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29/02/2016

Le livre du mois de Fred Oberson

Autoédition. Sélection Prix Concours : Il aime titiller le lecteur, l’inciter à réfléchir, à se poser des questions sur le pourquoi et le comment de notre existence. Et les lecteurs ont adoré ça ! Ils ont soutenu son roman De l’Esprit à la Chair, élu Sélection de février et ainsi nominé au Prix Concours monBestSeller de l’auteur indépendant 2016. Rencontre avec Fred Oberson,

Fred Oberson fait partager sa rage d'écrire sur monBestSeller

Vous avez d’abord écrit des essais politiques, comment et pourquoi êtes-vous venu au roman ?

À l’époque, l’essai politique était un vecteur pour dénoncer, provoquer, contester la société ! D’autant plus, si vous aviez été un élu d’opposition ou leader d’un mouvement – indépendantiste, par exemple ! Maintenant, les réseaux sociaux sont bien plus performants, la riposte est immédiate. Ce qui n’empêche pas le dernier des politicards de faire son livre pour acquérir ses lettres de noblesse : « mon mari est écrivain ! ».
Lors des manifestations de la place Tian'anmen à Pékin, en avril 1989, j’ai commencé à écrire en temps réel un reportage romancé… faute d’être sur place ! Je ne suis pas journaliste, mais j’ai une estime sans borne pour ces reporters qui travaillent au prix de leur vie.
Le roman permet de jouer sur les deux tableaux : la réalité politique, sociale et la fiction qui donne libre cours à votre imagination

Dans votre roman De l’Esprit à la Chair, vous racontez les colonies, la guerre d’Indochine, d’Algérie… Quelle est la part d’auto biographie ?

Je le dis dans le synopsis : ce roman décrit le passage de la croyance à l’athéisme et j’ajoute sans prétention, philosophique. C’est pour l’essentiel, une histoire vécue par l’auteur dans les années cinquante/soixante avec en parallèle la perte de l’empire colonial, des mutations - pour ne pas dire amputations - qui alertaient la jeunesse.
Je me suis attelé à incruster la fiction à la réalité. C’est ça le récit romancé ! Cette période de bourrage de crâne, de foi, de doute, une épreuve quasi quotidienne, entremêlée par la découverte de la chair, de l’amour fou, d’une sexualité débridée, puis le déclic final, le retour au calme, à la mélancolie. En ayant eu l’idée de livrer cette tranche de vie à mes lecteurs, j’ai forcément rafraîchi ma mémoire.

Vous relatez ces faits réels, mais vous y apportez un sens, une réflexion personnelle… Vos lecteurs ont d’ailleurs apprécié la juxtaposition de souvenirs et de réflexions philosophiques. Souhaitez-vous faire passer des messages ?

Je n’ai pas de message personnel à faire passer, plutôt titiller le lecteur, l’inciter à réfléchir, à se poser des questions sur le pourquoi et le comment de notre existence. Le peuple est amorphe, il est inféodé dès l’enfance à des dogmes, à des croyances et des pratiques stupides pour le maintenir dans un carcan, le dominer.

Votre roman raconte aussi le passage de la croyance à l’athéisme. Pourquoi avoir choisi la forme romancée ?

Ras-le-bol de tous ces philosophes qui utilisent des mots savants pour expliquer des choses simples. Illisibles leurs thèses pour le commun des mortels. En revanche, le récit romancé permet d’atteindre un large public. Pour assener la folle histoire de Jésus, les évangélistes n’ont-ils pas eu recours à la fiction, à la fable et au roman ? Et ça marche plus que jamais au 21ième siècle ! (Dans les trois religions monothéistes).

Vous dites cultiver les oliviers et l’écriture. Pouvez-vous nous en dire plus…

Je pourrais écrire un conte à la manière d’Alphonse Daudet : Il y a plus d’un quart de siècle, un helvète, battant la campagne, découvre un petit mas ancien au pied des Alpilles à 4km des Baux-de-Provence. Avec, de part et d’autre de la bâtisse, un verger d’une centaine d’oliviers et un autre d’abricotiers qu’il faut tailler, griffonner, engraisser au printemps, arroser, combattre la mouche en été pour espérer récolter l’or des Alpilles en automne. Il faut les aimer ces oliviers, je vous jure, pour avoir la patience de faire la navette cinq/six fois l’an jusqu’au jour de la retraite ! Et l’écriture, pardi, c’est la cerise sur le gâteau après une journée de labeur aux champs.

Après avoir été plusieurs fois édité, pourquoi publier aujourd'hui de nombreux écrits sur monBestSeller ?

J’ai été édité a deux ou trois reprises par un grand éditeur : Pygmallion, Paris et Jacca Book, Milan. D’autres fois, par des associations ou de petits éditeurs locaux. Pour eux, le problème c’est la diffusion au-delà de leur rayon et la couverture médias. L’un de mes derniers livres, Les Alpilles au pas de l’âne, a connu un vif succès local grâce à la presse, la radio, FR3 et au Festival des Alpilles. J’ai la rage d’écrire, je ne peux m’en passer et si, en plus, je suis lu… c’est le pied !
J’ai donc découvert monBestSeller le jour de Noël 2015 et aussitôt j’ai publié un texte. La conception de ce site est remarquable, bravo à ceux qui tirent les manettes ! Les commentaires sont un peu flatteurs mais pertinents et je m’empresse d’y répondre. En dehors de textes inédits, je vais publier mes anciens livres en poche mBS !

Que vous inspire d’avoir été élu Sélection mensuelle de février et d’être ainsi nominé pour le Prix Concours monBestSeller de l’auteur indépendant 2016 ?

Je suis aussi confus que si j’avais reçu le Goncourt ! Vous êtes très gentils d’élire un vieux scribouillard narrant ses souvenirs de jeunesse.
Je n’ai plus le choix, vous m’incitez à relire le poète Nicolas Boileau (1636 - 1711) et en prendre de la graine :

     "Avant donc que d'écrire, apprenez à penser.
     Ce que l'on conçoit bien s'énonce clairement,
     Et les mots pour le dire arrivent aisément.
     Hâtez-vous lentement, et sans perdre courage,
     Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage,
     Polissez-le sans cesse, et le repolissez,
     Ajoutez quelquefois, et souvent effacez."
     L'Art poétique

Propos recueillis par Isabelle de Gueltzl

Le livre :

http://www.monbestseller.com/manuscrit/4848-de-lesprit-a-...

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16/01/2016

Roman de Fred Oberson

 

« Trop jeune pour moi »

 

Dire que l’auteur a le sens du récit et du non-dit serait un pléonasme tant Fred Oberson sait nous mener où il veut, en nous laissant imaginer ce que l’on veut ! Son style précis, sobre, un peu détaché, comme s’il contait la scène vue de haut, dit l’essentiel, nous laissant le superflu. Regard un peu ironique, mémoire certainement partiale, comme le sont parfois les souvenirs de quelqu’un qui ne cherche plus à prouver quoi que ce soit à qui que ce soit, « Trop jeune pour moi » dit avec brio les démons de midi d’un homme qui s’amuse de tous ses succès : littéraires et donjuanesques. Les lecteurs de monBestseller vous le recommandent.
 
Roman-Fred-Oberson-Trop-jeune-pour-moi-Lire-gratuit-best-seller
 
Une invitation à plonger dans le roman de Fred Oberson à lire gratuitement ou à télécharger sur monBestSeller

Lire le roman le + « Don Juan » de la semaine !

Trop jeune pour moi de Fred Oberson

Synopsis

Un homme, qui se dit trop vieux pour elle, regarde nager nue dans sa piscine, la fille de sa voisine. Il la dévore des yeux, relevant la tête de son cahier d'écriture où il adapte le scénario du film tiré de son roman. D’un air détaché, il nous raconte cet été-là en Provence, entre cette naïade, sa mère et l’actrice principale de son film.

L’auteur Fred Oberson

L’auteur Suisse au nom qui sonne suédois, s’est installé en Provence où il cultive les oliviers et l'écriture. Il dit de lui qu’il a n’a plus l’âge, le temps et le talent… pour « écrire de gros bouquins ». Il excelle dans le format court, il lui arrive d’avoir les larmes aux yeux en écrivant certaines scènes et, entre deux, s’échappe dans les Alpilles sur son gros cube.
Il dit aussi : « Le lecteur est le personnage principal du narrateur, car c’est pour lui qu’il écrit ! »
Auteur d’essais, récits, romans et nouvelles. Membre du Club de la Presse de Marseille

Ce sont les lecteurs qui en parlent le mieux

"Vous en faites une jolie romance sous les oliviers du soleil de Provence qui met en lumière les démons « du Midi », je voulais dire « de midi » du personnage." Mary Cousin

"J’ai aimé votre écriture… troublante. Mature. Qui ne s’embarrasse pas de détails, de descriptions ou d’adjectifs superflus. Qui jongle brillamment avec le présent, le passé, le futur. Qui laisse un peu partout au fil des pages des parts de mystères. Comme si l’auteur demandait au lecteur de deviner ce qu’il lui serait trivial de révéler." Palamède

"On est pris par la fiction, bien sûr, c’est très bien écrit, tonique, sobre, littéraire, on est curieux de suivre le déroulé, on s’autorise ici ou là un avis sur la moralité ou la morale de l’histoire, mais on lutte pour ne pas essayer de percer que « seuls les noms des personnages ont été modifiés »" Chris Martelli, membre de mCL, le club de lecteurs de monBestSeller

Lecteurs, pensez à laisser un commentaire après votre lecture !

Les auteurs partagent ici gratuitement leurs écrits et apprécient beaucoup vos retours, vos avis, vos conseils éventuels... C'est précieux pour eux. En tant que lecteur vous faites vivre cette grande communauté d'auteurs et de lecteurs qu'est monBestSeller. Merci à vous.

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22/11/2013

Cinquantenaire de l'assassinat de John Fitzgerald Kennedy

22 novembre 1963 - 22 novembre 2013

 

 
Dans ce récit romancé helvético-américain, l’auteur déroule un demi siècle de vie : la naissance à la campagne, l’adolescence dans une ville de province, la maladie, l’amour, la rencontre fortuite et l’amitié d’un homme d’état de l’autre côté de l’Atlantique.

Le fil conducteur a pour thème une trilogie paternelle : celle de son père légitime, de son père d’adoption, John Fitzgerald Kennedy, et la sienne.

C’est une saga familiale à rebondissements, une sorte de chronique du temps qui passe décrite sans concession, mais avec réalité, humour et amour.

Voici des extraits de ce livre

160 pages, icône-éditeur, Arles

Commande par courriel : fredoberson@ymail.com

Envoi par poste : € 15.00 – port compris, paiement par chèque à réception.

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27/04/2013

Les livres de Stefan ZWEIG

 

 

 

Stefan Zweig, né le 28 novembre 1881 à Vienne, en Autriche-Hongrie, et mort le 22 février 1942, à Petrópolis au Brésil, est un écrivain, dramaturge, journaliste et biographe autrichien.

 

Le Joueur d'échecs - Nouvelles - Contes

Un bateau, un champion du monde d'échecs, mécanique implacable à gagner, et un homme qui n'a presque jamais joué, mais est devenu un champion «virtuel», dans sa tête, pour ne pas succomber à l'univers carcéral. Voici le sujet de cette passionnante nouvelle. Il n'est pas besoin de s'intéresser aux échecs pour apprécier ce grand texte.

 

http://fr.calameo.com/read/000120511c00308ad635e

 

 

 

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23/02/2013

39/52 - Révoltons-nous contre le sort des agriculteurs

Ça eut payé, mais ça ne paie plus ! Et ça perd de plus en plus souvent… Tous les secteurs de l’agriculture sont sinistrés depuis des années : la production laitière, celles de viande, de céréales, de fruits et de légumes. Seule la viticulture échappe, selon les régions, au jeu de massacre, mais que reste-t-il au vigneron lorsqu’il doit écouler son vin de pays à moins d’un euro le litron ?

L’Etat fixe bien le prix des carburants en accord avec les pétroliers, celui du tabac avec les pourvoyeurs de la mort ! Mais c’est tout bénéfice pour le Ministère des Finances puisque ces produits sont grevés de taxes équivalant aux 3/4 du prix de vente. Pourquoi le Ministère de l’Agriculture ne fixerait-il pas un prix plancher pour les produits de la terre en concertation avec les syndicats d’exploitants ? Il en va ni plus, ni moins de la survie des agriculteurs dont les effectifs diminuent d’année en année comme peau de chagrin, faute de gagner dignement leur vie. Toute proposition d’augmentation des prix se heurte à l’objection qu’il est impossible de concurrencer les importations étrangères à moitié prix.

Au diable les technocrates de Bruxelles ! Il serait indispensable de rétablir des quotas modulés selon la qualité des produits et les saisons de production. Au diable les centrales d’achat qui font la loi, fixant les prix en dessous du seuil de rentabilité. Après moult tergiversations, quand les tracteurs sont dans la rue, le gouvernement finit par intervenir au coup par coup avec des reports d’échéances fiscales, voire un abattement partiel des charges sociales. Hollande a obtenu 10 milliards de Bruxelles alors que l’agriculteur ne touche que des clopinettes. Les subventions européennes favorisent les gros exploitants au détriment des petits !

(Cet article a paru dans le livre : Révoltons-Nous… Bon Sang !)

Pour l’obtenir par téléchargement :

http://librairie.i-kiosque.fr/revoltons-nous-bon-sang.htm...

ou sur :

www.fredoberson.com

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17/02/2013

38/52 - Révoltons-nous contre les inégalités et la pauvreté

Ah ! ce partage inégal entre ceux qui vivent bien et ceux qui survivent, mal ! Les inégalités sont criantes entre les habitants d’un même immeuble, d’un même quartier, d’une même cité, suscitant des jalousies, des envies, des rancœurs difficiles à contenir. Les taxes, les amendes, l’énergie, l’eau, c’est le même tarif pour tout le monde. Le pauvre passe à la caisse comme le riche, à moins de vivre comme au 19ème siècle en s’éclairant à la chandelle et en allant chercher l’eau à la fontaine publique !

Les inégalités sont sournoises, dissimulées par l’identité apparente des règlements et des lois pour tous les citoyens, quel que soit leur statut social. Les inégalités se cachent sous le couvert de la légalité, de la prétendue égalité inscrite au fronton des Mairies. Foutaises que tout cela ! Les inégalités sont multiples, injustes, antisociales. Difficile d’en dresser l’inventaire tant elles s’incrustent insidieusement dans tous les rouages de la société. On s’en habitue, on vit avec jusqu’au jour où l’on est directement victime d’une disparité flagrante sur le plan salarial, sur une retraite dérisoire, sur la discrimination femme-homme, sur le statut d’immigré et le contrôle au faciès.

La majorité du peuple vit plus mal que bien, d’autres vivent encore plus mal, en dessous du seuil de pauvreté, dans l’angoisse des fins de mois sans un sou, le plus souvent dans la misère et la détresse. Il y a 8 millions de pauvres en France ! A part quelques clochards croisés dans les rues des grandes villes, l’indigent n’apparaît pas au premier regard. D’ailleurs à Marseille, on les a jetés « dehors » ! A votre bon cœur, m’sieur dame, l’Etat fait l’aumône à ses citoyens devenus mendiants, il leur refile un RMI, puis un RSA qu’il remet illico en question ! Un vrai parcours du combattant pour obtenir de quoi ne pas crever.

 Les pauvres, qui sont-ils ? En pratique, toutes les personnes qui n’ont pas de ressources matérielles suffisantes pour vivre décemment. On les détermine en fonction d’un seuil unique, le même pour tous, qui ne tient pas compte du lieu de vie : région, ville ou campagne, de la diversité des charges familiales et du nombre de personnes vivant dans le ménage. Mais à la pauvreté matérielle s’ajoute forcément la pauvreté morale des laissés pour compte. Les aides sociales, les œuvres caritatives leurs viennent en aide tant bien que mal, leurs maintiennent la tête hors de l’eau, faute de pouvoir régler ce problème irréversible. Une fois pour toute, leur destinée est d’être pauvre et de le rester, sans perspective d’un mieux être à court ou à moyen terme, si ce n’est l’espoir insensé de gagner aux jeux d’argent, cette plaie qui entame encore plus leurs maigres ressources et rapporte plus de 10 milliards à l’Etat !

En occident, la misère, au sens propre du terme, a progressivement fait place à la pauvreté relative. Ce n’est pas le cas, hélas, dans les pays du Tiers Monde. Sous la direction du sociologue Pierre Bourdieu, une équipe a enquêté durant trois ans sur le terrain, auprès d'ouvriers, d'employés, de paysans dans les familles, la ville, l'école, l'usine pour établir un état de leurs maux dépeignant avec leurs mots la misère du monde contemporain : La Misère du monde, Seuil, 1993. Depuis cette époque aucun ouvrage digne de ce nom n’a traité de ce mal endémique qu’est la pauvreté.

Nous n’avons plus maintenant que les statistiques produites par les Instituts étatiques, de vrais comptables aux ordres du pouvoir qui alignent les chiffres sur des critères purement financiers : les fiches de salaires et les alloc que les pauvres sont susceptibles de quémander. La froideur des pourcentages ne laisse place à aucune approche humaine des victimes de ce mal être !

L'Observatoire national de la pauvreté et de l'exclusion sociale (ONPES) a établi que les familles monoparentales, le plus souvent constituées d'une mère et de ses enfants, sont les plus touchées par la pauvreté, ainsi que les ménages immigrés. Chez les jeunes de 18 à 25 ans, le taux de pauvreté est très élevé, principalement à cause de la durée des études et du chômage. Allons faire un tour du côté des campus, des universités et découvrons le sort de milliers d’étudiants qui ne mangent pas à leur faim !

Chez les personnes âgées et surtout les retraités, il était en nette régression depuis les années 1980… La gauche n’était-elle pas au pouvoir en ce temps-là ? Mais, depuis lors, la situation s’est dégradée et l’on compte aujourd’hui plus de 2 millions de pauvres parmi les personnes du troisième âge. Les différentes prestations sociales ont eu un impact important sur la condition des ménages à revenu modeste : elles peuvent dans certains cas représenter plus de 50 % des revenus. Ce qui a amené un ministre à dénoncer tout récemment : « l’assistanat cancer de notre société » ! Quant aux 55 millions de citoyens qui ne figurent pas dans les statistiques, pourquoi s’en préoccuper puisqu’ils ne sont pas pauvres !

Le sort de l’humanité est une loterie machiavélique. Question de tirage au sort, la chance ou la malchance d’être né ici plutôt qu’ailleurs. La volonté de réussir, de ne pas rester au bord du chemin. La possibilité de faire des études, d’acquérir une formation professionnelle, d’occuper un emploi. Et même, ces avantages ne sont pourtant plus des garanties, tout se délite à grands pas dans la société actuelle. Le fossé se creuse de jour en jour entre les pauvres et les nantis. Il ne suffit pas de s’indigner contre les inégalités, il faut les dénoncer jour après jour, les combattre et se révolter jusque dans la rue !

 

(Cet article a paru dans le livre : Révoltons-Nous… Bon Sang !)

Pour l’obtenir par téléchargement :

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03/02/2013

37/52 - Révoltons-nous contre l'Europe des technocrates

Lors de l’éclatement de la bulle boursière et financière en septembre 2008, l’euro tenait le haut du pavé et était considéré comme une monnaie de référence. Il avait atteint son record historique le 22 avril 2008, se hissant à 1,60 dollar !

Mais, pris dans la tourmente de la crise financière, l'euro s’effondre à 1,23 dollar le 10 octobre 2008. C’est une chance à ce moment-là, car la baisse du cours favorise l'activité économique et les exportations, et n'incite pas la BCE à baisser ses taux d'intérêt.

Comment se fait-il que dès le printemps 2010, la monnaie européenne est fragilisée, encanaillée ? « Faut-il brûler l’euro ?» écrit le Nouvel Obs en page de couverture ! Selon certains prophètes de malheur sa survie ne tient qu’à un fil à cause des pays, comme la Grèce et l’Irlande, qui ne peuvent plus rembourser leurs dettes. A leur tour, le Portugal, l’Espagne et l’Italie sont en mauvaise posture et la France est dans l’œil du cyclone : le vendredi 13 janvier 2012, Standard & Poor’s lui supprime le triple A ! La crise à bon dos alors que selon des économistes de renom elle n’est responsable que  d’un tiers de la dégradation des finances étatiques et de la quasi faillite de l’euro ! Sans doute ont-ils raisons même si la plupart portent une double casquette en étant consultants des banquiers.

Le « serpent monétaire européen » avait précédé la monnaie unique en 1972 et aujourd’hui il se mord la queue ! L’euro a été construit sur un tas de sable par les technocrates de Bruxelles qui ont accepté sans contrôle sérieux des partenaires insolvables. Une belle occasion, pour ces pays d’attraper le train en marche et de vivre au-dessus de leurs moyens, à crédit, tout en dissimulant, tels des aigrefins, leur situation réelle. Certes, il était politiquement indispensable que l’UE soit dotée de sa propre monnaie, programmée dans le traité de Maastricht. Cependant, de la théorie à la pratique, il y a un pas que l’Union Européenne n’a pas franchi.

A défaut d’une confédération d’Etats, comme les USA ou la Suisse, il fallait au moins établir une gouvernance financière et économique unique, en quelque sorte la mise en place d’un système de vases communiquants. Ainsi la solidarité aurait été instaurée entre les pays pauvres et les riches de l’UE. Ce qui n’excluait pas des contrôles drastiques plutôt que le laisser faire des pseudos technocrates ! Il est urgent de concocter un pacte européen de coordination des politiques économiques, fiscales, salariales et sociales au lieu de laisser 17 ministres des finances se tirer dans les pattes et agir chacun à sa guise.

Que font les 736 députés européens au Parlement de Strasbourg pour conjurer la crise de l’euro ? Autant dire pas grand-chose, si ce n’est percevoir une rente de situation mensuelle de l’ordre de 10.000 €uros minimum à plus de 17.000 s’ils sont assidus aux séances !

Depuis un an et demi, l’UE, la BCE, le G 7 et le G 20 tergiversent sur le remède à administrer à ce grand malade qu’est l’euro. Ils sont responsables d’avoir laissé pourrir la situation. Et voilà qu’une deuxième crise survient, pire que la première. Les Etats s’aperçoivent enfin qu’ils sont endettés jusqu’au cou… alors que l’Allemagne mégote pour cracher au bassinet !

Faut-il rappeler cette absurdité du traité de Maastricht : l’interdiction que l’on vienne au secours d’un État membre de la zone euro ! Compte tenu de l’endettement global des pays européens, la seule solution consiste à réunir les dettes dans un tronc commun, minorées de 40 à 50% envers certains prêteurs qui ont appliqué des taux prohibitifs. Il faut modifier les statuts de la BCE afin qu’elle puisse émettre des obligations européennes. Le sauvetage de l’euro est à ce prix… à moins d’aller se faire voir chez les Grecs qui attendent de mois en mois des aides de l’UE pour payer ses fonctionnaires.

Les aller-retour incessants du président français en Allemagne pour tenter en vain d’infléchir le « Neinsager » de la chancelière Merkel démontrent bien son état d’affolement. Il se voyait déjà en sauveur de l’euro ! Mais seul le marathon de la nuit de mercredi 26 octobre a permis aux 17 membres de la zone euro de doter le Fonds Européen de Stabilité Financière de 1000 milliards et de faire plier les banques à hauteur de 50% de leurs créances pourries et de les recapitaliser… Un sursis, de quoi colmater les brèches en urgence mais ce n’est en tout cas pas une mesure capable de mettre l’euro à l’abri de nouvelles attaques. Encore moins de régler l’endettement faramineux des pays de la zone euro, de l’ordre de 9000 milliards. Au secours la Chine !

A l’exception de l’Angleterre, les 26 membres de l’UE, réunis à Bruxelles le 9 décembre 2011, ont donné leur accord de principe pour l’élaboration d’un nouveau pacte européen qui verra peut-être… le jour au printemps 2012. A fin janvier, la BCE a prêté 500 milliards d'euros aux banques au taux de 1 % pour trois ans, de quoi faire tomber la fièvre pendant que l’euro joue au yoyo avec le dollar et que la Grèce est bord de l’implosion. Demain, ce sera au tour du Portugal, de l’Espagne et…

Et pourquoi pas un complot des USA ? Jour après jour, il apparaît de plus en plus clairement que des banques et des fonds spéculatifs américains jouent l’éclatement de la zone euro. Pour les remplacer par des dollars ? Chiche ! Un scénario ubuesque à condition que l’échange se fasse à la parité : 1 € contre 1 $ d’où un gain de 25% !

(Cette article a paru dans le livre : Révoltons-Nous… Bon Sang! icône-éditeur)

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26/01/2013

36/52 - Révoltons-nous contre la mondialisation

 

Dans son célèbre pamphlet : « Indignez-vous », Indigène éditions, Stéphane Hessel rappelle les idéaux de la Résistance qui ont donné naissance à la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948. On peut vraiment se demander si ce beau texte a servi au changement des mentalités, dans la mesure où, depuis sa proclamation, il a été constamment bafoué ? Sans doute a-t-elle été influencée par la déclaration de Philadelphie du 10 mai 1944 redéfinissant les buts et objectifs de l'Organisation Internationale du Travail (OIT) et énonçant notamment les quatre principes humanistes suivants :

 

  1.        Le travail n’est pas une marchandise.
  2.        La liberté d’expression et d’association est une condition indispensable d’un progrès continu.
  3.        La pauvreté, où qu’elle existe, constitue un danger pour la prospérité de tous.
  4.        Tous les être humains, quels que soient leurs races, leur croyance ou leur sexe, ont le droit de poursuivre leur progrès matériel et leur développement spirituel dans la liberté et la dignité, dans la sécurité économique et avec des chances égales.

 

Devons-nous préciser que la création de l’OIT, date de 1919, après la Grande Guerre. Pas étonnant que cet organisme soit réactivé en 1944 où, suite à un deuxième conflit mondial, on prend de bonnes résolutions pour en éviter un troisième !

 

La création de l’OMC, Organisation Mondiale du Commerce, en 1995, a favorisé dans une large mesure la mondialisation que nous connaissons aujourd’hui. Voici les lignes directrices de la déclaration des 124 gouvernements présents à Marrakech en 1994 :

 

« L’ouverture des marchés pour les marchan­dises, la protection des droits de propriété intellec­tuelle qui touchent au commerce, la volonté de résister aux protections de toute nature, l’accroissement de la production et du commerce de marchandises et de services ».

 

Cette idéologie néolibérale va à l’encontre des buts de l’OIT. Aucune mention n’est faite des travailleurs, des disparités salariales et sociales entre le nord et le sud, de la qualité de vie et de la pléni­tude de l’emploi ! Ils ont signé la mort du protectionnisme en ouvrant la porte aux affaires et à la finance. Celui qui ose parler aujourd’hui de réintroduire une dose de protection légitime passe pour un réactionnaire. Tout juste admet-on qu’il faudrait peut-être « réguler » les marchés !

 

La mondialisation est une des causes du chômage puisque ce que l’on produisait en France se fabrique désormais ailleurs à moindre coût. Les frontières, ont été ouvertes sans discernement, les quotas et les droits de douane ont été quasiment abolis. Passe encore avec l’UE, même si l’on est allé trop vite en acceptant la réciprocité avec des pays dont les salaires et les prestations sociales n’étaient de loin pas équivalents avec les nôtres.

 

D’ailleurs le chômage est mondial, aucun pays n’échappe à ce fléau qui laisse des millions de personnes sur le carreau. Il y a un écart énorme entre la quantité des emplois nécessaires à la production des biens et des services et à la masse des populations qui ont une nécessité vitale de travailler.

 

Vingt millions de personnes actives suffisent à faire « tourner » la machine « France » alors qu’ils sont 25 millions à avoir besoin d’un emploi. Voilà bien l’hypocrisie des politiciens qui prétendent résorber le chômage sous l’argument fallacieux de relancer la croissance. Qui plus est : créer des emplois en contestant les 35 heures et en augmentant l’âge de la retraite ! Pour fabriquer quoi ? Le tissu industriel a fondu comme neige au soleil.

 

On nous cache la vérité, on nous manipule les statistiques. Quand le gouvernement se vante un mois d’un pourcentage de chômage diminué de quelques millièmes, il omet de mentionner les millions de citoyens qui demeurent inexorablement à la recherche d’un simple gagne-pain ! Un moment d’accalmie sans que rien ne change pour les laissés pour compte. Puis la courbe remonte ! Les chiffres sont éloquents : 150.000 chômeurs de plus en 2011 et 500.000 depuis 2007 !

 

Hélas, le nombre des demandeurs d’emploi et des chômeurs ne peut que s’amplifier dans les années à venir. Raisonnons par l’absurde : supprimons la mécanisation, la technologie et l’informatisation, les responsables de la disparition de millions de postes ! Pourquoi pas un seul emploi par famille comme ce fut le cas durant des décennies ? Des pistes existent cependant pour en atténuer le mal, si ce n’est le guérir. Elles ne peuvent être que dans le partage, le partage équitable du gâteau, bon sang ! Rendez-vous à la semaine de 25 heures payée 35 !

 

(Cette article a paru dans le livre : Révoltons-Nous… Bon Sang !)

Pour l’obtenir par téléchargement :

http://librairie.i-kiosque.fr/revoltons-nous-bon-sang.html

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04/05/2012

Révoltons-nous contre la crise du logement...

(extrait du pamphlet "Révoltons-Nous... Bon Sang !")

« Je veux, si je suis élu président de la République, que d’ici à deux ans, plus personne ne soit obligé de dormir sur le trottoir et d’y mourir de froid. Parce que le droit à l’hébergement, je vais vous le dire, c’est une obligation humaine. Mes chers amis, comprenez-le bien : si on n'est plus choqué quand quelqu’un n’a pas un toit lorsque qu'il fait froid et qu’il est obligé de dormir dehors, c’est tout l’équilibre de la société où vous voulez que vos enfants vivent en paix qui s’en trouvera remis en cause ». (Nicolas Sarkozy discours de Charleville-Mézières, 18 décembre 2006)

Parole, parole… 100.000 SDF sont aujourd’hui dans la rue et il manque 900.000 logements pour que les Français soient logés décemment ! Oui, le scan­dale du logement existe bel et bien et l’on ne saurait incriminer uniquement l’Etat et les collectivités publiques même si leur responsabilité, leur incurie datent de 50 ans ! Sarkozy a une idée électorale de génie : augmenter la surface construite de 30%... Du pain bénit pour les spéculateurs immobiliers !

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03/05/2012

Révoltons-nous contre la précarité de l’emploi et les salaires

 

(extraits)

Les entreprises font ce qu’elles veulent, elles uti­lisent toutes les ficelles juridiques pour assujettir le personnel à leur diktat.

Les CDI, ce sont des contrats « Kleenex » : on vous prend, on vous jette.

Les CDD vous fagotent des semaines de 25 à 30 heures ! Le travail temporaire vous emploie un jour par ci, deux jours par là. On sous-traite les tâches subalternes n’exigeant pas de qualification. Leurs exécutants, salariés précaires, sont employés apparemment par France ceci, France cela, par des services de voirie, de nettoyage, de gardiennage, par des multinationales, mais sont en réalité à la merci d’officines d’intermédiaires qui se remplissent les poches sur leur dos en pratiquant des marges de l’ordre de 40%, voire plus.

C’est une lapalissade d’écrire que le Smic court après le coût de la vie sans jamais le rattraper !

Même après des années de service, des millions de salariés n’ont pas démarré de leur salaire de base si ce n’est l’indexation fixée une fois l’an par le gouvernement. Dieu sait si elle ne compense pas le réel renchérissement ! Quant à l’augmentation proprement dite du traitement, elle est laissée au bon vouloir de l’entreprise.

Les témoignages sont légions de la radinerie patronale. Celui d’un guichetier de banque, par exemple, dont le salaire n’a progressé que de 500 euros en 30 années de service, d’un vendeur de supermarché augmenté de 50 euros en 10 ans !

Quels que soient l’âge et l’expérience, les petits métiers ont un prix plancher, le Smic, le minimum légal. Les patrons font cause commune avec le gouvernement et le Medef qui traite les travailleurs de « râleurs de la fiche de paye ! ».

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01/05/2012

Révoltons-nous contre la pauvreté...

(extrait)

 

Il y a 8 millions de pauvres en France, qui sont-ils ?

En pratique, toutes les personnes qui n’ont pas de ressources matérielles suffisantes pour vivre décemment, dans l’angoisse des fins de mois sans un sou, le plus souvent dans la misère et la détresse. On les détermine en fonction d’un seuil unique, le même pour tous, qui ne tient pas compte du lieu de vie : région, ville ou campagne, de la diversité des charges familiales et du nombre de personnes vivant dans le ménage.

Mais à la pauvreté matérielle s’ajoute forcément la pauvreté morale des laissés pour compte. Les aides sociales, les œuvres caritatives leurs viennent en aide tant bien que mal, leurs maintiennent la tête hors de l’eau, faute de pouvoir régler ce problème irréversible.

Une fois pour toute, leur destinée est d’être pauvre et de le rester, sans perspective d’un mieux être à court ou à moyen terme, si ce n’est l’espoir insensé de gagner aux jeux d’argent, cette plaie qui entame encore plus leurs maigres ressources et rapporte plus de 10 milliards à l’Etat !

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30/04/2012

Révoltons-nous contre les inégalités...

(extrait)

Les inégalités sont sournoises, dissimulées par l’identité apparente des règlements et des lois pour tous les citoyens, quel que soit leur statut social.

Les inégalités se cachent sous le couvert de la légalité, de la prétendue égalité inscrite au fronton des Mairies. Foutaises que tout cela !

Les inégalités sont multiples, injustes, antisociales. Difficile d’en dresser l’inventaire tant elles s’incrustent insidieusement dans tous les rouages de la société.

On s’y habitue, on vit avec jusqu’au jour où l’on est directement victime d’une disparité flagrante sur le plan salarial, sur une retraite dérisoire, sur la discrimination femme-homme, sur le statut d’immigré et le contrôle au faciès.

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14/04/2012

Révoltons-nous... bon sang !



VOICI UN DES CHAPITRES DE CE PAMPHLET :

Révoltons-nous contre les atteintes à la liberté des médias

« La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l'Homme : tout Citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre à l'abus de cette liberté dans les cas déterminés par la Loi. » (Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789.)

Les idéaux de la Révolution sont passés à la trappe sarkozienne, avec pour conséquence que la France, en reniant son passé, figure en 38ème position dans le classement 2011 * de la liberté de la presse publié par Reporters sans frontières ! Au même niveau que El Salvador et en queue de peloton des pays européens.

Comment se fait-il que le pays des Droits de l’homme en soit arrivé là ? Cela ne date pas de hier, mais la situation ne s’est hélas pas améliorée depuis la mainmise sur les médias d’un certain ministre de l’intérieur devenu Président.

Avant lui, aucun chef d’Etat n’a eu à ce point recours à la scène médiatique et en particulier la télévision. L’audiovisuel est à sa botte pour la simple raison qu’il a nommé lui-même les directeurs des chaines publiques comme également le PDG de Radio France. Il en est aussi de la grande presse et de la panoplie des TV privées qui appartiennent à ses amis ou à des groupes d’intérêts proches du pouvoir.

Comment peut-on admettre que les principaux médias soient aux mains de fabricants d’armes, d’avions militaires, de l’industrie nucléaire, d’industriels, voire de banquiers ? Leurs dirigeants, triés sur le volet, sont sur un siège éjectable et, à la moindre incartade, ils courent le risque de perdre une situation enviable.

Par les temps qui courent, il ne fait pas bon être journaliste en France. Ils n’ont souvent pas d’autre choix que de se tenir à carreau, de jouer la comédie, de se réfugier dans les non-dits au moment où la profession est sinistrée. Les humoristes en ont fait les frais et ravalent leur salive ! Il est indispensable de se révolter haut et fort pour abattre ces chapelles d’un autre âge et donner enfin au peuple français le droit d’être informé en toute liberté.

Face à cette dérive anti-démocratique, il ne reste que deux ou trois quotidiens d’audience nationale, la presse régionale parfois et quelques hebdos critiques qui ont le culot de braver les « interdits » au prix de menaces de plaintes, de procès et de surveillances illégales de leurs sources d’information. Ce qui ne les empêche de mettre en couverture technicolor, et à tout propos, l’effigie du monarque.

A l’initiative de journalistes indépendants, la presse numérique est enfin arrivée, certes avec des moyens limités, mais avec l’ambition de refonder la liberté de l’information. A l’exemple de Mediapart qui, par ses enquêtes fouillées, a réussi à faire tomber un ministre et le traduire en justice, à faire condamner pour fraude fiscale une richissime héri­tière et mettre à jour des faits de corruptions qui éclaboussent le sommet du pouvoir. Sans la pugnacité de cette jeune équipe d’investigation, de nombreux abus n’auraient jamais été portés à la connaissance du public.

(* La Suisse rétrograde... est en 8ème place !)

Voir le site :

http://www.fredoberson.com

Le commander en numérique :

http://librairie.i-kiosque.fr/revoltons-nous-bon-sang.html

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08/01/2012

"DESTRUCTION MASSIVE", suite et fin (faim)...

Le dernier livre de Jean Ziegler :
Destruction massive
Où la  Géopolitique de la faim, Editions du Seuil, 350 pages, 20 €


Pour vous permettre de découvrir le livre de Ziegler, j’ai inséré en gras et en italique les titres des chapitres dans un bref texte d’introduction.

Sixième partie : Les spéculateurs


La comparaison avec Les "requins tigres"  correspond bien avec les spéculateurs qui agissent à la Bourse des matières agricoles de Chicago. Leurs agissements de prédateurs consistent à conclure des contrats, à prendre des options d’achat et de vente à terme en fonction de l’offre et de la demande, de l’évolution des cours, misant sur les aléas climatiques, les excédents ou les mauvaises récoltes. C’est un métier à risque où certains laissent des plumes alors que d’autres amassent des profits considérables. Les requins tigres sont voraces et sans scrupules pour agir sur les marchés dérivés, notamment par le canal des Hedge Funds américains de sinistre mémoire. Pas étonnant que les prix mondiaux des céréales ont fait un bond vertigineux lors de la crise de 2008.


Pour participer au Forum économique de Davos, il faut être membre du Club des 1000 réunissant les maîtres du monde triés sur le volet qui paient un droit d’entrée annuel de 10.000 dollars. Lors du discours d’ouverture, en janvier 2011, il s’est agit de condamner les «spéculateurs» qui, par pur appât du gain, ruinent les marchés alimentaires et aggravent la faim dans le monde. Après 6 jours de séminaires, de conférences, de rencontres, de cocktails, de dîners… pour commenter la question, les décideurs de la planète ont décidé de ne rien décider… pendant que les requins tigres présents à ce rendez-vous annuel hypocrite affinaient leurs stratégies ! Et de se souvenir du livre de Jean Ziegler qui fit scandale en 1990 : « La Suisse lave plus blanc »…


Les banquiers suisses ne se contentent pas d’accueillir la fortune de milliers d’étrangers ou les 200.000 holdings enregistrées dans le minuscule canton de Zoug qui ne paient que 0,02% d’impôts ! Genève, capitale mondiale des spéculateurs agroalimentaires n’est pas à proprement parlé un paradis fiscal qui abrite des Hedge Funds ou des sociétés off-shore qui sévissent notamment sur la spéculation alimentaire mondiale. Ceux-ci sont enregistrés aux Bahamas, aux îles Caïmans, à Curaçao, à Jersey, etc. Ce qui s’y passe est beaucoup plus vicieux et anonyme car à travers ses banques, la plupart étrangères d’ailleurs, la Cité de Calvin administre et gère des fonds considérables qui échappent à tout contrôle, à toute fiscalité, aidée en cela par une armada de consultants et d’avocats. A Genève, les requins tigres ont encore de beaux jours devant eux avec l’aval du ministre écologique des finances !


Les déserts des pays du Golf ne nourrissent pas leurs hommes, sauf le pétrole qui les gave de dollars qui servent au Vol des terres, résistance des damnés. C’est le même scénario qui se répète avec la mainmise sur les terres arables comme avec celles de l’or vert. Pour un prix ridicule, avec bakchich à la clef, on expulse, on  vol des millions d’hectares de terre en Afrique pour y semer des plantes hybrides ou génétiquement modifiées. Le terme «win-win» (gagnant-gagnant) est utilisé par les prédateurs pour convaincre les populations qu’ils y gagneront au change, tout au plus des emplois harassants pour quelques dizaines d’habitants ! Les résistants sont interpellés, certains incarcérés…


Les idéologues de la Banque mondiale ont élaboré la justification suivante : les cultivateurs du Bénin, du Burkina Faso, du Niger, du Tchad, du Mali ne produisent en temps normal… que 600 à 700 kilos de mil sur un hectare alors qu’en Europe, 1 hectare produit 10 tonnes de blé ! CQFD.

 

Lors d’une assemblée du Conseil des droits de l’homme, à Genève, celle-ci devait se prononcer sur une Convention permettant aux paysans spoliés de défendre leurs droits à la terre. Après mains palabres, elle fut rejetée avec La complicité des Etats occidentaux, y compris la France pour ne pas porter préjudice à Bolloré, Vilgrain et autre Fruitière de Marseille !


Dans son dernier chapitre L’espérance, Jean Ziegler cite le Mahatma Gandhi : «Le monde a assez pour satisfaire les besoins de tous, mais pas assez pour satisfaire la cupidité de tous ». A mon humble avis, rien n’a réellement changé depuis Gandhi. Où donc Ziegler va-t-il chercher l’espérance ? Peut-être dans un proverbe chinois cité par Che Guevara : "Les murs des puissants s’écroulent par leurs fissures" !

Ziegler à BFM:

http://www.dailymotion.com/video/xn78vl_bourdin-2012-jean-ziegler_news

 

Voir ou revoir la vidéo de Jean Ziegler :

http://www.seuil.com/video-75.htm

 

Extraits:

http://www.seuil.com/extraits/9782021060560.pdf

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07/01/2012

« Destruction massive » 4ème et 5ème partie

 


Le dernier livre de Jean Ziegler :
Destruction massive
Où la  Géopolitique de la faim, Editions du Seuil, 350 pages, 20 €
Pour vous permettre de découvrir le livre de Ziegler, j’ai inséré en gras et en italique les titres des chapitres dans un bref texte d’introduction.

Quatrième partie :

La ruine du PAM et l’impuissance de la FAO

Et pourtant l’auteur nous explique dans ce chapitre les interventions du PAM, le Programme alimentaire mondial, chargé de distribuer une aide d’urgence partout où sévit la famine. Son temps de réaction est de l’ordre de 48 heures. Doté de navires, de milliers de camions et d’une flotte d’avions cargos, il intervient dans les zones sensibles, dans les camps de réfugiés et notamment au Darfour, au Pakistan, en Afghanistan. C’est sur le terrain qu’il découvre L’effroi d’un milliardaire, un richissime Américain, James T. Morris, parachuté par Georges W. Bush à la direction exécutive du PAM ! Bien qu’ils ne partageaient pas les mêmes opinions politiques, Morris défendit les rapports que Ziegler présentait deux fois l’an à l’Assemblée générale de l’ONU à Ney York.


Depuis la crise de 2008, les moyens mis à disposition du PAM ont été réduits de plus de la moitié, l’obligeant à suspendre les repas scolaires qu’il fournissait à 730.000 enfants répartis sur une quinzaine de pays. Et ainsi de suite, ses aides alimentaires ont été fortement réduites de part le monde marquant ainsi La grande victoire des prédateurs que sont les spéculateurs et les financiers internationaux.


Ses moyens financiers s’étant effondrés, le PAM a été dans l’obligation de procéder à La nouvelle sélection. Il ne peut, hélas, intervenir partout où il le faudrait et son centre opérationnel de Rome est obligé d’établir la hiérarchie de la misère et de secourir les groupes les plus vulnérables ! Une sélection à vous glacer le sang…


Que dire du Bangladesh, un pays d’extrême pauvreté, si ce n’est la rencontre de Ziegler avec Jalil Jilani et ses enfants qui n’a pas droit à l’aide du PAM… Imaginez Dacca, la capitale : 15 millions d’habitants aujourd’hui contre 500.000 en 1950, des bidonvilles de 800.000 personnes, des usines textiles où une couturière est payé 25 centimes pour un jeans de marque vendu 57 euros en France !


Fondée sous l’impulsion de Josué de Castro en 1946, la FAO dépend des Nations unies, 191 Etats en sont membres. Combattue par les géants de l’agro-alimentaire, elle est devenue exsangue, elle a perdu quasiment toute possibilité d’action. Dans le chapitre : La défaite de Diouf, l’auteur résume les avatars de cette organisation onusienne.

Cinquième partie :

Les vautours de « l’or vert »

Ecoutons Peter Brabeck, le président de Nestlé, le plus grand trust alimentaire du monde : « Avec les biocarburants nous envoyons dans la pauvreté la plus extrême des centaines de millions d’êtres humains ». C’est en reproduisant cette phrase que Ziegler règle ses comptes avec Le mensonge des partisans du carburant vert et de L’obsession de Barack Obama, ardent défenseur « d’une cause de sécurité nationale » !


Son constat est clair comme 50 litres de bioéthanol qui, pour le produire, nécessite 358 kilos de maïs, de quoi nourrir un enfant zambien ou mexicain durant une année !


Quid de La malédiction de la canne à sucre, soit une dizaine de pages pour expliquer qu’au Brésil la canne à sucre subit le même sort que le maïs ou le blé. Raison d’éprouver de la rancœur envers l’ex président Lula qui a beau jeu de dire à Ziegler, à la tribune de l’ONU, que la canne n’est pas comestible… Et les forêts de l’Amazonie que l’on brûle par milliers d’hectares pour agrandir les surfaces cultivées ?


La malédiction de l’or vert s’étend dans plusieurs pays d’Asie, d’Amérique latine et d’Afrique. On assiste à la Recolonisation, à l’accaparement des terres par les trusts des agro carburants privant ainsi la population autochtone des ressources vivrières indispensables à leur survie. Et ce n’est qu’un début car la chasse à l’or vert est lancée et personne n’intervient pour stopper ce cataclysme en devenir. Que ne ferait-on pas pour faire rouler nos bagnoles avec la complicité des Etats du Nord et du Sud réunis pour la bonne cause ?


… à suivre

Voir ou revoir la vidéo de Jean Ziegler :
http://www.seuil.com/video-75.htm

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06/01/2012

« Destruction massive » 2ème et 3ème partie

 


Le dernier livre de Jean Ziegler :
Destruction massive
Où la Géopolitique de la faim, Editions du Seuil, 350 pages, 20 €


Pour vous permettre de découvrir le livre de Ziegler, j’ai inséré en gras et en italique les titres des chapitres dans un bref texte d’introduction.


Au-delà de poignants témoignages, on peut l’assimiler à un récit de voyage au cœur de la misère, de la faim et de la mort.


Et je ne vais pas suggérer aux personnes sensibles de s’abstenir, bien au contraire!

 

Deuxième partie : Le réveil des consciences

Le sociologue genevois consacre deux chapitres à Josué de Castro, un médecin métis du Nordeste brésilien. Sa vie durant, il a combattu les problèmes de l’alimentation et de la nutrition en Amérique du Sud par des travaux scientifiques et une cinquantaine d’ouvrages de référence.

Selon Alain Bué, la thèse de son œuvre peut se résumer ainsi : « Quiconque a de l’argent mange, qui n’en a pas meurt de faim ou devient invalide ». C’est en hommage au célèbre livre de José de Castro « Géopolitique de la faim », paru en 1951, que Ziegler a sous-titré son ouvrage. La pensée et l’action de cet homme hors du commun ont été déterminantes dans le réveil des consciences qui, hélas, s’est endormi depuis !

Sa nomination comme ambassadeur auprès des Nations unies à Genève lui  a certainement sauvé la vie lors de la prise du pouvoir par le général Castello Branco en 1964. Il fut accueilli en France et enseigna au Centre universitaire expérimental de Vincennes jusqu’à sa mort en 1973.


Il va sans dire que Le « plan faim » d’Adolf Hitler faisait partie de sa stratégie pour asservir les populations d’Europe et particulièrement celles de l’Est. Son ministre du Travail n’avait-il pas déclaré : « Une race inférieure a besoin de moins d’espace, de moins de vêtements et de moins de nourriture que la race allemande ! » Staline, lui aussi, s’est illustré en massacrant par la faim.


Après guerre, la France a souffert durant de longues années de pénurie alimentaire. Le plan Marshall y a remédié peu à peu puis surgit Une lumière dans la nuit : les Nations unies. La Déclaration universelle des droits de l’homme en 1948 et la création d’organisations spécialisées (FAO, OMS, OIT, OMM, etc.) ont brisé le tabou de la faim. Le tabou… mais pas la faim !

Troisième partie : Les ennemis du droit à l’alimentation

L’auteur règles ses comptes dans Les croisés du néolibéralisme. Il n’y va pas de main morte pour dénoncer les organisations mercenaires des Etats-Unis que sont l’OMC, le FMI  et la Banque mondiale ! « Pour eux, il n’est de droits de l’homme que civils et politiques », dit-il.

Il fustige le monopole qu’exercent les 200 premières sociétés de l’agroalimentaire, parmi elles, celles qui dominent le marché des semences, des engrais et des pesticides. Page après page, Ziegler dissèque les mécanismes et le comportement de ces rapaces qui contrôlent la production et la distribution de l’alimentation mondiale. Il témoigne de ce qu’il a vu sur place au cours de ses nombreux périples, des dispensaires privés de tout, des mourants par milliers, des ONG qui se débattent tant bien que mal, de la FAO et du PAM qui n’ont plus qu’un rôle résiduel.


Son chapitre intitulé : Les cavaliers de l’Apocalypse est en fait le procès des  banquiers  sans scrupules que sont le FMI et la Banque mondiale avec l’appui inconditionnel de l’OMC, l’Organisation mondiale du commerce. Comment gérer les dettes de 122 pays du tiers-monde sans exiger d’eux en remboursement la quasi-totalité de leurs maigres ressources ?


Savonarole au bord du Léman, c’est ainsi que Ziegler nomme le socialiste français Pascal Lamy, directeur de l’OMC, l’organisme cité plus haut, dont le rôle est de défendre le libre-échange qui tue…Cet homme-là n’a pas d’état d’âme quand il s’attaque à la gratuité de l’aide alimentaire ! Encore moins quand il favorise l’exportation en Afrique de céréales subventionnées qui coûtent moins cher que celles produites sur place !

 

...à suivre


Voir ou revoir la vidéo de Jean Ziegler :
http://www.seuil.com/video-75.htm

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04/01/2012

1. "DESTRUCTION MASSIVE",



Le dernier livre de Jean Ziegler
Où la « Géopolitique de la faim », Editions du Seuil, 350 pages, 20 €


Pour vous permettre de découvrir le livre de Ziegler, j’ai inséré en gras et en italique les titres des chapitres dans un bref texte d’introduction.
Au-delà de poignants témoignages, on peut l’assimiler à un récit de voyage au cœur de la misère, de la faim et de la mort.
Et je ne vais pas suggérer aux personnes sensibles de s’abstenir, bien au contraire !

Première partie : Le massacre

« La faim tient du crime organisé ».
Cette phrase est en première page du livre de Ziegler. Et de recenser la Géographie de la faim sur cette terre incapable de nourrir ses hommes !


On ne parle jamais de La faim invisible, le deuxième chapitre qui décrit les séquelles de la malnutrition, souvent plus terribles que la faim tout court, car elles détruisent l’homme petit à petit, provoquent des carences irréversibles, des souffrances, pour aboutir à une mort programmée. Il s’ensuit des maladies de la faim comme La tragédie du noma, le cancrum oris qui dévore le visage des enfants comme ce fut le cas dans les camps nazis. Jusqu’à l’OMS et des chefs d’Etat africains, dont le Sénégalais Wade, qui demeurent indifférents face ce fléau car il n’est pas contagieux !


Et l’on en vient aux Crises prolongées provoquées par les cataclysmes, la sècheresse, les criquets, les conflits comme au Proche-Orient, à Gaza, dans les régimes totalitaires, la Corée du Nord.
Les enfants de Crateùs où le Nordeste brésilien n’échappe pas à la mainmise des grands propriétaires sur plus d’un million de kilomètres carrés.


Ziegler fait référence au livre de Mamadou Cissokho : Dieu n’est pas un paysan. Cette figure du monde paysan africain a créé une organisation de petits producteurs sur tout le continent. Il n’y a en effet rien à attendre de la manne céleste… même en survivant avec 1 à 2 dollars par jour !


Lors des réunions du G 8 et du G 20, le problème de la faim est régulièrement abordé. Les chefs d’Etats font des promesses qui se chiffrent par milliards mais en réalité seuls 15 à 20% sont débloqués.


La faim comme fatalité, jusqu’à la considérer comme une sélection naturelle ! C’est en citant les observations antisociales et racistes du pasteur anglais Thomas Malthus, né en 1766, que l’auteur aborde la théorie de ce comportement assassin.

Voir ou revoir la vidéo de Jean Ziegler :
http://www.seuil.com/video-75.htm

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25/12/2011

"DESTRUCTION MASSIVE", le dernier livre de Jean Ziegler


Où la « Géopolitique de la faim », Editions du Seuil, 350 pages, 20

Voir la vidéo du Seuil :

http://www.seuil.com/video-75.htm

Qui mieux que cet éternel combattant contre la misère et la faim peut rédiger un réquisitoire implacable sur la situation actuelle? Le sociologue genevois n'a pas attendu d'être nommé rapporteur spécial de l'ONU pour le droit à l'alimentation de 2000 à 2008. Depuis son premier livre en 1963, La Contre-Révolution en Afrique, il a consacré l'essentiel de son œuvre à dénoncer les mécanismes d'assujettissement des peuples du monde.

el_suizo_jean_ziegleJean Ziegler.jpg

Ce livre n'est pas celui d'un professeur émérite qui observe les événements tragiques du haut de son bureau de l'Université. Tout au long de sa vie, il a parcouru la terre à la rencontre des peuples opprimés, notamment l'Afrique et l'Amérique du Sud. Sa notoriété lui a ouvert les portes des dirigeants du tiers-monde saisissant l'opportunité de les appeler à plus de tolérance, de démocratie et d'humanité envers leur peuple. Certains ont d'ailleurs été ses étudiants !

Les faits que Jean Ziegler dénoncent sont concrets, précis, pris sur le vif, sans appel. Avec sa fougue légendaire, il s'exprime sans concession quitte parfois à « choquer » son auditoire lors des conférences et des interviews.

Ce battant n'y va pas par quatre chemins lorsqu'il cloue au pilori la complicité des Etats occidentaux, les cavaliers de l'Apocalypse (l'OMC, le FMI et la Banque mondiale, propagateurs de la foi néolibérale, de la totale libéralisation des marchés et de la privatisation des services publics), la faim invisible, Genève, capitale mondiale des spéculateurs agroalimentaires, le vol des terres ou la malédiction de la canne à sucre, pour ne citer que quelques chapitres.

ZIEGLER 9782021060560.jpg

Le livre, les documents, les constats, l'analyse sont si denses, véridiques et tragiques qu'il me faudra bien le relire et le relire pour en faire une synthèse, si tant est que je puisse la faire, bien entendu après les fêtes, pour ne pas vous couper l'appétit des bombances de fin d'année !

Réécoutez l'interview de Jean Ziegler lors de l'émission de Daniel Mermet, Là-bas, si j'y suis, du 25 octobre 2011 :

 

http://www.franceinter.fr/emission-la-bas-si-j-y-suis-ent...

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26/06/2011

Les Alpilles au pas de l'âne au Club de la Presse

Voici ce que publie Michel Raphael dans le site du Club à propos du livre :

"Les Alpilles au pas de l'âne"

Vous êtes ici : Club de la Presse » Le kiosque » A lire »

Les Alpilles au pas de l’âne, de Fred Oberson

26 juin 2011

ALPILLES-RECTO-COMP-210x300.jpgSavez-vous par quel mystère Montauban pourrait se confondre avec Fontvieille ? Que Paradou n’a rien de Paradis ? Comment Mouriès a pu faire de l’œil à la Venus de Milo ? D’où Eyguière tire son nom ?  Et le Choupin de Lamanon, avez-vous la moindre idée de ce qu’il peut bien être ?

Fred Oberson, lui, le sait. Cet infatigable marcheur, venu du pays du Léman, est tombé amoureux des Alpilles. Depuis plus de vingt ans, il parcourt les routes et les chemins de la Provence de Daudet, prend des notes et écrit son émerveillement.

Pour fêter la dixième édition du Festival des Alpilles, qu’il préside, Vincent Bertomeu à lancé un défit à notre promeneur-écrivain : « écrire un roman dédié aux Alpilles, à leur patrimoine, à leurs grands auteurs et à la vie quotidienne de leurs habitants ». Défit relevé avec bonheur dans un petit ouvrage de 180 pages, « Les Alpilles au pas de l’âne », paru chez l’éditeur arlésien Icône.

Accompagné de Pomme, un « Petit Gris de Provence », cet âne léger au pied sûr, marqué de la croix de Saint André, l’auteur s’en est allé à la découverte des seize villes et villages fondatrices du festival -un choix qui en vaut d’autres- glanant une anecdote ici, une légende là, un récit historique, un portrait savoureux …

Au bout de son périple, il nous livre un délicieux compagnon de vacances, à déguster l’esprit en repos, à l’heure méridienne, sous l’ombre fraîche d’« une » Platane. Mais tous comptes faits, un Acacias ferait tout aussi bien l’affaire …

Vous pouvez vous le procurer par internet au prix de 15 euros :

atelier.icone@wanadoo.fr

festivaldesalpilles@gmail.com

A lire également :

  1. Fred Oberson invité du Festival des Alpilles
  2. Les lettres de Nos Moulins à Eygalières
  3. Mémoires du quotidien, récits et images du Sud
  4. 26 siècles de Marseille par vingt-six journalistes
  5. 25 ans de Marseille par ses journalistes

 

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29/03/2011

C'est à lire...

Chers Amis clients lecteurs,

Le printemps arrive et la rue Leschot revit... Terrasses et livres à l’extérieur des librairies... Et les nouveautés de continuer d’affluer...

Ian Mc Ewan
Solaire
Editions Gallimard
Prix : 37 Fr

Michael Beard aurait tout de l'antihéros pathétique (boulimique, chauve, bedonnant, proche de la soixantaine et son mariage est sur le déclin) s'il ne s'était vu décerner le prix Nobel de physique. Après sa rencontre avec un étudiant, Tom Aldous, une série de péripéties vont le conduire à le tuer (il le trouve avec sa femme), plagier ses travaux et sombrer dans l'errance. On retrouve tout le talent de Mc Ewan, l’un des plus brillants auteurs anglais contemporains.

Jean Teulé
Charly 9
Editions Julliard
Prix : 36 Fr

C'est par ce surnom, Charly, que Jean Teulé désigne Charles IX, roi de France de 1560 à 1574 dont il évoque les actes les plus extravagants et sanglants : empoisonnement d'une partie de la population avec le muguet du 1er mai, fabrication de fausse monnaie, invention du poisson d'avril, etc.
Un livre entre histoire et fiction, bien documenté, féroce et cocasse !!

Peter Carey
Parrot et Olivier en Amérique
Editions Christian Bourgois
Prix : 40 Fr.

Le voilà... Le roman que l’on ne lâche pas... Sans doute un des meilleurs de ce début d’année 2011.


Peter Carey, deux fois Booker Prize !!, seul Coetzee a eu les mêmes distinctions !, auteur australien pas assez connu nous offre là un roman magnifique inspiré du voyage de Tocqueville en Amérique...
Né dans une famille d'aristocrates français juste après la Révolution, Olivier détonne tout comme Parrot, un fils d'imprimeur condamné pour contrefaçon. Leurs vies, commencées de différents côtés de l'histoire, vont se lier par l'intermédiaire d'un mystérieux marquis manchot. Quand le jeune Olivier part pour le Nouveau Monde, Parrot est chargé de l'accompagner. Commence une saga digne de Philéas Fogg et de Passepartout...
Une langue riche, un récit passionnant, une nostalgie à quitter ces deux personnages à la fin du livre... Bref tous les ingrédients d’un très grand livre !



Quelques livres d’histoire...

Georges Minois
Le poids du nombre
L'obsession du surpeuplement du onde dans l'histoire
Editions Perrin
Prix : 49 Fr.

Depuis quelques années, le spectre de la surpopulation refait surface : 220000 bouches supplémentaires chaque jour à nourrir dans le monde...
Cette étude porte sur les partisans et les opposants d'une natalité sans frein à travers l'histoire. L'auteur ne traite pas du surpeuplement en soi mais de l'idée que s'en sont faite les individus et les sociétés à travers l'analyse de différents penseurs comme Platon ou Malthus.

John Keegan
La Guerre de Sécession
Editions Perrin
Prix : 46 Fr.

Occultée par la vision littéraire antagoniste de "La Case de l'Oncle Tom" et d'"Autant en emporte le vent", la guerre de Sécession demeure méconnue.
Cette Histoire de la guerre de Sécession, dans laquelle l'auteur, un des meilleurs historien de cette guerre, remet en question beaucoup d'idées reçues. Il explique également l'impact de cette longue guerre sur la situation économique, la psychologie et l'évolution des comportements, en particulier pour les femmes.

Emilio Gentile
L'Apocalypse de la modernité
La Grande Guerre et l'homme nouveau
Editions Aubier
Prix : 49 Fr.

L'idée de guerre qui conduira à la Première Guerre mondiale est présente dans toute l'Europe bien avant 1914. Dès les années 1870 se développe le thème du déclin de l'Occident et l'idée d'une régénération nécessaire de l'homme par la guerre. E. Gentile explore ce thème chez les artistes et les intellectuels de cette période et dévoile ainsi une face sombre de la Belle Epoque.

Le catalogue de l’exposition du Musée de la Fondation de l’Hermitage à Lausanne :

El Modernismo
De Sorolla à Picasso
1880 – 1918
Editions Cinq Continents
Prix : 60 Fr.

A l'occasion d'une exposition à la Fondation de l'Hermitage de Lausanne, une présentation synthétique de la peinture espagnole de la fin du XIXe sècle et du début du XXe : Anglada, Sorolla, Zuloaga... ou encore Casas, Picasso, Rugoyos...

Dans l’attente du plaisir de vous voir, je vous adresse mes plus cordiales salutations.

François Pulazza

LIBRAIRIE LA PART DU REVE
François PULAZZA
4, rue Leschot
1205  GENEVE

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