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18/12/2013

Que se passe-t-il au Nouvel Obs ?

 

 

 

 

Claude Perdriel, propriétaire à 100% et fondateur du Nouvel Observateur, l’hebdomadaire de référence - ça se discute - cherche un repreneur l’année du cinquantième anniversaire de sa création en 1964.

La cheville ouvrière et journalistique de ce succès éditorial repose sur un homme hors du commun, Jean Daniel qui, sans relâche, a eu la science de s’entourer d’une équipe de collaborateurs de haut niveau.

En 1953. à l’époque de Pierre Mendes-France, Jean-Jacques Servan-Schreiber et Françoise Giroud créaient L’Express où des plumes célèbres contribuèrent à son succès, dont Jean Daniel qui, en mésentente avec JJSS, quitta le journal, dix ans plus tard, pour fonder le Nouvel Obs, marqué à ses débuts plus à gauche. (Depuis sa vente par JJSS en 1977, l'Express a perdu son âme, passant de mains en mains, de l’épicier à l’électricien et au publicitaire pour être belge aujourd’hui. Selon Christophe Barbier, le directeur de la rédaction, L'Express n'est aujourd’hui « ni de droite ni de gauche, il est au-dessus de la mêlée !»)

Ses heures de gloire, Jean Daniel les a acquises lors de son entretien à la Maison blanche avec John F. Kennedy qui le chargea d'un message pour Fidel Castro. C'est d’ailleurs au cours d'un déjeuner avec le leader cubain qu'ils apprendront l’assassinat du président américain, le 22 novembre1963. Mais son grand mérite est d’avoir tenu le coup contre vents et marées, en un mot saisir l’esprit du temps.

Pour en revenir à Claude Perdriel, il n’est pas évident de trouver un acquéreur capitalistique digne et capable d’assurer la pérennité d’un organe de presse qui a rendu compte de l’actualité contemporaine durant un demi siècle.

Cette semaine, l’éditorial de Laurent Joffrin, directeur de la rédaction, ne manque pas d’ambiguïtés. Il laisse place à toutes les suppositions. Il n’est nullement mention de l’annonce du propriétaire de vendre tout ou partie du groupe de presse. L’Obs a perdu 7 à 8 millions mais ce déficit sera résorbé l’an prochain. Est-ce l’achat  du site numérique 89 qui a plombé les comptes ? Aucune dette, mais il faut investir pour garantir l’avenir. Et de quémander 5 à 6 millions pour augmenter et élargir le capital… Une broutille par rapport à la valeur du titre, même s’il ne gagne pas d’argent.

Il est logique qu’à 87 ans, Perdriel veuille passer  la main et récolter ses billes, mais sa fortune est faite pour assurer ses vieux jours. Pourquoi-pas créer une fondation  « Ad  vitam aeternam  » du nom de Perdriel-Daniel, dont les parts seraient réparties entre les collaborateurs qui ont fait le succès de la publication. ?

16/12/2013

La « passe » trépasse !

Pour lutter contre la prostitution, la France pénalise les consommateurs d’amour tarifé. Grosso modo le prix de la passe est multiplié par quinze, trente, voire cinquante pour une pipe à la sauvette. Une gâterie devenue inaccessible pour les chômeurs et les smicards. Voici donc venu le temps des « branleurs » et, plus grave encore, celui des violeurs en puissance. Tiens, la loi ne dit rien si les parlementaires, venus en séance à Paris, bénéficient de l'îmmunité sur leurs éventuels péchés de chair...

Dans les hôtels de luxe parisiens, le prix de l’Escort-girl, amende comprise, est parait-il inclus dans le tarif prohibitif. La seule manière d’éviter que les riches clients s’en aillent sous des cieux plus cléments, à Genève ou Zurich. Car la Suisse pudibonde autorise légalement la prostitution à grande échelle. Histoire de compenser l’abandon progressif du secret bancaire !

Dépêchez-vous, il y a encore des possibilités sur Paris, ICI, en attendant que la loi soit promulguée au Journal officiel.

Pour enrayer le trafic de stupéfiants et mettre à genoux les dealers, le ministère de l’Intérieur concocte une loi similaire pour amender les consommateurs. Marseille serait la ville test avant d’étendre ces mesures à la banlieue parisienne.

Pôle-emploi est chargé de recruter et de former des agents verbalisateurs.

09/12/2013

Le Préfet de la ville prend la clé des champs.....

 

- Un préfet ? au diable parbleu, vous n’y pensez point. Ne serait-ce pas plutôt une erreur, une rumeur, que dis-je, une galéjade provençale ? Passe encore pour le sous-préfet de Daudet dont l’escapade aux champs a fait le tour du monde mais un préfet, ça m’interloque.

– Si, si, je vous l’assure, c’est une vérité vraie écrite noir sur blanc dans la gazette de Nîmes, enfin pas tout à fait en ces termes car le langage ministériel est d’une froideur à vous glacer le sang.

– Vous utilisez donc cette expression à dessein pour rendre ce départ plus sympathique. Mais elle peut aussi être tendancieuse, synonyme d’évasion lorsqu’un justiciable se fait la belle !

– N’y voyez-là aucune astuce de ma part mais celle de la langue française qui permet diverses interprétations. L’origine de cette expression date du XIVème siècle : « donner les champs » qui signifie rendre la liberté ou se libérer soi-même.

– Il me souvient, il y a quelques mois, que l’on avait déjà donné la liberté au préfet du Gard pour la reprendre aussitôt. Un épisode rocambolesque lors du changement de régime… Raison pour laquelle, je ne suis pas convaincu de son départ aux champs. Il est aimé cet homme par ses administrés pour sa sensibilité à la cohésion sociale, à l’égalité des chances et aux valeurs républicaines.

– Hélas, je vais vous décevoir, car selon mes sources, notre préfet est atteint par le couperet de la limite d’âge. Il aura alors tout le loisir de parcourir les champs, sa terre cévenole, la littérature et l’histoire, son péché favori.

- A mon avis, l’expérience de cet homme d’État, son humanisme, sa pleine forme physique et intellectuelle pourraient l’amener à de hautes fonctions pour le plus grand bien de la République en proie à de multiples gaucheries.

- J’imagine plutôt notre cher préfet faire une pause méritée en sillonnant le chemin de Compostelle qui traverse le pays du Gard, découvrir les monuments historiques le long du « camino » pour atteindre la Galicie et la cathédrale de Santiago de Compostela.

22/11/2013

Cinquantenaire de l'assassinat de John Fitzgerald Kennedy

22 novembre 1963 - 22 novembre 2013

 

 
Dans ce récit romancé helvético-américain, l’auteur déroule un demi siècle de vie : la naissance à la campagne, l’adolescence dans une ville de province, la maladie, l’amour, la rencontre fortuite et l’amitié d’un homme d’état de l’autre côté de l’Atlantique.

Le fil conducteur a pour thème une trilogie paternelle : celle de son père légitime, de son père d’adoption, John Fitzgerald Kennedy, et la sienne.

C’est une saga familiale à rebondissements, une sorte de chronique du temps qui passe décrite sans concession, mais avec réalité, humour et amour.

Voici des extraits de ce livre

160 pages, icône-éditeur, Arles

Commande par courriel : fredoberson@ymail.com

Envoi par poste : € 15.00 – port compris, paiement par chèque à réception.

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06/11/2013

La grande évasion fiscale sur France 5

 

 

Volet 1

 

http://pluzz.francetv.fr/videos/la_grande_evasion_fiscale...

 

Volet 2

 

http://pluzz.francetv.fr/videos/la_grande_evasion_fiscale...

 

LE REPORTAGE N'EST PLUS DISPONIBLE !

04/11/2013

La VILLA du seigneur de PACA

 

Voici la villa la plus chère de la région Provence-Alpes-Côte-d’Azur : 70 millions payés rubis sur l’ongle par les gentils contribuables. A rendre jaloux les Qataris dont l’émir accoste parfois son yacht des Mille et une nuits au port de la Joliette.

Rien n’a changé depuis l’époque des Comtes de Provence où le Bon Roi René 1er d’Anjou aménagea la forteresse de Tarascon pour la rendre plus habitable avec la dîme perçue aux paysans.

La « Villa Méditerranée » est l’œuvre du seigneur de PACA, président de région, député d’Arles et socialiste à ses heures creuses : Michel (de) Vauzelle, natif de Montélimar. Ce génie a eu l’heureuse idée de construire sa VILLA côte à côte du MuCEM, le Musée des civilisations de l'Europe et de la Méditerranée. Un pied de nez au souverain de Marseille, le sénateur-maire UMP, Jean-Claude Gaudin, à l’occasion de l’année de la culture 2013 !

Cette prouesse architecturale et technologique ne sert quasiment à rien. Mais cet édifice monumental intrigue les marseillais. « Mais qu’est ce que c’est ? A quoi ça sert ? Un aquarium, peut-être ?  Nos subventions sont à l’eau.»

Surprise à l’entrée, pas un pékin, contrairement au Mucem où des centaines de personnes se pressent à la billetterie. A la villa, c’est gratuit, on y pénètre comme dans un moulin sans se faire palper et un escalator gravit d’un seul coup l’équivalent de 5 étages. Le parking, c’est Vinci, à 4 euros l’heure.

Au sommet, une coquille vide ou plutôt une esplanade fermée de 800 m2 avec vue sur la mer et le Bonne Mère. Des murs et des poutres d’acier d’un blanc immaculé ceinturés de parois de verre. Pas l’ombre d’une activité ou d’une quelconque exposition.

Au sous-sol, sous le niveau de la mer, une agora de 2000 m2, ainsi qu’un auditorium de 400 places destiné à accueillir conférences, colloques et réunions internationales renvoyés aux calendes phocéennes. C’est parait-il le cœur du bâtiment entouré d’un bassin artificiel… Comme au temps des châteaux-forts !

A la place de cette dépense exorbitante, scandaleuse, le seigneur de la région PACA pouvait construire plus de 400 logements sociaux… mais sans la vue sur la mer !

 

Voici l’inauguration filmée par MARSACTU au printemps 2013, mais depuis lors rien a changé... c'est vide !

http://www.marsactu.fr/politique/michel-vauzelle-recoit-e...

24/10/2013

Le débat Plenel-Tabard. Droit du sol : «La France c'est cela, bon dieu!»

 

Edwy Plenel (Mediapart) et Guillaume Tabard (Le Figaro) s'affrontent cette semaine sur la proposition de plusieurs dirigeants de l'UMP de revenir sur le droit du sol. Un débat en partenariat avec iTélé, animé par Olivier Galzi.

 

ICI :


http://www.mediapart.fr/journal/france/231013/le-debat-pl...


21/10/2013

La folie des médias et des politiques

 

Ils sont devenus complètement fous et débiles.

Depuis cinq jours, pas une heure sans qu’une radio, une TV ou un site électronique sonnent les trompettes de l’affaire de cette pauvre fille, Leornada. La presse écrite en fait ses choux gras, logique pour ces feuilles de chou en péril.

Les reporters et les caméras assiègent cette gamine dans sa retraite au Kosovo. De quoi la déboussoler et la rendre folle. A tout prix, il faut faire de l’audience.

De quelle race sont-ils ? - je dis race à mon esprit défendant – car gens-là ne sont pas digne d’appartenir au genre humain. Et les politiciens, de gauche en particulier, leur emboitent le pas comme des moutons de Panurge pour faire monter la mayonnaise.

Certes, il y a eu une bavure de l’Etat, en l’occurrence de ceux qui dépendent du ministère de l’Intérieur. Valls n’a pas la manière, cet homme-là est brut de décoffrage ou plus simplement une brute sans état d’âme. D’ailleurs, depuis des décennies, la République n’a jamais nommé des saints à cette haute fonction. Souvenons-nous de Mitterrand lors de la guerre d’Algérie…

Piteuse France, piteuse Europe face à l’immigration, toutes deux incapables d’aborder ce problème, si ce n’est par une hypocrisie crasse. On se cache les yeux sur Lampedusa, alors que l’on a envoyé l’armada en Libye et au Mali.

Demain, ce seront des hordes de Syriens qui se presseront aux frontières européennes. Ils sont plus de deux millions à croupir dans des camps insalubres.

Il aurait mieux fait de se taire notre président schizophrénique – ce qu’il fait en général – plutôt que de fanfaronner en annonçant l’accueil de 500 réfugiés syriens et de séparer une gamine de 15 ans de ses parents.

S’ils ont des c….. ses ministres contestataires, qu’ils démissionnent ! A lui tout seul, Valls fera le ménage.

14/10/2013

MONOPOLYTIC, UN JEU DE FOU...

 

 

 

- Albert, que crayonnes-tu sur ta planche à dessin ?

 – Il m’est venu une idée de génie, car depuis ma découverte de la relativité générale et de la mécanique quantique, je dois avouer que mon esprit s’est endormi. Je me la coulais douce lorsque j’enseignais à Princeton.

– Tes précurseurs Galilée, Newton et Planck t’ont mis le pied à l’étrier, ce qui t’as permis d’affiner leurs  théories.

 – Tu as raison Sigmund, la science, les inventions avancent pas à pas, d’un chercheur à l’autre, comme ta psychanalyse, mon vieux. Avant le fil à couper le beurre, il a bien fallu faire du beurre ! Il en est aussi du jeu de fou que je m’applique à mettre au point : le « Monopolytic ». C’est une américaine, Elizabeth Magie, qui inventa, en 1904, le Monopoly. Depuis lors, de multiples versions ont vu le jour, toutes plus débiles les unes que les autres. La mienne à la particularité de s’adapter en temps réel aux faits de société, en l’occurrence la politique de droite ou de gauche.

– Mais comment vas-tu diffuser ce jeu depuis ici, au paradis des savants ?

– Par Internet, bon sang ! Et grâce à Steve Jobs qui nous a rejoint ici et avec lequel j’ai conclu un joint-venture pour l’utilisation de sa tablette. Depuis l’histoire de la pomme, il a refait le monde et maitrise l’univers !

– Et comment ça marche ?

– D’abord, il faut choisir son camp et ses pions de couleur rouge, rose, vert, bleu, blanc, or, ou brun. Par exemple, hier à France 2, lors de l’émission « Des paroles et des actes », chaque fois que le joueur Copé avançait son pion bleu, il se retrouvait soit dans la case « prison », soit devait-il laisser passer son tour.

– Selon quels critères ?

– C’est au choix du meneur de jeu, David Pujadas, qui ne s’en laisse pas conter, mais il compte les points, les téléspectateurs aussi. François Lenglet avait choisi la couleur or, quoi de plus normal puisque c’est un expert en finance et en économie. Question chiffres, Copé a fait tout faux, un zéro pointé. Jusqu’à ne pas admettre que durant dix ans, l’UMP, dont il se gargarise, a mis la France sur les genoux. Son programme d’économies : un million de fonctionnaires en moins ! Du délire en direct.

- Ce qui ne l’empêche pas de clouer au pilori la politique hollandaise et ses soi-disant dérives fiscales. Des critiques approximatives, à l’emporte pièce, lancées à la cantonade qui se trouvait derrière lui ! En faisant le procès de la gauche, il dressait l’inventaire de ce que la droite n’avait pas fait ces dernières années.

- D’ailleurs toutes ses élucubrations n’avaient de cesse que d’enfoncer le parti au pouvoir. Jeff Wittenberg l’a compris illico. Ce journaliste, rompu aux interviews à chaud des hommes politiques a choisi le pion blanc, synonyme de neutralité, même si l’on perçoit par ses chausse-trappes qu’il ne porte pas JFC dans son cœur. D’autant qu’à un moment Copé a choisi le pion brun pour se raviser avec peine !

– J’ai vraiment le béguin pour la fille rose-bonbon. T’as vu comme cette jeunette a tenu tête à ce roublard de politicien ? Elle maitrise les dossiers de la République avec une assurance de grande prêtresse. Najat Belkacem l’a roulé dans la farine de blé dur comme un bleu.

- Je suis parfois mi figue, mi raisin à son égard sans me l’expliquer vraiment. Son rôle de porte-parole n’est pas facile, transmettre les non-dits du président, c’est comme marcher sur des œufs avec des talons hauts. Par exemple, no comment de l’affaire Valls-Duflot !

- Un régal, le droit de pour(suite) de FOG, directeur du Point, lorsqu’il cite le classement du docteur Jekyll alias Mister Hyde en 19ème  position du sondage d’impopularité, digne de l’envoyer dans les oubliettes de l’histoire politique.

- Sigmund, tu pourrais m’éclairer sur le comportement en général des hommes politiques qui évacuent les questions gênantes en un tour de passe-passe pour digresser sur d’autres sujets. Comment se fait-il que des personnalités intellectuellement brillantes se fourvoient dans de tels propos ?

– Mon cher Albert, je te donne rendez-vous sur mon divan pour approfondir  ton questionnement. Mais en attendant, il te faut encore tester ton « Monopolytic », le rendre plus fiable, à dimension humaine, je peux d’aider, car sans cela il peut être le générateur d’une bombe politique. Rappelle-toi la bombe A !

11/10/2013

Hors d'âge

Tu pourrais être mon père ! Cette gifle-là,  je l’ai prise en pleine poire. J’en garde encore les rougeurs virtuelles. Venant d’une gamine de 15 ans dont j’ai bricolé la mère avant son mariage, c’est dans le domaine du possible. Et d’y  ajouter aussitôt un point d’interrogation ? Faire un retour en arrière, me torturer l’esprit dans des calculs savants avec la méthode Ogino, en parler à sa mère ? Peut-être a-t-elle été en vaine de confidences ? Pas évident d’aborder la sexualité avec son ado de fille, une petite futée qui prend forme, si ce n’est parler de ses propres « sexpériences ». Quelle bécasse, me suis-je dit. J’ai eu fin nez de la laisser tomber pour une autre.

D’ailleurs, cette épisode est hors d’âge puis qu’il remonte dans le premier quart de ma vie. Enfin, c’est selon car tout au long de son existence, on est souvent hors d’âge par rapport aux gens qu’on rencontre. Ça commence à l’école entre les grands et les petits, la plupart du même âge, à quelques mois près. Seuls les boutons d’acné différencient les précoces. Le dénominateur commun, ce n’est point la date de naissance mais l’aspect physique. Et me rappeler les vexations dont j’ai été l’objet car j’étais plus petit que mes camarades. A souffrir de complexes que l’on peine à soigner, même avec des talonnettes.

Ce n’est pas évident de démarrer dans la vie en étant physiquement  hors d’âge. Impossible de n’y pas prêter attention, qu’on le veuille ou non, cela vous poursuit fatalement à toutes les étapes de votre existence. Et pourtant, petit à petit, j’ai grandi, beaucoup grandi pour être comme les autres et même plus grand que les autres. J’ai pris ma revanche en fustigeant les petits de mon âge. Du genre : retourne chez ta mère, t’es pas sec derrière les oreilles !

C’est au sein de la famille que les différences d’âge sont les plus marquantes. Plusieurs fois dans une journée, les parents font état de cette discrimination : « tu n’as plus l’âge de faire pipi au lit », « manges ta soupe pour grandir comme ton frère », « prends soin de ta petite sœur », « allez les petits, au lit », « le film à la télé, c’est pour les grands ». Puis vient le tour du grand-père de sermonner son petit-fils : « quand j’avais ton âge… et patati et patata, une litanie  hors d’âge ». Vive le clivage des générations !

L’expression « hors d’âge » est utilisée à toutes les sauces, exprimant tour à tour le passé ou le futur, le positif ou le négatif. A commencer par « hors » cette préposition discriminatoire qui évoque que l’on est en dehors, à coté de la plaque, parfois pour le meilleur et souvent pour le pire. C’est tout de même gratifiant d’être un candidat hors-concours ou hors-pair. Suis-je hors de propos ou hors-texte, voire hors-piste comme un hors la loi ? Il est donc hors de question de continuer d’accommoder cet hors d’œuvre. D’autant que hors d’usage s’apparente parfois à hors d’âge !

 

Hors d’âge se gausse d’être hors du temps, il caracole sur plus d’un siècle sans jamais faire date. C’est le complice des bouilleurs de cru qui jouent à cache-cache avec le millésime. Qui plus est, il se moque de la valeur des objets. Une voiture hors d’âge peut être un véhicule de collection ou tout juste bon à mettre à la casse. Et les meubles pardi ! La table en formica des années cinquante ne vaut pas un sous alors que la commode 19ème

Hors d’âge ? Par les temps qui courent, je me demande souvent si le parti au pouvoir n’est pas hors d’âge ? Nous pouvions, certes, espérer en un avenir meilleur en 2012 comme en 1981. Souvenez vous du programme du Bourget ? L’homme, le candidat, était sans doute sincère, plein d’espoir pour une France meilleure. Là, il a manqué de clairvoyance. Un rêveur qui s’est vite trouvé dans une situation inextricable après le constat de 10 ans d’une droite irresponsable. Ses mesures au goutte à goutte sont sans doute hors d’âge ! Il tâtonne, il godille. Mais les Français ne sont-ils pas eux aussi hors d’âge pour n’avoir en mémoire que l’époque révolue des « trente glorieuses » ?

25/09/2013

La presse papier bouge encore...

 

Fini l'âge d'or !
Fini l'âge d'or !

C’est la rentrée de septembre, un septembre morose, un ciel frisquet pour nous faire oublier les coups de chauffe de  l’été. La presse papier change de peau, la vieille dame se refait une beauté pour tenter de séduire quelques lecteurs égarés. Un lifting pour dissimuler un corps malingre, les rides d’une écriture ternie par le temps. C’est bien connu, les vieilles dames nous balancent souvent les mêmes sornettes.

Tour à tour, le Nouvel Obs, Marianne, Libération changent de look. Sur une pleine page de La Provence, Olivier Mazerolle, son nouveau Directeur de la rédaction, annonce une nouvelle formule pour le 23 septembre. « Mieux vous informer… se rapprocher encore plus de vous… s’impliquer plus fortement dans la vie locale », écrit-il.  Pour ce qui est de la vie locale dans la région Paca, la cité phocéenne célèbre la culture 2013 à la kalachnikov !

Dans sa livraison de samedi, Libé présente sa nouvelle maquette sur 64 pages. Du grand art, dois-je l’admettre, et en particulier l’article de Stéphane Guillon que je ne résiste pas à transmettre à ceux qui boudent le papier !

13 septembre 2013

Faut-il intervenir à Marseille ?

ironiques.

Par STÉPHANE GUILLON

Des semaines que le monde se déchire sur la question : «Faut- il intervenir à Marseille ?» Vingt morts en 2011, vingt-quatre en 2012 et déjà quinze pour l’année 2013 ! Les observateurs onusiens dépêchés dans la cité phocéenne parlent de véritable guérilla urbaine. Des dizaines de fusils d’assaut, des grenades, des kalachnikovs ont été collectés sur place. Si les armes sont réelles, une kalachnikov peut-être en résine de cannabis est en cours d’identification. «Il nous faut des preuves tangibles avant toute intervention», assène un inspecteur. Intervenir ou pas ?

Si la communauté internationale réclame des frappes ciblées contre les quartiers Nord, Obama, dernier soutien du président français, oppose son veto. «Barack craint une intervention à Marseille car, dès lors, il faudrait nettoyer Flint dans le Michigan, nous confie un conseiller. Flint, c’est 62 homicides par an pour 100 000 habitants. A côté, Marseille is a "little dick !" [petite bite].»

Pour l’heure, seules les flottes russe et chinoise se sont déployées autour du château d’If et des plages du Prado. L’opération baptisée «Marcel Pagnol» pourrait intervenir fin septembre. Des frappes qui divisent jusqu’aux plus fervents va-t-en-guerre. «On n’est pas à l’abri d’une bavure, tonne David Cameron. Si tout le monde s’accorde pour raser les cités des Lauriers, des Cyprès, des Hirondelles et des Lilas, plaques tournantes de la drogue, un Tomahawk peut très bien tomber sur Notre-Dame-de-la-Garde, le Mucem, une fabrique de calissons ou pire la villa de Michel Drucker à Eygalières… Nous ne pouvons pas prendre ce risque !»

Particulièrement belliqueux, les Russes sont soupçonnés de vouloir bombarder le Stade-Vélodrome, seul moyen pour eux de propulser le Spartak Moscou en Ligue des champions. «A l’arrivée, ce sont toujours des questions d’argent, de gros sous, s’indigne Elie Baup, l’entraîneur de l’OM. Si des cités s’embrasaient à Evian, Thonon, Gaillard, les Russes n’interviendraient pas !»

Deux poids, deux mesures ? Ce week-end, le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki- moon, a tenu lui aussi à réagir : «La France est un pays à part, très complexe avec ses codes, ses us et coutumes. La dernière réunion organisée par le gouvernement pour lutter contre le grand banditisme à Marseille était animée par Jean-Noël Guérini mis en examen pour "association de malfaiteurs". Guérini intronisé en M. Propre de la pègre, c’est un peu comme si on demandait à Marc Dutroux de travailler dans une crèche !»

Que faire ? Vue de l’étranger, la situation paraît totalement ubuesque. Aujourd’hui, le gars chargé de sécuriser Marseille s’appelle Manuel Valls, de son vrai nom Manuel Carlos Valls. Plus un nom de narcotrafiquant colombien que de premier flic de France moquent ses détracteurs. L’homme s’habille en jeune marié pour visiter les quartiers Nord, on dirait BHL en costume Dior sur les ruines de Benghazi. Entre deux fusillades, il pose dans Paris Match, roulant une pelle à sa femme, la violoniste attitrée de Johnny Hallyday. Comment voulez-vous que ce gars soit pris au sérieux par les caïds locaux ? Le remplacer est risqué, on ne sait pas sur qui on peut tomber. Son prédécesseur s’appelait Claude Guéant, alias «le Cardinal», spécialiste des valises, commissions et versements en liquide, traité de menteur et de voleur par son ex-collègue au gouvernement, Mme Roselyne, alias «la Pharmacienne». Intervenir ou pas ? Les tergiversations onusiennes font bien sûr le jeu des Français. Depuis dix jours, Hollande multiplie la surenchère. L’homme est connu pour son tempérament de feu, un mélange d’hyperactivité et d’autoritarisme. Dans son pays, on l’a surnommé «Flamby», le nom d’un dessert, célèbre pour ses pouvoirs énergisants. Flamby a menacé : «Une frappe sur Marseille euh… pourrait embraser toute la région Paca. Je ne réponds de rien euh… le carnaval de Nice, le Midem de Cannes, la foire aux santons d’Aubagne… toutes ces manifestations pourraient être annulées !»

Afin d’éviter le pire, Manuels Valls a tenté un ultime déplacement dans les quartiers Nord, celui de la dernière chance. Habillé cette fois d’un queue-de-pie et d’un chapeau haut-de-forme, le ministre n’a pas hésité à retirer ses gants pour serrer la main à des minots. Il a ensuite visité la prison des Baumettes en compagnie de son épouse, Anne Gravoin, qui a interprété au violon All You Need is Love aux détenus les plus dangereux.

Le ministre s’est voulu confiant : «La violence n’est pas une fatalité, le queue-de-pie, la musique d’Anne, les paroles des Beatles, tout cela devrait calmer les esprits les plus chauds et ramener la paix à Marseille pour plusieurs années.» L’ONU a salué un geste fort et Gala a refait une photo du ministre aux Baumettes car Manuel n’était pas sur son bon profil.

02/09/2013

La lutte au calcif...

 

 

La plus grande manifestation sportive en Helvétie est la Fête fédérale de lutte et de jeux alpestres.

 

Elle a eu  lieu ce week-end à Berthoud, dans la vallée du fromage Emmenthal. Cette localité agricole est située à quelques kilomètres de Berne, la capitale du peuple des bergers et des banquiers.

 

Une arène de 52.000 places a été aménagée pour accueillir plus de 250.000 visiteurs. Les lutteurs se rouleront dans la sciure et le vainqueur de cette joute historique gagnera un taureau de 1000 kilos.

 

Voir ici un diaporama.

25/08/2013

L’Estaque Connection

 

L'Estaque et le golfe

L'Estaque et le golfe © Paul Cézanne

 

Olivier :

- Alors-alors, Marius, as-tu entendu ces coups de feu, hier soir, sous nos fenêtres ?

Marius :

– Putain de sort, je regardais un film policier à la télé et soudain j’ai cru que le poste explosait. Mais, lorsque les sirènes de la flicaille ont retenti, juste en dessous, puis les feux bleus au plafond de la chambre, je me suis dit que la fiction était devenue réalité.

O :

– Peuchère Marius, il y a bien longtemps que ça ne mitraille plus ici, à l’Estaque. Depuis l’époque de Zampa et de Mémé Guérini, c’est d’un calme à mourir d’ennui.

M :

– Et ben, Olive, il nous reste la belotte, la pétanque, le popotin de Fanny et le cochonnet. Tiens, l’autre jour avec cet étranger qui mesurait en inches, on a bien failli en venir aux poings pour un point.

O :

– Oh, il n’est pas bien méchant, James l’anglais, sauf qu’il préfère une pinte de bière au pastis. D’ailleurs, tu es bien content, Marius, de lui avoir cédé ton amarrage, payé cash en livres sterling, le jour où tu as déposé pour de bon tes filets de pêche. Et puis, tu le sais, il vit dans son paquebot à l’année. Pas de taxe foncière ni d’habitation !

M :

– Plains-toi, Olive. Ton épicerie, tu l’as vendue rubis sur l’ongle à Mustapha qui nous pollue l’odorat avec son kebab et son méchoui. Ça me fend le cœur, L’Estaque n’est plus ce qu’elle était. Y a plus de pécheurs et encore moins de gargotes pour nous servir l’oursinade, la sardinade et « notre bouillabaisse ». Que du congelé de l’Alaska, je te dis ! Il paraît même que nous allons être inscrits au patrimoine de l’humanité. A cause de ces peintres endimanchés venus d’on ne sait où : Braque, Cézanne, Derain, Dufy, Renoir et bien d’autres qui ont peinturluré notre Estaque du temps jadis.

O :

– Tu oublies notre gare, construite par Paul Séjourné, surnommé le "Gustave Eiffel », celui de la tour de Paris qu’on voit à la télé.

M :

– Alors, on l’a fait à deux cette belotte, en attendant Victorin et Honoré qui sont allés à l’Evêché pour témoigner sur le crime de hier soir ? Ces fadas promenaient leurs clébards au moment de la fusillade. Ils n’ont rien vu, car ils étaient de dos, du côté du port de plaisance, mais les flics sont sur les dents, y a même un ministre qui va venir ici.

O :

– Un ministre, à l’Estaque ? Tu n’y penses pas. Le maire, ça fait des années qu’on ne l’a pas vu. Du temps de Deferre, c’est lui, Gaston, qui s’occupait des règlements de compte.

M :

- Les temps ont changé, mon vieil Olive, aujourd’hui ce sont des jeunes, des dealers comme on dit, qui règnent sur le commerce local de la drogue dans les cités HLM. La French Connection, pourvoyeur d’héroïne vers les Etats Unis, c’est du passé. Et voilà que tout d’un coup, ces bordilles changent de quartier et viennent s’entretuer ici. Ça motive le ministre de l’Intérieur, il fait le beau chaque fois que ça tiraille.

O :

- Ce qui me fait caguer, c’est qu’on parle mal de Marseille comme de Chicago au temps de la prohibition.

M :

- Fan de chichourle, la police, les journaux, les télés, font grand cas des trafiquants et des tueries à la Kalachnikov, mais ils ne parlent jamais des fumeurs de pétards. Coquins de sort, qu’ils aillent se faire escoundre !

O :

– Donc, si ça continue, on ne pourra plus aller boire nos pastagas sans risquer de prendre un pruneau ou une lame dans le bide.

M :

– Tant fais pas Olive, en revenant de ton cabanon, tu croiseras des dizaines de CRS qui te feront souffler dans le ballon et te ramèneront à la maison sous bonne escorte !

O :

- Arrêtons de barjaquer, banco à pique !

14/08/2013

Vacances à Brégançon

 

 
Le Fort de BrégançonLe Fort de Brégançon

 

- François, enfin, quand partons-nous en vacances ? Depuis une semaine tes ministres ont pris la poudre d’escampette. Ils se dorent au soleil dans tous les azimuts et toi, François, tu parcours les bourgades et la banlieue pour rencontrer tes citoyens et les réconforter sur le devenir de ta France. Laisse-les en paix, bon sang. Durant le mois d’août, ils n’ont que faire de tes fadaises. Eux aussi, ils ont le droit d'oublier la crise, la baisse du pouvoir d’achat et la hausse de l’électricité. Que ces manants s’éclairent à la bougie, qu’ils transpirent en supprimant leur clim au lieu de mettre sous pression les centrales atomiques.

 

– Ma chère compagne de Maintenant, après cette année satanique, j’ai grand besoin de faire mon examen de conscience, d’éclairer ma lanterne à Versailles. Donne-moi le temps de classer mes dossiers avant de nous mettre tous les deux au vert.

 

– Au vert ? Tu n’y penses pas. C’est au bord de la grande bleue que nous devons séjourner, dans cette bâtisse qui surplombe la mer, Brégançon, la résidence d’été des présidents.

 

– Elle est occupée ma chère dame de Maintenant.

 

– Par qui, au grand diable ?

 

– Te souviens-tu que Jacques, mon ami de Corrèze, m’a soutenu publiquement lors de mon élection ? Lors de notre dernière rencontre, en son pays, je lui ai proposé, en reconnaissance, de lui prêter Brégançon pour l’été, le dernier peut-être, vu sa santé précaire. Bernadette, son épouse attentionnée, a mis ni une, ni deux son véto. Il n’est pas question qu’on le photographie sur la plage en chaussettes et souliers vernis. Et comment lui passer l’envie de boire un drink sur la terrasse de Senéquier, à Saint-Tropez ?

 

– Jacques n’y est pas, nous pouvons donc en disposer.

 

– Tu connais l’état piteux de nos finances. Par conséquent, j’ai envisagé de la louer fort cher à l’émir du Qatar mais Cécile, notre ministre du logement,  m’a mis le bâton dans les roues. Ça commence à bien faire, m’a-t-elle dit, après le PSG, le Printemps et l’île de la Cité ! Et pourquoi pas Rambouillet ? Elle tente une expérience éminemment sociale de loger, le temps des vacances, voire au-delà, des SDF. C’est un retour à l’autogestion, ils s’occupent de tout, de la pèche, de la cuisine de l’entretien des espaces verts et du ravalement de la façade pour en faire un musée.

 

– François, je peine à te comprendre, pourquoi ne m’as-tu pas consulté ? Nous les méritions bien nos vacances à Brégançon.

 

– Ma chère de Maintenant, ne sais-tu pas que je n’aime pas le pédalo !

08/08/2013

Les congés payés…

 

 

Combien de français se souviennent-ils de l’origine de ce que l’on appelle aujourd’hui les « vacances » ? La désignation originale, c’est les « congés payés » apparus en France le 20 juin 1936 à l’époque du Front populaire, une coalition de gauche qui gouverna la France de 1936 à 1938.

Durant cette courte période, il introduisit plusieurs réformes sociales dont la réduction du temps de travail à quarante heures par semaine et les conventions collectives dans le droit du travail,

De deux semaines au départ à cinq dès 1982, les congés payés ont fortement contribué à ce que l'on appelle le « tourisme de masse » fractionné durant les vacances scolaires.

Seuls les salariés bénéficient de cet avantage, les travailleurs non salariés et les professions indépendantes, n'ont donc logiquement pas de ressources quand ils ne travaillent pas ! Les ministres, paraît-il, emportent leurs dossiers dans leurs résidences secondaires - de gauche - et demeurent en alerte de la République au cas où… Il n’y a donc pas de « vacance » du pouvoir !

Selon les statistiques, souvent menteuses, plus de la moitié des Français n’ont pas les moyens de partir en vacances, se taper mille bornes de goudron et de bouchons ou monter dans un train fantôme pour voir la mer et les méduses. C’est à ce moment-là que l’on se souvient de la famille, d’un vieil oncle à héritage blotti dans l’arrière pays.

Changer d’air, de climat, d’ambiance, ne plus croiser le voisin à la mine patibulaire et sa femme qui jacasse comme une pie. Surtout ne pas oublier d’emporter le Smartphone, ce lien indéfectible avec le monde et les collègues restés au turbin.

Le premier avantage social des congés, ne serait-ce pas de rompre durant quelques semaines avec cet horaire cadencé et immuable : métro, boulot, dodo ? Faute de mieux, prendre le temps de vivre, de découvrir son quartier, sa ville, ses alentours.

28/07/2013

Dopé ou pas… il faut pédaler !

 

 
Encore un champion belge !
Encore un champion belge !

Les millions de spectateurs qui se pressent le long du Tour de France s’en contrefoutent  que les cyclistes se dopent. Ce qu’ils veulent, ces fadas, c’est le spectacle de la route, c’est toucher de près ces héros du jour jusqu’à les faire tituber. Admirer ces bêtes de somme publicitaires qui pédalent, transpirent, souffrent à la limite de leurs forces dans ce périple surhumain voulu par des sponsors avides.

Le Tour de France est unique au monde. A cette occasion, des milliards de téléspectateurs du monde entier découvrent cette belle France, ses plaines, ses montagnes, ses bourgs, ses châteaux. A leur donner l’envie de sauter dans le premier charter venu pour parcourir ce pays unique. A dépenser leurs devises pour sauver l’hexagone de la faillite. Au moins un point positif pour faire plaisir à Montebourg !

Que les sportifs se dopent ou ne se dopent pas, c’est du pareil au même. A défaut d’expédients sophistiqués, ils joueraient les prolongations, un demi heure de plus pour le Ventoux, le 100 mètres au-delà de 10 secondes. Pour être des vedettes, le temps d’un podium, ils sont prêts à sacrifier leur durée de vie. Ayons  tout de même de l’admiration pour les sans-grades, les « porteurs d’eau », comme on les appelait naguère. Ils pédalent comme des esclaves pour trainer leur leader dans la montée de l’Alpe d’Huez avec l’espoir fou d’être un jour le leader.

Le sport de compétition est devenu une machine à faire du fric, rien que du fric. C’est écœurant tous ces millions qui cavalent à l’abri des niches fiscales ou sur le rocher de Monaco. Tous ces millions collectés à petites doses dans les poches du peuple des moutons pour les distraire, les faire rêver.

 

 
Qui se souvient de l’époque « Dop, Dop, Dop »  qui fit les beaux jours de la caravane publicitaire ? Sans doute un signe précurseur cette marque de shampoing doux, créé par le père de la belle Liliane, qui allait « doper » les ventes de l’Oréal  et mettre l’avenir de Mediapart en péril.

Il y avait de la rengaine dans l’air, Yvette Horner et son accordéon juchés entre ciel et terre.

 

Les hommes politiques se dopent-ils eux aussi pour tenir le coup dans leurs meetings démagogiques et leurs nuits blanches à l’Assemblée ? En tout cas pas ceux qui poussent une ronflette vers les trois heures du mat !

04/07/2013

Un homme indigne

 

 
© (DR)

Le président de la Commission, Charles de Courson

 

Jérôme Cahuzac est un homme indigne de la France. On le savait menteur au plus haut degré de la nation pour avoir menti au président, au premier ministre et à l’Assemblée nationale. 

Hier encore, lors de sa « non-prestation » à la Commission d’enquête parlementaire il a menti à de multiples reprises par omission ou par approximation, jusqu’à mettre en doute sa propre voix ! Mais il s’est aussi fermé comme une huitre, a refusé de répondre aux commissaires, de peur de mentir encore, tant cette dérive est innée chez lui. Machiavélique et calculateur pour ne pas se livrer et garder sa version des faits au bestseller qu’il publiera à l’automne.

Depuis plus d’une décennie, ce menteur viscéral a vécu aux dépends de ceux qui l’ont écouté et même cru. A commencer sans doute par ses proches, ses amis, ses clients, ses électeurs, ses administrés. Et certainement son banquier suisse !

Cet homme indigne étale sa superbe, exprime son dédain envers ses ex-collègues et les journalistes de Mediapart. Sans Plenel et Arfi, ce qui est arrivé ne serait jamais arrivé. Ce sont eux les responsables du scandale politique, de la déroute des socialistes et de la poussée du FN...

Pour sûr qu’il dira demain au juge d’instruction, pour justifier ses mensonges à répétition, qu’il est victime d’un mal congénital, le gêne du mensonge à la place de celui de la vérité.

16/05/2013

«Je n’étais pas président avant de le devenir»

 

 

Pour marquer le premier anniversaire de son élection, François Hollande a prononcé cette phrase étonnante que le seigneur de La Palice n’aurait pas dédaigné.

 

Pour l’écouter,  tendez l’oreille dans le film de Patrick Rotman : « Le Pouvoir » qui sort en salles, comme par hasard… le 15 mai !

 

Un documentaire pris sur le vif par une caméra qui a fureté durant huit mois dans les coulisses de l’Elysée, à la poursuite d’un président normal. En toute liberté, paraît-il.

 

La bande annonce:

 

http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19505932&a...

 

Vous saurez tout sur l’apprentissage de la fonction suprême qui n’est sanctionnée par aucun diplôme. Avant même de commencer son boulot, on glisse autour du cou de l’élu la Grand-croix de la Légion d’honneur.

 

Cela se passe ainsi sous les ors de la République. C’est une sorte d’hommage ou plutôt un blanc-seing que lui délivrent les millions d’électeurs sur la foi de son charme naturel et de ses bonnes intentions. Mais le rêve ne dure qu’un jour.

 

En l’absence d’un certificat en bonne et due forme, la pratique présidentielle s’apprend donc sur le tas. Un vrai parcours d’autodidacte où il est cependant utile de posséder de bonnes notions théoriques glanées dans les sphères ministérielles et partisanes. Une bonne santé physique et mentale est indispensable pour digérer un agenda surbooké, les coups bas, les voyages  inter planétaires et la cuisine exotique.

 

La fonction suppose la maîtrise de la langue de Molière, - celle de bois est facultative - le sens de la répartie, un brin de démagogie, l’aptitude au commandement et une tendance à l’amnésie en matière de promesses électorales.

 

Toutes ces qualités ne sont, hélas, de loin pas suffisantes. Dès lors, comment faire fonctionner la machine étatique sans recourir à une pléiade de technocrates, des hommes froids, des carriéristes souvent reconduits dans leurs postes d’une présidence à l’autre.

 

Grosso modo, à quelques nuances près, c’est kif-kif bourricot. L’urgence, c’est la gestion du porte-monnaie, la diminution de l’augmentation et l’inverse, l’épreuve de rattrapage après dix ans de laxisme. La réalité est sans appel, elle surpasse la fiction d’un changement distillé à doses homéopathiques.

 

Accessoirement, la nomination d’un premier ministre, entouré d’une cohorte de femmes et d’hommes de peine, peut colmater les brèches pour autant qu’aucune brebis ne s’égare du troupeau. D’ailleurs, certains s’observent en chiens de faïence.

 

Le peuple gronde, il piaffe d’impatience, il veut tout, tout de suite, il tend sa sébile, jour après jour, il attend sa pitance que le monarque, dans sa grande bonté, veut bien lui donner. Et quand sa bourse est plate… c’est le drame de lèse-majesté. Impossible d’allumer le turbo du char de l’Etat quand le réservoir est vide. Les clefs de la boite à outils ne servent qu'à serrer les boulons.

 

Une année, c’est vraiment cours pour maîtriser une société en plein délire. Foutu métier, encore quatre ans à se tirer la bourre avant de tirer sa révérence. « Si j’avais su, j’aurais pas venu ». Une consolation : s’il  loupe son examen de sortie, il s’en ira, clopin-clopant, à la maison de retraite du Conseil constitutionnel.

 

Alors, pourquoi sont-ils si nombreux à vouloir devenir président avant de l’être ?

09/05/2013

Lettre à mon cher François,

Cher ami,

Je vous écris de Genève, au bord de ce lac qui m’invite à la rêverie. Aujourd’hui, je me promène en solitaire le long des berges où le vert de la prairie se marie avec le bleu de l’eau transparente. Les perchettes et les truites sont à la fête, elles me font révérence en se tortillant dans les remous comme les danseuses d’un ballet aquatique.

Après les intempéries d’avril, le soleil de mai réchauffe mon corps engourdis par les frimas de ce trop long hiver. De gracieuses femmes, parées de mille atours, s’adonnent à une farandole autour des rosiers du parc, comme pour inciter les premières roses à éclore.

Hier, dimanche, j’ai quitté la ville ancienne, j’ai traversé un pont de bois sur le

Rhône pour atteindre, dans l’herbe folle, la maison des Délices, à la rencontre de Voltaire, mon meilleur ennemi. A l’ombre d’un acacia, il avait son nez mutin planté dans l’écriture : « La Lutte contre l’injustice », me dit-il d’un air grognon.

"Ça tombe bien", lui dis-je, en lui tendant mon dernier ouvrage : « Le Contrat social ou Principes du droit politique ».

De retour dans la cité de Calvin, une idée, comme mille autres, surgit dans mon esprit vagabond : vous envoyer aussitôt, cher François, ce manuscrit par la diligence qui part à la nuit pour rejoindre Paris dans la semaine.

Je vous sais très préoccupé par la situation de votre France et de notre monde. Vous êtes l’objet de quolibets et de sarcasmes de la part de vos détracteurs, parfois avec raison. Sans doute, avez-vous de la peine à vous faire comprendre. Bon gré, mal gré, vos idéaux s’étiolent au fil du temps.

Dans cet ouvrage, j’ai réuni quelques réflexions et conseils qui, je l’espère sincèrement, vous seront peut-être utiles pour les mois à venir.

Croyez, mon cher François, en mon amitié parfois critique.

« Votre Jean-Jacques Rousseau »

Genève, 6 mai 1762 - Texte de Fred par procuration de Jean-Jacques -

03/05/2013

Mélenchon 1er

 

 

 

 

 

Bla-bla-bla… il parle, il parle, Mélenchon 1er, il éructe dans tous les médias qui se pressent pour accueillir le démago. Mediapart n’échappe pas à la « mélenchonite » en le recevant jeudi 2 mai en direct dans sa salle de rédaction… D’une interview à l’autre, il répète, il assène sans cesse les mêmes théories approximatives, échappant aux questions pratiques et pertinentes par des circonvolutions et des digressions. Les journalistes ne notre site préféré le laisseront-il faire le malin ?

 

Le tribun égocentrique a une haute idée de lui-même, il jouit de ses propos, de ses effets de manche et de ses pirouettes télévisuelles. Que ferait-il de concret s’il était au pouvoir ? Empoignant le manche du balai, il ferait table rase sur son passage, jusqu’à suggérer de ne pas rembourser la dette, de mettre l’Etat en faillite et en cessation de paiement. Indemnités de chômage et aides sociales incluses.

 

A force de fustiger les socialos qui gèrent petitement la crise française et européenne avec les moyens du bord, il fait le lit de l’extrême droite avec laquelle, d’ailleurs, il partage certaines de leurs idées rétrogrades. A les entendre, seuls les deux Fronts sont capables de sauver la France !

 

Malgré les difficultés qui perdurent, le peuple français n’est pas encore prêt pour la Révolution, plutôt l’aventure, qu’il propose. Faudra bien que le dictateur en puissance mette de l’eau dans son gros rouge !