alpilles13 ALPILLES13

27/04/2013

Les livres de Stefan ZWEIG

 

 

 

Stefan Zweig, né le 28 novembre 1881 à Vienne, en Autriche-Hongrie, et mort le 22 février 1942, à Petrópolis au Brésil, est un écrivain, dramaturge, journaliste et biographe autrichien.

 

Le Joueur d'échecs - Nouvelles - Contes

Un bateau, un champion du monde d'échecs, mécanique implacable à gagner, et un homme qui n'a presque jamais joué, mais est devenu un champion «virtuel», dans sa tête, pour ne pas succomber à l'univers carcéral. Voici le sujet de cette passionnante nouvelle. Il n'est pas besoin de s'intéresser aux échecs pour apprécier ce grand texte.

 

http://fr.calameo.com/read/000120511c00308ad635e

 

 

 

21:17 Publié dans Livres | Lien permanent | Commentaires (0)

24/04/2013

Hollande… savait-il ?

 

 

 

Donc Cahuzak ne savait pas si Hollande savait ! La réponse de Cahusak est on ne peut plus ambiguë lors de son show télévisé sur BFMTV:

 

 

 

«J’ignore quel était son niveau de connaissance de cette affaire».

 

 

 

Et d’en déduire que lors de sa rencontre les yeux dans les yeux avec le Président, le menteur n’a perçu aucun battement des cils, un signe de doute, d’interrogation. Cru sur paroles, point ! Cette version n’est pas crédible car comment imaginer que lors de la diffusion de la voix de Cahuzak par Mediapart, le 5 décembre, un président « normal » n’ait pas aussitôt demandé à ses services d’authentifier cette voix.

 

S’il ne l’a pas fait, c’est un plouc qui n’est pas à la hauteur de sa tâche. S’il a caché cette information durant quatre mois aux Français, il est ni plus ni moins complice du mensonge de son ministre.

 

Pensait-il peut-être que cette affaire allait se dégonfler comme une baudruche ? Faisait-il cause commune avec tous les détracteurs qui ont cloué Mediapart au pilori ?

 

Pour sortir de l’impasse par un tour de passe-passe, voici venu le temps de la transparence comme la grêle après les vendanges. Du pipeau qui donne l’occasion à Mélenchon de dégainer sa haine, de renier, tel un Judas, son ancienne famille politique. L’homme qui chausse du 42 se fait fort de mettre les socialos dans ses petits souliers à grands coups de balai.

 

Curieusement, la droite s’est faite discrète sur ces affaires de gros sous et de patrimoine. Leur leader déchu fréquente les Qataris, les banques véreuses et se tape des conférences à 100.000 dollars pour leur expliquer comment il a claqué 600 milliards en 5 ans. L’un après l’autre, les scandales financiers le rattrapent dont le dernier en date : les 50 millions de Kadhafi !  

 

Mais la droite pure et dure a d’autres chats à fouetter, plutôt les homosexuels, en faisant cause commune avec les cathos aux relents de fachos.

 

  

 

Sait-on ce qui va se passer la semaine prochaine ?

 

Libé, alias Madame Soleil, a déjà écrit un article mensonger !

 

 

20/04/2013

Révoltons-nous contre les leaders politiques

 

 
 
couv net-1-bis-40.jpgD’une élection à l’autre, on retrouve toujours les mêmes bobines sur les écrans de la télévision, à la radio et dans les médias en général. On prend les mêmes et on recommence le même cirque politique. A l’inverse des clowns, de l’Auguste ou de Monsieur Loyal, ils n’ont jamais fait rire. Ce sont pourtant des clones qui se reproduisent au sein de la même famille en se démarquant par quelques nuances de vocabulaire savamment orchestrées par leurs conseillers en communication. Le dictionnaire des synonymes et la syntaxe ont encore de beaux jours devant eux, leur permettant de dire la même chose en des termes différents. L’électeur y perd son latin et ne sait plus à quel pachyderme se vouer.

Parfois un jeune loup montre ses crocs. Mais finalement, lors des élections, on a que deux paniers percés pour jeter son dévolu sur ces gros légumes ! Sans oublier la besace vert pomme et celle des brunes châtaignes. Au deuxième tour de passe-passe, cela finira en macédoine pour le meilleur ou plutôt pour le pire. Preuve que le clonage est imparfait, ça pèche du côté physique. T’as vu comme il a maigri, il est malade, et celle-là, ses poches sous les yeux, elle picole. Et ces lunettes rouges pas très jolies me rappellent celles en bleu d’un certain premier ministre myope comme une taupe, ayant loupé la marche du pouvoir suprême. N’oublions pas la vamp qui reprend du service et le playboy sur le retour qui drague à tout va les boniches.

On dit que la fonction présidentielle grandit son homme… alors que la petitesse de certains discours traine souvent au niveau des talonnettes. Restent les candidats de l’extrême centre qui tournent en rond comme les Derviches. Question fondamentale… les leaders politiques sont-ils vraiment le reflet du peuple… ou l’inverse ?

(Cet article a paru dans le livre : Révoltons-Nous… Bon Sang !)

Pour l’obtenir par téléchargement :

http://librairie.i-kiosque.fr/revoltons-nous-bon-sang.htm...

ou sur :

www.fredoberson.com

11/04/2013

Faut-il sauver le sapeur Camember, alias Hollande ?

 

 

 

 

 

 

Le sapeur-pompier en chef cherche par tous les moyens à éteindre l’incendie, à sauver sa République qui prend feu de toutes parts.

 

Doit-on faire appel aux porteurs d’eau, organiser une chaîne des bidons pour inonder les cendres incandescentes qui enfument le pays ?

 

Par nature, l’incendie attire les badauds dont certains se délectent de flammes vengeresses.

 

Des pans entiers des édifices sociaux du pays s’autodétruisent de jour en jour.

 

Certains tirent à boulets rouges sur des murs calcinés.

 

Le petit peuple crie famine, des appels à la révolte surgissent de manière démagogique.

 

C’est le régime des promesses, des non-dits et des mensonges qui a perdu le sens de l’orientation.

 

Et pendant ce temps-là, des élus de toutes tendances se calfeutrent dans leurs fauteuils d’arrivistes.

 

Il a fallu que le quatrième pouvoir, une presse d’investigation sans peur et sans reproche, sonne le tocsin pour qu’enfin le sapeur sorte de sa léthargie.

 

Lui seul est capable ou pas de se sauver lui-même. A voir !

23/03/2013

HABEMUS TAM-TAM…

 

 

 

 

Quel tam-tam pour le papam François !

Quel numéro va-t-on affubler ce pape là ?

Il y a le choix entre le « uno » et le 266.

Ça tergiverse au Vatican au moment de remplir le ticket gagnant.

Au palais, les cardinaux jouent à la marelle.

Attention à ne pas commettre un crime de lèse-majesté avec un roi Capétien, pionnier de la Renaissance, un Bourbon pur malt.

Réveille-toi Grégoire, le premier François, il est d’Assise, celui qui parlait aux oiseaux. A ne pas confondre avec celui qui écoutait les généraux argentins.

D’ailleurs, c’est aussi un rital d’origine, une manière habile de botter en touche comme Maradona.

Au diable les chiffres romains, à la Xème grappa les calottes rouge chantent à tue-tête : il est des nôtres le Francesco !

Quelle idée de franciser son prénom, de le confondre avec le nôtre, l’ancien, celui qui portait la francisque. Ce François là, Dieu en personne, n’avait pas besoin d’un pape pour parler à ses sujets.

Notre François actuel, le vrai, enfin le normal, sans mitre ni auréole, est en pétard avec les chiffres ou l’inverse. De 51 en mai, il est à 31, dix mois plus tard. Comment se soustraire aux pourcentages communiquant, à l’indice de performance ? Un vrai casse-tête ce zéro pointé pour tous les énarques qui l’entourent. De quoi recentrer l’arithmétique avec le Béarnais, un autre François qui rue dans les brancards de son sulky.

Le tam-tam résonne à travers le monde : tous à Rome les gars, les Musulmans, les Juifs, les Hindous, les Calvinistes, les politiques de tous bords y compris les dictateurs, pour fêter la Saint Joseph en grande pompe ! Manque à l’appel son fils, le Palestinien de Nazareth… Au lieu de le citer à tort et à travers, mieux vaudrait le ressusciter !

06/03/2013

Le Drian : motus et bouche cousue

 

 

 

Ou l’art de prendre la parole pour ne rien dire mardi matin, en direct sur BFMTV et RMC.

Une interview du populaire Jean-Jacques Bourdin pour des prunes. Mais que ne ferait-on pas pour passer à l’antenne de Bourdin & Co !

Comme à son habitude, le journaliste vedette de la chaine a bien essayé d’extirper quelques précisions sur le sort des otages et l’éventuelle mort des chefs terroristes.

Pas étonnant qu’un ministre de la grande muette soit sur la défensive, mais pourquoi donc parader sur l’antenne et dire : « tout laisse penser qu’ils sont vivants… avoir des informations sur leur possible lieu de détention », affirmant à deux reprises qu’il n’en dirait pas plus ! Silence radio.

Sauf que sa principale source d’information vaut son pesant de cacahuètes : « Je pense que si les otages avaient été tués les ravisseurs l'auraient fait savoir. » A une question de Bourdin, la confusion du ministre est totale : « Vous les appelez ce matin ? », a demandé le journaliste. « Je le ferai au téléphone », a répondu Jean-Yves le Drian. « Vous les avez au téléphone ? » a poursuivi le journaliste. « Absolument pas, je ne vous dis rien », s'est repris le ministre, comme s'il en avait déjà trop dit.

En voici en un qui va se faire taper sur les doigts, mais consolons-nous, nous avons la meilleure armée du monde !

La vidéo :

http://www.bfmtv.com/politique/drian-si-otages-avaient-et...

25/02/2013

La truie dans le lit du cochon

 

 

 

Cochon qui s'en dédit !
 
Cochon qui s'en dédit !

Elle est libre Marcela, libre d’écrire avec talent ses parties de jambes en l’air avec son amoureux, un cochon bien gras, attrapé par la queue, comme il en existe des milliers dans l’hexagone. Sauf que celui-ci est un cochon célèbre qui a failli inaugurer le Salon de l’agriculture en sortant d’un bordel à l’heure du laitier. Elevons une statue de saindoux à la gloire de cette femme de chambre courageuse qui a épargné la France d’une telle erreur de casting.

D’ordinaire, ce sont les mantes religieuses qui donnent la mort à leur mâle après le coït. Changeons la donne, ici c’est une truie qui fait boucherie après avoir consommé et piégé son verrat sous toutes les coutures. Contrevenant à son éthique culinaire, la végétarienne a bouffé le cochon le temps d’épancher son sperme sur 120 pages.

Tout est bon dans le cochon, y compris pour le Nouvel Obs, d’habitude BCBG, qui fait ses choux gras en se vautrant dans le cochonnier. Son « raide » en chef affirme comme un beau diable qu’il s’agit d’une œuvre littéraire. Il avoue sans pudeur qu’étant donné la crise de la presse, il faut bien vendre son canard au prix de la cochonnaille.

23/02/2013

39/52 - Révoltons-nous contre le sort des agriculteurs

Ça eut payé, mais ça ne paie plus ! Et ça perd de plus en plus souvent… Tous les secteurs de l’agriculture sont sinistrés depuis des années : la production laitière, celles de viande, de céréales, de fruits et de légumes. Seule la viticulture échappe, selon les régions, au jeu de massacre, mais que reste-t-il au vigneron lorsqu’il doit écouler son vin de pays à moins d’un euro le litron ?

L’Etat fixe bien le prix des carburants en accord avec les pétroliers, celui du tabac avec les pourvoyeurs de la mort ! Mais c’est tout bénéfice pour le Ministère des Finances puisque ces produits sont grevés de taxes équivalant aux 3/4 du prix de vente. Pourquoi le Ministère de l’Agriculture ne fixerait-il pas un prix plancher pour les produits de la terre en concertation avec les syndicats d’exploitants ? Il en va ni plus, ni moins de la survie des agriculteurs dont les effectifs diminuent d’année en année comme peau de chagrin, faute de gagner dignement leur vie. Toute proposition d’augmentation des prix se heurte à l’objection qu’il est impossible de concurrencer les importations étrangères à moitié prix.

Au diable les technocrates de Bruxelles ! Il serait indispensable de rétablir des quotas modulés selon la qualité des produits et les saisons de production. Au diable les centrales d’achat qui font la loi, fixant les prix en dessous du seuil de rentabilité. Après moult tergiversations, quand les tracteurs sont dans la rue, le gouvernement finit par intervenir au coup par coup avec des reports d’échéances fiscales, voire un abattement partiel des charges sociales. Hollande a obtenu 10 milliards de Bruxelles alors que l’agriculteur ne touche que des clopinettes. Les subventions européennes favorisent les gros exploitants au détriment des petits !

(Cet article a paru dans le livre : Révoltons-Nous… Bon Sang !)

Pour l’obtenir par téléchargement :

http://librairie.i-kiosque.fr/revoltons-nous-bon-sang.htm...

ou sur :

www.fredoberson.com

10:47 Publié dans Livres | Lien permanent | Commentaires (2)

17/02/2013

38/52 - Révoltons-nous contre les inégalités et la pauvreté

Ah ! ce partage inégal entre ceux qui vivent bien et ceux qui survivent, mal ! Les inégalités sont criantes entre les habitants d’un même immeuble, d’un même quartier, d’une même cité, suscitant des jalousies, des envies, des rancœurs difficiles à contenir. Les taxes, les amendes, l’énergie, l’eau, c’est le même tarif pour tout le monde. Le pauvre passe à la caisse comme le riche, à moins de vivre comme au 19ème siècle en s’éclairant à la chandelle et en allant chercher l’eau à la fontaine publique !

Les inégalités sont sournoises, dissimulées par l’identité apparente des règlements et des lois pour tous les citoyens, quel que soit leur statut social. Les inégalités se cachent sous le couvert de la légalité, de la prétendue égalité inscrite au fronton des Mairies. Foutaises que tout cela ! Les inégalités sont multiples, injustes, antisociales. Difficile d’en dresser l’inventaire tant elles s’incrustent insidieusement dans tous les rouages de la société. On s’en habitue, on vit avec jusqu’au jour où l’on est directement victime d’une disparité flagrante sur le plan salarial, sur une retraite dérisoire, sur la discrimination femme-homme, sur le statut d’immigré et le contrôle au faciès.

La majorité du peuple vit plus mal que bien, d’autres vivent encore plus mal, en dessous du seuil de pauvreté, dans l’angoisse des fins de mois sans un sou, le plus souvent dans la misère et la détresse. Il y a 8 millions de pauvres en France ! A part quelques clochards croisés dans les rues des grandes villes, l’indigent n’apparaît pas au premier regard. D’ailleurs à Marseille, on les a jetés « dehors » ! A votre bon cœur, m’sieur dame, l’Etat fait l’aumône à ses citoyens devenus mendiants, il leur refile un RMI, puis un RSA qu’il remet illico en question ! Un vrai parcours du combattant pour obtenir de quoi ne pas crever.

 Les pauvres, qui sont-ils ? En pratique, toutes les personnes qui n’ont pas de ressources matérielles suffisantes pour vivre décemment. On les détermine en fonction d’un seuil unique, le même pour tous, qui ne tient pas compte du lieu de vie : région, ville ou campagne, de la diversité des charges familiales et du nombre de personnes vivant dans le ménage. Mais à la pauvreté matérielle s’ajoute forcément la pauvreté morale des laissés pour compte. Les aides sociales, les œuvres caritatives leurs viennent en aide tant bien que mal, leurs maintiennent la tête hors de l’eau, faute de pouvoir régler ce problème irréversible. Une fois pour toute, leur destinée est d’être pauvre et de le rester, sans perspective d’un mieux être à court ou à moyen terme, si ce n’est l’espoir insensé de gagner aux jeux d’argent, cette plaie qui entame encore plus leurs maigres ressources et rapporte plus de 10 milliards à l’Etat !

En occident, la misère, au sens propre du terme, a progressivement fait place à la pauvreté relative. Ce n’est pas le cas, hélas, dans les pays du Tiers Monde. Sous la direction du sociologue Pierre Bourdieu, une équipe a enquêté durant trois ans sur le terrain, auprès d'ouvriers, d'employés, de paysans dans les familles, la ville, l'école, l'usine pour établir un état de leurs maux dépeignant avec leurs mots la misère du monde contemporain : La Misère du monde, Seuil, 1993. Depuis cette époque aucun ouvrage digne de ce nom n’a traité de ce mal endémique qu’est la pauvreté.

Nous n’avons plus maintenant que les statistiques produites par les Instituts étatiques, de vrais comptables aux ordres du pouvoir qui alignent les chiffres sur des critères purement financiers : les fiches de salaires et les alloc que les pauvres sont susceptibles de quémander. La froideur des pourcentages ne laisse place à aucune approche humaine des victimes de ce mal être !

L'Observatoire national de la pauvreté et de l'exclusion sociale (ONPES) a établi que les familles monoparentales, le plus souvent constituées d'une mère et de ses enfants, sont les plus touchées par la pauvreté, ainsi que les ménages immigrés. Chez les jeunes de 18 à 25 ans, le taux de pauvreté est très élevé, principalement à cause de la durée des études et du chômage. Allons faire un tour du côté des campus, des universités et découvrons le sort de milliers d’étudiants qui ne mangent pas à leur faim !

Chez les personnes âgées et surtout les retraités, il était en nette régression depuis les années 1980… La gauche n’était-elle pas au pouvoir en ce temps-là ? Mais, depuis lors, la situation s’est dégradée et l’on compte aujourd’hui plus de 2 millions de pauvres parmi les personnes du troisième âge. Les différentes prestations sociales ont eu un impact important sur la condition des ménages à revenu modeste : elles peuvent dans certains cas représenter plus de 50 % des revenus. Ce qui a amené un ministre à dénoncer tout récemment : « l’assistanat cancer de notre société » ! Quant aux 55 millions de citoyens qui ne figurent pas dans les statistiques, pourquoi s’en préoccuper puisqu’ils ne sont pas pauvres !

Le sort de l’humanité est une loterie machiavélique. Question de tirage au sort, la chance ou la malchance d’être né ici plutôt qu’ailleurs. La volonté de réussir, de ne pas rester au bord du chemin. La possibilité de faire des études, d’acquérir une formation professionnelle, d’occuper un emploi. Et même, ces avantages ne sont pourtant plus des garanties, tout se délite à grands pas dans la société actuelle. Le fossé se creuse de jour en jour entre les pauvres et les nantis. Il ne suffit pas de s’indigner contre les inégalités, il faut les dénoncer jour après jour, les combattre et se révolter jusque dans la rue !

 

(Cet article a paru dans le livre : Révoltons-Nous… Bon Sang !)

Pour l’obtenir par téléchargement :

http://librairie.i-kiosque.fr/revoltons-nous-bon-sang.htm...

ou sur :

www.fredoberson.com

10:39 Publié dans Livres | Lien permanent | Commentaires (0)

03/02/2013

37/52 - Révoltons-nous contre l'Europe des technocrates

Lors de l’éclatement de la bulle boursière et financière en septembre 2008, l’euro tenait le haut du pavé et était considéré comme une monnaie de référence. Il avait atteint son record historique le 22 avril 2008, se hissant à 1,60 dollar !

Mais, pris dans la tourmente de la crise financière, l'euro s’effondre à 1,23 dollar le 10 octobre 2008. C’est une chance à ce moment-là, car la baisse du cours favorise l'activité économique et les exportations, et n'incite pas la BCE à baisser ses taux d'intérêt.

Comment se fait-il que dès le printemps 2010, la monnaie européenne est fragilisée, encanaillée ? « Faut-il brûler l’euro ?» écrit le Nouvel Obs en page de couverture ! Selon certains prophètes de malheur sa survie ne tient qu’à un fil à cause des pays, comme la Grèce et l’Irlande, qui ne peuvent plus rembourser leurs dettes. A leur tour, le Portugal, l’Espagne et l’Italie sont en mauvaise posture et la France est dans l’œil du cyclone : le vendredi 13 janvier 2012, Standard & Poor’s lui supprime le triple A ! La crise à bon dos alors que selon des économistes de renom elle n’est responsable que  d’un tiers de la dégradation des finances étatiques et de la quasi faillite de l’euro ! Sans doute ont-ils raisons même si la plupart portent une double casquette en étant consultants des banquiers.

Le « serpent monétaire européen » avait précédé la monnaie unique en 1972 et aujourd’hui il se mord la queue ! L’euro a été construit sur un tas de sable par les technocrates de Bruxelles qui ont accepté sans contrôle sérieux des partenaires insolvables. Une belle occasion, pour ces pays d’attraper le train en marche et de vivre au-dessus de leurs moyens, à crédit, tout en dissimulant, tels des aigrefins, leur situation réelle. Certes, il était politiquement indispensable que l’UE soit dotée de sa propre monnaie, programmée dans le traité de Maastricht. Cependant, de la théorie à la pratique, il y a un pas que l’Union Européenne n’a pas franchi.

A défaut d’une confédération d’Etats, comme les USA ou la Suisse, il fallait au moins établir une gouvernance financière et économique unique, en quelque sorte la mise en place d’un système de vases communiquants. Ainsi la solidarité aurait été instaurée entre les pays pauvres et les riches de l’UE. Ce qui n’excluait pas des contrôles drastiques plutôt que le laisser faire des pseudos technocrates ! Il est urgent de concocter un pacte européen de coordination des politiques économiques, fiscales, salariales et sociales au lieu de laisser 17 ministres des finances se tirer dans les pattes et agir chacun à sa guise.

Que font les 736 députés européens au Parlement de Strasbourg pour conjurer la crise de l’euro ? Autant dire pas grand-chose, si ce n’est percevoir une rente de situation mensuelle de l’ordre de 10.000 €uros minimum à plus de 17.000 s’ils sont assidus aux séances !

Depuis un an et demi, l’UE, la BCE, le G 7 et le G 20 tergiversent sur le remède à administrer à ce grand malade qu’est l’euro. Ils sont responsables d’avoir laissé pourrir la situation. Et voilà qu’une deuxième crise survient, pire que la première. Les Etats s’aperçoivent enfin qu’ils sont endettés jusqu’au cou… alors que l’Allemagne mégote pour cracher au bassinet !

Faut-il rappeler cette absurdité du traité de Maastricht : l’interdiction que l’on vienne au secours d’un État membre de la zone euro ! Compte tenu de l’endettement global des pays européens, la seule solution consiste à réunir les dettes dans un tronc commun, minorées de 40 à 50% envers certains prêteurs qui ont appliqué des taux prohibitifs. Il faut modifier les statuts de la BCE afin qu’elle puisse émettre des obligations européennes. Le sauvetage de l’euro est à ce prix… à moins d’aller se faire voir chez les Grecs qui attendent de mois en mois des aides de l’UE pour payer ses fonctionnaires.

Les aller-retour incessants du président français en Allemagne pour tenter en vain d’infléchir le « Neinsager » de la chancelière Merkel démontrent bien son état d’affolement. Il se voyait déjà en sauveur de l’euro ! Mais seul le marathon de la nuit de mercredi 26 octobre a permis aux 17 membres de la zone euro de doter le Fonds Européen de Stabilité Financière de 1000 milliards et de faire plier les banques à hauteur de 50% de leurs créances pourries et de les recapitaliser… Un sursis, de quoi colmater les brèches en urgence mais ce n’est en tout cas pas une mesure capable de mettre l’euro à l’abri de nouvelles attaques. Encore moins de régler l’endettement faramineux des pays de la zone euro, de l’ordre de 9000 milliards. Au secours la Chine !

A l’exception de l’Angleterre, les 26 membres de l’UE, réunis à Bruxelles le 9 décembre 2011, ont donné leur accord de principe pour l’élaboration d’un nouveau pacte européen qui verra peut-être… le jour au printemps 2012. A fin janvier, la BCE a prêté 500 milliards d'euros aux banques au taux de 1 % pour trois ans, de quoi faire tomber la fièvre pendant que l’euro joue au yoyo avec le dollar et que la Grèce est bord de l’implosion. Demain, ce sera au tour du Portugal, de l’Espagne et…

Et pourquoi pas un complot des USA ? Jour après jour, il apparaît de plus en plus clairement que des banques et des fonds spéculatifs américains jouent l’éclatement de la zone euro. Pour les remplacer par des dollars ? Chiche ! Un scénario ubuesque à condition que l’échange se fasse à la parité : 1 € contre 1 $ d’où un gain de 25% !

(Cette article a paru dans le livre : Révoltons-Nous… Bon Sang! icône-éditeur)

Pour l’obtenir par téléchargement :

http://librairie.i-kiosque.fr/revoltons-nous-bon-sang.htm...

ou sur :

www.fredoberson.com

17:51 Publié dans Livres | Lien permanent | Commentaires (0)

26/01/2013

36/52 - Révoltons-nous contre la mondialisation

 

Dans son célèbre pamphlet : « Indignez-vous », Indigène éditions, Stéphane Hessel rappelle les idéaux de la Résistance qui ont donné naissance à la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948. On peut vraiment se demander si ce beau texte a servi au changement des mentalités, dans la mesure où, depuis sa proclamation, il a été constamment bafoué ? Sans doute a-t-elle été influencée par la déclaration de Philadelphie du 10 mai 1944 redéfinissant les buts et objectifs de l'Organisation Internationale du Travail (OIT) et énonçant notamment les quatre principes humanistes suivants :

 

  1.        Le travail n’est pas une marchandise.
  2.        La liberté d’expression et d’association est une condition indispensable d’un progrès continu.
  3.        La pauvreté, où qu’elle existe, constitue un danger pour la prospérité de tous.
  4.        Tous les être humains, quels que soient leurs races, leur croyance ou leur sexe, ont le droit de poursuivre leur progrès matériel et leur développement spirituel dans la liberté et la dignité, dans la sécurité économique et avec des chances égales.

 

Devons-nous préciser que la création de l’OIT, date de 1919, après la Grande Guerre. Pas étonnant que cet organisme soit réactivé en 1944 où, suite à un deuxième conflit mondial, on prend de bonnes résolutions pour en éviter un troisième !

 

La création de l’OMC, Organisation Mondiale du Commerce, en 1995, a favorisé dans une large mesure la mondialisation que nous connaissons aujourd’hui. Voici les lignes directrices de la déclaration des 124 gouvernements présents à Marrakech en 1994 :

 

« L’ouverture des marchés pour les marchan­dises, la protection des droits de propriété intellec­tuelle qui touchent au commerce, la volonté de résister aux protections de toute nature, l’accroissement de la production et du commerce de marchandises et de services ».

 

Cette idéologie néolibérale va à l’encontre des buts de l’OIT. Aucune mention n’est faite des travailleurs, des disparités salariales et sociales entre le nord et le sud, de la qualité de vie et de la pléni­tude de l’emploi ! Ils ont signé la mort du protectionnisme en ouvrant la porte aux affaires et à la finance. Celui qui ose parler aujourd’hui de réintroduire une dose de protection légitime passe pour un réactionnaire. Tout juste admet-on qu’il faudrait peut-être « réguler » les marchés !

 

La mondialisation est une des causes du chômage puisque ce que l’on produisait en France se fabrique désormais ailleurs à moindre coût. Les frontières, ont été ouvertes sans discernement, les quotas et les droits de douane ont été quasiment abolis. Passe encore avec l’UE, même si l’on est allé trop vite en acceptant la réciprocité avec des pays dont les salaires et les prestations sociales n’étaient de loin pas équivalents avec les nôtres.

 

D’ailleurs le chômage est mondial, aucun pays n’échappe à ce fléau qui laisse des millions de personnes sur le carreau. Il y a un écart énorme entre la quantité des emplois nécessaires à la production des biens et des services et à la masse des populations qui ont une nécessité vitale de travailler.

 

Vingt millions de personnes actives suffisent à faire « tourner » la machine « France » alors qu’ils sont 25 millions à avoir besoin d’un emploi. Voilà bien l’hypocrisie des politiciens qui prétendent résorber le chômage sous l’argument fallacieux de relancer la croissance. Qui plus est : créer des emplois en contestant les 35 heures et en augmentant l’âge de la retraite ! Pour fabriquer quoi ? Le tissu industriel a fondu comme neige au soleil.

 

On nous cache la vérité, on nous manipule les statistiques. Quand le gouvernement se vante un mois d’un pourcentage de chômage diminué de quelques millièmes, il omet de mentionner les millions de citoyens qui demeurent inexorablement à la recherche d’un simple gagne-pain ! Un moment d’accalmie sans que rien ne change pour les laissés pour compte. Puis la courbe remonte ! Les chiffres sont éloquents : 150.000 chômeurs de plus en 2011 et 500.000 depuis 2007 !

 

Hélas, le nombre des demandeurs d’emploi et des chômeurs ne peut que s’amplifier dans les années à venir. Raisonnons par l’absurde : supprimons la mécanisation, la technologie et l’informatisation, les responsables de la disparition de millions de postes ! Pourquoi pas un seul emploi par famille comme ce fut le cas durant des décennies ? Des pistes existent cependant pour en atténuer le mal, si ce n’est le guérir. Elles ne peuvent être que dans le partage, le partage équitable du gâteau, bon sang ! Rendez-vous à la semaine de 25 heures payée 35 !

 

(Cette article a paru dans le livre : Révoltons-Nous… Bon Sang !)

Pour l’obtenir par téléchargement :

http://librairie.i-kiosque.fr/revoltons-nous-bon-sang.html

17:27 Publié dans Livres | Lien permanent | Commentaires (3)

16/01/2013

35/52 - Les hétérosapiens dans la rue…

 

 

 

Les deux Amantes, Toulouse-Lautrec, 1894Les deux Amantes, Toulouse-Lautrec, 1894

 

Ils étaient donc près d’un demi-million à défiler dans Paris pour protester contre « le mariage pour tous ». Selon leurs diverses croyances religieuses, ils ne savent plus très bien s’ils descendent d’Adam et Eve, de Jacob, d’Allah ou de Cro-magnon. Accordons-leurs le bénéfice du doute puisqu’ils en sont encore à différencier, au plan légal, l’homosexualité de l’hétérosexualité. Ces termes sont d’ailleurs très mal choisis et remplaçons « sexualité » par « sentimentalité ». L’attirance, le désir, l’amour de l’autre sont d’abord d’ordre affectif, sentimental avant d’être sexuel. Qui n’a pas éprouvé dans son adolescence des sentiments amoureux pour un copain ou une copine de classe ?

On peut comprendre que le terme « mariage » sensibilise les catholiques puisqu’il est l’un des sacrements, instauré par l’Eglise au concile de Latran en 1215, pour célébrer l’union de l’homme et de la femme. Cela ne date pas d’hier !

Un statut légal identique pour les « homosentimentaux » n’est-il pas revendiqué en occident depuis la fin du 19ème siècle ? Pour ménager les susceptibilités, le terme « union » est cependant mieux adapté car il n’a pas de connotation religieuse.

Par ses tergiversations, le Gouvernement a fait tout faux. Ce qui devait être un succès pour la gauche se transforme en une véritable cacade.

On la met ou pas la PMA, la procréation médicale assistée ? Et la GPA, la gestation pour autrui, aux oubliettes ? Il n’y a pas de raison qu’un couple masculin n’ait pas aussi le droit à la paternité en louant un ventre de femme... Chacun à son tour !

Le gaffeur en chef pète les plombs en accordant la liberté de conscience aux maires sur le mariage gay, pour se rétracter le jour d’après. Comment voulez-vous que le peuple s’y retrouve dans cet embrouillamini ? En réalité, l’homophobie pointe son nez au détour des boulevards.

Rendez-vous le 27 janvier à Paris, y aura-t-il autant de monde pour soutenir, au pays des Droits de l’Homme, cette réforme sociétale ?

Rendez-vous le 29 janvier à l’Assemblée Nationale pour décompter les députés qui auront le courage de soutenir le Gouvernement à leur corps défendant ?

08/01/2013

34/52 - Le 13’OR de MARSEILLE

 

 

Marseille-Provence 2013, capitale européenne de la culture, ouvre toutes grandes ses portes le weekend du 12 et 13 janvier.

La chasse au 13’OR est lancée. Une année entière pour découvrir les 13’OR du patrimoine de l’agglomération méditerranéenne.

Durant deux jours, la fête populaire gratuite battra son plein dans les quartiers du bord de mer. Ce ne sera que théâtres, rocks, jazz, chants, clameurs, bals, opéra, cirque, danses, animations, expositions, ateliers, illuminations et bouillabaisse !

« Révélation » en pays Arles : un spectacle pyrotechnique, musical et vidéo» en grande première. A vous couper le souffle le 13 janvier à 18h30 :

© Groupe F

A la tombée de la nuit, un petit peuple de lumière débarque le long du Rhône, flotte dans l’espace, marche sur l’eau, explore les berges, franchit des précipices !


(Entre-nous, le premier a l’avoir touché le 13’OR, c’est Bernard Tapie qui s’offre, pour une bouchée de pan bagnat, le journal La Provence !)

31/12/2012

33/52 - L’an nouveau des animaux…

 

 
Rose pâle, l'année 2013 !Rose pâle, l'année 2013 !

 

L’homme me déçoit, quand il m’exaspère, je parle à mes animaux. Je leur dit tout, je leur livre mes états d’âmes, mes doutes, mes révoltes, jusqu’à entendre mes colères tonitruantes.

Là, ils se planquent, ne sachant si c’est du lard ou du cochon, celui dont on a fait boucherie en décembre. Lui aussi, il protestait. Pauvre de lui, je l’aimais bien le cochon du voisin. Pour quémander mon indulgence, il m’a offert une boucle de boudin. Pauvre imbécile, il ignorait que ce cochon-là reniflait les truffes sous mon chêne vert !

Quand je leur parle à l’oreille, mes cockers, des jumeaux, écoutent avec une patience infinie mes salades sans queue ni tête, sachant que le bougre va leur donner une gâterie.

Les chats sont moins communicatifs, ils me filent entre les jambes, un pinson ou une souris entre les crocs. Passe encore pour la souris mais le pinson, de grâce, ne sont-ils pas mélomanes ces félins de gouttière ?

Voici deux mois que je n’ai rencontré ma copine la couleuvre, elle a pris ses quartiers d’hiver dans les fissures d’un mur de pierre. Pensant à cette intermittente de la belle saison, j’hésite à colmater ses brèches avant qu’il ne s’écroule.

Depuis l’automne, ça pétaradait gros dans la colline. J’en connais plus d’un, de ces chasseurs à l’affut de Max, le sanglier que je croise à l’aube des nuits sans lune.

Je parcours l’enclos, je manque m’enfoncer dans la marre aux canards et les voilà qu’ils nasillent, qu’ils cancanent à tue-tête pour défendre leur territoire.

Les oies blanches sifflent comme si elles appelaient la maréchaussée en renfort. Pas étonnant qu’elles craignent pour leur virginité !

Seuls les poissons rouges, au fond de l’étang, ne disent mots et dodelinent de la tête comme des Japonais.

Mes poules sont au chômage technique en l’attente d’un heureux événement. Même le coq, qui n’a rien d’un Gaulois, a mis son drapeau en berne.

Je m’échappe de cette basse-cour pour rejoindre Pomme, mon âne fétiche, le héros d’un livre qui a eu ses heures de succès l’an passé.

– Dis, Fred, avec tes droits d’auteur, tu pourrais doubler ma ration de foin de la Crau.

Me voici désemparé, Darwin n’a-t-il pas eu tort de découvrir la théorie de l’évolution, celle des ânes, en particulier, qui maintenant se syndicalisent…

24/12/2012

32/52 - Jésus était-il antisémite ?

 

 

 

Je vais m’attirer les foudres du Ciel, des Chrétiens, des Juifs et sans doute aussi des Arabes qui sont aussi de descendance sémite. Parlons franc. L’antisémitisme ou l'antijudaïsme puise essentiellement ses sources dans l’enseignement chrétien dont Jésus, ses apôtres et les évangélistes sont à l’origine à travers le Nouveau testament.

Communément, on attribue cette haine ancestrale des Chrétiens envers les sémites à la crucifixion du fils de Dieu. Il a fallu attendre le Concile Vatican II, terminé en 1965, pour que l’Eglise catholique supprime l’accusation de déicide contenue dans la prière du Vendredi saint.

Depuis l’avènement du christianisme, « Le Peuple juif » a été assimilé à une « race » comme s’il était différent des autres humains… Certains continuent d’affirmer qu’être juif c'est bien plus que suivre une religion, c'est appartenir à une race spécifique, la descendance de Jacob !

Jésus a été un juif pur et dur qui lisait les Ecritures à la synagogue. Puis il a été influencé par Jean-Baptiste qui prétendait qu’il ne suffisait pas d’être israélite pour être sauvé si l’on n’était pas purifié de ses fautes par le baptême.

Selon Jésus, la venue du Messie est proche, il est urgent d’agir pour combattre le mal. Le Nazaréen s’insurge contre sa propre religion et il s’entoure de disciples pour prêcher la bonne parole. Il revisite la Torah, condamne le meurtre, l’adultère et la convoitise. La loi du talion est abrogée en un message d’amour et de non-violence. Il soigne les malades pour combattre le judaïsme qui attribue la maladie à une punition divine. En accueillant à sa table les pauvres, les femmes, les mécréants, il fustige la pratique sectaire de pureté et d’exclusion des Pharisiens. Malgré ses provocations, sa critique et sa remise en question du judaïsme, le peuple est acquit à ses thèses.

Ce n’est pas le cas du Grand prêtre, des Sadducéens et des autorités romaines que l’agitateur tourne en ridicule en menaçant l’identité juive. Trop, c’est trop. Son dernier coup de force, sur l’esplanade du Temple où Jésus renverse les tables des changeurs et chasse les marchands, le conduira à la crucifixion.

Aujourd’hui, celui qui critique, fustige et brise les Tables de la Loi de Moïse et, par là même son peuple, comme l’a fait le Nazaréen, est accusé d’antisémitisme notamment parce que depuis deux mille ans on a fait l’amalgame entre la judaïté et l’idéologie raciste.

21/12/2012

31/52 - La fin d'un monde...

 

 

 

 

C’est donc pour le 21, le jour du solstice d’hiver, le changement de saison ou le commencement d’un nouveau cycle comme le disent les mayas.

Pour les adeptes de la numérologie, la date de fin du monde : 21/ 12 /2012/11H21 au 21ième siècle est tout à fait plausible. De ce point de vue, il serait plus logique que cela se passe dans une centaine d’années, en 2121, mais le résultat sera le même car en 2121, les terriens que nous sommes aujourd’hui auront tous disparus de la planète.

Méfions-nous de la prédiction des mayas car ils étaient de savants mathématiciens pour avoir mesuré le calendrier solaire de 365 jours à 17 secondes près de nos calculettes électroniques ! Maîtres aussi dans l’art de la communication pour être à la une des médias après une si longue absence.

Plus de mille ans après les sacrifices humains de l’empire maya, des potentats criminels ont procédé à l’extermination physique de millions d’hommes, de femmes et d’enfants en raison de leurs origines ethniques, religieuses ou sociales. Est-il besoin de rappeler les génocides de la Shoa, du Goulag, du Cambodge et du Rwanda sans oublier des dizaines d’autres, dont celui de la Syrie actuellement ?.

Après d’autres mondes, d’autres civilisations disparues, nous assistons progressivement à la fin d’un monde, le nôtre, malgré toutes les tentatives de le rendre meilleur depuis un demi siècle.

Ce n’est pas faute d’avoir tout essayé en chassant la peste brune, en décolonisant l’Afrique, le continent indien et asiatique. Franco, Salazar, Staline et Mao sont morts dans leur lit, permettant aux peuples asservis de reprendre leur souffle pour un temps, puis de sombrer à nouveau dans la panade. Bien souvent la démocratie n’ose pas dire son nom tant elle s’apparente à l’oligarchie ou à la théocratie.

L’ONU, succédant à la Société des Nations après la dernière guerre, est incapable de remplir le rôle qu’elle s’était fixé, à savoir établir la paix dans le monde. Jusqu’à tolérer à nouveau la guerre sainte pour apporter la bonne parole évangélique américaine aux islamistes.

De bonnes âmes utopiques se sont unies pour former la Communauté européenne de l’Atlantique à l’Oural. Cet embryon de nations désunies s’embourbe à Bruxelles dans des problèmes de gros sous. Le nationalisme, l’orgueil et l’égoïsme ont repris le dessus. L’économie est moribonde, la dette astronomique fait le bonheur des banquiers dont l’unité de mesure est le milliard.

Le petit peuple ne sait plus à quel saint de gauche ou de droite se vouer. Il crève la dalle, s’appauvrit de jours en jours, chôme plus souvent qu’à son tour. Finis les trente glorieuses, la société de consommation à outrance et le bien être futile. Le climat se réchauffe, la pollution envahit les terres arables, la mer grignote les côtes en l’attente de les recouvrir comme aux origines.

Bon gré mal gré, le processus est en marche, nous entrons de plein pied dans la fin d’un monde, le nôtre !

 

 


16/12/2012

30/52 - Le Préfet à la ville

 

 

 

Un préfet résistant...

Un préfet résistant...

         Depuis l’époque napoléonienne, le rôle du Préfet a bien changé. Il n’est plus question de lever la conscription ou de faire rentrer les contributions, même s’il continue d’honorer les agriculteurs, de protéger le commerce et les manufactures, de sauvegarder le patrimoine et l’environnement.

Après la Seconde Guerre mondiale, il porte en droit et en fait le titre de commissaire de la République. Ce terme de « commissaire » sous-entend qu’il a la haute main sur l’ordre public, la sécurité et la légalité. Le Préfet est la courroie de transmission directe de l’Etat dans le département dont il a la charge. On peut dire qu’il est le Gouvernement à lui tout seul !

Avec un tel fardeau sur le dos, on ne rencontre que très rarement Monsieur le Préfet de la ville aux champs comme à l’époque d’un certain sous-préfet immortalisé par Alphonse Daudet dans les Lettres de mon Moulin. Si le Préfet éprouve une certaine jalousie que sa fonction n’ait pas été mise en prose par le poète gardois, il y a matière à réparation.

A tout seigneur, tout honneur !

Hélas, les temps ont bien changé. Autant dire qu’aujourd’hui, la mise vestimentaire austère d’un préfet en mission officielle ne l’incite pas à faire halte en cours de route pour se prélasser à l’ombre des chênes verts et mettre au repos son puissant attelage. Ce n’est pas le gazouillis des fauvettes et la senteur des violettes qui changeront une ligne au discours d’homme d’Etat qu’il prononcera tout à l’heure.

La fonction a certes perdu de son charme d’antan mais a gagné en efficacité. Que demande le peuple ? Mais lorsqu’il s’agit « d’inaugurer les chrysanthèmes », un sous-préfet aux champs fera l’affaire avec bonhommie.

Imaginons le Préfet de la ville sur le pont de Beaucaire, cet ouvrage orgueilleux qui franchit le Rhône, ce fleuve d’origine helvétique, qui sépare deux régions amies, mais néanmoins concurrentes. Le chasseur de lions a sans doute convaincu son ami Alphonse de le remonter jusqu’à sa source, dans les Alpes. De son vivant, le poète dansait la mazurka sous les pins, tantôt d’un côté, tantôt de l’autre. Gardois comme pas un dans ses fibres, le « Petit Chose » quittait Bezouce, Jonquière-Saint-Vincent pour retrouver Tartarin, faire bombance avec Mistral à Maillane et enfin rejoindre son cher moulin à Fontvieille, puis Paris, sa capitale d’adoption.

Revenons au Préfet de la ville sur le pont de Tarascon… du côté de Beaucaire, limite territoriale oblige, entouré d’une centaine de policiers aux ordres du commissaire de la République. A la vue de cette armada, on ne badine pas, les automobilistes pâlissent, s’enfoncent dans leur siège, cliquent leur ceinture, cherchent fébrilement un document. Du côté des forces de l’ordre, il n’y a pas de place pour les états d’âmes et les galéjades. L’addition des points est une soustraction ! Jusqu’à l’accent de Provence qui se confond avec celui du Nord…

Le corps préfectoral a cependant des activités moins protocolaires, en particulier lorsqu’il s’agit de la culture. Surprenant de découvrir que se cache parfois, sous la carapace de ces hauts fonctionnaires de l’Etat, des hommes sociables, tolérants, proches de leurs administrés. Le commun des mortels a tendance à oublier qu’ils sont avant tout des hommes de bonne foi, faisant abstraction de leurs opinions politiques.

Et de percevoir, chez le Préfet de la ville, son savoir, sa culture, d’apprécier sa faciliter de discourir comme un historien. Daudet est dans ses gènes dès la découverte de ses textes en enfance pour les relire plus tard et souhaiter que les enseignants continuent à promouvoir la lecture des livres. Dans un autre temps, n’aurait-il pas été conteur, poète, condisciple des Félibres : Mistral, Roumanille, Aubanel et de bien d’autres écrivains ?

06/12/2012

29/52 – Droit dans le mur ?

 

 

 

La France va-t-elle droit dans le mur ? A moins d’un coup de barre à gauche, le gouvernement Ayrault en a pris le chemin. Le weekend passé, il s’est heurté au mur d’acier dressé à Florange par Mittal, allant jusqu’à redresser les brettelles d’un ministre en perdition. Parions que Montebourg s’est rappelé le coup de gueule du « Che » en février 1983 : « Un ministre, ça ferme sa gueule. Si ça veut l'ouvrir, ça démissionne. » Mais de démission nenni… il a déjà perdu sa copine, il ne va pas jeter son portefeuille aux orties. Max la menace, alias Arnaud, s’est fait prendre de vitesse par le ferrailleur indien qui a mis 20.000 emplois dans la balance. KO debout, mais encore en place jusqu’au prochain couac.

 

La décision du Premier ministre de renoncer à la nationalisation d’ArcelorMittal  sème la zizanie à gauche et surprise… à droite aussi. A une question pressante de Patrick Cohen à Aurélie Filippetti sur France Inter, celle-ci déclare que la parole de Mittal ne vaut rien, qu’on ne peut pas lui faire confiance. Et d’ajouter, embarrassée : « J'ai une confiance absolue dans le président de la République et dans la vigilance qu'il exercera sur ce dossier ». Mieux vaut faire confiance à Dieu le fils qu’à ses saints avec lequel, deux heures plus tard, elle inaugure le Louvre de Lens. La reconversion des bassins miniers est en marche, Metz avec le Centre Pompidou, Lens avec le Louvre, les ouvriers en gardiens de musées.

 

Les hauts fourneaux sont éteints. Peu de chance d’être rallumés avec le célèbre briquet de feu le baron Bic. La Commission de Bruxelles va supprimer la taxe antidumping sur les briquets chinois vendus déjà au tiers du prix de l’allumeur français. Il ne nous restera bientôt que les pointes Bic pour écrire les mésaventures d’une France qui va droit dans le mur des lamentations populaires.

03/12/2012

28/52 - La revue du stress

 

 

 

 

Quelle semaine ! Le stress tout azimut s’est emparé de l’hexagone comme jamais. Les médias font des heures sup à tire le ragot pour couvrir une info de plus en plus stressante.

 

Tout cela commence par un beau dimanche d’automne, en rase campagne, au lieu dit : Notre Dame des Landes. Un pique-nique géant réunit plus de 40.000 fidèles, des écolos ou supposés l’être, dans les bois et les zones humides de cette belle région nantaise.

 

Il est parait-il question de détruire le nid des oisillons, de saccager la forêt pour accueillir de grands échassiers gris venus d’ailleurs. C’est à ne plus rien comprendre de la faune qui s’y trouve car, à part les noms d’oiseau, il s’agit d’un serpent de mer qui traîne dans les parages depuis une quarantaine d’année. Depuis le printemps, l’ornithologue en chef a d’ailleurs quitté la région pour sévir à Paris intra muros.

 

La date choisie n’est pas innocente car ce jour-là des clampins de la droite pure et de la droite dure participent dans leurs fiefs au tirage au sort de leur leader. Inutile donc de trier sur le volet les joyeux campeurs venus faire ami-ami avec les péquenots du coin.

 

Patatras dimanche soir, l’un des leaders sombre dans une crise hystérique sur le petit écran criant à tue tête : j’ai gagné, j’ai gagné, j’suis le premier !  Coup de théâtre mardi où l’on apprend que le perroquet de la Cocoe s’est mélangé les plumes avec l’outre-mer. Le vainqueur auto proclamé s’est fait voler son petit pain au chocolat par des sangs mêlés dont il fait partie. Rien n’y fait, impossible de raisonner « l’autre voyou de la République » comme l’écrit Marianne. Depuis une semaine, la moitié de la France est atteinte d’une attaque de stress virulente. On fait appel au bon docteur de Bordeaux qui doute d’enrayer le mal.

 

Une semaine de fous, tant à droite qu’à gauche. Les hommes du pouvoir paniquent à leur tour pour ne pas laisser l’opposition en première ligne de l’actualité. Une fois de plus, le Hollandais de service pète les plombs en accordant la liberté de conscience aux maires sur le mariage gay, pour se rétracter le jour d’après. OK, ça fait deux télés ! Et de s’enfuir à Bruxelles, deux jours de perdu, pour ne pas sauver la paysannerie française.

 

Les paysans, le Rastignac de l’intérieur s’en charge en envoyant sa horde de gendarmes détruire à coup de bouteurs de feu et de bulldozers les masures de ces bergers d’un monde meilleur. La bonne mère des Landes s’en émeut et, par miracle, convainc le pouvoir des mécréants de surseoir à toute action destructrice, à commencer par la leur.

 

Pendant ce temps-là, l’ancien stressé de la République. lui aussi un voyou, passe « gentiment » à tabac durant douze heures. Mais le stress astreint celui qui en est atteint à mobiliser ses défenses pour faire face à une situation menaçante. CQFD

25/11/2012

Scénario pour une mort annoncée…

 

 

 

UMP, PISTOLET MITRAILLEUR ALLEMANDUMP, PISTOLET MITRAILLEUR ALLEMAND

 

Au secours, le bateau prend l’eau de toute part. Le marin-pompier Juppé, le père de ce navire fantôme, se porte bénévole pour l’empêcher de couler corps et biens au large de la Seine. Pas évident d’écoper les cales de ce yacht de luxe.

 

L’Union des Mauvais Perdants part en eau de boudin. Des milliers de militants sont écœurés, dégoutés par le chaos provoqué par la guerre des pitaines, maîtres après le dieu Sarkozy. Ils quittent le navire en perdition ne sachant où aller. Certains se jettent à tribord toute, d’autres à bâbord.  La cellule psychologique du Samu est débordée et fait appel aux psys pour tenter de soigner leur désarroi.

 

Borloo a ouvert toutes grandes les portes du centre de son nouveau parti pour accueillir avec une bouteille de beaujolais nouveau les  arrivants. Bayrou monte au grand galop à Paris, la gauche se tape sur le ventre et les écolos boivent du petit lait de chèvre.