bourreaux. Honnêtement… tu l’as désirée, tu l’as provo­quée cette mort, pareil à un kamikaze d’aujourd’hui. Cela valait-il la peine d’accomplir cet acte suicidaire pour racheter les péchés du monde, quand on voit ce qu’il en est aujourd’hui ?

- Sous un certain angle, on peut admettre que j’ai été le premier kami­kaze de l’histoire. Si l’on songe aux répercussions de cet acte, j’ai eu raison de l’accomplir. J’ai peut-être suscité des vocations parmi ces jeunes Palestiniens, mes descendants, qui sacrifient leur vie pour la cause de ce peu­ple opprimé. Je rends hommage à leur courage, à leur foi, mais je suis en to­tal désaccord avec eux sur leur manière d’agir parce qu’en se donnant la mort, ils la donnent aussi à des innocents. Certes, la Terre ne tourne pas rond comme je l’aurais souhaité. Il fau­dra encore des années, voire des siècles, pour faire passer mon message d’amour et de tolé­rance parmi les peuples. Reconnaissez que depuis deux mille ans, de­puis le Nouveau Testament, des progrès notables ont été accomplis… Hélas, je n’ai aucun pouvoir miraculeux pour raisonner les hom­mes, les guérir du Mal endémique dont ils souffrent.

- Tu sais, Jésus, que les croyants se posent un tas de questions à ton sujet. Et les mécréants ont beau jeu de contester les faits rapportés par la Bible et l’Église. Ces doutes commencent déjà à propos de ta conception par l’opération du Saint-Esprit et de la virginité de ta mère, Marie. Tu viens de rétablir la vérité en citant l’existence de tes frères et sœurs, alors que nous l’ignorions jusqu’à ce jour. À part quelques ra­gots au sujet de Marie-Madeleine, on ne sait rien de ta vie sentimen­tale. Certains prétendent que tu aurais donné la vie, que tu aurais des descendants. Et tes miracles, Jésus, qui, aujourd’hui encore, fascinent les croyants, qu’en est-il, au juste ?

- J’avais tout simplement des dons de guérisseur comme beaucoup d’autres en ce temps-là. Il n’y avait pas d’autre médecine que celle qu’on ap­pelle aujourd’hui naturelle. On se servait des plantes, des po­tions que l’on dit magiques. Aujourd’hui, quand un magnétiseur im­pose ses mains sur le corps d’un malade et le soulage, on ne crie pas au miracle ! Lorsqu’un ostéo­pathe remet les nerfs, les muscles à leur place par simple pression sur la par­tie malade, on ne crie pas au miracle ! Il y a aussi l’aide psychologique, l’écoute, le conseil à ceux qui se complaisent dans de pseudo maladies. Soigner l’esprit aboutit souvent à guérir le corps. Ce qu’on a rapporté à mon sujet comporte beaucoup d’inexactitudes et d’exagérations. J’ai enseigné l’amour de Dieu et des hommes par des paraboles. Référez-vous à la fable de votre poète fran­çais, La Fontaine : « à la fin de sa vie, le laboureur convoque ses enfants pour leur recommander de piocher la terre, parce qu’un trésor est caché dedans ». Ce n’est rien d’autre qu’une image pour les inciter à travail­ler, à produire le blé indispensable à leur existence. Quant à ma vie privée, dois-je vous rap­peler que j’ai été un homme comme vous et qu’à ce titre, je souhaite que mon intimité familiale soit sauvegar­dée...

Steve et Victor étaient stupéfiés par la dernière repartie de Jésus. No comment ! Ils avaient posé la question qui dérange… Cela leur rappelait l’attitude d’un homme politique français contemporain qui avait caché offi­ciellement l’existence d’une fille illégitime pendant plus de vingt ans ! Ce fut vite, à notre époque, un secret de polichinelle pour les initiés qui ne le criè­rent pas sur les toits. Deux mille ans plus tôt, la communication en était à ses balbutiements – sauf pour la bonne cause - et les magazines « people » ne tapissaient pas la devan­ture des libraires. Dans sa réponse, Jésus avait men­tionné : « intimité familiale », ce qui laissait la porte ouverte à toutes les supputations… et même à des ragots rapportés par Dan Brown dans son bouquin, Da Vinci Code, qui excita la curiosité des lecteurs de romans de gare. Ce pseudo historien américain a pondu un thriller de plus de cinq cents pa­ges tendant à prouver que l‘Eglise catholique dissimule que Jésus et Marie-Madeleine auraient eu un enfant et forcément des descendants.

Un mystère taraudait encore l’esprit de Victor depuis sa venue au Paradis et il s’enhardit à essayer de tirer quelque éclaircissement de Jésus :

- Avant d’avoir la joie immense de te rencontrer, j’ai souhaité être in­troduit auprès du Seigneur, notre père à tous. A mon grand désappointe­ment, Eva m’a confirmé qu’il demeurait invisible pour les Terriens. Mais toi, Jésus, son digne fils spirituel, tu as dû l’approcher, lui parler, après tout ce que tu as fait pour Lui ?

- Détrompe-toi, Victor, je n’ai ni aperçu, ne serait-ce que l’ombre de Sa silhouette, ni entendu le moindre filet de Sa voix. Son message n’est qu’intérieur pour celui qui veut bien l’entendre et le comprendre.

Il fallut du temps, aux deux camarades, pour digérer cet entretien du troisième type. De prime abord, Jésus les avait subjugués par sa franchise en leur avouant qu’Il n’était pas le Messie. Il s’était montré d’une sincérité ab­solue en contant sa vie et ses déboires en Galilée. Ce­pendant, à la réflexion, ils n’étaient pas loin de songer que Jésus avait fait preuve de faiblesse et peut-être d’opportunisme en acceptant le jeu de rôle imaginé par Jean le Baptiste.

Si l’on se replace dans le contexte de l’époque, on réalise que les prêcheurs se comptaient par centaines. Pour quelques pièces de monnaie, ces conteurs faisaient rêver le peuple de Palestine à la recherche d’une spiritua­lité que les Docteurs de la loi ne pouvaient lui offrir. Et ce Messie, ils l’attendaient depuis des siècles.

La concurrence aidant, chacun avait son truc pour retenir le pas­sant. Pour être allé trop vite en besogne, en créant un « scoop », Jean le Baptiste y laissa sa tête, sur ordre de la cruelle belle-fille d’Hérode. Et celui-ci, qui n’était pas moins sanguinaire, fit coup double en exigeant la cruci­fixion de Jésus !

La vraie biographie de Jésus, racontée par lui-même, éveilla des souve­nirs dans la mémoire de Victor. Au lycée, en classe d’histoire, le prof avait abordé une période trouble du christianisme.

C’était au début du 4èmesiècle, en Égypte, à Alexandrie, sous le règne de l’empereur ro­main Constantin. Un prêtre érudit, Arius, défendait la thèse que Jésus n’était pas le fils de Dieu, mais qu’il avait été adopté pour la bonne cause. Cela remettait en question la nature divine du Christ, divisait les communautés chrétiennes et menaçait l’unité de l‘Église sur laquelle l’empereur Constantin souhaitait établir la stabilité de l’empire. C’est à la suite de querelles entre les partisans et les ad­versaires d’Arius que Constantin convoqua les évêques au premier concile de Nicée qui confirma que le « Fils était de même nature que le Père ! » Malgré sa condamnation sans appel, l’arianisme domina, durant des siècles, les Églises orientales, mais il finit par disparaître de la doctrine chrétienne. Arius fut exilé et décéda brutalement un an plus tard. Il avait pourtant raison… Jésus venait de le confirmer !

21:48 Publié dans Mon journal | Tags : jésus, histoire, fable | Lien permanent | Commentaires (0)

15/12/2011

Achetons, fabriquons français !

Ou était-il notre président mardi ?

A Sallanches, Haute-Savoie, pour visiter une fabrique de skis française centenaire mais qui appartient, après maintes péripéties financières, à des Australiens ! Y aurait-il de la neige là-bas ?

Il y a bien longtemps que « les rossignols » ne font plus le printemps, où plutôt l’hiver… depuis l’époque glorieuse des skieurs français : Émile Allais, Jean Vuarnet, Adrien Duvillard, Annie Famose, la Suissesse Erika Hess et l’Italien Alberto Tomba.

Rossignol, rapatrié en catastrophe de Taïwan, sans l’aide de l’Etat, avec à la clef la création d’une trentaine d’emplois, de quoi sauver l’industrie française !

François Bayrou fait école depuis son intervention à l’émission « Des paroles et des actes » sur France 2, la semaine passée, lorsqu’il recommande d’acheter français, quitte à payer le double ! Dès 2007, l’homme du centre, en équilibre instable sur la barre des 10 points, avait dénoncé une dette galopante sans que personne ne s’en soucie dans les états majors politiques.

Quatre ans de laisser-aller, de décisions à la petite semaine, à la va comme je te pousse, selon les humeurs d’un patron égocentrique. Patatras, depuis l’été les trompettes de la mort européenne claironnent par delà les frontières, réveillent les endormis du bocal…

Les incapables s’agitent tout azimut, concoctent des plans B pour sauver le triple A. De quelles crises s’agit-il, au fait ? Elles sont multiples… laquelle soigner de toute urgence en prévision de 2012 ? Attractives, séductrices pour les candidats à la présidentielle qui ont tous une potion magique à refiler aux électeurs déboussolés, plus exactement aux cochons de payant !

Imprimons français !

Philippe Richert ? Qui est-ce ? Un Alsacien. Je viens d’apprendre qu’il est Ministre auprès du ministre de l'Intérieur, de l'Outre-Mer, des Collectivités territoriales et de l'Immigration, chargé des Collectivités territoriales, depuis novembre 2010 !

Mon imprimeur d’Arles me signale qu’il a gagné le pompon de celui qui ne sait plus de quel côté de la frontière il habite.

Découvrez ce lien qui vaut son poids de choucroute :

http://www.graphiline.com/article/14900/Le-courrier-des-i...

Emoustillé par cet article, j’ai fait le tour des libraires de Salon-de-Provence. Les émules de Richert sont nombreux. A la veille des fêtes, les tables proposent de beaux livres : art, culture, littérature avec enluminures, des Jules Verne, des Victor Hugo, des Daudet et j’en passe. Impossible de lire français, vous dis-je ! Imprimés en Chine, en Italie, en Slovénie, en Pologne, etc.

Je suis indigné, profondément indigné par le X millionième carnet de Stéphane Hessel imprimé en Espagne ! D’autant qu’il est édité par Indigène !

10:13 Publié dans Mon journal | Tags : france, sarkozy, bayrou | Lien permanent | Commentaires (0)

01/12/2011

L'homme qui parle à ses chiens...

Frère et sœur de lait, Titus et Dolly sont des chiens savants qui donnent vie à cette maison perdue dans la campagne. Pas étonnant puisque l’homme leur parle à journée faite, leur fait la leçon, leur explique les choses de sa vie. Il n’est pourtant point un érudit, un philosophe qui parade dans les médias. C’est un parfait inconnu, comme le sont des milliards d’individus sur la planète. Mais, comme tous ces gens-là, il a des choses à dire, des événements à commenter et à qui pourrait-il confier ses états d’âme si ce n’est à ses chiens. C’est sa tribune libre !

Ils l’écoutent d’une oreille attentive, de leurs grandes oreilles de cocker trainant jusqu’au sol quand ils reniflent, une piste, une odeur. L’homme est souvent jaloux de cette faculté propre à la race canine. Leur ouïe hyper développée réagit au moindre bruit. L’ouverture de la porte principale signifie la promenade, le grand air, la course à travers le verger, alors qu’ils n’osent franchir celle de la chambre à coucher ! Quel feeling ! La machine à café se met sous pression, c’est un biscuit assuré. La sonnette retentît et c’est l’aboiement avertisseur au portail. Différent s’il s’agit d’un inconnu ou d’un familier. Une veste endossée, une portière qui s’ouvre et c’est l’opportunité d’une balade, sagement assis sur les sièges arrières. Retour illico à la maison, tout penaud, quand l’homme-motard enjambe son gros cube ! N’est-elle pas belle cette vie de chien dans le sillage de leurs maîtres ? Car la pitance quotidienne, à cinq heure en hiver et six en été, c’est la femme de la maison, qui leur sert le plat du jour qu’ils engloutissent comme des avale-royaume ! Pas vraiment gastronomes les clébards…

Pourquoi Dolly, pourquoi Titus ? Pas le choix, c’est inscrit sur leur passeport avec un pedigree à rallonge. Des fois qu’ils aient de la descendance… Cruel dilemme au moment de leur puberté. Courir le risque d’un inceste ? Ah non, il n’en est pas question, dit la femme. Lequel des deux va-t-il passer au bistouri ? L’homme plaide pour que son « Titus » ne devienne pas un castra. La femme accepte que sa « Dolly » demeure vierge et vielle fille !

En fredonnant « Hello », Dolly se met à swinguer comme Barbara Streisand en exhibant sa fourrure tricolore. D’ailleurs, elle semble avoir des mœurs légères quand elle bécote son frère, lui démontrant l’art et la manière de copuler. Titus reste de marbre, le regard doux, impassible comme le buste de son homologue au musée du Louvre. Tout le contraire d’un libidineux.

Tous deux obéissent au doigt et à l’œil ou plutôt au ton de la voix, à un geste d’accueil ou de refus. Pas nécessaire de leur faire de grands salamalecs pour qu’ils comprennent sur le champ. A vrai dire, Dolly et Titus sont collés aux bottes de leurs hôtes. Ils sont en permanence aux aguets, observant leurs moindres déplacements. Rituel immuable, leur va et vient tantôt vers l’un ou l’autre selon leurs occupations.

Et la tendresse, bordel, que de caresses viennent-ils quémander tout au long de la journée, arborant une mine de chien battu. A donner des leçons au genre humain qui mésestime cette démarche affective. Faute de parole, c’est sans doute leur moyen d’expression, la reconnaissance envers l’homme pour le gite et le couvert !

Depuis qu’il a quitté la meute des loups, qu’il a été domestiqué, sélectionné à outrance, le chien est dépendant de l’homme. Il est devenu un animal de compagnie, parfois de labeur, qui se soumet, bon gré, mal gré, aux ordres de son maître. Plaisir partagé ?

14:59 Publié dans Mon journal | Tags : homme, chiens | Lien permanent | Commentaires (2)

18/11/2011

Copé à France 2, paroles, paroles…

 

Il faut que la barque soit pleine pour que Copé et les siens se mettent enfin à écoper !

Voilà bientôt cinq ans que sa clique est au pouvoir et elle cherche par des moyens dérisoires, des mesures antisociales, à éviter le naufrage. Celui de 2012, bien entendu !

La dette a augmenté de 600 milliards depuis 2007 et ces gestionnaires de pacotille s’en aperçoivent qu’aujourd’hui. Dans la perspective de devoir quitter le navire comme des rats, ils grappillent de ci, de là, pour se donner bonne conscience. Tout cela donne l’impression de vouloir sauver un honneur bafoué de mois en mois.

Son discours est d’une platitude qui frise la mauvaise foi. Ce ne sont que critiques à l’encontre des socialistes et des verts. Il donne un cours professoral sans même réviser sa copie. Pour cacher le fait que la droite qu’il représente a mis la France dans le caca.

Copé fait l’éloge du président, - faut bien qu’il sauve sa peau, - alors que c’est bien connu qu’il ne le porte pas sincèrement dans son cœur, mais il lui a offert la direction du parti.

Bien sûr que Sarkosy est un humaniste, un père soucieux de sa progéniture quand, en plein discours à Bordeaux, il se fait du souci pour son épouse qui va manquer de lait maternel. Tout au plus admet-il que ce propos n’avait pas lieu d’être ! Il n’ira pas jusqu’à dire que les 8 millions de pauvres, eux, en trouvent aux Restos du cœur !

N’a-t-il pas le droit de se prélasser dans la piscine du sieur Takieddine comme n’importe quel quidam ? Ni voyez aucun intérêt de ma part…

Lang prend langue sur l’école en citant le Malade imaginaire… Preuve qu’il connait ses classiques ! Mais la maladie de l’UMP est loin d’être imaginaire, elle est chronique, que je sache ! Celle de l’enseignement aussi. Hollande en prend plein la gueule avec la création de 60.000 postes dans l’éducation. Sept milliards et demi en cinq ans, ce n’est que la moitié de l’abattement du bouclier fiscal en un an !

Et l’on en vient sur la fermeture des sites nucléaires… Des milliers d’emplois vont passer à la trappe, dit-il. Tiens, pour une fois, il ne se réfère pas à l’Allemagne sur laquelle il a pris exemple pour la relance de l’industrie et des PME ! Ni à PSA qui annonce des licenciements à tour de bras.

Les journalistes passent à l’action au droit de suite... ou de poursuite ! Copé est loyal au président parce que les circonstances l’exigent. Et demain ? A s’en souvenir…

FOG est percutant, va-t-il le faire vaciller, lui faire perdre sa superbe ? Il l’attrape sur la langue de bois, maître en la matière, mais là, il bafouille, le temps de rebondir. Jusqu’à la fin, monsieur réponse à tout aura le dernier mot. Mais il n’a pas convaincu, loin s’en faut. Pas facile, sauf mauvaise foi de défendre un président élu à 53% qui n’a fait que la moitié du boulot dans la précipitation et l’improvisation !

 

15/10/2011

Bonnet rose ou rose bonnet !

Aubry ou Hollande, c'est bonnet rose ou rose bonnet. Leurs divergences sont minimes, seul le style diffère. Tous deux ménagent la susceptibilité des électeurs de dimanche prochain avec une hypocrisie flagrante, un manque de vérité certaine. Peu importe finalement que ce soit l'un ou l'autre qui l'emporte pour battre Sarkozy, le vrai enjeu des présidentielles. Hélas, ces cassiques du parti, élevés dans le même sillage socialiste, ne vont pas révolutionner la France à partir de 2012. Le peuple va rester sur sa faim  d'un réel changement. A une exception cependant, en plébiscitant une femme, Martine Aubry, cela provoquerait un choc salutaire, un pas en avant dans  l'égalité homme-femme ! En attendant que les jeunes loups prennent le relais en 2017...

13/10/2011

Les 100 ans de Chevrolet ...

Mais que savez-vous exactement de l'histoire de la marque Chevrolet et de son fondateur, Louis Chevrolet ? Pour en savoir plus, Chevrolet vous donne rendez-vous à La Chaux-de-Fonds dimanche 3 novembre 2011.

 

 

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Pourquoi La Chaux-de-Fonds? Deux excellentes raisons justifient le choix de La Chaux-de-Fonds pour célébrer les 100 ans de Chevrolet. Tout d’abord, La Chaux-de-Fonds est la ville natale de Louis-Joseph Chevrolet, où il naquit le 25 décembre 1878.

 

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En 1911 à Détroit, le mécanicien et pilote de course Louis-Joseph Chevrolet lançait avec William C. Durant, fondateur de General Motors, la marque Chevrolet, plus familièrement surnommée Chevy. Depuis cette date, en 100 ans, Chevrolet a vendu plus de 200 millions de véhicules, pour devenir la quatrième plus grande marque au monde. Cette „success story“ se devait d’être célébrée!

 

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La Chaux-de-Fonds, ville natale de Le Corbusier, a été pendant plus de 100 ans le centre mondial de l'horlogerie. Elle abrite donc tout à fait logiquement la première maison créée par l'architecte de renom mondial ainsi que le Musée international d'horlogerie.

 

Ensuite, par son urbanisme, La Chaux-de-Fonds, rappelle une ville américaine. Entièrement détruite par un incendie en 1794, elle a été reconstruite selon un plan en damier basé sur l’hygiénisme, la lumière et la sécurité. Depuis 2009, elle est inscrite, avec sa voisine Le Locle, au patrimoine mondial de l'UNESCO pour son « urbanisme horloger », qui reflète les besoins particuliers d'une activité mono-industrielle entremêlant habitat et ateliers.

Les 100 ans de la voiture CHEVROLET

 

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A l’initiative d’une équipe de passionnés de belles voitures et amoureux de La Chaux-de-Fonds, organisateurs depuis 14 ans du rallye Louis Chevrolet Event, il s’agit de célébrer, par et à La-Chaux-de-Fonds, les 100 ans de Chevrolet dans le cadre d’une journée unique en Europe qui réunit 1.000 Chevrolet, de toute provenance, de 1911 à nos jours. Dès 8 heures le cœur de La Chaux-de-Fonds sera réservé exclusivement et gratuitement aux Chevrolet.

Le logo original

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est reconnu dans le monde entier comme étant le bowtie (nœud papillon) apparu en 1913 sur les véhicules, Il y a plusieurs théories quant à son origine. La plus probable serait que le logo soit en fait la croix suisse puisque Louis Chevrolet l'un des fondateurs est d'origine suisse.

29/08/2011

La route du Gruyère...

 

Le pays de Gruyère, un ancien comté, a donné son nom au célèbre fromage de Gruyère, souvent copié mais jamais égalé… qui bénéficie d’une appellation d’origine contrôlée. C’est un des sept districts composant le canton de Fribourg.

Ne dites jamais à un « Gruérien » qu’il est Fribourgeois, tant il est fier de son pays et de ses traditions séculaires.

Dans son émission : « Passe moi les jumelles », la Télévision Romande a diffusé vendredi soir une reconstitution de l’époque où les « armaillis » exportaient leurs meules de Gruyère jusqu’à Lyon.

Pour ce faire, il fallait traverser les Préalpes à dos de mulet, rejoindre le Lac Léman, naviguer jusqu’à Genève et descendre le Rhône pour atteindre la Capitale des Gaules.

Pour être né et avoir vécu de nombreuses années en Gruyère, je ne résiste pas à l’envie de vous proposer la vision de ce film. Il est remarquable d’authenticité et de sensibilité, jusqu’à « l’accent » typique de ses protagonistes qui me rappelle mes jeunes années.

Mais ce fromage tant convoité… ne va tomber tout fait du bec de maître corbeau sur un arbre perché… Dans un chalet d’alpage, en guise de hors-d’œuvre, la TSR a filmé une fromagère, Aurélie, une femme hors du commun qui, chaque matin, « fabrique » son fromage selon une méthode ancestrale.

 

 

http://www.tsr.ch/emissions/passe-moi-les-jumelles/3290888-pour-l-amour-du-gruyere.html

10:01 Publié dans Mon journal | Tags : gruyère, fromage, tsr | Lien permanent | Commentaires (1)

13/08/2011

A la rencontre des Provençaunautes...

 

 

Encore une rencontre virtuelle du 3ème type après les astronautes, les spationautes, les internautes et les blogonautes ?

Pas d’ovni, pas de Spielberg sur la place de la gare de Tarascon mais la ville est en effervescence en l’attente de l’événement de l’année : la TarasCountry,  un concert gratuit offert par la mairie !

Les rues sont envahies par une foule bigarrée que l’on pourrait croire venue en Boeing 747 de l’Arizona, du Grand Canyon ou de Monument Valley. Une horde d’Harley Davidson bourdonne sur le parking.

Vincent Bertomeu, le shérif, papillonne parmi un essaim de Top Country Girl avec à leur tête Anne-Marie Durhône qui organise le concours de danses traditionnelles.

A une terrasse de café, je rencontre enfin les « Provençaunautes », Karine Portrait et Anthony Jammot, journalistes au journal La Provence. Ils ont fait halte au soir du 3ème jour, le temps de reprendre leur souffle pour s’en aller à nouveau accomplir leur marathon de 1000 km dans l’arrière-pays provençal. En temps réel, ils adressent textes, photos et vidéos à la rédaction qui les retransmet illico sur le site du journal.

A nouveau sur la route de nuit... ils n’ont pas le loisir d’écouter Pete ROSS, le célèbre musicien des grands espaces australiens qui a ravi un public de connaisseurs jusqu’à minuit.

Voici le périple de Karine et Anthonny :

 

http://www.laprovence.com/sur-la-route-des-provencaunautes

 

Et Pete ROSS :

http://www.festival.alpilles.fr/festi2011/tarascon.html

 

http://www.dailymotion.com/video/xjy4xe_pete-ross-a-binic-2011_music

09/08/2011

lA CRISE, PLUS ACTUELLE QUE JAMAIS !

 

 

Le livre : Dis, Papy, c’est quoi la crise ? a été publié en juin 2009. Il est hélas plus que jamais d’actualité et je le propose gracieusement en numérique aux lecteurs de la Tribune de Genève: :

 

http://fr.calameo.com/read/000120511279aa7145bc4

 

Voici un extrait de la conclusion quelque peu « prémonitoire » :

 

« Comble de malheur, en voilà encore une de crise qui pointe le bout de son nez avec insistance : la crise de confiance !

Celle-ci est bien plus pernicieuse car les citoyens se rendent compte que leurs dirigeants sont dépassés par ce qui arrive, qu'ils interviennent au coup par coup, souvent sans concertation. Parce que les banquiers et les industriels leur dansent sur le ventre, tendant leurs sébiles comme des mendiants, fermant les usines touchées par la chute des ventes et de la production.

La réunion des chefs d'Etats, lors du G 20 du 2 avril 2009 à Londres, n'a pas dissipé le malaise. C'est une sorte d'inventaire à la Prévert, une litanie de bonnes résolutions pour tenter de changer le fonctionnement de la finance mondiale. Ils ont enfin pris conscience de la situation catastrophique dans laquelle se trouve la planète au plan économique et social. Ils ont sans doute compris qu'ils doivent unir leurs efforts, de part et d'autre de l'Atlantique et jusqu'aux confins du Pacifique pour enrayer la descente aux enfers.

L'homme de la rue devra patienter de longs mois avant de déceler des signes de retour à une certaine « normalisation » ! Avec des séquelles imprévisibles.

Dans l'immédiat, c'est la valse des milliards empruntés tous azimuts pour doter le FMI de moyens considérables destinés à sauver certains pays de la faillite. Des milliards que les générations futures devront rembourser ! »

Il est encore disponible en édition papier au prix de 15,00 euros, port compris : fredoberson@bluewin.ch

14:10 Publié dans Mon journal | Tags : crise, actualite, livre | Lien permanent | Commentaires (0)

05/08/2011

Festival des Alpilles


Samedi soir, les Irlandais(es) sont à Mouries !

 

 

http://www.festival.alpilles.fr/festi2011/mouries.html

 

 

Pomme dédicacera son livre:

"Les Alpilles au pas de l'âne"

Fred Oberson, icône-éditeur

fredoberson@ymail.com


 

01/08/2011

Un bon resto...

Ce soir, je me suis fait un bon resto pour marquer la fin des travaux de rénovation de notre cuisine !

Quelle idée stupide… pourquoi ne pas l’inaugurer, tester le nouveau four et son gratin de courgettes du jardin, rôtir une côte de taureau de Camargue sur la plaque à induction ? D’autant que ces nouvelles technologies consomment de moins en moins d’énergie pour compenser la hausse des tarifs de l’EDF. Paraît-il, c’est un argument de vendeur !

Une autre solution consistait à brûler quelques sarments de vigne pour griller une brochette d’agneau et quelques tomates rouge à cœur.

J’ai fait tout le contraire… non par dérision, mais pour récompenser mon épouse d’avoir dû cuisiner à la fortune du pot, le temps de travaux herculéens.

Honnêtement, j’avais un peu honte de la refaire cette cuisine, j’étais indigné, au fond de moi-même, d’être au resto, ce soir, alors que des milliers - des millions - d’Africains, en ce moment, crèvent la dalle ou crèvent tout court !

 

30/07/2011

Le mouvement vert..

 

Voici un billet que me transmet un ami Suisse…

Le pays des verts pâturages a toujours été politiquement en avance sur ses voisins en matière d’écologie !

"Vert" toute une réflexion !!!

Quand à la caisse de l'épicerie la vieille femme a demandé un sac en plastique pour y mettre ses produits, la caissière lui a reproché de ne pas se mettre au "vert".

Elle lui a dit que sa génération de vieille femme ne comprenait pas du tout le mouvement environnementaliste; que seuls les jeunes allaient payer pour la vieille génération qui a gaspillé toutes les ressources !

La vieille femme a répondu : "je suis désolée, de mon temps nous n'avions pas le mouvement vert."


Alors qu'elle quittait le magasin, la mine déconfite, la caissière en rajouta:

"Ce sont des gens comme vous qui ont ruiné toutes les ressources à notre dépens. C'est vrai, vous ne considériez absolument pas la protection de l'environnement dans votre temps! »

La vieille dame admît qu'à l'époque on retournait au magasin les litres de vin et les bouteilles de lait et de bière qui étaient consignées. Le magasin les renvoyait à l'usine pour y être lavées, stérilisées et remplies à nouveau ; on utilisait les mêmes bouteilles à plusieurs reprises. À cette époque, les bouteilles étaient réellement recyclées, mais on ne connaissait pas le mouvement vert.

De mon temps dit-elle, on montait l'escalier, on n'avait pas d'escaliers roulants dans tous les magasins ou dans les bureaux. On marchait pour se rendre à l'épicerie. On ne prenait pas une voiture au moteur bourré de chevaux à chaque fois qu'il fallait se déplacer au coin de la rue. Mais c'est vrai, on ne connaissait pas le mouvement vert

À l'époque, on lavait les couches de bébé ; on ne connaissait pas les couches jetables. On faisait sécher les vêtements dehors sur une corde à linge, pas dans un machine énergivore avalant des kilowatts. On utilisait l'énergie éolienne et solaire pour vraiment sécher les vêtements.

À l'époque, on recyclait systématiquement les vêtements qui passaient d'un  frère ou d'une sœur à l'autre. C'est vrai ! on ne connaissait pas le mouvement vert.

À l'époque, on n'avait qu'une TV ou une radio dans la maison; pas une télé dans chaque chambre. Et la télévision avait un petit écran de la taille d'une boîte de pizza, pas un écran grand comme une affiche.

Dans la cuisine, on s'activait pour préparer les repas; on ne disposait pas de tous ces gadgets électriques "qui libèrent la Femme" pour tout préparer au moindre effort.

Quand on emballait des éléments fragiles à envoyer par la poste, on utilisait des rembourrages tels que du papier journal ou de la ouate, pas des haricots en mousse de polystyrène ou du film plastique à bulles.

À l'époque, on utilisait l'huile de coude pour tondre le gazon ; on n'avait pas de tondeuses à essence autotractées.

À l'époque, on travaillait fort physiquement ; on n'avait pas besoin d'aller dans un club de gym pour courir sur des tapis roulants qui fonctionnent à l'électricité. Mais, vous avez raison : on ne connaissait pas le mouvement vert.

À l'époque, on buvait de l'eau à la fontaine quand on avait soif ; on n'utilisait pas de bouteilles en plastique jetable. On remplissait les stylos à plume au lieu de jeter le crayon à bille quand il est vide, on réaffûtait ou on remplaçait les lames de rasoir au lieu de le jeter après chaque rasage. Mais, c'est vrai, on ne connaissait pas le mouvement vert.

À l'époque, les gens prenaient le tramway et les enfants prenaient leur vélo pour se rendre à l'école au lieu d'utiliser la voiture familiale et maman comme un service de taxi 24  heures sur 24.

On avait une prise de courant par pièce, pas une réglette multiprises pour alimenter toute la panoplie des accessoires électriques indispensables aux jeunes d'aujourd'hui.

Alors ...

NE ME TITILLE AVEC TON MOUVEMENT VERT !

La vieille dame avait raison : à son époque, on ne connaissait pas le mouvement vert ; mais on vivait chaque jour de la vie dans un certain respect de l'environnement !

24/07/2011

Michel Corboz à Paleo


Paléo 2011 - Interview de Michel Corboz par paleo

Le Paleo Festival Nyon présente chaque année, en cloture, un orchestre classique...

Aujourd'hui, Michel Corboz est sur scène.

J'ai eu le bonheur de le rencontrer il y a près de 60 ans lorsque j'étais soprano et soliste dans un choeur d'enfants !

J'ai conservé pour ce grand musicien l'estime d'un coeur d'enfant...

 

http://blogs.mediapart.fr/blog/fred-oberson/240711/le-req...


 

23:06 Publié dans Mon journal | Tags : festival, paleo, corboz | Lien permanent | Commentaires (1)

20/07/2011

Le chevrier, les chèvres et le curé

Les chèvres du Rove Les chèvres du Rove

C’est une histoire hors du temps. Date-t-elle d’un siècle, d’une décennie, d'hier ou d’aujourd’hui ? Peu importe, elle est véridique avec un brin de romance. Selon son humeur ou son ressenti, le conteur prend souvent des libertés avec la réalité !

Cela se passe dans un village de Provence qui, a priori, ressemble aux autres avec son l’église, sa mairie, sa place du marché, son vieux quartier et tout le reste. Ce bourg a ceci de particulier que la rue centrale, tirée au cordeau, est bordée de petits immeubles d’un autre âge, peut-être de la fin du 19ème siècle. Les façades sont restaurées avec goût, elles se démarquent par des crépis pastel aux nuances dissemblables : un gris souris, un mauve, un jaune tendre, un terre de sienne, un rose bonbon, et ainsi de suite de maison en maison. Au devant, de minuscules terrasses, un parterre de fleurs, un muret, un portail de fer forgé à deux battants, noir, vert, brun, rarement rouillé. Les volets sont clos ou entrouverts pour protéger du soleil et de la chaleur étouffante de juillet. Parfois, quelques marches pour accéder à des maisons de poupées situées du côté des grottes de Calés ! Voilà un indice pour situer l’endroit, mais le conteur n’en dira pas plus...

Six boutiques s’échelonnent le long de cette artère vitale : l’épicier, le boucher, le boulanger, la presse, le bistrot et la pharmacie pour soigner la « pasticite »… car l’on ne suce pas que des glaçons dans ce village des Alpilles !

Comme pour rappeler ses paroissiens à la raison, l’Eglise a pris de la hauteur. La Mairie, forcément laïque, donne le change dans une simplicité républicaine. Le maire, tout de blanc vêtu, salue, embrasse ses concitoyens, complimente ses électeurs et le curé.

Le maire et le curé Le maire et le curé

Comment se fait-il que le conteur se soit trouvé là, ce jour-là, au moment où un événement unique allait se produire ? C’est comme si l’on demandait à ce cher Alphonse Daudet de justifier sa présence lorsque la chèvre de monsieur Seguin se fit manger par le loup ! La population est en alerte, elle se presse sur les bas-côtés, les enfants trépignent d’impatience, suçotent des sucreries.

André, le chevrier André, le chevrier

Tout à coup, un troupeau d’une bonne centaine de chèvres du Rove et leurs cabris déboulent au fond de la rue. Les clochettes tintent comme des crécelles. Les cigales leur donnent la réplique. En tête, le chevrier mène son cheptel de main de maître. Sous le soleil de midi, les biquettes le suivent comme son ombre. Ses aides, de robustes garçons, rattrapent les petites égarées. Direction : un enclos herbeux situé à proximité de l’Eglise. Quelle régalade de brouter enfin l’herbe folle après ce marathon sur le bitume !

Bergère en herbe... Bergère en herbe...

Le curé se fait attendre, attendre encore, car il vient du Togo… pour bénir le troupeau! Le voilà enfin, vêtu d’une aube immaculée. Apparemment, ce n’est pas pour lui une pratique coutumière car il feuillette un grand livre et déniche enfin le texte apostolique de circonstance. Miracle ou pas… au moment où le saint Père étend ses mains sur le troupeau, leur fait des signes cabalistiques, les chèvres se calment, ne tentent plus de s’échapper à droite ou à gauche, de s’enfiler dans les impasses pour rejoindre leur bergerie.

Le curé et le chevrier Le curé et le chevrier

Le conteur s’est dit qu’il y a peut-être un Dieu pour les chèvres ou, plus prosaïquement, pour le peuple des bergers! Ne sont-ils pas accourus à Bethléem, il y a plus de deux mille ans ? C’est sans doute une histoire d’étoile…

A l’ombre du Géant de Provence, le platane quadricentenaire où Daudet, Mistral et les félibres ont partagé un déjeuner sur l’herbe, le conteur a retrouvé le chevrier pour déguster ses savoureux fromages.

12/07/2011

L'Arménie au Paradou

 

 

 

Voici le programme et les vidéos

 

Fred Oberson dédicacera le livre : "Les Alpilles au pas de l'âne"

publié à l'occasion du 10ème Festival des Alpilles

 

 

09/07/2011

Avignon... c'est sur la route des vacances!

 


1000 km de bitume, parfois le double, avant de rejoindre la grande bleue...

Bouchons, stress, chaleur, fatigue, mauvaise humeur, les mioches qui râlent… la totale, quoi !


Alors, avant de s’agglutiner sur le sable, de faire trempette, de rougir comme les tomates du pan bagnat hors de prix, pourquoi ne pas faire une halte bienfaisante au Festival d’Avignon ?


Où dormir, où poser sa carcasse ? De l’autre côté du Pont d’Avignon, dans l’arrière pays gardois, il y a de petits villages disséminés dans les collines et la garrigue, des chambres d’hôtes à la ferme où chez l’habitant à trois francs six sous ! Là, j’exagère à la baisse… car avec l’euro on a perdu la notion du juste prix.


Moyennant une pelote de laine, la fermière vous gardera les miteux, le temps d’aller trainer vos savates sur la Place de l’Horloge. Prenez du temps, laissez-vous aller à l’ombre des parasols, reposez-vous sur une terrasse en sirotant un jus de fruit de Provence.


Le spectacle est dans la rue, les saltimbanques défilent par dizaines, mimant le spectacle « off » qu’ils donnent d’heure en heure sur une scène improvisée, un garage, une arrière-cour et, pour les plus chanceux et les plus célèbres, dans un mini-théâtre. Ils sont les émules de Jean Vilar et René Char, qui ont créé le Festival « in » dans la Cour d’honneur du Palais des Papes en 1947.


Tous les monstres sacrés du théâtre français ont gravés de leur talent la célèbre scène d’Avignon. Et de citer ceux qui me sont le plus chers au cœur : Gérard Philippe, Silvia Montfort, Jean Négroni, Jeanne Moreau, Germaine Montero, Michel Bouquet, Maria Casarès, Philippe Noiret, Georges Wilson… Pardon pour tant d’autres que j’aime aussi !


Ces jeunes talents de l’époque se sont fait connaître en Avignon et combien de jeunes talents d’aujourd’hui seront reconnus demain ? Hier soir, Juliette Binoche, de retour au théâtre, a séduit : « Mademoiselle Julie » de Strindberg. (à voir jusqu’au 26 juillet)

Patrice Chéreau se paie la fantaisie de mettre en scène en anglais : I am the wind de Jon Fossee.


Trêve de paroles, en l’attente de vous rencontrer sur la Place de l’Horloge… je vous envoie le programme :


http://www.festival-avignon.com/fr/Prog

07/06/2011

La Provence me suit au pas de l'âne !

DOSSIER DE PRESSE :

http://fr.calameo.com/read/000120511f30d24af1ca9

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01/06/2011

CINQ MOIS...

Cinq mois en hibernation…

Cinq mois, la tête cachée sous le sable…

Cinq mois, hors du Monde, ou presque…

Cinq mois avec tout au plus 2–3 billets dans la Tribune...

Cinq mois où une partie de la Terre a basculé…

Cinq mois à écrire un bouquin…

Je me réveille enfin…

A peine suis-je au courant de l’actualité…

Il s’est passé des événements, paraît-il ?

La Tunisie et l’Egypte sont délivrés de leurs potentats…

Libres enfin de choisir leur destin dans l’incertitude des lendemains…

Ça canarde fort du côté de la Lybie, du Yémen et de la Syrie…

Le sous-sol de la Terre a retourné le Japon comme une crêpe…

Des milliers de victimes innocentes partout…

Même Ben Laden a passé de vie à trépas…

La France cherche un (e) président(e) tout azimut pour 2012…

Et pendant ce temps-là, je vivais comme un ermite…

A la lumière d'une chandelle, à cause de cette merde de nucléaire...

Je suis honteux d’avoir vécu ces événements que d’un œil…

J’étais planqué, je faisais le tour des Alpilles avec mon âne…

Le livre sort de presse au début juin…

Je suis enfin libre… de renouer avec ce monde en folie !

 

20/11/2010

Lettres de nos Moulins

20/09/2010

Mon ami, le toro de Camargue...


 

A Arles, à la féria du riz, on achève bien les toros dans l’arène romaine. Le matador, porté en triomphe par les aficionados, brandit les oreilles et la queue découpées d’un coup de scalpel après sa mise à mort barbare.

Mon ami Bandit est de la race des toros de combat. Au lieu d’être dans l’arène, je l’ai rencontré dans un parc clôturé, en rase campagne, des fois qu’il craigne la foule des passants, qu’il manifeste ses humeurs.

J’ai enjambé l’enclos, je l’ai caressé sur le museau, derrière les oreilles, je l’ai pris à bras le corps, j’ai palpé son cuir chaud, noir d’ébène, lui disant qu’il est beau et fier. Il est sous le charme, il ferme les yeux de tendresse et de bonheur. Son odeur de fauve imprègne mes narines. Je vis un moment intense, unique, lui aussi je crois, il a fait ami avec un homme risque tout !