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    UNION EUROPÉENNE.

    Comment Sarkozy veut relancer l'Europe

    Nathalie Schuck et Henri Vernet

    dimanche 29 juin 2008 | Le Parisien

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    Mardi, la France prend les rênes des 27 pays de l'Union. Dans un contexte économique difficile et alors que l'Europe est embourbée après le non irlandais au traité de Lisbonne, Nicolas Sarkozy espère néanmoins obtenir des résultats concrets.

    A PARTIR de mardi, Nicolas Sarkozy présidera non seulement la France mais aussi l'Europe. Attention pourtant : l'exercice ne dure que six mois et, surtout, le pouvoir du président du Conseil européen n'a rien à voir avec celui d'un chef d'Etat de la V e République. Pas question d'imposer ses quatre volontés aux 27 pays de l'Union européenne (UE).

    Le rôle de la « présidence tournante », qui consiste pour l'essentiel à faire avancer les dossiers dans la machinerie lourde et complexe de Bruxelles, s'exerce en général dans la discrétion : combien de Français savent que, depuis le 1 e r janvier, l'UE était présidée par la Slovénie ? Néanmoins, lorsqu'un grand pays prend les commandes, la marge de manoeuvre s'accroît. Ainsi l'Allemagne d'Angela Merkel fit-elle adopter le traité de Lisbonne, ce « minitraité » imaginé par Sarkozy pour sortir l'UE du fossé où l'avait plongé le « non » français au référendum de 2005.

    Ironie du sort, c'est au chef de l'Etat que revient la rude tâche de relancer l'Europe après le nouveau non des Irlandais, le 12 juin. Pour celui qui voulait prôner une Europe plus proche et plus protectrice (en luttant contre la hausse du prix de l'énergie), mais aussi plus ambitieuse (projets communs sur l'immigration et la défense), ce brutal coup de frein est une déception. L'Elysée fait mine de positiver, jurant que Sarkozy y voit au contraire « un défi supplémentaire ».

    Faire preuve d'écoute et de disponibilité

    Il n'empêche, la présidence française devra consacrer temps et efforts à la recherche fastidieuse d'une solution institutionnelle au « no » irlandais. Le numéro un français n'y parviendra qu'à la condition de faire preuve de la même écoute et de la même disponibilité vis-à-vis de ses 26 partenaires que Merkel il y a un an. Lui qui avait déjà beaucoup communiqué sur une présidence qui aurait dû briller devra répondre aux attentes quotidiennes des citoyens européens s'il veut éviter de nouveaux rejets. C'est ce qu'il dira demain soir sur France 3. Ni paillettes ni technocratie, les Français, comme les Européens, attendent de l'UE des résultats.