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29/06/2015

En direct de MEDIAPART

Le milliardaire russe Rybolovlev compte de puissants relais monégasques

|  Par Agathe Duparc

La machine de guerre de Dmitri Rybolovlev contre son ancien marchand d'art et sa présumée complice monégasque fonctionne à plein régime. Épaulé par son avocate, le président de l'AS Monaco a versé au dossier des écoutes sauvages et dispose de puissants relais au sein de la justice. Mediapart passe en revue ces soutiens.  

Jusqu’où ira-t-il ? C’est la question que se posent depuis quelques mois Yves Bouvier et Tania Rappo qui ont eu le malheur de se mettre à dos le milliardaire Dmitri Rybolovlev, et vivent désormais en plein roman noir, ne sachant plus comment arrêter le rouleau compresseur.

Tous deux avaient été interpellés, le 25 février dernier, à Monaco, provoquant une onde de choc dans les milieux de l’art. Le premier, transitaire de renommée mondiale et marchand d’art, est visé par une plainte pour escroquerie, pour avoir prétendument surfacturé au Russe, durant presque dix ans, une quarantaine de toiles de maîtres. La seconde, ancienne « amie » de la famille qui connaît nombre de secrets de l’oligarque, est poursuivie pour « blanchiment », pour avoir touché, de la main de Bouvier, des commissions sur la vente de ces tableaux.

Si le sort de ces deux anciens fidèles qui se sont enrichis à millions grâce à l'oligarque, n’émeut a priori pas grand monde, le dossier, lui, permet une plongée inédite dans l’univers du patron de l'AS football club de Monaco, et sur sa capacité à s’acheter des soutiens à Monaco. Tout se passe comme si celui qui se fait appeler « Le Principal », et n’hésite pas à se déguiser en Jules César (voir la photo ci-dessous), vivait toujours à Perm, sa ville natale de Sibérie où il a bâti une fortune dans les mines de potasse, avec l’appui du gouverneur et de la mafia locale. À ceci près que l’action se déroule désormais en Europe de l’Ouest, sous le soleil de Monaco.

Dmitri Rybolovlev en Jules César à l'anniversaire de sa fille Katia. Sur la droite, l'avocate Tetiana BershedaDmitri Rybolovlev en Jules César à l'anniversaire de sa fille Katia. Sur la droite, l'avocate Tetiana Bersheda

 

Mené au pas de charge, le dossier est ainsi parsemé d’étrangetés, d'intrigues et de coups tordus avec l’appui direct ou souterrain de toute une série de personnalités que Mediapart passe en revue.

 

  • Tetiana Bersheda l’avocate multi-casquette qui orchestre des écoutes sauvages
Tetiana Bersheda, l'avocate de Dmitri RybolovlevTetiana Bersheda, l'avocate de Dmitri Rybolovlev © DR

Depuis le début de l’affaire, on l’a vue à maintes reprises évoquer avec gravité la nécessité de lancer une opération « transparence » dans le monde de l’art, alors qu’elle s'est spécialisée dans la défense des trusts. À 31 ans, celle qui a été baptisée par Le Parisien la « Tsarine de Monaco », est avocate du barreau de Genève, avec pour seuls clients Dmitri Rybolovlev et sa fille Katya. Multi-casquette : elle s’occupe du divorce à milliards de monsieur, négocie des clémences fiscales pour l’AS Monaco et anime aussi à ses heures des soirées avec des supporteurs de foot. Dans la procédure judiciaire Bouvier/Rappo, elle est en première ligne, jouant même l'interprète en russe lors de certaines auditions de témoins. Elle abreuve certains journalistes de statements (déclarations), mais n’a jamais répondu aux questions de Mediapart.

Mais il y a plus piquant. Selon nos informations, les avocats de Tania Rappo viennent de découvrir que maître Bersheda avait orchestré des écoutes sauvages de leur cliente, avec un sens parfait du timing. Lors d’un chaleureux dîner, arrosé à la vodka, chez Rybolovlev à Monaco, « l’amie de la famille » a été enregistrée à son insu, le 23 février 2015, deux jours avant d’être arrêtée ! Cette conversation piratée à laquelle participait l’avocate du Russe a été jointe à la procédure, censée prouver que Mme Rappo agissait de collusion avec « l’escroc » Yves Bouvier. Elle confirme surtout ce que l'on savait déjà : la préparation d’un guet-apens pour attirer Yves Bouvier à Monaco et le jeter en prison.

Ulcérée, Tania Rappo remarque que « ce n’est pas la première fois que Tetiana Bersheda », qu'elle a longtemps fréquentée, « flirte avec la légalité pour servir son maître ». Elle met en garde « tous les notables qui mangent du caviar à la louche chez Rybolovlev. Je leur dis attention, vous êtes sûrement enregistrés ! ». Une plainte va être déposée cette semaine contre Dmitri Rybolovlev pour violation de la vie privée, et le bâtonnier de Genève va être saisi pour dénoncer les dérives de maître Bersheda.

 

  • Jean-Pierre Dreno, le très accommodant procureur général monégasque
Le procureur général Jean-Pierre Dreno, en poste depuis 2011.Le procureur général Jean-Pierre Dreno, en poste depuis 2011. © Royalmonaco.net

C’est l’homme qui a reçu la plainte déposée par les trusts de Dmitri Rybolovlev et qui a accepté d'ouvrir sans tarder une procédure pénale, alors que le for juridique était loin d’être acquis, la vente des tableaux incriminés s’étant déroulée en Suisse. 

C’est encore lui qui vient de classer à la mi-juin, comme l’a appris Mediapart, une plainte déposée le 14 avril par Tania Rappo contre l’oligarque russe et deux cadres de la filiale monégasque d’HSBC Private Bank pour faux et usage de faux. Le magistrat n'a pas encore rendu de décision sur le volet de la « dénonciation calomnieuse »

Le jour de son arrestation, la prétendue complice de Bouvier, dont le nom ne figurait pas dans la plainte initiale, s’était vu présenter par les policiers une attestation tronquée signée par deux cadres de HSBC Private Bank (Monaco). Datée du 17 février, cette lettre affirmait qu'elle était la bénéficiaire économique avec Yves Bouvier de comptes ouverts au nom de trois sociétés civiles immobilières (SCI) alimentés par les commissions versées lors de la vente de tableaux au Russe. La preuve, selon l’accusation, que des dessous-de-table en partie fictifs avaient été rétrocédés au marchand d'art et blanchis ensuite.

Devant les dénégations de l'intéressée, HSBC reconnaissait avoir commis une regrettable « erreur », en confondant à quatre reprises le nom d’Yves Bouvier avec celui de Jacques-Olivier Rappo, l’époux de Tania Rappo ! Pour les avocats de la défense, le cafouillage aurait permis d’impliquer la Monégasque, et d'obtenir le for juridique dans la Principauté.

A SUIVRE ICI :

http://www.mediapart.fr/journal/international/290615/le-m...

 

12/06/2015

Que faire avec 20.000 euros ?

 

 

 

20 centimes d'euros20 centimes d'euros

 

Commençons avec un sous-multiple de 20.000, le 2 centimes d’euros, Il faut un million de ces piécettes cuivrées, 3060 kilos, pour atteindre le chiffre fatidique. Celle frappée en France est la plus représentative de la République car l’image de Marianne figure sur sa face. Condamnée à disparaître lorsque l’on arrondira le ticket de caisse à la dizaine inférieure ou supérieure.

La plus intéressante est celle de 20 centimes avec sur sa face la porte de « Brandenburg », frappée à Berlin, ou « La Semeuse » made in France. Comptez 574 kilos de supplément de bagage.

A noter que la monnaie ferraille et papier est en sérieuse concurrence avec la carte de paiement qui ne pèse que 4 grammes, quelque soit le montant utilisé.

Alors, ces 20.000 euros, à quoi ça sert ?

Sur la base de 1,50 €, on peut pomper environ 13.000 litres d’essence ou, en saison, dévaliser le super marché de 13.000 kilos de tomates du pays, voire 20 tonnes en provenance d’Espagne ou du Maroc. Dans le même ordre d’idée alimentaire, l’éleveur de Bretagne fournira 15  tonnes de cochonnailles aux grandes surfaces.

Sur le plan culturel, ça vaut le coup, une vie d’abonnement à votre quotidien préféré, un siècle et demi de TV publique ou un millier de bouquins en attente du Goncourt.

Venons-en aux choses sérieuses, sans faire des comptes d’apothicaires, disons à minima : 1 ans et demi de Smic, un peu plus de 3 ans de RSA et 13 ans d’allocations familiales.

 A Marseille, au stade Vélodrome, c’est moins cher qu’à Berlin, comptez 50 euros en moyenne par match de l’OM, raison de plus de les voir perdre ou gagner 400 fois, si mes calculs sont justes !

21/05/2015

Asile en Suisse : à votre bunker m’sieurs dames

Article paru dans Libération du 21 mai 2015

Dans le village de Begnins, l’abri géré par l’établissement vaudois d’accueil des migrants est situé dans un vignoble. Une cinquantaine de personnes y vivent sous terre.
Dans le village de Begnins, l’abri géré par l’établissement vaudois d’accueil des migrants est situé dans un vignoble. Une cinquantaine de personnes y vivent sous terre. (Photo Pierre Abensur)

grand angle. Dans le canton de Vaud, des migrants, pour la plupart déboutés de leur demande d’asile, sont logés dans des abris antiatomiques, faute de places en foyers. Une vie souterraine en collectivité qui peut durer des années.

Par SYLVAIN MOUILLARD Envoyé spécial dans le canton de Vaud

La route serpente sur les hauteurs du lac Léman, au milieu des vignes. De l’autre côté de la rive, on distingue les premiers contreforts des Alpes et, en arrière-plan, la pointe du mont Blanc. A l’entrée du village de Begnins, à mi-chemin entre Genève et Lausanne, une grosse butte de terre percée d’une seule ouverture. A droite, les pavillons cossus sont alignés, juste avant le cimetière communal. Sur la gauche, la scène est plus inattendue. Devant l’entrée d’un bunker antiatomique, quatre hommes tuent le temps en silence, tournés vers la vallée et son décor de carte postale. Ils sont soudanais et vivent là, sous terre, depuis plusieurs mois, des années pour certains. Un gars accepte de lâcher quelques mots. «Il n’y a pas besoin de parler pour décrire la vie ici, il suffit de regarder.» Depuis quand loge-t-il là ? «Un an et demi.»

Une place sous terre en cas de guerre nucléaire

Comme deux tiers des 41 occupants des lieux, l’homme a été débouté de l’asile. Faute de place dans les structures d’hébergement classiques (foyers collectifs, appartements), certains migrants sont donc «logés» dans les bunkers antiatomiques. Les Suisses disent «abris de protection civile». Une spécificité helvète : la loi oblige chaque habitant de la Confédération à disposer d’une place sous terre en cas de guerre nucléaire. Pendant longtemps, quiconque construisait une maison individuelle devait prévoir son petit bunker privatif.

A Begnins, 1 700 habitants, il y a deux abris de protection civile collectifs. Celui qu’on visite ce mardi d’avril compte 600 places derrière son lourd sas blindé. Aucun Suisse n’a habité durablement les lieux. Les migrants, si. Mais ils ne peuvent être plus de cinquante en même temps. «Sinon on s’est rendu compte que ça devenait difficile à gérer», explique Björn Penelle, un des responsables de l’Etablissement vaudois d’accueil des migrants (Evam), la structure cantonale chargée du dossier. Il faut dire qu’avec trois cabines de douche et trois toilettes, la vie en collectivité atteint vite ses limites.

Quand on débarque vers 7 h 30 ce matin-là, les lieux s’agitent déjà, selon un rituel bien réglé. C’est un va-et-vient permanent entre les dortoirs, les sanitaires et le réfectoire, où les habitants peuvent prendre leur petit-déjeuner, avant de filer. A 9 h 45, ils devront avoir quitté le bunker, un lunch bag en main pour le casse-croûte du midi. Retour autorisé le soir. «On a jugé qu’il était important que des personnes vivant sous terre puissent voir la lumière du jour, consent Björn Penelle. Quand elles restaient 24 heures sur 24 dans le bunker, certaines commençaient à déprimer.» La journée, les demandeurs d’asile peuvent se rendre à Gland, à quelques kilomètres de là, où des travailleurs sociaux les reçoivent dans une structure d’accueil. Le soir, les habitants peuvent revenir quand ils le souhaitent, après 18 heures. A l’entrée, leurs sacs sont fouillés rapidement, «pour éviter les problèmes d’alcool». Ils récupèrent aussi la clé de leur casier personnel, où ils peuvent entreposer leurs affaires. En cette fin de journée, le réfectoire s’est transformé en vaste salle à manger. Les cinq micro-ondes turbinent à plein régime.

«Quatre robinets pour quarante personnes»

Rachid, un Marocain de 34 ans, entreprend de faire le guide. Un an et demi qu’il vit là et il est remonté : «Même les animaux sont mieux traités que nous !» Il montre les lits superposés, dit que les matelas sont truffés de punaises, tend son bras rougi par les démangeaisons pour appuyer son propos. Un surveillant le regarde du coin de l’œil, visiblement habitué à ses colères. Il affirme que les lits sont désinsectisés régulièrement et évoque plutôt des cas de gale. Rachid se dirige maintenant vers la buanderie, où le sèche-linge, dit-il, est en panne depuis six mois. Les fringues humides sèchent un peu partout dans le bunker, suspendues à un tuyau, un radiateur, un chambranle de porte.

Un autre homme veut lui aussi témoigner. Il vient d’Afrique de l’Ouest, mais ne veut donner ni son nom ni son pays d’origine. Direction les sanitaires : «Vous voyez, il y a quatre robinets pour quarante personnes. Et ça sert pour se laver les dents, les mains, faire la vaisselle ! Les musulmans s’y nettoient les pieds avant la prière.» Dans son dortoir - treize places occupées sur les vingt disponibles -, il regrette le manque d’espace pour que chacun puisse ranger ses affaires. De fait, les lits superposés sont parfois noyés sous une flopée de vêtements. L’homme, la cinquantaine, réside dans l’abri depuis plus d’un an. Il dit qu’il a fui son pays «parce qu’on voulait [le] nommer chef d’une secte». Il s’emballe : «Si l’oracle vous désigne, vous devez rester. Mais moi, je ne voulais pas, je crois en Dieu.» Il affirme même avoir été «envoûté», «comme [son] papa».

Dans cette microsociété souterraine et 100% masculine, les relations entre communautés peuvent faire des étincelles. «Quand toutes les origines se mélangent, forcément, parfois, il y a des tensions», explique l’un deux. Moustapha, Algérien de Constantine, est plus positif. Bien sûr, il préférerait vivre «sur le sol que dessous». Mais «c’est mieux que dehors, dit ce grand gaillard jovial de 42 ans. Il fait froid en Suisse !» Il affirme que cette «expérience» lui a permis de rencontrer «plein de gens» et d’apprendre à baragouiner différentes langues. «Je parle quelques mots de tigrigna [la langue officielle de l’Erythrée, ndlr]», illustre-t-il. Si Moustapha a quitté son pays, c’est parce que «si tu ne connais pas quelqu’un, tu ne trouves pas de travail». Il dit que la plupart des Maghrébins ne sont pas de «vrais demandeurs d’asile», mais qu’ils «fuient la pauvreté». On lui demande s’il accepte d’être photographié. Refus poli : «Je ne veux pas que les gens voient la misère. Qu’ils la sentent, c’est tout.»

«Le papier blanc»

Installé à une grande table en bois dans la salle commune, Mamadou finit son repas en feuilletant un vieux journal récupéré à la déchetterie où il travaille à mi-temps, pour 300 francs suisses mensuels (290 euros). C’est le Matin du Sahara, édition du 30 juillet 1978. La une du jour : «L’idée d’une conférence africaine pour la paix». Le quinquagénaire venu de Guinée-Bissau, qui parle couramment espagnol, portugais et français, raconte d’une voix douce son départ du pays, il y a plus de dix ans. «Je ne vais pas te dire que je suis quelqu’un que je ne suis pas, débute-t-il. La raison de l’émigration est souvent économique. On fuit la corruption.» Il a longtemps vécu et travaillé en Espagne, avant d’arriver en Suisse en 2011. Sur un chantier, son patron avait promis de l’embaucher. Mais quand sa demande d’asile a été rejetée, le contrat est tombé à l’eau. «A la place, j’ai eu le document que tout le monde a ici : le papier blanc.»

L’expression revient sur bien des lèvres : en Suisse, ce «papier blanc» est synonyme d’échec pour les migrants : asile refusé. Il donne droit à l’aide d’urgence : des bons en nature pour de la nourriture et des produits d’hygiène. Les familles avec enfants mineurs, quant à elles, bénéficient de 9,50 francs suisses (9 euros) par jour et par personne. Les déboutés doivent renouveler régulièrement ce papier blanc auprès de l’administration.

«Le but, c’est que les gens soient désespérés, qu’ils disparaissent et ne reviennent plus», souffle Graziella de Coulon, membre du collectif vaudois Droit de rester. Cette énergique rousse assiste les demandeurs d’asile du canton depuis de nombreuses années. Elle est dépitée de l’atmosphère actuelle, de cette législation qui se durcit sans cesse, pour éviter «un prétendu appel d’air». Pourtant, assure-t-elle, la situation «n’a rien à voir avec celle de la fin des années 90. Au moment de la guerre au Kosovo, il y avait bien plus de réfugiés en Suisse». Les statistiques le confirment : en 1999, près de 50 000 personnes avaient demandé asile dans la Confédération helvétique. L’an passé, elles étaient quelque 24 000. «Mais à l’époque, c’étaient des Blancs avec des enfants, grince-t-elle. Pas des Noirs célibataires.»

«Des gens qui sont restés des mois dans les égouts»

En Suisse, le premier contingent de requérants est constitué d’Erythréens. L’an passé, ils étaient 7 000. Abraham, 30 ans, est arrivé en 2013. Un voyage éprouvant, qu’il a débuté sans trop savoir comment il finirait. «Dans mon pays, le gouvernement nous oblige à aller à l’armée, et le service militaire peut durer très longtemps.» Abraham gagne d’abord le Soudan, puis traverse le Sahara, arrive en Libye, où il embarque pour Lampedusa. Mais il ne souhaite pas demander l’asile en Italie : «Tous mes amis y dorment dehors, ils n’ont pas à manger.» A son côté, Mikili, 24 ans, peu ou prou la même trajectoire, confirme : «Je connais des gens qui sont restés pendant des mois dans les égouts.» En Suisse, Abraham a fréquenté le bunker de Begnins durant cinq mois. Pour évoquer sa vie là-bas, il a un mot : «Bad.» Mikili est plus réservé : «A côté des choses dures qu’on a vécues dans le désert, en Libye, les bunkers paraissent normaux.»

Pourtant, à l’été 2014, la Suisse a connu une mobilisation inédite. Des migrants, principalement érythréens, se sont soulevés contre les conditions d’hébergement dans les abris antiatomiques. Quelques aménagements (des lumières bleues à la place des néons, des repas plus variés) ont été consentis par les autorités. Les associations disent aussi que les meneurs ont été régularisés, afin de freiner la lutte. D’autres Erythréens, comme Abraham, ont été pris en charge par le réseau militant. Avec trois de ses compatriotes et une Somalienne, il habite depuis plusieurs mois au refuge Saint-Laurent, un temple protestant en plein cœur de Lausanne, qui, pour la petite histoire, accueillit de nombreux Français après la révocation de l’édit de Nantes.

Pour accéder à leur lieu de vie, il faut traverser la nef et emprunter un escalier descendant. Il y a une cuisine, quelques matelas regroupés dans un coin. Abraham sourit : «En deux ans de voyage, c’est la première fois que je me repose.» Dinkenesh, la Somalienne opposante politique, dit que le refuge l’a «sauvée», que sinon elle aurait pu «faire de mauvaises choses avec son corps dans la rue». Souffrant d’attaques de panique, elle prend quatre médicaments par jour. «Ici, je peux manger, dormir, sans l’alcool, les addictions. Je pourrais rester là dix ans. Je m’en fiche. Si je peux sauver ma vie, ça va.»

20/04/2015

Le tueur du genevois Yves Bouvier

L’oligarque Rybolovlev s’accroche à son Rocher

Justice . Le patron de l’AS Monaco est au cœur d’un litige avec son ex-marchand d’art.

Par RENAUD LECADRE, Libération du 18 avril 2015

Monaco, principauté bananière ? Avec l’affaire Dimitri Rybolovlev, cet oligarque russe exilé sur le Rocher, on serait tenté de renoncer au point d’interrogation. Ayant fait fortune dans la potasse, il reprend le flambeau de ces milliardaires qui ont fait main basse sur Monaco : Aristote Onassis, dont il a racheté l’île grecque de Skorpios, Edmond Safra, dont il a racheté le penthouse monégasque. Mais, après la reprise de l’ASM, le club de foot local, Rybolovlev paraît surtout avoir réalisé une OPA sur la justice princière.

Début 2015, il saisit la justice monégasque contre son ex-marchand de tableau, Yves Bouvier, auprès duquel il a effectué une des plus grandes razzias du marché de l’art. Cela commence en 2003, avec l’achat d’un Van Gogh (Paysage avec olivier, 17 millions de dollars), puis, en 2004, un Picasso (les Noces de Pierrette, 44 millions). En 2014, lors d’un ultime achat (un Rothko), Rybolovlev peine à lui verser un reliquat de 50 millions. Serait-il à court d’argent ? En tout cas, le milliardaire porte plainte pour escroquerie contre son marchand, l’accusant de marges colossales.

A prix d’or. Parallèlement, Rybolovlev est en litige avec son ex-épouse. Elena n’est pas une midinette épousée sur le tard, une fois fortune faite. Ils se sont connus à la fac de médecine, elle l’a accompagné durant son ascension. Dans un jugement de mai 2014, elle obtient plus de trois milliards d’euros - le divorce du siècle. Cette affaire-là fut jugée en Suisse, Etat dont Rybolovlev paraît désormais se méfier. C’est pourquoi il a préféré jouer le coup d’après à domicile.

Dans le jugement de divorce, la justice suisse relève qu’il a «cédé l’essentiel de son patrimoine à des "trusts" et n’a pas fait mystère de le soustraire à ses créanciers, au nombre desquels figure son épouse». Rybolovlev préfère évoquer l’ombre de «raiders russes», Poutine ayant promis de lui faire la fête. Bref, à force de planquer son fric, il n’a plus un centime de cash. Ainsi s’explique, l’été dernier, la revente express de joueurs sud-américains, recruté un an plus tôt par l’ASM à prix d’or. Sous prétexte de «fair-play financier» imposé par l’instance européenne du football, plaide-t-il sans vraiment convaincre.

Sa plainte déposée à Monaco a tout du traquenard. Le 25 février, il donne rendez-vous au Genevois Bouvier sur le Rocher. A l’heure dite, ce sont des policiers qui le réceptionnent et le mettent illico en garde à vue. Pendant ce temps, Rybolovlev prend l’avion pour Londres en compagnie du prince Albert pour assister au match Arsenal-Monaco. Une proche de l’intermédiaire est interpellée à Monaco au même moment. La veille au soir, le ploutocrate russe la recevait chez lui - pour mieux s’assurer de sa présence ?

Coïncidence. L’hypothèse d’un complot judiciaire est renforcée par les récentes révélations du Temps et de la Tribune de Genève, la presse suisse surveillant l’affaire comme le lait sur le feu. En cause, une réception à Gstaad quelques jours plus tôt. Dimitri Rybolovlev régale une centaine d’invités, dont, fâcheuse coïncidence, Philippe Narmino, directeur des services judiciaires monégasques.

Le procureur de Monaco, Jean-Pierre Dreno, a cru bon de monter au créneau, mercredi, pour défendre «l’indépendance de la justice» du Rocher. Mais de façon maladroite : «Le prince me l’a encore dit récemment alors que nous évoquions l’affaire devant témoin : "Vous faites ce que vous avez à faire."» Depuis, Albert «est fou furieux», selon des proches du palais. Dreno croyait bien faire en évoquant l’absence de consigne princière. Sauf qu’il révèle que l’affaire avait bien été évoquée au sommet.

17/03/2015

Mediapart, sept ans et toutes ses dents !

 

 

Grâce aux bons vents et marées de l’information, Mediapart a fêté ses sept ans le16 mars, date mythique de sa naissance sous le signe du poisson gouverné par Neptune. 

Ne dit-on pas qu’il symbolise l’homme parvenu à une phase d’illumination qui est l’état de conscience réfléchie au plus haut degré, impliquant aussi l’imagination que l’intuition et la raison nécessaire à l’expression !

J’avais l’idée de faire un retour en arrière de 2008 à 2014, de relire les articles publiés à la mi-mars en recourant au logo « unes archivées »  en bas de page. Peine perdue, ça ne marche pas, et je me suis rabattu, hélas, sur Google. Des pécadilles en regard de la somme des informations recueillie et livrée à ses lecteurs par l'équipe des journalistes.

16 mars 2008 – Mise à feu

Combien étions-nous à découvrir l’article de François BONNET du 16 mars 2008, et mordre à l’hameçon de ce site d’information pas comme les autres ?

http://presite.mediapart.fr/atelier-journal/article/14032...

16 mars 2009  - Un an

J’ai eu la joie de fêter la première bougie de Mediapart, au passage Brulon, le 21 mars, de rencontrer les fondateurs-journalistes, de nouer des amitiés avec des bloggeurs de la première heure, comme si à travers nos billets et commentaires respectifs, nous faisions partie de la même famille.

http://www.mediapart.fr/journal/france/160309/mediapart-u...

16 mars 2010  - Deux ans

Maudites archives… vous n’aurez droit qu’à la première page ! Ensuite, ça saute en 2015.

Cela vous rappellera qu’il y a eu en France un Président partisan de la rigueur… cette fée carabosse qui conduit à l’échec ! L’actuel devrait bien s’en souvenir.

Consolez-vous avec Mediapart qui vous invite au cinéma pour son deuxième anniversaire.

http://www.mediapart.fr/journal/une/160310

16 mars 2011  - Trois ans

Du nouveau pour ce troisième anniversaire, chaque lundi vous prendrez le café en vidéo avec Didier Porte, donnant droit à ses coups de gueule. En ce temps-là, les péquenots votaient UMP… en l’attente de faire « front » dans le landernau.

http://www.mediapart.fr/journal/france/140311/mediaporte-...

16 mars 2012  - Quatre ans

Soufflons un peu, prenons le temps de vivre et de lire. A Paris, a lieu le salon du livre. Le débat est ouvert entre les partisans du livre papier et du numérique. A voir le succès de Mediapart, la presse numérique marque des points, aujourd’hui, cent dix mille abonnés, à comparer à autant d’exemplaires papier par jour, des milliers d’arbres, des centaines de forêts épargnés… alors les écolos, qu’attendez-vous pour lui décerner une médaille, en papier !

http://blogs.mediapart.fr/edition/comic-strip/article/160...

16 mars 2013  - Cinq ans

A tout seigneur, tout honneur ! Pour cet anniversaire, Edwy Plenel nous offre en direct, une soirée de fête tsigane avec le Cirque Romanès. Il joue carte sur table en nous présentant des comptes bénéficiaires à fin 2012, grâce aux 65.000 abonnés. Le pari est gagné, 2700 blogs, 630 éditions, des millions de commentaires en direct contribuent au succès interactif de Mediapart.

http://blogs.mediapart.fr/blog/edwy-plenel/140313/mediapa...

16 mars 2014  - Six ans

Dans une semaine, le 1er tour des municipales où, comme d’habitude, la majorité des élus seront des hommes. Le gouvernement a tout de même changé la donne en obligeant les communes de plus de 1000 habitants à instaurer la parité sur les listes électorales. Quant aux résultats, il faudra patienter une quinzaine pour connaître le verdict des urnes et des lacunes.

A Paris, la veille, Mediapart annonce : « la Bataille des dames », curieusement sous la plume d’un homme, au demeurant un excellent journaliste : Michaël Hajdenberg ! Erreur de casting… pas tout à fait, car selon mes investigations, les rédactrices ne représentent, à ce jour, que 44 % de la rédaction de notre site préféré ! Edwy, François, encore un petit effort.

La fameuse « bataille des dames », c’est l’affrontement entre Nathalie Kosciusko-Morizet (UMP) et Anne Hidalgo (PS), qui se raconte dans les médias à travers une coupe de cheveux, une hauteur de talons, l’assignation à un rôle de mère ou de compagne, le look quoi,  dont la presse féminine ou people fait étalage, dixit Michaël. Enfin une femme à Paris !

http://www.mediapart.fr/journal/une/160314

16 mars 2015  - Sept ans

Sonnez hautbois, raisonnez musette. Mediapart a  fêté ses sept ans dans la simplicité, sans tambour ni trompette. Prudence oblige après le 7 janvier. On ne se rencontrera pas, on n’assistera pas à des débats dans la cour du journal comme lors du premier anniversaire. La menace est permanente envers ces empêcheurs de tourner en rond, ces chiens de garde comme dit Plenel qui, jour après jour, enquêtent, relatent les imperfections de la République et de la démocratie, dénoncent les scandales, en ayant comme devise : LE DROIT DE SAVOIR.

Mediapart nous réserve peut-être une surprise musicale en live :

https://www.youtube.com/watch?v=swPBSnFQEuU

25/02/2015

Charlie, même pas mort !

Charlie, même pas mort !

 

 

 

Charlie Hebdo du 25 février
Charlie Hebdo du 25 février

 

Un massacre pour des prunes. Charlie survit. Une semaine après la tuerie du 7 janvier, le Journal irresponsable tire à 8 millions d’exemplaires. Il s’arrache, les curieux s’emparent des douilles de kalachnikov. Un raz de marrée humaine défile dans Paris, une bande d’hypocrites et de salopards en tête. Seuls les amis fidèles pleurent à chaudes larmes leurs chers disparus. Menacés, ils ont bravé la peur, donné leur vie pour brandir le drapeau – un journal - d’une des seules libertés qui nous restent. Qu’à cela ne tienne, impossible de clouer le bec de plume aux caricaturistes et aux rédacteurs qui assurent la relève, la mort aux trousses.

Sept semaines après - maudit sept - le journal reparaît à nouveau. Tout n’est pas pardonné, les ragots vont bon train. Tout est à l’avenant. Ils ont pris une masse de pognon. Qu’ils arrêtent. Qu’ils se planquent. Ils ont poussé le bouchon trop loin. Ca coûte une fortune, leur protection rapprochée. Les bien-pensants de toute obédience parlent de blasphème, une notion qui a été abolie par la Déclaration des droits de l’homme de 1789. De là à justifier l’acte des terroristes, certains le laissent entendre à mots couverts, d'autres, jusqu'à l'écrire ! Va-t-on plier l’échine, se soumettre aux menaces des fous de Dieu ou bien prendre sur la gueule les péteux qu’on leur vend ?

 

 

 

 

 

 

16/02/2015

Les autorités suisses bougent enfin

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Les autorités helvétiques se sont dotées de tout un arsenal pour conjurer les forfaits des banquiers suisses. Mais, ils dorment comme les marmottes en hiver et n’appliquent les lois qu’au compte-goutte du Fendant. Il y a une telle imbrication des députés, souvent membres des Conseils d’administrations des banques et le lobbying marche à plein tube.

Le scandale de HSBC oblige enfin ces messieurs de la FINMA de sortir du bois en voulant « contraindre les banques à faire davantage d’efforts pour contrer le blanchiment ». Comme c’est gentiment dit… pour ne pas que la fondue au Gruyère leur reste sur l’estomac

Plus d’information sur le journal «  Le Matin » :

 http://www.lematin.ch/economie/La-FINMA-affute-ses-armes-...

Jeudi 12, la Tribune de Genève cite l'article paru sur Mediapart par ses invités, de jeunes socialistes...

http://www.tdg.ch/economie/Un-reseau-socialiste-prone-la-...

04/02/2015

L’Etat français et les 40 voleurs

 

 

Un conte revu et corrigé des « Milles et Une Nuits » du président Hollande à la recherche, sur la pointe des pieds, du trésor caché dans les cavernes des quarante voleurs du Cac 40. Ils exhibent sans vergogne leurs fortunes dissimulées parmi des millions d’actions au montant ridicule oscillant entre 3 et 259 euros. Donc à la portée du premier RMiste venu !

En août 2011, lors d’un pseudo krak, l’indice s’est effondré à 2782 points pour atteindre aujourd’hui 4700 points, en progression de 69 %. en l’espace de trois ans et demi ! Cette valeur boursière est de l’ordre de 1300 milliards mais le magot est en réalité de trois à quatre fois supérieures.

Toutes ces multinationales managent des succursales, plutôt des sièges sociaux, à l’étranger, dans des paradis fiscaux de préférence, où les profits considérables échappent à l’Ali Baba français qui a oublié son « sésame ».  Le plus grand des voleurs est Total (113 milliards de capitalisation) qui ne paie pas d’impôt en France et va toucher 80 millions en 2017 au titre du Cice et du Crédit d'impôt recherche. Paix à l’âme de Christophe de Margerie qui a sens doute été absous par le bon Saint-Pierre. Puis ce sera au tour d’Amazon, d’Apple, de Mac'do et de biens d’autres  de tendre  leurs sébiles.

Les quarante voleurs ont fait des émules parmi des milliers d’entreprises, des milliers de capitalistes qui, sans apparaître publiquement, ne damnent pas moins le pion à l’Etat d’Ali Baba avec le blanc seing d’un premier ministre qui aime, pardessus tout, les entreprises et tout dernièrement celles de Chine.

Pendant ce temps-là (2011-2015), le Smic horaire brut a augmenté de 9,19 à 9,61 euros, soit 42 centimes ! Le peuple des esclaves est à bout et il se pourrait bien qu’il massacre les voleurs, perpétuant au 21ème siècle, le conte des « Milles et Une Nuits ».

28/01/2015

Ne dites jamais : « Je suis djihadiste »…

 

Il est vivement déconseillé de prononcer cette phrase par bravade devant des camarades, l’un deux s’empressant de colporter votre saillie au poste le plus proche comme au temps de la collaboration. Aussitôt la flicaille se met en branle, votre portable et tous vos supports internet sont mis à l’écoute, surveillés et bloqués. Dans l’heure qui suit, une armada de policiers cerne le campus, enfonce la porte de votre chambre, vous arrête, vous menotte et vous embarque en justice immédiate. Pendant ce temps-là votre habitat est mis à sac, on cherche des preuves.

Inutile de vous défendre, vous êtes condamnés d’avance entre six mois et cinq ans d’enfermement, pour «apologie publique du terrorisme»,  le temps de passer au crible votre vie, vos relations, vos amours. Un indice flagrant, vous n’étiez pas dans la rue, dimanche 11 janvier, à la suite de ces chefs d’Etat compromis et hypocrites dont certains, de retour au pays, notamment le roi Abdallah II de Jordanie qui a qualifié Charlie Hebdo d«irresponsable et inconscient».

 Et si par malheur, vous êtes allés en voyage d’étude organisé dans un pays arabe vous êtes d’entrée catalogué comme « terroriste dormant ». Votre seule chance de sortir de prison, vous êtes français depuis trois générations et Guantamo n’a pas encore de succursale en France.

Depuis les tueries des 7 et 9 janvier, c’était mercredi, il y a trois semaines, la panique s’est emparée de la France à tous les niveaux. Les médias se sont rués sur cet événement tragique, laissant de côté d’autres crimes en Syrie, en Irak, au Nigéria faisant des victimes innocentes par centaines. Paris touché en plein cœur, il fallait bien que l’État réagisse, reprenne la main, comme pour excuser les failles de ses services de renseignements.

A l’initiative de François Hollande, un consensus s’est établi entre les partis durant quelques heures, le temps que remonte la côte de popularité du président. Où va la France dans cette chasse aux sorcières, cette justice expéditive - des dizaines de condamnations - qui bafouent les droits de l’homme ? Un écolier de 8 ans inquiété, blackboulé à Nice, la ville d’Estrosi et de la Stasi * !

Des millions de citoyens, toutes tendances confondues, se sont levés pour défiler dans les rues et dénoncer ces crimes atroces, la liberté de presse baignant dans le sang de ceux qui la défendaient. Mais étaient-ils tous sincères, ces gens-là, à pleurer Charlie, les juifs et les policiers victimes de leur devoir. Parmi cette foule immense, n’y avaient-ils pas des milliers d’islamophobes ayant saisi l’opportunité d’exprimer leur rejet de l’islam ?


* (Complément du 29 janvier 2015)

http://www.mediapart.fr/journal/france/290115/ahmed-8-ans...

18/01/2015

Hara-Kiri à la Télévision Suisse

J’ai retrouvé dans les archives de la TV Suisse, un reportage de Marc Schindler, diffusé le 20 janvier 1972 dans l’émission Temps Présent. Quelle émotion  de revoir : Wolinski, Reiser, Gébé, Choron et Cavanna,

http://www.rts.ch/archives/tv/information/temps-present/3...

08/01/2015

Raz le bol des religions

Au diable, jetons tous ces dogmes dans les oubliettes de l’histoire. Depuis plus de quatre mille ans, ils manipulent l’homme simultanément pour foutre la vie en l’air de l’humanité par leurs stupides croyances.

Quand ce n’est pas la thora, c’est la bible, puis le coran que l’on nous ingurgite par la peur, la menace, la violence, le terrorisme et la guerre. Oui, au diable tous ces faux prophètes de malheur qui se succèdent pour mieux nous asservir. Nous ne sommes plus des humains aux multiples ethnies qui survivent sur cette terre ingrate, mais des Juifs, des Chrétiens, des Musulmans et, pour faire bonne mesure. des Hindous et des Bouddhistes.

Le dénominateur commun pour désigner les peuples est la religion qui influe sur la politique quand elle n’est pas politique à elle seule chez les intégristes.

En France, Finkielkraut, Zemmour,  Houellebecq aujourd’hui, ne font qu’exacerber les passions du peuple qui a perdu ses repères. Les biens pensant font étalage dans leurs discours de la laïcité, soi-disant un remède miracle, alors qu’il ne saurait résoudre les antagonismes religieux. Seuls la libre-pensée et l’athéisme peuvent changer le monde.

(Au moment où j’écris ce billet, j’apprends à la radio l’horrible tuerie dont sont victimes les journalistes de Charlie-Hebdo.  Je suis abasourdi, paralysé à l’idée d’une certaine prémonition. A demain, peut-être.)

01/01/2015

Une nouvelle année sans espoir ?

 

Aujourd’hui, demain et les jours qui suivent, il est d’usage de se congratuler, de s’embrasser et de se souhaiter « bonne année !»

Gare à celui ou à celle qui ne le fait pas et de passer ainsi pour un cuistre, un être mal élevé, s’il ne soumet pas à cette cérémonie des vœux annuels.

Quelle hypocrisie crasse de donner espoir aux sans emplois, aux pauvres, aux mal logés, aux malades, aux vieux dont les jours sont décomptés par le chronomètre de la fin de vie.

Malgré ou à cause de la modernité, le monde est en crise, le climat se détériore, les conflits perdurent au prix de millions de réfugiés, de crève la faim, de torturés et de morts

A minuit, une minorité de la population fera la fête alors que des milliards d’humains s’enfonceront encore plus dans un avenir incertain et cruel.

En cette fin d’année, je vous adresse une compilation de mes billets publiés depuis le 15 mai 2012, date de l’arrivée au pouvoir d’un président qui nous a fait vivre de faux espoirs !

http://en.calameo.com/read/00012051157a6ef575110

Le lien avec le blog de la Tribune de Genève :

http://fredob.blog.tdg.ch/

24/12/2014

En direct de Bethléem...

 

 

 

Extrait du livre : Je crois en Dieu, moi non plus, l’Harmattan 2005, Fred Oberson

JE CROIS RECTO - db0ad2a2_2444344 -40.jpgBon sang de bon sang, c’est la fête, c’est Noël, la commémoration de la naissance de Jésus, pourquoi ne pas revenir près de deux mille ans en arrière et vivre l’événement en direct ?

« Ici Léon Zitrone, vous m’entendez mes chers auditeurs ? Je vous parle de Bethléem en ma qualité d’envoyé spécial de l’ORTF pour commenter le recensement de la population en Judée, ordonné par l’empereur romain Auguste. Comme vous le savez, le pays est administré par le roi Hérode qui m’a fait l’insigne honneur de me recevoir ce matin en audience privée dans son palais de Jérusalem. Les ruelles étroites sont noires de monde, de paysans, de marchands, d’artisans venus des campagnes environnantes pour s’inscrire sur les tabelles de la chancellerie. La cité est en effervescence car des savants, des astrologues, des mages se sont déplacés d’Afrique, d’Asie et même d’Europe pour observer le passage de la comète de Halley. Inutile de vous dire que je n’ai pas trouvé de suite dans mon hôtellerie habituelle. Un berger hospitalier a bien voulu me loger dans sa fermette située dans les faubourgs de Bethléem. A l’instant où je vous parle, j’aperçois une femme très jeune en train de mettre au monde un enfant mâle dans une étable adjacente. Le poupon, couché dans une crèche, est entouré d’animaux, un âne, un bœuf dont je ne peux vous préciser si c’est un charolais ou un salers. Près de la mère, se tient un homme barbu qui pourrait bien être son mari. Pas de vache laitière à l’horizon, ce qui va poser problème pour nourrir ce rejeton. Ah ! J’aperçois au loin des bergers qui se dirigent vers nous avec leurs brebis aux tétines bien pleines. Mais il se passe quelque chose d’extraordinaire, chers auditeurs. A l’instant même, la comète de Halley fend le ciel, juste au-dessus de cette masure, comme un signe, annonçant que cet enfant est un don du ciel. Je suis ému, je ne sais que dire. Il est plus de minuit, je vous quitte, chers auditeurs, je vous tiendrai au courant des événements. Je rends l’antenne. Ici Léon Zitrone en direct de Bethléem, à vous Cognacq-Jay. »

Et voici en cadeau : le livre gratuit en lecture numérique

http://fr.calameo.com/read/0001205114743105445a7

20/12/2014

Mieux vaut en pleurer qu'en mourir...

 

 

Sortez vos mouchoirs,

Tout ne baigne pas dans l’huile de synthèse à l’Élysée qui a fait appel à des conseillers extra-muros du gouvernement pour approcher le problème de la fin de vie.

N’y allons pas par quatre chemins, appelons les choses par leur nom et, dans le cas particulier, il s’agit de l’euthanasie, un mot banni du vocabulaire officiel. Donc, pour éviter l’affrontement d’un million de contestataires dans les rues de Paris - les mêmes que pour le mariage gay - on mouille un homme de droite, le récidiviste Jean Leonetti,  qui nous sert une salade mi-douce, mi-amer. Deux ans de boulot pour se pencher sur le passage en une micro seconde de la vie à la mort pendant que le président reste assis entre deux cercueils.

C’est complexe la fin de vie, croyants et incroyants y songent depuis l’âge de raison, question de choix, de culture, ou bien l’on monte au ciel ou l’on plonge dans l’inconnu, pour ne pas dire dans les ténèbres galactiques !

Une nouvelle appellation a fait surface, la sédation profonde qui consiste en l'injection d'un cocktail médicamenteux qui plonge le patient dans un état d'inconscience jusqu’à ce que mort s’en suive.

Une formule vicieuse qui n’ose pas dire son nom ajoutée à la langue de bois de l’État à l’état pur car en aucune manière il  ne s’agit d’un suicide assisté… mais d’un apéro renouvelé d’heure en heure avec la famille, le temps de régler les dissensions et la succession. Avec la morphine et autres produits de substitution qui atténuent les souffrances, ça dure parfois des mois, l’honneur est ainsi sauf, même si le moribond compte les jours pour  passer enfin de vie à trépas.

 On peut aussi accélérer le processus de la mort en diminuant  la dose ou en supprimant le cordon de vie artificiel qui fait bip-bip. Paradoxe : à la naissance, c’est la coupure du cordon ombilical qui rend l’être à la vie autonome.

Un toubib ne m’a-t-il pas dit : je peux prolonger la vie de votre mère de 15 jours, c’est à vous de choisir. Deux heures après, elle s’endormait pour toujours dans mes bras. Lucide, elle insistait depuis trois mois pour que l’on abrège ses souffrances tant physiques que psychiques.

Que fait-on, bon sang, des droits de l’homme qui doivent lui permettre de mourir quand bon lui semble !

La meilleure solution consisterait à faire passer le problème de l’euthanasie en catimini dans la loi fourre-tout concoctée par Macron, l’homme à tout faire du président. Cela ajouterait une dimension morale, humaine à cette litanie de mesures bassement matérielles.

Avec, O grand dieu, l’interdiction de mourir le dimanche pour ne pas encombrer le paradis qui fait relâche ce jour-là.

10/12/2014

Le Pont d'Avignon en 3 D !

 

 

Le Pont d'Avignon comme vous ne l'avez jamais vu :

 

http://www.dailymotion.com/video/x2baech_le-pont-d-avigno...

05/12/2014

Cher Patron

 

 

 

Cher patron

Les temps sont difficiles pour moi comme pour toi également. Excuse mon tutoiement mais nous sommes frères d’armes, frères de grèves désormais, tous deux jetés dans le merdier par les hausses qui jouent au yoyo avec les baisses.

Tous deux cherchons du boulot, toi t’en as pas assez et moi pas du tout. Pôle emploi nous relance tous les jours pour nous proposer des trucs aux noms bizarres : des cuicui, des caecae, des dif, des cif, des cdi et autre cdd. Une jungle de sigles pour soi-disant abréger le chômage.

Je sais que tu travailles 15 heures par jour, sept jours sur sept, faute d’avoir les moyens d’engager un mec comme moi, ce que m’a dit un rond de cuir. Gaffe-toi l’infarctus, mon cher !

Je suis donc au chomdu depuis trois mois après vingt ans de bons et loyaux services dans une hénaurme boîte qui a dé lo ca li sé, poil au nez et à la barbe de ses obligés. Je suis ni jeune, ni vieux, ces catégories qui exaspèrent les statistiques et j’en ai marre de ne rien foutre, de regarder la télé ou picoler au bistrot en tapant le carton. Je flippe à l’idée d’être abonné au chômage de longue durée.

Ma bourgeoise assurant les faims de mois, je te propose un deal, comme disent les amerloques : travailler gratos pour toi. Un homme à tout faire, polyvalent en quelque sorte. Courir à gauche et à droite, faire tes courses, sortir ton clébard, assurer ta sécurité, contrôler ton personnel, conduire ta pompe, française de préférence. Mais aussi emmener tes mômes à l’école, entretenir ton jardin, ta baraque, surveiller ta femme et ta maitresse.

Si t’as des problèmes de pognon, je peux d’avancer quelques biffetons sur ma prime de licenciement, la comptabilité et l’informatique n’ont pas de secrets pour moi.

Tu ne feras pas des économies de bout de chandelle avec moi, bien au contraire. T’auras plus besoin de cogiter, ta boîte va prospérer, pari tenu, et dans quelques mois tu m’engageras comme directeur. Fini le stress, tous les weekends dans ta villa du bord de mer. Réponds-moi vite sur mon blog !

18/11/2014

La nuit la plus longue à Sivens

 

 
Le site de SivensLe site de Sivens

Allez-y les gars, on a reçu l’autorisation de « l’Intérieur » de nous réunir à Sivens la nuit la plus longue de l’année. Ils nous ont assuré que les commandos de la gendarmerie ne seront pas là, ils nous foutent la paix pour une fois. Une nuit au clair de lune sans lacrymo, ça va être la fête, le gros rouge de Gaillac, les filles, la sono à tue-tête !

On l’a bien mérité depuis le temps qu’on lutte contre ces politiciens à la noix qui veulent saccager le pays à coup de bulldozer et de béton. On va gagner les potes, faut maintenir la pression parce qu’à Paris ça grenouille entre les pour et les contre de ce barrage de merde.

D’ailleurs, y a rien à casser ici à part une miteuse baraque de chantier et les grillages qui la protègent. Elle nous rend bien service pour se « mettre à la chotte »* quand il pleut. Pas même un engin de chantier à faire péter, ils les ont planqués dare-dare au fond de la vallée après avoir ratiboisé la plaine jusqu’à la semelle. Nous les écolos, les défenseurs de la nature, ils nous confondent avec les casseurs parigots. Pas besoin de se demander d’où viennent les ordres.

Alerte, à vos postes, la fête est finie, ils nous on menti, ils débarquent les salauds ! Des dizaines de véhicules montent vers nous avec une armada de trouffions casqués et sapés de leurs carapaces de plastic.

Triste en mourir un samedi soir dans leur caserne, alors pourquoi pas leur coller un entrainement de nuit contre ces gueux, ces va-t-en guerre de pacotille. Un gradé se prend pour Napoléon à la conquête de la Toundra tarnaise. « ça va gazer, on va les faire chialer ces arroseurs de marguerites, dit-il à ses troupes, munissez-vous de la mitraille comme si vous partiez en guerre ».

Les révoltés font fasse comme ils peuvent. Un de leur pote, un botaniste pacifique, tombe au champ d’honneur, fauché par une arme offensive. C’est la bavure, les fachos évacuent le mort en catimini, il ne faut surtout pas que l’on sache comment c’est arrivé. Black-out durant 48 heures du ministre de l’Intérieur alors que les medias et les politiques papotent à tout va. Enfin la vérité, publiée par Mediapart et Le Monde. Dressons la guillotine !

* expression du Jura suisse

14/11/2014

« Marseille rouge sangs »

 

Marseille 16h30. Deux heures à perdre avant mon rendez-vous. Pour ne pas subir le bouchon qui se forme à la sortie des bureaux sur cette passerelle d’autoroute suspendue entre ciel et mer. Le vide par en dessous est à la verticale de la gare maritime. A vous donner le vertige, à vous glacer le sang dans les jambes.

C’est jour de défilé. Pas les éboueurs mais les paysans et leurs tracteurs bloquent le centre ville et déversent leur cargaison de fruits et légumes. Les petites mères s’enhardissent à remplir leur cabas. Paradoxe de notre temps, les producteurs ne savent que faire de leurs produits et les pécheurs rentrent au port les filets vides. La célèbre bouillabaisse est devenue un luxe des restos étoilés. Les marins du porte-avion US mitraillent à tout va l’événement.

Je planque mon auto sur une placette en dessous du Prado. Une astuce colportée par un Marseillais pur sucre. Prière de serrer le frein à main au risque de trouver son véhicule amphibie immergé à l’entrée du Vieux-Port. Pas question d’actualiser l’histoire authentique de la sardine qui se voulait plus grosse que la baleine. Un coup de soleil timide dans le dos, un coup de mistral glacé dans le visage pour remonter le long du quai de Rive Neuve, ce rectangle de mer qui pénètre jusqu’au centre ville. Ou plus loin, vers la Canebière, si les Belges n’avaient pas mis leur holà.

Deux heures à perdre… à flâner dans le vieux quartier de l`Opéra, ses rues de Rome, Sainte et Paradis, autrefois parcourues par des matelots en goguette avides de filles de joie. C’est la morosité, pas l’ombre d’une cagole à l’horizon, les trottoirs marseillais ne sont plus ce qu’ils étaient. Les banques ont fait place aux hôtels miteux. Désormais, le racolage se fait par Internet.

Passant rue Molière, l’idée me vient de rejoindre la librairie «  Les Arcenaulx ». Horreur du temps perdu... un des derniers prix littéraire fera mon affaire. Fouinant comme à mon habitude, je déniche un petit livre : « Marseille rouge sangs » d’Eric Schulthess. Il ne s’agit pas d’un guide sur la cité phocéenne. Mais une suite de nouvelles mettant en scène de petites gens, des pauvres, des chômeurs, des paumés exclus de cette capitale qui perd son âme au profit des spéculateurs. Honteux d’être assis comme un nabab dans le salon de thé qui jouxte la librairie, je dévore ce bouquin à l’écriture ciselée par un orfèvre.

J’ai failli manquer mon rendez-vous de 18h30, au deuxième étage, chez cette dame sensible au bouquet de roses que je luis tendais.

(site de l’éditeur : www.editions-parole.net

 

 

 

 

08/11/2014

La Toussaint n'est pas la fête des morts

 

 
L'inscription de la fenêtre Post Tenebras Lux des Baux-de-Provence

L'inscription de la fenêtre Post Tenebras Lux des Baux-de-Provence

On a tendance à confondre le premier jour de novembre – la Toussaint - avec le deuxième  qui est la fête des morts. Donc les cathos honorent leurs saints et le lendemain leurs chers défunts qui ne sont pas tous des saints, même s’il y a de fortes probabilités qu’ils soient au Paradis.

Il semble qu’au fil des ans cette fête – le mot est mal choisi - revêt de l’importance à voir les centaines de chrysanthèmes sur l’étalage des grandes surfaces. Tout est prétexte à faire du commerce pour ces marchands sans scrupules. Le business de la mortalité ne subit pas la crise, il est planifié au pourcent près par les pompes et leurs œuvres, en particulier le crématoire dernier cri ayant remplacé les églises et le cimetière.

En matière de cercueils, la dernière nouveauté nous vient de Nîmes où un petit malin, bien nommé « Clapié », a innové ces boîtes en bois en les colorisant, en revêtant le couvercle de la photo du cher défunt, de son métier ou de son dada favori.

Selon le désir du mort encore vivant, il peut prendre une option pour vivre éternellement sa mort en compagnie d’une star, d’une actrice ou d’un sportif célèbre. Ici, dans le pays des supporters de l’OM, un modèle de série aux couleurs du club marseillais va bientôt voir le jour. Ne reste plus qu’à sonoriser le cercueil pour suivre les matchs en direct ou écouter le requiem de Mozart en boucle.

31/10/2014

Titus, mon cocker savant

 

 

 

Titus, mon cocker savant


Il est 17h00, mon cocker Titus vient  me réclamer sa pitance alors que durant l’horaire d’été, le repas du soir lui est servi à 18h00 !

Comment sait-il que depuis Giscard on bascule la pendule dans un sens ou dans l’autre au printemps et en automne. Il ne possède pas de Rolex à la patte gauche et encore moins une breloque horaire au collier.

Il doit en savoir des choses, me suis-je dit, même s’il ne lit pas la presse et n‘écoute que distraitement les infos à la radio. Cela m’a intrigué au point de tester son savoir en lui posant quelques questions sur l’actualité présente.

Du tac au tac, il m’a répondu en secouant sa tête de bas en haut et ses oreilles de gauche à droite. De gauche à droite… mais plus rarement en sens inverse, un signe qui ne trompe pas. Quant à l’intensité de ses vocalises, du grave à l’aigu, elles collaient à un demi-ton près aux réponses que j’espérais entendre.

Et de déduire que Titus est un chien savant, capable de jouer des tours à bien des humains. Les députés n’ont-ils pas modifié le statut des animaux approuvant qu’ils ne sont plus des biens meubles mais des êtres vivants doués de sensibilité. Ils auraient pu ajouter l’intelligence puisque chacun s’accorde à dire qu’il ne leur manque que la parole.

Je ne pouvais en rester là, il était indispensable que je connaisse le fond de sa pensée. Moyennant quelques gâteries, j’ai réussi à lui poser des électrodes sur son cuir chevelu. A son écoute, j’en ai d’abord pris pour mon grade, me reprochant de ne pas le considérer comme un être du règne animal à part entière. Oui, c’est vrai mon vieux, mais que deviendrais-tu sans moi, qui d’héberge, te nourris, te soigne tes bobos ? Veux-tu que nous parlions de choses sérieuses, de la situation de la France, du monde ?

Vous êtes tous dans le caca me répond-il, et nous avec malgré nos trente millions d’amis. On le remarque vers la fin du mois avec la diminution de nos rations alimentaires. Vos médias, vos politiques nous cassent les oreilles avec leurs coups de gueule, leurs débats, leurs promesses pour que tout change alors que rien ne change. Ils disent tout et son contraire. Votre chômage par exemple, une utopie d’imaginer pouvoir le résoudre en aboyant. C’est une crise de société, un mal endémique impossible à soigner comme la croissance. Et votre dette, ne comptez pas sur nous pour vous aider à la résoudre. Nous sommes interdits bancaires depuis toujours.

Et me dire encore qu’il a pris langue avec son copain Orwell, lui seul capable d’organiser la Ferme des humains avec notre aide, les animaux, mais à la condition qu’il ne mette pas au pouvoir ses copains comme cochons !