alpilles13 ALPILLES13

09/03/2016

Vive le code du travail

carnet_travail_offert-150.jpg

On dit tout et n’importe quoi à propos de la réforme du droit du travail. Une chatte n’y trouverait pas ses petits et le « travailleur » encore moins. D’ailleurs, on ne lui a pas demandé son avis et zut pour les syndicats qui ne présentent que 8% de la masse des travailleurs, autant dire des peanuts qui font grincer les rouages de la paix sociale.

Un vrai casse-tête la cure d’amaigrissement du Dalloz, un bouquin rouge – comme le Michelin – disponible en plusieurs versions de 45 à 180 euros pour le Méga Code de 3580 pages ! Le cher Désiré Dalloz a fait son chemin depuis 1845 puisqu’il fait partie d’un groupe privé totalisant 400 millions de chiffre d’affaire, 2200 employés dont ne sait s’ils sont en CDI ou en CDD !

Quelques pistes sur cet avant-projet visant à instituer de nouvelles libertés…

Le temps de travail peut passer jusqu’à 12 heures par jour, ce qui permet d’avoir deux patrons de trois jours dans la semaine de 6 jours, le septième étant, comme de bien entendu, celui du Seigneur, à choisir : le vendredi pour les musulmans, le samedi pour les juifs et le dimanche pour les chrétiens. Voila une idée qu’elle est bonne pour doubler le smic !

Les heures sup, ça se discute ! Pas moins de 10% et pas plus de 25%, question d’accord de branche en branche, selon le désir de l’entreprise !

Indemnités de licenciement. Ça c’est un truc vicieux qui pousse les patrons à faire des CDD plutôt que des CDI depuis l’introduction de cette indemnité légale en 1967. Je fais le con, je suis vidé presto-subito, je touche mes trois mois minimum et rebelote !

Les accords suspensifs. Encore un cadeau aux entreprises - en plus de 40 milliards - qui pourront « moduler » les salaires et le temps de travail comme bon leur semble.

 

Une poire pour la soif. On va les consulter ces chers travailleurs, par référendum, ils auront ainsi voix au chapitre. Puis, on les gratifiera d’un compte personnel d’activité avec en prime, pourquoi pas, « la médaille du travail » en fin de carrière !

Une réforme fourre-tout ? C’est en tout cas l’impression que donne ce projet, concocté à la va-vite, qui fait la part belle au patronat plutôt qu’aux salariés. Un coup de poker-menteur d’un président aux abois pour n’avoir pas réussi son projet utopique : stopper le chômage.

Qui c’est qui va décider ? Un millier de pauvres mecs corvéables à merci : ministres, oligarques, députés, sénateurs, cumulards qui gagnent à peine 7 à 8000 euros, plus quelques frais de bouche et de va-et-vient. Et s’ils mettent les pieds au mur, on leur refilera le 49.3 dans les gencives.

29/02/2016

Le livre du mois de Fred Oberson

Autoédition. Sélection Prix Concours : Il aime titiller le lecteur, l’inciter à réfléchir, à se poser des questions sur le pourquoi et le comment de notre existence. Et les lecteurs ont adoré ça ! Ils ont soutenu son roman De l’Esprit à la Chair, élu Sélection de février et ainsi nominé au Prix Concours monBestSeller de l’auteur indépendant 2016. Rencontre avec Fred Oberson,

Fred Oberson fait partager sa rage d'écrire sur monBestSeller

Vous avez d’abord écrit des essais politiques, comment et pourquoi êtes-vous venu au roman ?

À l’époque, l’essai politique était un vecteur pour dénoncer, provoquer, contester la société ! D’autant plus, si vous aviez été un élu d’opposition ou leader d’un mouvement – indépendantiste, par exemple ! Maintenant, les réseaux sociaux sont bien plus performants, la riposte est immédiate. Ce qui n’empêche pas le dernier des politicards de faire son livre pour acquérir ses lettres de noblesse : « mon mari est écrivain ! ».
Lors des manifestations de la place Tian'anmen à Pékin, en avril 1989, j’ai commencé à écrire en temps réel un reportage romancé… faute d’être sur place ! Je ne suis pas journaliste, mais j’ai une estime sans borne pour ces reporters qui travaillent au prix de leur vie.
Le roman permet de jouer sur les deux tableaux : la réalité politique, sociale et la fiction qui donne libre cours à votre imagination

Dans votre roman De l’Esprit à la Chair, vous racontez les colonies, la guerre d’Indochine, d’Algérie… Quelle est la part d’auto biographie ?

Je le dis dans le synopsis : ce roman décrit le passage de la croyance à l’athéisme et j’ajoute sans prétention, philosophique. C’est pour l’essentiel, une histoire vécue par l’auteur dans les années cinquante/soixante avec en parallèle la perte de l’empire colonial, des mutations - pour ne pas dire amputations - qui alertaient la jeunesse.
Je me suis attelé à incruster la fiction à la réalité. C’est ça le récit romancé ! Cette période de bourrage de crâne, de foi, de doute, une épreuve quasi quotidienne, entremêlée par la découverte de la chair, de l’amour fou, d’une sexualité débridée, puis le déclic final, le retour au calme, à la mélancolie. En ayant eu l’idée de livrer cette tranche de vie à mes lecteurs, j’ai forcément rafraîchi ma mémoire.

Vous relatez ces faits réels, mais vous y apportez un sens, une réflexion personnelle… Vos lecteurs ont d’ailleurs apprécié la juxtaposition de souvenirs et de réflexions philosophiques. Souhaitez-vous faire passer des messages ?

Je n’ai pas de message personnel à faire passer, plutôt titiller le lecteur, l’inciter à réfléchir, à se poser des questions sur le pourquoi et le comment de notre existence. Le peuple est amorphe, il est inféodé dès l’enfance à des dogmes, à des croyances et des pratiques stupides pour le maintenir dans un carcan, le dominer.

Votre roman raconte aussi le passage de la croyance à l’athéisme. Pourquoi avoir choisi la forme romancée ?

Ras-le-bol de tous ces philosophes qui utilisent des mots savants pour expliquer des choses simples. Illisibles leurs thèses pour le commun des mortels. En revanche, le récit romancé permet d’atteindre un large public. Pour assener la folle histoire de Jésus, les évangélistes n’ont-ils pas eu recours à la fiction, à la fable et au roman ? Et ça marche plus que jamais au 21ième siècle ! (Dans les trois religions monothéistes).

Vous dites cultiver les oliviers et l’écriture. Pouvez-vous nous en dire plus…

Je pourrais écrire un conte à la manière d’Alphonse Daudet : Il y a plus d’un quart de siècle, un helvète, battant la campagne, découvre un petit mas ancien au pied des Alpilles à 4km des Baux-de-Provence. Avec, de part et d’autre de la bâtisse, un verger d’une centaine d’oliviers et un autre d’abricotiers qu’il faut tailler, griffonner, engraisser au printemps, arroser, combattre la mouche en été pour espérer récolter l’or des Alpilles en automne. Il faut les aimer ces oliviers, je vous jure, pour avoir la patience de faire la navette cinq/six fois l’an jusqu’au jour de la retraite ! Et l’écriture, pardi, c’est la cerise sur le gâteau après une journée de labeur aux champs.

Après avoir été plusieurs fois édité, pourquoi publier aujourd'hui de nombreux écrits sur monBestSeller ?

J’ai été édité a deux ou trois reprises par un grand éditeur : Pygmallion, Paris et Jacca Book, Milan. D’autres fois, par des associations ou de petits éditeurs locaux. Pour eux, le problème c’est la diffusion au-delà de leur rayon et la couverture médias. L’un de mes derniers livres, Les Alpilles au pas de l’âne, a connu un vif succès local grâce à la presse, la radio, FR3 et au Festival des Alpilles. J’ai la rage d’écrire, je ne peux m’en passer et si, en plus, je suis lu… c’est le pied !
J’ai donc découvert monBestSeller le jour de Noël 2015 et aussitôt j’ai publié un texte. La conception de ce site est remarquable, bravo à ceux qui tirent les manettes ! Les commentaires sont un peu flatteurs mais pertinents et je m’empresse d’y répondre. En dehors de textes inédits, je vais publier mes anciens livres en poche mBS !

Que vous inspire d’avoir été élu Sélection mensuelle de février et d’être ainsi nominé pour le Prix Concours monBestSeller de l’auteur indépendant 2016 ?

Je suis aussi confus que si j’avais reçu le Goncourt ! Vous êtes très gentils d’élire un vieux scribouillard narrant ses souvenirs de jeunesse.
Je n’ai plus le choix, vous m’incitez à relire le poète Nicolas Boileau (1636 - 1711) et en prendre de la graine :

     "Avant donc que d'écrire, apprenez à penser.
     Ce que l'on conçoit bien s'énonce clairement,
     Et les mots pour le dire arrivent aisément.
     Hâtez-vous lentement, et sans perdre courage,
     Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage,
     Polissez-le sans cesse, et le repolissez,
     Ajoutez quelquefois, et souvent effacez."
     L'Art poétique

Propos recueillis par Isabelle de Gueltzl

Le livre :

http://www.monbestseller.com/manuscrit/4848-de-lesprit-a-...

22:22 Publié dans Livres | Lien permanent | Commentaires (0)

27/01/2016

Offrons-leur des poupées gonflables !

Depuis la nuit tragique du 31 décembre à Cologne, nous sommes peu à peu mis au parfum de ce qui s’est réellement passé. La police allemande parle d’une pratique d’harcèlement sexuel collectif appelé «Taharrush gamea » : un cercle intérieur attaque la victime alors que le cercle extérieur distrait les gens alentour.
L’harcèlement, l’agression sexuelle, le viol sont des sujets tabous, honteux, que l’on dissimule, que l’on ne parle qu’à mots couverts. Combien de femmes gardent ce secret toute leur vie ? Sont-elles prises au sérieux au commissariat de quartier ?


Dans le cas de Cologne, les autorités n’ont eu de cesse de minimiser la gravité des événements afin de contenir le racisme à l’encontre des immigrés musulmans. Jusqu’à la maire de cette ville indigne qui exhorte les habitantes de Cologne à «s’adapter à ces genres de comportement », afin de faciliter l’intégration des migrants. Pas un mot à l’égard des centaines de femmes violentées qui ne sont pas les bonnes victimes, que leurs agresseurs ont des circonstances atténuantes, qu’elles doivent prendre sur elles !

« Marianne » n’y va pas de main morte pour dénoncer l’attitude des néoféministes françaises qui n’ont pas réagi dans l’immédiat, puis se sont fourvoyées dans une dénonciation du racisme, minimisant les violences subies. Clémentine Autain, élue du Front de gauche, a sans doute oublié qu’elle a été victime d’un viol ! La gauche avance à pas comptés alors que le FN se fait des gorges chaudes de ce pain bénit.


Elisabeth Badinter le dit clairement : « ce n’est pas aux femmes qu’il faut donner des leçons de maintien, mais aux agresseurs, qui ne sont pas de culture européenne, de leur exposer ce que l’on peut faire ou ne pas faire dans nos pays, notamment vis-à-vis des femmes »

D’abord un manuel de savoir vivre avant le dictionnaire de la langue du pays. Et pour les fous du sexe, une poupée gonflable et un abonnement aux bordels qui sont légion en Allemagne !


Droit dans ses bottes, Manuel Vals a estimé chez Ruquier qu'il ne pouvait y avoir « d'«explication» possible aux actes des djihadistes », provoquant un raz de marée de protestations. Voilà à quelle sauce nous sommes mangés par le « sociologue » en chef de la République ! Sans doute, retournera-t-il sa langue pointue deux fois dans sa bouche avant d’émettre le même avis sur les violeurs.


Voici quelques témoignages qui font froid dans le dos :


« Les femmes non voilées réclament le viol » -Shahid Mehdi, mufti au Danemark
« les femmes qui ne se voilent pas et qui se permettent d’être de la chair non couverte sont en faute si elles sont violées. » -cheikh Taj al-Din al-Hilali, mufti d’Australie.
« Les femmes norvégiennes devraient prendre leur part de responsabilité » –Unni Wikan, professeur d’anthropologie
(Il ne préconise ni la punition des auteurs ni le rejet de la théologie islamique qui rend légitime de tels abus des femmes. Mais recommande aux femmes norvégiennes de se voiler)


« Ça n’est pas aussi grave de violer une Suédoise que de violer une fille arabe. Elles ne sont probablement pas vierges de toute façon. Alors que la fille arabe aura des problèmes avec sa famille. Ce sera une source de honte pour elle. C’est important qu’elle reste vierge jusqu’au mariage. C’est presque trop facile de se taper une Suédoise. Beaucoup de garçons immigrés ont des copines suédoises quand ils sont ados. Mais quand ils se marient, ils prennent une femme convenable, de leur culture, et qui est vierge. Et c’est ce que je vais faire. Je n’ai pas beaucoup de respect pour les Suédoises. Elles se font sauter sans arrêt.« - Hamid, résident en Suède.


Tout ceci prend du sens lorsque l’on sait que le coran autorise les musulmans à réduire les femmes non-croyantes en esclavage et de les abuser sexuellement (Sourate 4 :24-25). Il faut aussi savoir que leur prophète (qu’ils voient comme un exemple à suivre) n’a pas lésiné sur les viols lors de ses nombreux pillages.


Pour certains migrants fraîchement débarqués, l’Europe est le continent de la liberté, ce qui signifie que tout est permis, puisque les femmes sont libres et pas voilées. D’ailleurs, des études tendent à prouver qu’il y a beaucoup moins de viols dans les pays musulmans. Est-ce parce que dans la loi traditionnelle islamique, le viol ne peut être prouvé que lorsque quatre hommes jurent qu’ils étaient témoins du viol (Sourate 24 :4,13) ? Au Pakistan : 75% des femmes emprisonnées sont derrière les barreaux pour le crime d’avoir été victimes de viol. Comme à Cologne, on inverse le rôle des victimes !

16/01/2016

Roman de Fred Oberson

 

« Trop jeune pour moi »

 

Dire que l’auteur a le sens du récit et du non-dit serait un pléonasme tant Fred Oberson sait nous mener où il veut, en nous laissant imaginer ce que l’on veut ! Son style précis, sobre, un peu détaché, comme s’il contait la scène vue de haut, dit l’essentiel, nous laissant le superflu. Regard un peu ironique, mémoire certainement partiale, comme le sont parfois les souvenirs de quelqu’un qui ne cherche plus à prouver quoi que ce soit à qui que ce soit, « Trop jeune pour moi » dit avec brio les démons de midi d’un homme qui s’amuse de tous ses succès : littéraires et donjuanesques. Les lecteurs de monBestseller vous le recommandent.
 
Roman-Fred-Oberson-Trop-jeune-pour-moi-Lire-gratuit-best-seller
 
Une invitation à plonger dans le roman de Fred Oberson à lire gratuitement ou à télécharger sur monBestSeller

Lire le roman le + « Don Juan » de la semaine !

Trop jeune pour moi de Fred Oberson

Synopsis

Un homme, qui se dit trop vieux pour elle, regarde nager nue dans sa piscine, la fille de sa voisine. Il la dévore des yeux, relevant la tête de son cahier d'écriture où il adapte le scénario du film tiré de son roman. D’un air détaché, il nous raconte cet été-là en Provence, entre cette naïade, sa mère et l’actrice principale de son film.

L’auteur Fred Oberson

L’auteur Suisse au nom qui sonne suédois, s’est installé en Provence où il cultive les oliviers et l'écriture. Il dit de lui qu’il a n’a plus l’âge, le temps et le talent… pour « écrire de gros bouquins ». Il excelle dans le format court, il lui arrive d’avoir les larmes aux yeux en écrivant certaines scènes et, entre deux, s’échappe dans les Alpilles sur son gros cube.
Il dit aussi : « Le lecteur est le personnage principal du narrateur, car c’est pour lui qu’il écrit ! »
Auteur d’essais, récits, romans et nouvelles. Membre du Club de la Presse de Marseille

Ce sont les lecteurs qui en parlent le mieux

"Vous en faites une jolie romance sous les oliviers du soleil de Provence qui met en lumière les démons « du Midi », je voulais dire « de midi » du personnage." Mary Cousin

"J’ai aimé votre écriture… troublante. Mature. Qui ne s’embarrasse pas de détails, de descriptions ou d’adjectifs superflus. Qui jongle brillamment avec le présent, le passé, le futur. Qui laisse un peu partout au fil des pages des parts de mystères. Comme si l’auteur demandait au lecteur de deviner ce qu’il lui serait trivial de révéler." Palamède

"On est pris par la fiction, bien sûr, c’est très bien écrit, tonique, sobre, littéraire, on est curieux de suivre le déroulé, on s’autorise ici ou là un avis sur la moralité ou la morale de l’histoire, mais on lutte pour ne pas essayer de percer que « seuls les noms des personnages ont été modifiés »" Chris Martelli, membre de mCL, le club de lecteurs de monBestSeller

Lecteurs, pensez à laisser un commentaire après votre lecture !

Les auteurs partagent ici gratuitement leurs écrits et apprécient beaucoup vos retours, vos avis, vos conseils éventuels... C'est précieux pour eux. En tant que lecteur vous faites vivre cette grande communauté d'auteurs et de lecteurs qu'est monBestSeller. Merci à vous.

16:50 Publié dans Livres | Lien permanent | Commentaires (0)

09/01/2016

Les vœux du Monarque de l'Elysée

 

7781104852-francois-hollande-lors-de-la-presentation-de-ses-voeux-pour-2016 7781104852-francois-hollande-lors-de-la-presentation-de-ses-voeux-pour-2016

 

Ça commence le 31 au soir pour le bon peuple, à l’heure de l’apéro au champagne pour les nantis, du mousseux pour les smicards et les chômeurs, du gros rouge pour les SDF. Combien sont-ils à se planquer devant la télé pour suivre les élucubrations d’un président-monarque se délivrant un satisfecit pour l’année écoulée ? Et des promesses, encore des promesses démagogiques pour l’année à venir, sachant qu’il ne pourra les réaliser. « Je suis fier de vous », dit-il aux Français qui ne lui retournent pas le compliment !

Ce va-en-guerre sans munition a changé son fusil d’épaule, pour être précis de la gauche à la droite. Pas évident de faire mouche l'arme à gauche, sauf pour les ambidextres ! Ce n’est plus le chômage qu’il cible, où il a fait chou blanc sur toute sa ligne de tir depuis trois ans, mais son nouveau cheval de bataille est la sécurité et la lutte contre le terrorisme avec l’appui des sbires de l’ex… On ne peut que lui souhaiter de réussir, malgré les atteintes à la liberté et aux Droits de l’homme que ses mesures, prises à la va-vite, vont engendrer.

Cette pratique des vœux présidentiels est désuète, pour ne pas dire de tendance royaliste. D’autres chefs d’Etats le font-ils, et avec autant d’emphase ? Cependant le discours télévisuel ne suffit pas, et d’inviter dans les salons de l’Elysées, jour après jour et séparément, ce qu’on appelle les corps constitués, en l’occurrence du beau monde, tels le Gouvernement, l’Assemblée nationale, le Sénat, le Conseil d'État, la Cour des comptes, le Conseil constitutionnel, la Banque centrale, etc., sans oublier les Autorités religieuses, les diplomates, le patronat, les syndicats et la presse. Ces dignitaires ont le privilège d'écouter le "père de la Nation" de vive voix, voire de dialoguer et de lui poser des questions qui fachent. Aux oubliettes: les immigrés, les partis et les associations caritatives, ils font partie de la masse populaire.

PS. Cher Monsieur, vous prendrez bien une coupe de champagne pour honorer la Légion d’honneur que je viens de signer…

31/12/2015

Bonne année… les terroristes ?


Des fous d’Allah, des tueurs français, des djihadistes formés et téléguidés par Daesh et Al-Qaïda ont mis la France à feu et à sang de janvier à novembre 2015

.
Par trois fois, Paris touché en plein cœur, à commencer par le massacre des journalistes de Charlie, les clients de l’Hyper casher, puis la tuerie du 13 novembre.


Une action réfléchie, concertée, programmée pour frapper la presse, les Juifs et la population, mettant en échec le ministère de l’Intérieur et ses services de renseignements laxistes. Admettons qu’il n’est pas évident de localiser des terroristes en puissance, dissimulés comme des aiguilles dans une meule de foin, de part et d’autre des frontières.


Leurs exploits sanguinaires ne vont pas s’arrêter là, demain, sans doute, ils s’attaqueront aux institutions et aux hommes politiques, ils riposteront, puisque la France est en guerre, leur fait la guerre ! Leur but : harceler l'ennemi continuellement, notamment par le biais d'attentats, pour l'affaiblir moralement et matériellement.


La peur s’est emparée du pays, ce n’est que fouilles, interdictions et mise en garde générales ; dans le métro, le citoyen lambda regarde les barbus et les femmes voilées avec suspicion.


L’extrême droite boit du petit lait, gagne des sièges aux élections sans livrer bataille.


La présidence et le gouvernement paniquent, ne savent plus à quel saint du calendrier se vouer en prenant des mesures coercitives, dont l’état d’urgence, qui portent atteinte sans réserve à la liberté et à l’état de droit. Les Droits de l’homme aux oubliettes.


Le projet de modifier la Constitution est absurde, il fait débat de part et d’autre de l’échiquier politique. Un terroriste kamikaze n’a que faire d’être déchu de sa nationalité française puisque sa seule détermination est de se faire exploser parmi des innocents. Si le meurtrier à la kalachnikov, Français ou pas, en réchappe, il aura beau jeu de passer à nouveau entre les mailles du filet.


On ne nous dit pas tout… que se cache-t-il derrière les discours à l’emporte-pièce d’un premier ministre aux abois ?
Dans la situation sociale et politique catastrophique de cette fin d’année, il est inopportun de souhaiter des vœux pour l’an 2016, ce pourrait être pire !

24/12/2015

LE GROS SOUPER ET LES 13 DESSERTS

En Provence, le dîner de la veillée de Noël s’appelle le Gros Souper. En réalité, c’est un repas maigre, sans viande rouge, ni canette, faisan ou bécasse. Restons light pour la messe de minuit.

L’aigo boulido, de l’eau bouillie dans laquelle on plonge de l’ail et de la sauge. Parfois une soupe de pois cassés ou de lentilles. En guise de poisson, Mistral préfère la morue aux câpres. Du côté de Martigues, l’anguille à la broche, à Marseille, une daube de poulpes. Dans les Alpilles, « li cacalaou » se dégustent avec l’anchoïade. Plus frugal que ça, tu meurs !

C’est sans compter avec les treize desserts. Pas superstitieux pour un sou les Provençaux. La fougasse, la pompe à huile d’olive, pardi. Nougat blanc et noir vous fixe le dentier. Mais gare aux amandes, aux noisettes et aux noix. De l’exotisme avec les dattes de Tunis, la figue de Fatma et les raisins de Corinthe.

Du monde latin et ibérique, les oranges, les mandarines et les melons verts. Une pomme et une poire couleur locale. Le pruneau et l’abricot font dans le sec. Une palette de confiseries à faire saliver la servante du curé : calissons, fruits confits, pâte de coing et d’amandes, papillotes et autres chocolats. La boîte à biscuit regorge de croquets, de navettes, de merveilles, de massepain et de macarons.

Treize desserts… pensez donc, les Provençaux ne comptent pas.

Joyeux desserts à vous tous.

18/12/2015

Changeons de République...

La cinquième République est moribonde, elle a fait plus que son temps. Ça ne peut plus durer ainsi. Depuis des décennies, on se renvoie la balle de gauche à droite et vice-versa, un jeu de massacre stérile qui paralyse l’évolution du pays.
 
imagesdessin-mariane-17-12-15 imagesdessin-marianne-17-12-15
 
On fanfaronne de par le monde, comme au temps de l’époque coloniale, d’un empire déchu. Faut bien que l’industrie vive, et de célébrer les Droits de l’homme et du mécanicien en fournissant en rafale le matériel de guerre à nos « pays frères ».

Les partis passent leur temps à se tirer dans les jambes. Les oligarques au pouvoir, toujours les mêmes, ne se soucient que de leur pré carré, de leur rente de situation et de leur réélection. Depuis des mois, on nous bassine avec les primaires et l’échéance de 2017. Le présent, on s’en fout, « maintenant » c’est du passé, un slogan crié à tue tête sur les toits pour les gogos.

Le peuple a faim, « qu’il mange de la brioche » ! Un peuple de mendiants à qui l’on donne la pièce, 6 euros d’augmentation du smic, une moquerie. On enrichit les riches à tout-va. Il n’y a de beau que le patronat à qui l’on verse des milliards, sans contrôle ni contre partie réelle. Le pouvoir est entre les mains de la finance, l’Etat leur otage. On jette ainsi les citoyens à corps électoral perdu dans les bras d’un parti, raciste, populiste et réac qui promet monts et merveilles sans avoir les moyens de les concrétiser. Les manants se laissent griser par le discours des racoleuses.

Le salut viendra peut-être du Sud et du Nord, du tremblement de terre, du tsunami provoqués par les régionales. Quelques voix d’élèvent, du genre « on ne m’y reprendra plus », ça va changer, certains font amende honorable pour soigner leur gueule de bois. La peur au ventre, les plus courageux… murmurent à voix basse : unissons-nous, cohabitons pour sortir le pays du chômage et de la crise. Paroles, paroles, le peuple ne croit plus aux effets de manche de ces politiciens « costard cravate » qui ne se remettent pas formellement en question. C’est toujours la faute de l’autre. Un député-maire LR d’une ville Paca de 80.000 habitants a le culot de dire que depuis trente ans la République délaisse ses concitoyens. Que fait-il, que font-ils ses 576 collègues à l’Assemblée nationale ?

La gauche panse les plaies de son incurie. Au diable l’homéopathie, il lui faut un remède de cheval. Chez Les Républicains, la chasse est ouverte, on abat la brebis galeuse à coup de « Sarkonikov ». Gare aux ricochets ! Le système électoral est faussé, le bonus aux vainqueurs est d’une absurdité crasse. Changeons une République en guenilles qui n’a de démocratique que le nom. La seule issue possible : le pouvoir au peuple !

12/12/2015

Maréchal, me voilà en PACA !

Et la France enivrée Te salue Maréchal ! Tous tes enfants qui t'aiment Et vénèrent tes ans A ton appel suprême Ont répondu "Présent"

Cela ne fait aucun doute, dimanche 13 décembre, Marion Maréchal se prendra la tête en étant élue présidente de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur après 12 ans du député d’Arles, Michel Vauzelle, gestionnaire laxiste et gaspilleur des deniers publics, selon la Chambre régionale des comptes. Un coup de Trafalgar à nouer les tripes des socialistes qui ont régné durant 28 ans à la tête de la région.

Cinq millions de citoyens aux mains d’une mijaurée maurassienne de 26 ans, au nom prédestiné qui rappelle les heures sombres de Pétain. Deux milliards annuel de budget entre les mains d’une débutante, dont la plupart des électeurs ignorent ce qu’on en fait, si ce n’est les 200 millions versés aux associations qui vont sans doute passer à la trappe ! Ce qui n’empêche pas les heureux bénéficiaires de couvrir leur face xénophobe, d’avaler des couleuvres et voter la tête dans le sac.

Par filiation, elle a de qui tenir la Marion, elle a été à l’école de son grand-père antisémite, raciste, admirateur d’Hitler, des Nazis et du IIIe Reich. Ce repris de justice multirécidiviste a été condamné 18 fois sans faire 1 jour de prison ! La liste de ses méfaits vous donne froid dans le dos : menaces de mort, coups et blessures, violences et injures publiques, apologie de crime de guerre, discrimination et haine raciale, invectives sur les chambres à gaz : « Durafour-crématoire » et « un point de détail »… De son côté, ce voyou de la pire espèce a intenté et gagné une vingtaine de procès contre les journalistes qui dénonçaient ses dérives.

Ce sont donc les « dignes » héritières qui reprennent le flambeau de ce père et grand-père indigne de la République. Leurs propos douçâtres ne sont que faux-semblant, même évincé du parti, c’est encore le vieux qui tire les ficelles. Ce sont des millions d’électeurs qui se laissent convaincre par un discours passéiste, adhèrent à un programme économique de faillite et apportent leurs suffrages, sans sourciller, aux thèses racistes,  nationalistes et discriminatoires.

Au temps de Vichy, c’étaient des Français qui envoyaient les juifs aux fours crématoires. Aujourd’hui, ce sont des Français, adeptes du FN, qui veulent rejeter les arabes et les Africains à la mer. Sont-ils conscients, ces gens-là, que le pays court à grands pas vers un remake du national-socialisme, créant des conflits sociaux, des révoltes et l’insécurité qui en découlera.

Ahurissante, la vague de fond lepéniste qui s’abat sur la quasi-totalité des communes des Bouches-du-Rhône, de la plus grande à la plus petite, en particulier en pays d’Arles. Ces électeurs-là, comme ceux des autres départements de la Provence-Alpes-Côte d’Azur ne changeront pas d’avis au 2ème tour. Malgré le désistement des socialistes en faveur d’Estrosi le cumulard, bon nombre de militants de gauche déboussolés ne reporteront pas leurs voix sur le « motard » en bout de course qui, faisant allusion à De Gaulle, appelle ses troupes à la Résistance ! Avide de pouvoir, l’ex sarkozyste… mange à tous les râteliers.

Dimanche 13 décembre, l’addition des pourcentages des « gauches », traumatisés et divisés par leurs défaites, ne permettra pas aux Républicains d’atteindre la barre de 50%, le père Noël réservant son cadeau à la disciple de Saint Pie X !

A moins d’un miracle... selon les derniers sondages qui donnent un avantage à Estrosi de 52 à 54 %

09/12/2015

Les régionales au bistrot !

Lors du premier tour des élections régionales, je suis allé « prendre la température » à Mouries, le village d’à côté, qui, aux départementales, a voté à 48% pour le Front National et à 39% dans les Bouches-du-Rhône !
 
Sur le coup de midi, à l’heure de l’apéro, les bars ne désemplissent pas, d’autant qu’a lieu la Fête de l’huile d’olive nouvelle. Je croise des visages connus, des copains, des amis sachant qu’un sur deux n’ira pas voter dans le local tout proche où je ne rencontre que madame le maire et les scrutateurs. L’accueil est glacial car ils savent que le scribouillard suisse n’est pas électeur, et qu’il concocte parfois des billets critiques sur les réseaux sociaux.

Au comptoir, inutile de parler politique, seul le pastis est de rigueur. Parfois l’un ou l’autre lâche une allusion malveillante à l’encontre des immigrés, des Magrébins, ceux-là même qui travaillent leurs vergers. Peine perdue de contredire ces bornés qui appartiennent d’ailleurs à toutes les classes sociales. Immobile, neutre, stoïque, sauf une question de trop à mon voisin : « as-tu été voté » ?

Je récapitule… dix mecs au bar, cinq votants dont deux à trois pour la Marion ! Lesquels ? J’ai bien ma petite idée depuis le temps que je les fréquente. Et je vous parie une bouteille d’huile d’olive nouvelle que le score de 45% à 50% en faveur du FN au premier tour ne changerait guère si tous les électeurs de la commune accomplissaient leur « devoir » électoral ! Les sondages sur 1000 personnes le prouvent.

Comble de la petite histoire, je me suis retrouvé en terrasse, à manger des huitres, entouré d’un couple militaire de carrière, d’une femme général et deux amis que je sens très à droite !

30/11/2015

Le carrousel des Mercedes au Bourget

Ce matin, je me suis mis dans la tête d’un Parisien, me posant une question existentielle : j’y vais ou pas au boulot ? Au lieu d’affronter les bouchons, me les geler en attente du train de banlieue, j’ai opté pour la couette et le zapping d’une télé en boucle à l’autre. On n’a pas souvent l’occasion de boire son petit noir avec de tels personnages hauts en couleur.
 
C'est la parade des hypocrites, ces chefs d’Etat qui se les roulent dans de grosses bagnoles. Pas l’ombre d’un véhicule hybride ou électrique dans ce cortège fantôme. Les fabricants français font grise mine avec de rares Peugeot-Citroën et Renault, Volkswagen est absent de la parade, et pour cause ! Pour la petite histoire. un visiteur malin s’est vu refuser l’accès avec une trottinette et le Japonais a troqué sa Toyota contre une Mercedes comme Tsiparas qui l'a achetée à crédit à Frau Merkel !

La plupart des dirigeants n’en ont que faire de COP 21, comme des protocoles de Kyoto et de Durban qui sont passés à la trappe. Leurs intérêts nationalistes immédiats priment le devenir de la planète à l’horizon 2050, car ils auront disparu du monde politique, morts et enterrés avant que la mer envahisse leurs terres ! D’ailleurs, sur la pression des rois du pétrole, le terme « énergie renouvelable » a été banni de la conférence.

De grands hommes par la taille ces chefs d’Etat, ils dépassent Hollande d’une bonne tête. Les femmes se comptent sur une poignée de main et la Suissesse a dû déposer son couteau suisse au vestiaire. A ne pas confondre avec le Festival de Cannes !

Après l’arrivée de Obama et du Chinois, certains ont été frustrés de ne pas être accueillis, à la descente de leur carrosse, par Hollande, le temps d’une pause café, pendant que la « vice-présidente » Royal assurait l’intérim. On se congratule, on s’embrasse, on se serre la louche, celle du secrétaire de l’ONU est très parkinsonienne. Un seul baise main, très british, du prince Charles. Le pape François a fait faux bond, il reste à Bangui, la laïcité est de mise, car comment bénir une foule multi confessionnelle sans fomenter une Xième guerre religieuse.

Le problème climatique est simple à résoudre.

Lors de la séance protocolaire de dimanche, un délégué de l’archipel polynésien de Tuvalu - 26 km2, altitude 5m - a rêvé à voix haute :

"Si nous sauvons Tuvalu, nous sauvons le monde entier"

On peut dire de même de la Camargue dont certaines terres sont en dessous du niveau de la mer.

26/11/2015

L’Homo deshumanisus

 

Comment comprendre que des hommes soient capables de tuer de sang froid, dans le dos ou les yeux dans les yeux, leurs semblables sans distinction, des jeunes et des innocents, lors de la tuerie du 13 novembre ? Cela dépasse l’entendement, d’où les interrogations que des millions de personnes se posent de part le monde.

Chacun a son idée, les psycho-sociologues tentent d’analyser le comportement barbare de ces tueurs sans foi ni loi, de décrypter leurs motivations. L’islamisme radical, l’endoctrinement fondamentaliste, le fanatisme sont certes en cause mais cela n’explique pas tout, les raisons sont multiples. Le racisme, la xénophobie, la haine, la violence font partie de notre quotidien. L’homme se déshumanise, le kamikaze n’a que faire de sa vie et de celle des autres. Le terrorisme s’infiltre incognito dans la société, au coin de la rue, avec une facilité déconcertante, mettant en échec les mesures de sécurité des pouvoirs publics.

130 morts, 350 blessés d’un coup, au cœur de Paris, ça donne à réfléchir et à susciter la peur de l’autre. Ailleurs, ils sont des milliers, de mois en mois, à subir le même sort sans que cela bouscule notre train-train quotidien. Jusqu’à fermer nos portes aux réfugiés qui veulent échapper à la terreur.

Sans remonter jusqu’à l’Inquisition ou au massacre de la Saint-Barthélemy, parlons-en de la Terreur, la nôtre, lors de la Révolution de 1789. En deux ans, plus de 100.000 citoyens ont été exécutés ou massacrés à Paris et en province. Rebelote lors de la « Commune de Paris* en1871. Les bourreaux n’ont pas d’état d’âme, ils font métier de donner la mort, ils accomplissent un assassinat légal sur ordre d’un Etat ou d’une justice qui n’ose pas dire son nom.

Dans les guerres, faisant des millions de morts et de blessés parmi les belligérants qui combattent plus ou moins à la régulière, si j’ose dire. Les populations civiles paient un lourd tribut lors des conflits, tout en étant souvent complices des va-t-en-guerre.

Lénine, Trotski, Staline, Mao ont été des précurseurs dans les tueries qu’ils ont organisées sans discernement pour se maintenir au pouvoir. Avec la shoah, Hitler et les nazis ont surpassé tous les criminels. Pour accomplir leurs basses œuvres, leurs crimes contre l’humanité depuis un siècle, ces potentats ont eu recours à des milliers d’hommes, de soldats, de kapos, de collabos,  qui adhéraient, sans sourciller, aux concepts crapuleux de leurs chefs sanguinaires.

Et les massacres, les génocides se sont poursuivis, de décennie en décennie, sans discernement, par le peuple notamment, que ce soit au Cambodge, en Afrique, au Rwanda, en Yougoslavie, en Algérie, en Afghanistan, en Syrie, pour ne citer que les principaux carnages. « L’homme est un loup pour l’homme ». Depuis la colonisation, les interventions au Moyen-Orient, l’Occident a un contentieux irrévocable avec ces pays.

Aujourd’hui, c’est au tour des tueurs djihadistes d’occuper l’actualité et les médias. Selon les « experts » de tout poil, il y en a pour vingt ans à humaniser les déshumanisés. S’il en reste encore après les bombes de la coalition.

09/11/2015

L’homme n’est pas de gauche

L’homme par nature n’est pas de gauche. S’il le prétend, c’est la conséquence de l’histoire, du bourrage de crâne, il est de gauche par défaut.

Auparavant, à l’époque de la royauté, de la noblesse, il n’y avait ni droite, ni gauche mais la plèbe, les serfs soumis et corvéables à merci.

Après le siècle des Lumières, de la Révolution française de cet espoir d’une vie meilleure, le citoyen, cet inconséquent, a viré sa cuti en accordant successivement sa confiance à un empereur, à des rois, à des colonisateurs et à un maréchal félon.

Aujourd’hui, de part le monde, les milliards de crève la faim ne sont pas de gauche, comme on l’entend en occident, mais les victimes de régimes et de dictatures cruelles et anti humanistes.

Tout d’abord, ces peuples doivent lutter pour survivre au propre et au figuré. Il n’est pas nécessaire d’être de gauche pour se rebeller avec des moyens dérisoires aussitôt écrasés dans le sang par l’armement de pays soi-disant socialistes.

Donc, ce n’est pas dans le tempérament de l’homme d’être de gauche, car, une fois sorti de son marigot, il aspire viscéralement à un mieux être matériel dont la droite est l’exemple. Par le progrès social, la consommation, la droite s’auto alimente, se maintient quasi automatiquement, quand elle ne progresse pas.

A quelques pour cent près, l’Assemblée nationale bascule tantôt d’un côté, tantôt de l’autre, remettant en cause tout programme cohérent et d’avenir. C’est la foire d’empoigne qui déroute les électeurs et favorise l’abstention.

Après l’échec du communisme, le socialisme n’a pas vraiment trouvé sa voie, il est l’objet en son sein de multiples convulsions. Les masses populaires ne lui font plus confiance, elles stagnent  dans une pauvreté relative, elles perdent tout espoir de devenir « riches » et se jettent bon gré, mal gré, dans le populisme de droite !

23/10/2015

Asile helvétique...

Demande d'asile en Suisse : la lettre d’un jeune Afghan à Simonetta Sommaruga

 

Mohammad Ali Rashid, 18 ans, est menacé de renvoi à Kaboul. Installé à Lausanne depuis deux ans, ce jeune réfugié afghan, aujourd'hui majeur, vient de se voir refuser sa demande d'asile. Sous forme d'appel au secours, il a écrit une lettre ouverte à Simonetta Sommaruga, la Présidente de la Confédération en Suisse.


 

Madame la Présidente de la Confédération,

 

Je m'appelle Mohammad Ali Rashid, j'ai dix-huit ans et je viens d'Afghanistan. Je vous écris aujourd'hui cette lettre ouverte car je suis perdu et ne sais plus quoi faire pour continuer ma vie.

 

Il y a quelques jours encore, les talibans sont entrés dans une grande ville d'Afghanistan et ils ont tué tout le monde, même les enfants. Aujourd'hui, vous dites que je dois retourner dans ce pays:  vous êtes donc d'accord que les talibans me tuent?

 

En Afghanistan, bien que mineur, je travaillais comme chauffeur de camion pour une compagnie qui opérait sur une base militaire américaine. Pour cette raison, j'étais considéré comme un traître par les talibans. Si vous ne voulez pas qu'ils me tuent, laissez-moi vivre ici!

 

Lorsque j'ai quitté Kaboul, j'avais seize ans. J'ai voyagé seul pendant près de six mois pour arriver en Suisse; parfois je n'avais ni à manger ni à boire pendant plusieurs jours. J'ai marché dix-huit jours à travers les montagnes jusqu'en Iran, traversé la mer avec quarante personnes sur un bateau censé en transporter dix, passé deux semaines en prison en Grèce; A Patras, je me suis caché dans un camion qui devait être chargé sur un bateau pour l'Italie; les garde-frontière m'ont trouvé et sorti à coups de pieds, j'ai recommencé, et après trois mois, j'ai réussi à passer.

 

En Suisse, j'ai pu commencer une nouvelle vie. J'ai été hébergé dans un foyer pour mineurs non accompagnés, j'ai été à l'école et j'ai appris à parler et à écrire en français. J'ai cherché un apprentissage, mais comme je n'avais qu'un permis N (statut de demandeur d'asile), les employeurs ne voulaient pas m'engager. C'est comme ça en Suisse: on attend de toi que tu travailles pour rembourser ce que tu coûtes à la société, mais on ne te laisse pas travailler!

 

Subitement, à ma majorité, j'ai reçu une réponse négative à ma demande d'asile. Pourquoi, après deux ans, me dites-vous de quitter la Suisse alors que je recommençais enfin à croire à une vie de paix et de sérénité? Vous saviez, en fait, que vous n'aviez pas le droit de me renvoyer en Afghanistan tant que j'étais mineur, alors vous avez fait exprès d'attendre jusqu'à ma majorité!

 

Aujourd'hui, je demande plus que jamais l'asile politique. Je veux être entendu face à l'injustice que je vis, afin de pouvoir, demain, être à nouveau debout avec un avenir devant moi.

 

Mohammad Ali Rashid, Av. de Menthon 16, 1005 Lausanne

Lettre écrite avec la collaboration de Lisa Veyrier, militante du Collectif R qui a ouvert le Refuge Saint-Laurent à Lausanne.

12/10/2015

Le film de Jean Chérasse avec Leny Escudero

En hommage à Leny Escudero : Valmy, de Jean Chérasse

 

Escudero_au_Moulin.jpg

 Photo de tournage de Valmy

Photo extraite du blog de Vingtras

 VOICI LE LIEN :

http://blogs.mediapart.fr/blog/gavroche/111015/en-hommage...

 

Si vous avez été un tout petit peu attentifs, vous avez du voir passer cette triste nouvelle dans les jités ou dans les journaux. Oh, pas très long, des sujets d'une minute à peine, pour annoncer la mort de Leny Escudero, à l'âge de 82 ans.

Pour la plupart des médias, c'était juste l'auteur de « chansonnettes à succès », tous ont écrit le décès de l'auteur de « Pour une amourette ». Tout juste s'ils ont indiqué que « c'était un chanteur engagé ». Comme si sa vie se résumait à ça.

Tous les journaux (et même L'Humanité) se sont bornés à recopier sa fiche Wikipédia, par ailleurs incomplète.

Mais Leny Escudero était beaucoup plus que cela.

Juste pour dire : né en Espagne en 1932, Leny Escudero est le fils d'un père gitan et d'une mère marrane. Ses parents ont fui le franquisme et se sont installés à Belleville. Comme tous les gosses du quartier, Leny fut abonné à la vache enragée. Il en parle magnifiquement dans cette chanson, Malenfance.

 

Malenfance © Leny Escudero

Après son certif, il va exercer toutes sortes de métiers : terrassier, carreleur, et bien évidemment, chômeur. Un fils du peuple, un fils de pauvres. Après le succès de ses premières chansons, au lieu de vivre comme un nabab, il est parti faire un tour du monde, il est allé voir les gens, partout, s'arrêtant au Dahomey pour y construire une école.

Moi, ce qui me parle, ce qui me touche, c'est que Leny était un fils d'ouvrier. Comme moi. Plein de rêves, comme moi.

Alors, ce n'est pas très étonnant qu'il ait été « engagé ». Et communiste, et anar, depuis toujours. C'était logique.

Et en 1967, là-aussi, c'est logique, il va jouer le rôle du canonnier Louis-Joseph Bricard, lequel a écrit  ses mémoires dont le film de mon ami Jean Chérasse s'est inspiré (réalisé en collaboration avec Abel Gance). Ce film, magnifique, c'est Valmy.

Ce film faisait partie d'une série, baptisée très justement Présence du passé. Et au passage des acteurs en costume d'époque dans les rues du Paris de 1967, on entend Jean Mauduit dire : qui sont les vivants, et qui sont les fantômes... ?

Ça m'a fait penser au très beau livre de Gérard Mordillat (encore un autre gauchiste), Les Vivants et les Morts. Ses héros sont vivants, et ceux qui se soumettent sont déjà morts.

Les va-nu-pieds sont toujours debout, hier comme aujourd'hui.

Le patronat, les libéraux, la droite au sens large, prétendent que l’histoire est finie, que le capitalisme l’a définitivement emporté sur tout autre système. Mais quand je vois comment les pauvres deviennent de plus en plus pauvres et les riches de plus en plus riches, je crois à la nécessité, à l’urgence d’une révolution. À son possible, comme aurait dit Lorquin. Nous devons penser le monde que nous voulons si nous ne voulons pas que d’autres le confisquent à leur profit, confisquent jusqu’à nos rêves et nous ramènent à l’état d’esclaves. Il ne peut pas y avoir de défaite quand on se bat pour quelque chose auquel on croit. 

Alors, Valmy, c'est l'histoire de la nation France (si, si, la Nation) racontée par Louis-Joseph Bricard, un autre fils du peuple, un autre va-nu-pieds, un loqueteux, ou comme le dirait aujourd'hui le petit gros qui habite à l’Élysée, un sans-dents.

Louis-Joseph Bricard fut engagé volontaire pour aller défendre la patrie attaquée par les prussiens (déjà). C'était début septembre 1792.

A Valmy :

Le 18, au matin, les troupes réunies au camp de Châlons se mirent en marche pour rejoindre l’armée campée à Sainte-Menehould. Elles défilèrent dans Châlons aux sons d’une musique guerrière ; les soldats à moitié nus chantaient des chansons patriotiques, et d’une voix unanime répétaient tous : « Ah ! ça ira ! » etc.

Et devant cette horde échevelée de barbares hurlant « Vive la Nation ! », les prussiens ont reculé.

L’impératrice Catherine ne s'y est pas trompée, elle décrit ainsi la retraite des Prussiens :

Les démons, comme vous voyez, savent marcher où ils veulent aller malgré les pluies, les boues, le manque de vivres et de fourrage. Tandis que nos compassés ne parviennent nulle part.... 

Eh oui, devant le peuple déterminé et uni, les petits marquis ne font pas le poids.

Et cela me fait penser au chapitre des Misérables ou Monseigneur Bienvenu rencontre « le conventionnel G. ». Qui lui dit :

J’ai voté la fin du tyran. C’est-à-dire la fin de la prostitution pour la femme, la fin de l’esclavage pour l’homme, la fin de la nuit pour l’enfant. En votant la république, j’ai voté cela. J’ai voté la fraternité, la concorde, l’aurore ! J’ai aidé à la chute des préjugés et des erreurs. Les écroulements des erreurs et des préjugés font de la lumière. Nous avons fait tomber le vieux monde, nous autres, et le vieux monde, vase des misères, en se renversant sur le genre humain, est devenu une urne de joie.

Il y parle aussi de « 93 » :

 Un nuage s’est formé pendant quinze cents ans. Au bout de quinze siècles, il a crevé. Vous faites le procès au coup de tonnerre.

 Ah ! monsieur le prêtre, vous n’aimez pas les crudités du vrai. Christ les aimait, lui. Il prenait une verge et il époussetait le temple. Son fouet plein d’éclairs était un rude diseur de vérités. Quand il s’écriait : Sinite parvulos. . ., il ne distinguait pas entre les petits enfants. Il ne se fût pas gêné pour rapprocher le dauphin de Barabbas du dauphin d’Hérode. Monsieur, l’innocence est sa couronne à elle-même. L’innocence n’a que faire d’être altesse. Elle est aussi auguste déguenillée que fleurdelysée.

Je pleurerai sur les enfants des rois avec vous, pourvu que vous pleuriez avec moi sur les petits du peuple. Et si la balance doit pencher, que ce soit du côté du peuple. Il y a plus longtemps qu’il souffre.

Monsieur, retenez bien ceci, la révolution française a eu ses raisons. Sa colère sera absoute par l’avenir. Son résultat, c’est le monde meilleur. De ses coups les plus terribles, il sort une caresse pour le genre humain. Oui, les brutalités du progrès s’appellent révolutions. Quand elles sont finies, on reconnaît ceci : que le genre humain a été rudoyé, mais qu’il a marché.

Le lendemain, quelques braves curieux essayèrent de lui parler du conventionnel G. ; il se borna à montrer le ciel. A partir de ce moment, il redoubla de tendresse et de fraternité pour les petits et les souffrants.

Victor Hugo a tout dit.

Alors voilà, pour vous, Valmy. Le film scandaleusement caché, censuré, oublié, de mon cher ami Jean Chérasse, mis en ligne avec l'aimable autorisation de son auteur. Leny y interprète Louis-Joseph Bricard, sans-culotte de la section Saint-Merri.

Valmy © Jean Chérasse

 

08/10/2015

1984 – 2084 - de ORWELL à SANSAL

1984 – 2084 - de ORWELL à SANSAL

 

Les prédictions de Georges Orwel ne se sont pas réalisées tout à fait comme il le pensait. Il n’empêche que ce fût un visionnaire lors de l’écriture de ce roman de fiction : « 1984 », publié en 1949. Depuis la décolonisation, des dizaines de dictateurs se sont peut-être inspirés du bouquin pour exercer leur hégémonie sur leur peuple.

Dès l’après-guerre, la télévision, la technologie, l’informatique et l’Internet ont profondément modifié notre mode de vie. Notre société est devenue l’otage de nombreux Big Brother, qui conditionnent notre existence, enserrés que nous sommes dans un carcan privatif de liberté.

Le NSA et la nouvelle loi sur le renseignement en sont des exemples ! En Grande-Bretagne, Big Brother a fait école, le réseau de télésurveillance compterait une caméra pour 15 habitants. La novlangue imaginée par Orwell se retrouve dans les SMS des portables ! Pareils aux moutons de Panurge, la grande majorité du peuple ne réagit pas, ou ne sait pas à quel saint – politique - se vouer. Beau jeu d’exploiter le populisme.

 

L’écrivain algérien, Boualem Sansal publie : « 2084, La fin du monde » dont le titre accrocheur, sur fond de dictature islamiste et de fable

 
orwellienne, n’est pas anodin. Sur le squelette de 1984, dit-il, il a bâti une fable apocalyptique sur l'avènement d'un monde alimenté par un islamisme de type occidental…

Sansal est le « Winston » de Orwell, celui que l’on accuse de trahison par son pays qu’il continue d’habiter malgré les risques qu’il encourt. Car l’écrivain dresse un réquisitoire contre l’arabisation forcée de l’Algérie, l’abandon de son origine berbère et de son héritage français. Il dénonce le dogme musulman qui transforme la foi en instrument de la domination politique.

Sansal écrit aussi : « Le politiquement correct, « cancer du monde », gagne les esprits. Il est nourri par la peur de l'islam et du monde musulman », ou encore en 2011 : « Le monde arabe de Papa sera fini lorsque sera brisé ce machin absurde, club de faux princes arrogants et cruels, qui se pose en gardien de la mythique race arabe et du véritable islam ». L’auteur ne manque pas d’humour au fil de cette fable dont le pays imaginaire, appelé l’Abistan, est aux mains d’un despote. Toute ressemblance avec la « réalité » ne serait que pure coïncidence !

Faut-il prendre au sérieux Boualem Sansal ? Oui, lorsqu’il assène des vérités qui ne sont, loin de là, pas bonnes à dire sur les dérives du monde arabe. En revanche, on peu être sceptique sur ses prédictions quand il déclare, lors d’une interview : « Je pense qu'au delà de 2084, l'islamisme sera un élément du pouvoir important, en ajoutant que la France sera islamiste car elle n'a pas montré un grand savoir faire et une capacité à résister à l'avancée de l'islamisme." Et dénoncer tous les dispositifs de sécurité qu’il y a partout !

Je m’interroge sur ces dernières phrases que j’imagine plutôt dans les discours et les écrits de ces prophètes xénophobes de malheur que sont Finkielkraut, Zemmour et Houellebecq.

 

On peut écrire une autre projection du futur

en se basant sur le passé et le présent

 

Les trois religions monothéistes s’inspirent d’un même prophète, Abraham, mais également de l’Ancien Testament et ne se différencient, à vrai dire, que sur des points de détails… et de pratique, à l’exception, bien entendu, des extrémistes. Au cours des siècles, elles ont conservé leur spécificité, leur culture, tout en ayant comme dénominateur commun un Dieu unique.

Ayant cohabitées, tant bien que mal, il n’y a donc aucune raison que cela change radicalement, même sous la pression actuelle des islamistes et des djihadistes. Nous devons apprendre à vivre ensemble. La vague de fond du printemps arabe de 2011 a démontré la volonté d’émancipation des peuples du Magreb et de la Syrie. Malgré la répression dans le sang qui s’en est suivie, le processus de la révolution démocratique est en marche, ce n’est qu’une question de temps pour y parvenir.

Contre vents, marées, persécutions et génocide, la communauté israélite, très minoritaire, a tenu bon, elle a survécu. Le communisme dictatorial et areligieux  n’a pu éradiquer les religions dans les territoires mis sous sa botte. Elles couvaient sous la cendre et ont ressurgi avec plus de vigueur lors de l’éclatement de ces régimes totalitaires. Par rapport à l’islam, les trois-quarts de l’humanité professent d’autres croyances qui ne sont pas prêtes à s’en laisser compter.

Au Moyen-Orient et au delà, cette mosaïque de pays, anciennement colonisés ou occupés, cherchent leur voie au travers d’un islam radical, d’une fracture, d’une haine quasi irréversible entre chiites et sunnites, de guerres fratricides. Selon Sansal : « ce conflit nourri la peur de l'islam et du monde musulman, il faut un plan Marshall pour sortir de cela, il faut oublier la prudence, encourager l'impertinence, notamment en France et en Angleterre, pays de l'irrévérence ». Mais en aucun cas, nous ne pouvons être des donneurs de leçons car l’Occident et l’Europe en particulier ont une grande part de responsabilité dans la situation actuelle.

En éradiquant les conflits religieux, en respectant l’autre, – soyons optimistes - les peuples vont inexorablement s’amalgamer dans la mixité des ethnies, nous ne serons plus ni tout blanc, ni tout noir, ni tout jaune, mais bigarrés avec les yeux bridés. Le Blanc plus blanc que blanc disparaîtra avec le métissage, comme à l’origine du premier hominien. Le compte à rebours est en marche jusqu’en 2084… pour mettre en place le processus et jouer les visionnaires.

01/10/2015

Une semaine de 49 heures.

Avec Macron qui file du mauvais coton, on y va gaillardement. Fi de la règle à calcul, on manipule les chiffres et les heures à qui mieux-mieux. Il y a du 7 sur 7 dans le commerce, du 3 x 8 dans les usines, du 24 sur 24 dans l’actualité et les médias.

Prenez la lune, elle n’en fait qu’à sa tête, n’est jamais à l’heure, ni en phase avec le péquenot et ses salades. Quand elle ne joue pas à cache-cache avec les nuages, la rousse s’éclipse avec le soleil.

Parlons-en des chiffres, 20.000 nouveaux chômeurs souhaitent la bienvenue à Myriam El Khomri, nouvelle ministre envoyée au casse-pipe. Alors, c’est trois millions et demi ou cinq millions et demi de sans-emploi ? L’Etat est un menteur, comme les statistiques, une heure ou deux de boulot dans le mois et le chercheur d’emploi est aussitôt décompté dans les deux millions !

Le tri des migrants

Un réfugié, un demandeur d’asile est celui qui s’enfuit d’un pays en guerre pour échapper à la mort.

Un réfugié économique quitte son pays pour échapper à la mort provoquée par la disette et la maladie.

Dans les deux cas, il s’agit de porter assistance à personne en danger. En cas de refus, c’est 5 ans et 75.000 €uros d’amende !

Depuis des lustres, rien a été fait pour combattre ces situations inhumaines en proie à des dictateurs corrompus. Quand il est déjà trop tard, on se réveille lorsque les hordes de malheureux enfoncent nos citadelles d’égoïstes.

La race blonde !

Morphologiquement, les deux chipies de la République sont quasi identiques, même si l’une est bretonne et l’autre italienne. Qui prouve que la couleur de leurs tifs et la pigmentation de leur peau blanche ne cachent pas quelques traces – "races" - de sang mêlé ? Jusqu’à leurs propos vulgaires qui s’entremêlent pour capter l’auditoire des petites gens.

Régionales nous voilà !

Sur un air de sinistre mémoire, ça sonde à tout va. La droite en tête, la Marine en second et la gauche perdue dans les congères de décembre – l’hiver sera rude -  selon les prévisions de la météo. Les ouvriers, les employés  ont retourné leurs bleus de travail, les pauvres votent Front national qui leur promet monts et merveilles. Une réminiscence de l’utopie communiste ?.

Le désert Franco-russe est servit.

Ca ne va pas être de la tarte de se retrouver en guerre dans le désert Irako-syrien avec chacun un ennemi différent. Poutine combat avec Bachar al-Assad et Hollande veux abattre le génocidaire de Damas.

Encore heureux que le Français n’ait pas livré ses deux navires de guerre Mistral au tsar de Russie. Soldés à l’Egypte, juste en face, le va-en guerre français avait prévu son coup. Ça peut servir dans un conflit Franco-russe !

A part ça, tout va bien

Bravo Tsipras, le stratège, Varoufakis ravale sa salive à Mediapart.

Volkswagen est le leader mondial des « Das Auto » polluantes. Audi qui mal y pense !

Les admirateurs de Platini, reçoivent 10 sur 10 son message leur disant que faute de ne plus toucher le ballon, il palpe le pognon.

Dans trois semaines, c’est la récolte des olives aux Alpilles..

21/08/2015

*Heil Merkel

* Salut Angela

70 ans après son anéantissement, l’Allemagne a repris du poil de la bête. Elle a reconquis l’Europe, non pas avec les Panzer et la Luftwaffe, mais avec sa puissance industrielle et financière. Elle exerce son hégémonie sur la totalité des pays européens, à commencer par les plus faibles, la Grèce pour ne pas la nommer, et les pays du sud contraints de marcher à la baguette sur le fil du rasoir made in Germany. Le chantage, la menace sont permanents, jusqu’à s’immiscer dans la souveraineté des pays soi-disant frères en exerçant une forme de colonisation par le pouvoir de l’argent roi.

L’Europe est foutue, il faut la désarticuler et la reconstruire sur des bases nouvelles, démocratiques. Il n’est pas possible de cohabiter en maintenant de telles différences matérielles et sociales.

Le peuple est bafoué par une kyrielle de technocrates de Bruxelles et un parlement de Strasbourg de planqués. Que font-ils ces députés dont l’intérêt est de toucher leur chèque de fin de mois, en particulier ceux de l’extrême de gauche et de droite qui fustigent leur Europe avant de passer comme les autres à la caisse.

Comment faire plier l’Allemagne ? Le Président français essaie bien d’amadouer la mégère de Bohn, sans succès malgré leurs multiples rancards.

Chapeautée par son ministre des finances, l’ancienne communiste de la RDA est aux ordres. Élève assidue, elle a vite appris les leçons du libéralisme à outrance de son parti conservateur.

Secouons le cocotier, boycottons les produits allemands, à commencer par les Mercedes, les BM et autre Audi, l’ancienne Volkswagen, la voiture populaire construite du temps de Heil Hitler ! Et de faire le tour de la maison, de tous ces objets ménagers germaniques, ne point trouver une machine française pour laver notre linge sale en famille. L’Allemagne est à l’Europe ce que la Chine est au Monde !

12/08/2015

Manuel, Valls le demi-Suisse dans les Alpilles

Manuel Valls dans les Alpilles

Depuis qu’il est ministre – et sans doute avant - Valls séjourne, en août, quelques jours au pied des Alpilles. Il n’a pas changé ses habitudes depuis qu’il est le Premier. On le rencontre aux marchés de Provence, à Maussane, à Mouries, quasi incognito, attablé à la terrasse d’un bistrot à l’heure de l’apéro.

Un jour sur deux, il rend visite aux édiles d’une commune limitrophe, hier, c’était Vauvert, dans le Gard, un fief lepéniste.

Chemise au vent, comment le différencier d’un simple pékin ? Ici, en Provence, le téléphone arabe fonctionne au-delà de toute technologie. Il est au bar d’en face, me dit-on.

Je prends mon courage à deux mains pour aller vers lui et lui remettre une invitation à la Fiesta de Cuba, un concert du Festival des Alpilles, organisé chaque année de main de maître à Maussane-les Alpilles.

Je me dis que la langue et la musique afro-espagnol le tentera de venir se mêler à un millier de spectateurs. Jusqu’au dernier moment, on espère sa venue, Vincent, le directeur artistique, se régale à l’idée de le faire monter sur scène pour interpréter un air en Catalan ! Peut-être craignait-il que l’assemblée entonne la Marseillaise ?

Il nous a donc fait faut bon. Par un pur hasard, j’étais aujourd’hui,  au marché de Mouries, au bar d’en face. Je vais le séduire… en lui remettant une chronique de cette Provence qu’il aime tant, écrite par un Helvète sur Mediapart, offerte à un demi-Suisse !

Je pense souvent que sa rigueur* est en partie d’origine helvético-catalane…

*P.S. Nous n’avons pas abordé les questions qui fâchent !

14/07/2015

Le message d'Ewy Plenel. à Arles

Edwy Plenel est le fondateur du journal numérique Mediapart auquel je participe depuis sa création, soit sur mon blog ou sur une édition intitulée : Coucou la Suisse.

Voici donc la vidéo de la conférence qu'il a donnée, lundi soir, au festival des Suds:

http://blogs.mediapart.fr/edition/plein-suds/video/140715...

 Voici également le lien du débat qu'il a organisé au Festival d'Avignon, samedi 11 juillet 2015 :

http://blogs.mediapart.fr/blog/fred-oberson/120715/le-mar...