alpilles13 ALPILLES13

21/04/2008

La racaille...

Le mot racaille est un terme péjoratif servant à désigner une personne ou une catégorie de personnes, souvent la frange considérée comme méprisable d'un groupe.

Mon petit-neveu de dix-sept-ans séjourne à la maison pour préparer l’épreuve de son bac de français. Il alterne sa révision avec des balades dans la campagne. C’est un bon garçon, sage, studieux, poli qui ne touche ni clope ni alcool. Il n’est pas suspendu à longueur de journée à son portable avec sa copine encore que les mails sont d’une discrétion absolue... Ce n’est pas son genre à courber le lycée pour défiler dans la rue mais il n’en pense pas moins.

Au repas du soir, je profite de le questionner sur ses études, sur les profs, sur l’ambiance au lycée et il se doute bien, à mes propos, que le « vieux » n’est plus dans le coup. Je m’étonne qu’ils sont vingt-huit en classe et comment un prof peut-il « suivre » ses élèves et les cas difficiles. « Il n’y a pas de contact personnel, il débite son cours et s’en va » me dit-il. Suive qui peut ! Peu après je lis dans Libé qu’une lycéenne qui a besoin de comprendre se voit répondre par l’enseignant : « J’ai pas le temps, J’ai un programme à finir. » Et pendant ce temps-là, Darcos met scandaleusement en place son programme de suppressions de postes.

Mon petit-neveu me dit encore que dans son lycée du Midi tout se passe relativement bien contrairement à celui où il habitait auparavant en Haute-Savoie. A cause de la « racaille, des arabes », me dit-il. Je prends un coup de sang, je monte les tours, je pique une colère monstre, je l’invective pour avoir prononcé le mot racaille en parlant des arabes. « Toi aussi, tu es fils et petit-fils d’origine étrangère comme le furent les Italiens, les Espagnols, les Portugais, il y a quelques décennies, Va-t-on pour autant te traiter de ritals, d’espingouins ou de portos ? Apprends l’histoire, non de Dieu, au lieu de te baguenauder sur les conneries d’Internet. »

Mon épouse cherche à me calmer, le grand gosse ne dit mot et, tout penaud, il s’en va dans sa chambre. L’incident est clos. Sûr que j’ai poussé le bouchon trop loin. Il y avait une autre manière de lui expliquer calmement le pourquoi et le comment des choses. En fait, ma fureur, ma hargne s’adressait à qui vous savez, un certain nain de banlieue,  dont les propos font école jusque dans les lycées, faute d’un encadrement et d’un enseignement digne de ce nom, digne de la France. Sarko lave bien les cerveaux !

22:46 Publié dans Culture | Tags : lycée, jeune, racisme | Lien permanent | Commentaires (13)