alpilles13 ALPILLES13

26/06/2010

Le capitaine et le moussaillon…

 

Belle-Ile-en Mer

 

Je déteste que le capitaine m’appelle « moussaillon », sous prétexte que je ne suis pas un pro de la mer. Depuis le temps qu’ils sont affublés du titre de « maître après Dieu », ils sont devenus méprisant envers les matelots, les sans-grade. Je vais de suite lui rabaisser le caquet :

- Alors… raconte ce qui est arrivé…

- Ah, mon vieux, il m’arrive un truc terrible, je crois que c’est le démon de midi qui me joue ce tour-là.

- Alors là, tu me fais rire, tu me racontes des sornettes, le démon de l’amour est en toi depuis belle lurette, depuis ta naissance sans doute. Je parie même que tu étais amoureux de ta mère. Mec, t’as pas besoin de te doper au gingembre pour être à la hauteur.

- Je t’expliquerai ça plus tard, où as-tu parqué le navire, Fred ?

- Le « navire », comme tu dis, n’est pas ici, je l’ai planqué incognito sur une île, celle de Groix, à dix milles en face. Si tu t’étais branché sur mon blog, tu pouvais me suivre à la trace, mais t’avais autre chose à faire, je pense…

En effet, après une nuit d’amour, voire deux, Gaël est exténué, lessivé comme un torchon dans le lit d’Aurélie, une nouvelle conquête, une brunette adorable, parait-il. Du coup, il rate l’avion une fois, deux fois avant de prendre conscience que son pote l’attend à Concarneau.

 

Réconciliés après moult explications de part et d’autre, de retour sur l’île, ils firent un repas de roi, des belons, un saint-pierre arrosés d’un Menetou-Salon (pour les connaisseurs). Le lendemain, ils prirent enfin la mer à deux. Et ce ne fut pas de trop avec des vents de 40 à 50 nœuds, la houle et des creux de 3 à 4 mètres. A l’entrée de Belle-Ile-en Mer, voiles affalées, le moteur hoquetait, semblait rendre l’âme, le sloop allait s’écraser contre les rochers lorsque par miracle le skipper réussit à s’enfiler dans la passe… en marche arrière !

Ouf, pour se remettre de ces émotions, ce fut encore une soirée de marins où l’on refit le monde… de la mer avec des copains de rencontre.

 

Au matin, nous avons le temps de prendre du temps, d’ausculter les entrailles du Gingembre. Ces bêtes sophistiquées de technologie mettent parfois le navigateur à rude épreuve. Ce ne sont plus les barques à voile du temps passé où l’on manœuvrait les drisses uniquement à main d’homme, à la force des biceps.

 

Après la bruine et la tempête de la veille, le baromètre, ou plutôt la météo nous annonce une navigation pépère. Pour rejoindre la baie de Quiberon, il faut zigzaguer entre les cailloux, contourner des îles sauvages, inhabitées, trouver la passe.

A vol d’oiseau, vingt milles nous séparent de la Trinité sur Mer. Vent de face, il en fallut plus du double, en tirant des bords tantôt à bâbord, tantôt à tribord, pour atteindre le port situé à l’embouchure du golf du Morbihan. Un port de rêve, avec des pontons, de l’eau, de l’électricité et la wifi pour communiquer avec le monde !

 

Sacrés paparazzi !

21/06/2010

J’ai repris la mer…

 

 

 

Après une matinée à découvrir Port Tudy, un endroit plein de charme, de bistrots sympas, de loueur de bicyclettes, de marcheurs de tout âge, j’ai repris la mer à 11h30 GMT, seul… à bord du ferry qui fait la navette vers Lorient.

A vrai dire, je vais à la rencontre du skipper qui me cherche depuis deux jours sans réussir à me joindre puisque j’avais fait silence radio !

On lui a dit à Concarneau que le sloop « Gingembre » était sorti dimanche sans préciser s’il revenait le soir…

Au portable, il criait comme un putois, me traitait de tous les noms d’oiseau !

- Tu te calmes sinon je ne te dis pas où je suis. Tu as manqué le rendez-vous sans me prévenir, j’ai fait de même en me tirant tout seul.

- Tu es fou, complètement dingue, il aurait pu t’arriver des bricoles, toucher les hauts fonds, te fracasser contre les rochers, tu sais à peine lire une carte !

- Et bien, tu me sous-estime mon cher Gaël, je suis à bon port, sain et sauf. On se retrouve « An Orient » sur le quai des Indes, si tu veux, le temps d’une petite traversée, ton heure sera la mienne.

- Tonnerre de Brest, attends-moi où tu te trouves, ne bouge plus !

- Pourquoi, veux-tu me rejoindre à la nage ?

Quatre heures plus tard, Gaël cherchait partout le Gingembre sur ce quai, ce bras de mer en centre ville, qui date de l’époque de la route de l’Orient, dont les navigateurs ramenaient dans leurs soutes les épices qui ont fait non seulement la fortune de ce port, de cette ville, mais lui ont donné son nom.

Assis à une terrasse de bistrot, je l’observais tranquillement en train de chercher un bateau battant pavillon suisse. Puis, au détour d’une jetée, je le surpris en le tapant amicalement sur l’épaule. Tout penaud, comme un agneau, il avait perdu sa vindicte. On s’étreignit comme de vieux potes.

J’aurais donné ma tête à couper des raisons de son absence. Encore une histoire de femme, une histoire d’amour, une de plus. On dit que les marins ont une femme dans chaque port… mais ça ne leur suffit pas, c’est la chasse perpétuelle.

 

 

(à demain, peut-être ?)

19/06/2010

Standby

 

 

Encore une nuit d’insomnies ! Décidemment, j’ai dû contracter un abonnement de longue durée avec la lune. Je passe par tous les stades d’une nuit de sommeils fractionnés. Je débloque enfin mon portable, volontairement resté muet depuis mon départ. Je découvre les messages. Bo, mon épouse est inquiète, ce n’est pas dans mes habitudes de la laisser sans nouvelles durant 48 heures, d’autant que depuis toujours elle pressent mes coups de folie. Comment peut-elle vivre avec un homme pareil ? Mille fois, je l’ai questionnée, mille fois, elle a répondu par un sourire, mille sourires, devrais-je dire : francs, sincères, aimants, interrogatifs, dubitatifs, malicieux, narquois, rarement ironiques.

 

Je ne vais tout de même pas l’appeler en pleine nuit. Je suis tenté de ne pas lui faire signe au matin, d’attendre encore. Ce n’est pas une raison malsaine. Comme j’ai toutes les chances de passer de vie à trépas avant elle, je désire qu’elle s’habitue à mon départ. Pour lui permettre de juguler émotion, désarroi, chagrin, douleur, tristesse, absence sans fin.

Complexe le mec ? L’idéal de vie d’un couple aimant consiste de prime abord à vivre ensemble, se découvrir, accepter ses différences, se supporter, - j’allais dire contre vents et marées - choisir en respectant le choix de l’autre, se contrarier, se bagarrer parfois puis se réconcilier, rester lucide afin de ne pas casser la mécanique du cœur et de l’esprit.
Quant au sexe, ne le négligeons pas, il est indispensable à l’amour, au début c’est le nerf de la guerre puis il devient un complément, le terme est faiblard, j’en conviens. Trop d’amour tue l’amour, il faut consommer ce breuvage à petites doses, jour après jour, jusqu’à la fin du temps qui nous est imparti. L’idéal d’un couple est de quitter la vie ensemble. Je n’aime pas l’avion, une peur stupide, je vole avec elle car en cas de pépin on est sûr de partir ensemble. Elle surveille ma santé, elle corrige mes écarts. Je ne suis pas dupe, elle souhaite me garder le plus longtemps possible, malgré le décalage horaire. Est-ce la mer qui me rend mélancolique ?

 

Ou plutôt cette digression est une manière de « mener le lecteur en bateau » qui attend la suite des événements. Autant vous dire qu’il n’y aura pas de péripéties aujourd’hui, je fais relâche. Le vent souffle en rafales, la mer est grosse. Les mouillages ne sont pas légion dans la zone. Cette enquiquineuse de marée complique la navigation, je n’ai pas envie de poser le bateau sur le ventre à basse mer, de faire de la dentelle avec la quille. D’ailleurs, à tribord un bateau-école des Glénan s’est collé coque contre coque, il reste à quai. Il est déconseillé de sortir au-delà de sept Beaufort me confirme le moniteur bardé de diplômes. S’il savait que je ne suis qu’un matelot d’occasion !

J’oubliais de vous dire que le skipper a donné signe de vie… mais ce sera pour le prochain épisode.

17/06/2010

Seul en mer...

 

Après une nuit d’insomnies, de cauchemars, de monstres qui m’agressaient comme des murènes aux aguets, j’ai pris la décision de bouger, de quitter le port pour d’autres cieux…

Selon la capitainerie, la météo est favorable, mer calme, légère brume matinale, vent force 7 à 8.

Pour ce qui est de la brume, j’ai effectivement la tête embrumée des whiskys de la veille. Pas n’importe lequel, un whisky breton ou rien ! A cause d’une jolie blonde qui faisait ses classes au resto du port. Un stage de vacances, un travail d’été s’entend, en l’attente de faire des études de communication à l’automne. J’ai utilisé toutes mes facultés communicatives sans succès. J’avais presque oublié qu’un vieux loup de mer n’a aucune chance de séduire une midinette. Laissons cela à Séguela avec sa Rolex au poignet. Ne dites surtout pas à ma mère que je navigue seul au large des côtes de Cornouaille, elle me croit serveur dans un bar !

Donc, j’ai pris la mer, elle m’ouvre ses grands bras, elle n’est rien qu’à moi. Sortie du port au moteur, puis je déroule le génois. Le vent sud-ouest forcit jusqu’à 15 nœuds. Par respect pour tous ces navigateurs aguerris, je passe à proximité de l’archipel des Glénan, puis je file tout droit en direction de l’ile de Groix. J’accoste comme un grand à Port Tuby où je sais que l’on peut atterrir à toute heure de marée avec un « navire » de plus de 12 mètres ! Il y a toujours une âme charitable pour vous tendre la perche… en l’occurrence attraper les amarres. Ouf ! je m’en suis sorti tout seul… quel exploit. Je dois une fière chandelle au pilote automatique et au GPS.

 

J’apprends que la navigatrice en solitaire de 16 ans a été sauvée dans l’océan indien à 3000 km de la Réunion. Faut être fou, inconscient de faire le tour du monde en solitaire et sans escale. Faut être dingue de se trimbaler tout seul avec un 12 mètres. Cela me rappelle mon enfance lorsque j’avais piqué la voiture de mon père pour faire le tour du village avec mes copains d’école primaire. Rien que d’y penser, j’ai encore mal aux fesses. Bon, en plein océan, on ne risque guère de fracasser sa coque de noix contre les rochers qui affleurent partout ici, sur les côtes bretonnes. La mer est dangereuse, souvent mortelle, surtout au large de la Palestine, à ce qu’on dit… Je mesure ma connerie, j’attrape une peur rétroactive, je ne sais plus que faire. Partirai-je demain en direction de L’Orient ?

 

 

14/06/2010

Naufragé de la mer...

 


Nous étions quatre, puis trois, puis deux. Voici que le deuxième, le skipper, me fausse compagnie et je me retrouve seul en rade dans la baie de Concarneau !

Que vais-je faire ? Attendre, attendre encore dans l’espoir qu’il finisse par se pointer au bout du ponton… Je cogite à tous vents, un vent de nord-est, sur ce voilier de 39 pieds, bien trop grand pour moi seul.

Je prends mon attente en patience, je parcours le port, la ville close, je m’assieds aux terrasses des cafés, je consomme un café, deux cafés, puis une bière bretonne, une cervoise artisanale. Au bar des Moutons, portant le nom d’une des îles de l’archipel des Glénan, je perçois des propos de marins au long cours. La purée de pois, la pluie, force 15 la veille, puis l’arrivée à bon port, la tournée des troquets jusqu’à plus soif.

Le bateau est bourré de victuailles, de quoi faire le tour du monde en solitaire, sans escales pour se ravitailler. Ca tournicote dans ma tête à l’idée de prendre la mer seul. D’autres l’ont fait bien avant moi en se faisant parfois prendre par la mer… Cette perspective est folle, irréaliste, je le sais, mais elle me tarabuste l’esprit, ne me laisse aucun répit. Incapable de me concentrer sur la lecture de Mediapart !

Surprise, la wifi fonctionne, offerte par le port de plaisance. Je consulte les cartes marines, les accès aux ports où je ferai escale, Lorient, Quiberon avant d’atteindre Saint-Nazaire. Les criques, les baies où je mouillerai pour la nuit en évitant les rochers, la marée descendante. Ce matin, un vieux loup de mer m’a dit : « Ne hisse pas la grand voile, navigue à la trinquette ! »

Je suis un bleu… je découvre l’atlantique et ses pièges depuis la terre. Voici quatre jours que je parcours le Finistère, les côtes de la mer d’Iroise, la côte des Légendes, celle de Cornouaille pour me familiariser avec ce pays brut de granit. Le ciel était bas, menaçant, il y avait du crachin, de la froidure humide, à vous rendre morose.

J’ai toujours souhaité vivre sur un bateau. Un rêve de terrien, de marin d’eau douce ! Même à quai, vous êtes déjà en dehors du monde. En pleine mer, il vous semble l’avoir quitté pour toujours. Puis, lorsqu’enfin vous apercevez la terre au loin, à quelques milles, c’est comme une sorte de renaissance.

Peut-être à demain, là-bas où je serai !

 

27/05/2010

Pour les 150 jours de captivité d’Hervé et Stéphane,

Affiche Rsf

Affiche Rsf

Pour les 150 jours de captivité d’Hervé et Stéphane, le Club de la Presse Marseille Provence Alpes-du-Sud, en collaboration avec Reporters sans frontières, l’Union des clubs de la presse de France et francophones (UCP2F), et le comité de soutien aux otages organisent un rassemblement

Samedi 29 mai à 10 heures

Quai de la Fraternité (Vieux-Port) à Marseille.

En effet, nos confrères de France 3 Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier et leurs accompagnateurs Mohamed Reza, Ghulam et Satar auront franchi, le 28 mai, leurs 150 jours de détention en Afghanistan.

Tout deux ont des attaches fortes avec notre région, Hervé a été élève à l’Ecole de Journalisme de Marseille et la famille de Stéphane vit à Reillanne dans les Alpes de Haute Provence…

Il est important de leur renouveler ainsi qu’à leurs familles et leurs amis notre solidarité et notre soutien.

Ce rassemblement  se fera en présence de Gérard Taponier, père de Stéphane, d’Isabelle Staes, Présidente du Club de la presse Marseille Provence Alpes-du-Sud ; Jean-François Julliard, secrétaire général de Reporters sans frontières ; Jacqueline de Grandmaison, vice-présidente de l’UCP2F (représentant le président Karl Sivatte) ; Michel Anglade et Denis Saverot du Comité de soutien à Hervé et Stéphane. Jean-Jacques Le Garrec, qui fut otage à Jolo aux Philippines, grand reporter à France 2 et membre de l’association « Otages du monde », sera également à Marseille pour soutenir nos confrères. Des messages d’autres anciens otages seront lus ce jour-là.

Des délégations de clubs de la presse de départements voisins se joindront à nous (Var, Gard, Drôme Ardèche,…), ainsi que des personnalités telles que Richard Martin, Directeur du Théâtre Toursky à Marseille, accompagné d’artistes et responsables culturels d’une vingtaine de pays réunis à Marseille pour les Rencontres internationales du théâtre méditerranéen.

Le même jour, la commune de Reillanne (04) organisera aussi un rassemblement avec les amis, les familles à 11 H.

Pour cette mobilisation, les organisateurs ont reçu le soutien du Conseil régional Paca, du Conseil général des Bouches-du-Rhône et de la Mairie de Marseille qui déploieront des banderoles sur leurs façades. Au côté de Reillanne, des mairies des Alpes-de-Haute-Provence, ainsi que l’antenne du Conseil régional à Digne-les-Bains accrocheront également une banderole sur leurs façades.

Le Conseil général des Alpes-de-Haute-Provence s’est mobilisé  par le biais d’une pétition

Tous ceux qui le souhaitent sont les bienvenus pour nous rejoindre afin d’être le plus nombreux possible à Marseille, à Reillanne, pour prouver que la liberté de la presse n’est pas un vain mot.

Ce sera aussi l’occasion d’envoyer à Stéphane et Hervé des messages de soutien afin qu’ils sachent « qu’on ne les oublie pas ».

24/05/2010

Club de la Presse et gastronomie

 

 

Jany Gleize et Isabelle Staes
Jany Gleize et Isabelle Staes. Photo Jean Esposito

 

Chaque premier jeudi du mois, le Club de la Presse de Marseille invite ses membres à un apéritif qui s’avère être dinatoire ! Trêve de commentaires, jugez plutôt le menu du 6 mai :

 

Terrine d’agneau en gelée

Tartare de courgettes à la menthe

Taboulé printanier au vinaigre de framboise

Filet de poulet sauce à la lavande

Saumon fumé à la maison

Flan de persil

Tartelette au citron

Panacotta pistache et fruits rouges

 

L’artisan de ces rendez-vous gastronomiques, c’est Jany Gleize , patron de

La Bonne Etape à Château-Arnoux, un Relais et Châteaux étoilé au Guide Michelin.

 

 

Inutile de dire que ces rencontres mensuelles sont aussi l’occasion de connaître et de converser avec les journalistes, les reporters, les photographes et les représentants des médias de la région Paca sous la houlette de la présidente du Club,  Isabelle Staes de France 2.

 

A l’approche des vacances, faites une étape à Château-Arnoux, « le pays de la démesure » comme l’a dit Giono, pour déguster la Baudroie en bourride safranée, le Cochon de lait à la sauge et au genièvre ou le Carré d’agneau au jus de thym.

 

Jany vous fera découvrir son Jardin potager où il cultive à l’ancienne les fruits, les légumes et les plantes aromatiques du pays : le thym, la sarriette, la sauge, l’origan, le laurier et bien d’autres surprises dans ce jardin extraordinaire !

 

Pour découvrir La Bonne Etape, voici le site :

www.bonneetape.com

16/05/2010

Demain, la France ?

 

 

De la menue monnaie !
De la menue monnaie !

La Grèce, le Portugal, l’Espagne, l’Islande sont au bord de la faillite et prennent des mesures drastiques pour enrayer l’hémorragie de leurs déficits phénoménaux. L’euro est embarqué sur un toboggan !

La France à son tour n’échappe pas au raz de marée et le gouvernement instaure la rigueur tous azimuts ! Laissons parler les chiffres :

 

Dette publique de la France à ce jour :

1564 milliards d’euros

Dette publique par habitant à ce jour :

24.139 euros

Evolution de la dette depuis le 1er janvier 2005 :

Dette française à fin 2004 : 1 076,9 milliards d'euros, soit 64,9 % du PIB

Dette française à fin 2005 : 1 145,4 milliards d'euros, soit 66,4 % du PIB
Dette française à fin 2006 : 1 149,9 milliards d'euros, soit 63,6 % du PIB
Dette française à fin 2007 : 1 209,5 milliards d'euros, soit 63,9 % du PIB
Dette française à fin 2008 : 1 327,1 milliards d'euros, soit 68 % du PIB

Dette française à fin 2009 : 1 500,8 milliards d'euros, soit 77,9 % du PIB
Déficit public français 2010 : 173,7 milliards d'euros (soit 5508 euros par seconde)
Population fin 2009 : 64 667 000

Population fin 2010 : 65 013 000

Voir le site (INSEE)

Rappel des faits publiés dans mon livre : Dis, Papy, c’est quoi la crise ? publié il y a un an, en mai 2009 :

 

En résumé, tout a commencé par la crise des subprimes aux Etats-Unis qui germait depuis quelque cinq ans pour éclore en 2006 et 2007. Sans mot dire, les instituts financiers américains accusaient des pertes phénoménales. Au bord de la cessation de paiement, il a bien fallu qu'elles avouent leur situation en appelant au secours la Fed. Cet aveu engendra une chute de la bourse et des produits dérivés et provoqua une crise financière mondiale, un effondrement du système bancaire international, où plus personne ne savait à quel banquier se fier. Des enseignes prestigieuses, accrochées aux fiers buildings de Manhattan, s'éteignaient l'une après l'autre en un gigantesque court-circuit.

L'arc électrique franchissait l'atlantique pour bouter l'incendie aux quatre coins de la vieille Europe jusqu'au cœur de la City, de Paris, de Francfort, brûlant au passage les gnomes de Zurich et de Genève. Les pseudo-économistes, enfin réveillés par le tocsin, annonçaient, dans un désordre indescriptible, l'arrivée imminente de la crise économique. Et chacun de dire ce qu'on aurait dû faire au lieu de n'avoir rien fait ! Pardi, une bonne crise, ça ne fait pas de mal, ça secoue le cocotier, ça se soigne et ça repartira comme avant. Il suffit que les Banques centrales, les Etats fassent marcher la planche à billets pour venir en aide à ces pauvres capitalistes démunis lorsque l'hiver fut venu. C'était sans compter avec la crise de la consommation !

 

Parbleu, on l'avait oublié celle-là. Et que je te fabrique des millions de bagnoles, que je te délocalise à tout va, que je t'importe des containers par milliers de Chine et des pays émergents. Toute cette masse de consommateurs, on en fera notre affaire. Elle travaille plus, elle gagne plus, donc elle dépense plus, CQFD !

 

Comble de malheur, en voilà encore une de crise qui pointe le bout de son nez avec insistance : la crise de confiance ! Celle-ci est bien plus pernicieuse car les citoyens se rendent compte que leurs dirigeants sont dépassés par ce qui arrive, qu'ils interviennent au coup par coup, souvent sans concertation. Parce que les banquiers et les industriels leur dansent sur le ventre, tendant leurs sébiles comme des mendiants, fermant les usines touchées par la chute des ventes et de la production. La réunion des chefs d'Etats, lors du G 20 du 2 avril 2009 à Londres, n'a pas dissipé le malaise.

C'est une sorte d'inventaire à la Prévert, une litanie de bonnes résolutions pour tenter de changer le fonctionnement de la finance mondiale. Ils ont enfin pris conscience de la situation catastrophique dans laquelle se trouve la planète au plan économique et social. Ils ont sans doute compris qu'ils doivent unir leurs efforts, de part et d'autre de l'Atlantique et jusqu'aux confins du Pacifique pour enrayer la descente aux enfers. L'homme de la rue devra patienter de longs mois avant de déceler des signes de retour à une certaine « normalisation » ! Avec des séquelles imprévisibles. Dans l'immédiat, c'est la valse des milliards empruntés tous azimuts pour doter le FMI de moyens considérables destinés à sauver certains pays de la faillite. Des milliards que les générations futures devront rembourser !

 

 

03/05/2010

Charlie, t'as perdu la mise, rien ne va plus !

 

 

Il ne manque que Pagnol pour l’écrire et Raimu pour interpréter la saga d’un Corse qui commence en Provence à la fin des années trente pour se terminer à Paris devant les juges de la Cour de Justice de la République en 2010 !

Hélas, je n’ai pas le talent pour le faire car l’histoire de ce vieux bougre ne prête pas à rire ! J’essaie quand même… lors de cet extrait de parodie de justice :

 

- Prévenu Charlie, vous êtes bien né à Grasse d’un père policier ?

- Oui, votre honneur, et j’en suis fier, mais je vous prie de m’appeler Charles, Charles Pasqua, sénateur des Hauts-de-Seine.

- Ne chipotons pas, monsieur le sénateur, puisque tel est votre désir, mais n’oubliez pas que vous comparaissez en qualité de prévenu pour avoir indûment encaissé un certain nombre de pots-de-vin. D’ailleurs, à une époque vous étiez bien dans d’alcool ? Ca vous pose un homme de sévir dans la vinasse.

- Ne confondez pas le pot de vin, cette vulgaire bibine de comptoir, et le célèbre pastis de Marseille que j’ai vendu dans le monde entier, gravissant tous les échelons hiérarchiques de l’entreprise de mon ami Paul.

- Vous étiez le roi du petit-jaune et si je comprends bien, le pastis mène à tout, à condition d’en sortir.

- Pas exactement, votre honneur, j’ai d’abord été résistant, gaulliste, et à 16 ans, j’ai rejoint mon homonyme le Général à Londres.

- Dès lors, vous avez acquis vos lettres de noblesse dans la politique, en fondant, du côté d’Aubagne, une officine, le SAC que l’on disait lié au « milieu » marseillais. Il est de notoriété publique que vous étiez l’homme des coups de main.

- Des coups de main, votre honneur, j’en ai donné par dizaine pour servir la France et voilà qu’aujourd’hui on me traite comme le dernier des malfrats. Tous ceux à qui j’ai mis le pied à l’étrier m’ignorent, me laissent tomber, à commencer par le petit dernier, celui qui est devenu le plus grand présentement. Cela me fend le cœur !

- Allons, allons, pas de sensiblerie de votre part. Que je sache, vous n’avez pas toujours fait dans la dentelle lorsque vous étiez ministre de l’intérieur, en particulier lors de la mort de Malik Oussekine, du déplacement des Comoriens, d’une proposition de loi rétablissant la peine de mort…

- Un ministre de l’intérieur ça combat la chienlit, ça sévit ou, dans le contraire, ça ferme sa gueule et ça démissionne !

- Gardez votre calme, faites attention à votre tension Charlie, pardon, Charles. Il m’est difficile de m’adresser à vous autrement que par votre prénom puisque nous sommes confrères… député puis sénateur. Nous nous sommes toujours combattus à la loyale sur les travées de l’Assemblée.

- Je vous l’accorde, mais ici le combat est inégal. Vous m’accablez uniquement à charge de malversations que je n’ai pas commises.

- Certes, vous avez servi la République tout en tentant de vous servir vous-même. C’est la raison de votre présence ici. Tout en apparaissant au grand jour, vous avez agit par en-dessous dans une stratégie sournoise qui vous a perdu en misant sur Balladur et en reniant Chirac. Votre égo vous a poussé à être à votre tour au sommet de pouvoir. « Demain la France » c’était ni plus ni moins demain la France avec Pasqua. Et pour cela, il fallait des sous, beaucoup de sous que le « Rassemblement pour la France » n’a pas trouvé sous le sabot d’un canasson.

- Les fausses factures des socialos, ça ne vous rappelle pas un financement occulte que l’on a passé aux oubliettes de l’histoire ?

- Ne faites pas l’innocent, l’octroi d’une autorisation au casino d’Annemasse, à vos copains corses, à quelques lieues des banquiers genevois, contre l’avis de vos services, me paraît pour le moins susceptible d’un retour sur investissement…

- Que cela vous déplaise, nous, les Corses, on a le sens de la famille !

- Ah oui, en effet, vous ne pouvez pas nier que votre fils a été condamné à un an de prison ferme dans l’affaire Falcone !

- L’entourage de Chirac a voulu m’éliminer. Quand on s’attaque au patriarche, toute la famille est incriminée. Il a une dent contre moi à cause de mon refus d’accepter le traité de Maastricht, puis lors de ma candidature à l’Elysée.

- On me cherche… et on va me trouver. Je dirai tout lors du procès en appel si par suite d’une erreur judiciaire, je devrais être condamné. D’ailleurs, Jacques lui aussi a des embrouilles dont il devra s’expliquer. Comptez sur moi pour lui rafraîchir la mémoire !

- Des menaces, à un ami de trente ans, c’est pas très fairplay…

 

 

Dessin de Dominique Goubelle

 

Vendredi, la Cour rend son verdict :

Charles Pasqua est condamné à un an de prison avec sursis pour complicité d’abus de biens sociaux et de recel dans l’affaire des détournements de fonds au préjudice de la Sofremi, société d’exportation de matériel de police dépendant du ministère. Mais, il est blanchi dans les affaires du casino d’Annemasse où il était poursuivi pour corruption passive, et celle d’un pot-de-vin extorqué au groupe GEC-Alsthom en échange du déménagement de ses filiales.

Charlie jubile Partiellement blanchi,  Charles Pasqua se drape dans sa dignité :

« Comment peut-on imaginer que je me sois laissé corrompre ? ».

(à suivre ?)

07/03/2010

Il faut supprimer la journée de la femme !

 

 

 

Cette pratique d’un autre âge qui instaure une journée de la femme est totalement désuète. Il faut la radier illico du calendrier. L’idée ne remonte-elle pas au début du 20ème siècle, aux Etats-Unis, où les ouvrières étaient corvéables à merci ? Des semaines de travail de 60 heures et 40 heures de travaux ménagers, dans le meilleur des cas. D’ailleurs, ce sont elles qui ont menacé de faire grève si on ne leur accordait pas une journée de répit et le droit de vote.

Les versions varient d’un pays à l’autre. En Russie, Lénine décrète le 8 mars 1917 : Journée des droits des femmes, date qui correspond au commencement de la révolution de février… Bizarre.

En France, en 1917, alors que leurs maris n’en finissent pas de mourir dans les tranchées, des politiciens inspirés retiennent eux aussi la date du 8 mars. A la fin de l’hiver et avant les labours. Toutes ragaillardies, une journée sans traite, nos paysannes ont mis les vaches et les veaux aux champs, la volaille en liberté, les moutards chez la grand-mère et vive la vie, une nuit de pleine lune avec un vieux garçon, un blessé de guerre revenu au pays. Juste récompense pour ce veinard ayant frôlé la mort et mis en déroute les Bosch. Son énergie retrouvée, ce géniteur va désormais de ferme en masure pour assurer la survie de l’espèce.

Tombée en désuétude, il semblerait au fil du temps que Léon Blum, l’Onu, Giscard envisageaient de remettre cette coutume au goût du jour, mais ce dernier n’a pas eu le temps de le faire, notre Tonton national reprenant la balle au bond en 1982 !

Il faut la supprimer cette pratique car elle n’a plus de sens aujourd’hui. Elle est contraire à toute parité entre mâle et femelle... Désormais, ce sont nous les hommes qui remplacent nos femmes dans la plupart des tâches quotidiennes ! Qui met en marche la machine à laver, le lave-vaisselle, sort le 4x4 du garage pour que Madame puisse se rendre au bureau, au Conseil régional, au ministère où à la rue de Solferino ? Qui habille les gamins, leur font leurs tartines, les accompagne à l’école, à pieds, avant d’aller pointer au chômage ?

Que vont-elles encore exiger de nous, demain lundi 8 mars ? Je suis stressé rien qu’à l’idée d’y penser. Un cadeau, une bague, un solitaire ? A tout hasard, je vais aller au sex-shop du coin m’équiper en matos, puis chez le pharmacien pour les petites pilules bleu azur... En attendant qu’elle revienne du turbin, tard, m’a-t-elle dit, après le cinq à sept, je l’attendrai au resto avec mon copain Oban. Elle me dira, en m’embrassant du bout des lèvres: « t’as pas sucé de la glace aujourd’hui ! » « Ok, ma chère, ça ne se fait pas avec un pur malt de 16 ans ». Peut-être à mardi !

 

12/02/2010

Joseph Stiglitz en question !

Un sourire de bon aloi...
Un sourire de bon aloi...

 

Le prix Nobel d’économie 2001 fait la une des médias à l’occasion de la publication de son livre : « Le Triomphe de la cupidité », Editions Les liens qui libèrent.

La réputation de ce « nobélisé » n’était-elle par surfaite ?

Il doit sans doute cette distinction parce qu’il a été économiste en chef de la Banque mondiale qu’il ne cesse de clouer au pilori depuis son départ !

Cet éminent théoricien… fait siennes les conséquences des inégalités, la persistance du chômage et la fréquence des crises financières.

Jusqu’à avoir été nommé par Jean-Paul II à l’Académie pontificale des sciences sociales !

A noter qu’il a été conseiller du président Clinton et que Nicholas Sarkozy lui a confié une mission de réflexion en 2008 sur le changement des instruments de mesure de la croissance française qui se traduit dans les faits par la décroissance !

Depuis plus de 10 ans, Stiglitz publie livres et réflexions sur l’économie mondiale sans avoir réussi à infléchir le comportement des dirigeants de la planète.

Il offre quelques pistes timides aux altermondialistes et ne va pas jusqu’à dénoncer la mondialisation.

Il me semble que cet homme-là, ce consultant, porte deux casquettes.

N’est-ce pas lui qui a établi un rapport à la demande de Fannie Mae et Freddie Mac * en estimant qu’il n’y avait qu’un risque de défaillance de 1 sur 500.000 à 3 millions de cautionner les crédits immobiliers aux ménages insolvables ! Quand on sait que se sont précisément les subprimes qui sont à l’origine de l’éclatement de la bulle.

Un conseil qui a coûté des centaines de milliards au gouvernement américain !

Lors de sa venue à Paris… sans doute rendra-t-il visite à son ami Sarkozy…

 

 

 

Joseph Stiglitz était l’invité de France Inter ce matin à 8h20

 

http://sites.radiofrance.fr/franceinter/em/septdix/

 

* La déconfiture de ce groupe publiée dans les Echos en 2008:

http://archives.lesechos.fr/archives/2008/lesechos.fr/09/...

13/01/2010

Que la lumière soit... et la lumière fut !

 

Les oliviers n'ont pas été épargné...
Les oliviers n'ont pas été épargnés...

 

Après quatre jours d’interruption d’électricité dans la vallée des Alpilles, ce cher Thomas Edison est venu nous rappeler que jusqu’en 1879 le bon peuple vivait sans ampoule à incandescence. Grâce à Volta, la pile Wonder a repris du service pour dénicher la vieillotte lampe à pétrole dans le grenier.

 

Les Suisses, toujours à l’avant-garde… avaient construit la première centrale hydraulique à Saint-Moritz, à 2000 m d’altitude, pour tester l’invention d’Edison ! Les Français, eux, sont plus malins. Ils ont des centrales nucléaires derniers cris qui envoient leurs mégawatts dans des réseaux pourris !

 

 

Cinq jours après...
Cinq jours après...

La neige, le mistral et le froid se sont donc unis pour transformer ce coin de Provence en Sibérie. Le réseau vétuste de l’EDF qui préfère investir à l’étranger… n’a pas résisté aux forces de la nature.

 

Plus de 10.000 usagés sinistrés, bloqués dans des mas disséminés alentour dans la campagne, sans téléphone, sans chauffage et dans l’impossibilité d’extraire leurs véhicules des congères. Même l’émetteur des portables était aux abonnés absents.

 

Les possesseurs tant décriés de 4x4 prenaient leur revanche en snobant les pauvres pékins qui avaient l’audace de se taper 3 bornes à pied pour chercher leur baguette dorée cuite au feu de bois.

 

France 3 en direct à 19h30
France 3 en direct à 19h30


Tour à tour Maussane, les Baux et Eygalières ont fait la une des chaînes de télé. Une pub gratuite pour inciter les estivants à venir visiter ce peuple d’Inuit à la fonte des neiges.

 

 

La place de Maussane appelée Monblanc !
La place de Maussane appelée Monblanc !

Les demeures ressemblaient à des igloos de style provençal. Parfois une cheminée crachait sa fumée, preuve qu’un écolo habitait par là et qu’il se chauffait au bois. Pour les « tout électrique », ce fut la galère. Température intérieure entre 8 et 9 degrés, l’inverse en négatif la nuit à l’extérieur, ce qui a incité bon nombre de sinistrés à peler la neige pour se réchauffer ou à se fourrer au plumard tout habillé avec le bonnet de nuit et trois couches de couettes. Pas évident de batifoler avec sa tendre moitié dans cet accoutrement !

 

J’ai survécu 4 jours, l’Internet fonctionne à nouveau, le soleil me chauffe le dos à travers la véranda et je peux blogger sur Mediapart !

Fichier attaché

09/01/2010

Brrr, quelle froidure !

 

La France grelotte, la neige paralyse le pays, un ministre fait du motoneige et se tort le coup, c’est la débandade, la faute au Co2 mon amour, à Copenhague, au gouvernement et à Dieu sait qui !

J’ai retrouvé sur le site Gallica de la BNF, un texte de 1845 du Docteur Fuster traitant des changements dans le climat de la France et de l’Histoire de ses révolutions météorologiques. Une année 1845 qui ressemble à celle de maintenant avec la crise économique due à une mauvaise récolte de céréales et une épidémie genre H1… qui décime la pomme de terre.

On parle déjà de l’identité nationale… mais en sens inverse en envisageant d’abolir l’esclavage. Le « Besson » de l’époque, un nommé Guizot, a expulsé un dangereux révolutionnaire du nom de Karl Marx vers la Belgique.

La Suisse fait encore parler d’elle avec la guerre du Sonderbund qui oppose les catholiques aux anticléricaux de l’époque.

On parle déjà de carbone ou plutôt de charbon avec la découverte de mines du côté de Douai.

Pas moins de 515 pages pour traiter de ce sujet oh combien actuel et passé mais aussi rébarbatif que le traité de Copenhague ! Le temps que le soleil revienne après l’absorption de quelques potions d’acide salicylique du bon docteur Fuster…

Voici le lien :

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k772359.swf.f8.pagin...

13/12/2009

FRANCOISE FABIAN TOUJOURS FIDELE A SES PASSIONS !

Photo Jean Esposito
Photo Jean Esposito

Grâce à  son très  joli  livre de souvenirs « Le temps et rien d’autre » paru chez Fayard, on en sait un peu plus sur une artiste très discrète.

par Jean Esposito

Société de Lecture, Maussane-les-Alpilles

 

Puisque il est question de temps alors qu’il n’a pas vraiment de prise sur Françoise Fabian, le meilleur moment pour une séance de photo c’est tout naturellement  la traditionnelle Fête du Temps Retrouvé de Maussane-les-Alpilles. Et  le lieu le plus  approprié puisqu’elle a appris, pendant trois ans  la sculpture : l’atelier de Franck Poupel (2) dans l’avenue de la Vallée des Baux ! Tout était  vraiment réuni pour que cette rencontre fût riche d’enseignements.

Comme on pouvait s’y attendre, conversation très conviviale, très enlevée entre Françoise Fabian, Franck Poupel (elle connaissait son père) et Yves Lopez (ils ont des amis communs et il  a  réalisé des travaux de décoration dans sa maison).

Il faut bien l’avouer, rien n’est banal ou anodin  chez Françoise Fabian. Tout n’est qu’exigence,  raffinement et culture. C’est ainsi que devant l’objectif, entourant la superbe statue d’Aphrodite de Franck Poupel,  elle  ne se contente pas de poser (fort bien d’ailleurs)  mais cite, très spontanément,  un passage d’un texte de Baudelaire. C’est une façon bien à elle  de  montrer qu’elle est avant tout une artiste au service d’un auteur, d’un rôle.

En lisant Le temps et rien d’autre on découvre les coulisses, les joies et les écueils  d’un métier, d’une  passion qu’elle continue de poursuivre. Avec succès,  talent et rigueur. Les anecdotes  qui viennent ponctuer et enrichir son captivant  récit sont toujours  drôles, émouvantes et finement observées. Jamais vraiment méchante, elle  déteste, simplement,  la  complaisance ou le manque de professionnalisme. Pour les autres et surtout  pour elle. Cela ne lui enlève pas le goût  de jouer et même l’envie de  s’amuser en scène. Une désinvolture maîtrisée est tout à fait l’approche qui lui convient. Il est vrai qu’elle  peut se le  permettre avec sa carrière et son expérience.

Pour autant ce livre de souvenirs  n’a absolument rien d’un testament. Il est bien trop vivant et actuel. Et d’autres beaux rôles attendent encore  Françoise Fabian.

Il n’empêche que sa filmographie est prestigieuse. Il suffit de la survoler : Belle de jour (Luis Bunel),  Ma nuit chez Maud (Eric Rohmer), Raphaël le débauché (Michel Deville), La bonne année (Claude Lelouch), Madame Claude (Just Jaeckin).

De même ses pièces de théâtre  puisqu’elle n’a cessé d’y faire de brillantes  incursions : La puce à l’oreille (Georges Feydeau), Les rustres (Carlo Goldoni), Joyeuses Pâques et Les clients (Jean Poiret), Les gens d’en face (Hugh Whitemore), L’homme du hasard (Yasmina Reza) Une journée particulière (Ettore Scola), Le nouveau testament (Sacha Guitry)...

Sans oublier la télévision  avec de nombreux  feuilletons et téléfilms dans lesquels sa lumineuse  palette de comédienne  a su utiliser  toutes les nuances : L’éducation sentimentale (Marcel Cravenne), Les Dames de la côte (Nina Companeez), Lady Hamilton (Claude Boutet), La veuve rouge (Edouard Molinaro), Bon anniversaire Juliette (Marcel Bozzuffi), Mademoiselle Gigi (Caroline Huppert) et La Femme coquelicot (Jérôme Foulon)…

Son actualité immédiate est la prochaine sortie en salle, le 18 novembre 2009, du Rapt (Lucas Belvaux avec Yvan Attal) et, après le  21 avril 2010.  de  l’Arbre et la Forêt (d’Olivier Ducastel et de  Jacques Martinaut).

Au fil des pages, le parcours de l’inoubliable interprète de La bonne année aux côtés de Lino Ventura est effleuré avec cette élégance qui lui sied à merveille. Les hommes qui ont compté dans sa vie sont évoqués avec pudeur et admiration.  Son premier mari, Jacques Becker, le réalisateur de Casque d’Or, Touchez pas au grisbi. Et son second mari, le comédien, réalisateur, scénariste  Marcel Bozzuffi avec lequel elle a partagé une grande et belle histoire d’amour.

Sans vouloir donner de leçon  à quiconque, elle n’oublie pas et fait sienne celle  d’Elvire Popesco qui n’avait pas peur d’affirmer  « Qu’une actrice ne doit pas se laisser aller parce qu’elle représente un art. Elle doit toujours avoir de la tenue. »

Il suffit de la  croiser dans la rue pour s’en rendre compte. Déjà 20 ans que Françoise Fabian a choisi d’habiter notre village. Cette méditerranéenne, née  à Alger où elle a passé toute son enfance, avait effectué plusieurs séjours en Provence et dans les Alpilles. A la faveur de la création de  L’Enfer et compagnie de son ami Jean-François Josselin au Théâtre de la Criée de Marseille, elle a eu un  véritable coup de foudre  pour ce petit coin de paradis.  Ici tout le monde la connaît et elle connaît tout le monde. Mais toujours avec une certaine  retenue et respect.

(2) Ce flamboyant  créateur a de nombreux projets et idées sous le ciseau pour mettre en valeur son art. En ce moment, il propose, dans son atelier, des stages de bijouterie (création d’une bague ou d’un pendentif avec motif et pierre sertie) et donne des cours de sculpture. Découvrir son site: http://franck.poupel.free.fr/

 

 

Photo Just Jaequin
Photo Just Jaequin

09/12/2009

Le projet humaniste du MoDem...

Le MoDem présente son projet humaniste dans un "petit livre orange"

Week-end "arrassant" mais constructif et chaleureux. Les adhérents du Mouvement Démocrate, réunis en congrès à Arras (ville magnifique, je confirme de surcroît que les Ch'tis sont très sympathiques), ont discuté et validé le "projet humaniste", imprimé dans la nuit du samedi au dimanche sous forme d'un "petit livre orange". Résultat des contributions conjointes des commissions de travail, auxquelles ont participé pendant plusieurs mois plus de 2000 militants et experts ou professionnels de la vie civile, dont Robert Rochefort a assuré la coordination et la synthèse.

http://www.mouvementdemocrate.fr/vie-du-modem/telechargem...

987704933.jpgJ'invite tous ceux qui disaient que le MoDem n'a pas de projet, que François Bayrou n'est que dans la critique et l'anti-sarkozysme sans faire de propositions, et tous ceux qui souhaitent une alternance au gouvernement actuel, qui appellent de leurs voeux un nouveau projet de société plus humain, plus social, plus soutenable, à lire ce document.

 

J'invite tous ceux qui prétendent que le fonctionnement du MoDem n'est pas assez démocratique et que François Bayrou est autocratique à être témoins de cet événement de démocratie participative de l'élaboration d'un tel projet avec l'implication de tous les adhérents qui le souhaitaient, non seulement des membres des commissions mais aussi de tous les adhérents qui ont souhaité contribué, amendé, validé.

 

J'invite tous ceux qui médisent sur les prétendues divisions au MoDem à interroger les personnes présentes à ce congrès, les journalistes notamment, qui ont pris la température, senti l'ambiance chaleureuse et unie qui y régnait. Certes il y a eu quelques questions de militants de CAP21, parti co-fondateur du MoDem, qui souhaitaient des places réservées, des quotas de type discrimination positive, ce qui n'est pas envisagé car ils sont MoDem comme les autres tous simplement, ou qui essayaient de justifier des alliances de 1er tour aux régionales avec les Verts alors que les adhérents du MoDem ont voté une stratégie d'autonomie de 1er tour pour bien marquer le pluralisme, notre propre sensibilité, quitte à envisager ensuite un rassemblement de 2nd tour. Mais sans conflit. Certes, Corinne Lepage, venue le samedi lors des travaux de validation, n'est pas intervenue, a boycotté la tribune le dimanche pour le discours de clôture et a dit quelques médisances à la presse et aux médias télévisés, mais elle est de plus en plus marginalisée dans cette posture, que les militants désapprouvent dans leur majorité.

 

J'invite les  sociaux-démocrates et écologistes, ainsi que les sensibilités de la droite sociale et républicaine, sans esprit de clan, sans sectarisme partisan, à commencer par les valeurs qui sous-tendent ce projet, puis par thème à évaluer les convergences, nuances, manques ou divergences qu'ils y trouvent comparées à leurs valeurs et à leurs idées. Sachant que ces 50 pages donnent les grandes lignes du projet global de société et non pas les détails. Ce n'est pas non plus le programme de la région, mais cela peut servir maintenant de cadre pour élaborer un projet régional et décliner les spécificités régionales. Ce qui suivra très prochainement.  Pour qu'enfin nous discutions tous sur le fond, sur le projet, pour envisager les rassemblements dans une logique de 2nd tour, alors que le 1er tour lui, sert d'abord à chaque parti, chaque sensibilité politique, à exprimer son propre projet, une équipe, et à mesurer les voix des électeurs pour permettre d'éventuels rassemblements de listes sur un projet convergent tenant compte des résultats du 1er tour. Que ce soit pour les régionales ou les présidentielles.

 

Je suis émue car il y a un peu de moi dans ce document, et de mes amis, des heures de travail, de discussion. Ayant beaucoup contribué sur les sujets économiques, financiers, européens et internationaux notamment, chaque phrase résonne et m'évoque des visages, des sourires, des tonnes de documents, des hésitations ponctuelles, des désaccords parfois et finalement des consensus.

 

Malheureusement peu d'articles de presse ont décrit le contenu du projet, car les médias ont préféré parler de l'invitation surprise de Ségolène Royal avec sa proposition d'alliance de 1er tour aux régionales, confisquant le sujet de fond. Seuls quelques journaux ont effleuré le sujet, comme Le Monde ou encore la Voix du Nord :

http://www.lemonde.fr/politique/article/2009/12/07/les-pr...

http://www.lavoixdunord.fr/Locales/Arras/actualite/Secteu...

Ce programme repose sur la justice et l'équilibre des pouvoirs. Il met en exergue des propositions en matière de justice économique, sociale, politique et écologique.

 

1608036050.jpgSans résumer ce livre, dont je préfère vous laisser la primeur, je voudrais revenir sur ce mot, Humanisme, et sur ce qu'il signifie. Comme l'a dit François Bayrou dans son discours de clôture, les mots en "isme" résument en une syllabe une pensée, un modèle. Comme "capitalisme", qui représente un système basé sur le marché et le profit, ou encore "socialisme" et "étatisme", basés sur le rôle central de l'Etat, et maintenant l'écologisme politique qui préfère mettre la nature au centre et rime souvent avec catastrophisme.

http://www.mouvementdemocrate.fr/agenda/congres-programma...

 

L'humanisme est un modèle de civilisation, désignant l'organisation sociale qui doit être au service de la personne, de l'humain. C'est même certainement là que seront les points de convergence, de rencontre, de valeurs, de ceux qui souhaitent conjuguer leurs efforts pour changer le pays, pour redonner espoir et proposer une alternance face à des forces du pouvoir qui jamais n'ont été si concentrées, si puissantes, jamais n'ont tant porté atteintes depuis la 2nde guerre mondiale à l'égalité, à la justice, aux libertés.

07/12/2009

La fin du monde ?

A vous couper le soufle :

 

http://www.youtube.com/watch?gl=FR&hl=fr&v=BXzugu...

Copenhague, la dernière chance ?

 

Cette vidéo illustrant l’implosion de la planète terre, une sorte de big-bang à l’envers, ne peut nous laisser indifférent le jour de l’ouverture de la conférence de Copenhague sur les changements climatiques.

 

Le CERN, Centre Européen de Recherche Nucléaire à Genève, a enfin réussi à remettre en activité le LHC, le plus grand collisionneur de particules au monde, qui avait subit quelques problèmes depuis son inauguration en octobre 2008.

 

Lors de l’expérience du 30 novembre 2009, les physiciens ont réussi à produire la plus grande énergie jamais atteinte dans un accélérateur de particules.

 

Le but de ces expériences, de ces recherches : la quête de l’infiniment petit, des particules à l’origine de la création de l’univers, si tant est qu’il ait été créé un jour…

 

Pour tout connaître sur le Cern, je vous recommande le site de mon ami, l’informaticien André Van der Schueren, qui a contribué durant de longues années à la réalisation de ce challenge hors du commun.

 

 

www.avds.ch

03/12/2009

Pourquoi les Helvètes ont dit "nein" aux minarets ?

 

On va leur expliquer à tous ces estrangers qui ne comprennent rien de rien à nos institutions...

Même qu'ils nous critiquent sans savoir comment ça marche chez nous, dans nos vallées, dans nosmontagnes et jusque dans nos villes.

Même que les gazettes, les radios, les télés nous cherchent des noises, jusqu'à nous clouer au pilori et à nous comparer à des « Talibans ».

Chez nous, dans notre beau pays, c'est le peuple qui commande.

On appelle ça la « voxpopuli ».

Quand on n'est pas d'accord avec ces messieurs de Berne, on fait un référendum pour les obliger à soumettre leurs décisions aux votes du peuple des bergers.

Et comme, on a aussi des idées bien de chez nous, on peut lancer des initiatives pour modifier les lois ou en créer de nouvelles.

C'est ce qu'on a fait avec l'Europe, on est un peuple souverain qui, grand Dieu, n'a pas voulu se soumettre au diktat de ces technocrates de Bruxelles.

Notre cher Blocher, ce fils de pasteur qui a gagné des sous dans la chimie, a réussi à faire passer son initiative, sachant qu'on serait tous derrière lui, le moment venu.

Sauf qu'il y a quelques Romands, ceux de Genève, des Vaudois et des Neuchâtelois qui parlent français comme à Paris, qui ne sont pas tout à fait d'accords avec nous autres, les Suisses-Allemands.

Mais avec une majorité des trois quarts, on tient le pays, crénom de nom !

On a déjà bien assez de peine à s'entendre entre catholiques et protestants sans se compliquer l'existenceavec des musulmans.

Passe encore, s'ils construisaient leurs mosquées comme des chalets, à la rigueur avec une grosse cheminée qui monte vers le ciel d'Allah. Mais ces flèches, pointues et tranchantes comme dessicaires, c'est bon pour Istanbul, l'Afghanistan ou le Pakistan.

D'ailleurs nous, les protestants, depuis Calvin et Zwingli, à part une cathédrale par ci, par là, piquée aux cathos, on a construit dans le modeste, on a fait simple, dépouillé.

On n'en veut pas de ces ayatollahs barbus, d'ici à ce qu'ils troussent nos filles. D'ailleurs, les curés, on les a mis à l'ordre, à bas la soutane et le crucifix en pendentif.

Et le voile, pardi, la djellaba, la burka, d'accord pour les vacances en Tunisie, mais pas au bord de nos lacs suisses !

Ces richetos de princes arabes, qu'ils restent dans nos palaces, sur leurs tapis de prière orientésvers la Mecque.

On a dit non à l'Europe, on ne va quand même pas dire oui à l'Arabie !

 

3 novembre

Voici la dernière dépèche de l'Agence  Télégraphique Suisse....

 

http://www.bluewin.ch/fr/index.php/139,201014/Pres_de_50_...

27/11/2009

La Grippe et la Pandémie des Bénéfices

 

 

 

Un correspondant qui souhaite garder l’anonymat me transmet ce texte :

 

Un autre angle de vue sur cette grippe ravageuse qui va tous nous liquider !!!

BEST OF DE L'IRONIE
2000 personnes contractent la grippe, et tout le monde veut
mettre un masque !

25 millions de personnes atteintes du SIDA et  personne ne
veut mettre de préservatif...

PANDÉMIE DE BENEFICES
Quels intérêts économiques se cachent derrière la grippe porcine???
Dans le monde, chaque année, des millions de personnes
meurent de paludisme. Un simple moustiquaire pourrait y remédier.
Les journaux... ne le mentionnent même pas !

Dans le monde, chaque année, 2 millions d'enfants meurent à  
cause de diarrhées; qui pourraient être évitées avec un simple sérum
qui coûte 25 centimes...
Les journaux... ne le mentionnent même pas !

La rougeole, la pneumonie et d'autres maladies traitables par
des vaccins  bon marché, sont la cause de 10 millions de décès
chaque année...
Les journaux... ne le mentionnent pas !

Mais, il y a 10 ans environ, quand est apparue la célèbre
grippe aviaire...
les journaux du monde entier ont été inondés de nouvelles...

Une épidémie. La plus dangereuse de toutes... une Pandémie!
Le monde ne parlait que de la terrifiante maladie d'oiseaux...

Toutefois, la grippe aviaire n'a tué que 250 personnes en 10 ans...
25 décès par an...
La grippe commune tue chaque année, un demi million de
personnes dans le  monde.

Un demi-million contre 25???

Un instant... un instant!!!

Alors, pourquoi une si grande agitation autour de la grippe aviaire???

Parce que, derrière ces petits poulets se cachait un "coq".
Un coq ambitieux et à la crête bien grande...

La compagnie pharmaceutique transnationale Roche avec son célèbre
Tamiflu a vendu des millions de doses aux pays asiatiques.
Bien que le Tamiflu soit d' efficacité douteuse, le gouvernement
britannique en a acheté 14 millions de doses comme prévention pour sa
population.

Avec la grippe aviaire, Roche et Relenza, les deux grandes
compagnies pharmaceutiques qui commercialisent l'antiviral, ont obtenu
des millions de dollars de bénéfices.

Avant les poulets... maintenant les porcs.

Oui, maintenant, a commencé la psychose de la grippe porcine.
Et tous les  journaux du monde entier ne parlent que de ça...

Oubliée la crise économique (créée par qui???), ou la torture
à Guantanamo...

Il n'y a plus que la grippe porcine, la grippe des cochons...

Question:

Si derrière les poulets se cachait un "coq"... derrière les
cochons.... se  cachera un "GROS COCHON"...

La compagnie Gilead Sciences , des Etats-Unis, détiens le
brevet du Tamiflu.

Le principal actionnaire de cette compagnie n'est rien d'autre
que le sinistre personnage, Donald Rumsfeld, secrétaire de la Défense
de George Bush, architecte de la guerre contre l'Irak... Les actionnaires des pharmaceutiques Roche et le Relenza se frottent les mains. Ils
sont heureux de voir les ventes de  leur douteux Tamiflu à nouveau
millionnaires.

La vraie Pandémie , c'est le bénéfice... Les énormes profits
de ces mercenaires de la santé...

Je ne nie pas que les mesures de précaution prises par les
différents pays ne soient nécessaires.

Mais, SI la grippe porcine est une pandémie si terrible,
comme l'annoncent les médias....
Si l'Organisation mondiale de la santé (dirigée par Margaret
Chan, de la Chine) est tellement préoccupée par cette maladie...
pourquoi ne pas la déclarer comme problème de santé publique dans le monde
entier et ainsi permettre la fabrication de médicaments génériques?
>
Sauter les brevets de Roche et le Relenza et distribuer les
médicaments génériques gratuitement à tous les pays, en particulier les  
plus pauvres,  serait la meilleure solution.

DIVULGUE CE MESSAGE AU PLUS GRAND NOMBRE, COMME SI C'ETAIT UN VACCIN, POUR  QUE TOUS SACHENT LA REALITE QUI CE CACHE DERRIERE CETTE "PANDEMIE".

Car, les médias ne divulguent que ce qui intéresse leurs
sponsors, jamais  ce qui importe aux simples jetons que nous sommes
tous...

Le moyen le plus efficace de contrôler une population est la peur...

 

24/11/2009

Darwin en question (s) ?


 

 

 

Il y a 150 ans, Charles Darwin publiait son livre : « L’origine des espèces » qui a eu un retentissement mondial.

La théorie de l’évolution prête encore à controverse dans certains milieux qui, non seulement, la mettent en doute mais la combattent.

A l’occasion de cet anniversaire, le professeur Raymond Mallerin a donné au Club des débats de Lançon-de-Provence, une conférence remarquable intitulée : Darwin en question(s) ?

Il a eu l’amabilité de me transmettre le texte de son exposé pour que je puisse en faire bénéficier les lecteurs de la Tribune de Genève.

Je vous le présente sous la forme d’une brochure que l’on feuillette de page en page  en cliquant sur ce lien :


http://fr.calameo.com/read/000120511bf47f6762bf9

 

 

 

 

N.B. Pour quitter Calaméo, tapez sur l'accent aigu, en vert !

21/11/2009

Le cadavre de la gauche renaît de ses cendres !

Ça bouge aussi en Helvétie, le pays du consensus et du compromis où le parti socialiste siège au gouvernement depuis 1955. On appelle ça la « formule magique » puisque deux ministres de gauche sur sept en font partie.

Ils sont tellement imbriqués dans le système que l’on ne sait plus l’influence - si influence, il y a - qu’ils ont sur la politique du pays des banquiers.

Pas étonnant que Josef Zisyadis, un vieux gauchiste sur le retour, un communiste, conseiller national du Parti du travail - l’équivalent de député en France – cherche à redorer son blason et son égo en créant un nouveau parti à gauche de la gauche qui s’adresse aux jeunes !

 

Admettons que c’est un pur… parmi les impurs et je vous conseille de découvrir son blog :

http://zisyadis.ch/

Voici le communiqué de l’ATS paru ce jour :

Un nouveau parti national à gauche de la gauche créé à Schaffhouse

La gauche de la gauche helvétique tente à Schaffhouse de trouver un nouvel élan. Quelque 160 personnes de toute la Suisse s'y sont donné rendez-vous pour préparer la création d'un parti national. "La Gauche" s'adresse aux jeunes ainsi qu'aux déçus du PS et des Verts.

Les initiateurs du parti se disent anticapitalistes et écosocialistes, mais pas communistes. Ils ne sont pas tendres avec la gauche traditionnelle. Selon eux, elle est "dans l'impasse".

"On ne sait plus pour qui le PS et les Verts se battent", a déclaré Frédéric Charpié, l'ancien président du PS du Jura bernois, qui a quitté le parti à cause notamment du papier sur la sécurité du PS et du soutien que celui-ci a apporté au secret bancaire.

Pour le conseiller national Josef Zisyadis, le temps est venu de créer une vraie alternative de gauche en Suisse, car la situation sociale et écologique est grave. En outre, les divisions entre les partis de la gauche alternative les affaiblissent lors des élections, a analysé le popiste vaudois.

La gauche de la gauche n'a quasi plus rien à dire sous la Coupole fédérale, a relevé Frédéric Charpié. "Il nous faut un nouveau porte-voix au niveau national". "La Gauche" veut s'inspirer du succès de "Die Linke" en Allemagne.

L'assemblée votera un programme et élira un collectif national. Ses membres seront chargés de créer des collectifs cantonaux là où il n'existe pas encore de parti d'extrême gauche. Dans les régions où des formations occupent déjà ce terrain, les membres du collectif national chercheront la discussion avec les formations existantes, dans le but de collaborer.