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31/03/2012

GAUGUIN et VAN GOGH aux Baux-de-Provence

GAUGUIN et VAN GOGH aux Baux-de-Provence

Ouverture le 30 mars 2012

des Carriéres de Lumière aux Baux-de-Provence

LES PEINTRES DE LA COULEUR,

Spectacle audiovisuel créé par

Gianfranco Iannuzzi

avec Renato Gatto et Massimiliano Siccardi

Site : http://WWW.CARRIERES-LUMIERES.COM

Quelques photos de cette

grandiose exposition

prises sur le vif :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

31/01/2012

Le Prix du livre Inter...



Comment ne pas faire partie des jurés du Prix du livre Inter ?

Le plus simple consiste à ne pas poser sa candidature ! Merci monsieur de La Palisse. Car, quelle chance le/la candidat(e) a-t-il (elle) d’être choisi(e) parmi près de 4000 postulants ? Malgré cette sélection impitoyable, celui ou celle qui souhaite néanmoins jeter sa bouteille à la mer, je lui conseille d’envoyer sa petite lettre illico, dûment motivée, avant l’avalanche des derniers jours de clôture.

Montrer patte blanche, connaître ses classiques, donner des preuves d’être un(e) lecteur(trice) boulimique ayant la faculté de déglutir une pléiade de bouquins en trois mois.

Avec Amélie Nothomb comme présidente du Jury, les francophones exilés en Belgique et en Suisse ont leur chance, contrairement à ses dernières années où ils ont été superbement ignorés. Ça ne lit pas dans ces pays là !

Avec la certitude qu’en cas d’ex aequo, cette gente dame ne donnera pas sa préférence à un auteur de sa maison d’édition comme ce fut le cas en juin 2008 avec Alberto Mangel… Quelle joie tout de même pour Henry Bauchau et Le Boulevard périphérique, Actes Sud.

Et voici le tout nouveau moyen de lire un livre...

http://www.youtube.com/watch?v=Q_uaI28LGJk&feature=re...

12/01/2012

Un message du Club de la Presse, Marseille


Gilles Jacquier, lauréat du Prix 2010 de la parole libre

organisé par le Club de la presse


L’engin de mort qui a frappé Gilles Jacquier à Homs en Syrie a touché au cœur le Club de la presse Marseille-Provence Alpes du sud. Ce grand reporter de France 2, professionnel unanimement reconnu, Prix Albert Londres avait un lien particulier avec Marseille.

En effet un jury présidé par notre présidente Isabelle Staes, correspondante de la chaîne lui avait attribué notre prix de la parole libre organisé en partenariat avec le conseil général des Bouches-du-Rhône en 2010.

Son documentaire tourné pour Envoyé spécial sur les femmes de Palestine avait apporté une touche d’un grand humanisme sur cet éternel conflit du Moyen Orient. Il n’avait pas pu venir recevoir son prix car il était en mission en Irak. C’est donc de Bagdad qu’il s’était adressé au public dans un dialogue chaleureux et plein d’optimisme avec Charles Enderlin transmis en direct sur grand écran. Un message qui, comme dans son travail, mettait les femmes et les hommes sur le devant de la scène.

Sa compagne Caroline Poiron avait, elle, reçu le prix photo pour un reportage sur une école en Afghanistan. Un couple de journalistes qui honore la profession et qui, en grands professionnels ne prenaient pas de risques insensés dans tous les points chauds qu’ils avaient couverts depuis dix ans.

A Caroline qui était à ses côtés au moment du drame, à ses proches et à toutes les personnes touchées par cet acte inqualifiable, le Club de la presse adresse ses condoléances et sa sincère solidarité.

Séquence émotion :

http://www.youtube.com/watch?v=X_tIzepsEbg

Gilles Jacquier en direct de Bagdad lors de la remise du prix de
La Parole libre au printemps 2010 :


08/01/2012

"DESTRUCTION MASSIVE", suite et fin (faim)...

Le dernier livre de Jean Ziegler :
Destruction massive
Où la  Géopolitique de la faim, Editions du Seuil, 350 pages, 20 €


Pour vous permettre de découvrir le livre de Ziegler, j’ai inséré en gras et en italique les titres des chapitres dans un bref texte d’introduction.

Sixième partie : Les spéculateurs


La comparaison avec Les "requins tigres"  correspond bien avec les spéculateurs qui agissent à la Bourse des matières agricoles de Chicago. Leurs agissements de prédateurs consistent à conclure des contrats, à prendre des options d’achat et de vente à terme en fonction de l’offre et de la demande, de l’évolution des cours, misant sur les aléas climatiques, les excédents ou les mauvaises récoltes. C’est un métier à risque où certains laissent des plumes alors que d’autres amassent des profits considérables. Les requins tigres sont voraces et sans scrupules pour agir sur les marchés dérivés, notamment par le canal des Hedge Funds américains de sinistre mémoire. Pas étonnant que les prix mondiaux des céréales ont fait un bond vertigineux lors de la crise de 2008.


Pour participer au Forum économique de Davos, il faut être membre du Club des 1000 réunissant les maîtres du monde triés sur le volet qui paient un droit d’entrée annuel de 10.000 dollars. Lors du discours d’ouverture, en janvier 2011, il s’est agit de condamner les «spéculateurs» qui, par pur appât du gain, ruinent les marchés alimentaires et aggravent la faim dans le monde. Après 6 jours de séminaires, de conférences, de rencontres, de cocktails, de dîners… pour commenter la question, les décideurs de la planète ont décidé de ne rien décider… pendant que les requins tigres présents à ce rendez-vous annuel hypocrite affinaient leurs stratégies ! Et de se souvenir du livre de Jean Ziegler qui fit scandale en 1990 : « La Suisse lave plus blanc »…


Les banquiers suisses ne se contentent pas d’accueillir la fortune de milliers d’étrangers ou les 200.000 holdings enregistrées dans le minuscule canton de Zoug qui ne paient que 0,02% d’impôts ! Genève, capitale mondiale des spéculateurs agroalimentaires n’est pas à proprement parlé un paradis fiscal qui abrite des Hedge Funds ou des sociétés off-shore qui sévissent notamment sur la spéculation alimentaire mondiale. Ceux-ci sont enregistrés aux Bahamas, aux îles Caïmans, à Curaçao, à Jersey, etc. Ce qui s’y passe est beaucoup plus vicieux et anonyme car à travers ses banques, la plupart étrangères d’ailleurs, la Cité de Calvin administre et gère des fonds considérables qui échappent à tout contrôle, à toute fiscalité, aidée en cela par une armada de consultants et d’avocats. A Genève, les requins tigres ont encore de beaux jours devant eux avec l’aval du ministre écologique des finances !


Les déserts des pays du Golf ne nourrissent pas leurs hommes, sauf le pétrole qui les gave de dollars qui servent au Vol des terres, résistance des damnés. C’est le même scénario qui se répète avec la mainmise sur les terres arables comme avec celles de l’or vert. Pour un prix ridicule, avec bakchich à la clef, on expulse, on  vol des millions d’hectares de terre en Afrique pour y semer des plantes hybrides ou génétiquement modifiées. Le terme «win-win» (gagnant-gagnant) est utilisé par les prédateurs pour convaincre les populations qu’ils y gagneront au change, tout au plus des emplois harassants pour quelques dizaines d’habitants ! Les résistants sont interpellés, certains incarcérés…


Les idéologues de la Banque mondiale ont élaboré la justification suivante : les cultivateurs du Bénin, du Burkina Faso, du Niger, du Tchad, du Mali ne produisent en temps normal… que 600 à 700 kilos de mil sur un hectare alors qu’en Europe, 1 hectare produit 10 tonnes de blé ! CQFD.

 

Lors d’une assemblée du Conseil des droits de l’homme, à Genève, celle-ci devait se prononcer sur une Convention permettant aux paysans spoliés de défendre leurs droits à la terre. Après mains palabres, elle fut rejetée avec La complicité des Etats occidentaux, y compris la France pour ne pas porter préjudice à Bolloré, Vilgrain et autre Fruitière de Marseille !


Dans son dernier chapitre L’espérance, Jean Ziegler cite le Mahatma Gandhi : «Le monde a assez pour satisfaire les besoins de tous, mais pas assez pour satisfaire la cupidité de tous ». A mon humble avis, rien n’a réellement changé depuis Gandhi. Où donc Ziegler va-t-il chercher l’espérance ? Peut-être dans un proverbe chinois cité par Che Guevara : "Les murs des puissants s’écroulent par leurs fissures" !

Ziegler à BFM:

http://www.dailymotion.com/video/xn78vl_bourdin-2012-jean-ziegler_news

 

Voir ou revoir la vidéo de Jean Ziegler :

http://www.seuil.com/video-75.htm

 

Extraits:

http://www.seuil.com/extraits/9782021060560.pdf

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07/01/2012

« Destruction massive » 4ème et 5ème partie

 


Le dernier livre de Jean Ziegler :
Destruction massive
Où la  Géopolitique de la faim, Editions du Seuil, 350 pages, 20 €
Pour vous permettre de découvrir le livre de Ziegler, j’ai inséré en gras et en italique les titres des chapitres dans un bref texte d’introduction.

Quatrième partie :

La ruine du PAM et l’impuissance de la FAO

Et pourtant l’auteur nous explique dans ce chapitre les interventions du PAM, le Programme alimentaire mondial, chargé de distribuer une aide d’urgence partout où sévit la famine. Son temps de réaction est de l’ordre de 48 heures. Doté de navires, de milliers de camions et d’une flotte d’avions cargos, il intervient dans les zones sensibles, dans les camps de réfugiés et notamment au Darfour, au Pakistan, en Afghanistan. C’est sur le terrain qu’il découvre L’effroi d’un milliardaire, un richissime Américain, James T. Morris, parachuté par Georges W. Bush à la direction exécutive du PAM ! Bien qu’ils ne partageaient pas les mêmes opinions politiques, Morris défendit les rapports que Ziegler présentait deux fois l’an à l’Assemblée générale de l’ONU à Ney York.


Depuis la crise de 2008, les moyens mis à disposition du PAM ont été réduits de plus de la moitié, l’obligeant à suspendre les repas scolaires qu’il fournissait à 730.000 enfants répartis sur une quinzaine de pays. Et ainsi de suite, ses aides alimentaires ont été fortement réduites de part le monde marquant ainsi La grande victoire des prédateurs que sont les spéculateurs et les financiers internationaux.


Ses moyens financiers s’étant effondrés, le PAM a été dans l’obligation de procéder à La nouvelle sélection. Il ne peut, hélas, intervenir partout où il le faudrait et son centre opérationnel de Rome est obligé d’établir la hiérarchie de la misère et de secourir les groupes les plus vulnérables ! Une sélection à vous glacer le sang…


Que dire du Bangladesh, un pays d’extrême pauvreté, si ce n’est la rencontre de Ziegler avec Jalil Jilani et ses enfants qui n’a pas droit à l’aide du PAM… Imaginez Dacca, la capitale : 15 millions d’habitants aujourd’hui contre 500.000 en 1950, des bidonvilles de 800.000 personnes, des usines textiles où une couturière est payé 25 centimes pour un jeans de marque vendu 57 euros en France !


Fondée sous l’impulsion de Josué de Castro en 1946, la FAO dépend des Nations unies, 191 Etats en sont membres. Combattue par les géants de l’agro-alimentaire, elle est devenue exsangue, elle a perdu quasiment toute possibilité d’action. Dans le chapitre : La défaite de Diouf, l’auteur résume les avatars de cette organisation onusienne.

Cinquième partie :

Les vautours de « l’or vert »

Ecoutons Peter Brabeck, le président de Nestlé, le plus grand trust alimentaire du monde : « Avec les biocarburants nous envoyons dans la pauvreté la plus extrême des centaines de millions d’êtres humains ». C’est en reproduisant cette phrase que Ziegler règle ses comptes avec Le mensonge des partisans du carburant vert et de L’obsession de Barack Obama, ardent défenseur « d’une cause de sécurité nationale » !


Son constat est clair comme 50 litres de bioéthanol qui, pour le produire, nécessite 358 kilos de maïs, de quoi nourrir un enfant zambien ou mexicain durant une année !


Quid de La malédiction de la canne à sucre, soit une dizaine de pages pour expliquer qu’au Brésil la canne à sucre subit le même sort que le maïs ou le blé. Raison d’éprouver de la rancœur envers l’ex président Lula qui a beau jeu de dire à Ziegler, à la tribune de l’ONU, que la canne n’est pas comestible… Et les forêts de l’Amazonie que l’on brûle par milliers d’hectares pour agrandir les surfaces cultivées ?


La malédiction de l’or vert s’étend dans plusieurs pays d’Asie, d’Amérique latine et d’Afrique. On assiste à la Recolonisation, à l’accaparement des terres par les trusts des agro carburants privant ainsi la population autochtone des ressources vivrières indispensables à leur survie. Et ce n’est qu’un début car la chasse à l’or vert est lancée et personne n’intervient pour stopper ce cataclysme en devenir. Que ne ferait-on pas pour faire rouler nos bagnoles avec la complicité des Etats du Nord et du Sud réunis pour la bonne cause ?


… à suivre

Voir ou revoir la vidéo de Jean Ziegler :
http://www.seuil.com/video-75.htm

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06/01/2012

« Destruction massive » 2ème et 3ème partie

 


Le dernier livre de Jean Ziegler :
Destruction massive
Où la Géopolitique de la faim, Editions du Seuil, 350 pages, 20 €


Pour vous permettre de découvrir le livre de Ziegler, j’ai inséré en gras et en italique les titres des chapitres dans un bref texte d’introduction.


Au-delà de poignants témoignages, on peut l’assimiler à un récit de voyage au cœur de la misère, de la faim et de la mort.


Et je ne vais pas suggérer aux personnes sensibles de s’abstenir, bien au contraire!

 

Deuxième partie : Le réveil des consciences

Le sociologue genevois consacre deux chapitres à Josué de Castro, un médecin métis du Nordeste brésilien. Sa vie durant, il a combattu les problèmes de l’alimentation et de la nutrition en Amérique du Sud par des travaux scientifiques et une cinquantaine d’ouvrages de référence.

Selon Alain Bué, la thèse de son œuvre peut se résumer ainsi : « Quiconque a de l’argent mange, qui n’en a pas meurt de faim ou devient invalide ». C’est en hommage au célèbre livre de José de Castro « Géopolitique de la faim », paru en 1951, que Ziegler a sous-titré son ouvrage. La pensée et l’action de cet homme hors du commun ont été déterminantes dans le réveil des consciences qui, hélas, s’est endormi depuis !

Sa nomination comme ambassadeur auprès des Nations unies à Genève lui  a certainement sauvé la vie lors de la prise du pouvoir par le général Castello Branco en 1964. Il fut accueilli en France et enseigna au Centre universitaire expérimental de Vincennes jusqu’à sa mort en 1973.


Il va sans dire que Le « plan faim » d’Adolf Hitler faisait partie de sa stratégie pour asservir les populations d’Europe et particulièrement celles de l’Est. Son ministre du Travail n’avait-il pas déclaré : « Une race inférieure a besoin de moins d’espace, de moins de vêtements et de moins de nourriture que la race allemande ! » Staline, lui aussi, s’est illustré en massacrant par la faim.


Après guerre, la France a souffert durant de longues années de pénurie alimentaire. Le plan Marshall y a remédié peu à peu puis surgit Une lumière dans la nuit : les Nations unies. La Déclaration universelle des droits de l’homme en 1948 et la création d’organisations spécialisées (FAO, OMS, OIT, OMM, etc.) ont brisé le tabou de la faim. Le tabou… mais pas la faim !

Troisième partie : Les ennemis du droit à l’alimentation

L’auteur règles ses comptes dans Les croisés du néolibéralisme. Il n’y va pas de main morte pour dénoncer les organisations mercenaires des Etats-Unis que sont l’OMC, le FMI  et la Banque mondiale ! « Pour eux, il n’est de droits de l’homme que civils et politiques », dit-il.

Il fustige le monopole qu’exercent les 200 premières sociétés de l’agroalimentaire, parmi elles, celles qui dominent le marché des semences, des engrais et des pesticides. Page après page, Ziegler dissèque les mécanismes et le comportement de ces rapaces qui contrôlent la production et la distribution de l’alimentation mondiale. Il témoigne de ce qu’il a vu sur place au cours de ses nombreux périples, des dispensaires privés de tout, des mourants par milliers, des ONG qui se débattent tant bien que mal, de la FAO et du PAM qui n’ont plus qu’un rôle résiduel.


Son chapitre intitulé : Les cavaliers de l’Apocalypse est en fait le procès des  banquiers  sans scrupules que sont le FMI et la Banque mondiale avec l’appui inconditionnel de l’OMC, l’Organisation mondiale du commerce. Comment gérer les dettes de 122 pays du tiers-monde sans exiger d’eux en remboursement la quasi-totalité de leurs maigres ressources ?


Savonarole au bord du Léman, c’est ainsi que Ziegler nomme le socialiste français Pascal Lamy, directeur de l’OMC, l’organisme cité plus haut, dont le rôle est de défendre le libre-échange qui tue…Cet homme-là n’a pas d’état d’âme quand il s’attaque à la gratuité de l’aide alimentaire ! Encore moins quand il favorise l’exportation en Afrique de céréales subventionnées qui coûtent moins cher que celles produites sur place !

 

...à suivre


Voir ou revoir la vidéo de Jean Ziegler :
http://www.seuil.com/video-75.htm

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04/01/2012

1. "DESTRUCTION MASSIVE",



Le dernier livre de Jean Ziegler
Où la « Géopolitique de la faim », Editions du Seuil, 350 pages, 20 €


Pour vous permettre de découvrir le livre de Ziegler, j’ai inséré en gras et en italique les titres des chapitres dans un bref texte d’introduction.
Au-delà de poignants témoignages, on peut l’assimiler à un récit de voyage au cœur de la misère, de la faim et de la mort.
Et je ne vais pas suggérer aux personnes sensibles de s’abstenir, bien au contraire !

Première partie : Le massacre

« La faim tient du crime organisé ».
Cette phrase est en première page du livre de Ziegler. Et de recenser la Géographie de la faim sur cette terre incapable de nourrir ses hommes !


On ne parle jamais de La faim invisible, le deuxième chapitre qui décrit les séquelles de la malnutrition, souvent plus terribles que la faim tout court, car elles détruisent l’homme petit à petit, provoquent des carences irréversibles, des souffrances, pour aboutir à une mort programmée. Il s’ensuit des maladies de la faim comme La tragédie du noma, le cancrum oris qui dévore le visage des enfants comme ce fut le cas dans les camps nazis. Jusqu’à l’OMS et des chefs d’Etat africains, dont le Sénégalais Wade, qui demeurent indifférents face ce fléau car il n’est pas contagieux !


Et l’on en vient aux Crises prolongées provoquées par les cataclysmes, la sècheresse, les criquets, les conflits comme au Proche-Orient, à Gaza, dans les régimes totalitaires, la Corée du Nord.
Les enfants de Crateùs où le Nordeste brésilien n’échappe pas à la mainmise des grands propriétaires sur plus d’un million de kilomètres carrés.


Ziegler fait référence au livre de Mamadou Cissokho : Dieu n’est pas un paysan. Cette figure du monde paysan africain a créé une organisation de petits producteurs sur tout le continent. Il n’y a en effet rien à attendre de la manne céleste… même en survivant avec 1 à 2 dollars par jour !


Lors des réunions du G 8 et du G 20, le problème de la faim est régulièrement abordé. Les chefs d’Etats font des promesses qui se chiffrent par milliards mais en réalité seuls 15 à 20% sont débloqués.


La faim comme fatalité, jusqu’à la considérer comme une sélection naturelle ! C’est en citant les observations antisociales et racistes du pasteur anglais Thomas Malthus, né en 1766, que l’auteur aborde la théorie de ce comportement assassin.

Voir ou revoir la vidéo de Jean Ziegler :
http://www.seuil.com/video-75.htm

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03/01/2012

Il ne suffit pas que je m'indigne...

... il faut que je me révolte !

Elle est paraît-il en crise notre société, crise existentielle, sociale, écologique, économique, financière. En bout de course, quoi ! Suis-je assez lucide pour voir la réalité en face, comprendre ce monde en folie, diagnostiquer ce mal-être qui ronge la communauté un peu plus chaque jour ?

Suis-je le seul à vivre dans l’incertitude, à craindre le pire, à me poser les vraies questions ? Ou tenté d’évacuer les problèmes en une pirouette, à suivre le train-train quotidien sous prétexte que rien ne va changer sur la planète ?

Réveille-toi, bon sang, quitte cette torpeur chronique qui envahit ton esprit et ton comporte­ment. Allons-y les copains, réagissons, réveillons-nous, engageons-nous, révoltons-nous pour que ça change !

Depuis l’avènement de cette société outrancière­ment matérielle et financière, j’ai plongé tête baissée dans les pièges de la tentation, à la poursuite de biens inutiles créés artificiellement par les entre­prises marchandes avec l’aval des bien-pensants. Politiquement correct !

A bien des égards, je suis devenu un mouton de Panurge, incapable de discernement, intoxiqué par de multiples slogans démagogiques qui me font espérer la lune, le « toujours plus ! ».

On dit que le réveil sera cruel, le tri, la sélection sont déjà implacables, seule une partie de la population parvient à une vie décente, à un mieux être apparent. Je suis honteux parfois d’être du bon côté alors que pour d’autres, c’est la galère. Bien que l’argent, dit-on, ne fasse pas le bonheur, les inégalités, la précarité, la pauvreté font à coup sûr le malheur de ceux qui en sont les victimes.

Malgré de nombreux atouts culturels et sociaux, cette France que j’aime tant n’échappe pas à une conjoncture en déliquescence.

Je réfléchis, je regarde tout autour, je m’informe et je décide de dénoncer, d’esquisser des pistes, de me révolter sur tout ce qui ne va pas !

29/12/2011

La dette...

Voici une vidéo explicative sur le site Mediapart :


http://blogs.mediapart.fr/blog/simon-vacheron/231211/comp...


25/12/2011

"DESTRUCTION MASSIVE", le dernier livre de Jean Ziegler


Où la « Géopolitique de la faim », Editions du Seuil, 350 pages, 20

Voir la vidéo du Seuil :

http://www.seuil.com/video-75.htm

Qui mieux que cet éternel combattant contre la misère et la faim peut rédiger un réquisitoire implacable sur la situation actuelle? Le sociologue genevois n'a pas attendu d'être nommé rapporteur spécial de l'ONU pour le droit à l'alimentation de 2000 à 2008. Depuis son premier livre en 1963, La Contre-Révolution en Afrique, il a consacré l'essentiel de son œuvre à dénoncer les mécanismes d'assujettissement des peuples du monde.

el_suizo_jean_ziegleJean Ziegler.jpg

Ce livre n'est pas celui d'un professeur émérite qui observe les événements tragiques du haut de son bureau de l'Université. Tout au long de sa vie, il a parcouru la terre à la rencontre des peuples opprimés, notamment l'Afrique et l'Amérique du Sud. Sa notoriété lui a ouvert les portes des dirigeants du tiers-monde saisissant l'opportunité de les appeler à plus de tolérance, de démocratie et d'humanité envers leur peuple. Certains ont d'ailleurs été ses étudiants !

Les faits que Jean Ziegler dénoncent sont concrets, précis, pris sur le vif, sans appel. Avec sa fougue légendaire, il s'exprime sans concession quitte parfois à « choquer » son auditoire lors des conférences et des interviews.

Ce battant n'y va pas par quatre chemins lorsqu'il cloue au pilori la complicité des Etats occidentaux, les cavaliers de l'Apocalypse (l'OMC, le FMI et la Banque mondiale, propagateurs de la foi néolibérale, de la totale libéralisation des marchés et de la privatisation des services publics), la faim invisible, Genève, capitale mondiale des spéculateurs agroalimentaires, le vol des terres ou la malédiction de la canne à sucre, pour ne citer que quelques chapitres.

ZIEGLER 9782021060560.jpg

Le livre, les documents, les constats, l'analyse sont si denses, véridiques et tragiques qu'il me faudra bien le relire et le relire pour en faire une synthèse, si tant est que je puisse la faire, bien entendu après les fêtes, pour ne pas vous couper l'appétit des bombances de fin d'année !

Réécoutez l'interview de Jean Ziegler lors de l'émission de Daniel Mermet, Là-bas, si j'y suis, du 25 octobre 2011 :

 

http://www.franceinter.fr/emission-la-bas-si-j-y-suis-ent...

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19/12/2011

L'histoire de Jésus...

 

L’historien Jean-Christian PETITFILS publie une nouvelle biographie de Jésus aux éditions Fayard.

En 2007, j’ai publié une « fable » intitulée : www.paradis-ciel.info

« Un journaliste au Paradis » qui est épuisé. En cette semaine, dite sainte, je vous propose la lecture du chapitre 7, la rencontre de Victor et Steve, les protagonistes de ce livre, avec Jésus au Paradis.

L’intégralité du bouquin peut-être lu en numérique dans le lien :

 

http://fr.calameo.com/read/00012051119b8788bd875

 

Si l’on avait dit à Victor qu’il se trouverait, un jour, en face du Christ, il aurait éclaté de rire et pris cette prédiction pour une farce de potache.

Dès son jeune âge, il avait bien rêvé du petit Jésus, emmailloté dans la crèche d’une étable, entre le bœuf et l’âne. Lorsque sa maman le prenait dans ses bras, le berçait pour le consoler de ses chagrins, elle l’appelait : « mon petit ange ». Comme celui, tout de blanc vêtu, une auréole d’or sur la tête, qui étendait ses ailes au-dessus de la masure en carton. Il ne manquait que l’âne et le bœuf pour qu’il s’identifie totale­ment à l’enfant de la crèche.

Victor se remémorait les veillées de Noël, aux Baux-de-Provence, où l’on reconstituait la nuit de la Nativité, en grandeur nature, avec de vrais personnages en chair et en os. Les bergers des Alpilles pénétraient à l’intérieur de la vieille église de pierre avec en tête le bélier, puis les brebis et les agneaux enroulés comme une écharpe sur le dos de ces hommes rusti­ques et fiers. Le tambou­rinaire martelait la cadence des joueurs de ga­loubet. Suivaient le meunier, le boulanger, le charcutier qui faisaient la révérence à l’enfant Dieu et dépo­saient leurs offrandes. Marie, la plus belle fille du pays, remerciait en dodeli­nant de la tête. Un vieux barbu hirsute et renfrogné, que l’on nommait Jo, dit « Petit jaune », en­fournait, pareil à un avare, les présents dans un sac de jute. Le nou­veau-né criait à tue-tête, couvrant le beuglement du bœuf et les cla­quements de sabots du bourricot.

Victor faisait partie, depuis plus de cinquante ans, de la confrérie « des petits Jésus ». Car, lors de sa première année, il avait été choisi pour inter­préter le rôle de l’Enfant roi, à la messe de minuit, ce qui lui donnait maintenant de l’assurance pour approcher son « confrère » Jésus. Cependant, la pers­pec­tive de cette rencontre le mettait dans un état fébrile qu’il n’avait jamais res­senti au cours de sa carrière, lors de ses contacts avec des per­sonnalités célè­bres.

Eva lui avait dit que Jésus ne prenait pas de rendez-vous. Il était dispo­nible pour tous les élus du Ciel, comme à l’époque, en Palestine, où il prenait langue, au bord des chemins, avec des pauvres, des vieux, des riches ou des pharisiens qui tentaient de lui tailler des crou­pières. On l’avait même aperçu au Purgatoire, en train de prêcher pour sa paroisse. Il aimait les fem­mes et elles le lui rendaient bien, toutes ces groupies qui s’agglutinaient au­tour de lui dans les travées du Paradis. Franchir ce barrage pour parvenir jusqu’à lui ne fut pas chose facile. Après de multiples tentatives, Victor réus­sit enfin à prendre Jésus à part, avec son camarade Steve.

Depuis sa mort sur la croix, au mont des Oliviers, le Christ n’avait pris au­cune ride. Il était beau comme un dieu ! Identique à toutes les images pieu­ses qui le représentaient depuis des siècles. Malgré lui, il avait contribué à la notoriété de peintres devenus célèbres : Michel-Ange avec les fresques de la Chapelle Sixtine, Rubens avec la Descente de croix et la Mise au tombeau, Jérôme Bosch avec le Jardin des déli­ces, Botticelli avec ses madones, pour ne citer que les œuvres connues auxquelles s’ajoutaient les tableaux codés de Léonard De Vinci. Des centaines d’artistes avaient exprimé leur foi, tout au long des siècles, sur la toile ou sur une par­tition musicale.

Victor et Steve furent surpris de la petite taille de ce grand Homme. Comparable à celle d’un adolescent qui aurait oublié de gran­dir… ou à la bonne moyenne des hommes de l’époque. Rien, dans son comportement, ne manifestait une nature exceptionnelle. Comment se faisait-il qu’un être aussi simple et avenant soit le fils de Dieu ?

« Je sais que vous souhaitiez me voir depuis toujours », leur dit-il, en s’avançant vers eux, le pas décidé et le regard engageant. Il est diffi­cile de dé­crire l’émotion des deux compères à se trouver face à Jésus-Christ ! Ils balbutièrent quelques mots de politesse à peine audibles. Mais il les mit tout de suite à l’aise en les tutoyant et en parlant simplement de la Terre qu’il observait, d’en haut, depuis près de deux mille ans. Il était ma­nifestement insatisfait des dérives de son message originel et de la tournure des événements. Il exprima son dé­sappointement en ces termes :

- Je dois vous dire que les propos rapportés par les évangélistes méritent de sérieuses corrections. Ils se sont mis à quatre, au moins, sans compter Paul de Tarse ; mais aucun d’eux n’a écrit exactement la même chose. Je leur pardonne, car ils n’ont pas vécu les faits en temps réel, comme toi Victor lors de tes re­portages aux quatre coins de la planète. L’occasion m’a été donnée de m’expliquer avec eux lorsque, à leur tour, ils sont venus me rejoindre ici. En particulier avec Paul qui a exagéré dans ses épîtres à tel point que je me suis fâché avec lui. Il m’a prêté des intentions que je ne n’avais pas et des thèses qui n’ont jamais été miennes. Ce complexé ne devait pas aimer la vie pour avoir banni l’amour, la sexualité, la culture et considérer la femme comme un être tout juste capable de procréer. La mémoire orale n’est pas fiable. Elle a souvent tendance à idéaliser les hommes et les événements. On a débordé d’imagination à mon égard, disant tout et n’importe quoi ! Puis, l’Eglise de Rome et les conciles s’en sont mêlés, ins­tituant le droit canon et de nouvelles pratiques chrétiennes. Je n’étais, d’ailleurs, pas le seul à prêcher, avec la foi en Dieu, les thèses pacifistes des Araméens et des Esséniens en opposition aux lois de Moïse qui prônaient la violence. Le plus connu, Jean le Baptiste, le plongeur du Jourdain, m’a joué un sale tour en me désignant comme le Messie tant attendu par les Juifs. J’eus beau lui dire qu’il se trompait, que si je croyais en Dieu, je n’étais pas son fils, mais un simple prêcheur. Rien n’y fit. Mes adeptes, qui se pressaient au bord du Jourdain, se tournè­rent vers moi et ne me quittèrent plus d’une sandale tout au long de mes pérégrinations en Galilée. La nouvelle se répandit en ville comme une traînée de poudre. Les pharisiens et les sadducéens n’allaient tout de même pas croire qu’un modeste menuisier, un va-nu-pieds qui men­diait sa pitance le long des chemins, puisse être le fils de Yahvé. On m’a mis au ban de la société palestinienne comme un usurpateur. Ma fa­mille, ma mère, mes frères et sœurs furent l’objet d’exactions et de poursuites de la part de la police d’Hérode. Heureusement que mon père, Joseph, n’était plus de ce monde, car il serait mort de chagrin. On me traitait de mythomane, de révolutionnaire. On m’a collé des aventures avec des filles de joie. Jusqu’à faire courir le bruit que le céli­bataire endurci de Nazareth entretenait des relations homosexuelles avec ses amis. Il est vrai qu’ils avaient laissé femmes et enfants à la mai­son pour courir l’aventure et prêcher la bonne parole avec moi. Les temps n’ont pas changé, puisque l’on se pose, encore aujourd’hui, des questions à propos du célibat des ecclésiastiques.

Steve et Victor restaient muets de stupéfaction, abasourdis par les pro­pos de Jésus. Cela remettait en cause l’enseignement religieux qu’ils avaient reçu dans leur jeunesse. Il n’était pas question de douter de la parole directe de Jésus, alias le Fils de Dieu, émise de vive voix. À cet instant-là, Victor pensa à son père qui se morfondait au Purgatoire parce qu’il doutait de la version officielle de l’Eglise.

Les deux compères n’étaient pas au bout de leur étonnement ; Jésus avait d’autres révélations à leur faire.

- Une fois embrigadé dans cette aventure avec mes camarades, que vous appelez les apôtres, je ne pouvais plus faire marche arrière. Je me suis réfugié dans le désert pour implorer Yahvé, Le prier pour qu’Il m’éclaire sur ce que je devais faire. Il m’incita à jouer le rôle du Messie jusqu’au bout. M’avait-il désigné par l’intermédiaire de Jean le Baptiste ? La question demeure ou­verte. J’étais convaincu que le mes­sage que j’avais à transmettre au monde devait apporter plus d’amour et d’humanité entre mes concitoyens.

- Fallait-il pour cela endurer le calvaire jusqu’à la mort, au Golgotha, alors que tu n’étais pas le fils de Dieu, questionna Victor ?

- Mes chers amis, nous sommes tous des fils du Créateur ! À cette épo­que, sous l’administration d’Hérode, supervisée par le préfet de Rome Ponce Pilate, les châtiments corporels, la lapidation et la mise à mort par crucifixion étaient monnaie courante pour les fauteurs de troubles et les malfrats. J’ai songé un moment à modérer mes propos, à battre en re­traite, à me cacher, pour échapper au supplice. J’aurais pu faire jouer les relations que j’avais nouées, en haut lieu, notamment avec la femme de Pilate qui, jusqu’au dernier mo­ment, insista auprès de son mari pour que je sois épargné. J’ai pensé également que mon Père adoptif m’avait aban­donné. Mais Il savait que j’étais déterminé à aller jusqu’au bout et que mon supplice Lui rendrait service. Il fallait frapper fort. Il fallait que j’y aille, que je de­vienne un martyr, pour que mon message parvienne aux hommes et franchisse les siècles jusqu’à vous. Et après vous. J’ai vécu un moment in­tense lorsque je portais ma croix, soutenu par Simon de Sirène, l’ami fi­dèle. Les autres, ces renégats, s’étaient éclipsés de peur d’être ar­rêtés comme complices. Le long du calvaire, une foule s’était amassée pour voir la bête curieuse. Mes partisans m’acclamaient, mes détrac­teurs me lançaient des quolibets ou me crachaient à la figure. À l’écart, se tenait ma mère, Marie, entourée de ses autres enfants, mes frères et sœurs, et d’amis. Il me semblait lire dans le regard de maman, à la fois une tristesse infinie et une certaine fierté de voir son fils accomplir son destin jusqu’au bout de ses forces. Mes douleurs s’estompaient par mi­racle, je ne sentais plus les épines qui me la­bouraient la tête. Il me semblait être en représentation sur une scène. Le pressentiment que ce spectacle serait rejoué d’année en année, jusqu’à la nuit des temps, me dopait. Je me surpris à éprouver une sorte d’orgueil, de vanité même, comme une star du show-biz aujourd’hui. Arrivé au sommet du mont des Oliviers, j’ai sombré dans l’inconscience lorsque les gardes d’Hérode ont cloué mes mains et mes pieds sur la croix.

Victor ne put s’empêcher de provoquer Jésus, de le pousser dans ses derniers retranchements :

- Tu racontes ton histoire, ta condamnation, ta mise à mort, sans acri­monie envers tes bourreaux. Honnêtement… tu l’as désirée, tu l’as provo­quée cette mort, pareil à un kamikaze d’aujourd’hui. Cela valait-il la peine d’accomplir cet acte suicidaire pour racheter les péchés du monde, quand on voit ce qu’il en est aujourd’hui ?

- Sous un certain angle, on peut admettre que j’ai été le premier kami­kaze de l’histoire. Si l’on songe aux répercussions de cet acte, j’ai eu raison de l’accomplir. J’ai peut-être suscité des vocations parmi ces jeunes Palestiniens, mes descendants, qui sacrifient leur vie pour la cause de ce peu­ple opprimé. Je rends hommage à leur courage, à leur foi, mais je suis en to­tal désaccord avec eux sur leur manière d’agir parce qu’en se donnant la mort, ils la donnent aussi à des innocents. Certes, la Terre ne tourne pas rond comme je l’aurais souhaité. Il fau­dra encore des années, voire des siècles, pour faire passer mon message d’amour et de tolé­rance parmi les peuples. Reconnaissez que depuis deux mille ans, de­puis le Nouveau Testament, des progrès notables ont été accomplis… Hélas, je n’ai aucun pouvoir miraculeux pour raisonner les hom­mes, les guérir du Mal endémique dont ils souffrent.

- Tu sais, Jésus, que les croyants se posent un tas de questions à ton sujet. Et les mécréants ont beau jeu de contester les faits rapportés par la Bible et l’Église. Ces doutes commencent déjà à propos de ta conception par l’opération du Saint-Esprit et de la virginité de ta mère, Marie. Tu viens de rétablir la vérité en citant l’existence de tes frères et sœurs, alors que nous l’ignorions jusqu’à ce jour. À part quelques ra­gots au sujet de Marie-Madeleine, on ne sait rien de ta vie sentimen­tale. Certains prétendent que tu aurais donné la vie, que tu aurais des descendants. Et tes miracles, Jésus, qui, aujourd’hui encore, fascinent les croyants, qu’en est-il, au juste ?

- J’avais tout simplement des dons de guérisseur comme beaucoup d’autres en ce temps-là. Il n’y avait pas d’autre médecine que celle qu’on ap­pelle aujourd’hui naturelle. On se servait des plantes, des po­tions que l’on dit magiques. Aujourd’hui, quand un magnétiseur im­pose ses mains sur le corps d’un malade et le soulage, on ne crie pas au miracle ! Lorsqu’un ostéo­pathe remet les nerfs, les muscles à leur place par simple pression sur la par­tie malade, on ne crie pas au miracle ! Il y a aussi l’aide psychologique, l’écoute, le conseil à ceux qui se complaisent dans de pseudo maladies. Soigner l’esprit aboutit souvent à guérir le corps. Ce qu’on a rapporté à mon sujet comporte beaucoup d’inexactitudes et d’exagérations. J’ai enseigné l’amour de Dieu et des hommes par des paraboles. Référez-vous à la fable de votre poète fran­çais, La Fontaine : « à la fin de sa vie, le laboureur convoque ses enfants pour leur recommander de piocher la terre, parce qu’un trésor est caché dedans ». Ce n’est rien d’autre qu’une image pour les inciter à travail­ler, à produire le blé indispensable à leur existence. Quant à ma vie privée, dois-je vous rap­peler que j’ai été un homme comme vous et qu’à ce titre, je souhaite que mon intimité familiale soit sauvegar­dée...

Steve et Victor étaient stupéfiés par la dernière repartie de Jésus. No comment ! Ils avaient posé la question qui dérange… Cela leur rappelait l’attitude d’un homme politique français contemporain qui avait caché offi­ciellement l’existence d’une fille illégitime pendant plus de vingt ans ! Ce fut vite, à notre époque, un secret de polichinelle pour les initiés qui ne le criè­rent pas sur les toits. Deux mille ans plus tôt, la communication en était à ses balbutiements – sauf pour la bonne cause - et les magazines « people » ne tapissaient pas la devan­ture des libraires. Dans sa réponse, Jésus avait men­tionné : « intimité familiale », ce qui laissait la porte ouverte à toutes les supputations… et même à des ragots rapportés par Dan Brown dans son bouquin, Da Vinci Code, qui excita la curiosité des lecteurs de romans de gare. Ce pseudo historien américain a pondu un thriller de plus de cinq cents pa­ges tendant à prouver que l‘Eglise catholique dissimule que Jésus et Marie-Madeleine auraient eu un enfant et forcément des descendants.

Un mystère taraudait encore l’esprit de Victor depuis sa venue au Paradis et il s’enhardit à essayer de tirer quelque éclaircissement de Jésus :

- Avant d’avoir la joie immense de te rencontrer, j’ai souhaité être in­troduit auprès du Seigneur, notre père à tous. A mon grand désappointe­ment, Eva m’a confirmé qu’il demeurait invisible pour les Terriens. Mais toi, Jésus, son digne fils spirituel, tu as dû l’approcher, lui parler, après tout ce que tu as fait pour Lui ?

- Détrompe-toi, Victor, je n’ai ni aperçu, ne serait-ce que l’ombre de Sa silhouette, ni entendu le moindre filet de Sa voix. Son message n’est qu’intérieur pour celui qui veut bien l’entendre et le comprendre.

Il fallut du temps, aux deux camarades, pour digérer cet entretien du troisième type. De prime abord, Jésus les avait subjugués par sa franchise en leur avouant qu’Il n’était pas le Messie. Il s’était montré d’une sincérité ab­solue en contant sa vie et ses déboires en Galilée. Ce­pendant, à la réflexion, ils n’étaient pas loin de songer que Jésus avait fait preuve de faiblesse et peut-être d’opportunisme en acceptant le jeu de rôle imaginé par Jean le Baptiste.

Si l’on se replace dans le contexte de l’époque, on réalise que les prêcheurs se comptaient par centaines. Pour quelques pièces de monnaie, ces conteurs faisaient rêver le peuple de Palestine à la recherche d’une spiritua­lité que les Docteurs de la loi ne pouvaient lui offrir. Et ce Messie, ils l’attendaient depuis des siècles.

La concurrence aidant, chacun avait son truc pour retenir le pas­sant. Pour être allé trop vite en besogne, en créant un « scoop », Jean le Baptiste y laissa sa tête, sur ordre de la cruelle belle-fille d’Hérode. Et celui-ci, qui n’était pas moins sanguinaire, fit coup double en exigeant la cruci­fixion de Jésus !

La vraie biographie de Jésus, racontée par lui-même, éveilla des souve­nirs dans la mémoire de Victor. Au lycée, en classe d’histoire, le prof avait abordé une période trouble du christianisme.

C’était au début du 4èmesiècle, en Égypte, à Alexandrie, sous le règne de l’empereur ro­main Constantin. Un prêtre érudit, Arius, défendait la thèse que Jésus n’était pas le fils de Dieu, mais qu’il avait été adopté pour la bonne cause. Cela remettait en question la nature divine du Christ, divisait les communautés chrétiennes et menaçait l’unité de l‘Église sur laquelle l’empereur Constantin souhaitait établir la stabilité de l’empire. C’est à la suite de querelles entre les partisans et les ad­versaires d’Arius que Constantin convoqua les évêques au premier concile de Nicée qui confirma que le « Fils était de même nature que le Père ! » Malgré sa condamnation sans appel, l’arianisme domina, durant des siècles, les Églises orientales, mais il finit par disparaître de la doctrine chrétienne. Arius fut exilé et décéda brutalement un an plus tard. Il avait pourtant raison… Jésus venait de le confirmer !

21:48 Publié dans Mon journal | Tags : jésus, histoire, fable | Lien permanent | Commentaires (0)

15/12/2011

Achetons, fabriquons français !

Ou était-il notre président mardi ?

A Sallanches, Haute-Savoie, pour visiter une fabrique de skis française centenaire mais qui appartient, après maintes péripéties financières, à des Australiens ! Y aurait-il de la neige là-bas ?

Il y a bien longtemps que « les rossignols » ne font plus le printemps, où plutôt l’hiver… depuis l’époque glorieuse des skieurs français : Émile Allais, Jean Vuarnet, Adrien Duvillard, Annie Famose, la Suissesse Erika Hess et l’Italien Alberto Tomba.

Rossignol, rapatrié en catastrophe de Taïwan, sans l’aide de l’Etat, avec à la clef la création d’une trentaine d’emplois, de quoi sauver l’industrie française !

François Bayrou fait école depuis son intervention à l’émission « Des paroles et des actes » sur France 2, la semaine passée, lorsqu’il recommande d’acheter français, quitte à payer le double ! Dès 2007, l’homme du centre, en équilibre instable sur la barre des 10 points, avait dénoncé une dette galopante sans que personne ne s’en soucie dans les états majors politiques.

Quatre ans de laisser-aller, de décisions à la petite semaine, à la va comme je te pousse, selon les humeurs d’un patron égocentrique. Patatras, depuis l’été les trompettes de la mort européenne claironnent par delà les frontières, réveillent les endormis du bocal…

Les incapables s’agitent tout azimut, concoctent des plans B pour sauver le triple A. De quelles crises s’agit-il, au fait ? Elles sont multiples… laquelle soigner de toute urgence en prévision de 2012 ? Attractives, séductrices pour les candidats à la présidentielle qui ont tous une potion magique à refiler aux électeurs déboussolés, plus exactement aux cochons de payant !

Imprimons français !

Philippe Richert ? Qui est-ce ? Un Alsacien. Je viens d’apprendre qu’il est Ministre auprès du ministre de l'Intérieur, de l'Outre-Mer, des Collectivités territoriales et de l'Immigration, chargé des Collectivités territoriales, depuis novembre 2010 !

Mon imprimeur d’Arles me signale qu’il a gagné le pompon de celui qui ne sait plus de quel côté de la frontière il habite.

Découvrez ce lien qui vaut son poids de choucroute :

http://www.graphiline.com/article/14900/Le-courrier-des-i...

Emoustillé par cet article, j’ai fait le tour des libraires de Salon-de-Provence. Les émules de Richert sont nombreux. A la veille des fêtes, les tables proposent de beaux livres : art, culture, littérature avec enluminures, des Jules Verne, des Victor Hugo, des Daudet et j’en passe. Impossible de lire français, vous dis-je ! Imprimés en Chine, en Italie, en Slovénie, en Pologne, etc.

Je suis indigné, profondément indigné par le X millionième carnet de Stéphane Hessel imprimé en Espagne ! D’autant qu’il est édité par Indigène !

10:13 Publié dans Mon journal | Tags : france, sarkozy, bayrou | Lien permanent | Commentaires (0)

01/12/2011

L'homme qui parle à ses chiens...

Frère et sœur de lait, Titus et Dolly sont des chiens savants qui donnent vie à cette maison perdue dans la campagne. Pas étonnant puisque l’homme leur parle à journée faite, leur fait la leçon, leur explique les choses de sa vie. Il n’est pourtant point un érudit, un philosophe qui parade dans les médias. C’est un parfait inconnu, comme le sont des milliards d’individus sur la planète. Mais, comme tous ces gens-là, il a des choses à dire, des événements à commenter et à qui pourrait-il confier ses états d’âme si ce n’est à ses chiens. C’est sa tribune libre !

Ils l’écoutent d’une oreille attentive, de leurs grandes oreilles de cocker trainant jusqu’au sol quand ils reniflent, une piste, une odeur. L’homme est souvent jaloux de cette faculté propre à la race canine. Leur ouïe hyper développée réagit au moindre bruit. L’ouverture de la porte principale signifie la promenade, le grand air, la course à travers le verger, alors qu’ils n’osent franchir celle de la chambre à coucher ! Quel feeling ! La machine à café se met sous pression, c’est un biscuit assuré. La sonnette retentît et c’est l’aboiement avertisseur au portail. Différent s’il s’agit d’un inconnu ou d’un familier. Une veste endossée, une portière qui s’ouvre et c’est l’opportunité d’une balade, sagement assis sur les sièges arrières. Retour illico à la maison, tout penaud, quand l’homme-motard enjambe son gros cube ! N’est-elle pas belle cette vie de chien dans le sillage de leurs maîtres ? Car la pitance quotidienne, à cinq heure en hiver et six en été, c’est la femme de la maison, qui leur sert le plat du jour qu’ils engloutissent comme des avale-royaume ! Pas vraiment gastronomes les clébards…

Pourquoi Dolly, pourquoi Titus ? Pas le choix, c’est inscrit sur leur passeport avec un pedigree à rallonge. Des fois qu’ils aient de la descendance… Cruel dilemme au moment de leur puberté. Courir le risque d’un inceste ? Ah non, il n’en est pas question, dit la femme. Lequel des deux va-t-il passer au bistouri ? L’homme plaide pour que son « Titus » ne devienne pas un castra. La femme accepte que sa « Dolly » demeure vierge et vielle fille !

En fredonnant « Hello », Dolly se met à swinguer comme Barbara Streisand en exhibant sa fourrure tricolore. D’ailleurs, elle semble avoir des mœurs légères quand elle bécote son frère, lui démontrant l’art et la manière de copuler. Titus reste de marbre, le regard doux, impassible comme le buste de son homologue au musée du Louvre. Tout le contraire d’un libidineux.

Tous deux obéissent au doigt et à l’œil ou plutôt au ton de la voix, à un geste d’accueil ou de refus. Pas nécessaire de leur faire de grands salamalecs pour qu’ils comprennent sur le champ. A vrai dire, Dolly et Titus sont collés aux bottes de leurs hôtes. Ils sont en permanence aux aguets, observant leurs moindres déplacements. Rituel immuable, leur va et vient tantôt vers l’un ou l’autre selon leurs occupations.

Et la tendresse, bordel, que de caresses viennent-ils quémander tout au long de la journée, arborant une mine de chien battu. A donner des leçons au genre humain qui mésestime cette démarche affective. Faute de parole, c’est sans doute leur moyen d’expression, la reconnaissance envers l’homme pour le gite et le couvert !

Depuis qu’il a quitté la meute des loups, qu’il a été domestiqué, sélectionné à outrance, le chien est dépendant de l’homme. Il est devenu un animal de compagnie, parfois de labeur, qui se soumet, bon gré, mal gré, aux ordres de son maître. Plaisir partagé ?

14:59 Publié dans Mon journal | Tags : homme, chiens | Lien permanent | Commentaires (2)

18/11/2011

Copé à France 2, paroles, paroles…

 

Il faut que la barque soit pleine pour que Copé et les siens se mettent enfin à écoper !

Voilà bientôt cinq ans que sa clique est au pouvoir et elle cherche par des moyens dérisoires, des mesures antisociales, à éviter le naufrage. Celui de 2012, bien entendu !

La dette a augmenté de 600 milliards depuis 2007 et ces gestionnaires de pacotille s’en aperçoivent qu’aujourd’hui. Dans la perspective de devoir quitter le navire comme des rats, ils grappillent de ci, de là, pour se donner bonne conscience. Tout cela donne l’impression de vouloir sauver un honneur bafoué de mois en mois.

Son discours est d’une platitude qui frise la mauvaise foi. Ce ne sont que critiques à l’encontre des socialistes et des verts. Il donne un cours professoral sans même réviser sa copie. Pour cacher le fait que la droite qu’il représente a mis la France dans le caca.

Copé fait l’éloge du président, - faut bien qu’il sauve sa peau, - alors que c’est bien connu qu’il ne le porte pas sincèrement dans son cœur, mais il lui a offert la direction du parti.

Bien sûr que Sarkosy est un humaniste, un père soucieux de sa progéniture quand, en plein discours à Bordeaux, il se fait du souci pour son épouse qui va manquer de lait maternel. Tout au plus admet-il que ce propos n’avait pas lieu d’être ! Il n’ira pas jusqu’à dire que les 8 millions de pauvres, eux, en trouvent aux Restos du cœur !

N’a-t-il pas le droit de se prélasser dans la piscine du sieur Takieddine comme n’importe quel quidam ? Ni voyez aucun intérêt de ma part…

Lang prend langue sur l’école en citant le Malade imaginaire… Preuve qu’il connait ses classiques ! Mais la maladie de l’UMP est loin d’être imaginaire, elle est chronique, que je sache ! Celle de l’enseignement aussi. Hollande en prend plein la gueule avec la création de 60.000 postes dans l’éducation. Sept milliards et demi en cinq ans, ce n’est que la moitié de l’abattement du bouclier fiscal en un an !

Et l’on en vient sur la fermeture des sites nucléaires… Des milliers d’emplois vont passer à la trappe, dit-il. Tiens, pour une fois, il ne se réfère pas à l’Allemagne sur laquelle il a pris exemple pour la relance de l’industrie et des PME ! Ni à PSA qui annonce des licenciements à tour de bras.

Les journalistes passent à l’action au droit de suite... ou de poursuite ! Copé est loyal au président parce que les circonstances l’exigent. Et demain ? A s’en souvenir…

FOG est percutant, va-t-il le faire vaciller, lui faire perdre sa superbe ? Il l’attrape sur la langue de bois, maître en la matière, mais là, il bafouille, le temps de rebondir. Jusqu’à la fin, monsieur réponse à tout aura le dernier mot. Mais il n’a pas convaincu, loin s’en faut. Pas facile, sauf mauvaise foi de défendre un président élu à 53% qui n’a fait que la moitié du boulot dans la précipitation et l’improvisation !

 

15/10/2011

Bonnet rose ou rose bonnet !

Aubry ou Hollande, c'est bonnet rose ou rose bonnet. Leurs divergences sont minimes, seul le style diffère. Tous deux ménagent la susceptibilité des électeurs de dimanche prochain avec une hypocrisie flagrante, un manque de vérité certaine. Peu importe finalement que ce soit l'un ou l'autre qui l'emporte pour battre Sarkozy, le vrai enjeu des présidentielles. Hélas, ces cassiques du parti, élevés dans le même sillage socialiste, ne vont pas révolutionner la France à partir de 2012. Le peuple va rester sur sa faim  d'un réel changement. A une exception cependant, en plébiscitant une femme, Martine Aubry, cela provoquerait un choc salutaire, un pas en avant dans  l'égalité homme-femme ! En attendant que les jeunes loups prennent le relais en 2017...

13/10/2011

Les 100 ans de Chevrolet ...

Mais que savez-vous exactement de l'histoire de la marque Chevrolet et de son fondateur, Louis Chevrolet ? Pour en savoir plus, Chevrolet vous donne rendez-vous à La Chaux-de-Fonds dimanche 3 novembre 2011.

 

 

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Pourquoi La Chaux-de-Fonds? Deux excellentes raisons justifient le choix de La Chaux-de-Fonds pour célébrer les 100 ans de Chevrolet. Tout d’abord, La Chaux-de-Fonds est la ville natale de Louis-Joseph Chevrolet, où il naquit le 25 décembre 1878.

 

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En 1911 à Détroit, le mécanicien et pilote de course Louis-Joseph Chevrolet lançait avec William C. Durant, fondateur de General Motors, la marque Chevrolet, plus familièrement surnommée Chevy. Depuis cette date, en 100 ans, Chevrolet a vendu plus de 200 millions de véhicules, pour devenir la quatrième plus grande marque au monde. Cette „success story“ se devait d’être célébrée!

 

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La Chaux-de-Fonds, ville natale de Le Corbusier, a été pendant plus de 100 ans le centre mondial de l'horlogerie. Elle abrite donc tout à fait logiquement la première maison créée par l'architecte de renom mondial ainsi que le Musée international d'horlogerie.

 

Ensuite, par son urbanisme, La Chaux-de-Fonds, rappelle une ville américaine. Entièrement détruite par un incendie en 1794, elle a été reconstruite selon un plan en damier basé sur l’hygiénisme, la lumière et la sécurité. Depuis 2009, elle est inscrite, avec sa voisine Le Locle, au patrimoine mondial de l'UNESCO pour son « urbanisme horloger », qui reflète les besoins particuliers d'une activité mono-industrielle entremêlant habitat et ateliers.

Les 100 ans de la voiture CHEVROLET

 

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A l’initiative d’une équipe de passionnés de belles voitures et amoureux de La Chaux-de-Fonds, organisateurs depuis 14 ans du rallye Louis Chevrolet Event, il s’agit de célébrer, par et à La-Chaux-de-Fonds, les 100 ans de Chevrolet dans le cadre d’une journée unique en Europe qui réunit 1.000 Chevrolet, de toute provenance, de 1911 à nos jours. Dès 8 heures le cœur de La Chaux-de-Fonds sera réservé exclusivement et gratuitement aux Chevrolet.

Le logo original

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est reconnu dans le monde entier comme étant le bowtie (nœud papillon) apparu en 1913 sur les véhicules, Il y a plusieurs théories quant à son origine. La plus probable serait que le logo soit en fait la croix suisse puisque Louis Chevrolet l'un des fondateurs est d'origine suisse.

29/08/2011

La route du Gruyère...

 

Le pays de Gruyère, un ancien comté, a donné son nom au célèbre fromage de Gruyère, souvent copié mais jamais égalé… qui bénéficie d’une appellation d’origine contrôlée. C’est un des sept districts composant le canton de Fribourg.

Ne dites jamais à un « Gruérien » qu’il est Fribourgeois, tant il est fier de son pays et de ses traditions séculaires.

Dans son émission : « Passe moi les jumelles », la Télévision Romande a diffusé vendredi soir une reconstitution de l’époque où les « armaillis » exportaient leurs meules de Gruyère jusqu’à Lyon.

Pour ce faire, il fallait traverser les Préalpes à dos de mulet, rejoindre le Lac Léman, naviguer jusqu’à Genève et descendre le Rhône pour atteindre la Capitale des Gaules.

Pour être né et avoir vécu de nombreuses années en Gruyère, je ne résiste pas à l’envie de vous proposer la vision de ce film. Il est remarquable d’authenticité et de sensibilité, jusqu’à « l’accent » typique de ses protagonistes qui me rappelle mes jeunes années.

Mais ce fromage tant convoité… ne va tomber tout fait du bec de maître corbeau sur un arbre perché… Dans un chalet d’alpage, en guise de hors-d’œuvre, la TSR a filmé une fromagère, Aurélie, une femme hors du commun qui, chaque matin, « fabrique » son fromage selon une méthode ancestrale.

 

 

http://www.tsr.ch/emissions/passe-moi-les-jumelles/3290888-pour-l-amour-du-gruyere.html

10:01 Publié dans Mon journal | Tags : gruyère, fromage, tsr | Lien permanent | Commentaires (1)

13/08/2011

A la rencontre des Provençaunautes...

 

 

Encore une rencontre virtuelle du 3ème type après les astronautes, les spationautes, les internautes et les blogonautes ?

Pas d’ovni, pas de Spielberg sur la place de la gare de Tarascon mais la ville est en effervescence en l’attente de l’événement de l’année : la TarasCountry,  un concert gratuit offert par la mairie !

Les rues sont envahies par une foule bigarrée que l’on pourrait croire venue en Boeing 747 de l’Arizona, du Grand Canyon ou de Monument Valley. Une horde d’Harley Davidson bourdonne sur le parking.

Vincent Bertomeu, le shérif, papillonne parmi un essaim de Top Country Girl avec à leur tête Anne-Marie Durhône qui organise le concours de danses traditionnelles.

A une terrasse de café, je rencontre enfin les « Provençaunautes », Karine Portrait et Anthony Jammot, journalistes au journal La Provence. Ils ont fait halte au soir du 3ème jour, le temps de reprendre leur souffle pour s’en aller à nouveau accomplir leur marathon de 1000 km dans l’arrière-pays provençal. En temps réel, ils adressent textes, photos et vidéos à la rédaction qui les retransmet illico sur le site du journal.

A nouveau sur la route de nuit... ils n’ont pas le loisir d’écouter Pete ROSS, le célèbre musicien des grands espaces australiens qui a ravi un public de connaisseurs jusqu’à minuit.

Voici le périple de Karine et Anthonny :

 

http://www.laprovence.com/sur-la-route-des-provencaunautes

 

Et Pete ROSS :

http://www.festival.alpilles.fr/festi2011/tarascon.html

 

http://www.dailymotion.com/video/xjy4xe_pete-ross-a-binic-2011_music

09/08/2011

lA CRISE, PLUS ACTUELLE QUE JAMAIS !

 

 

Le livre : Dis, Papy, c’est quoi la crise ? a été publié en juin 2009. Il est hélas plus que jamais d’actualité et je le propose gracieusement en numérique aux lecteurs de la Tribune de Genève: :

 

http://fr.calameo.com/read/000120511279aa7145bc4

 

Voici un extrait de la conclusion quelque peu « prémonitoire » :

 

« Comble de malheur, en voilà encore une de crise qui pointe le bout de son nez avec insistance : la crise de confiance !

Celle-ci est bien plus pernicieuse car les citoyens se rendent compte que leurs dirigeants sont dépassés par ce qui arrive, qu'ils interviennent au coup par coup, souvent sans concertation. Parce que les banquiers et les industriels leur dansent sur le ventre, tendant leurs sébiles comme des mendiants, fermant les usines touchées par la chute des ventes et de la production.

La réunion des chefs d'Etats, lors du G 20 du 2 avril 2009 à Londres, n'a pas dissipé le malaise. C'est une sorte d'inventaire à la Prévert, une litanie de bonnes résolutions pour tenter de changer le fonctionnement de la finance mondiale. Ils ont enfin pris conscience de la situation catastrophique dans laquelle se trouve la planète au plan économique et social. Ils ont sans doute compris qu'ils doivent unir leurs efforts, de part et d'autre de l'Atlantique et jusqu'aux confins du Pacifique pour enrayer la descente aux enfers.

L'homme de la rue devra patienter de longs mois avant de déceler des signes de retour à une certaine « normalisation » ! Avec des séquelles imprévisibles.

Dans l'immédiat, c'est la valse des milliards empruntés tous azimuts pour doter le FMI de moyens considérables destinés à sauver certains pays de la faillite. Des milliards que les générations futures devront rembourser ! »

Il est encore disponible en édition papier au prix de 15,00 euros, port compris : fredoberson@bluewin.ch

14:10 Publié dans Mon journal | Tags : crise, actualite, livre | Lien permanent | Commentaires (0)

05/08/2011

Festival des Alpilles


Samedi soir, les Irlandais(es) sont à Mouries !

 

 

http://www.festival.alpilles.fr/festi2011/mouries.html

 

 

Pomme dédicacera son livre:

"Les Alpilles au pas de l'âne"

Fred Oberson, icône-éditeur

fredoberson@ymail.com