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12/01/2012

Un message du Club de la Presse, Marseille


Gilles Jacquier, lauréat du Prix 2010 de la parole libre

organisé par le Club de la presse


L’engin de mort qui a frappé Gilles Jacquier à Homs en Syrie a touché au cœur le Club de la presse Marseille-Provence Alpes du sud. Ce grand reporter de France 2, professionnel unanimement reconnu, Prix Albert Londres avait un lien particulier avec Marseille.

En effet un jury présidé par notre présidente Isabelle Staes, correspondante de la chaîne lui avait attribué notre prix de la parole libre organisé en partenariat avec le conseil général des Bouches-du-Rhône en 2010.

Son documentaire tourné pour Envoyé spécial sur les femmes de Palestine avait apporté une touche d’un grand humanisme sur cet éternel conflit du Moyen Orient. Il n’avait pas pu venir recevoir son prix car il était en mission en Irak. C’est donc de Bagdad qu’il s’était adressé au public dans un dialogue chaleureux et plein d’optimisme avec Charles Enderlin transmis en direct sur grand écran. Un message qui, comme dans son travail, mettait les femmes et les hommes sur le devant de la scène.

Sa compagne Caroline Poiron avait, elle, reçu le prix photo pour un reportage sur une école en Afghanistan. Un couple de journalistes qui honore la profession et qui, en grands professionnels ne prenaient pas de risques insensés dans tous les points chauds qu’ils avaient couverts depuis dix ans.

A Caroline qui était à ses côtés au moment du drame, à ses proches et à toutes les personnes touchées par cet acte inqualifiable, le Club de la presse adresse ses condoléances et sa sincère solidarité.

Séquence émotion :

http://www.youtube.com/watch?v=X_tIzepsEbg

Gilles Jacquier en direct de Bagdad lors de la remise du prix de
La Parole libre au printemps 2010 :


03/09/2008

Edipresse: La part du lion...

Rien ou presque dans la presse du jour. Tout juste une laconique dépêche ATS en ligne dans le Matin, le 24 heures et la Tribune de Genève. Rien dans la version papier du journal.

Pourtant se produisait le 1er septembre une action assez inhabituelle en Suisse pour qu’elle soit mise en valeur.

 

 

Une mobilisation rare

150 personnes – pour la plupart des journalistes représentant les journaux cités plus haut, mais aussi des membres des services techniques et informatiques, s’étaient massées devant le siège d’Edipresse à Lausanne -le premier éditeur de quotidiens de Suisse romande et l'un des trois principaux acteurs à l'échelle de la Suisse- afin de protester dans le calme contre le licenciement abusif de 51 de leurs collègues par la Direction Générale du groupe de presse.

Cette mise à pied s’est effectuée en « violation flagrante des obligations de concertation sociale.» Le syndicat des medias Comedia signale ainsi que « les dispositions protectrices de la convention collective des journalistes (…) ont été ignorées par la Direction Générale. » De fait, il n’y a pas eu de négociations ouvertes entre Edipresse et les syndicats afin de diminuer le nombre de licenciements et atténuer les conséquences sociales. « Nous sommes profondément choqués par cette décision » lancent plusieurs personnes présentes.

 

Une modernité invoquée

Sur le site d’Edipresse, un communiqué daté du 27 août vante l’anticipation et l’adaptation du géant sur un marché en pleine mutation : « Face aux mutations profondes frappant le marché des médias, Edipresse Suisse anticipe et agit en prenant aujourd’hui plusieurs mesures destinées à améliorer son fonctionnement ainsi qu’à abaisser son niveau de coûts. »

Parmi ces mesures, une réduction des coûts fixes de 20 millions en 2 ans. Le départ des 51 collaborateurs n’est d’ailleurs qu’une première étape, d’autres licenciements, peut-être plus massifs, sont à craindre.

 

Edipresse évoque donc comme motif des licenciements les mutations du monde des medias et notamment la baisse des investissements publicitaires dans la presse écrite. Un rappel s’impose ici : la Direction Générale du groupe, présentant le 10 avril dernier les résultats 2007, avait souligné que les recettes publicitaires étaient restées stables à 477 millions.

On pourrait donc avancer une autre explication : la présence de deux journaux gratuits, le Matin Bleu et le 20 Minutes qui ont profondément changé les habitudes du lectorat. Voici donc un groupe de presse qui crée un journal gratuit qui ne se révèle être qu'un doublon allégé du Matin, l'un de ses titres payants, un groupe de presse qui dresse les principaux titres qui le composent les uns contre les autres et qui tire une balle dans le pied de sa masse salariale pour répondre à l'offre d'un concurrent, en l'occurence Tamedia.

Il faut donc saluer la présence concertée des journalistes et collaborateurs de tous les principaux titres de Suisse romande du groupe qui ont bien compris qu’il n’était plus ici question de rivalité mais de solidarité entre les différents titres du groupe Edipresse.

 

Les objectifs réels d’Edipresse

Mais que dire des mesures invoquées par Edipresse ? Comedia avance que les « les mesures prises ne visent pas à faire 20 millions d’économie en 2 ans mais bien 20 millions d’économie par an par des mesures étalées sur 2ans.»  Avant de rappeller qu’en « 2007, le groupe a investi 20 millions dans le digital, en Europe de l’Est et en Asie dans l’édition de luxe », puis de conclure : « c’est la richesse sociale produite en Suisse qui finance le développement extérieur du groupe. »

Edipresse est en effet un groupe avec de hautes ambitions sur le plan international. Il possède 160 publications et emploie 3800 personnes sur une vingtaine de pays. Il livre une concurrence féroce aux groupes Hersant et Tamedia (comme signalé plus haut) –également très présents en Suisse.

Toutefois, la rentabilité du groupe Edipresse est actuellement de 10,8% alors qu’Hersant, par exemple, est à 6%. Les mesures prises par Edipresse devraient porter sa rentabilité à 15 %. Au-delà de toute autre explication conjoncturelle, c'est bien encore la course au profit qui se révèle être ici le nerf de la guerre. Comedia dénonce donc avec raison « un caprice financier. »

 

23:11 Publié dans Mon journal | Tags : presse | Lien permanent | Commentaires (0)

28/04/2008

Dessin de presse

Le dessin du jour paru dans "Le Monde"  du 28 avril 2008

 

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10:52 Publié dans Images | Tags : le monde, dessin, presse | Lien permanent | Commentaires (0)

17/04/2008

"Le Monde" à l'envers...

Depuis quelques mois, nous assistons à la décrépitude du journal qui se voulait et était de référence : « Le Monde ».

 

Des « affairistes » en avaient pris le pouvoir et, durant une décennie, ils ont souhaité en faire une sorte de « conglomérat » de l’édition tous azimuts, prétextant que pour survivre il fallait être multiple. Ces « messieurs », Alain Minc et Jean-Marie Colombani se sont offerts des danseuses à crédit. Ils se sont pris pour des financiers de haute voltige avides de pouvoirs. Tout expert et conseiller en finances qu’il se prêtant être, Alain Minc, « une sorte de diable » en affaires de tout genre, traîne quelques ardoises à ses bottes qui se chiffrent par centaine de millions. Colombani a sauté à pieds joints dans son jeu de quilles mais ni l’un, ni l’autre ne les ramasse !

 

Sincèrement, était-il normal que le « Groupe Le Monde », qui se voulait laïc par excellence,  s’entiche d’un journal catholique : « La Vie » et ses librairies « La Procure » ? Etait-il réaliste qu’il acquiert une feuille de chou télévisuelle : « Télérama ». Et même des journaux gadgets pour enfants ? Passe encore pour « Le Midi libre », à condition qu’il élève le niveau rédactionnel de cette presse populaire de province.

 

Ces aventuriers de pacotille se sont pris pour des Lagardère, des Dassault, des Bolloré, des Bouygues et autres Arnault. Eux, quand ils investissent des millions, voire des milliards dans des OPA, ils le font sur les profits accumulés par leurs affaires juteuses. Ce qui n’était pas le cas du Monde qui a acheté toutes ces participations à crédit avec l’approbation de la « Société des Rédacteurs du Monde », majoritaires en voix lors des assemblées.

 

Aujourd’hui, c’est la faute à pas de chance, au prix du papier, au manque de publicité, à la concurrence de l’Internet, à la pléthore de personnel. C’est surtout la faute à des dirigeants irresponsables qui ont manipulé et embobiné des « rédacteurs », des béni-oui-oui  pas très clairvoyants, ceux-là même qui font « Le Monde » d’aujourd’hui et qui vont payer cher les pots cassés, ne leur en déplaise !   

17:13 Publié dans Culture | Tags : journal, presse, faillite | Lien permanent | Commentaires (0)