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15/11/2009

Un milliard de personnes crèvent la faim

 

A la veille du sommet sur l’alimentation dans le monde qui s’ouvre lundi à Rome, le PAM, Programme alimentaire mondial, manque de fonds en raison de la crise financière mondiale. Il prévoit d’assister plus d’un milliard de personnes souffrant de la faim et lance un appel à contribution auprès du public afin de suppléer aux carences des Etats...

 

Voici la conclusion prémonitoire du livre : Dis. Papy, c’est quoi la crise , paru au printemps 2009 :

 

C’est quoi, la crise ? Les enfants m’ont posé cette question à propos de la crise financière que nous subissons actuellement et qui débouche sur une crise économique, sociale et existentielle. Nous allons en ressentir progressivement les effets au cours de ces prochains mois. Certains irresponsables, ou des optimistes forcenés ne la prennent pas au sérieux. « Ça va repartir » disent-ils. Elle va pourtant s’introduire insidieusement dans tous les rouages de la société et il est difficile de prédire le temps qu’il faudra pour en effacer les séquelles. Mes réponses à leurs interrogations montrent que les crises sont multiples. Le monde est en crise permanente avec plus ou moins d’intensité d’un endroit à l’autre. Nous sommes tous concernés, si ce n’est pas physiquement, nous le sommes moralement à chaque crise. Je les compare parfois aux phénomènes météorologiques, au temps qu’il fait, à la nuit, au ciel couvert, à la pluie, à la tempête avec quelques éclaircies et finalement bien peu de soleil sur l’ensemble. Et, paradoxalement, le soleil n’est pas toujours synonyme de bien vivre. Il n’y a qu’à penser au Sud !

Nous allons au-devant de crises aussi graves, si ce n’est plus, que celles que j’ai citées. La principale est le devenir de l’humanité. Allons-nous survivre au réchauffement de la planète, à la pollution, aux épidémies, à la famine, au terrorisme, à l’épuisement des ressources naturelles, aux catastrophes nucléaires, à la stérilité ? Allons-nous disparaître de la surface de la terre, comme les dinosaures ?

 

Des informations sur ce bouquin sont disponibles sur le site :

http://dispapy.leforum.eu/portal.php?pid=7

 

28/10/2009

C'est pour quand la prochaine crise ?

- Question stupide puisqu’on est encore dans celle déclenchée, il y a un an !

- Que non, c’est déjà fini, c’est le nirvana, les banques font des profits records avec les fonds prêtés par les gouvernements et le FMI, ce qui leur permet de provisionner des milliards de bonus de fin d’année. La bourse est repartie de plus belle, le CAC 40 a pris 1000 points depuis le printemps, certaines actions ont triplé de valeur, c’est l’Amérique ! Les spéculateurs s’en mettent plein les poches avec l’aval en sourdine du G20 !

- Et la dette française qui a augmenté de plus 200 milliards en deux ans ?

- Justement, c’est voulu, c’est tout bénéfice pour les financiers qui empochent les intérêts.

- Et l’augmentation du chômage, la baisse du pouvoir d’achat, la famine dans le monde, ce n’est pas une crise, ça ?

- Pas du tout, c’est une situation normale, endémique qui doit perdurer pour tenir le peuple à carreau. Les salariés, enfin ceux qui restent, n’osent plus faire la grève et prendre le risque que l’entreprise mette la clef sous la porte. Le RSA, ça ne suffit pas ! Et comment se soulever, faire la révolution avec le ventre vide ? Si tu veux mon avis, la prochaine bulle financière éclatera quand la grenouille aura fini de se gonfler comme une baudruche. Ou plutôt le crapaud de l’Elysée… La date idéale, c’est au printemps 2012, peu avant l’élection présidentielle. Le petit aura toutes les chances d’en prendre à nouveau pour cinq ans avec le fiston comme premier ministre…

- Ne crois-tu pas qu’il va sauter avant ?

- Ce n’est pas impossible, oiseau de mauvais augure

- Ton bouquin alors, il est dépassé par les événements ?

- Pas du tout, lis-le, prends-en de la graine pour ne pas être pris dans la tourmente de la prochaine crise !

Dis, Papy, c'est quoi la crise ?

http://dispapy.leforum.eu/portal.php

25/10/2009

Le Prince "qu'on sort"...

 

 

Bravo la presse ! Sans elle, le prince Jean serait encore candidat à la « présidence »… sorte de névrose qui pourrait bien être une maladie congénitale dont souffre la famille Sarkozy. Le père s’accrochait et le fils a décroché sous la pression des medias et la polémique qui a suivi. Ce qui a d’ailleurs donné l’occasion au père de fustiger cette presse qu’il déteste et qu’il cherche pas tous les moyens à bâillonner. Tel Abraham, le chanoine de Latran a failli immoler son fils sur l’autel de la connerie présidentielle.

 

Ne serait-ce pas une candidature bidon tendant à faire diversion avec le procès Clearstream où le monarque pourrait bien être le vrai coupable de cette histoire rocambolesque ? Peut-être retrouvera-t-on dans vingt-cinq ans des traces d'ADN sur les listings qui innocenteront celui qu’on cherche à abattre et à suspendre comme de la chair morte politique à un crochet de boucher.

 

C’est tous les jours « guignol » ! Le peuple se délecte, boude les séries américaines et oublie qu’il n’a plus une thune pour finir le mois ! Il faut le divertir, coûte que coûte, une bêtise chassant l’autre. Les « 2G », Guéant et Guaino, se relaient pour écrire le script et choisir le casting. Ils rivalisent avec J2M, le m’as-tu VU qui entre scène simultanément à New York et à Paris. Le petit cactus de service, Rama Yade, n’en fait qu’à sa jolie tête, sachant que l’on n’ose pas la mettre à prix. Encore qu’avec Hortefeux ou Besson, tout est possible !

 

Que nous réserve la semaine prochaine ? Le bon peuple salive déjà à la prochaine série. Par exemple une télé réalité où un Airbus se perd dans la Manche, au large de Calais, avec sa cargaison de sans-papiers !

 

La ressemblance est tout de même frappante avec George Prince of Denmark by John Riley ! A vous de juger !

 

 

06/10/2009

La Tribune de Genève se vautre dans la pub

06 Octobre 2009 Par Camille&Guillaume publié dans MEDIAPART :

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L'annonce est parue lundi, dans la Tribune de Genève. Elle y fustige la "racaille d'Annemasse" qui profiterait de la ligne du CEVA( liaison ferroviaire Cornavin - Eaux-Vives - Annemasse) pour venir pourrir la vie des Genevois. Pathétique. Pour beaucoup, l'UDC (encore elle ...) déraperait une fois de plus. Mais qui porte la responsabilité de la parution de cette publicité raciste et mensongère. Le Parti ou le journal qui s'est décidé à la publier ?

Quelques éléments de contexte d'abord. Les Genevois vont aux urnes ce prochain week-end. A l'extrême droite de l'échiquier politique, deux partis se disputent les voix: le MCG (Mouvement des Citoyens de Genève) et l'UDC (Union Démocratique du Centre). En se positionnant ainsi sur une ligne franchement populiste, l'UDC espère certainement marquer quelques points sur son concurrent avant le bouclage des urnes et faire un peu parler d'elle. La section genevoise du parti semble cependant avoir un peu forcé la dose: de nombreux membres de la formation politique, à l'instar d'Yves Nydegger, commencent à prendre leur distance jugeant ce coup médiatique un peu trop enlevé.

N'en déplaise à certains caciques du parti un peu plus modérés que les autres, l'UDC n'en est pas à son premier ballon d'essai. Après les "moutons noirs" qu'il s'agit d'expulser et les "homosexuels inféconds" qu'on se doit de surtaxer, voici "la racaille d'Annemasse" dont il faut interdire la venue sur sol helvétique. Les couplets changent un peu mais le refrain se fredonne sur le même air (trompettes, grosse caisse et chemises brunes ?). La parade de l'UDC aux critiques la taxant de tenir des propos racistes ? L'humour. L'UDC aurait en fait juste envie de se fendre la malle avec ses concitoyens. Mais l'humour, sauce UDC, a un petit côté Brice Hortefeux qui a tendance à se régler devant les tribunaux...  Il y en a qui ne rient pas vraiment: blessé, le maire d'Annemasse s'est décidé à porter plainte. On le comprend.

Le parti n'est toutefois pas le seul responsable de la parution de cette annonce d'un goût douteux. Le journal qui a publié l'encart porte aussi une certaine responsabilité. Responsabilité dont il cherche à se dédouaner fort maladroitement dans un éditorial des plus pathétique. L'argument phare développé par la Tribune de Genève ? "Il est sain en démocratie de maintenir la plus grande liberté d'expression possible dans les limites du droit, bien entendu". Un peu plus loin, les lecteurs sont invités à sanctionner le parti par les urnes, cette fin de semaine.

Le cynisme n'étouffe pas le quotidien genevois. En clair, on accepte le pognon d'une publicité à caractère raciste, on organise un vague débat autour en publiant un édito qui nous distancie des propos tenus dans l'encart et on flatte des électeurs qui sauront faire les bons choix le moment venu. Selon Pierre Ruetschi, "ce n'est pas à la presse de censurer les candidats mais bien aux citoyens des les sanctionner dans l'isoloir". Bon, admettons. Mais quand ces candidats tiennent des propos qui pourraient tomber sous le coup de la loi, les médias qui les relaient sans aucun recul critique n'en portent-ils pas la responsabilité, eux aussi ? Traiter des étrangers de "racaille" dans une publicité, est-ce répréhensible ? C'est à la Tribune de Genève et non à l'UDC qu'il faudrait coller un procès. On serait fixé une bonne fois pour toute.

Guillaume Henchoz

(source image : Radio suisse romande)

05/10/2009

Une semaine à Genève

 

Nicolas Rossier alias Vincent, pilote de F/18
Nicolas Rossier alias Vincent, pilote de F/18

 

Lundi 21 septembre

Ma première activité du matin consiste à brancher mon ordinateur pour consulter les dernières nouvelles du monde sur le Net. La plupart des quotidiens ayant une édition numérique, je découvre ainsi quasiment en direct les infos de la nuit et des dépêches toutes fraîches. Cela ne m’empêche pas de boire mon petit noir comme je le faisais naguère au bistrot du coin en parcourant la presse papier. A n’en pas douter, l’avènement du numérique a modifié insensiblement notre mode de vie. De même, il met de plus en plus en péril la presse traditionnelle, celle qui sent bon l’encre d’imprimerie. Cependant, le toucher du papier, le froissement des feuilles me manquent et, ne résistant pas à cette absence tactile, je cours parfois au premier kiosque venu. Alors, pourquoi vous parler de ce qui se passe dans le monde puisque vous savez déjà tout ? Cette semaine, toutes les rédactions vont tourner autour du G20 qui, en un coup de baguette magique, va rendre notre monde meilleur !

 

Mardi 22 septembre

Je n’avais pas encore pris conscience de mon âge avancé… Le temps se déroule si vite, à l’insu de mon plein gré, que me voici convoqué à subir un examen médical, sous peine de devoir restituer mon permis de conduire ! Le vieux toubib est étonné de mes réponses : pas d’accidents, pas de maladies honteuses, pas d’opérations… si bien qu’il me met à poil pour constater qu’aucune cicatrice ne larde mon corps.

Son diagnostique m’a donné l’envie de vivre encore : « j’aimerais bien être en bonne santé comme vous l’êtes à votre âge ». Et me rappeler la maxime du cordonnier mal chaussé ! Triste aussi, lorsque j’apprends le décès du journaliste Roger de Diesbach, mon camarade de collège. Mais à part ça, la France se gausse du procès intenté par un certain président à un ex-premier ministre…

 

Mercredi 23 septembre

« Que du bonheur », la phrase favorite d’un journaliste du 13 heures !

Le bonheur, je l’ai rencontré fortuitement au théâtre Pitoëff, à l’occasion de l’ouverture de la « Fureur de lire ». J’avais quitté le soleil de Provence pour rejoindre Genève, ignorant que le Département de la Culture organisait le festival de la lecture durant cinq jours. J’ai appris que notre « ministre » Patrice Mugny a multiplié par neuf le budget destiné à l’écrit depuis son arrivée au pouvoir. Bonheur aussi de dénicher au Cercle des libraires genevois un livre d'un cher ami, Edwy Plenel: La Découverte du Monde, Folio

Curieux, j’ai assisté au débat intitulé : « Des livres pour changer le monde ». C’est essentiellement la démarche de l’essayiste de vouloir changer le monde. Chaque ouvrage apporte de petites gouttes d’eau revigorantes dans l’océan glauque d’une société en plein marasme. André Schiffrin nous fait part de son expérience décevante d’éditeur outre-Atlantique, de la mainmise de groupes financiers et de marchands d’armes âpres au gain sur la presse et l'édition. Ceux-là même qui éditent Susan George et Jean Ziegler, les intervenants lors cet échange. Il faut bien vivre diront-ils, l’important est de faire passer les idées, de payer les frais de procès… et j’ajoute : se compromettre avec ceux qu’ils dénoncent dans leurs bouquins ! Le bonheur m’avait quitté lorsque j’ai quitté le théâtre Pitoëff, non sans un regard oblique en direction des écrivains qui se succédaient enfermés dans une "cage" de verre afin de pondre en direct un roman d’amour ! Initiative contestable... Solzhenitsyn et Pasternak doivent se retourner dans leur tombe !

 

Jeudi 24 septembre

Cette semaine, l’ONU organise son sommet annuel dans le building de verre de Manhattan, l’un de ceux qui restent encore debout. Genève n’est donc pas la capitale du monde comme il lui arrive souvent de l’être. Sans doute à cause de Kadhafi qui n’avait nul envie de poser sa tente sur la Plaine de Plainpalais. Des fois que la Gendarmerie genevoise fasse du zèle, le garde en otage à Champ Dollon, le temps de nous faire des excuses et de libérer les deux Helvètes de Tripoli !

Ils sont incorrigibles ces chefs d’Etat. Le potentat de Lybie fait la leçon au monde libre, celui d’Iran fait de même et le Français traite de Villepin de coupable avant que le tribunal ait rendu son jugement ! En revanche, motus et bouche cousue, on ne sait presque rien des salamalecs de Kadhafi avec notre Merz national, si ce n’est que nos otages ont été transférés dans les geôles libyennes ! Le seul à la hauteur de l’événement, c’est bien le président Barack Obama.

 

Vendredi 25 septembre

Quand j’étais adolescent, il m’arrivait d’enfourcher ma bicyclette pour remonter la Servette en direction de l’aéroport de Cointrin. Une enfilade de petits chemins, une villa par ci, une ferme par là, des vaches dans les champs pour découvrir enfin ces grands oiseaux d’acier qui, toutes hélices vrombissantes, allaient s’envoler de part le monde. C’était magique, c’était le rêve inassouvi de l’enfance.

Ce matin, un demi-siècle plus tard, j’ai fait de même avec mon gros cube, franchissant un entrelacs de routes, de ponts, de présélections et de carrefours à vous donner le tournis. La nostalgie m’habitait lorsque j’ai franchi des blockhaus de béton pour me retrouver, sans crier gare, sur le tarmac, face à une kyrielle d’avions militaires helvétiques. Je me suis régalé des Pilatus d’avant-guerre et autre Venom des années cinquante, d’un Mirage qui, en son temps, avait fait coulé beaucoup d’encre dans les gazettes. Vincent, un jeune pilote de 27 ans, m’a tout expliqué du pilotage de son imposante machine de guerre, un F/18 avec lequel il peut traverser la Suisse en moins d’un quart d’heure ! Mon anti-militarisme viscéral a vraiment du plomb dans l'aile...

 

Samedi 26 septembre

J’ai un dilemme à résoudre. Je dois rendre ma copie avant midi, D’où la tentation d’avoir écrit la veille mon billet d’aujourd’hui. Passe encore pour la météo. Pluie à la place de soleil, c’est simple avec le traitement de texte ! Prévoir l’info 24 heures à l’avance, cela relève de la prémonition…encore que je peux vous annoncer que deux journaux gratuits que j’exècre ne feront plus qu’un lundi prochain. Que faire… la nouba jusqu’à 4 heures ou me lever à cette heure-là ? Cela me rappelle l’époque d’un journal genevois, hélas disparu, où en goguette, on attendait que la rotative crache la première édition.

Pour rien au monde, je ne manquerais le kiosque d’Yvan Levaï, le samedi matin sur France Inter. Ce journaliste de talent doit bien traverser Paris à l’heure du laitier pour nous livrer sa revue de presse sur le coup de 8 heures ! Je ne vais pas chipoter avecle Monde qui paraît l’après-midi avec la date du lendemain ou le Journal du Dimanche qui sort le samedi ! Preuve de ma bonne foi, voici les titres de la une de quelques feuilles de ce jour : « Hallyday a eu un petit cancer au colon, Sarkozy, le ravi du G20, Obama menace l’Iran sur le nucléaire, Cisalpino, dernier arrêt en gare, G20 et FMI, l’assaut des émergents, celui qui me préoccupe : Pour survivre, le Courrier demande 150.000 francs ».

 

Epilogue dimanche 27 septembre

Vous avez peut-être deviné que ce texte était destiné à un concours littéraire organisé par la Ville de Genève. Je n’ai pas eu l’honneur de gagner le premier prix… sur une centaine de participants et de le voir publié dans le journal Le Courrier, un de ces jours prochains. Alors le voici dans la Tribune !

 

 

 

 

 

 

 

15/09/2009

Mort au champ d'honneur de l'huile d'olive...

Ce n’est pas une galéjade, c’est ce qui aurait pu m’arriver aujourd’hui !

 

Le marché a lieu le mercredi matin à Mouries en Provence, la plus grande commune oléicole de France. Les bancs des marchands des quatre saisons s’échelonnent tout au long du cours Revoil, à l’ombre des platanes. Les producteurs locaux se font de plus en plus rares. Une exception pour le fromager qui vous offre un vrai Gruyère, un reblochon affiné à la Clusaz et le poissonnier qui vous sert des dorades et des loups sauvages. En revanche, les chaussettes, les casquettes, les nappes aux motifs provençaux et autres colifichets de pacotille sont tous estampillés « made in China ».

 

Je remarque un vendeur d’huile d’olive qui brade son produit à la moitié du prix local, puis un deuxième qui fait encore de la sous-enchère. Flairant la supercherie, je les interpelle, l’un après l’autre, en leur demandant la provenance de que l’on appelle ici l’or des Alpilles. De La Fare-les-Oliviers me répond le premier, d’Albaron me dit l’autre où, à part les taureaux, le riz et les marais de Camargue, je parie ma tête à couper de dénicher le moindre olivier !

 

Mon sang ne fait qu’un tour, je m’insurge, je proteste en leur disant qu’à ce prix-là, leur huile d’olive ne peut être d’ici, qu’elle est espagnole ou marocaine. Tous deux restent sur leur position au moment où je prononce la diatribe qui tue : vous trompez la clientèle, vous êtes malhonnêtes, c’est de l’escroquerie ! L’un deux crie : va-t-en, dégage et, faisant le tour de son stand, vient vers moi menaçant.

 

Je bats en retraite, je longe le marché et je rejoins mon épouse à la terrasse du Café de Provence. Quelques instants après, le plus fou des deux, m’ayant suivi, m’assaille, me prends par la chemise, crache son venin en pleine figure, menace de me casser la gueule, me secoue comme un pantin et répète et crie à tue-tête : qui es-tu toi pour me faire la morale, je vais de tuer, je vais de tuer ! Je reste stoïque, sans mot dire, je m’enfonce dans ma chaise, je rentre la tête dans les épaules, je m’attends à prendre son poing menaçant en pleine poire.


Le pire n’est pas arrivé car Sylvain, le serveur du bar, maîtrise le fou qui finalement s'en va en vociférant. Ouf ! ça m’apprendra de défendre l’huile d’olive de Provence !

 

(Pour la petite histoire, je cultive une centaine d’oliviers, ce qui, bon an, mal an, produisent une centaine de litres de cet or vert que j’ai le plaisir d’offrir à mes amis et à mes lecteurs !)

02/09/2009

3000 comptes en Suisse: bluff, chantage ou réalité ?

 

Christine Lagarde et Hans-Rudolf  Merz, le 27 août 2009

Photo Keystone

Woertherix, le Gaulois au pays des Helvètes a réussi son effet d’annonce dans le JDD ! Découvrir 3000 fraudeurs d’un coup sur plus d’un million de Français détenteurs d’un compte dans les banques suisses. Chapeau ! Même Mitterrand, en 1981, lors de la nationalisation des banques françaises et de l’instauration du contrôle des changes n’avait pas égalé le record du Zoro de Bercy !

 

Pauvres riches ! Plus d’un million de français ont passé un mauvais dimanche à se demander s’ils figuraient sur la liste funeste. Et de prendre force calmant ou d’envisager de se faire sauter la cervelle. Combien de couples ont du s’étriper en se reprochant leurs escapades dans les palaces genevois ? Il paraît même que lundi matin, le TGV Paris-Genève était pris d’assaut à la gare de Lyon. Les gabelous de Bercy étaient, eux aussi, du voyage, habillés comme de simples touristes. Aux dernières nouvelles, plus d’une centaine de clients se seraient fait pincés à l’entrée des banques de la rue du Rhône, tout à côté des échoppes de Rolex et de Davidoff !

 

Au nom du saint pognon, de la crise, du secret bancaire, des Américains et du chantage de la famille Kadhafi, la Suisse et Genève boivent le calice jusqu’à la lie. Et voila que les Gaulois profitent de la situation pour enfoncer la tête des Helvètes dans les eaux grises du Lac Léman.

 

Cet enchainement d’événements rocambolesques a pour origine l’incompétence et la maladresse des autorités fédérales avec à leur tête un président nul à chier, Hans-Rudolf Merz, par ailleurs ministre des finances. Depuis une année, il accumule les bourdes allant jusqu’à refinancer l’UBS, trahir la loi sur le secret bancaire par crainte des représailles américaines et baisser ses culottes en faisant force courbettes et excuses au potentat de la Lybie. L’autre jour, il s’est même fait baiser par Christine Lagarde en signant à la va-vite une convention de double imposition entre la Suisse et la France.

 

Alors, bluff, chantage ou réalité cette histoire des 3000 comptes ? Un doux mélange des trois, une tarte à la crème rance pour certains protagonistes dont la facture risque d’être salée !

 

Imaginons le quidam français qui débarque à Genève, range sa BM ou sa Mercedes dans le garage d’un palace. Il suffit de relever son numéro d’immatriculation et de suivre monsieur X de banques en magasins de luxe.

Même topo avec ceux qui débarquent du TGV avec la valise Vuitton. Il y a aura toujours un chauffeur de taxi ou un portier d’hôtel bien intentionné !

 

Et les délateurs bordel ? Le fisc paie les indics rubis sur l’ongle cette prestation hautement citoyenne ! Plus de 60.000 frontaliers français travaillent à Genève, un grand nombre dans les banques ! La plupart ont un compte salaire à Genève, qu’ils rapatrient chaque mois en France, une broutille… dans les 2 milliards par an !

 

Il y a encore bien d’autres astuces que l’armada des agents du fisc, basés aux frontières, connaissent et mettent en pratique depuis des années. Mais je ne vous en dirai pas plus, secret bancaire oblige !

 

Article de  la Tribune de Genève

http://www.tdg.ch/actu/economie/viennent-3000-noms-livres...

Article du journal Le Temps :

 

http://www.letemps.ch/Page/Uuid/17e8fbc0-9672-11de-977e-2...

 

Toujours de nouvelles infos sur le site :

Dis, Papy, c'est quoi la crise ?

http://dispapy.leforum.eu/portal.php

 

Découvrez les paradis cachés où frauder en toute tranquillité

publié par Marianne sur le Web :

 

http://www.marianne2.fr/Decouvrez-les-paradis-caches-ou-f...

01/09/2009

Une maman nonagénère à son fils...

 

Mon fils, ce matin je me suis levée à 7 heures, je ne pouvais plus dormir, j’avais mal partout, au moindre mouvement, je criais de douleurs, surtout sur le côté droit, là où le médecin m’a fait la dernière piqure la semaine passée, les nerfs se nouaient, grinçaient comme les gonds d’une vieille porte, celle de mon enfance à la ferme qui me revenait à l’esprit, la nuit, lorsque papa rentrait du cabaret en titubant. Je ne savais comment sortir du lit, comment me retourner pour allonger une jambe, puis l’autre pour m’asseoir, me dresser, bouger ce vieux tas d’os qui n’en pouvait plus de me faire souffrir depuis, depuis le temps que je ne compte plus.

 

Mon Misou, mon chat blanc, celui qui me tient compagnie, celui qui partage mes jours et mes nuits, celui que tu m’as offert un jour, celui que je refusais d’accueillir pour qu’il ne soit pas orphelin, et que j’ai pris parce tu me promettais de le garder s’il m’arrivait quelque chose, compatissait à mes douleurs. Il sent quand je souffre. Oui, j’avais peur de mourir avant lui, et je suis sûre que c’est lui qui me maintient en vie, qui me fait lutter pour vivre encore avec lui. Nous sommes inséparables, je lui parle comme je te parlais, mon fils, je le prends dans mes bras comme je te prenais dans mes bras, mon fils, comme je te serrais contre ma poitrine, comme je caressais tes boucles blondes, mon fils.

 

Oui, mon grand fils, je me suis levée à 7 heures, au moment où le soleil passait la montagne pour éclairer le lac, puis les Dents du Midi que j’aperçois de ma fenêtre. Ce n’est pas dans mes habitudes de me lever si tôt, je sommeille encore, je compense mes heures d’insomnies, le temps que ma vieille carcasse se mette en mouvement, le temps que mon esprit reprenne goût à la vie. Souvent, je souhaite ne pas me réveiller, m’endormir pour toujours, m’endormir pour ne plus souffrir de cet arthrose qui me bouffe les sangs. Mais j’aime trop la vie, mes enfants, mes petits et arrières petits enfants. Depuis des années, une partie de mon corps m’abandonne, me lance des piques comme un sabre, me fait sursauter de douleurs, mais mon esprit, mon cœur et mon estomac tiennent le coup.

 

Tu ne peux pas imaginer le plaisir que tu m’as fait de venir déjeuner avec moi l’autre jour, de me conduire en altitude, à la pinte d’alpage qui domine ce panorama idyllique. J’étais tout de même déçue que la brume jouait à cache-cache avec nos regards. Tu reviendras bientôt, n’est-ce pas, un jour de grand beau.

 

Je me suis levée à 7 heures, mon fils, pour me préparer, pour me soigner, pour m’habiller, pour me faire belle, tu le sais bien que suis coquette comme je l’étais jeunette, même quand j’étais une pauvrette. D’ailleurs, c’est sans doute à cause de ça que j’ai connu ton père, ce flambeur avait du goût, c’était un bel homme, grand, fort, viril, coureur, un tombeur de nymphettes !

 

Il m’a fallu toute la matinée pour être prête au rendez-vous de 14 heures avec mon médecin. Les gestes sont lents, la tête est ailleurs, je ne savais plus où trouver mes clefs et je n’ai pas eu le temps de déjeuner, c’est dire si c’est pénible de vieillir, toi, mon fils, tu n’as pas encore à surmonter tous ces problèmes dus à l’âge, j’en suis certaine. Il est adorable ce docteur, c’est le meilleur que je n’ai jamais eu, il me comprend, il me reçoit du jour au lendemain car, n’y tenant plus, j’avais même envisagé de me tirer une balle, mais tu le sais bien, je ne suis pas suicidaire, ce serait stupide pour toutes les années qui me restent à vivre et que je désire vivre. Il m’a fait deux piqures, l’une à droite, l’autre à gauche mais, au moment où je te parle, je ne sens aucun effet, peut-être encore quelques heures de souffrance et je serai en meilleur état, bien que je n’y crois pas vraiment puisqu’il m’a dit que mon rhumatisme était en phase terminale. D’ailleurs, son opinion ne m’a pas surprise, car il y a bien longtemps que je le sais mais le bon docteur a mis du temps à le comprendre ou à me le dire.

 

Au retour, ma voisine, la femme de l’ancien gendarme, m’ayant vu claudiquer dans la cour, est venue me trouver. Tu ne peux pas t’imaginer comme ils sont gentils avec moi, plein d’attentions, même que l’autre jour ils m’ont conduit à la montagne où je leur ai offert le repas. Ils rentraient de vacances en Autriche et ils m’ont apporté un gros morceau de jambon que j’ai dégluti séance tenante avec un coup de rouge car j’avais la fringale.

 

Puis, cette nuit, j’ai fait un drôle de rêve. Il était 3 heures 8 minutes lorsque j’ai ouvert les yeux, pour une fois j’avais bien dormi, au moins deux heures de suite, peut-être les piqures… Tout le village savait sans que je le sache que tu m’avais acheté un magasin, oui, un magasin car, le jour de l’ouverture, lorsque tu m’as emmenée sur place, tout le village se pressait devant les vitrines et m’accueillait les yeux écarquillés. Il y avait, contre les murs, plein d’étagères garnies de cahiers, d’enveloppes, de papiers, d’encre, de plumes, de livres, de tout ce qui sert à l’écriture et à la lecture… J’étais interloquée, ne savais que penser de cette farce qui n’en était pas une puisqu’à brûle pourpoint, tu m’as dit : à ton âge, il faut que tu t’occupes, que tu ne t’ennuies plus à la maison, que tu oublies tes douleurs !

28/08/2009

BARS DU MONDE

 

Mon regard a été attiré par la couverture du petit livre ci-dessus...

Je n’ai pas fait le tour du monde et des bars à motocyclette… mais lors d’une balade dans les Alpes de Haute Provence, j’ai fait un détour par le village de BANON, célèbre pour ses fromages de chèvre et surtout pour la LIBRAIRIE LE BLEUET où l’on vient de partout dénicher des œuvres rares ou inconnues que l’on ne trouve pas dans les boutiques marchandes.

 

« D’amour et de vins nouveaux » est un recueil de nouvelles de Pierrick Bourgault paru aux Editions L’iroli. M’empressant de le lire au lit après avoir subit les foudres d’un orage et d’une pluie diluvienne depuis des mois désirée, j’ai découvert que ce bourlingueur de poète publiait sur son site un carnet de voyages et un portfolio photographique des BARS DU MONDE !

 

Pour ne point vous faire saliver davantage, je vous suggère de le découvrir sans modération :

http://www.monbar.net/index.php

 

 

A TOUT SEIGNEUR, TOUT HONNEUR... LES BISTROTS DE MAUSSANE NE SONT PAS EN RESTE !

(Toute ressemblance avec des personnages connus ne serait que pure coïncidence)

 

 

 

Plus près de toi... au Café du Centre...

 

Richard et Aziss...

 

 

 

Pierre et son équipe à l'Adagio

 

 

Le boeuf sur le toit...

 

 

Paul ne boit que du jus d'orange !

 

 

Rolando surveille....

 

 

(Il y a comme du blanc, du vaudois sans doute, qui sépare les commentaires, et ce doit être la censure de la ligue anti-alcoolique... )

 

 

18/08/2009

Fichu réveil, ton rêve fout le camp...

 

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Bronze de Marcel Bouraine, 1920

 

 

Je me suis entrainé à prolonger les rêves… car c’est toujours au moment où il va se passer quelque chose de crucial que le réveil y met fin. Ce sont de petites histoires sans suite ! On reste sur sa faim. Il y a réveil et réveil, celui qui vous permet de sortir en douceur du sommeil et des rêves les plus fous et celui qui vous siffle dans les oreilles, risquant de tout gâcher. Dans les deux cas, surtout ne pas ouvrir les yeux illico mais les maintenir fermés, quitte à froncer les sourcils pour ne percevoir aucune lueur et se souvenir du rêve. C’est plus facile en hiver… Dans ce cas-là, il arrive même parfois que l’on s’endort à nouveau et que l’on retourne dans le rêve. Rare mais sublime !

 

 

Ne comptez pas sur moi pour vous donner une explication onirique du rêve. De savants chercheurs s’y sont attelés sans réussir vraiment à percer le mystère de cette activité cérébrale inconsciente. Tout juste, ont-ils pu établir que le rêve avait lieu dans une phase de sommeil léger par rapport au sommeil profond. Que sa durée est de l’ordre de 15 à 20 minutes… alors qu’en général on en retient que quelques bribes fugaces.

 

 

Les rêves sont parfois répétitifs. Il fut un temps où régulièrement je lévitais, je planais, je volais juste au dessus du sol. Ce fut à ce point intensif qu’en me levant, j’avais le réflexe d’écarter les bras pour continuer à léviter, au risque de m’écraser le nez sur la carpette !

 

 

Mes rêves préférés sont d’ordre sentimental, platonique, érotique aussi. Il me semble que plus je vieillis, plus ils sont au rendez-vous de mes nuits. Inversement proportionnel à une libido qui prend de l’âge !

 

 

Le dernier en date fut particulièrement éprouvant et je vous le rapporte en quelques mots. Cela pouvait être au Liban, peut-être en Iran, en tous les cas dans un pays oriental. J’étais accueilli dans une immense bâtisse qui pouvait être un palais, peut-être des mille et une nuits, que sais-je ? Une cour d’hommes et de femmes entourait le maître de céans qui m’avait convoqué pour me demander conseil sur des questions qui concernaient peut-être la politique ou l’économie… je ne m’en souviens plus. Au moment où j’allais prendre congé, il me retint de manière autoritaire en m’intimant l’ordre de bien vouloir honorer sa fille cadette avant qu’elle prenne époux. Je ne comprenais pas, je tentais de protester, de dire que je ne pouvais aimer sur commande. « Il n’est pas question d’aimer » me dit-il, « tu dois la prendre, c’est dans l’ordre des choses et tu a été choisi pour cela ! » Le regard de l’homme était sans appel. J’étais pris dans un piège. Embarqué dans le complexe d'Oedipe contre ma volonté. Je me sentais vieux face à tant de jeunesse, de grâce et de beauté. J’étais oppressé, mon cœur battait la chamade lorsque, devant l’assistance, elle me prit par la main sans mot dire, sans un sourire, stoïque, déterminée. Elle m’emmena comme un pantin à travers un jardin, gravit un escalier sans fin… C’est à ce moment-là que le téléphone sonna, me délivrant de ce rêve doux et amer, à la limite du cauchemar !

 

(Il y a toujours du nouveau sur le site : Dis, Papy, c'est quoi la crise ?)

http://dispapy.leforum.eu/portal.php

 

 

28/07/2009

Les rencontre du Temps perdu

Chaque été, nous nous rencontrons en famille et entre amis au chemin du Temps perdu.

 

Le soleil, les cigales et parfois le mistral titillent les esprits.

 

Chacun trouve le temps de perdre du temps selon son inspiration.

 

John compose des sérénades et des chansons tristes, puis il passe ses nuits chaudes à les mettre en scène.

 

Margaux et Maxime monopolisent la piscine et s'adonnent à des joutes épiques au babyfoot.

 

Fred, l'homme de l'O, tire des courses à travers le verger et arrose ses oliviers centenaires.

 

La bande des quatre (deux cockers, un labrador et un caniche) font mille facéties, coursent les chats et s'entraînent à faire des petits.

 

Des voisins, des amis nous rendent visite à l'heure fatidique de la partie de pétanque ou de l'apéro.

 

Pendant ce temps-là, Bernadette mijote ses petits plats, des salades du jardin, des flans de légumes, une épaule d'agneau confite et autre clafoutis à faire pâlir un trois étoiles.

 

La nuit des étoiles, le soleil s'est attardé sur la crête des Alpilles, l'irradiant de mille feux, comme pour nous rappeler que c'est lui le metteur en scène !

 

 

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19/07/2009

Dis, Papy, c'est quoi un ministre ?

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Dessin de Daumier

 

-       C’est un homme (plus rarement une femme) qui aime le Président et fait allégeance à sa politique comme autrefois un seigneur le faisait au Roi.

-       C’est un homme à tout faire, corvéable à merci, que l’on recrute en général dans les petites annonces de l’Assemblée nationale, du Sénat ou des grandes écoles parisiennes.

-       C’est parfois un notable local, à l’exemple d’un agriculteur anobli et descendant du marquis de Sade dont le ministère est en relation avec le troupeau des parlementaires.

-       C’est un homme tampon à qui l’on confie un ministère qu’il administre selon les ordres venus d’en haut. Il prend les coups, il est viré d’un jour à l’autre quand ça va mal et parfois, quand il réussi un tour de passe-passe, il a ses entrées au Palais ou promu ministre d’Etat !

-       C’est un homme spécialisé en rien, un pur amateur mais capable de s’adapter virtuellement à n’importe quel ministère sous l’œil vigilant d’une armada de fonctionnaires qui font le boulot à sa place.

-       C’est le détenteur d’un portefeuille dégarni qui crie misère, qui fait la manche auprès de contribuables encore plus pauvres que lui.

-      C’est par exemple un toubib que l’on nomme aux affaires étrangères pour soigner les états d’âmes des dictateurs de pays émergeants à l’aide de potions magiques sonnantes et trébuchantes.

-       C’est par exemple un champion de France motocycliste que l’on place à l’industrie dans l’espoir de niquer les Japonais en redonnant vie aux « Terrot », « Monet-Goyon", « Motobécane » et autres cubes aujourd’hui disparus.

-       C’est une pharmacienne que l’on nomme à la santé et aux sports pour prescrire des antidotes aux coureurs du Tour de France victimes de produits… administrés à l’insu de leur plein gré.

-         C’est une nana chargée de la politique de la ville pour que les putes ne soient plus soumises à des macs.

-         C’est un secrétaire socialiste opportuniste qui adore les magrébins puisqu’il est né à Marrakech.

-         C’est en résumé une quarantaine d’élus par le fait du prince qui ont accepté un bon filon pour soigner leur égo, leur mise et leur devenir.

 

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14/07/2009

Dis Papy, c'est quoi le 14 juillet ?

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- C’est, au matin, une gueule de bois car les beuveries commencent déjà le 13 ! Toutes ces « rafales » nous tapent dans le « crémol » (argot genevois) comme l’invendable zingue de Dassault lorsqu’il passe sur les têtes des cochons de payant.


- C’est brancher la télé sur le coup de 10 heures pour apercevoir un nimbus qui se trémousse sur un véhicule couleur kaki, un de ces blindés qu’on envoi à l’autre bout du monde pour mater les Talibans et autres peuplades politiquement incorrect.


- C’est la « Foire de Paris » où on accueille à la tribune une ribambelle de personnages hétéroclites encadrés par tout ce que Matignon compte de commis-voyageurs pour leur présenter la quincaillerie habituelle. Seule ombre au tableau, les motocyclettes de la flicaille sont japonaises.


- C’est un défilé de mode multicolore, la mise tiré à quatre épingles, à rendre jaloux les couturiers et les cousettes du tout Paris avec, en prime, le salon de la casquette et des médailles militaires.


- C’est une garden-partie organisée par les Restos du cœur où une bande de clodos, des sans-papiers de toutes nationalités dégustent, une fois l’an, la cuisine française sans sushi.


- C’est enfin l’apothéose à la nuit tombante. La tour Eiffel s’embrase de mille feux, de mille explosions comme à Kaboul, du temps de Saddam. Sur une estrade, un exilé, l’enfant prodige du showbiz, offrent à ses milliers de groupies un concert soi-disant gratuit… ce qui ne l’empêchera pas de garnir son compte en banque suisse aux frais des contribuables français !

04/05/2009

L'homme qui parle à l'oreille des chevaux...

Vous avez sans doute deviné de qui il s’agit puisque qu’il fait la une des médias en cette fin de semaine en des termes souvent très élogieux.

Celui que les « Guignols de l’Info » caricaturent souvent de manière grotesque et irrévérencieuse. Celui que « l’enfant barbare » qualifie de « petit maire de Pau » publie un pamphlet-réquisitoire sur le système politique qui sévit en  France depuis deux ans.

En effet, l’homme qui parle  à l’oreille de ses chevaux n’est pas un homme politique ordinaire issu du microcosme parisien qui depuis des décennies snobe la France et les Français. C’est un sage, un pur qui défie le landernau politique en pleine déliquescence.

Ce provincial a les pieds sur terre, il a le bon sens terrien, le respect des valeurs, le sens de l’argent que l’on ne jette pas par les fenêtres de Neuilly ou du 15ème !

Il a conscience que l’origine de la crise que subissent les Français et le monde est le résultat d’une course insensée au profit, au désir pour une minorité de vouloir gagner toujours plus, en un mot de s’adonner à l’adoration du veau d’or au détriment des petites gens.

Ce terrien est à l’image de millions de citoyens d’origine paysanne, devenus citadins à l’insu de leur plein gré pour simplement survivre là où se trouve l’emploi. Ils vont certainement se reconnaître en lui.

L’homme qui parle à l’oreille de ses chevaux propose des choses simples, humaines, pour corriger les déviances accumulées et redonner espoir et confiance à ses concitoyens.

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13/04/2009

Pâques sanglantes !

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C’est ainsi que les Arlésiens roulent les œufs de Pâques…

 

Durant quatre jours, les arènes romaines renouent avec les jeux du cirque, les jeux du sang.

 

Le rituel a changé depuis l’époque des premiers chrétiens qui ont cédé leur place aux toros de combat !

 

Dans leurs habits de lumière… de fiers et intrépides matadors bravent des bêtes fauves venues de l’Andalousie.

 

Même si les émules de El Cordobes risquent leur vie, moyennant un gros chèque, les jeux sont faits.

 

Les toros n’ont aucune chance de rejoindre le toril, ni de panser leurs plaies.

 

Au premier coup des trompettes de la mort, le monstre de muscles subit les assauts du picador sanguinaire qui plante et replante son trident jusqu’à le faire chanceler, lui faire mordre le sable doré.

 

Sur la pointe des escarpins, les  « banderilleros » tournoient autour de la bête et lui picotent la nuque en une danse  macabre.

 

Sous les hourras de la foule, le matador joue avec la vie et la mort, au risque de virevolter dans les airs, d’être piétiné ou encorné.

 

Dans un dernier pas de deux, digne d’un danseur étoile, il plante sa dague et ressort en triomphe de l’amphithéâtre.

 

Ultime humiliation de cette tuerie programmée, on coupera les oreilles et la queue des «  Miura » sous les vivats des Aficionados.

 

Puis, des chevaux de labour traineront les carcasses vers la boucherie des arènes pour être aussitôt dépecées et vendues à l’encan.

 

*****

 

Nul doute que les milliers d’adversaires de la corrida parviendront tôt ou tard à faire interdire ce spectacle barbare, tant en France qu’en Espagne. La ville de Barcelone, qui fut un  haut lieu de la tauromachie, a montré l’exemple en interdisant toute corrida sur son territoire dès cette année.

 

Ce n’est pas le cas à Arles, à Nîmes et dans le Sud-ouest où les « féria » ont la faveur du public et des autorités aussi bien de gauche que de droite. Le journal « La Provence » consacre des dizaines de pages à l’évènement et il est de bon ton que les élus locaux assistent à ce jeu de massacre.

 

*****

 

Tout autre est l’initiative de Monseigneur Jean-Michel di Falco, l’évêque de Gap, dans les Hautes-Alpes de Provence.

A l’occasion de Pâques, il présente dans sa cathédrale la sculpture de Peter Fryer :

 

 

Le Christ et la chaise électrique

 

 

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Cette œuvre crée scandale, choque les fidèles et suscite de vives réactions au sein de la communauté catholique du diocèse. Mgr di Falco a frappé fort et cite une phrase de Serge Gainsbourg :

 

"Si le Christ était mort sur le chaise électrique, tous les petits chrétiens porteraient une petite chaise autour du cou".

 

Pour les non-croyants, cette « Piéta » a une autre signification. Elle rappelle que la peine de mort est en vigueur dans de nombreux pays. Elle rappelle l’existence de conflits, d’attentats, de tueries, de génocides un peu partout sur notre terre.

Ce symbole rappelle que le « Golgotha » perdure de part le monde.

A la différence que les milliers de victimes, souvent innocentes, n’auront pas la chance de « ressusciter » le jour de Pâques comme ce fut le cas, paraît-il, pour un Palestinien, il y a près de deux mille ans.

Elle rappelle l’intolérance, la violence, le racisme, l’hégémonie des puissants sur les faibles, des riches sur les pauvres.

Elle rappelle aussi les propos, les commentaires souvent injustes, malfaisants, injurieux, calomniateurs à l’encontre de personnes de bonne foi.

En un mot, la phrase, la diatribe, l’invective qui tuent !

25/02/2009

La vérité sur le secret bancaire et les paradis fiscaux

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La Suisse n’est pas considérée comme un paradis fiscal que le sont Monaco, le Liechtenstein, Hong Kong, Panama, les Iles Caïmans et compagnie… Il ne faut pas confondre le secret bancaire en vigueur avec l’absence de fiscalité et l’anonymat. Il faut montrer patte blanche pour déposer des fonds dans une banque suisse.

 

Depuis 1977, l’Association suisse des banquiers a établi une Convention de diligence, une mesure permettant d'identifier chaque client, la provenance et l'utilisation des fonds, afin d’éviter le blanchiment d’argent sale. Le droit pénal suisse punit toutes les infractions commises dans le cadre du crime organisé (blanchiment, corruption, fraude, trafic de drogue, trafic illégal d'armes, etc.) La Commission Fédérale des Banques peut en tout temps vérifier si une banque remplit toujours les conditions et, si ce n'est pas le cas, retirer l'autorisation d’exercer son activité et engager des poursuites pénales. En raison du secret bancaire, les banques n'ont, de ce fait, pas le droit de renseigner le fisc suisse ni le fisc étranger.

 

En revanche, grâce à son forfait fiscal, la Suisse, attire les très grandes fortunes ayant leurs revenus hors du pays. Le forfait fiscal est un mode de calcul d'impôt simplifié où le montant à régler par le contribuable est calculé sur la base d'une somme fixe ou d'un simple pourcentage, de l’ordre de 2 à 3% seulement sur ses gains. Personnellement, je trouve cette pratique amorale, d’autant plus qu’elle crée une discrimination avec les Suisses qui ne peuvent en profiter. Le canton de Zurich vient de supprimer cette opportunité lors de la votation populaire du 8 février 2009. L’hypocrisie atteint son comble lorsqu’un champion sportif domicilié en Suisse est sur le podium et que l’on joue l’hymne national de son pays d’origine. C’était le cas de Prost, de Schumacher et de Noah.

 

On ne peut nier que la Suisse profite de son réseau bancaire, de sa discrétion et de la solidité de sa monnaie. Mais pour bénéficier des avantages d’un paradis fiscal, il faut créer une société « Offshore », une entité juridique qui sera domiciliée, en principe, outre-mer ou à Monaco…

 

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Il suffit de requérir les services d’un bureau spécialisé qui se chargera de le faire. À Paris, l’un de ces organismes a pignon sur rue et un site Internet décrit les avantages : pas d’impôt sur les sociétés, pas de T.V.A, pas de droit de succession, pas d’obligations administratives, pas de comptabilité à présenter, pas de capital minimum, une garantie d’anonymat.

www.france-offshore.fr

www.cib-offshore.com

 

Ni plus, ni moins que le paradis ! Ces sociétés-écrans sont surtout utilisées pour dissimuler l’argent noir, les fraudes fiscales, les commissions, les licences ou même les droits d’auteur. On estime à plus de deux millions le nombre de ces sociétés-écrans domiciliées dans une soixantaine de pays. La plupart ont été créées à l’instigation des banques pour elles-mêmes et pour leurs clients.

 

Un paradis qui ressemblerait plutôt à l’enfer si les Etats intervenaient pour lutter contre cette pratique qui les prive de rentrées fiscales importantes. En France, on estime à 50 milliards d’euros l’évasion annuelle vers les paradis fiscaux. À croire que les politiciens sont de mèche avec les filous.

24/02/2009

Barack Obama en Provence?

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Photo AFP

 

Cette photo, parue lundi matin dans le journal « La Provence » , donne à penser que le président américain a passé le week-end dans les parages du moulin d’Alphonse Daudet.

Au bistrot, à l’heure du petit noir, certains allaient jusqu’à dire qu’il avait rencontré secrètement son homologue français au village des Baux de Provence… Que ne ferait-on pas pour juguler la crise !

Déception au moment de lire l’article où l’on apprend que ce « Moulin de Provence » se trouve à Ottawa, créé par un varois, Claude Bonnet, qui régale les canadiens et le président des Etats-Unis avec des confiseries françaises !

Une pâtisserie vaut bien un fromage, même un roquefort, banni du temps de l’ancien président US.

 

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Une Aixoise, Alix Tabet, aux côtés de Barack Obama

 

13/02/2009

L'addition des crises...

 

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(à ne pas pas confondre crises avec cerises, ce dessin représente la commutativité de l'addition¨)

 

Tout a commencé par une crise boursière qui germait depuis quelque cinq ans pour éclater en pétales de malheurs à l’automne 2008.

 

Elle engendra une crise financière mondiale, un effondrement du système bancaire international, où plus personne ne savait à quel banquier se fier. Des enseignes prestigieuses, accrochées aux fiers buildings de Manhattan, s’éteignaient l’une après l’autre en un gigantesque court-circuit. L’arc électrique franchissait l’atlantique pour bouter l’incendie aux quatre coins de la vieille Europe jusqu’au cœur de la City, de Paris, de Francfort, brûlant au passage les gnomes de Zurich.

 

Les pseudo-économistes, enfin réveillés par le tocsin, annonçaient, dans un désordre indescriptible, l’arrivée imminente de la crise économique. Et chacun de dire ce qu’on aurait dû faire au lieu de n’avoir rien fait ! Pardi, une bonne crise, ça ne fait pas de mal, ça secoue le cocotier, ça se soigne et ça repartira comme avant. Il suffit que les Banques centrales, les Etats fassent marcher la planche à billets pour venir en aide à ces pauvres capitalistes démunis quand l’hiver fut venu.

 

C’était sans compter avec la crise de la consommation ! Parbleu, on l’avait oublié celle-là. Et que je te fabrique des millions de bagnoles, que je te délocalise à tout va, que je t’importe des containers par milliers des pays émergents. Toute cette masse de consommateurs, on en fera notre affaire. Elle travaille plus, elle gagne plus, donc elle dépense plus, CQFD !

 

Comble de malheur, en voilà encore une de crise qui pointe le bout de son nez avec insistance : la crise de confiance !

Parce que l’on a mis au pouvoir un gringalet dépassé par ce qui arrive, parce qu’il agit au coup par coup, sans concertation. Parce que les banquiers et les industriels lui dansent sur le ventre. Parce que ce roitelet dit tout et son contraire, parce que le peuple, les chômeurs, les smicards, les enseignants, les fonctionnaires ne lui font plus confiance.

 

Qu’il s’en aille ! Pour reprendre confiance.

10/01/2009

La presse purée...

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L’hebdomadaire VOICI fait la une de sa page numérique en publiant, en premier, dit-il, les photos de la petite Zohra, le bébé de qui vous savez. Du coup, on se dit qu’un photographe malin a réussi à soulever le lange immaculé de la conception pour croquer dans l’objectif une petite blonde aux yeux bleus, des fois que les gènes se soient mélangés les pinceaux avec pour résultat l'inversion des couleurs.

Curieux s’abstenir. Vous ne verrez rien d’autre qu’un petit paquet blanc aperçu depuis trois jours à la télé. Pour en avoir le cœur net, je me suis précipité à la Maison de la presse pour chiper l’édition papier de la dite feuille de chou. A voir la mine déconfite des mémères du quartier, j’ai vite compris qu’il n’y avait rien à voir. Le « people » du vendredi manquait à l’appel, sans doute croupissant dans un camion à cause de la neige provençale…

Les affaires sont les affaires, comme celle d’un publicitaire astucieux qui a réussi à placarder son annonce tout à côté de celle des Dati, mère et fille, intitulée, je vous le donne en mille, : « Comment perdre 5 à 25 kg en une semaine », en ajoutant que le traitement fait une « percée » étonnante en Europe. Rien de vaut une bonne césarienne pour maigrir en 5 jours !

24/12/2008

Les treize desserts...

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Aquarelle de Léo Lelée

 

 

En Provence, le dîner de la veillée de Noël s’appelle le Gros Souper. En réalité, c’est un repas maigre, sans viande rouge, ni canette, faisan ou bécasse. Restons light pour la messe de minuit.

 

L’aigo boulido, de l’eau bouillie dans laquelle on plonge de l’ail et de la sauge. Parfois une soupe de pois cassés ou de lentilles. En guise de poisson, Mistral préfère la morue aux câpres. Du côté de Martigues, l’anguille à la broche, à Marseille, une daube de poulpes. Dans les Alpilles, « li cacalaou » se dégustent avec l’anchoïade. Plus frugal que ça, tu meurs !

 

C’est sans compter avec les treize desserts. Pas superstitieux pour un sou les Provençaux. La fougasse, la pompe à huile d’olive, pardi. Nougat blanc et noir vous fixe le dentier. Mais gare aux amandes, aux noisettes et aux noix. De l’exotisme avec les dattes de Tunis, la figue de Fatma et les raisins de Corinthe.

Du monde latin et ibérique, les oranges, les mandarines et les melons verts. Une pomme et une poire couleur locale. Le pruneau et l’abricot font dans le sec. Une palette de confiseries à faire saliver la servante du curé : calissons, fruits confits, pâte de coing et d’amandes, papillotes et autres chocolats. La boîte à biscuit regorge de croquets, de navettes, de merveilles, de massepain et de macarons.

 

Treize desserts… pensez donc, les Provençaux ne comptent pas

 

Joyeux desserts à vous tous.

 

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