alpilles13 ALPILLES13

15/12/2011

Achetons, fabriquons français !

Ou était-il notre président mardi ?

A Sallanches, Haute-Savoie, pour visiter une fabrique de skis française centenaire mais qui appartient, après maintes péripéties financières, à des Australiens ! Y aurait-il de la neige là-bas ?

Il y a bien longtemps que « les rossignols » ne font plus le printemps, où plutôt l’hiver… depuis l’époque glorieuse des skieurs français : Émile Allais, Jean Vuarnet, Adrien Duvillard, Annie Famose, la Suissesse Erika Hess et l’Italien Alberto Tomba.

Rossignol, rapatrié en catastrophe de Taïwan, sans l’aide de l’Etat, avec à la clef la création d’une trentaine d’emplois, de quoi sauver l’industrie française !

François Bayrou fait école depuis son intervention à l’émission « Des paroles et des actes » sur France 2, la semaine passée, lorsqu’il recommande d’acheter français, quitte à payer le double ! Dès 2007, l’homme du centre, en équilibre instable sur la barre des 10 points, avait dénoncé une dette galopante sans que personne ne s’en soucie dans les états majors politiques.

Quatre ans de laisser-aller, de décisions à la petite semaine, à la va comme je te pousse, selon les humeurs d’un patron égocentrique. Patatras, depuis l’été les trompettes de la mort européenne claironnent par delà les frontières, réveillent les endormis du bocal…

Les incapables s’agitent tout azimut, concoctent des plans B pour sauver le triple A. De quelles crises s’agit-il, au fait ? Elles sont multiples… laquelle soigner de toute urgence en prévision de 2012 ? Attractives, séductrices pour les candidats à la présidentielle qui ont tous une potion magique à refiler aux électeurs déboussolés, plus exactement aux cochons de payant !

Imprimons français !

Philippe Richert ? Qui est-ce ? Un Alsacien. Je viens d’apprendre qu’il est Ministre auprès du ministre de l'Intérieur, de l'Outre-Mer, des Collectivités territoriales et de l'Immigration, chargé des Collectivités territoriales, depuis novembre 2010 !

Mon imprimeur d’Arles me signale qu’il a gagné le pompon de celui qui ne sait plus de quel côté de la frontière il habite.

Découvrez ce lien qui vaut son poids de choucroute :

http://www.graphiline.com/article/14900/Le-courrier-des-i...

Emoustillé par cet article, j’ai fait le tour des libraires de Salon-de-Provence. Les émules de Richert sont nombreux. A la veille des fêtes, les tables proposent de beaux livres : art, culture, littérature avec enluminures, des Jules Verne, des Victor Hugo, des Daudet et j’en passe. Impossible de lire français, vous dis-je ! Imprimés en Chine, en Italie, en Slovénie, en Pologne, etc.

Je suis indigné, profondément indigné par le X millionième carnet de Stéphane Hessel imprimé en Espagne ! D’autant qu’il est édité par Indigène !

10:13 Publié dans Mon journal | Tags : france, sarkozy, bayrou | Lien permanent | Commentaires (0)

12/04/2008

Revue de paresse...

"Je ne peux rester sans rien faire. Je vais faire la sieste"

Yvan Audouard

 

En écoutant d’une oreille l’émission de Nicolas Stoufflet sur France-Inter à l’heure du laitier, j’apprenais de Paris qu’il pleuvait en Provence. Inutile donc  de mettre le nez à la fenêtre pour décider de faire grasse matinée, d’autant qu’un puissant coup de tonnerre d’avril m’a confirmé l’info. Nicolas, le lève-tôt, présentait, le dernier guide de Hachette sur le pays de Giono et de Mistral.  Dans mon demi sommeil, j’ai donc fait une promenade d’Avignon jusqu’au Ventoux, puis je suis redescendu par Sault jusqu’à Rustrel, le pays du Colorado provençal. J’ai contourné la vallée du Lubéron pour me retrouver aux abords d’Aix et de la Sainte Victoire immortalisée par Cézanne. J’ai rouvert un œil en Camargue dans l’attente des flamands roses qui s’en reviennent d’Afrique pour nidifier par milliers sur un ilot protégé des touristes rapaces.

La pluie du matin, ici, fait mentir les statistiques qui certifient que la région bénéficie de 300 jours de soleil et de 100 jours de mistral ! Pauvres gens du nord qui s’en vont ce matin au turbin dans la grisaille, la mouille et la neige fondue.

Il y avait du beau monde sur les ondes ce matin. L’écrivain-ambassadeur Rufin et l’écrivain-sociologue Jean Ziegler m’ont coupé l’appétit du petit déjeuner en dénonçant les milliers de morts quotidiens dus à la malnutrition. Mon voisin, le fondateur d’Actes Sud, Hubert Nyssen qui fête ses 83 ans, accueillait Vincent Josse  dans son vieux moulin pour nous parler de ses lectures favorites.

On a ses habitudes dont il est difficile d’en changer. Je lis au lit, le soir au coucher, ce qui a pour effet de me fermer les paupières… et le matin, avant le lever, de les ouvrir ! Le papivore que je suis, pareil à un goinfre, entasse une pile de victuailles journalistiques et livresques qu’il n’a pas le loisir de tout lire. Donc, je picore de ci, de là, je fourre au garde-manger tel ou tel article que je déglutirai demain, après-demain ou à la Saint glin-glin. Et bien souvent le menu n’est plus de première fraicheur. Tout juste un ramassis de vieilles salades à jeter à la poubelle, des nouvelles à vous donner la sinistrose lorsque l’on ouvre un journal, la télé ou la radio à l’heure des infos. Pour la plupart, ce ne sont que des événements tragiques, violents, injustes, malfaisants, tant au plan politique, économique, social et de société.

Même la littérature fait dans le morbide cette semaine. Trois écrivains américains, dont Don DeLillo en tête, racontent leurs 11 septembre, Littel rempile avec le nazisme et Nourissier sombre dans l’alcoolisme de son épouse. Et ce n’est pas les 640 pages du bestseller de Anna Gavalda, La Consolante, éditions Le Dilettante, qui va nous remonter le moral !

Tout cela m’incite à remiser ma paresse matinale et à sauter du lit pour courir dans le verger, loin de ce monde en folie, au moment où un soleil timide sèche les dernières gouttes de pluie.

18:21 Publié dans Culture | Tags : paresse, journal, france | Lien permanent | Commentaires (0)