alpilles13 ALPILLES13

09/07/2011

Avignon... c'est sur la route des vacances!

 


1000 km de bitume, parfois le double, avant de rejoindre la grande bleue...

Bouchons, stress, chaleur, fatigue, mauvaise humeur, les mioches qui râlent… la totale, quoi !


Alors, avant de s’agglutiner sur le sable, de faire trempette, de rougir comme les tomates du pan bagnat hors de prix, pourquoi ne pas faire une halte bienfaisante au Festival d’Avignon ?


Où dormir, où poser sa carcasse ? De l’autre côté du Pont d’Avignon, dans l’arrière pays gardois, il y a de petits villages disséminés dans les collines et la garrigue, des chambres d’hôtes à la ferme où chez l’habitant à trois francs six sous ! Là, j’exagère à la baisse… car avec l’euro on a perdu la notion du juste prix.


Moyennant une pelote de laine, la fermière vous gardera les miteux, le temps d’aller trainer vos savates sur la Place de l’Horloge. Prenez du temps, laissez-vous aller à l’ombre des parasols, reposez-vous sur une terrasse en sirotant un jus de fruit de Provence.


Le spectacle est dans la rue, les saltimbanques défilent par dizaines, mimant le spectacle « off » qu’ils donnent d’heure en heure sur une scène improvisée, un garage, une arrière-cour et, pour les plus chanceux et les plus célèbres, dans un mini-théâtre. Ils sont les émules de Jean Vilar et René Char, qui ont créé le Festival « in » dans la Cour d’honneur du Palais des Papes en 1947.


Tous les monstres sacrés du théâtre français ont gravés de leur talent la célèbre scène d’Avignon. Et de citer ceux qui me sont le plus chers au cœur : Gérard Philippe, Silvia Montfort, Jean Négroni, Jeanne Moreau, Germaine Montero, Michel Bouquet, Maria Casarès, Philippe Noiret, Georges Wilson… Pardon pour tant d’autres que j’aime aussi !


Ces jeunes talents de l’époque se sont fait connaître en Avignon et combien de jeunes talents d’aujourd’hui seront reconnus demain ? Hier soir, Juliette Binoche, de retour au théâtre, a séduit : « Mademoiselle Julie » de Strindberg. (à voir jusqu’au 26 juillet)

Patrice Chéreau se paie la fantaisie de mettre en scène en anglais : I am the wind de Jon Fossee.


Trêve de paroles, en l’attente de vous rencontrer sur la Place de l’Horloge… je vous envoie le programme :


http://www.festival-avignon.com/fr/Prog