alpilles13 ALPILLES13

24/12/2009

Mon cadeau de Noël...

Le récit que je publiais en décembre 2005 aux Editions L’Harmattan intitulé :

Je crois en Dieu, moi non plus…

Vous est offert gracieusement en lecture numérique et en téléchargement sous le lien :

http://fr.calameo.com/read/000120511468fbc0d6e28

Présentation de l'éditeur


Dans les années cinquante, Alex décide, à douze ans, de faire ses classes littéraires, en internat, au petit séminaire des Pères blancs. Avec quelques camarades qui se destinent, comme lui, à devenir missionnaires, ils forment une coterie. Au fil des années, Alex se met à douter progressivement de ses croyances religieuses et de sa vocation. Ce petit livre n'a pas la prétention philosophique de traiter du passage de la croyance à l'incroyance. Il faut le considérer comme un témoignage romancé et en partie vécu.

Extraits :


"Ni Dieu, ni la Vierge ne me manquaient ; au contraire, j’étais libéré, serein, je faisais table rase de toutes ces balivernes et ne ressentais aucune acrimonie envers tous ceux qui me les avaient enseignées dès mon enfance. Pas nécessaire d’être croyant pour être en paix avec soi-même, respecter l’être humain, l’aimer."

"Je n’ai pas crié sur les toits ma conversion mais j’acceptais volontiers d’être le mouton noir de la famille ! Autant j’avais été volubile sur ma croyance, autant j’étais discret sur mon incroyance. Par pudeur, sans doute, mais surtout pour ne pas choquer mes proches et initier des controverses et des débats stériles. A chacun de faire son chemin de croix, s’il le désirait, pour trouver la vérité. Il y a bien eu quelques âmes charitables et incrédules pour me prédire, le moment venu, une remise en cause de mon athéisme, un mariage en grandes pompes et un enterrement de première classe, à la cathédrale de Sens, bien sûr !"

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04/11/2008

22 novembre 1963 - Assassinat de John Fitzgeral KENNEDY

 John_F__Kennedy_motorcade__Dallas.jpg

 

Dans quelques heures, nous apprendrons l'élection de Barak Obama, un démocrate, à la présidence des Etats-Unis.

Il y a 45 ans, en novembre, un autre Président charismatique était assassiné à Dallas: John (Jack) Fitzgerald Kennedy.

Voici un extrait de mon prochain livre à paraître dont Jack est l'un des protagonistes.

 

Quand le réveil sonna, John venait de se rendormir. Il n’avait quasiment pas trouvé le sommeil tout au long de la nuit précédant son mariage civil qui devait avoir lieu en fin de journée. D’heure en heure, il ressassait des idées contradictoires, ne sachant si au moment décisif il prononcerait un oui ou un non.

 

C’est ainsi que le vendredi vingt-deux novembre 1963, aux alentours de 20h30, heure locale dans un petit village helvétique, JFK, John Ferdinand Kohler comparaissait devant l’officier d’état civil pour se faire mettre la corde au cou et la bague au doigt par une demoiselle qu’on appellerait « madame »quelques instants après.

 

Compte tenu du décalage horaire entre le Texas et la Suisse, au moment où John s’apprêtait à prononcer le oui fatal, le cortège du président Kennedy pénétrait dans la ville de Dallas vers 12h25…

 

De retour à la ferme des beaux parents, John reçut un choc : un flash de la radio annonçait que le Président John Fitzgerald Kennedy, JFK, venait d’être assassiné à Dallas, ce même vendredi à 12h30, heure locale dans l’Etat du Texas.

 

Le bruit des coups de feu effraya des pigeons qui s’envolèrent au-dessus de Dealey Plaza. Une première balle traversa la gorge de Jack, la deuxième l’atteignit en pleine tête. Personne ne remarqua l’âme de JFK qui s’élevait dans le ciel bleu de Dallas ! Aucun témoin « crédible » n’aperçut le deuxième tireur... planqué à l’opposé du premier !

 

Ce vendredi vingt-deux, qui n’était pourtant pas un vendredi treize, aurait dû être rayé du calendrier tant pour John que pour Jack. Il n’y avait pourtant aucune commune mesure entre cet événement de portée mondiale, la mort brutale du Président des Etats-Unis, l’homme le plus puissant du monde, et au même instant le mariage d’un inconnu quelque part dans la vieille Europe. L’assassinat de JFK, en pleine période de guerre froide et de la guerre du Viêt-Nam, pouvait avoir des répercussions catastrophiques sur l’ensemble de la planète, hypothéquer l’avenir de millions d’êtres humains, pour ne pas dire des milliards ! Alors que le mariage de John allait, tout au plus, changer la vie de deux ou trois personnes.

 

La veille, de l’autre coté de l’Atlantique, Jack était arrivé à l’hôtel « Texas » de Fort Worth en compagnie de son épouse Jackie, son faire-valoir, qu’il avait convaincue de l’accompagner dans cet Etat en partie hostile au Président démocrate. Ce déplacement s’inscrivait dans le début de sa campagne pour sa réélection en automne 1964 qui était loin d’être assurée. Le matin, au lever, Jack n’était pas content de se retrouver au Texas, il éprouvait comme un pressentiment, craignait le geste d’un fou, d’un tireur isolé. Mais il aimait la foule, son public, ses électeurs depuis ses premiers pas en politique, en 1946, lorsqu’il brigua à Boston le mandat de député au Congrès, et qu’il fut élu haut la main au premier round des primaires.

 

A cette occasion, Jack avait été le premier à inaugurer ce que l’on appelle aujourd’hui la politique de proximité. Le soir, à la sortie des bureaux et des usines, Jack, le riche fils à Papa montait dans un tramway (habituellement il roulait avec la Rolls-Royce de son père), tendait la main aux voyageurs en leur disant : « Bonsoir, je suis Jack Kennedy ». Il s’enquérait de leurs problèmes et débitait son programme électoral !

 

Ce vingt-deux novembre funeste, malgré ses prémonitions, JFK refusa la voiture blindée, que le service de sécurité voulait lui imposer, pour la Lincoln décapotable qui lui permettait d’être bien visible par la foule de Dallas.

 

John demeura, toute la soirée et une partie de la nuit, planté devant la télévision à regarder les reportages en provenance de Dallas et des Etats-Unis. Il était bouleversé par l’assassinat de son ami. Il se sentait orphelin pour la deuxième fois, bien que son père de sang vivait en un lieu qui devait s’appeler quelque-part !

 

Des commentateurs se succédaient sans arrêt, apportant chacun leur version des faits, se perdant en conjectures sur les auteurs de cet attentat. Des hommes politiques de tous bords versaient des larmes de crocodile en disant tout haut exactement le contraire de ce qu’ils devaient penser. Très vite, on annonça que l’assassin venait d’être arrêté : un certain Lee Harvey Oswald. Un autre speaker mentionna que le nouveau Président Johnson avait prêté serment dans l’avion qui ramenait la dépouille de Kennedy à Washington. Le film des événements passait et repassait puis l’on diffusa une rétrospective de la vie du défunt, de ses campagnes, de ses discours, de ses rencontres avec les chefs d’Etat de la planète.

 

La prémonition de mourir jeune, d’être abattu par un tireur fou, dont Jack lui avait parlé, s’était donc réalisée. John ne pouvait y croire... Au lieu d’aller au Texas, Jack eût mieux fait d’assister « incognito » au mariage de son ami programmant, par la même occasion, un déplacement officiel en Europe. John pensait à ses enfants, Caroline et John-John, à sa femme Jackie assise près de lui au moment du drame.

 

Qu’allait devenir l’Amérique sans ce Président charismatique qui avait entrepris des réformes controversées qu’il ne pourrait mener à terme ? Quelles répercussions la mort de Jack aurait-elle sur l’avenir du monde, sur son équilibre précaire fondé sur la terreur des ogives nucléaires ?

23:51 Publié dans Histoire | Tags : kennedy, assassinat | Lien permanent | Commentaires (0)

11/05/2008

Le code noir...

L'éditorial de Yvan Levaï sur France-Inter, ce matin, mentionnait une exposition qui a lieu à Nantes sur le Code noir.

 

Je ne résiste pas à vous proposer un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre, sur ce sujet d'actualité:


Le Code noir. Le Code noir (texte intégral) est un recueil d'une soixantaine d'arti
cles promulgués en 1685 sous le règne de Louis XIV, et a été publié plusieurs fois, notamment au XVIIIe siècle. Il rassemble toutes les dispositions réglant la vie des esclaves noirs dans les colonies françaises des Antilles (en 1685), de Guyane (à partir de 1704) et de l'île Bourbon (en 1723). Il a servi de modèle à d'autres règlements utilisés dans d'autres colonies européennes. Il a également pour objet l'expulsion des juifs[1].Le 4 février 1794, la Convention républicaine décrète l'abolition de l'esclavage, appliquée à l'archipel de la Guadeloupe mais ni en Martinique, occupée par les Britanniques, ni à la Réunion et à l'île Maurice par refus des autorités locales. Le 17 juillet 1802, Richepance rétabli de manière déguisée le Code noir à la Guadeloupe. Ce n'est que le 4 mars 1848 que l'esclavage est aboli définitivement, et le Code noir ipso facto caduc.

Louis XIV, monarque absolu, souhaitait étendre son pouvoir sur l'ensemble des colonies françaises. Le Code noir s'inscrit dans l'ensemble des ordonnances de son ministre Colbert, bien qu'il ait été mis en vigueur après la mort de celui-ci par son fils, Jean-Baptiste Colbert, Marquis de Seignelay.