alpilles13 ALPILLES13

Mon journal - Page 2

  • 38ème semaine vue de Marseille

    C'était celle de la semaine passée, mais mieux vaut tard que jamais !

    Lundi 19 septembre

    Connaissez-vous l’origine et l’histoire du MACADAM ? Inventée au 19ème siècle par l’écossais John McAdam, cette technique consiste à ajouter de multiples couches successives de pierres et de sable pour rendre la chaussée compacte et ensuite l’enrober de bitume. De nos jours, l’Etat français utilise le même procédé pour entretenir les autoroutes, qui ne lui appartiennent plus, en prélevant chaque année une couche d’euros de 0,3 à 05 % dans la poche de ses citoyens. Parole d’Ecossais !

    Un pavé de trois kilos jeté en pâture aux journalistes, tel est  l’exploit olympique du marathonien Bruno Le Maire. Il pratique le triathlon, la course à pieds pour rattraper les autres, le vélo pour son tour des popotes et, à la place de la nage, le tir à la carabine pour fusiller Juppé. Mille pages pour écrire les âneries qu’il a récoltées lors de 400 déplacements hexagonaux. 1000 pages de copier/coller sur les cahiers écornés de ses copains Les Républicains. Un pavé antisocial à jeter en cinq Sète au fond de l’Etang de Tau pour nourrir les silures.

    Mardi 20 septembre

    Combien sont-ils dans la course à l’Elysée, une bonne vingtaine et pour qu’elle raison ? La retraite, pardi, dix millions de revenus et d’avantages annuels de toutes natures chiffrent la Cour des comptes ! Sans compter les extras, les conférences, les conseils d’administration et j’en passe. A ce prix là, on peut bien souffrir de toutes les corvées durant cinq pour enfin trouver la sérénité. D’ailleurs, raison pour laquelle Hollande est en train de réfléchir, de peser le pour et le « compte », autant toucher le pactole tout de suite !

    Hollande, le roi du monde ! Les Etats unis l’ont élu l’homme de l’année. Sans entrer dans les détails de ses interventions en Afrique, au Moyen Orient, en Ukraine, il a récolté plus que des succès d’estime par sa détermination. En France, c’est pas tout à fait l’échec, mais depuis quatre ans c’est la valse des hésitations : deux pas en avant, un pas en arrière ou l’inverse ! Constat évident, il faut deux Présidents en France, un pour l’intérieur, un pour l’extérieur !

    Mercredi 21 septembre

    Horreur, nous avons eu durant cinq ans un Gaulois pur et dur comme président de la République. Il traitait les intrus de pauv’cons et chassait les étrangers à coups de karcher. L’inculturé relisait chaque soir son unique livre de chevet : Astérix le Gaulois. A défaut de Cléopâtre, il s’entichât de la romaine Tedeschicx. L’affreux jojo avait caché son origine alors que, dans un élan d’intégration, les électeurs avaient cru élire un immigré gréco-hongrois de fraîche date, encore tout imprégné de sa culture.

    Avec humour, l’historien Claude Lelièvre écrit :« Face à l'inculture sarkoziste, on peut relire un billet que j'avais mis sur Médiapart le 28 décembre 2015 à propos du sens de "Nos ancêtres les Gaulois' » et de citer Ernest Lavisse' « Il a les cheveux très longs. Son manteau est fait d'une peau de bête. Si vous rencontriez un homme comme celui-là dans la rue, vous croiriez que c'est un sauvage. Le garçon va suivre son père à la chasse. Il n'ira pas à l'école pour une bonne raison : c'est qu'il n'y a pas d'école en Gaule. Vous, vous ne voudriez pas être ignorants comme ces petits-là  […] ».

    J’allais dire qu’on en a eu pour notre argent en regardant le live de MDP, oubliant que c’était gratuit ! Louable initiative mais les intervenants n’étaient pas convaincants, forcément dispersés dans leur manière de ne pas voir leur avenir. Cinq ans au purgatoire devraient ouvrir les yeux aux gens de gauche. Une sorte de primaire avant la primaire cacophonique des socialistes.. Les commentaires sont critiques, voir méchants, quatre heures… devant son ordi, c’est trop long, pourquoi pas deux épisodes à 18-20 heures, l’audimat le confirme.

    Jeudi 22 septembre

    Écrire, un métier ou un art comme sont la musique, le chant, la danse, la peinture ou la sculpture ? ècrire, on l’apprend à l’école, au collège, au lycée et le but est d’écrire sans faute, ce qui hélas, n’est plus le cas ! On pourrait dire que tout le monde sait écrire, lire et chanter, des moyens d’expression mineurs. Puis, on peut aller à l’uni, passer une licence de lettre, ce qui permet d’enseigner la bonne parole littéraire, le vocabulaire, la conjugaison et les synonymes ancrés dans l’hippocampe. Mais ce n’est de loin pas là potion magique pour être un écrivain, un créateur, le savoir n’étant pas l’imagination. La mode venant des USA est aux ateliers d’écriture créative, car l’auteur ne peut pas écrire n’importe quoi et n’importe comment, il y a des normes à respecter pour avoir la chance de gagner à la loterie des éditeurs ! D’où l’avènement d’un conformisme certain, à l’exemple des pavés style américain qui ne trouvent pas preneur en dessous de 400 pages. De grands écrivains contemporains et des siècles passés  étaient de parfaits autodidactes. Il y a des milliers d’écrivains amateurs qui n’écrivent que pour le plaisir, la passion, je suis l’un d’eux.

    Vendredi 23 septembre

    Point final de l’affaire Kerviel, c’est à voir… Huit ans de procédure pour enfin reconnaitre la responsabilité de la Sté Générale. C’est une honte, le calvaire subit par Kerviel, sa condamnation pénale demeure et ça lui coûte en quelque sorte une amende d’un million qui ne saurait couvrir les dommages et encore moins les intérêts sur 5 milliards ! Une farce, une punition pour un employé performant, aux ordres des rapaces bancaires. Dans cette ténébreuse affaire, c’est la justice qui est coupable de ses nombreux manquements de procédure et ce jugement tend à la dédouaner de toute faute. Reste à savoir si l’Etat va récupérer les 2,2 milliards donnés par Sarko en 2008 ?.

    Samedi 24 septembre

    Tartarin n’est pas de Tarascon mais de Montfrin. Des contes et des histoires d’Alphonse Daudet, celle de Tartarin est très proche de la réalité puisque « Tartarin » a bien existé en la personnes de Henry Reynaud, son cousin germain. Avec cependant une entorse à la réalité puisque le célèbre chasseur de lion et de casquettes n’était pas de Tarascon mais d’origine nîmoise, ayant habité 35 ans la petite ville gardoise de Montfrin. A l’origine, Daudet avait appelé son plaisantin de héros : Bartarin, patronyme d’une famille locale qui n’apprécia guère d’être ridiculisée par le poète et l’actionna en justice ! Il a donc suffit de changer le B en T pour réparer l’outrage et l’éditeur parisien trouva que Tarascon avait plus d’impact que Montfrin !

    Pourquoi cette anecdote aujourd’hui ? pour fuir les radoteurs, pour fuir une info répétitive où chacun apporte son grain de sel de Camargue. Occasion aussi de rejoindre mes amis de la « Fédération Daudet » en visite à Montfrin, découvrir sa vieille ville, ses monuments, son château célèbre, élevés le long de la rivière le Gardon, enjambée par le Pont du Gard, pour finir son périple dans le Rhône tout proche.

    Dimanche 25 septembre

    Papa, pourquoi tu tousses ? En cette après-midi de fin septembre, on ne tousse plus dans Paris intramuros. Et pourtant l’initiative de madame le maire de supprimer quelques heures les bagnoles en fait tousser plus d’un. Jamais contents les grincheux, les consommateurs de kleenex exposés aux effluves des polluants atmosphériques. 2500 Parisiens meurent, paraît-il, chaque année la bouche forcément ouverte à force de rouspéter. Donc mourir quand les poumons lâchent, c’est la panacée, on ne souffle plus, on ne crache plus, on n’éternue plus dans l’assiette d’à côté, on ne souffre plus d’un tas de maladies induites par l’air que l’on respire, on n’emmerde plus soin voisin par d’interminables quintes de toux. Et c’est tout ça de gagner pour la sécurité sociale. La droite du conseil municipal souffre de la coqueluche que l’on perçoit dans les travées de la mairie à la décision irrévocable de piétonniser la voie Pompidou. « En marche » dans Paris, un slogan à la mode, inventé par le Judas dont les cars enfument l’hexagone ! Vaste sujet que la pollution, elle nous agresse de toute part, elle se veut morale, politique, bien pensante, religieuse, elle nous crève les tympans au propre et au figuré et, admettons-le, elle nous fait tousser.

    Cette semaine, j’ai eu de multiples raisons de toussoter en lisant les articles de, MDP, par exemple les mauvaises conditions de fin de vie dans les maisons de retraite, de vrais mouroirs ; sur la pédophilie de Di Falco obéré par ses copains les évêques, à croire qu’ils le sont tous ; l’hypocrisie des politiciens de l’opposition qui se pressaient autour de Hollande aux Invalides pour enfin reconnaître la responsabilité de la France dans l’abandon des harkis d’Algérie. Comble de saillie de Marine Le Pen qui va jusqu’à suggérer d’octroyer la Légion d’honneur aux survivants !

  • 37ème semaine en passant la frontière

    Nous sommes voisins, paraît-il ? on a des choses à se dire. Alors  je vous transmets la copie du blog hebdomadaire que je publie sur le journal numérique MEDIAPART.

    Lundi 12 septembre

    https://www.mediapart.fr/journal/une/120916

    Patricia, une nunuche à la barre, une pauvrette qui avait peur d’en manquer du bon argent, au cas où son Jérôme de mari la quitterait pour embrasser la politique. Touchante, naïve au point de lui pardonner d’avoir planqué son Livret de Caisse d’Epargne au-delà des frontières et des océans. Pour sûr que sa tactique de défense va payer. Elle n’a été qu’une simple technicienne de surface capillaire payé mille fois le smic, on ne va pas lui couper les cheveux en quatre comme au temps de la guillotine.

    Autrefois appelés les « Sapag » , les 133 salariés du groupe irlando-suisse « Pantair » voient leur avenir en noir dès qu’il est question de fermer l’entreprise. Depuis l’adoption de la loi Florange en 2014, Pantair ne peut fermer le site comme il le souhaite, mais se trouve dans l’obligation  de le proposer à la reprise - bravo Montebourg ! Ce fabricant de tuyauterie a fermé les vannes, laissant à l'écart les syndicats et les salariés, lors des pourparlers de cession de l’entreprise, dont le personnel et les cadres sont potentiellement acquéreurs. Une épine dans le pied de Xavier Bertrand, Président des Hauts-de-France, qui a construit toute son image et sa campagne sur la préservation de l’emploi.

    Divine surprise au Cannet ou Monsieur 2% à la primaire est venu offrir ses pains au chocolats fondant sur la plage. Celui qui a porté le chapeau durant plus de 2 ans dans l’affaire Bygmalion a été affublé d’un chapeau de paille aux initiales JFC - Le Cannet. Le ridicule ne tue pas quand il prononce son slogan : « On ne recule plus » D’habitude, on recule pour mieux sauter, mais là le compte est bon, il se sait battu d’avance. Alors, pourquoi tout ce cirque, toute cette dépense d’énergie de dizaine de candidats de droite et de gauche pour blablater leurs salades avec plus ou moins de vinaigre et d’huile d’olive.

    Mardi 13 septembre

    https://www.mediapart.fr/journal/une/130916

    Des sous, encore des sous, Marine Le Pen fait la manche, il lui faut 23 millions pour 2017, les banques françaises refusent de lui faire crédit. Le retour sur investissement pour les 577 candidats aux législatives est loin d’être garanti. Le comble pour ce parti nationaliste, il tend sa sébile aux banques étrangères, à votre bon cœur Poutine et Hassad. C’est encore le vieux, l’exclu, qui va ouvrir sa bourse. Celle qui était planquée en Suisse.

    La Croatie à droite toute, sans doute les séquelles de son passé nazillard ! Voir sur MDP : le portfolio remarquable de Thomas Halex : Chroniques de l’Oregon Une course au cochon au milieu des stands Trump et Clinton.  Alstom ne fabrique plus,  comme à son origine au 19ième, des locomotives à vapeur mais le gouvernement et la SNCF continuent d’envoyer des écrans de fumée noire sur sa maintenance à Belfort ! Patatras dans la jungle des magouilles : le lion est mort ce soir…

    Mercredi 14 septembre

    https://www.mediapart.fr/journal/une/140916

    Après avoir tenté de mouiller Rocard et Hollande, Jérôme Cahuzac pleure à chaudes larmes comme un enfant gâté pris en flagrant délice d’avoir trempé ses sales pognes dans la confiture helvétique. Je parie ma tête sous la guillotine qu’avec une dose de sursis et les remises de peine, il a toutes les chances d’échapper à la taule le 8 décembre, anniversaire presque jour pour jour de la publication de Mediapart. Quel foutu quinquennat : un menteur et un traître choisis par un idiot au pouvoir !

    Jeudi 15 septembre

    https://www.mediapart.fr/journal/une/150916

    Le parlement britannique remet en cause les raisons de la guerre en Libye de Sarkozy, alors que le soir même, il est l’hôte de la « nouvelle » émission politique de France 2 de Pujadas. L’art de faire du neuf avec du vieux en changeant de décor et en faisant la part belle à Léa Salamé. Grosso modo : deux millions de gugusses (e) derrière l’écran, dont un tiers approuve les mimiques et les diatribes du plus célèbre mis en examen de France !

    Vendredi 16 septembre

    https://www.mediapart.fr/journal/une/160916

    Impossible de tout lire, les journalistes de MDP ayant mis les bouchées doubles, peut-être pour concurrencer la sortie des hebdos papier les moins bêtes et méchants – je vous laisse le choix ! J’ai beau être chauvin, mais pas au stade de bouder Libé, Marianne et l’Obs. Mince, j’ai oublié le FigMag !

    On a tous aimé et cru cn Lula, cet ouvrier devenu président du Brésil, on lui aurait même donné le bon dieu évangélique sans confession, même s’il n’est pas de ce bord là, celui du procureur qui le poursuit. Des rumeurs, des accusations se font jour que le chef d'État le plus populaire de l'histoire du Brésil serait en réalité « le maestro d'un orchestre dédié à vider les coffres publics ». Innocent ou pas, complot ou pas, il n’empêche que ce pays a été de tout temps gangréné par la corruption à tous les niveaux de l’État. 

    Tu bouffes ou tu ne bouffes pas, tu crèves quand même ! Tel est grosso modo le message du lobby agroalimentaire. Pas question de jouer sur les couleurs pour référencer la merde qu’on nous vend, pas question de combattre le gras, le sucré et le salé comme le recommande un chercheur, le Pr Hercberg. Une fois de plus, celui qui porte bien son nom, Le Foll, le gourmand, est pris la main dans le pot de confiture des lobbies.

    Samedi 17 septembre

    https://www.mediapart.fr/journal/une/170916

    Niveau culture, la pagination de MDP est plutôt maigre. Combien de livres à la rentrée de septembre ? Magyd Cherfi, avec Ma part de Gaulois, se voit hissé dans la première liste du prix Goncourt, en seul représentant des éditions Actes Sud. Andreï Ivanov, un récit sur des réfugiés affreux, sales et parfois méchants. Erri De Luca, l’écrivain des vents contraires. Jonathan Galassi, quand la Muse s'amuse. Pas un Français radoteur… mieux vaut aller du côté des deux Corées, ils écrivent ces gens-là, on apprend au moins quelque chose !

    En revanche, il faut souligner le partenariat avec Tënk qui propose «La pépinière du désert», un documentaire de 90 min, signé Laurent Chevallier, à voir en intégralité sur Mediapart avec la plateforme de vidéos Tënk. Chaque quinzaine un documentaire gratuit ou d’autres moyennant un abonnement.

    Dimanche 18 septembre

    https://www.mediapart.fr/journal/une/180916

    Mediapart interdit de Fréjus ! Comme on dirait interdit d’enquêter, interdit d’écrire, interdit de communiquer, comme le relent de l’époque où les nazis et la droite pétainiste interdisaient aux juifs d’exercer tel ou tel métier, celui de journaliste en particulier. J’ai trouvé bien palot, le communiqué de la SDJ, la Société des Journalistes quand il espère que ces interdictions ne se reproduiront plus dans le futur… mais les « futurs  se collectionnent de meeting en meeting pour MDP, pariant qu’il serait à Fréjus incognito. Bravo ! Y avait des « intellos », Sapir, ça aurait pu être pire, mais le pompon revient à un certain Jean-Paul Brighelli qui s'agace des « 350 000 femmes voilées » qu'il croit voir tous les jours à Marseille !. Pas étonnant de ce prof réac qui a publié «  La Fabrique du crétin », autobiographique ?

  • Arles : les comptes d’Hoffmann !

    A ne pas confondre avec la folie des contes d’Hoffmann, L’Envolée Lyrique de Jacques Offenbach, à voir au château de l’Emperi à Salon-de-Provence.

    Lundi 4 juillet, Arles a fêté son « Independence Day » avec les Suisses, logique pour un pays qui se distingue du reste de l’Europe par son indépendance, sauf pour les arts !

    Maja Hoffmann, richissime helvète, accueillait Audrey Azoulay, ministre française de la Culture et son équivalent suisse, le conseiller fédéral Alain Berset.

    La Fondation LUMA, financée à hauteur de 150 millions d’euros par cette généreuse Maja, inaugurait l’Âtelier de la Mécanique.

    images-jpg-arles-luma
     
    Drôle d’appellation, après celui des Forges, pour un site destiné à des expositions, bel exemple de reconversion de locaux industriels en friche !

    Discrète, peu bavarde, Maja Hoffmann collectionneuse mécène de 56 ans, cohéritière des laboratoires pharmaceutiques suisses Roche, est en train de transformer la commune la plus étendue de France, Arles, en une machine de promotion mondiale de l’art contemporain.

    Un imposant bâtiment de verre et d’acier d’une hauteur de 56 mètres dessiné par Frank Gehry, l’architecte star du Guggenheim de Bilbao, verra le jour en 2018, sur les terrains des anciens ateliers SNCF, rachetés en partie par Maja pour y loger, en plus de son futur centre culturel, les Rencontres internationales de la photographie.

    Une partie des Ateliers a donc été inaugurée par l’exposition de l’artiste suisse Yann Gross ; à tout seigneur, tout honneur ! La partie festive s’est déroulée au « Nonante-Neuf », espace détente aménagé par la Confédération helvétique !

    Arles rejoue :

    « La visite de la vieille dame » de l’auteur suisse allemand Friedrich Dürrenmatt !

    Le programme de Luma cet été :

    http://www.arles-info.fr/2016/07/06/le-decollage-de-la-fusee-luma/

  • Vive le code du travail

    carnet_travail_offert-150.jpg

    On dit tout et n’importe quoi à propos de la réforme du droit du travail. Une chatte n’y trouverait pas ses petits et le « travailleur » encore moins. D’ailleurs, on ne lui a pas demandé son avis et zut pour les syndicats qui ne présentent que 8% de la masse des travailleurs, autant dire des peanuts qui font grincer les rouages de la paix sociale.

    Un vrai casse-tête la cure d’amaigrissement du Dalloz, un bouquin rouge – comme le Michelin – disponible en plusieurs versions de 45 à 180 euros pour le Méga Code de 3580 pages ! Le cher Désiré Dalloz a fait son chemin depuis 1845 puisqu’il fait partie d’un groupe privé totalisant 400 millions de chiffre d’affaire, 2200 employés dont ne sait s’ils sont en CDI ou en CDD !

    Quelques pistes sur cet avant-projet visant à instituer de nouvelles libertés…

    Le temps de travail peut passer jusqu’à 12 heures par jour, ce qui permet d’avoir deux patrons de trois jours dans la semaine de 6 jours, le septième étant, comme de bien entendu, celui du Seigneur, à choisir : le vendredi pour les musulmans, le samedi pour les juifs et le dimanche pour les chrétiens. Voila une idée qu’elle est bonne pour doubler le smic !

    Les heures sup, ça se discute ! Pas moins de 10% et pas plus de 25%, question d’accord de branche en branche, selon le désir de l’entreprise !

    Indemnités de licenciement. Ça c’est un truc vicieux qui pousse les patrons à faire des CDD plutôt que des CDI depuis l’introduction de cette indemnité légale en 1967. Je fais le con, je suis vidé presto-subito, je touche mes trois mois minimum et rebelote !

    Les accords suspensifs. Encore un cadeau aux entreprises - en plus de 40 milliards - qui pourront « moduler » les salaires et le temps de travail comme bon leur semble.

     

    Une poire pour la soif. On va les consulter ces chers travailleurs, par référendum, ils auront ainsi voix au chapitre. Puis, on les gratifiera d’un compte personnel d’activité avec en prime, pourquoi pas, « la médaille du travail » en fin de carrière !

    Une réforme fourre-tout ? C’est en tout cas l’impression que donne ce projet, concocté à la va-vite, qui fait la part belle au patronat plutôt qu’aux salariés. Un coup de poker-menteur d’un président aux abois pour n’avoir pas réussi son projet utopique : stopper le chômage.

    Qui c’est qui va décider ? Un millier de pauvres mecs corvéables à merci : ministres, oligarques, députés, sénateurs, cumulards qui gagnent à peine 7 à 8000 euros, plus quelques frais de bouche et de va-et-vient. Et s’ils mettent les pieds au mur, on leur refilera le 49.3 dans les gencives.

  • Offrons-leur des poupées gonflables !

    Depuis la nuit tragique du 31 décembre à Cologne, nous sommes peu à peu mis au parfum de ce qui s’est réellement passé. La police allemande parle d’une pratique d’harcèlement sexuel collectif appelé «Taharrush gamea » : un cercle intérieur attaque la victime alors que le cercle extérieur distrait les gens alentour.
    L’harcèlement, l’agression sexuelle, le viol sont des sujets tabous, honteux, que l’on dissimule, que l’on ne parle qu’à mots couverts. Combien de femmes gardent ce secret toute leur vie ? Sont-elles prises au sérieux au commissariat de quartier ?


    Dans le cas de Cologne, les autorités n’ont eu de cesse de minimiser la gravité des événements afin de contenir le racisme à l’encontre des immigrés musulmans. Jusqu’à la maire de cette ville indigne qui exhorte les habitantes de Cologne à «s’adapter à ces genres de comportement », afin de faciliter l’intégration des migrants. Pas un mot à l’égard des centaines de femmes violentées qui ne sont pas les bonnes victimes, que leurs agresseurs ont des circonstances atténuantes, qu’elles doivent prendre sur elles !

    « Marianne » n’y va pas de main morte pour dénoncer l’attitude des néoféministes françaises qui n’ont pas réagi dans l’immédiat, puis se sont fourvoyées dans une dénonciation du racisme, minimisant les violences subies. Clémentine Autain, élue du Front de gauche, a sans doute oublié qu’elle a été victime d’un viol ! La gauche avance à pas comptés alors que le FN se fait des gorges chaudes de ce pain bénit.


    Elisabeth Badinter le dit clairement : « ce n’est pas aux femmes qu’il faut donner des leçons de maintien, mais aux agresseurs, qui ne sont pas de culture européenne, de leur exposer ce que l’on peut faire ou ne pas faire dans nos pays, notamment vis-à-vis des femmes »

    D’abord un manuel de savoir vivre avant le dictionnaire de la langue du pays. Et pour les fous du sexe, une poupée gonflable et un abonnement aux bordels qui sont légion en Allemagne !


    Droit dans ses bottes, Manuel Vals a estimé chez Ruquier qu'il ne pouvait y avoir « d'«explication» possible aux actes des djihadistes », provoquant un raz de marée de protestations. Voilà à quelle sauce nous sommes mangés par le « sociologue » en chef de la République ! Sans doute, retournera-t-il sa langue pointue deux fois dans sa bouche avant d’émettre le même avis sur les violeurs.


    Voici quelques témoignages qui font froid dans le dos :


    « Les femmes non voilées réclament le viol » -Shahid Mehdi, mufti au Danemark
    « les femmes qui ne se voilent pas et qui se permettent d’être de la chair non couverte sont en faute si elles sont violées. » -cheikh Taj al-Din al-Hilali, mufti d’Australie.
    « Les femmes norvégiennes devraient prendre leur part de responsabilité » –Unni Wikan, professeur d’anthropologie
    (Il ne préconise ni la punition des auteurs ni le rejet de la théologie islamique qui rend légitime de tels abus des femmes. Mais recommande aux femmes norvégiennes de se voiler)


    « Ça n’est pas aussi grave de violer une Suédoise que de violer une fille arabe. Elles ne sont probablement pas vierges de toute façon. Alors que la fille arabe aura des problèmes avec sa famille. Ce sera une source de honte pour elle. C’est important qu’elle reste vierge jusqu’au mariage. C’est presque trop facile de se taper une Suédoise. Beaucoup de garçons immigrés ont des copines suédoises quand ils sont ados. Mais quand ils se marient, ils prennent une femme convenable, de leur culture, et qui est vierge. Et c’est ce que je vais faire. Je n’ai pas beaucoup de respect pour les Suédoises. Elles se font sauter sans arrêt.« - Hamid, résident en Suède.


    Tout ceci prend du sens lorsque l’on sait que le coran autorise les musulmans à réduire les femmes non-croyantes en esclavage et de les abuser sexuellement (Sourate 4 :24-25). Il faut aussi savoir que leur prophète (qu’ils voient comme un exemple à suivre) n’a pas lésiné sur les viols lors de ses nombreux pillages.


    Pour certains migrants fraîchement débarqués, l’Europe est le continent de la liberté, ce qui signifie que tout est permis, puisque les femmes sont libres et pas voilées. D’ailleurs, des études tendent à prouver qu’il y a beaucoup moins de viols dans les pays musulmans. Est-ce parce que dans la loi traditionnelle islamique, le viol ne peut être prouvé que lorsque quatre hommes jurent qu’ils étaient témoins du viol (Sourate 24 :4,13) ? Au Pakistan : 75% des femmes emprisonnées sont derrière les barreaux pour le crime d’avoir été victimes de viol. Comme à Cologne, on inverse le rôle des victimes !

  • LE GROS SOUPER ET LES 13 DESSERTS

    En Provence, le dîner de la veillée de Noël s’appelle le Gros Souper. En réalité, c’est un repas maigre, sans viande rouge, ni canette, faisan ou bécasse. Restons light pour la messe de minuit.

    L’aigo boulido, de l’eau bouillie dans laquelle on plonge de l’ail et de la sauge. Parfois une soupe de pois cassés ou de lentilles. En guise de poisson, Mistral préfère la morue aux câpres. Du côté de Martigues, l’anguille à la broche, à Marseille, une daube de poulpes. Dans les Alpilles, « li cacalaou » se dégustent avec l’anchoïade. Plus frugal que ça, tu meurs !

    C’est sans compter avec les treize desserts. Pas superstitieux pour un sou les Provençaux. La fougasse, la pompe à huile d’olive, pardi. Nougat blanc et noir vous fixe le dentier. Mais gare aux amandes, aux noisettes et aux noix. De l’exotisme avec les dattes de Tunis, la figue de Fatma et les raisins de Corinthe.

    Du monde latin et ibérique, les oranges, les mandarines et les melons verts. Une pomme et une poire couleur locale. Le pruneau et l’abricot font dans le sec. Une palette de confiseries à faire saliver la servante du curé : calissons, fruits confits, pâte de coing et d’amandes, papillotes et autres chocolats. La boîte à biscuit regorge de croquets, de navettes, de merveilles, de massepain et de macarons.

    Treize desserts… pensez donc, les Provençaux ne comptent pas.

    Joyeux desserts à vous tous.

  • Changeons de République...

    La cinquième République est moribonde, elle a fait plus que son temps. Ça ne peut plus durer ainsi. Depuis des décennies, on se renvoie la balle de gauche à droite et vice-versa, un jeu de massacre stérile qui paralyse l’évolution du pays.
     
    imagesdessin-mariane-17-12-15 imagesdessin-marianne-17-12-15
     
    On fanfaronne de par le monde, comme au temps de l’époque coloniale, d’un empire déchu. Faut bien que l’industrie vive, et de célébrer les Droits de l’homme et du mécanicien en fournissant en rafale le matériel de guerre à nos « pays frères ».

    Les partis passent leur temps à se tirer dans les jambes. Les oligarques au pouvoir, toujours les mêmes, ne se soucient que de leur pré carré, de leur rente de situation et de leur réélection. Depuis des mois, on nous bassine avec les primaires et l’échéance de 2017. Le présent, on s’en fout, « maintenant » c’est du passé, un slogan crié à tue tête sur les toits pour les gogos.

    Le peuple a faim, « qu’il mange de la brioche » ! Un peuple de mendiants à qui l’on donne la pièce, 6 euros d’augmentation du smic, une moquerie. On enrichit les riches à tout-va. Il n’y a de beau que le patronat à qui l’on verse des milliards, sans contrôle ni contre partie réelle. Le pouvoir est entre les mains de la finance, l’Etat leur otage. On jette ainsi les citoyens à corps électoral perdu dans les bras d’un parti, raciste, populiste et réac qui promet monts et merveilles sans avoir les moyens de les concrétiser. Les manants se laissent griser par le discours des racoleuses.

    Le salut viendra peut-être du Sud et du Nord, du tremblement de terre, du tsunami provoqués par les régionales. Quelques voix d’élèvent, du genre « on ne m’y reprendra plus », ça va changer, certains font amende honorable pour soigner leur gueule de bois. La peur au ventre, les plus courageux… murmurent à voix basse : unissons-nous, cohabitons pour sortir le pays du chômage et de la crise. Paroles, paroles, le peuple ne croit plus aux effets de manche de ces politiciens « costard cravate » qui ne se remettent pas formellement en question. C’est toujours la faute de l’autre. Un député-maire LR d’une ville Paca de 80.000 habitants a le culot de dire que depuis trente ans la République délaisse ses concitoyens. Que fait-il, que font-ils ses 576 collègues à l’Assemblée nationale ?

    La gauche panse les plaies de son incurie. Au diable l’homéopathie, il lui faut un remède de cheval. Chez Les Républicains, la chasse est ouverte, on abat la brebis galeuse à coup de « Sarkonikov ». Gare aux ricochets ! Le système électoral est faussé, le bonus aux vainqueurs est d’une absurdité crasse. Changeons une République en guenilles qui n’a de démocratique que le nom. La seule issue possible : le pouvoir au peuple !

  • Maréchal, me voilà en PACA !

    Et la France enivrée Te salue Maréchal ! Tous tes enfants qui t'aiment Et vénèrent tes ans A ton appel suprême Ont répondu "Présent"

    Cela ne fait aucun doute, dimanche 13 décembre, Marion Maréchal se prendra la tête en étant élue présidente de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur après 12 ans du député d’Arles, Michel Vauzelle, gestionnaire laxiste et gaspilleur des deniers publics, selon la Chambre régionale des comptes. Un coup de Trafalgar à nouer les tripes des socialistes qui ont régné durant 28 ans à la tête de la région.

    Cinq millions de citoyens aux mains d’une mijaurée maurassienne de 26 ans, au nom prédestiné qui rappelle les heures sombres de Pétain. Deux milliards annuel de budget entre les mains d’une débutante, dont la plupart des électeurs ignorent ce qu’on en fait, si ce n’est les 200 millions versés aux associations qui vont sans doute passer à la trappe ! Ce qui n’empêche pas les heureux bénéficiaires de couvrir leur face xénophobe, d’avaler des couleuvres et voter la tête dans le sac.

    Par filiation, elle a de qui tenir la Marion, elle a été à l’école de son grand-père antisémite, raciste, admirateur d’Hitler, des Nazis et du IIIe Reich. Ce repris de justice multirécidiviste a été condamné 18 fois sans faire 1 jour de prison ! La liste de ses méfaits vous donne froid dans le dos : menaces de mort, coups et blessures, violences et injures publiques, apologie de crime de guerre, discrimination et haine raciale, invectives sur les chambres à gaz : « Durafour-crématoire » et « un point de détail »… De son côté, ce voyou de la pire espèce a intenté et gagné une vingtaine de procès contre les journalistes qui dénonçaient ses dérives.

    Ce sont donc les « dignes » héritières qui reprennent le flambeau de ce père et grand-père indigne de la République. Leurs propos douçâtres ne sont que faux-semblant, même évincé du parti, c’est encore le vieux qui tire les ficelles. Ce sont des millions d’électeurs qui se laissent convaincre par un discours passéiste, adhèrent à un programme économique de faillite et apportent leurs suffrages, sans sourciller, aux thèses racistes,  nationalistes et discriminatoires.

    Au temps de Vichy, c’étaient des Français qui envoyaient les juifs aux fours crématoires. Aujourd’hui, ce sont des Français, adeptes du FN, qui veulent rejeter les arabes et les Africains à la mer. Sont-ils conscients, ces gens-là, que le pays court à grands pas vers un remake du national-socialisme, créant des conflits sociaux, des révoltes et l’insécurité qui en découlera.

    Ahurissante, la vague de fond lepéniste qui s’abat sur la quasi-totalité des communes des Bouches-du-Rhône, de la plus grande à la plus petite, en particulier en pays d’Arles. Ces électeurs-là, comme ceux des autres départements de la Provence-Alpes-Côte d’Azur ne changeront pas d’avis au 2ème tour. Malgré le désistement des socialistes en faveur d’Estrosi le cumulard, bon nombre de militants de gauche déboussolés ne reporteront pas leurs voix sur le « motard » en bout de course qui, faisant allusion à De Gaulle, appelle ses troupes à la Résistance ! Avide de pouvoir, l’ex sarkozyste… mange à tous les râteliers.

    Dimanche 13 décembre, l’addition des pourcentages des « gauches », traumatisés et divisés par leurs défaites, ne permettra pas aux Républicains d’atteindre la barre de 50%, le père Noël réservant son cadeau à la disciple de Saint Pie X !

    A moins d’un miracle... selon les derniers sondages qui donnent un avantage à Estrosi de 52 à 54 %

  • Les régionales au bistrot !

    Lors du premier tour des élections régionales, je suis allé « prendre la température » à Mouries, le village d’à côté, qui, aux départementales, a voté à 48% pour le Front National et à 39% dans les Bouches-du-Rhône !
     
    Sur le coup de midi, à l’heure de l’apéro, les bars ne désemplissent pas, d’autant qu’a lieu la Fête de l’huile d’olive nouvelle. Je croise des visages connus, des copains, des amis sachant qu’un sur deux n’ira pas voter dans le local tout proche où je ne rencontre que madame le maire et les scrutateurs. L’accueil est glacial car ils savent que le scribouillard suisse n’est pas électeur, et qu’il concocte parfois des billets critiques sur les réseaux sociaux.

    Au comptoir, inutile de parler politique, seul le pastis est de rigueur. Parfois l’un ou l’autre lâche une allusion malveillante à l’encontre des immigrés, des Magrébins, ceux-là même qui travaillent leurs vergers. Peine perdue de contredire ces bornés qui appartiennent d’ailleurs à toutes les classes sociales. Immobile, neutre, stoïque, sauf une question de trop à mon voisin : « as-tu été voté » ?

    Je récapitule… dix mecs au bar, cinq votants dont deux à trois pour la Marion ! Lesquels ? J’ai bien ma petite idée depuis le temps que je les fréquente. Et je vous parie une bouteille d’huile d’olive nouvelle que le score de 45% à 50% en faveur du FN au premier tour ne changerait guère si tous les électeurs de la commune accomplissaient leur « devoir » électoral ! Les sondages sur 1000 personnes le prouvent.

    Comble de la petite histoire, je me suis retrouvé en terrasse, à manger des huitres, entouré d’un couple militaire de carrière, d’une femme général et deux amis que je sens très à droite !

  • Le carrousel des Mercedes au Bourget

    Ce matin, je me suis mis dans la tête d’un Parisien, me posant une question existentielle : j’y vais ou pas au boulot ? Au lieu d’affronter les bouchons, me les geler en attente du train de banlieue, j’ai opté pour la couette et le zapping d’une télé en boucle à l’autre. On n’a pas souvent l’occasion de boire son petit noir avec de tels personnages hauts en couleur.
     
    C'est la parade des hypocrites, ces chefs d’Etat qui se les roulent dans de grosses bagnoles. Pas l’ombre d’un véhicule hybride ou électrique dans ce cortège fantôme. Les fabricants français font grise mine avec de rares Peugeot-Citroën et Renault, Volkswagen est absent de la parade, et pour cause ! Pour la petite histoire. un visiteur malin s’est vu refuser l’accès avec une trottinette et le Japonais a troqué sa Toyota contre une Mercedes comme Tsiparas qui l'a achetée à crédit à Frau Merkel !

    La plupart des dirigeants n’en ont que faire de COP 21, comme des protocoles de Kyoto et de Durban qui sont passés à la trappe. Leurs intérêts nationalistes immédiats priment le devenir de la planète à l’horizon 2050, car ils auront disparu du monde politique, morts et enterrés avant que la mer envahisse leurs terres ! D’ailleurs, sur la pression des rois du pétrole, le terme « énergie renouvelable » a été banni de la conférence.

    De grands hommes par la taille ces chefs d’Etat, ils dépassent Hollande d’une bonne tête. Les femmes se comptent sur une poignée de main et la Suissesse a dû déposer son couteau suisse au vestiaire. A ne pas confondre avec le Festival de Cannes !

    Après l’arrivée de Obama et du Chinois, certains ont été frustrés de ne pas être accueillis, à la descente de leur carrosse, par Hollande, le temps d’une pause café, pendant que la « vice-présidente » Royal assurait l’intérim. On se congratule, on s’embrasse, on se serre la louche, celle du secrétaire de l’ONU est très parkinsonienne. Un seul baise main, très british, du prince Charles. Le pape François a fait faux bond, il reste à Bangui, la laïcité est de mise, car comment bénir une foule multi confessionnelle sans fomenter une Xième guerre religieuse.

    Le problème climatique est simple à résoudre.

    Lors de la séance protocolaire de dimanche, un délégué de l’archipel polynésien de Tuvalu - 26 km2, altitude 5m - a rêvé à voix haute :

    "Si nous sauvons Tuvalu, nous sauvons le monde entier"

    On peut dire de même de la Camargue dont certaines terres sont en dessous du niveau de la mer.

  • L’homme n’est pas de gauche

    L’homme par nature n’est pas de gauche. S’il le prétend, c’est la conséquence de l’histoire, du bourrage de crâne, il est de gauche par défaut.

    Auparavant, à l’époque de la royauté, de la noblesse, il n’y avait ni droite, ni gauche mais la plèbe, les serfs soumis et corvéables à merci.

    Après le siècle des Lumières, de la Révolution française de cet espoir d’une vie meilleure, le citoyen, cet inconséquent, a viré sa cuti en accordant successivement sa confiance à un empereur, à des rois, à des colonisateurs et à un maréchal félon.

    Aujourd’hui, de part le monde, les milliards de crève la faim ne sont pas de gauche, comme on l’entend en occident, mais les victimes de régimes et de dictatures cruelles et anti humanistes.

    Tout d’abord, ces peuples doivent lutter pour survivre au propre et au figuré. Il n’est pas nécessaire d’être de gauche pour se rebeller avec des moyens dérisoires aussitôt écrasés dans le sang par l’armement de pays soi-disant socialistes.

    Donc, ce n’est pas dans le tempérament de l’homme d’être de gauche, car, une fois sorti de son marigot, il aspire viscéralement à un mieux être matériel dont la droite est l’exemple. Par le progrès social, la consommation, la droite s’auto alimente, se maintient quasi automatiquement, quand elle ne progresse pas.

    A quelques pour cent près, l’Assemblée nationale bascule tantôt d’un côté, tantôt de l’autre, remettant en cause tout programme cohérent et d’avenir. C’est la foire d’empoigne qui déroute les électeurs et favorise l’abstention.

    Après l’échec du communisme, le socialisme n’a pas vraiment trouvé sa voie, il est l’objet en son sein de multiples convulsions. Les masses populaires ne lui font plus confiance, elles stagnent  dans une pauvreté relative, elles perdent tout espoir de devenir « riches » et se jettent bon gré, mal gré, dans le populisme de droite !

  • Asile helvétique...

    Demande d'asile en Suisse : la lettre d’un jeune Afghan à Simonetta Sommaruga

     

    Mohammad Ali Rashid, 18 ans, est menacé de renvoi à Kaboul. Installé à Lausanne depuis deux ans, ce jeune réfugié afghan, aujourd'hui majeur, vient de se voir refuser sa demande d'asile. Sous forme d'appel au secours, il a écrit une lettre ouverte à Simonetta Sommaruga, la Présidente de la Confédération en Suisse.


     

    Madame la Présidente de la Confédération,

     

    Je m'appelle Mohammad Ali Rashid, j'ai dix-huit ans et je viens d'Afghanistan. Je vous écris aujourd'hui cette lettre ouverte car je suis perdu et ne sais plus quoi faire pour continuer ma vie.

     

    Il y a quelques jours encore, les talibans sont entrés dans une grande ville d'Afghanistan et ils ont tué tout le monde, même les enfants. Aujourd'hui, vous dites que je dois retourner dans ce pays:  vous êtes donc d'accord que les talibans me tuent?

     

    En Afghanistan, bien que mineur, je travaillais comme chauffeur de camion pour une compagnie qui opérait sur une base militaire américaine. Pour cette raison, j'étais considéré comme un traître par les talibans. Si vous ne voulez pas qu'ils me tuent, laissez-moi vivre ici!

     

    Lorsque j'ai quitté Kaboul, j'avais seize ans. J'ai voyagé seul pendant près de six mois pour arriver en Suisse; parfois je n'avais ni à manger ni à boire pendant plusieurs jours. J'ai marché dix-huit jours à travers les montagnes jusqu'en Iran, traversé la mer avec quarante personnes sur un bateau censé en transporter dix, passé deux semaines en prison en Grèce; A Patras, je me suis caché dans un camion qui devait être chargé sur un bateau pour l'Italie; les garde-frontière m'ont trouvé et sorti à coups de pieds, j'ai recommencé, et après trois mois, j'ai réussi à passer.

     

    En Suisse, j'ai pu commencer une nouvelle vie. J'ai été hébergé dans un foyer pour mineurs non accompagnés, j'ai été à l'école et j'ai appris à parler et à écrire en français. J'ai cherché un apprentissage, mais comme je n'avais qu'un permis N (statut de demandeur d'asile), les employeurs ne voulaient pas m'engager. C'est comme ça en Suisse: on attend de toi que tu travailles pour rembourser ce que tu coûtes à la société, mais on ne te laisse pas travailler!

     

    Subitement, à ma majorité, j'ai reçu une réponse négative à ma demande d'asile. Pourquoi, après deux ans, me dites-vous de quitter la Suisse alors que je recommençais enfin à croire à une vie de paix et de sérénité? Vous saviez, en fait, que vous n'aviez pas le droit de me renvoyer en Afghanistan tant que j'étais mineur, alors vous avez fait exprès d'attendre jusqu'à ma majorité!

     

    Aujourd'hui, je demande plus que jamais l'asile politique. Je veux être entendu face à l'injustice que je vis, afin de pouvoir, demain, être à nouveau debout avec un avenir devant moi.

     

    Mohammad Ali Rashid, Av. de Menthon 16, 1005 Lausanne

    Lettre écrite avec la collaboration de Lisa Veyrier, militante du Collectif R qui a ouvert le Refuge Saint-Laurent à Lausanne.

  • Le film de Jean Chérasse avec Leny Escudero

    En hommage à Leny Escudero : Valmy, de Jean Chérasse

     

    Escudero_au_Moulin.jpg

     Photo de tournage de Valmy

    Photo extraite du blog de Vingtras

     VOICI LE LIEN :

    http://blogs.mediapart.fr/blog/gavroche/111015/en-hommage-leny-escudero-valmy-de-jean-cherasse

     

    Si vous avez été un tout petit peu attentifs, vous avez du voir passer cette triste nouvelle dans les jités ou dans les journaux. Oh, pas très long, des sujets d'une minute à peine, pour annoncer la mort de Leny Escudero, à l'âge de 82 ans.

    Pour la plupart des médias, c'était juste l'auteur de « chansonnettes à succès », tous ont écrit le décès de l'auteur de « Pour une amourette ». Tout juste s'ils ont indiqué que « c'était un chanteur engagé ». Comme si sa vie se résumait à ça.

    Tous les journaux (et même L'Humanité) se sont bornés à recopier sa fiche Wikipédia, par ailleurs incomplète.

    Mais Leny Escudero était beaucoup plus que cela.

    Juste pour dire : né en Espagne en 1932, Leny Escudero est le fils d'un père gitan et d'une mère marrane. Ses parents ont fui le franquisme et se sont installés à Belleville. Comme tous les gosses du quartier, Leny fut abonné à la vache enragée. Il en parle magnifiquement dans cette chanson, Malenfance.

     

    Malenfance © Leny Escudero

    Après son certif, il va exercer toutes sortes de métiers : terrassier, carreleur, et bien évidemment, chômeur. Un fils du peuple, un fils de pauvres. Après le succès de ses premières chansons, au lieu de vivre comme un nabab, il est parti faire un tour du monde, il est allé voir les gens, partout, s'arrêtant au Dahomey pour y construire une école.

    Moi, ce qui me parle, ce qui me touche, c'est que Leny était un fils d'ouvrier. Comme moi. Plein de rêves, comme moi.

    Alors, ce n'est pas très étonnant qu'il ait été « engagé ». Et communiste, et anar, depuis toujours. C'était logique.

    Et en 1967, là-aussi, c'est logique, il va jouer le rôle du canonnier Louis-Joseph Bricard, lequel a écrit  ses mémoires dont le film de mon ami Jean Chérasse s'est inspiré (réalisé en collaboration avec Abel Gance). Ce film, magnifique, c'est Valmy.

    Ce film faisait partie d'une série, baptisée très justement Présence du passé. Et au passage des acteurs en costume d'époque dans les rues du Paris de 1967, on entend Jean Mauduit dire : qui sont les vivants, et qui sont les fantômes... ?

    Ça m'a fait penser au très beau livre de Gérard Mordillat (encore un autre gauchiste), Les Vivants et les Morts. Ses héros sont vivants, et ceux qui se soumettent sont déjà morts.

    Les va-nu-pieds sont toujours debout, hier comme aujourd'hui.

    Le patronat, les libéraux, la droite au sens large, prétendent que l’histoire est finie, que le capitalisme l’a définitivement emporté sur tout autre système. Mais quand je vois comment les pauvres deviennent de plus en plus pauvres et les riches de plus en plus riches, je crois à la nécessité, à l’urgence d’une révolution. À son possible, comme aurait dit Lorquin. Nous devons penser le monde que nous voulons si nous ne voulons pas que d’autres le confisquent à leur profit, confisquent jusqu’à nos rêves et nous ramènent à l’état d’esclaves. Il ne peut pas y avoir de défaite quand on se bat pour quelque chose auquel on croit. 

    Alors, Valmy, c'est l'histoire de la nation France (si, si, la Nation) racontée par Louis-Joseph Bricard, un autre fils du peuple, un autre va-nu-pieds, un loqueteux, ou comme le dirait aujourd'hui le petit gros qui habite à l’Élysée, un sans-dents.

    Louis-Joseph Bricard fut engagé volontaire pour aller défendre la patrie attaquée par les prussiens (déjà). C'était début septembre 1792.

    A Valmy :

    Le 18, au matin, les troupes réunies au camp de Châlons se mirent en marche pour rejoindre l’armée campée à Sainte-Menehould. Elles défilèrent dans Châlons aux sons d’une musique guerrière ; les soldats à moitié nus chantaient des chansons patriotiques, et d’une voix unanime répétaient tous : « Ah ! ça ira ! » etc.

    Et devant cette horde échevelée de barbares hurlant « Vive la Nation ! », les prussiens ont reculé.

    L’impératrice Catherine ne s'y est pas trompée, elle décrit ainsi la retraite des Prussiens :

    Les démons, comme vous voyez, savent marcher où ils veulent aller malgré les pluies, les boues, le manque de vivres et de fourrage. Tandis que nos compassés ne parviennent nulle part.... 

    Eh oui, devant le peuple déterminé et uni, les petits marquis ne font pas le poids.

    Et cela me fait penser au chapitre des Misérables ou Monseigneur Bienvenu rencontre « le conventionnel G. ». Qui lui dit :

    J’ai voté la fin du tyran. C’est-à-dire la fin de la prostitution pour la femme, la fin de l’esclavage pour l’homme, la fin de la nuit pour l’enfant. En votant la république, j’ai voté cela. J’ai voté la fraternité, la concorde, l’aurore ! J’ai aidé à la chute des préjugés et des erreurs. Les écroulements des erreurs et des préjugés font de la lumière. Nous avons fait tomber le vieux monde, nous autres, et le vieux monde, vase des misères, en se renversant sur le genre humain, est devenu une urne de joie.

    Il y parle aussi de « 93 » :

     Un nuage s’est formé pendant quinze cents ans. Au bout de quinze siècles, il a crevé. Vous faites le procès au coup de tonnerre.

     Ah ! monsieur le prêtre, vous n’aimez pas les crudités du vrai. Christ les aimait, lui. Il prenait une verge et il époussetait le temple. Son fouet plein d’éclairs était un rude diseur de vérités. Quand il s’écriait : Sinite parvulos. . ., il ne distinguait pas entre les petits enfants. Il ne se fût pas gêné pour rapprocher le dauphin de Barabbas du dauphin d’Hérode. Monsieur, l’innocence est sa couronne à elle-même. L’innocence n’a que faire d’être altesse. Elle est aussi auguste déguenillée que fleurdelysée.

    Je pleurerai sur les enfants des rois avec vous, pourvu que vous pleuriez avec moi sur les petits du peuple. Et si la balance doit pencher, que ce soit du côté du peuple. Il y a plus longtemps qu’il souffre.

    Monsieur, retenez bien ceci, la révolution française a eu ses raisons. Sa colère sera absoute par l’avenir. Son résultat, c’est le monde meilleur. De ses coups les plus terribles, il sort une caresse pour le genre humain. Oui, les brutalités du progrès s’appellent révolutions. Quand elles sont finies, on reconnaît ceci : que le genre humain a été rudoyé, mais qu’il a marché.

    Le lendemain, quelques braves curieux essayèrent de lui parler du conventionnel G. ; il se borna à montrer le ciel. A partir de ce moment, il redoubla de tendresse et de fraternité pour les petits et les souffrants.

    Victor Hugo a tout dit.

    Alors voilà, pour vous, Valmy. Le film scandaleusement caché, censuré, oublié, de mon cher ami Jean Chérasse, mis en ligne avec l'aimable autorisation de son auteur. Leny y interprète Louis-Joseph Bricard, sans-culotte de la section Saint-Merri.

    Valmy © Jean Chérasse

     

  • 1984 – 2084 - de ORWELL à SANSAL

    1984 – 2084 - de ORWELL à SANSAL

     

    Les prédictions de Georges Orwel ne se sont pas réalisées tout à fait comme il le pensait. Il n’empêche que ce fût un visionnaire lors de l’écriture de ce roman de fiction : « 1984 », publié en 1949. Depuis la décolonisation, des dizaines de dictateurs se sont peut-être inspirés du bouquin pour exercer leur hégémonie sur leur peuple.

    Dès l’après-guerre, la télévision, la technologie, l’informatique et l’Internet ont profondément modifié notre mode de vie. Notre société est devenue l’otage de nombreux Big Brother, qui conditionnent notre existence, enserrés que nous sommes dans un carcan privatif de liberté.

    Le NSA et la nouvelle loi sur le renseignement en sont des exemples ! En Grande-Bretagne, Big Brother a fait école, le réseau de télésurveillance compterait une caméra pour 15 habitants. La novlangue imaginée par Orwell se retrouve dans les SMS des portables ! Pareils aux moutons de Panurge, la grande majorité du peuple ne réagit pas, ou ne sait pas à quel saint – politique - se vouer. Beau jeu d’exploiter le populisme.

     

    L’écrivain algérien, Boualem Sansal publie : « 2084, La fin du monde » dont le titre accrocheur, sur fond de dictature islamiste et de fable

     
    orwellienne, n’est pas anodin. Sur le squelette de 1984, dit-il, il a bâti une fable apocalyptique sur l'avènement d'un monde alimenté par un islamisme de type occidental…

    Sansal est le « Winston » de Orwell, celui que l’on accuse de trahison par son pays qu’il continue d’habiter malgré les risques qu’il encourt. Car l’écrivain dresse un réquisitoire contre l’arabisation forcée de l’Algérie, l’abandon de son origine berbère et de son héritage français. Il dénonce le dogme musulman qui transforme la foi en instrument de la domination politique.

    Sansal écrit aussi : « Le politiquement correct, « cancer du monde », gagne les esprits. Il est nourri par la peur de l'islam et du monde musulman », ou encore en 2011 : « Le monde arabe de Papa sera fini lorsque sera brisé ce machin absurde, club de faux princes arrogants et cruels, qui se pose en gardien de la mythique race arabe et du véritable islam ». L’auteur ne manque pas d’humour au fil de cette fable dont le pays imaginaire, appelé l’Abistan, est aux mains d’un despote. Toute ressemblance avec la « réalité » ne serait que pure coïncidence !

    Faut-il prendre au sérieux Boualem Sansal ? Oui, lorsqu’il assène des vérités qui ne sont, loin de là, pas bonnes à dire sur les dérives du monde arabe. En revanche, on peu être sceptique sur ses prédictions quand il déclare, lors d’une interview : « Je pense qu'au delà de 2084, l'islamisme sera un élément du pouvoir important, en ajoutant que la France sera islamiste car elle n'a pas montré un grand savoir faire et une capacité à résister à l'avancée de l'islamisme." Et dénoncer tous les dispositifs de sécurité qu’il y a partout !

    Je m’interroge sur ces dernières phrases que j’imagine plutôt dans les discours et les écrits de ces prophètes xénophobes de malheur que sont Finkielkraut, Zemmour et Houellebecq.

     

    On peut écrire une autre projection du futur

    en se basant sur le passé et le présent

     

    Les trois religions monothéistes s’inspirent d’un même prophète, Abraham, mais également de l’Ancien Testament et ne se différencient, à vrai dire, que sur des points de détails… et de pratique, à l’exception, bien entendu, des extrémistes. Au cours des siècles, elles ont conservé leur spécificité, leur culture, tout en ayant comme dénominateur commun un Dieu unique.

    Ayant cohabitées, tant bien que mal, il n’y a donc aucune raison que cela change radicalement, même sous la pression actuelle des islamistes et des djihadistes. Nous devons apprendre à vivre ensemble. La vague de fond du printemps arabe de 2011 a démontré la volonté d’émancipation des peuples du Magreb et de la Syrie. Malgré la répression dans le sang qui s’en est suivie, le processus de la révolution démocratique est en marche, ce n’est qu’une question de temps pour y parvenir.

    Contre vents, marées, persécutions et génocide, la communauté israélite, très minoritaire, a tenu bon, elle a survécu. Le communisme dictatorial et areligieux  n’a pu éradiquer les religions dans les territoires mis sous sa botte. Elles couvaient sous la cendre et ont ressurgi avec plus de vigueur lors de l’éclatement de ces régimes totalitaires. Par rapport à l’islam, les trois-quarts de l’humanité professent d’autres croyances qui ne sont pas prêtes à s’en laisser compter.

    Au Moyen-Orient et au delà, cette mosaïque de pays, anciennement colonisés ou occupés, cherchent leur voie au travers d’un islam radical, d’une fracture, d’une haine quasi irréversible entre chiites et sunnites, de guerres fratricides. Selon Sansal : « ce conflit nourri la peur de l'islam et du monde musulman, il faut un plan Marshall pour sortir de cela, il faut oublier la prudence, encourager l'impertinence, notamment en France et en Angleterre, pays de l'irrévérence ». Mais en aucun cas, nous ne pouvons être des donneurs de leçons car l’Occident et l’Europe en particulier ont une grande part de responsabilité dans la situation actuelle.

    En éradiquant les conflits religieux, en respectant l’autre, – soyons optimistes - les peuples vont inexorablement s’amalgamer dans la mixité des ethnies, nous ne serons plus ni tout blanc, ni tout noir, ni tout jaune, mais bigarrés avec les yeux bridés. Le Blanc plus blanc que blanc disparaîtra avec le métissage, comme à l’origine du premier hominien. Le compte à rebours est en marche jusqu’en 2084… pour mettre en place le processus et jouer les visionnaires.

  • Une semaine de 49 heures.

    Avec Macron qui file du mauvais coton, on y va gaillardement. Fi de la règle à calcul, on manipule les chiffres et les heures à qui mieux-mieux. Il y a du 7 sur 7 dans le commerce, du 3 x 8 dans les usines, du 24 sur 24 dans l’actualité et les médias.

    Prenez la lune, elle n’en fait qu’à sa tête, n’est jamais à l’heure, ni en phase avec le péquenot et ses salades. Quand elle ne joue pas à cache-cache avec les nuages, la rousse s’éclipse avec le soleil.

    Parlons-en des chiffres, 20.000 nouveaux chômeurs souhaitent la bienvenue à Myriam El Khomri, nouvelle ministre envoyée au casse-pipe. Alors, c’est trois millions et demi ou cinq millions et demi de sans-emploi ? L’Etat est un menteur, comme les statistiques, une heure ou deux de boulot dans le mois et le chercheur d’emploi est aussitôt décompté dans les deux millions !

    Le tri des migrants

    Un réfugié, un demandeur d’asile est celui qui s’enfuit d’un pays en guerre pour échapper à la mort.

    Un réfugié économique quitte son pays pour échapper à la mort provoquée par la disette et la maladie.

    Dans les deux cas, il s’agit de porter assistance à personne en danger. En cas de refus, c’est 5 ans et 75.000 €uros d’amende !

    Depuis des lustres, rien a été fait pour combattre ces situations inhumaines en proie à des dictateurs corrompus. Quand il est déjà trop tard, on se réveille lorsque les hordes de malheureux enfoncent nos citadelles d’égoïstes.

    La race blonde !

    Morphologiquement, les deux chipies de la République sont quasi identiques, même si l’une est bretonne et l’autre italienne. Qui prouve que la couleur de leurs tifs et la pigmentation de leur peau blanche ne cachent pas quelques traces – "races" - de sang mêlé ? Jusqu’à leurs propos vulgaires qui s’entremêlent pour capter l’auditoire des petites gens.

    Régionales nous voilà !

    Sur un air de sinistre mémoire, ça sonde à tout va. La droite en tête, la Marine en second et la gauche perdue dans les congères de décembre – l’hiver sera rude -  selon les prévisions de la météo. Les ouvriers, les employés  ont retourné leurs bleus de travail, les pauvres votent Front national qui leur promet monts et merveilles. Une réminiscence de l’utopie communiste ?.

    Le désert Franco-russe est servit.

    Ca ne va pas être de la tarte de se retrouver en guerre dans le désert Irako-syrien avec chacun un ennemi différent. Poutine combat avec Bachar al-Assad et Hollande veux abattre le génocidaire de Damas.

    Encore heureux que le Français n’ait pas livré ses deux navires de guerre Mistral au tsar de Russie. Soldés à l’Egypte, juste en face, le va-en guerre français avait prévu son coup. Ça peut servir dans un conflit Franco-russe !

    A part ça, tout va bien

    Bravo Tsipras, le stratège, Varoufakis ravale sa salive à Mediapart.

    Volkswagen est le leader mondial des « Das Auto » polluantes. Audi qui mal y pense !

    Les admirateurs de Platini, reçoivent 10 sur 10 son message leur disant que faute de ne plus toucher le ballon, il palpe le pognon.

    Dans trois semaines, c’est la récolte des olives aux Alpilles..

  • *Heil Merkel

    * Salut Angela

    70 ans après son anéantissement, l’Allemagne a repris du poil de la bête. Elle a reconquis l’Europe, non pas avec les Panzer et la Luftwaffe, mais avec sa puissance industrielle et financière. Elle exerce son hégémonie sur la totalité des pays européens, à commencer par les plus faibles, la Grèce pour ne pas la nommer, et les pays du sud contraints de marcher à la baguette sur le fil du rasoir made in Germany. Le chantage, la menace sont permanents, jusqu’à s’immiscer dans la souveraineté des pays soi-disant frères en exerçant une forme de colonisation par le pouvoir de l’argent roi.

    L’Europe est foutue, il faut la désarticuler et la reconstruire sur des bases nouvelles, démocratiques. Il n’est pas possible de cohabiter en maintenant de telles différences matérielles et sociales.

    Le peuple est bafoué par une kyrielle de technocrates de Bruxelles et un parlement de Strasbourg de planqués. Que font-ils ces députés dont l’intérêt est de toucher leur chèque de fin de mois, en particulier ceux de l’extrême de gauche et de droite qui fustigent leur Europe avant de passer comme les autres à la caisse.

    Comment faire plier l’Allemagne ? Le Président français essaie bien d’amadouer la mégère de Bohn, sans succès malgré leurs multiples rancards.

    Chapeautée par son ministre des finances, l’ancienne communiste de la RDA est aux ordres. Élève assidue, elle a vite appris les leçons du libéralisme à outrance de son parti conservateur.

    Secouons le cocotier, boycottons les produits allemands, à commencer par les Mercedes, les BM et autre Audi, l’ancienne Volkswagen, la voiture populaire construite du temps de Heil Hitler ! Et de faire le tour de la maison, de tous ces objets ménagers germaniques, ne point trouver une machine française pour laver notre linge sale en famille. L’Allemagne est à l’Europe ce que la Chine est au Monde !

  • Manuel, Valls le demi-Suisse dans les Alpilles

    Manuel Valls dans les Alpilles

    Depuis qu’il est ministre – et sans doute avant - Valls séjourne, en août, quelques jours au pied des Alpilles. Il n’a pas changé ses habitudes depuis qu’il est le Premier. On le rencontre aux marchés de Provence, à Maussane, à Mouries, quasi incognito, attablé à la terrasse d’un bistrot à l’heure de l’apéro.

    Un jour sur deux, il rend visite aux édiles d’une commune limitrophe, hier, c’était Vauvert, dans le Gard, un fief lepéniste.

    Chemise au vent, comment le différencier d’un simple pékin ? Ici, en Provence, le téléphone arabe fonctionne au-delà de toute technologie. Il est au bar d’en face, me dit-on.

    Je prends mon courage à deux mains pour aller vers lui et lui remettre une invitation à la Fiesta de Cuba, un concert du Festival des Alpilles, organisé chaque année de main de maître à Maussane-les Alpilles.

    Je me dis que la langue et la musique afro-espagnol le tentera de venir se mêler à un millier de spectateurs. Jusqu’au dernier moment, on espère sa venue, Vincent, le directeur artistique, se régale à l’idée de le faire monter sur scène pour interpréter un air en Catalan ! Peut-être craignait-il que l’assemblée entonne la Marseillaise ?

    Il nous a donc fait faut bon. Par un pur hasard, j’étais aujourd’hui,  au marché de Mouries, au bar d’en face. Je vais le séduire… en lui remettant une chronique de cette Provence qu’il aime tant, écrite par un Helvète sur Mediapart, offerte à un demi-Suisse !

    Je pense souvent que sa rigueur* est en partie d’origine helvético-catalane…

    *P.S. Nous n’avons pas abordé les questions qui fâchent !

  • Le message d'Ewy Plenel. à Arles

    Edwy Plenel est le fondateur du journal numérique Mediapart auquel je participe depuis sa création, soit sur mon blog ou sur une édition intitulée : Coucou la Suisse.

    Voici donc la vidéo de la conférence qu'il a donnée, lundi soir, au festival des Suds:

    http://blogs.mediapart.fr/edition/plein-suds/video/140715/edwy-plenel-aux-suds-arles-nos-causes-communes

     Voici également le lien du débat qu'il a organisé au Festival d'Avignon, samedi 11 juillet 2015 :

    http://blogs.mediapart.fr/blog/fred-oberson/120715/le-marathon-de-plenel-en-avignon

     

     

     

     

     

     

  • En direct de MEDIAPART

    Le milliardaire russe Rybolovlev compte de puissants relais monégasques

    |  Par Agathe Duparc

    La machine de guerre de Dmitri Rybolovlev contre son ancien marchand d'art et sa présumée complice monégasque fonctionne à plein régime. Épaulé par son avocate, le président de l'AS Monaco a versé au dossier des écoutes sauvages et dispose de puissants relais au sein de la justice. Mediapart passe en revue ces soutiens.  

    Jusqu’où ira-t-il ? C’est la question que se posent depuis quelques mois Yves Bouvier et Tania Rappo qui ont eu le malheur de se mettre à dos le milliardaire Dmitri Rybolovlev, et vivent désormais en plein roman noir, ne sachant plus comment arrêter le rouleau compresseur.

    Tous deux avaient été interpellés, le 25 février dernier, à Monaco, provoquant une onde de choc dans les milieux de l’art. Le premier, transitaire de renommée mondiale et marchand d’art, est visé par une plainte pour escroquerie, pour avoir prétendument surfacturé au Russe, durant presque dix ans, une quarantaine de toiles de maîtres. La seconde, ancienne « amie » de la famille qui connaît nombre de secrets de l’oligarque, est poursuivie pour « blanchiment », pour avoir touché, de la main de Bouvier, des commissions sur la vente de ces tableaux.

    Si le sort de ces deux anciens fidèles qui se sont enrichis à millions grâce à l'oligarque, n’émeut a priori pas grand monde, le dossier, lui, permet une plongée inédite dans l’univers du patron de l'AS football club de Monaco, et sur sa capacité à s’acheter des soutiens à Monaco. Tout se passe comme si celui qui se fait appeler « Le Principal », et n’hésite pas à se déguiser en Jules César (voir la photo ci-dessous), vivait toujours à Perm, sa ville natale de Sibérie où il a bâti une fortune dans les mines de potasse, avec l’appui du gouverneur et de la mafia locale. À ceci près que l’action se déroule désormais en Europe de l’Ouest, sous le soleil de Monaco.

    Dmitri Rybolovlev en Jules César à l'anniversaire de sa fille Katia. Sur la droite, l'avocate Tetiana BershedaDmitri Rybolovlev en Jules César à l'anniversaire de sa fille Katia. Sur la droite, l'avocate Tetiana Bersheda

     

    Mené au pas de charge, le dossier est ainsi parsemé d’étrangetés, d'intrigues et de coups tordus avec l’appui direct ou souterrain de toute une série de personnalités que Mediapart passe en revue.

     

    • Tetiana Bersheda l’avocate multi-casquette qui orchestre des écoutes sauvages
    Tetiana Bersheda, l'avocate de Dmitri RybolovlevTetiana Bersheda, l'avocate de Dmitri Rybolovlev © DR

    Depuis le début de l’affaire, on l’a vue à maintes reprises évoquer avec gravité la nécessité de lancer une opération « transparence » dans le monde de l’art, alors qu’elle s'est spécialisée dans la défense des trusts. À 31 ans, celle qui a été baptisée par Le Parisien la « Tsarine de Monaco », est avocate du barreau de Genève, avec pour seuls clients Dmitri Rybolovlev et sa fille Katya. Multi-casquette : elle s’occupe du divorce à milliards de monsieur, négocie des clémences fiscales pour l’AS Monaco et anime aussi à ses heures des soirées avec des supporteurs de foot. Dans la procédure judiciaire Bouvier/Rappo, elle est en première ligne, jouant même l'interprète en russe lors de certaines auditions de témoins. Elle abreuve certains journalistes de statements (déclarations), mais n’a jamais répondu aux questions de Mediapart.

    Mais il y a plus piquant. Selon nos informations, les avocats de Tania Rappo viennent de découvrir que maître Bersheda avait orchestré des écoutes sauvages de leur cliente, avec un sens parfait du timing. Lors d’un chaleureux dîner, arrosé à la vodka, chez Rybolovlev à Monaco, « l’amie de la famille » a été enregistrée à son insu, le 23 février 2015, deux jours avant d’être arrêtée ! Cette conversation piratée à laquelle participait l’avocate du Russe a été jointe à la procédure, censée prouver que Mme Rappo agissait de collusion avec « l’escroc » Yves Bouvier. Elle confirme surtout ce que l'on savait déjà : la préparation d’un guet-apens pour attirer Yves Bouvier à Monaco et le jeter en prison.

    Ulcérée, Tania Rappo remarque que « ce n’est pas la première fois que Tetiana Bersheda », qu'elle a longtemps fréquentée, « flirte avec la légalité pour servir son maître ». Elle met en garde « tous les notables qui mangent du caviar à la louche chez Rybolovlev. Je leur dis attention, vous êtes sûrement enregistrés ! ». Une plainte va être déposée cette semaine contre Dmitri Rybolovlev pour violation de la vie privée, et le bâtonnier de Genève va être saisi pour dénoncer les dérives de maître Bersheda.

     

    • Jean-Pierre Dreno, le très accommodant procureur général monégasque
    Le procureur général Jean-Pierre Dreno, en poste depuis 2011.Le procureur général Jean-Pierre Dreno, en poste depuis 2011. © Royalmonaco.net

    C’est l’homme qui a reçu la plainte déposée par les trusts de Dmitri Rybolovlev et qui a accepté d'ouvrir sans tarder une procédure pénale, alors que le for juridique était loin d’être acquis, la vente des tableaux incriminés s’étant déroulée en Suisse. 

    C’est encore lui qui vient de classer à la mi-juin, comme l’a appris Mediapart, une plainte déposée le 14 avril par Tania Rappo contre l’oligarque russe et deux cadres de la filiale monégasque d’HSBC Private Bank pour faux et usage de faux. Le magistrat n'a pas encore rendu de décision sur le volet de la « dénonciation calomnieuse »

    Le jour de son arrestation, la prétendue complice de Bouvier, dont le nom ne figurait pas dans la plainte initiale, s’était vu présenter par les policiers une attestation tronquée signée par deux cadres de HSBC Private Bank (Monaco). Datée du 17 février, cette lettre affirmait qu'elle était la bénéficiaire économique avec Yves Bouvier de comptes ouverts au nom de trois sociétés civiles immobilières (SCI) alimentés par les commissions versées lors de la vente de tableaux au Russe. La preuve, selon l’accusation, que des dessous-de-table en partie fictifs avaient été rétrocédés au marchand d'art et blanchis ensuite.

    Devant les dénégations de l'intéressée, HSBC reconnaissait avoir commis une regrettable « erreur », en confondant à quatre reprises le nom d’Yves Bouvier avec celui de Jacques-Olivier Rappo, l’époux de Tania Rappo ! Pour les avocats de la défense, le cafouillage aurait permis d’impliquer la Monégasque, et d'obtenir le for juridique dans la Principauté.

    A SUIVRE ICI :

    http://www.mediapart.fr/journal/international/290615/le-milliardaire-russe-rybolovlev-compte-de-puissants-relais-monegasques?page_article=2

     

  • Que faire avec 20.000 euros ?

     

     

     

    20 centimes d'euros20 centimes d'euros

     

    Commençons avec un sous-multiple de 20.000, le 2 centimes d’euros, Il faut un million de ces piécettes cuivrées, 3060 kilos, pour atteindre le chiffre fatidique. Celle frappée en France est la plus représentative de la République car l’image de Marianne figure sur sa face. Condamnée à disparaître lorsque l’on arrondira le ticket de caisse à la dizaine inférieure ou supérieure.

    La plus intéressante est celle de 20 centimes avec sur sa face la porte de « Brandenburg », frappée à Berlin, ou « La Semeuse » made in France. Comptez 574 kilos de supplément de bagage.

    A noter que la monnaie ferraille et papier est en sérieuse concurrence avec la carte de paiement qui ne pèse que 4 grammes, quelque soit le montant utilisé.

    Alors, ces 20.000 euros, à quoi ça sert ?

    Sur la base de 1,50 €, on peut pomper environ 13.000 litres d’essence ou, en saison, dévaliser le super marché de 13.000 kilos de tomates du pays, voire 20 tonnes en provenance d’Espagne ou du Maroc. Dans le même ordre d’idée alimentaire, l’éleveur de Bretagne fournira 15  tonnes de cochonnailles aux grandes surfaces.

    Sur le plan culturel, ça vaut le coup, une vie d’abonnement à votre quotidien préféré, un siècle et demi de TV publique ou un millier de bouquins en attente du Goncourt.

    Venons-en aux choses sérieuses, sans faire des comptes d’apothicaires, disons à minima : 1 ans et demi de Smic, un peu plus de 3 ans de RSA et 13 ans d’allocations familiales.

     A Marseille, au stade Vélodrome, c’est moins cher qu’à Berlin, comptez 50 euros en moyenne par match de l’OM, raison de plus de les voir perdre ou gagner 400 fois, si mes calculs sont justes !