alpilles13 ALPILLES13

22/04/2009

DEVINETTE

Qui a prononcé cette insulte parue dans le "Canard enchainé" d’aujourd’hui ?

"Les journalistes, ce sont des nullards, il faut leur cracher à la gueule, il faut leur marcher dessus, les écraser. Ce sont des bandits. Et encore, les bandits eux, ont une morale."

19/04/2009

Super Ségo est arrivée...

Après Dakar, ce coup-ci, c'est à cause de ce qu'il aurait dit à Zapatero...

Super Ségo.
Super Ségo.
Montage LePost

Dans un communiqué de presse, sur le site Désirs d'avenir, on apprend que Ségolène Royal a écrit au premier ministre espagnol Jose Luis Zapatero, pour s'excuser des propos tenus par Nicolas Sarkozy:
"Elle lui a assuré que ces propos n'engageaient ni la France, ni les Français. Elle a également assuré Jose Luis Zapatero de toute sa considération, en partie pour les réformes courageuses conduites en Espagne et surtout pour son attachement à réaliser ses promesses de campagne électorale, avec un comportement éthique qui devrait servir de modèle."

Qu'avait dit Nicolas Sarkozy?
Selon Libération de vendredi, le chef de l'Etat aurait notamment déclaré mercredi, lors d'une réunion avec des députés, que M. Zapatero "n'est peut-être pas très intelligent. Moi, j'en connais qui étaient intelligents et qui n'ont pas été au second tour de la présidentielle". (Ce qui est démenti par l'Elysée).

Au passage, Ségolène Royal tâcle Sarko:
"Le mandat de Président de la République impose un devoir de maîtrise de son langage et de son comportement afin de ne pas porter aux intérêts de la France." a-t-elle estimé.

Un remake?
Lors de son passage au Sénégal, début avril, Ségolène Royal s'était déjà excusée pour des propos tenus par le président de la république. "Quelqu'un est venu vous dire à Dakar après tout cela que l'homme africain n'est pas entré dans l'Histoire. Pardon, pardon pour ces paroles humiliantes qui n'auraient jamais dû être prononcées," avait-elle dit sous un tonnerre d'applaudissements dans l'enceinte de la maison du Parti socialiste sénégalais.

24/03/2009

MEDIAPART, un autre journal

MEDIAPART, une bouffée d’oxygène pour la démocratie

 

mediapart+logo.jpgIl y a un an, le 16 mars 2008, naissait MEDIAPART, nouveau journal indépendant, fondé par Edwy Plenel, François Bonnet et Laurent Mauduit, anciens journalistes au Monde. Rejoignant le club des journaux citoyens du Web, où l’on retrouve AgoraVox, la Télélibre, Rue89, Backchich, … MEDIAPART a conquis de nombreux lecteurs par la qualité de ses analyses, par ses informations inédites, scoops relayés ensuite par les médias traditionnels, par la redécouverte d’un journalisme d’investigation et d’engagement politique de défense des valeurs de la démocratie, par sa vigilance démocratique, ainsi que par sa relation étroite et participative avec ses lecteurs. Il nous a donné une véritable bouffée d’oxygène dans ce monde médiatique pollué par la dépendance financière à l’égard des actionnaires ou des annonceurs en connivence avec le gouvernement.

MEDIAPART a fait le pari Internet, ne subissant ainsi pas les coûts d’édition et de distribution de la « vieille presse » papier, tout en bénéficiant des nouveaux outils multimédias disponibles sur Internet ainsi que de la participation interactive des lecteurs internautes sur leurs blogs, au sein d’éditions participatives sur des thèmes et par leurs commentaires à la fois critiques, enrichissants et constructifs, attestant aussi l’adhésion ou au contraire l’aversion des lecteurs aux faits relatés et aux analyses produites.

MEDIAPART a aussi fait le choix délibéré de l’actionnariat indépendant des groupes financiers, les journalistes fondateurs étant majoritaires et le reste de l’actionnariat étant composé d’actionnaires privés indépendants, de lecteurs soutenant le projet. Il a aussi opté pour  l’abonnement payant, même si le prix est très raisonnable (9 euros par mois, avec possibilité d’annuler l’abonnement librement sans frais). Ceci pour ne pas subir le joug des annonceurs.

Ce nouveau modèle est intéressant et peut se révéler précurseur face à une presse traditionnelle subissant une grave crise économique et démocratique, incapable de rentabiliser ses coûts face à des recettes en chute libre et à la baisse de son lectorat, suicidaire en fournissant gratuitement sur Internet ses contenus payants sous forme papier, assujettie aux pressions de ses actionnaires et de ses annonceurs.

Ce nouveau modèle paraît aussi novateur en tant que nouvel outil politique de vigilance démocratique citoyenne sur des thèmes transcendant les partis politiques, comme la défense des valeurs de la démocratie. Quelle que soit la couleur politique éventuelle des lecteurs ou leur neutralité politique, ceux qui se reconnaissent dans ces valeurs et sont animés de la volonté de les défendre se retrouvent au sein de ce journal. Il est vrai que MEDIAPART a la réputation d’être « de gauche » (de l’extrême gauche au centre d’opposition sans exclure des membres de la droite attachée aux valeurs républicaine), la réputation surtout d’être « anti-sarkozyste », du fait des critiques ouvertement faites par Edwy Plenel et d’autres de ses journalistes envers la façon dont Nicolas Sarkozy conduit la présidence du pays, que ce soit dans la manière dont il exerce le pouvoir comme dans ses prises de position qu’il impose maintenant au pays, sans contrepouvoir ou face à des contrepouvoirs annihilés, émasculés, impuissants. Mais ce n’est pas la personne de Nicolas Sarkozy qui est visée, ni même le parti qui l’a porté au pouvoir qu’est l’UMP, c’est bien les faits, les décisions prises lorsqu’elles contreviennent au respect de la démocratie et de la République, à l’intérêt général des citoyens, ou dans le comportement irrespectueux à l’égard de ces derniers ou de la loi que l’Etat est sensé garantir, qui motivent ces critiques.

Rappelons ainsi que la démocratie, idéal de gouvernance de la société par le peuple, exige pour fonctionner correctement :

1- un cadre institutionnel garantissant la représentation fidèle des citoyens, des courants d’opinion, la séparation des pouvoirs exécutifs, législatifs, judiciaires et aussi financiers et médiatiques, la liberté individuelle et le droit de vote,

2- un droit à l’éducation pour tous les citoyens afin de leur permettre d’exercer leur conscience et leur responsabilité, de savoir analyser l’information, de tirer des conséquences de l’histoire, de discerner le vrai du faux, les propositions crédibles des discours démagogiques,

3- un accès libre à l’information et la liberté de la presse, la garantie d’un pluralisme des courants d’opinion et de l’indépendance de la presse et des médias.

Aujourd’hui ces trois piliers sont mis à mal. La séparation des pouvoirs n’est pas respectée. La justice est mise au pas par le gouvernement, son indépendance est niée, le parquet est sous l’autorité de la Chancellerie, du Garde des Sceaux qui lui-même est membre du gouvernement. La connivence entre le pouvoir exécutif et les puissances financières, qui elles-mêmes détiennent en majorité le pouvoir médiatique, la soumission de l’audiovisuel public (40% d’audience) à l’autorité du chef de l’Etat, sont une entrave au fonctionnement démocratique. La soumission de fait de l’Assemblée Nationale au bon vouloir présidentiel par le fait majoritaire qui donne beaucoup plus de pouvoir, dans des proportions considérables, au parti du gouvernement comparé au score des votes au législatives, donc ne représentant pas les citoyens de façon équitable, fait partie de ces anomalies.

L’éducation remplit de moins en moins sa mission, toujours plus privée de moyens, bénéficiant de fait plus aux populations favorisées. Le décervelage organisé des citoyens au travers des émissions télévisées débilisantes, les jeux d’argent et le star system, utilisant les minutes ou les heures de cerveau disponible à anesthésier les citoyens plutôt qu’à éveiller leur conscience et leur responsabilité, la peopolisation de la vie politique, participent  à cette démobilisation, à cette déculturation, à la perte de confiance dans les politiques, le désintérêt croissant qu’ont les citoyens envers la chose publique et la presse écrite.

MEDIAPART, en défendant ces valeurs et en redonnant goût aux citoyens pour la presse, la lecture, la politique, est un véritable outil politique et démocratique, fait œuvre de salubrité publique, mais il est plus que ça. Il nous redonne de l’espoir, de l’oxygène, de l’enthousiasme.

Hier, en accueillant ses lecteurs dans ses locaux du XIIème arrondissement rue Brûlon, pour une série de débats thématiques passionnants, MEDIAPART nous a montré qu’il n’était pas virtuel, mais bien humain, ancré dans la réalité, concret et tourné vers l’avenir.

DECOUVRIR MEDIAPART:

http://www.mediapart.fr/

 

Et l'article sur Libération:

Samedi, 21 mars, la journaliste Frédérique Roussel et le photographe Jean-Michel Sicot de Libération ont rendu visite à Mediapart lors de la journée portes ouvertes organisée à l’occasion du premier anniversaire de la naissance de notre journal en ligne.

Pour tous ceux qui n’auraient pas lu le Libé de lundi 23 mars, je prends la liberté de publier, ci-dessous, le lien de l’article objectif et amical paru dans les colonnes du journal :

http://www.ecrans.fr/Sur-Mediapart-l-info-paye,6698.html

06/11/2008

Pédophilie: l'Eglise suisse face à ses silences

 

Voici un article de Fabrice Arfi paru le 5 novembre 08  sur le site Mediapart :

  

Dans l'avion qui le conduisait en avril dernier à Washington pour sa première visite aux Etats-Unis, le pape Benoît XVI a fait acte de repentance devant quelques journalistes: «Nous avons profondément honte. L'Eglise fera tout son possible pour guérir les blessures causées par les prêtres pédophiles.» Elle va avoir fort à faire en Suisse – mais aussi en France – où une affaire de prêtre pédophile, dont l'ampleur inattendue vient d'être révélée par la justice et la police de Fribourg, est en train de jeter le trouble sur les longs silences de l'église catholique. Et de traumatiser la société helvète.

 

Après dix mois d'instruction, la juge du canton de Fribourg, Yvonne Gendre, a rendu publics, lundi 3 novembre, les résultats d'une enquête de la police locale qui a recensé vingt-quatre enfants victimes, entre 1958 et 1995, du prêtre capucin Joël Allaz. Un homme respecté, jouissant d'une excellente réputation et même, dit-on, d'un certain charisme... Muté par sa hiérarchie à chaque fois qu'une affaire se faisait jour, celui-ci n'a jusque-là jamais été inquiété par la justice.

 

Les choses vont peut-être changer. Sur les vingt-quatre cas recensés, nombre d'entre eux – vingt-deux – sont couverts par la prescription. Mais pas tous. Les deux autres, qui concernent le neveu du religieux (en 1992) et un enfant de onze ans (en 1995), ont en revanche eu lieu en France, dans la région de Grenoble (Isère), où le père Allaz a été envoyé par ses supérieurs à la fin des années 1980, loin de scandales naissants de l'autre côté du Lac Léman.

 

Sitôt les résultats de son enquête connus, la juge Gendre a annoncé qu'elle communiquera «dans les prochains jours» son dossier d'instruction au parquet de Grenoble, à qui il échoit désormais de donner les suites judiciaires adéquates à cette affaire.

 

  «Comment le capucin a pu agir en toute impunité»

 

Dans un document communiqué à la presse suisse, dont nous avons obtenu copie, la magistrate dit se «pose[r] évidemment la question de savoir comment le capucin a pu agir en toute impunité durant toutes ces années». L'enquête de la justice suisse a notamment pu établir qu'en 1989 une des victimes du père Allaz, "Jacques" (qui sera officiellement indemnisé plus tard par l'Eglise...), avait alerté la hiérarchie diocésaine sur les sévices subis, par lui et d'autres enfants.

 

La juge Yvonne Gendre écrit: «La question se règle en trois jours par l'Evèque Mgr Mamie et le Provincial de l'Ordre des capucins, le père Gervais Aeby.» Le père Allaz est alors «déplacé» dans la région de Grenoble, où il aura la responsabilité de plusieurs paroisses et restera au contact des enfants.

 

«Il est légitime de se demander si le fait d'envoyer le frère en France, sans ouvrir une enquête canonique ni chercher à savoir ce qui s'était réellement passé, à un moment donné où des rumeurs commençaient à se faire entendre, constitue une entrave à l'action pénale», note encore la magistrate. Qui conclut toutefois à la prescription des faits, qui ne sont passibles de poursuites que dans un délai de sept ans.

  

Evoquée une première fois en 2002 dans l'émission "Temps présent" de la Télé suisse romande (TSR) par l'une des victimes anonymes – "Jacques" – du prêtre capucin, l'affaire Allaz a été relancée en janvier dernier après la publication dans l'hebdomadaire Tribune de Lyon (voir la Boîte noire de cet article) des confessions de ce dernier, qui reconnaissait avoir été l'auteur d'actes de pédophilie en Suisse et avoir récidivé en France. «Une fois», avait-il dit. L'enquête de la juge Gendre a d'ores et déjà pu établir que c'était, au moins, une fois de plus.

 

Un ancien compagnon de route du capucin, Jacques Duperthuy, se souvient très bien de l'arrivée de Joël Allaz à Grenoble. Il a confié récemment à un journaliste de France 3 ce que son supérieur lui avait raconté à l'époque: «Les Suisses ont un petit problème avec un frère. Il a eu une histoire avec des enfants mais il a fait une formation [et] il semble repartir du bon pied.»

 

  «Le mot complicité me fait mal pour l'Eglise, mais c'est vrai»

 

Après le témoignage insoutenable de "Jacques" à la télé (en 2002), l'évêché de Lausanne-Genève-Friboug a indemnisé à hauteur de 61.000 euros l'ancien enfant de chœur... au titre de son traitement médical post-traumatique. Mais aucune enquête judiciaire n'a été diligentée.

 

Il faudra attendre encore six années et les confessions du père Allaz, dont les agissements étaient manifestement connus de beaucoup de monde, pour que la justice se penche sur le parcours du capucin. Car celui-ci ne s'arrête pas à Grenoble.

 

Quelques mois après les remous suscités par l'émission "Temps présent", Joël Allaz est encore muté. Cette fois dans la banlieue de Lyon, au sein de la petite communauté des capucins de Bron qui vit dans un austère bâtiment caché par les feuillages. Le prêtre y reste jusqu'en 2005 avant de rejoindre, sans difficulté, la Suisse où il élira domicile chez les capucins de Delémont. Un endroit un peu perdu au creux des montagnes du Jura suisse.

 

Au plus fort de la pression médiatique suscitée par le cas Allaz, le responsable de l'Eglise à Fribourg, Nicolas Betticher (photo), a reconnu le 20 janvier dernier dans un entretien au quotidien Le Matin la «complicité» de l'Eglise dans cette affaire. «Le mot complicité me fait mal pour l'Eglise que j'aime, mais c'est vrai. Il est évident que la procédure n'a pas été faite à l'époque. Sinon, il n'y aurait peut-être pas eu de récidive. Toutefois, le risque zéro n'existe pas. Mais il doit y avoir tolérance zéro», a-t-il déclaré, cinquante ans après les premiers agissements du prêtre.

 

 

Découvrez le journal numérique Mediapart :

 

www.mediapart.fr

·        

02/07/2008

Sarko, l'avez-vous vu?

Le voici sur "huitante-neuf" comme ne disent pas les Français: :

 

 

http://www.rue89.com/2008/06/30/les-images-de-sarkozy-en-...

 

 Mercredi 2 juillet 23h00

Du jamais vu: un média qui menace un autre média de procès pour révéler ses sources! Les avocats de France3 ont adressé mercredi matin un courrier comminatoire à Rue89 pour exiger que leur soient révélées les conditions dans lesquelles notre site s'est procuré la vidéo de Nicolas Sarkozy sur le plateau de France3 lundi soir. Le courrier des avocats exige également que nous retirions cette vidéo du site et la destruction du document en question.

La démarche de France3 a de quoi surprendre. Et choquer. Tous les médias sont soumis régulièrement à des demandes de révéler leurs sources, et France3 en a eu sa part par le passé. Mais généralement, c'est l'Etat qui initie ce genre de démarches qui suscitent la plupart du temps, et à juste titre, des protestations des organisations professionnelles de journalistes. Des démarches suffisamment controversées pour que le garde des Sceaux se penche sur ce sujet épineux.

Lorsqu'un média effectue à son tour de telles démarches inquisitrices, on ne peut que s'inquiéter. "C'est une première", souligne Me Basile Ader, avocat spécialisé dans les affaires de média:

"C'est étonnant, je ne sais pas comment ils font s'ils ont des émissions d'investigation... Surtout que le sujet est en ce moment débattu au Parlement."

Le contexte de cette affaire est clair: en pleine controverse sur le financement de la télévision publique (le PDG de France Télévisions, Patrick de Carolis, a menacé mercredi matin sur RTL de démissionner si le compte n'y est pas), France3 est soumis à d'intenses pressions de l'UMP et de l'Elysée. France3 reporte clairement cette pression sur Rue89.

La vidéo en question, tournée dans les minutes qui précédaient le "direct" du Président dans le 19/20 de France3, n'est pas, comme on a pu le lire ici et là, une intrusion dans la vie privée: elle constitue un document, dont de nombreux commentateurs ont souligné la pertinence, pour comprendre un peu mieux les coulisses des rapports entre le Président et les journalistes, ainsi que l'ambiance autour du conflit de France Télévisions.

Si France3 veut faire la chasse à la vidéo, elle aura du boulot. Ce document a été jugé suffisamment significatif pour être repris sur la quasi totalité des sites d'information de France, d'innombrables blogs, des chaînes de télévision françaises, ainsi qu'à l'étranger. Et il a été vu par plus d'un million d'internautes en 24 heures!

Bien évidemment, Rue89 ne révèlera jamais la source de ces images.

Mise à jour 02/07/08, 21heures. Selon LePost.fr, Paul Nahon a "demandé au service juridique de la chaîne de retirer la demande de citation des sources dans la plainte". Paul Nahon nous a confirmé mercredi soir qu'il avait "mis en garde" ce service sur cette question: "on ne demande pas à des journalistes de dévoiler leurs sources".

 

 

09:02 Publié dans Revue de presse | Tags : video, sarko | Lien permanent | Commentaires (0)

29/06/2008

Les doigts dans le nez!

Politique

UNION EUROPÉENNE.

Comment Sarkozy veut relancer l'Europe

Nathalie Schuck et Henri Vernet

dimanche 29 juin 2008 | Le Parisien

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Mardi, la France prend les rênes des 27 pays de l'Union. Dans un contexte économique difficile et alors que l'Europe est embourbée après le non irlandais au traité de Lisbonne, Nicolas Sarkozy espère néanmoins obtenir des résultats concrets.

A PARTIR de mardi, Nicolas Sarkozy présidera non seulement la France mais aussi l'Europe. Attention pourtant : l'exercice ne dure que six mois et, surtout, le pouvoir du président du Conseil européen n'a rien à voir avec celui d'un chef d'Etat de la V e République. Pas question d'imposer ses quatre volontés aux 27 pays de l'Union européenne (UE).

Le rôle de la « présidence tournante », qui consiste pour l'essentiel à faire avancer les dossiers dans la machinerie lourde et complexe de Bruxelles, s'exerce en général dans la discrétion : combien de Français savent que, depuis le 1 e r janvier, l'UE était présidée par la Slovénie ? Néanmoins, lorsqu'un grand pays prend les commandes, la marge de manoeuvre s'accroît. Ainsi l'Allemagne d'Angela Merkel fit-elle adopter le traité de Lisbonne, ce « minitraité » imaginé par Sarkozy pour sortir l'UE du fossé où l'avait plongé le « non » français au référendum de 2005.

Ironie du sort, c'est au chef de l'Etat que revient la rude tâche de relancer l'Europe après le nouveau non des Irlandais, le 12 juin. Pour celui qui voulait prôner une Europe plus proche et plus protectrice (en luttant contre la hausse du prix de l'énergie), mais aussi plus ambitieuse (projets communs sur l'immigration et la défense), ce brutal coup de frein est une déception. L'Elysée fait mine de positiver, jurant que Sarkozy y voit au contraire « un défi supplémentaire ».

Faire preuve d'écoute et de disponibilité

Il n'empêche, la présidence française devra consacrer temps et efforts à la recherche fastidieuse d'une solution institutionnelle au « no » irlandais. Le numéro un français n'y parviendra qu'à la condition de faire preuve de la même écoute et de la même disponibilité vis-à-vis de ses 26 partenaires que Merkel il y a un an. Lui qui avait déjà beaucoup communiqué sur une présidence qui aurait dû briller devra répondre aux attentes quotidiennes des citoyens européens s'il veut éviter de nouveaux rejets. C'est ce qu'il dira demain soir sur France 3. Ni paillettes ni technocratie, les Français, comme les Européens, attendent de l'UE des résultats.

18/06/2008

La Tribune...

Voici ce qui m'est arrivé à l'insu de mon plein gré en cliquant sur ce site:

 

http://www.tdg.ch

09:55 Publié dans Revue de presse | Tags : gag | Lien permanent | Commentaires (0)

24/05/2008

Souvenirs des palmes d'or...

Je n'ai aucun mérite d'avoir "déniché" le palmarès de Cannes depuis 1946. Cela évoque tellement de souvenirs que j'ai envie de vous faire rêver aussi grâce à l'Internaute!

Voici la liste intégrale de toutes les lauréats de la Palme d'or des précédents festivals. A noter qu'avant 1955, on ne décernait pas encore une Palme d'or, mais le "Grand Prix du Festival International du Film", qui était alors la plus haute distinction. Pour plus d'infos sur le DVD lorsque celui-ci existe, cliquez sur le titre ou sur "Fiche".

Année
Titre - Réalisateur
Genre
Plus...
2005 L'Enfant - Jean-Pierre et Luc Dardenne
Drame
2004 Fahrenheit 9/11 - Michael Moore
Documentaire
2003 Elephant - Gus van Sant
Drame
2002 Le Pianiste - Roman Polanski
Drame
2001 La Chambre du fils - Nanni Moretti
Drame
2000 Dancer in the dark - Lars von Trier
Drame
1999 Rosetta - Jean-Pierre et Luc Dardenne
Drame
1998 L'Eternité et un jour - Theo Angelopoulos
Drame
1997 Le Goût de la cerise - Abbas Kiarostami
Drame
Fiche
L'Anguille - Shohei Imamura
Drame
1996 Secrets et mensonges - Mike Leigh
Drame
1995 Underground - Emir Kusturica
Drame
1994 Pulp fiction - Quentin Tarantino
Policier
1993 Adieu ma concubine - Chen Kaige
Drame
La Leçon de piano - Jane Campion
Drame
1992 Les Meilleures Intentions - Bille August
Drame
1991 Barton Fink - Joel et Ethan Coen
Comédie
1990 Sailor et Lula - David Lynch
Thriller
1989 Sexe, mensonges et video - Steven Soderbergh
Drame
1988 Pelle le conquérant - Bille August
Drame
1987 Sous le soleil de Satan - Maurice Pialat
Drame
1986 Mission - Roland Joffé
Drame
1985 Papa est parti en voyage d'affaires - E. Kusturica
Drame
 
1984 Paris, Texas - Wim Wenders
Drame
1983 La Ballade de Narayama - Shohei Imamura
Drame
1982 Missing - Porté disparu - Costa-Gavras
Drame
Yol - Serif Gören / Yilmaz Güney
Drame

1981 L'Homme de fer - Andrzel Wajda
Drame

1980 Que le spectacle commence - Bob Fosse
Musical
Kagemusha - Akira Kurosawa
Drame
1979 Apocalypse now - Francis Ford Coppola
Guerre
Le Tambour - Volker Schlöndorff
Drame
1978 L'Arbre aux sabots - Ermanno Olmi
Drame

1977 Padre padrone - Paolo Taviani
Drame
1976 Taxi Driver - Martin Scorsese
Drame
1975 Chronique des années de braise - M. L.-Hamina
Drame
 
1974 Conversation secrète - Francis Ford Coppola
Policier
1973 La Méprise - Alan Bridges
Drame
 
L'Epouvantail - Jerry Schatzberg
Drame
 
1972 L'Affaire Mattei - Francesco Rosi
Drame
 
La classe ouvrière va au paradis - Elio Petri
Drame
 
1971 Le Messager - Joseph Losey
Drame
 
1970 M.A.S.H. - Robert Altman
Comédie
1969 If - Lindsay Anderson
Drame

1968
Pas de Festival en raison des événements de Mai 68
1967 Blow up - Michaelangelo Antonioni
Drame
1966 Signore & Signori - Pietro Germi
Comédie

Un homme et une femme - Claude Lelouch
Drame
1965 Le Knack... ou comment l'avoir - Richard Lester
Comédie

1964 Les Parapluies de Cherbourg - Jacques Demy
Musical
1963 Le Guépard - Luchino Visconti
Drame
1962 O Pagador de Promessas - Anselmo Duarte
Drame

1961 Une aussi longue absence - Henri Colpi
Drame

Viridiana - Luis Buñuel
Drame

1960 La Dolce Vita - Federico Fellini
Drame
1959 Orfeu Negro - Marcel Camus
Drame
1958 Quand passent les cigognes - Mikhail Kalatozov
Drame
1957 La Loi du Seigneur - William Wyler
Western
1956 Le Monde du silence - Louis Malle, J.Y. Cousteau
Documentaire

1955 Marty - Delbert Mann
Drame
1954 La Porte de l'enfer - Teinosuke Kinugasa
Drame

1953 Le Salaire de la peur - Henri-Georges Clouzot
Drame
1952 Deux sous d'espoir - Renato Castellani
Drame

Othello - Orson Welles
Drame
1951 Mademoiselle Julie - Alf Sjoberg
Drame

Miracle à Milan - Vittorio De Sica
Fantastique

1950
Pas de Festival en raison de problèmes budgétaires
1949 Le Troisième Homme - Carol Reed
Thriller
1948
Pas de Festival en raison de problèmes budgétaires
1947 Plusieurs prix remis, dont Dumbo - Walt Disney
Dessin animé
Fiche
1946 Plusieurs prix remis, dont La Bataille du Rail - René Clément
Drame

21:06 Publié dans Revue de presse | Tags : or, cinéma, cannes | Lien permanent | Commentaires (0)

16/05/2008

Ave Cesar...

Un buste de Jules César sauvé des eaux du Rhône

Article publié le mercredi 14 mai 2008 à 06H11 dans le journal" La Provence"

Un trésor archéologique exceptionnel mis au jour à Arles

cesarcesar-original.jpg

Voici le fameux buste de l'empereur romain.

© DRASSM

Un rêve d'archéologue. Trouver, à quelques mètres sous la surface de l'eau, un buste antique en marbre, c'est déjà exceptionnel. Mais lorsqu'il s'agit de surcroît du buste de Jules César, réalisé de son vivant, grandeur nature, découvert dans les eaux du Rhône à Arles, ville qu'il fondait en 46avant Jésus-Christ, là, c'est énorme. Pourtant, c'est bien la découverte que l'on doit aux services du Département des recherches archéologiques subaquatiques et sous marines - Drassm -, à l'automne dernier, à quelques mètres du quartier de Trinquetaille. "C'est un César très réaliste, marqué par le temps. On voit une calvitie naissante et ses traits sont durs", explique Luc Long, le "découvreur". "Il a probablement été jeté là après son assassinat."

Une exposition dans quelques mois
Ce n'est pas la seule découverte majeure effectuée par son équipe. Une statue de Marsyas, plus tardive (3esiècle après J.-C.) et une autre, de Neptune, ont aussi été retirées de la vase. D'autres fragments, témoignages de la richesse arlésienne, tels des chapiteaux corinthiens ou un autel, ont également été sortis du fleuve. Dans quelques mois (en 2009, à l'occasion d'une exposition), le Musée départemental Arles antique les présentera au public, en même temps que d'autres trésors, découverts eux aussi, au fil du fleuve : un casque de légionnaire, un glaive de bronze...

Un secret bien gardé
Septembre 2007-mai 2008: les fabuleuses découvertes ont été recouvertes quelques mois, par... le limon du ministère de la Culture. Propriétés de l'État, ces sculptures qui évoquent la richesse de l'antique Arelate, devaient être présentées lors de l'émission "Des racines et des ailes", tournée demain à Marseille et diffusée le 21mai sur les antennes de France 3. Sauf qu'il est difficile, même pour un ministère, de garder un tel secret: outre le fameux buste de César, une Victoire en bronze, sans doute destinée à un parement de marbre, a également été mise au jour. Alors pas question de s'arrêter en si bonne voie: très prochainement, de nouvelles fouilles vont avoir lieu sur deux épaves. En rêvant d'une autre pêche miraculeuse dans le Rhône.

Par S. Ariès et Ch. Gravez

08/03/2008

La honte de l'Eglise (suite)

SUITE A LA DIFFUSION

 

 

 

Agence CÉRÉMONIA - Complice de tous vos moments de bonheur
Bienvenue chez Cérémonia, agence de Wedding Planner basée en lorraine, nous organisons depuis 2004 les plus beaux mariages de Lorraine.

 



 N'en déplaise à Mr Mabut, journaliste à la Tribune de Genève,

qui a publié en premier la reproduction du prospectus publicitaire

de l'Eglise catholique romaine de Genève, à l'enseigne Cérémonia.

cette société existe en France et organise des mariages.

D'où la confusion avec le coup de pub pour le moins scandaleux de l'Eglise

que je dénonçais dans mon blog du 7 mars 

 



 


 



 



 



 

Vous avez décidé de vous marier ? Félicitations !!

Vous voulez organiser une réception ?

Cérémonia vous propose une organisation clé en main pour le plus grand bonheur de vos invités, de vos employés ou de votre famille. Nous vous conseillons, Vous décidez, Nous supervisons.

Vous voulez en savoir plus ?

Téléchargez notre brochure d'activités au format PDF

 


07/03/2008

La honte de l'Eglise...

C’est une honte…L’Eglise catholique romaine de Genève cherche à remplir ses caisses par du business on ne peut plus condamnable sous le couvert d’une pseudo institution baptisée Cérémonia.

Moyennant une somme de 10.000,- francs suisses, elle vous propose une cérémonie « inoubliable » lors de la naisssance de votre bébé !

Pire encore… elle vous promet d’entrer dans l’éternité pour la « modique somme » de 28.000.- francs suisses en expédiant vos cendres dans l’espace !

L’Eglise prétend qu’il s’agit d’une caricature… pour mettre en évidence son rôle essentiel… dans les grandes et les petites étapes de la vie ! Coup de pub ou arnaque ? En France, Ceremonia existe et organise des mariages en grandes pompes…

Le prospectus ci-dessous est adressé par courrier aux pseudo-cathos de la République.

 

Cérémonia est la nouvelle marque de l'Eglise catholique romaine de Genève.

 

Et quand on parle marque, on parle business. Les propos du dépliant à six faces qui vient d'être envoyé aux catholiques de Genève est donc à l'avenant, comme l'atteste ses autres volets.

 

La nouvelle image de l'ECR va-t-elle remplir les caisses de cette multinationale vieille de 2000 ans? "Et sur cette pierre je bâtirai mon Eglise." Selon les historiens, le bimillénaire de cette déclaration célèbre devrait tomber entre l'an 2029 et l'an 2033. Bien que découpée en nombreuses sociétés sœurs et filiales, quelquefois rebelles, la maison mère comme aime à s'appeler l'église catholique compte sur la générosité de ses fidèles pour assurer son avenir. C'est donc au ccp 12-2782-6 qu'on peut verser sa dime.

 

 dime.

 

 

 

Question: la nouvelle marque de l'ECR est-elle une bonne marque?: Voilà selon wikipedia les caractéristiques juridiques principales de la marque commerciale. A vous de juger.

 

  • La marque ne doit pas être déceptive : Elle ne doit pas chercher à tromper le public quant à la provenance ou la qualité par exemple.
  • La marque doit être distinctive : Des dénominations ne doivent pas être reprises du langage courant ou professionnel ou qui désignent un produit ou un service.
  • La marque ne doit pas être contraire aux bonnes moeurs et à l'ordre public.
  • La marque ne doit pas évoquer une marque ou une dénomination antérieure.

 

 

 

 

05/03/2008

Cinéma

CINEMA

"Bienvenue chez les Ch'tis" bat des records

NOUVELOBS.COM | 05.03.2008 | 20:24

Le film de Dany Boon totalise déjà 5.014.229 entrées en huit jours. Le record sur la première semaine était détenu jusqu'à présent par "Les Bronzés 3", sorti le 1er février 2006, avec 3.906.694 entrées.

(DR)

(DR)

La comédie de Dany Boon "Bienvenue chez les Ch'tis" enregistre le record absolu de fréquentation en France pour une première semaine d'exploitation avec un peu moins de 4,5 millions d'entrées, a-t-on appris mercredi 5 mars auprès de Pathé Distribution.
Pour la première semaine de sa sortie dans la France entière, les fans du Nord ont été exactement 4.458.837 à se ruer du 27 février au 4 mars dans 793 salles.
Le deuxième film de l'humoriste Dany Boon était sorti le 20 février dans le Nord-Pas-de-Calais et la Somme, réalisant 555.392 entrées, ce qui porte le nombre total de spectateurs à 5.014.229.
Le record sur la première semaine dans l'ensemble des cinémas français était détenu jusqu'à présent par "Les Bronzés 3", sorti le 1er février 2006, qui selon l'organisme professionnel CBO Box office avait réalisé 3.906.694 entrées avec 950 copies puis par "Astérix et Obélix: mission Cléopâtre", sorti le 30 janvier 2002, avec 3.685.097 spectateurs et 945 copies.

La bande-annonce du film:


Après Moïse... peut-être Jésus?

Moïse a-t-il «halluciné»
les 10 Commandements ?

C.J. (lefigaro.fr) avec AFP et Haaretz
04/03/2008 | Mise à jour : 22:33 |
Commentaires 72
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«En ce qui concerne Moïse au Mont Sinaï, il s'agissait soit d'un évènement cosmique surnaturel auquel je ne crois pas, soit d'une légende soit enfin --et c'est très probable-- d'un évènement rassemblant Moïse et le peuple d'Israël sous l'effet de stupéfiants», a affirmé le Benny Shanon à la radio israélienne. (DR.)
«En ce qui concerne Moïse au Mont Sinaï, il s'agissait soit d'un évènement cosmique surnaturel auquel je ne crois pas, soit d'une légende soit enfin --et c'est très probable-- d'un évènement rassemblant Moïse et le peuple d'Israël sous l'effet de stupéfiants», a affirmé le Benny Shanon à la radio israélienne. (DR.)

Un chercheur israélien affirme que les Hébreux, à l'époque de Moïse, consommaient régulièrement des plantes hallucinogènes lors de leurs rites religieux.

Et si la révélation par Dieu des 10 Commandements sur le Mont Sinaï, n'était que le fruit des hallucinations de Moïse, causées par l'usage répété de psychotropes ? C'est la théorie provocatrice que défend Benny Shanon dans la revue philosophique « Time and Mind ». Ce professeur de l'Université hébraïque de Jérusalem soutient que les Hébreux, au temps de «l'existence» supposée de Moïse, utilisaient régulièrement des plantes hallucinogènes lors de leurs rites religieux.

Les «voix, les flamboiements, la voix du cor et la montagne fumante» que les Hébreux aperçoivent, d'après la Bible (Livre de l'Exode), alors qu'ils campent autour du Mont Sinaï, ont rappelé au chercheur, ses propres expériences hallucinatoires en Amazonie après absorption d'ayahuasca, un breuvage à base de lianes que boivent les chamanes d'Amérique latine. «Avec l'ayahuasca, j'ai éprouvé des visions religieuses et spirituelles» souligne le professeur qui a consommé plus d'une centaine de fois la décoction. La transmission divine à Moïse des tables de la Loi serait donc, estime-t-il, le fruit d'une hallucination collective.

 

Moïse, un personnage exceptionnel

«Lors de l'épisode du Mont Sinaï, le Livre de l'Exode mentionne que les Israélites perçoivent des sons, C'est un phénomène très classique dans la tradition de l'Amérique latine où l'on « voit » de la musique» fait remarquer Benny Shanon qui rappelle que depuis plus de 20 ans, des hypothèses lient l'apparition des religions avec l'usage de substances psychotropes. Or dans les déserts du Néguev et du Sinaï, poussent deux plantes hallucinogènes, le Harmal, toujours utilisée par les Bédouins, et l'écorce d'acacia qui provoquent les mêmes effets psychédéliques que ceux engendrés par l'ayahuasca.

L'acacia est un arbre fréquemment cité par la Bible. Son bois a été probablement utilisée dans la construction de l'Arche d'Alliance, insiste le professeur. Pour ce dernier, un autre épisode fameux de l'Ancien Testament relèverait de la consommation de stupéfiants : le Buisson Ardent. « Moïse crut que le buisson n'était pas réduit en cendre par le feu, car sa perception du temps était altérée par la prise de psychotropes qui l'ont aussi persuadé qu'il parlait à Dieu». Toutefois, le berger, si on admet son existence, reste pour Benny Shanon un personnage exceptionnel : « Toute personne qui consomme des plantes hallucinogènes n'est pas capable de vous ramener la Torah, pour cela vous devez être Moïse».

04/03/2008

Mon journal des Alpilles

Portrait de Jean-Noël GUERINI

Je suis né en corse en 1951, un 1er Janvier, ça ne s’invente pas… Arrivé à Marseille 5 ans plus tard, j’ai grandi et aimé cette ville-carrefour de toutes les cultures. Sur les listes de Gaston Defferre, je suis élu en 1977 dans le quartier du Panier, comme Conseiller municipal, puis comme maire en 1983. Le Panier… Quartier de tous les partages, de toutes les résistances.

Socialiste, je me suis toujours investi dans le combat contre les intolérances, ce qui, à mon sens, nécessite un investissement quotidien. Je suis pragmatique, ce qui m’a permis, avec rigueur, ténacité et volonté d’être élu en 1998 à la tête du 2ème département de France, les Bouches-du-Rhône.

Le 8 septembre 2007, après une longue réflexion et beaucoup de rencontres, de dialogues, j’ai pris la décision de me porter candidat à la Mairie de Marseille. J’ai aimé cette période de doutes, de questionnements, que la presse a trouvé trop longue. Elle était pourtant essentielle, c’était un choix de vie, pour moi et ma famille. Cette candidature je l’ai mûrement réfléchie et je l’ai passionnément voulue. Je la vis comme un aboutissement personnel, comme une suite logique qui s’impose d’elle-même.

Entouré par une équipe compétente et motivée, je me sens plus que jamais en phase avec les marseillais, mais ce n’est pas suffisant. Je sens en moi cette énergie de propulser Marseille au niveau où elle doit être : la capitale euro-méditerranéenne et une métropole mondiale digne de ce nom. Marseille est belle, Marseille se désire, Marseille se mérite. Ce défi, je l’aborde avec beaucoup d’humilité mais aussi avec une détermination sans faille, avec une force, une énergie et une volonté qui n’appartiennent qu’à celles et ceux qui sont convaincus qu’ils ont fait le bon choix et qui sont sur le bon chemin.

Autrement dit, je ressens cette étrange alchimie du temps, du lieu, et des personnes. C’est presque unique dans une vie, j’en mesure l’ampleur et j’y puise toute mon énergie au service de tous. Aujourd’hui, je suis convaincu, au plus profond de moi, que je suis prêt. Prêt à être maire de Marseille. Prêt à me dévouer sans compter, à travailler nuit et jour pour que notre ville retrouve sa place, qu’elle se construise un avenir digne.

Quelques dates :

Avril 2004 Réélu Président du Conseil Général
Mars 2001 Réélu Président du Conseil Général
Mars 2001 Réélu Conseiller Général
Septembre 1998 Elu Sénateur des Bouches-du-Rhône
Août 1998 Elu Président du Conseil Général des Bouches-du-Rhône
Mars 1998 Confirmé dans ses fonctions de rapporteur général du budget - élu 1er vice Président du Conseil général des Bouches-du-Rhône
1995 Réélu Conseiller Municipal - Maire du 2ème secteur de Marseille
1994 Réélu Conseiller Général et confirmé dans ses fonctions de rapporteur Général du Budget - Vice Président
1992 Elu Conseiller Régional en PACA
1989 Réélu Conseiller Municipal
1988 Réélu Conseiller Général - nommé rapporteur Général du Budget
1987 Président de L’O.P.A.C
1983 Réélu Conseiller Municipal - Maire du 2ème secteur de Marseille (2ème, 3ème et 7ème arrondissement)
1982 Conseiller Général du Département des Bouches-du-Rhône
1977 Premier mandat de Conseiller Municipal à Marseille

Mon journal des Alpilles

Gaudin appelle à "ne pas se tromper d'élection"

NOUVELOBS.COM | 04.03.2008 | 10:00

"Les Marseillais ne doivent pas se laisser voler le renouveau de Marseille, à cause d'un mouvement d'humeur sur fond d'acharnement médiatique et de chasse à l'homme contre le président", a affirmé le maire sortant de Marseille.

Jean-Claude Gaudin (Reuters)

Jean-Claude Gaudin (Reuters)

Le maire UMP sortant de Marseille, Jean-Claude Gaudin, a invité, lundi 3 mars, les Marseillais à "ne pas se tromper d'élection" lors des municipales et les a appelés à se mobiliser contre son adversaire PS, Jean-Noël Guérini, incarnation d'un "retour en arrière".
Devant 5.000 personnes, selon les organisateurs, réunies dans une grande salle de spectacle de la ville, située à deux pas du conseil général des Bouches-du-Rhône présidé par Jean-Noël Guérini, Jean-Claude Gaudin a insisté sur le fait que le 9 mars, date du 1er tour des municipales, les Marseillais ne devaient "pas se tromper d'élection".
Alors que depuis le début de la campagne, le maire UMP de la cité phocéenne n'avait que rarement évoqué la situation nationale, il y a cette fois consacré plusieurs phrases de son discours.

"Sur fond d'acharnement médiatique"


"Les Marseillais ne doivent pas se laisser voler le renouveau de Marseille, à cause d'un mouvement d'humeur sur fond d'acharnement médiatique et de chasse à l'homme contre le président", a lancé Jean-Claude Gaudin, affirmant que les municipales n'étaient pas "le troisième tour des élections présidentielles".
"Le président m'honore de son amitié et je lui rends cette amitié. Et encore plus si c'est difficile pour lui", a-t-il précisé.
Jean-Claude Gaudin a fait par ailleurs dit que Marseille n'avait "aucun intérêt à être à contre-courant politique du gouvernement" car la ville comptait sur l'investissement de l'Etat dans le cadre de certains grands projets.
Alors qu'une enquête TNS-Sofres publiée mercredi a donné la liste PS-PCF-Verts emmenée par Jean-Noël Guérini victorieuse au second tour des élections le 16 mars avec 51% des intentions de vote contre 49% à celle de Jean-Claude Gaudin, ce dernier a estimé que ce sondage devait servir de "signal de mobilisation générale" pour tous ceux "qui croyaient que l'élection était déjà gagnée".

Le changement "depuis 13 ans"

Le maire sortant s'est ensuite présenté comme l'incarnation du vrai changement à Marseille "depuis 13 ans" alors que celui revendiqué par son adversaire ne serait "que celui du retour en arrière et de la casse sur un fond d'idéologie, de sectarisme, de conservatisme, de clientélisme, et qui frise même la malhonnêteté".
Sur l'air d'une célèbre chanson de Fernandel, "Félicie aussi", M. Gaudin a accumulé les critiques contre le candidat PS, ponctuant chacun de ses reproches à son encontre d'un "Guérini aussi".
Tout au long du meeting qui a débuté vers 19H00, les différents intervenants de la campagne UMP à la tribune ont souvent préféré désigner leur adversaire par le vocable "l'autre" ou encore "le candidat socialo-communiste".
Pas Jean-Claude Gaudin qui s'est fait direct et virulent: "M. Guérini, c'est le changement vers le passé" et un projet qualifié de "mélange de mensonge, de démagogie, d'idéologie et d'incapacité à développer des vraies propositions".
Pour poursuivre le changement qu'il estime avoir impulsé à Marseille, il a par ailleurs rappelé plusieurs de ses propositions.
"Faire baisser le chômage à 10%, puis à 8%", "construire 9.000 logements sociaux pendant le mandat", améliorer la propreté de la ville par "la répression de l'incivisme", créer "un Vieux-Port largement piétonnisé ou encore "baisser les tarifs des transports en commun pour les personnes âgées" sont parmi les points sur lesquels il a particulièrement insisté.

29/02/2008

Le Journal du Sapeur

« La Bougie du sapeur », le journal qui tombe avant l’heure

 

« LA BOUGIE DU SAPEUR » est le seul « quotidien » à ne paraître qu’une fois tous les quatre ans : le 29 février. Son nom lui vient du célèbre sapeur Camember, personnage imaginé par Christophe, pseudonyme du mathématicien et naturaliste Georges Colomb. Camember, né le 29 février 1844, fut, nous dit Christophe, incorporé dans l’armée alors qu’il n’avait fêté que quatre fois son anniversaire.

Une anecdote voudrait qu’en 1992 le journal soit tombé en retard. Motif : certains rédacteurs auraient remis au lendemain la rédaction de l’article qu’ils auraient dû écrire la veille…

Notre confrère Jean d’Indy, rédacteur en chef du « Sapeur », dément formellement cette « calomnie », car « la Bougie du sapeur » est sans reproche : « Non seulement cette histoire est sans fondement, mais je peux même vous dire que, depuis 1992, nous tombons avec 24 heures d’avance. Pour être en vente dans les kiosques dès le 28 février. Pari tenu en 1996, pour notre numéro 5, malgré l’ambition qui a été la nôtre pour son contenu. »

A savoir ?.

Les lecteurs découvriront. Mais je peux vous annoncer notre grand « scoop ». Nous expliquons en détail notre proposition d’un nouveau mode de scrutin pour l’élection présidentielle : la proportionnelle. Chacun des candidats occuperait la fonction et l’Elysée pendant une fraction du septennat proportionnelle au nombre de voix qu’il aurait obtenu. Cela présenterait en outre l’avantage d’économiser les énormes frais d’un second tour…

Original. Mais aucun des présidents n’aurait plus le temps de laisser du temps au temps… Autre « scoop » ?

Oui, et celui-ci devrait plaire à vos lecteurs… La présentation de Robert Hue comme « nain de jardin » nous a donné l’idée de reconstituer l’équipe des Sept Nains avec des hommes politiques. Mais Robert Hue restera « Joyeux ».

Et encore ?

Epilogue, dans notre numéro 5 du feuilleton commencé voilà seize ans : « Le crime du 29 de la rue Villain ». Et une proposition spéciale d’abonnement pour le XXIe siècle. Transmissible par héritage.

Mais avez-vous prévu que 2100 ne serait pas bissextile ?

Oui, bien sûr. Et même qu’exceptionnellement, en 2004, il n’y aurait pas l’habituelle « Bougie du sapeur », mais « la Bougie Dimanche… »

Propos recueillis par R. F.

27/02/2008

Liechtenstein

Le scandale de fraude fiscale en Allemagne prend un tour international
LE MONDE | 26.02.08 | 14h40  •  Mis à jour le 26.02.08 | 18h51
BERLIN, CORRESPONDANCE
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France, Etats-Unis, Italie et Australie examinent de possibles cas

La Direction générale des impôts examine une liste comportant des centaines de noms d'auteurs potentiels d'évasion fiscale vers le Liechtenstein, a déclaré mardi 26 février le ministre du budget, Eric Woerth. "Nous avons récupéré une liste de personnes qui sont concernées par des passages de capitaux au Liechtenstein", a-t-il déclaré sur Public Sénat. "Tout cela doit être regardé très sérieusement, et nous lancerons les contrôles", a-t-il affirmé, précisant que la liste avait été donnée par les autorités britanniques dans le cadre des échanges d'informations entre services fiscaux.

D'autres pays ont ouvert des enquêtes sur des concitoyens qui auraient participé à cette fraude fiscale massive. Il y a un "nombre considérable" d'Italiens sur la liste que Rome a reçue concernant l'enquête sur la fraude fiscale, a annoncé mardi le vice-ministre de l'économie, Vincenzo Visco, à l'agence de presse ANSA. Les autorités américaines ont également indiqué enquêter sur plus de cent contribuables soupçonnés de fraude fiscale via le Liechtenstein, alors que l'Australie faisait état de vingt cas. – (AFP, Reuters.)


Le scandale de fraude fiscale en Allemagne prend une dimension internationale. Outre les centaines d'Allemands suspectés d'avoir fraudé le fisc via des fondations au Liechtenstein, les enquêteurs se trouvent en possession de données concernant des étrangers. Le ministère des finances a fait savoir, lundi 25 février, que les informations seraient transmises aux Etats concernés avec lesquels elle a conclu des accords d'entraide judiciaire.

Les pays scandinaves - Norvège, Suède, Finlande - en ont déjà fait la demande, selon le quotidien Handelsblatt de lundi. Par ailleurs, en France, le ministère du budget aurait obtenu de l'Allemagne certains renseignements il y a maintenant quelques semaines, d'après l'AFP. Toutes ces données bancaires figuraient sur le DVD acheté entre 4 et 5 millions d'euros par les services secrets extérieurs allemands (BND) à un informateur.

Le Royaume-Uni a également payé pour obtenir des informations, comme l'a confirmé aux agences de presse une source de l'administration fiscale. Le Financial Times de lundi croit savoir que Londres aurait acheté cette liste 100 000 livres (133 000 euros) auprès du même informateur.

Dimanche soir, le groupe LGT, la banque de la famille princière au Liechtenstein, a levé le voile sur l'identité de ce "monsieur X". Il s'agit bien du ressortissant de la principauté Heinrich Kieber, dont le nom circule depuis plusieurs jours dans les médias sans avoir été confirmé par le BND. Employé entre avril 2001 et novembre 2002 par la LGT Treuhand, une filiale du groupe spécialisée dans la création de fondations, M. Kieber était chargé de contrôler des documents numérisés destinés aux archives de la banque.

1 400 CLIENTS

La LGT l'accuse d'avoir "transmis illégalement au BND" des données qu'il aurait volées en 2002. En outre, "le matériel volé aurait été illégalement révélé à d'autres autorités". La banque précise que ces informations portent sur 1 400 clients, dont environ 600 résidents en Allemagne.

Mais la LGT ne serait pas seule visée dans cette affaire. Le parquet financier de Bochum (ouest de l'Allemagne) a confirmé que l'enquête portait également sur les clients d'une autre banque de la principauté. Pour la Süddeutsche Zeitung du mardi 27 février, il s'agirait d'une filiale de la banque privée suisse Vontobel, la Vontobel Treuhand AG. En revanche, le flou continue d'entourer l'identité des suspects. Seuls deux noms ont pour l'instant été révélés : le patron de la Deutsche Post, Klaus Zumwinkel, et son frère Hartwig.

Des perquisitions ont été menées chez une centaine de suspects. D'après Der Spiegel, presque tous auraient reconnu les faits. Outre les villes de Francfort, Stuttgart, Hambourg et Ulm, le gros des opérations s'est déroulé à Munich avec une quarantaine de procédures. Un premier bilan des investigations devait être dévoilé, mardi, par les magistrats. Des précisions devaient être apportées notamment sur le montant des sommes dissimulées au fisc.

Marie de Vergès
Article paru dans l'édition du 27.02.08
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26/02/2008

Le Nouvel Obs du 26.02.08

"CASSE-TOI, PAUVRE CON"

Sarkozy : "J'aurais mieux fait de ne pas lui répondre"

NOUVELOBS.COM | 26.02.2008 | 10:41

"J'aurais mieux fait de ne pas lui répondre", reconnaît Nicolas Sarkozy au sujet de son comportement au salon de l'Agriculture, samedi, face à un visiteur qui l'avait gratifié d'un "touche-moi pas, tu me salis". Des regrets qui ont été insérés par l'Elysée dans l'entretien amendé avant sa publication.

Nicolas Sarkozy lors de sa visite au Salon de l'Agriculture, Porte de Versailles, à Paris.

Nicolas Sarkozy lors de sa visite au Salon de l'Agriculture, Porte de Versailles, à Paris.

(c) Reuters
Nicolas Sarkozy fait son mea culpa, mardi 26 février, dans les colonnes du Parisien/ Aujourd'hui en France, au sujet de son comportement au salon de l'Agriculture, samedi, quand il a lancé un "casse-toi alors, pauvre con", à un visiteur qui l'avait gratifié d'un "touche-moi pas, tu me salis".
Des regrets du chef de l'Etat qui ont en fait été insérés par l'Elysée, a déclaré Dominique de Montvalon, directeur de la rédaction du quotidien, interrogé sur Canal+.
"J'aurais mieux fait de ne pas lui répondre", explique Nicolas Sarkozy dans cet interview, qui a été "amendée et corrigée" et transmise au journal lundi en fin de soirée par l'Elysée.
"Cette phrase n'a pas été prononcée" devant le panel de lecteurs du Parisien qui a interrogé le chef de l'Etat, a expliqué Dominique de Montvalon. "Ils retrouvent dans le journal quelque chose que le président n'a pas dit, qu'ils n'ont pas entendu."

Version non amendée

Le directeur de la rédaction a précisé que Le Parisien publierait mercredi la version non amendée de l'entretien, qui s'est déroulé lundi matin à l'Elysée.
Dominique de Montvalon a précisé que le rendez-vous à l'Elysée avait été pris la semaine dernière, bien avant la visite au Salon de l'agriculture, où Nicolas Sarkozy a insulté un visiteur qui refusait de lui serrer la main.
"Il est difficile, même quand on est président de ne pas répondre à une insulte. J'ai sans doute mes qualités et mes défauts", a-t-il répondu lundi concernant cet épisode, capturé par une vidéo mise en ligne sur le site du quotidien, qui avait suscité moult commentaires de toute la classe politique pendant le week-end.
"Ce n'est pas parce qu'on est président qu'on devient quelqu'un sur lequel on peut s'essuyer les pieds", formait le reste de la réponse initiale. La phrase "Cela étant, j'aurais mieux fait de ne pas lui répondre" a été ajoutée, selon Dominique de Montvalon.

"Le coup de boule

Pour sa part, la présidente du Medef, Laurence Parisot, a estimé lundi soir que Nicolas Sarkozy avait eu "une réponse musclée à une provocation totalement déplacée", qui lui a fait penser au "coup de boule de Zidane". Interrogée par i-télé et France Inter, Laurence Parisot a jugé l'incident "tout à fait regrettable" mais estimé que ce n'était "pas dramatique du tout".

"Il s'est mis hors jeu momentanément"

"Est-ce que le capitaine de l'équipe de France de football en finale de la coupe du monde était dans son rôle de capitaine ?", a-t-elle demandé, avant d'ajouter: "Il s'est mis hors jeu momentanément". "Il a répondu à un geste qui était également hors jeu, c'est ce qu'a fait le président de la République face à l'attitude d'un spectateur qui s'est mis lui-même hors jeu", a-t-elle jugé.
Pour autant, elle a réfuté le terme de "discrédit" pour décrire l'impopularité actuelle du président français.
"Je ne parlerais pas de discrédit, il y a une incompréhension qui ne me semble pas si grave que ça", a dit Laurence Parisot. "La preuve, son équipe gouvernementale, qu'il a lui-même choisie, reste très populaire", a-t-elle ajouté. (avec AP)

24/02/2008

Pourquoi je suis devenu palestinien?

 

Un entretien exclusif avec Daniel Barenboïm


«Pourquoi je suis devenu palestinien»


En janvier dernier, le pianiste et chef d'orchestre israélien a adopté la nationalité palestinienne. Il explique ici les raisons de son choix et répond à ses détracteurs


Le Nouvel Observateur. - Quelle est votre nationalité ?


Daniel Barenboïm. - Argentine, israélienne, espagnole et palestinienne. J'ai les quatre passeports.

N. O. - Comment a-t-on réagi en Israël quand vous avez pris la nationalité palestinienne ?


D. Barenboïm. - De manière extrêmement positive, en général. La plupart des messages que j'ai reçus étaient laudateurs, amicaux. Les autres étaient viscéraux, animaux. Les médias ont dit que j'avais été critiqué, ce n'est pas vrai. Les médias ont un rôle très positif à jouer, mais ils simplifient. Lorsque j'ai joué Wagner à Jérusalem, j'ai discuté avec le public longuement, et invité à sortir ceux qui ne voulaient pas rester : ils avaient entendu le concert, le bis, ils pouvaient partir. Sur 3 000 personnes, moins de 100 sont sorties - en chahutant, c'est normal. Mais on a dit que j'avais fait de la provocation ! Et cela a fait le tour du monde... Je ne suis pas mal vu en Israël, malgré toutes les critiques que je formule. Même le gouvernement nous aide discrètement pour les projets d'éducation musicale. On ne me dit pas que j'exagère, on ne m'appelle pas. Et pourtant je connais certains dirigeants depuis l'enfance... Je connais Barak depuis l'âge de 15 ans - il joue du piano aussi, et pas mal du tout. Je l'ai vu en septembre. Il aurait pu me dire de me taire : pas du tout.

N. O. - Mais c'est incompréhensible.


D. Barenboïm. - Oui. Et ça l'est aussi quand vous savez qu'il y a 75 ou 80% des Israéliens qui veulent la paix, mais qu'il y en a autant qui soutiennent les opérations militaires à Gaza... Ils ne comprennent pas. Ils pensent que si l'on est fort, on obtient la paix. Pas du tout ! Nous l'obtiendrons si nous sommes justes. Ils disent : il faut donner ceci aux Palestiniens. Mais non : ce n'est pas un cadeau ! Les Palestiniens y ont droit ! Les Israéliens veulent vivre en paix, ne pas leur faire de mal, pas les tuer, ni les exiler, mais ne veulent pas comprendre que là où ils veulent vivre en paix, les Palestiniens y vivaient depuis vingt siècles. Ni que cette minorité de Palestiniens dans l'Israël d'avant 1967, Nazareth, Tibériade, Haïfa, ce n'est pas une minorité comme les Maghrébins en France ou les Turcs en Allemagne : c'était leur terre ! C'est comme si les Turcs étaient devenus une majorité en Allemagne et les Allemands une minorité. Regardez le développement démographique : dans la grande Palestine, les Palestiniens sont 55% de la population. J'ai peur que si nous ne donnons pas aux Palestiniens ce qui leur est dû, l'existence d'Israël comme Etat juif ne soit remise en question. Il risque de n'être qu'un bref épisode dans l'histoire du peuple juif. Le pire, c'est qu'il y a de plus en plus de gens qui s'habituent à vivre sans solution, y compris les modérés, les gens intelligents des deux camps. Ils acceptent le désespoir. C'est très dangereux.



N. O. - Vous avez peur de l'Iran ?


D. Barenboïm. - Evidemment ! Si Ahmadinejad n'employait pas ces expressions irrationnelles, comme la «saleté sioniste», il aurait de meilleures cartes. On a de la chance qu'il parle ainsi : on serait moins à l'aise s'il parlait d'injustice. En Palestine, le Fatah n'est pas une réponse, ni le Hamas. Mais il existe de petits groupes palestiniens qui font de la résistance non violente. Ils n'ont pas le pouvoir, mais ils existent. En Israël, il n'y a personne. Je ne suis pas antiisraélien, mais il n'y a pas un seul parti dans ce pays pour lequel je puisse voter ! Même pas un petit parti...

N. O. - Pourquoi ne vous engagez-vous pas dans la vie politique ?


D. Barenboïm. - Paderewski était un grand pianiste, devenu président de la Pologne. Il a rencontré Chamberlain, qui lui a dit : «Vous êtes le grand pianiste ?
- Oui. - Et vous êtes le président de la Pologne ?
- Oui. - Quelle dégringolade !»

N. O. - Le 15 mai, Israël va fêter l'indépendance, et il y aura des contre-manifestations en Palestine. Qu'allez-vous faire, à Paris ou ailleurs ?


D. Barenboïm. -A Paris, ce serait trop facile. Je vais organiser un concert à Tel-Aviv, qui s'appellera «Jour de l'Indépendance-Al Nakba», qui veut dire «la catastrophe», parce que c'est ainsi que les Palestiniens nomment ce jour-là. On ne peut pas fêter l'un en oubliant l'autre. Ce sera donc un concert israélo-palestinien. Il y aura des musiciens du conservatoire que nous avons fondé pour les Palestiniens à Nazareth, le Conservatoire Barenboïm-Said.

N. O. - Vous dites souvent que tout repose sur
la compréhension. Pourquoi ne leur expliquezvous pas ce que vous avez compris ?


D. Barenboïm. - Ils savent tout ça. M. Barak connaît l'histoire ! Il sait que trois conceptions se sont opposées dès le début : les révisionnistes, qui voulaient imposer Israël aux Arabes par la force - et cela jusqu'à Sharon; les travaillistes, un peu moins durs, mais qui disaient la même chose, avec des préoccupations sociales en plus; et puis il y avait tous ceux qui disaient avec Martin Buber qu'on ne pouvait pas s'imposer contre la volonté des Arabes. Il disait : un cessez-le-feu n'est pas suffisant. Il sait tout ça, Barak ! Mais ce qui me rend fou, c'est que le peuple juif avait la réputation d'être intelligent; on nous aimait ou on nous détestait pour cela ! Ce temps est révolu. Parce que cela fait soixante ans que ça dure, et que ça ne marche pas. On ne peut forcer des gens à s'agenouiller et à être satisfaits de leur sort. A chaque victoire militaire, peutêtre nécessaire, c'est pire qu'avant. Il y avait l'OLP, il y a le Hamas. Le Hamas est une création israélienne ! En français : ils sont cons. Ils ont même construit un centre islamique à Gaza, sans se préoccuper des conditions de vie là-bas, et alors que les Palestiniens étaient le seul peuple arabe laïque !

N. O. - Vous n'êtes pas religieux, mais la religion pourrait aussi être un levier en Israël.


D. Barenboïm. - La religion me rend assez cynique, en tout cas dans cette région. En Israël, la religion a été instrumentalisée. Elle donne des droits. Et du côté musulman aussi. Elle n'a plus rien à voir avec la foi.

N. O. - Vous avez fondé leWest-Eastern Divan Orchestra, où jouent ensemble des Arabes et des juifs. Lavez-vous fait pour que les musiciens juifs et palestiniens voient qu'Us peuvent travailler ensemble, ou pour faire un exemple, en quelque sorte ?


D. Barenboïm. - L'un n'exclut pas l'autre. La seule idée politique qui était derrière le projet était qu'il n'y a pas de solution militaire à ce conflit, et qu'il ne faut plus attendre que la politique le règle. Nous devons tous combattre l'ignorance qui règne dans chacun des deux camps, à propos de l'autre; apprendre à respecter la logique du «narratif» de l'autre. Cet orchestre a été fondé contre l'ignorance. Comme je suis musicien, j'ai agi dans la musique.

N. O. - La pratique musicale collective n'est pas un choix neutre.


D. Barenboïm. - Un orchestre est une école pour la vie. Il ne s'agit pas d'un «orchestre pour la paix», il ne va pas amener la paix. C'est un modèle. Dans un orchestre, nous sommes tous égaux devant l'oeuvre, mais aussi interdépendants : le violon a besoin de la clarinette, qui a besoin de la contrebasse, etc. Je m'investis personnellement, je joue, mais j'écoute ce que fait l'autre. Je me contrôle en fonction de ce que fait l'autre. De même que le chef, le seul à n'avoir aucun rapport direct avec le son, dépend de l'attitude et de l'aptitude de chaque musicien. Il dépend de ce que veut et peut l'autre. Bien sûr, le chef guide, il donne, mais il reçoit aussi la proposition du musicien.

N. O. - Et dans la vie ? Qu'attendez-vous d'un chef ? D'Olmert, par exemple ?


D. Barenboïm. - Il serait incapable d'être chef d'orchestre : il est incapable d'écouter.

Daniel Barenboïm

Né en 1942 à Buenos Aires, Daniel Barenboïm est installé en Israël depuis 1952. Il a dirigé l'Orchestre de Paris et celui de Chicago et a créé l'Orchestre israélo-palestinien.

Jean Daniel, Jacques Drillon
Le Nouvel Observateur

23/02/2008

Les 3 étoiles... en France

Les étoiles Michelin revues et corrigées par le jury du Figaro


22/02/2008 | Mise à jour : 21:24 |
Commentaires 18
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Le cuisinier Pierre Gagnaire a remporté le plus de suffrages.
Le cuisinier Pierre Gagnaire a remporté le plus de suffrages. Crédits photo : Le Figaro

Dix jours avant la sortie du célèbre guide rouge, Le Figaro a réuni dix-neuf critiques et journalistes français et étrangers pour donner une vision un peu plus réaliste d'un paysage gastronomique surchargé d'étoiles.

Qui mérite vraiment les trois étoiles ?

1. Pierre Gagnaire (17 votes)

Le bonheur d'une cuisine d'intranquillité. Bouillonnante et souvent géniale.

6, rue Balzac,75 008 Paris, tél. : 01 58 36 12 50, 250 €.

2. Famille Bras (15 votes)

L'Aubrac délivré dans son romantisme nuageux, son humanité minérale, à travers une cuisine écorchée vive.

Route de l'Aubrac , 12 210 Laguiole, tél. : 05 65 51 18 20, 175 €.

3. Louis XV - Ducasse/Cerutti (14 votes)

Une forte cuisine de Riviera mixée au grand classicisme hôtelier.

Hôtel de Paris, Monte Carlo, tél. : 00 377 98 06 20 20, 200 €.

4. Michel Guérard (13 votes)

L'élégance savoureuse d'un grand maître.

Les Prés d'Eugénie, 40 230 Eugénie-les-Bains,tél. : 05 58 05 06 07, 175 €.

5. Olivier Roellinger (12 votes)

L'Atlantique dompté par un frondeur serein, noble et sentimental.

Maison de Bricourt, 35 260 Cancale,tél. : 02 99 89 64 76, 160 €.

6es ex aequo : Yannick Alleno, Le Meurice, Paris, et Pascal Barbot, L'Astrance, Paris (11 votes). 8e : Marc Veyrat, Veyrier-du-Lac (10 votes).

9es ex aequo : Arpege-Alain Passard à Paris, Anne-Sophie Pic, à Valence, Paul Bocuse, à Collonge au Mont d'Or, (9 votes).

 

Qui ne mérite pas les trois étoiles ?

1. Guy Martin (15 votes)

Le Petit Prince de la gastronomie regarde trop sa rose.

Le Grand Véfour, 75 001 Paris.

2. Michel Trama (11 votes)

Être au bout du monde n'arrange pas les choses…

Les Loges de L'Aubergade, 47 270 Puymirol.

3. Christian Le Squer (10 votes)

Victime de sa discrétion…

Ledoyen, 75 008 Paris.

4. Guy Savoy (10 votes)

Victime du temps et de ses adorateurs.

Guy Savoy,17 rue Troyon, 75 017 Paris.

5. Jean Michel Lorain (10 votes)

Le succès use, le siècle pèse.

La Côte Saint-Jacques, 89 300 Joigny

6e : Paul Bocuse, Collonges (9 votes) ; 7es ex aequo : Relais Bernard Loiseau Saulieu et Anne Sophie Pic, Valence (8 votes) ;

9es ex aequo : Plaza Alain Ducasse, Paris ; Georges Blanc, Vonnas ; Auberge de l'Ill, Illhausern (7 votes).

 

Qui mériterait trois étoiles ?

1. Jean François Piège (7 votes)

Cuisine contemporaine au narcissisme véloce.

Les Ambassadeurs, place de la Concorde, 75 008 Paris, tél. : 01 44 71 16 16, 250€.

2. Gérald Passedat (5 votes)

La Méditerranée remis au goût du jour in situ.

Le Petit Nice, anse de Maldorme, 13 000 Marseille, tél. : 04 91 59 25 92, 180 €.

3. Didier Elena (4 votes)

La nouvelle école contemporaine au formalisme exacerbé.

Château les Crayères, 51 100 Reims, tél. : 03 26 82 80 80, 230 €.

3 ex aequo Alain Dutournier (4 votes)

Le Sud-Ouest revu et drôlement corrigé.

Carré des Feuillants. 14, rue de Castiglionne, 75 001 Paris, tél. : 01 42 86 82 82,

200€.

5e ex aequo (3 votes): Thierry Marx, Château Cordeillan Bages, Pauillac ; Éric Frechon, Le Bristol, Paris ; Tateru Yoshino, Stella Maris, Paris ; Jacques Chibois, la Bastide Saint-Antoine, Grasse ; Oustau de Baumanière, les Baux de Provence.

 

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