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Mon Journal des Alpilles - Page 8

  • 10/52 - La marine suisse en Bretagne...

     

     

    Il suffit qu’un gars du sud emporte le soleil dans son bagage et la Bretagne se met aussitôt au beau fixe ! Un sacré coup de pot de cidre pour cette équipée de septuagénaires désirant voir défiler les vieux gréements à Brest.

    Depuis l’estuaire de la Vilaine, faut compter une centaine de milles pour rejoindre la cité chère à Prévert. Mais Neptune s’est vengé du roi soleil, contrecarrant la feuille de route du capitaine, si bien que les vieux n’ont pas vu les vieilles gloires de la navigation à voile.

    Eole veille au grain et, malgré un voilier de 44 pieds, pas moyen de le faire avancer vent debout. Condamné à faire du cabotage au grand largue ou par vent arrière d’une île à l’autre, des Glénan à Groix, de Quiberon à Belle-Ile, de Port Louis à la Trinité avec ce « bateau de cons » !

    Faut dire que l’arrivée dans les ports de cet équipage du troisième âge donne à penser qu’ils se sont enfuis d’une maison de retraite ! Mais à les voir manœuvrer le bateau, l’accoster avec précision, on comprend vite qu’ils ont du métier. Ces marins d’eau douce ont régaté sous toutes les latitudes. C’est en quelque sorte une course d’école pour réviser les subtilités de la règle de Jean Cras qui connaissait la musique.

    Un peu raide leurs membres rhumatisants pour lancer les amarres, sauter sur le quai ou dans l’annexe pneumatique et se tortiller pour ramer à contre-courant comme des galériens. Et la marée se couche et se relève sans crier gare, prenant tout de même son temps pour ne point effaroucher les gens du bord de mer.

    La navigation hauturière réserve des surprises, en particulier celle concoctée par Jules Verne, l

    ’enfant du pays, pour mettre à l’épreuve ces matelots atteints par la limite d’âge. Selon « Le Télégramme de Brest », le capitaine Nemo a repris du service, a remonté son Nautilus des profondeurs et voilà pas qu’il lui manque l’hélice pour le propulser…

    Par bonheur, le « navire » des Helvètes passe par là et, ni une, ni deux, le flibustier des mers s’empare de cet objet de cuivre et vogue la galère ! Quand le pitaine s’aperçoit que le moteur ne réagit plus, il n’y a pas trente-six solutions pour arrêter un voilier : continuer le tour du monde jusqu’aux Amériques… ou se réfugier dans une crique, jeter l’ancre en l’attente d’un gentil scaphandrier…

    A main levée, les Suisses aux bras noueux ont pris l’initiative de rejoindre la rive toute proche à la nage ! Brrr, quelle froidure… et par Jupiter il n’est pas question de quitter sur un coup de tête cette terre bretonne, ses villages pittoresques, ses habitants chaleureux et accueillants. D’autant que ce soir, comme les autres, ils vont s’empiffrer de coquillages, de lotte, de cabillaud jusqu’à se faire péter la panse. Au diable le cholestérol ! Le muscadet et le lambig aidant, ils entonneront sous les étoiles des ritournelles celtiques de marins en goguette.

  • 9/52 - Ras le bol du Sud !

    Vive la Bretagne !

    Morbihan

    Morbihan

     

    Archipel des Glénans

    Archipel des Glénans

     

    Brest

    Brest

     

    Concarneau

    Concarneau

     

    Pointe du Raz

    Pointe du Raz

     

    Belle-Ile-en-Mer

    Belle-Ile-en-Mer

     

    Douarnenez

    Douarnenez

     

    Pont-Aven

    Pont-Aven

     

    Ouessant

    Ouessant

     

    Phare de l'Ile Vierge

    Phare de l'Ile Vierge

     

    Le pluviomètre est au beau fixe !

  • 8/52 - Ras le bol de la politique !

    Oublions tout, oublions six mois d’une campagne effrénée où tous les ténors se sont égosillés à dire tout et son contraire. A écouter les radios, à lire la presse, les commentateurs ont de la peine à changer de registre, à nous laisser l’esprit libre pour savourer nos vacances, à nous étourdir dans la grande bleue ou l’océan. Pourquoi continuer à nous bassiner les neurones avec les interviews stériles des battus du suffrage populaire qui commentent le moindre battement d’aile de la nouvelle majorité ? On n’en a rien à faire de ces gens-là pour les cinq ans à venir. On s’en fou de leurs problèmes de tendance et d’intendance. Qu’on nous foute la paix jusqu’aux municipales.

    Tout commence maintenant. Eclatons-nous dans le sud, le théâtre à Avignon, les Chorégies d’Orange, l’opéra à Aix-en-Provence, le piano à la Roque d’Anthéron, les Rencontres d’Arles. Profitons-en jusqu’à plus soif de ces vacances, peut-être les dernières avant que les dettes et la crise balaient tout sur leur passage, vidons nos tirelires, claquons nos euros avant qu’ils ne valent plus un kopeck. Les nuages noirs de l’austérité et de la rigueur, c’est pour l’automne tout proche…

  • 7/52 - Juin-venture ou l'aventure ?

    Les lundis se suivent et se ressemblent sur les radios du matin. Copé à France Inter, pfft, on passe à RMC et voilà que « Laissez-moi vous dire », alias NKM, se fait titiller par Jean-Jacques Bourdin. Couplé avec BFM, on a en prime la binette d’une jolie nénette, sa petite tête bourrée de contradictions. Une reprise en mains s’impose d’urgence et il y en a plus d’un pour lorgner ce corps filiforme d’athlète politique.

    Impossible d’éteindre l’incendie qui fait rage au sein de l’UMP à cause du bout feu, le « Buisson » ardent. Les pompiers de Paris et le Samu suggèrent de creuser une tranchée pour séparer les flammes de part et d’autre du cataclysme. Ce qui suppose la scission du parti en deux branches distinctes, le Front UMP de droite associé au Front national, et le Front UMP centriste associé au Béarnais qui pourrait ainsi reprendre du service.

    D’ailleurs, on ne sait plus à quel saint se vouer avec le milieu... La création en catimini du « Centre pour la France », à la place du Modem pour les législatives, pose question. Cette officine inconnue recevra la contribution de l’Etat au prorata des voix obtenues, soit  la somme d’un million. Un viatique pour repartir… car la situation financière du Modem est paraît-il à la limite du dépôt de bilan ? François, l’homme de la transparence, va nous le dire.

    Claude, mon fils, ne fais pas un CAP de mécanique, écoute ta maîtresse, entre à l’Uni car j’ai l’intuition que tu vas gravir les échelons. Et c’est ainsi que le petit Claude est installé au perchoir et préside la nouvelle Assemblée de gauche, une drôle de gauche… où ne figure pas l’ombre d’un ouvrier et d’une cousette. Il est loin le temps de l’ajusteur-fraiseur  n’ayant pas supporté le poids de sa charge et de la décharge de son arme de service.  Et cet ainsi que ce gouvernement de « gôche » a choisi ce jour-là pour donner un coup de pousse dans le c.. du Smic ! Deux pour cent, en tenant compte du coût de la vie, c’est une moquerie à 0,6%, l’équivalent d’un paquet de cigarettes dont Bercy repique près de 5 euros de taxes ! Si c’est ça le changement annoncé, faut-il en déduire que le candidat élu n’était qu’un bonimenteur de foire électorale. Ou suprême stratégie, le père la rigueur annonce de suite la couleur d’un quinquennat morose. Tant pis pour la croissance, la mégère teutonne ayant dû lui savonner les oreilles à Rome.

    La solution « coup de point » des socialos aurait été d’augmenter le Smic de 100 euros, la moitié dès juillet et le reste en janvier, avec un abattement proportionnel des charges sociales pour ne pas pénaliser les petites entreprises. Une action éminemment sociale et une manière habile de couper l’herbe sous les pieds des syndicats et de la vraie gauche. D’ailleurs, c’est surprenant que les « gauchos » n’aient pas réagis, sont-ils déjà au soleil ou attendent-ils l’automne pour foutre la pagaille ? De là à donner crédit aux élucubrations de JFK dans son brûlot « La Catastrophe du 6 mai 2012 », Plon. Cette tornade du chevalier blanc sans peur et sans reproche - ça se discute – ne vaut pas la peine d’être achetée et lue, même pour une tune d’euros.

    Deuxième année sans olives… ou presque ! Belle et tardive floraison en mai qui laissait augurer une appréciable récolte. Patatras à la nouaison, moment où la fleur donne naissance à une minuscule olive de la taille d’une tête d’épingle. Un soleil pétant, une trop forte température durant trois semaines ont quasiment grillé la fleur avant qu’elle nous livre son fruit. C’est bien un signe que le climat est chamboulé puisqu’il pleut à verse au nord et que les graines pourrissent dans le sol.

    Une petite dernière, en attendant la pêche aux moules et le cocktail bien frappé de Bruxelles, rafistolages et désaccords dans le coquetelier, les Préfets sont enfin libres d’aller aux champs du côté du moulin de Périgouste. Interdits de sortie officielle et même privés durant les deux mois de campagne électorale, tel est le devoir de fonction imposé aux préfets. Quelle punition !

    N. B. Mon article était déjà publié lorsque le marathon nocturne de Bruxelles débouche sur un K.O. technique d’Angela Merkel. Les alliés du sud, Monti, Rajoy, Hollande, ont réussi enfin à faire plier la dame de fer et le Bundestag. Elle n’avait plus le choix au risque que l’Espagne et l’Italie implosent. C’est une accalmie momentanée mais ces accords ne sauraient suffire à régler les problèmes de l’euro et de la dette d’un coup de baguette magique.

  • 6/52 - Le changement maintenant !

    Ouf ! Après deux mois de campagne électorale, avons-nous enfin autre chose à nous mettre sous la dent ? Pas évident car les médias ont de la peine à changer d’air en se faisant les gorges chaudes des vainqueurs et des vaincus du tsunami rose. Voici donc un digest indigeste des titres accrocheurs de la semaine dûment revus, corrigés et malmenés :

    Après Valérie, scène de ménage avec Angela

    Table rose du passé

    Le parti majoritaire des abstentionnistes  (42,7%) s’exclut du palais Bourbon

    Le PS met les doigts dans la confiture de c(e)rise

    Le rose bonbon est de mise au balai Bourbon

    Les verts n’entendent pas servir la soupe au piston

    La Royal chavire à la Rochelle

    Lang ravale sa salive dans les Vosges

    Youpi en Arles, Laupies rate son tir sur le pachyderme Vauzelle

    Pas de gentille alouette au perchoir

    Noir avenir pour les « roses »

    Au diable vauvert, le casse-couille qui s’y colle

    Marions-nous à Carpentras avec la pucelle

    Sortie de route pour Bayrou en déroute

    Marine en cale sèche au Pas-de-Calais

    Morano, mante à l’eau dans la Moselle

    La meute de la droite est aux abois

    Guéant décampe au bois de Boulogne

    Un nouveau job pour Jacob

    Bachelot « crache à feu et à sang » sur sa famille dans un brûlot dont l’éditeur attendait le verdict des urnes pour le publier.

    Y'en a marre, vivement l’été, les vacances et les salades du jardin à la place de leurs plats réchauffés. Passons au football où les bleus de Blanc perdent le maillot jaune suédois. Pas étonnant… le « bleu » n’est pas une couleur gagnante cette année et la mise au rancard, c’est pour samedi avec les Espagnols !

    Rien ne change au niveau des conférences au sommet, ces voyages organisés et agrémentés pour chefs d’Etat qui décident de ne rien décider sauf la date de la prochaine escapade. Une centaine de roitelets au Brésil où après 20 ans de louvoiement la crise écologique bat son plein de pollution durable. Comme le bleu, le vert n’a plus la cote. En voilà au moins trois qui n’ont pas perdu leur temps à danser la samba et à taquiner la baleine : Obama, Merkel et Cameron. A surveiller de près cet Anglais pas très orthodoxe qui fait de la retape fiscale auprès des entreprises françaises.

    Le « tour-operator » a programmé une escale au Mexique pour une énième séance du G 20, histoire de glisser à nouveau sous le tapis les problèmes récurrents de la crise, de l’hégémonie bancaire, de la taxation financière, de la dette et de la croissance.

    Le tourisme diplomatique a encore de beaux jours devant lui. Le fin du fin consiste désormais à se réunir à Rome ce vendredi pour préparer le Conseil européen à Bruxelles la semaine prochaine. Impossible d’être d’accord à quatre alors imaginons ce que cela va donner à vingt-sept ! Le Rital a pourtant une bonne tête, ce n’est pas un « rabat-joie » comme l’Espagnol ou la « Neinsager » berlinoise. Quant au Français, il doit ferrailler dur pour prescrire sa feuille de route.

    Pourvu que l’euro tienne le coup jusqu’à l’automne pour ne pas gâcher nos vacances et le casse-tête du change. Par mesure de précaution, les Banques Nationales ont archivé leurs vieilles coupures. La pizza en lire, la paella en pesetas, l’ouzo en drachme, le pastis en franc où pour la faire simple… tout en mark !

    Au boulot François ! Le changement maintenant ne signifie-t-il pas tout de suite ? Même en été, le soufflé n’attend pas. Les cent premiers jours sont décisifs pour mettre en chantier les promesses électorales. Un vrai parcours d’équilibriste entre les économies, les dépenses et les recettes nouvelles. Bruxelles et la Cour des comptes ont déjà mis en garde le gouvernement alors que la droite a laissé une ardoise de 10 milliards dans le budget 2012 ! Mais il n’y a pas que l’argent qui compte même si, pour des millions de Français, les sous se font rares en fin de mois. Vendredi, la ministre de la Culture, Aurélie Filippetti a visité les fouilles de la ville antique d’Ussol, découverte récemment à Saint-Rémy-de Provence. Elle a déclaré être « attentive à l’archéologie, cette démarche qui contribue à l’enrichissement de nos connaissances » et d’agir sur la question des financements.

    La semaine se termine avec l’exploit du journal sans papier ni frontière. Jean Daniel, fondateur et éditorialiste du Nouvel Obs, était en direct et en vidéo, vendredi soir sur Mediapart, au cours d’une soirée exceptionnelle pour célébrer à sa façon le 50e anniversaire de l'indépendance de l'Algérie. Aujourd’hui samedi, l’icône du football mondial d’origine kabyle, Zinédine Zidane, fête ses 40 ans dans le complexe sportif qu’il a créé à Aix-en-Provence. A charge de revanche, Zidane est un supporter de Hollande, il approuve le vote aux étrangers et l’imposition à 75% des revenus supérieurs à un million ! Pas de problème pour lui, il habite à Madrid...

    A lire l’article du Monde de ce jour :

    http://www.lemonde.fr/sport/article/2012/06/21/zinedine-zidane-l-age-de-raison_1722146_3242.html

  • 5/52 - Deux tours et puis s'en vont...

    Le fort en gueule est au tapis. Il tombe de haut comme les sondages et soigne sa blessure d’amour propre. Pour s’en remettre, rien ne vaut une semaine de repos à Cuba et une cure de remise en forme au Venezuela. Pour le régime sec, la Corée du Nord est préférable au Nord-Pas-de-Calais. On l’aime bien ce tribun atteint de la maladie qu’il génère, la mélanchoniste aigue, ce mal qui consiste à pousser le bouchon trop loin et boire le calice jusqu’à la lie.

    Les Français sont-ils des veaux ? En tout cas, de Gaulle n’aurait pas hésité à le réaffirmer au soir du premier tour des législatives. Les électeurs sont inconséquents : 40% d’abstention, le double de la présidentielle, au risque de ne pas donner la majorité à l’Assemblée à celui qu’ils ont élu. Les veaux sont restés dans les champs à brouter l’herbe folle de la cohabitation dans le pâturage d’en face. A lui de se démerder avec ses problèmes de cœur, avec ses députés, des verts et des rouges, pour approuver démocratiquement les lois qu’il propose.

    Ça gazouille ! Le « gazouillis » est un chant léger, doux et confus qu’entonnent les hirondelles et les nourrissons. Mardi, le gazouillement s’est emparé des médias depuis qu’une hirondelle, fraîchement nichée sous les toits d’un palais du Faubourg-St-Honoré, a gazouillé sur un site numérique. Il semble que ce soit une affaire de nids, l’une des crécerelles ayant occupé le nid de l’autre ou vice versa. Des noms d’oiseau ont été prononcés entre les belligérantes et l’une d’elle passe pour une tête de linotte et l’autre pour une oie blanche. Le dindon de la farce, alias le coucou, en est quitte pour fustiger la bécassine, cet oiseau de mauvais augure.

    « L’hirondelle ne fait pas le printemps, mais le chameau fait le désert ». (Citation de Alfred Capus)

    Il est intéressant de noter que la traduction anglaise de « gazouillis » est « tweet » et gazouiller : « twiter » ! A ne pas confondre avec « tweeter », un haut-parleur destiné à reproduire les hautes fréquences… de nature à lézarder les murs de la République.

    Edwy Plenel n’a pas son pareil pour discourir sur l’oiseau de malheur :

    http://www.mediapart.fr/journal/france/140612/pour-en-finir-avec-la-premiere-dame?page_article=3

    Les jeux sont faits, rien de va plus ! Un deuxième tour pour des prunes puisque l’on connait déjà les résultats. La gauche est assurée de prendre d’assaut les fauteuils rouge du palais Bourbon provoquant un séisme chez les copains de Copé, ces vieux barons aigris qui rempilent et s’accrochent à leurs privilèges. Qu’ils mordent la poussière et l’on n’en parlera plus.

    Rien ne va plus, non plus, mais c’est plus grave, dramatique du côté de la Grèce où le scrutin de dimanche fait trembler l’Europe avant de la faire s’écrouler avec l’aide de.la banque espagnole à tout va. Les Grecs sont arrivés au bout du bout. C’est le chaos, la chienlit, la misère quotidienne après des années la tête dans les étoiles européennes. Demain, la guerre civile. Qui faut-il incriminer ? Un peuple insouciant, un Etat en déliquescence, une église dominatrice et des armateurs qui se réfugient sur leurs navires battant pavillon de complaisance. A des degrés divers, ils sont tous responsables et les colonels de sinistre mémoire reprendront du galon.

    Je ne vous ai pas tout dit…Quelque mitraille en réserve, ça peut servir la semaine prochaine. D’ailleurs, on n’en connait plus la durée ? Sept jours pour les sans-emplois, cinq pour les forcenés du boulot, quatre pour les écoliers. Dieu et le Vatican ont choisi six jours, le septième pour le repos, les parties fines, les offices et la quête.

  • 4/52 - Une semaine dans le vif des sujets...

    Stop tout court au contrôle au faciès! Ce n’est pas la possession d’un récépissé au fond de sa poche qui empêchera le quidam bronzé d’être à nouveau contrôlé, enquiquiné et suspecté pour la xième fois. Pourquoi ne pas lui agrafer, une fois pour toute, un badge fixé au revers de son blouson. Une étoile ? Non pas, c’est déjà fait, mais en forme de croissant de couleur verte… d’autant que les écolos et Eva Joly sont favorables à cette mesure ! La gauche préférerait le rose… pour ne pas le confondre avec la Légion d’honneur.

    Les ados se la pètent au cannabis ! Dur dilemme pour Hollande… Dépénalisation, consommation, légalisation, contravention ou répression avec un an de prison, sans discussion ? L’usage récent chez les jeunes français est trois fois supérieur à la moyenne européenne. Et s’il n’y avait que l’herbe… des écolos et de Duflot dans cette France républicaine où le pétard est roi !

    Vive le Roi et la Reine ! Qui se souvient du roi Farouk 1er qui régna en Egypte jusqu’en 1952 ? Son fils Fouad II lui succéda à l’âge de 6 mois ! Farouk avait été adulé par les foules égyptiennes à l’exemple de la reine britannique qui célèbre cette semaine avec faste ses 60 ans de règne. C’est peu dire qu’il était un bon vivant, qu’il menait une vie orgiaque, tout le contraire d’Elisabeth 2, sauf qu’il possédait, lui aussi, des milliers d’hectares de terres, des douzaines de palais et des centaines de voitures. N’avait-il pas dit à l’époque qu’il ne subsisterait que 5 monarques, les quatre du jeu de carte et celui d’Angleterre ! Fort de cette prédiction, le prince Charles espère toujours le devenir dans sa soixantaine vieillissante !

    Un milliard ! Ce sont les retombées économiques de ces parades royales. Que diable, pourquoi la France n’a-t-elle plus de roi qui traverserait Paris juché sur un bateau-mouche ? De quoi équilibrer la balance des paiements !

    On aime ou pas BHL mais on ne peut rester insensible à ses coups de gueule et à sa frénésie d’être au-devant de la scène médiatique. Comme d’habitude, il fait son cinéma avec une vedette tombée au bas de l’affiche. Et tant mieux si son ego surdimensionné, sa sincérité ostentatoire et son action anarchique bousculent les cocotiers de Tripoli.

    Cochons de poulets ! Après les porcs polluant les nappes phréatiques et les plages bretonnes, voici que la volaille part en eau de boudin ! C’est l’un des cadeaux empoisonnés du Père Dodu refilé en douceur par l’ancienne équipe à la gauche poulet. Avec pour conséquence que des milliers d’éleveurs et de salariés sont les dindons de la farce. Rien ne vaut un bon poulet de Loué servi par le ministre de l’agriculture, Stéphane Le Foll, qui monte sur ses ergots pour envoyer le député de droite dans les plumes.

    L’Etat bat-il en retraite sur les retraites ? Difficile arbitrage entre les vraies et les fausses années de travail, précipitation pré-électorale…alors qu’il n’y a point de salut sans une concertation sans tambour ni trompette avec les partenaires sociaux.

    Irlande, Grèce, Espagne, un nouveau tiers-monde ! Mis au ban de l’Europe, punis, leurs habitants s’enfoncent dans le chômage et la précarité avec des dettes jusqu’au coup. Dur, dur… après des années de prospérité, de bien-être, de l’argent facile et de course à la consommation. Le réveil est dramatique, sans espoir immédiat de s’en sortir. Les pays frères… sont eux aussi sur la corde raide et tergiversent depuis des mois pour leur faire la courte échelle.

    Un homme normal ? Que celui qui n’a jamais poussé le champignon pied au plancher lui jette la première pierre. Mais François n’a pas d’excuse car il n’était pas au volant… Verdict : 3 points de moins aux législatives !

    A dimanche… ou celui d’après ! Avec 40 à 44% au premier tour, les gagnants sont à coup sûr les abstentionnistes. Après, c’est le tri des triangulaires, l’arc-en-ciel sur fond d’orage. Des milliers de scrutateurs, les yeux rougis, jouent à la bataille navale jusque tard dans la nuit. Et comme me dit l’un d’eux : j’espère que le sortant sera élu au premier tour pour ne pas avoir à rempiler le dimanche d’après.

  • Des Helvètes illustres: Bertrand PICCARD

     

     

    Bertrand Piccard s’est envolé mardi matin de Madrid à bord de SOLAR IMPULSE pour rejoindre Rabat où il posera son avion solaire vers minuit.

     

    Quelle famille ces Piccard ! Il est le petit-fils du physicien Auguste Piccard, le premier aéronaute de cette lignée d’aventuriers de l’impossible.

    En 1931, son grand-père s’éleva dans la stratosphère à bord d’un ballon libre jusqu’à l’altitude de 15781 mètres et fut le premier à découvrir la courbure terrestre.

    Voici un interview d'Auguste Piccard, alias Professeur Tournesol, à laTV romande en 1960 :

    http://www.rts.ch/archives/tv/divers/3451342-les-raisons-de-piccard.html

    Ainsi que celui-ci :

    http://www.rts.ch/archives/tv/culture/personnalites-suisses/3842592-avec-les-piccard.html

    Des airs à la mer… en 1960, son fils Jacques, océanographe, le père de Bertrand,  atteignit la profondeur de 10916 mètres aux îles Mariannes à bord du bathyscaphe Trieste construit par Auguste le pionnier de cette saga familiale.

     

    Si Jacques consacra essentiellement sa vie à explorer les fonds marins, Bertrand, son fils, s’intéressa à l’espace en assistant tout jeune aux décollages des fusées SATURN V. De là sans doute sa passion pour l’ULM, le parapente, la montgolfière et son titre de champion d’Europe de voltige en deltaplane.


     

    La notoriété mondiale de Bertrand Piccard date de 1999 où il accomplit le tour du monde sans escale en 21 jours avec le ballon Breitling Orbiter. Pas même fier d’avoir battu Jules Verne, il a fait allusion à son retour  « d’une main invisible » !

    Voici l’information de Swisscom :

    http://www.bluewin.ch/fr/index.php/138,603711/Solar_Impulse__Bertrand_Piccard_aux_commandes_de_lavion_solaire/fr/news/faitsdivers/sda/

  • 3/52 - LA SEMAINE DU SAIN ESPRIT

     

    Le fils spirituel des éléphants roses, Arnaud Montebourg, est venu illico à Gémenos pour tenter de sauver les « Fralib », des amateurs de thé de père en fils depuis la création de cette entreprise en 1882, à l’époque coloniale !

    Faute « d’ensachage » depuis 600 jours, ces pauvres bougres noient leurs journées dans le Ricard qui autrefois possédait la société. L’ivresse du pastis remplace la passion du Darjeeling.

    Les Bouches-du-Rhône, ce fief lepéniste, sont l’objet de toutes les attentions du gouvernement. Trois ministres en dix jours, dont le number one, venus à Marseille en TGV… Ils ont trouvé porte close au Moulin de Daudet de Fontvieille fermé pour la saison aux touristes de passage.

    *****

    J’ai oublié de vous dire que le grassouillet roi du Maroc a abandonné son hôte, reclus tel un fauve blessé dans sa cage dorée de Marrakech, pour venir serrer la pince au nouveau locataire de l’Elysée.

    La descente de l’esprit mauvais s’abat sur le Vatican à la Pentecôte. Ce haut lieu de perdition papale fait voleter la chasuble des cardinaux, cette bande de vieillards aux mœurs douteuses, avides de pouvoir, d’argent et de sexe. Comme celui des Bettencourt, Judas le majordome a craché ses avanies sur la famille en diffusant des secrets d’alcôves.

    Du pain bénit pour les gazettes et Nanni Moretti et son film Habemus Papam, sorti en 2011, dans lequel le talentueux Michel Piccoli interprète le rôle d’un pape ayant perdu la raison.

    Voir la bande de lancement :

    http://www.dailymotion.com/video/xnsh68_habemus-papam-trailer_shortfilms?search_algo=1

     

    Les Français souffrent-ils de la crise ? On peut en douter de prime abord.

    Les weekends du joli mois de mai se sont enchainés sur trois à quatre jours, voire la semaine. Les terrasses et les restos de Provence font le plein de touristes venus réchauffer leur cœur et leurs membres engourdis par le froid et la neige des stations d’hiver. Le Grand prix de Monaco bat tous les records de fréquentations à 1590 euros la place en terrasse avec vue sur le port des milliardaires.

    Et pendant ce temps-là, le petit peuple attend un coup de pouce sur le Smic. Comment faire pour ne pas pénaliser les petites entreprises et les rendre plus vulnérables encore ? Suggestion : diminuer d’autant les prélèvements sociaux sur les bas salaires et les augmenter sur les gros ! ça viendra, disent-ils en cœur et pour commencer voici un chouïa pour la rentrée scolaire.

    *****

    On dépoussière à coup d’arrêtés quelques lois judiciaires stupides et sarkoziennes – pléonasme - : peine plancher, tribunal correctionnel des mineurs. Une occasion pour la droite de clouer au pilori  cette chère Traubira avec, sans complexes, des relents de xénophobie. Tiens bon Christiane, l’homme blanc n’aura pas ta peau !

    Venu au studio en toute simplicité, le Président parle à France 2 de sa première quinzaine. D’aucuns diront que ce comportement est quelque peu démago comme aller à Bruxelles  en TGV dans le wagon de monsieur tout le monde. Je le crois sincère, ne roulait-il pas en scooter lorsqu’il était secrétaire du PS ?

    Ce premier face à face avec les Français après son élection est à la hauteur de ce que les citoyens attendent de cet homme qui sera peut-être providentiel pour sortir le pays du marasme dans lequel il se trouve. A suivre, jour après jour.

    La rencontre choc avec le Raspoutine de Moscou, c’est pour vendredi soir, d’ici à ce qu’une rasade de vodka fasse fléchir notre François…

  • 2/52 – Deuxième semaine du calendrier hollandais…

    Ce n’est plus le temps des tulipes, les roses font timidement leur apparition, on se pique au jeu. Vais-je tenir une année avec ma chronique pique et nique ? Courage… François en a pris pour cinq ans !

    Quelle idée courageuse de se jeter à l’eau, de prendre la mer en ces temps incertains. Ohé matelot ! Hisse les voiles, tiens la barre, attention au grain, le coup de vent à tribord, vire à bâbord, affale la grand voile, redresse vent debout, navigue au foc, branche ton GPS, le Gouvernement Provisoire Socialiste !

    Avec le Grand huit, Camp David c’est Las Vegas, ça tourne, ça monte, ça descend, de quoi donner le tournis, à faire perdre le nord à l’euro et à l’Europe tout court.

    François…François… ça me gêne de l’appeler ainsi. De vieux souvenirs de 30 ans remontent à la surface, la fuite inexorable du temps, on vieillit ! François Gérard Georges Nicolas serait plus juste pour le différencier de son illustre prédécesseur de gauche… mais il faut sabrer Nicolas, ce prénom qui fâche. On ne va en faire un fromage, du Edam, alors simplifions en FH à l’image de la parité.

    *****

    Vive Montpellier, vive Loulou, le roi de la poubelle, plus fort que le roi du pétrole qatari ! Après une nuit de fête, c’est la parade de ses camions nettoyeurs à la télé. En voilà un qui a le sens des affaires !

    La « Hollandette » du jour est une fille de mineur italien venu casser la croute en Lorraine au propre et au figuré. Sur les marches de la Croisette, Aurélie Filipetti est la star de la culture, en l’occurrence celle du septième art, le petit dernier, encore que le Net peut être le huitième ! Son roman : « Un homme dans la poche », paru chez Stock en 2006, était-il un signe précurseur de sa nomination ministérielle par un certain FH ?

    *****

    Le voici de retour des Amériques, le Président, sans avoir rien lâché à l’OTAN sur le retrait des troupes en Afghanistan. Ces détracteurs en sont quitte pour ranger leur slogan vengeur : Autant en emporte le vent. Cinq jours sur sept à l’étranger et le voilà reparti le lendemain soir à Bruxelles… où ça grince… car la Grèce ne dégraisse pas, comme la « Berlinerin » d’ailleurs. Faudra bien qu’il trouve le temps de s’occuper de la France, bon sang !

    N’a-t-il pas dit qu’il n’allait pas s’occuper de tout et de tout ? Le gouvernement cherche ses marques, les ministres organisent leur ministère dans l’improvisation. « Envoyé spécial » nous montre des étagères vides… La gauche se retrouve face aux hauts fonctionnaires qui durant 10 ans ont servi la droite. Pas facile de cohabiter d’un jour à l’autre, d’accorder ses violons avec les oligarques, de décortiquer des dossiers surannés.  La chasse aux chefs de cabinet et à leurs adjoints est ouverte. Patience, le temps de reprendre leur souffle.

    *****

    Quel cachotier ce Président. En pleine nuit, en catimini, il s’est envolé à Kaboul retrouver ces soldats de l’an deux envoyés au casse-pipe. La France c’est la France, raison majeure d’affirmer sa souveraineté à Chicago, à Bruxelles et aujourd’hui en Afghanistan. Et pendant ce temps-là, la famille UMP se bagarre à couteaux tirés sur l’héritage, les barons s’entredéchirent sur la proie comme des loups.

    Quelle folle semaine !

  • 1/52 - Changeons de calendrier...

    La nouvelle année commence le 15 mai, à la Sainte Denise, le jour où s’arrête la bise et tombe la pluie !

    C’est la fête à François, pas celui d’Assise qui donnait à manger aux oiseaux, mais celle de François de Corrèze qui, comme le saint homme, donnera son bon argent aux pauvres.

    Dans sa carriole ouverte à tout vent, il salue une foule pleine d’espoir, rend visite à un inconnu, à Jules, à Marie, prêche la bonne parole, embrasse quelques saintes femmes, confie les clefs de la maison à Jean-Marc, le Nantais.

    Un grand oiseau blanc l’emmène par delà les airs et les orages trouver sa voisine d’outre Rhin, une mégère qu’il apprivoise tant bien que mal.

    *****

    Retour au bercail, réveil blafard, les lampions sont éteints, la fête est finie, au boulot ! Quel casse-tête… une journée entière à la recherche de 34 bras gauche, moitié féminins, moitié masculins, tester les connaissances, équilibrer les tendances, ménager les susceptibilités. Et dans un mois, faudra remettre ce délicat dosage sur le tapis de la République.

    *****

    Jeudi, c’est déjà le couac ! Le ministre de l’éducation est un mauvais élève… remis au pas sans tambour ni trompette ! Deux nanas courageuses jettent l’éponge aux législatives, risque zéro !

    Passation des dossiers entre les ex et les nouveaux ministres, où ce qu’il en reste de cartons, car les déménageurs ont déjà fait le vide de pas grand-chose…Un renégat fait défection !

    Cure d’amaigrissement des salaires et des frais, charte déontologique et non cumul des fonctions. Photo de famille et en avant marche !

    *****

    Hollande, alias Colomb, découvre le nouveau monde et Obama à bord de Sarko One, dernier vestige du monarque de Marrakech.  Question fondamentale : on le garde ou pas cet avion, de quoi aurait-il l’air avec un Falcon face à un 747 ?

    – Sois cool François, fais comme moi, enlève ta cravate et on court tous les deux vers la croissance !

    Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. La bourse stagne mais ne fléchit pas comme l’ont annoncé des prophètes de malheur, Facebook s’enrichit. Les Grecs ont vidé leurs banques de 3 milliards, bonne raison de les pousser hors de l’euro.

    Le festival de Cannes bat son plein de bling-bling, une soirée auprès de la Vénus de Milo et enfin un dimanche calme, sous la pluie ou la couette.

  • Réponse à Michèle Roulet

    A propos de mon billet sur le scandale de l'exil fiscal en Suisse...


    Selon votre point de vue, l’indignation serait intellectuellement malhonnête alors que l’évasion fiscale ne l’est pas, bien au contraire, puisque qu’elle enrichit la Suisse au détriment de son voisin, la France !


    L’exonération d’impôt sur la succession est spécifique à Genève, elle ne l’est sans doute pas dans la plupart des autres cantons suisses. On peut admettre… qu’elle n’est que justice rendue aux contribuables honnêtes qui toute leur vie ont payé plein pot des impôts sur leur revenu et leur fortune. Ces pauvres bénéficiaires du forfait fiscal sont donc victimes de discrimination ! Vous ne dites d’ailleurs pas à quelle sauce ils sont mangés…


    Edmond Safra, qui habitait Genève depuis 1956 et avait créé de nombreux établissements bancaires de renom, tant à Genève que dans le monde, a cherché à négocier sans succès sa succession avec Madame Calmy-Rey, conseillère d’Etat à l’époque. Le montant proposé était de l’ordre de 2 milliards, hélas perdus pour les finances genevoises puisque à cause de ce refus, il a quitté Genève, très malade, pour habiter Monaco. A ma connaissance, il n’a jamais bénéficié d’un forfait fiscal puisque exerçant son métier de banquier dans la cité de Calvin.


    Entre « parenthèse », vous avez une drôle de manière de favoriser le débat démocratique et l’interprétation de l’expression française « les rats quittent le navire » en la tronquant et en l’assimilant à l’incitation à la haine, condamnable même par la loi ?


    Et de passer en vitesse sur vos divagations sur le mérite d’être riche… la gauche caviar…l’éloge de la Rhodésie des colons… la gestion calamiteuse de la France à cause des 35 heures… alors que les Français viennent de mettre à la porte le responsable mais pas coupable, l’ami des riches qui ont planqué leur fortune en Suisse !

  • Générique...

  • Le scandale de l'exil fiscal en Suisse...

    Combien sont-ils les riches français qui ont choisi de transférer leur domicile en Suisse pour ne payer qu’un impôt dérisoire sur leurs revenus et leurs fortunes ? Trois mille, cinq mille ? c’est top secret… comme les banques !

    Ce scandale ne date pas de hier – crée en 1862 par le canton de Vaud -  et il s’est accru à la vitesse grand V depuis une quinzaine d’années alors que Chirac et Sarkozy étaient au pouvoir… Ils n’ont absolument rien entrepris envers leurs amis fortunés pour enrayer l’appauvrissement de la France.

    Le scandale est triple, tant du coté de l’Etat français, de l’Etat helvétique et des Français voyous et fraudeurs. Pour la plupart, ces revenus et ces fortunes ont été gagnés dans leurs activités marchandes, industrielles, voire sportives et culturelles en France.

    Le projet courageux de François Hollande de taxer à 75 % les revenus à partir d’un million arrive, hélas trop tard, puisque la plupart des rats ont déjà quitté le bateau ou s’empressent de le faire selon les articles du Journal Le Matin et des Inrockuptibles ci-dessous :

    http://www.lematin.ch/suisse/exiles-francais-craquent-jura/story/26114816

    http://www.lesinrocks.com/2012/05/04/actualite/le-jura-suisse-accueille-les-exiles-fiscaux-de-la-presidentielle-11256889/

    Le fonctionnement du forfait fiscal…

    Il ne concerne qu’un nombre très restreint de personnes, car il est réservé à des contribuables aisés par les cantons suisses. Le contribuable payera un impôt en fonction de ses dépenses, en général de l’ordre du montant annuel de son loyer et de son standing laissé à la libre appréciation du taxateur !

    Quand Schumacher gagnait 100 millions de dollars par an, sa contribution fiscale, comprenant l’impôt communal, cantonal et fédéral, était de l’ordre de deux millions de francs suisses, 2% !

    A préciser que cet impôt spécifique ne s’applique pas aux seuls Français… mais compte tenu de la proximité de Paris, 3h00 de TGV, 1h00 d’avion, il n’est pas étonnant que le Lac Léman soit un havre de paix pour les fraudeurs. Ce statut ne les empêche nullement de conserver une résidence en France.

    En revanche, ils ne doivent pas exercer une quelconque activité professionnelle en Suisse... Où Aznavour compose-t-il ses rengaines et où Frédéric Dard écrivait-il ses San Antonio ?

    Fortune faite, la plupart de ces riches retraités n’ont nulle envie de rempiler et il y aura toujours la possibilité de créer des sociétés anonymes où des holdings à l’exemple de Philippe Hersant, l’héritier de l’ex-propriétaire du Figaro, qui s’active depuis Genève dans la presse.

    Ce forfait fiscal est scandaleux pour la Suisse qui n’a pas besoin de ça pour boucler ses fins de mois, puisqu’il rapporte des peanuts, de l’ordre de 60 millions d’euros par an. Il est discriminatoire à l’égard des Helvètes qui eux paient plein pot à l’exemple du tennisman  Federer par rapport à Noa… qui lui aussi a bénéficié en son temps de ce privilège. A revenu égal, Federer paie 10 fois plus que Johnny Halliday, le copain de l’ex !

    Gageons que François Hollande au pouvoir, il ne tardera pas à trouver les astuces juridiques pour faire rendre l’âme à ces mauvais Français. Peut-être, pourra-t-il compter sur le parti socialiste genevois qui a déposé une initiative pour supprimer ce scandale dans le Canton de Genève. La décision sera soumise au peuple à fin 2013, début 2014 !

    Zurich, le pays des banquiers, a montré l’exemple en supprimant ces forfaits d’un autre âge en 2009. Avec pour conséquence que les rats ont filé dans d’autres cantons !

  • Révoltons-nous contre la crise du logement...

    (extrait du pamphlet "Révoltons-Nous... Bon Sang !")

    « Je veux, si je suis élu président de la République, que d’ici à deux ans, plus personne ne soit obligé de dormir sur le trottoir et d’y mourir de froid. Parce que le droit à l’hébergement, je vais vous le dire, c’est une obligation humaine. Mes chers amis, comprenez-le bien : si on n'est plus choqué quand quelqu’un n’a pas un toit lorsque qu'il fait froid et qu’il est obligé de dormir dehors, c’est tout l’équilibre de la société où vous voulez que vos enfants vivent en paix qui s’en trouvera remis en cause ». (Nicolas Sarkozy discours de Charleville-Mézières, 18 décembre 2006)

    Parole, parole… 100.000 SDF sont aujourd’hui dans la rue et il manque 900.000 logements pour que les Français soient logés décemment ! Oui, le scan­dale du logement existe bel et bien et l’on ne saurait incriminer uniquement l’Etat et les collectivités publiques même si leur responsabilité, leur incurie datent de 50 ans ! Sarkozy a une idée électorale de génie : augmenter la surface construite de 30%... Du pain bénit pour les spéculateurs immobiliers !

    voir le site : http://www.fredoberson.com

  • Révoltons-nous contre la précarité de l’emploi et les salaires

     

    (extraits)

    Les entreprises font ce qu’elles veulent, elles uti­lisent toutes les ficelles juridiques pour assujettir le personnel à leur diktat.

    Les CDI, ce sont des contrats « Kleenex » : on vous prend, on vous jette.

    Les CDD vous fagotent des semaines de 25 à 30 heures ! Le travail temporaire vous emploie un jour par ci, deux jours par là. On sous-traite les tâches subalternes n’exigeant pas de qualification. Leurs exécutants, salariés précaires, sont employés apparemment par France ceci, France cela, par des services de voirie, de nettoyage, de gardiennage, par des multinationales, mais sont en réalité à la merci d’officines d’intermédiaires qui se remplissent les poches sur leur dos en pratiquant des marges de l’ordre de 40%, voire plus.

    C’est une lapalissade d’écrire que le Smic court après le coût de la vie sans jamais le rattraper !

    Même après des années de service, des millions de salariés n’ont pas démarré de leur salaire de base si ce n’est l’indexation fixée une fois l’an par le gouvernement. Dieu sait si elle ne compense pas le réel renchérissement ! Quant à l’augmentation proprement dite du traitement, elle est laissée au bon vouloir de l’entreprise.

    Les témoignages sont légions de la radinerie patronale. Celui d’un guichetier de banque, par exemple, dont le salaire n’a progressé que de 500 euros en 30 années de service, d’un vendeur de supermarché augmenté de 50 euros en 10 ans !

    Quels que soient l’âge et l’expérience, les petits métiers ont un prix plancher, le Smic, le minimum légal. Les patrons font cause commune avec le gouvernement et le Medef qui traite les travailleurs de « râleurs de la fiche de paye ! ».

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  • Révoltons-nous contre la pauvreté...

    (extrait)

     

    Il y a 8 millions de pauvres en France, qui sont-ils ?

    En pratique, toutes les personnes qui n’ont pas de ressources matérielles suffisantes pour vivre décemment, dans l’angoisse des fins de mois sans un sou, le plus souvent dans la misère et la détresse. On les détermine en fonction d’un seuil unique, le même pour tous, qui ne tient pas compte du lieu de vie : région, ville ou campagne, de la diversité des charges familiales et du nombre de personnes vivant dans le ménage.

    Mais à la pauvreté matérielle s’ajoute forcément la pauvreté morale des laissés pour compte. Les aides sociales, les œuvres caritatives leurs viennent en aide tant bien que mal, leurs maintiennent la tête hors de l’eau, faute de pouvoir régler ce problème irréversible.

    Une fois pour toute, leur destinée est d’être pauvre et de le rester, sans perspective d’un mieux être à court ou à moyen terme, si ce n’est l’espoir insensé de gagner aux jeux d’argent, cette plaie qui entame encore plus leurs maigres ressources et rapporte plus de 10 milliards à l’Etat !

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  • Révoltons-nous contre les inégalités...

    (extrait)

    Les inégalités sont sournoises, dissimulées par l’identité apparente des règlements et des lois pour tous les citoyens, quel que soit leur statut social.

    Les inégalités se cachent sous le couvert de la légalité, de la prétendue égalité inscrite au fronton des Mairies. Foutaises que tout cela !

    Les inégalités sont multiples, injustes, antisociales. Difficile d’en dresser l’inventaire tant elles s’incrustent insidieusement dans tous les rouages de la société.

    On s’y habitue, on vit avec jusqu’au jour où l’on est directement victime d’une disparité flagrante sur le plan salarial, sur une retraite dérisoire, sur la discrimination femme-homme, sur le statut d’immigré et le contrôle au faciès.

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  • Présidentielles; deux villages dans les Alpilles...

    Mouriès, la plus grande commune oléicole de France, 2556 électeurs, 29,5% pour Le Pen… Sa voisine, Maussane-les-Alpilles, 1775 électeurs, 19,63% pour le Le Pen. Dix points d’écart… séparent ces deux bourgades dont l’activité agricole est la même ! Allez comprendre quelque chose ?

    En y regardant de plus près, Maussane, située en-dessous des Baux-de-Provence, s’est ouverte au tourisme, - restos, hôtels, résidences saisonnières, - alors que Mouriès tente difficilement de la rattraper malgré son golf de 18 trous !

    La quasi-totalité des ouvriers de la terre sont d’origine marocaine, discrets au point qu’on ne les rencontre rarement dans les bars ou entre eux, sans contact réel avec la population de souche qui les ignore socialement. Peut-être, suis-je l’un des seuls à les saluer, à leur tendre la main, à boire un café avec eux. Toujours prêts à rendre un service à « monsieur » Fred !

    Et c’est pourtant grâce à cette main-d’œuvre maghrébine répartie dans tous les villages agricoles ayant voté massivement pour l’extrême droite que les fruits et les légumes de Provence s’en vont par centaines de camions vers le nord… Sans eux, on crèverait la dalle !

    Aujourd’hui, je suis allé à l’apéro de Mouriès, « écouter » les commentaires…Tous ces piliers de bars, ces accros au pastis ne m’ont pas caché qu’ils avaient voté Le Pen, surtout pas parce qu’ils sont racistes, m’ont-ils dit,  mais par opposition à Sarko…

    Alors, qu’allez-vous faire au deuxième tour ? Embarrassés les mecs pour me répondre, ça tourne à la vitesse grand V dans leurs cervelles embuées d’alcool.  C’est la question qui tue !

    Au quatrième pastaga… l’un d’eux me dit franchement qu’il ne croit pas au succès de Hollande et à sa politique, alors il votera, faute de mieux, pour le président sortant en l’attente de la victoire de Marine en 2017 !

    Inutile de lui dire qu’il reniait son vote du premier tour…

  • Présidentielles françaises à – 5h00 !

    Voici le score du premier tour en exclusivité pour la Tribune !


    1. Hollande

    2. Sarkozy

    3. Le Pen

    4. Mélanchon

    5. Bayrou


    On ne va donc pas mégoter sur les pourcentages, sur un point de plus ou de moins.

    Les socialistes voteront donc utile, Hollande au premier tour, laissant Mélanchon à la quatrième place, augurant que les voix de ses électeurs se reporteront immanquablement au deuxième tour sur le candidat de gauche le mieux placé !

    En revanche, une certaine droite votera Le Pen pour marquer ses critiques envers Sarkozy, espérant qu’au deuxième tour le report partiel de l’extrême droite et de Bayrou lui sera favorable ! Laissons-les réver...

    Rendez-vous à 18h30 sur la Tribune… et à 20h00 sur les chaines françaises…