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Mon journal - Page 13

  • 2. Le vieil homme et la mer...suite)

    Embarquement sur le coup de midi au port de Saint-Raphaël, destination la côte varoise et les îles d’en face. A part deux vieux loups de mer, les passagers du « Clochard des Mers » sont des marins d’occasion, de vrais bleus en mal de sensations. Le soleil est au zénith, une brise légère accompagne notre sortie de la passe au moteur. Juste  le temps de hisser la grand voile, de bander le foc et voilà

    qu’un vent sud-est de 20 puis de 30 nœuds nous pousse progressivement jusqu’à 15 nœuds de vitesse.

    La mer est grosse ou, comme dit une voix féminine à France Inter sur le coup de 20 heures : mer forte à agitée. Des trous de trois mètres nous basculent d’avant en arrière et de tribord à bâbord. Le bateau se cabre, grince de toutes ses entrailles, plonge de la proue comme un cormoran, gite à la limite du dessalement. Un hélico tournoie dans le ciel,  descend au raz de l’eau, s’approche vers nous comme une énorme guêpe prête à fondre sur notre embarcation. On se dirait au cinoche avec Bond ! Un mec pointe sa caméra sur nous, c’est une équipe de télé qui filme comme si nous étions des vedettes du show-biz ou de la politique ! Fort Brégançon n’est pas loin !

    Nos femmes se mettent à bailler, à saliver, je leur refile une pastille anti mal de mer !

    Rien n’y fait, on les planque dans la cabine, couchées les belles pâlottes avec des spasmes à vendre leur âme au diable. On laisse Saint Tropez derrière nous, on longe à quelques milles la plage du débarquement, celle de Pampelone, puis, une fois passé le cap Camarat, où le vent redouble de vigueur, on cavale  tout droit vers la baie de Cavalaire. Encore une bonne heure de gargouillis qui nous taquinent  le bide et enfin le club nautique et la terre ferme, ouf ! D’emblée le gros temps pour une première journée en mer, ce n’est pas  évident pour des marins en herbe.

     

     

     

     

     

     

  • Le vieil homme et la mer

    Le Vieil Homme et la mer est un court roman, ce qui explique qu'il est parfois considéré comme une nouvelle, écrit par l'écrivain américainErnest Hemingway à Cuba en 1951 et publié en 1952. Il s'agit de la dernière œuvre de fiction majeure produite par Hemingway et publiée de son vivant. Une de ses plus fameuses créations littéraires, traite d'un vieux pêcheur cubain en lutte avec un énorme marlin au large du Gulf Stream. Bien que le roman ait été l'objet de critiques disparates, sa sélection pour le prix Nobel de littérature en 1954 réaffirme dans la littérature mondiale l'importance et la portée de l'œuvre dans l'ensemble des créations d'Hemingway et dans la fiction du XXe siècle.

    Cet ouvrage lui valut le double honneur du prix Pulitzer en 1953 et du prix Nobel de littérature en 1954.

     

    Le vieil homme qui divague sur son blog largue les amarres pour une escapade, non pas dans la mer chaude des Caraïbes ou dans le Pacifique sud si chers à Hemingway, mais plus simplement dans cette  froide Méditerranée toute proche et pourtant si lointaine de la Provence intérieure.

    Ne voyez aucune prétention de ma part d’illustrer mon propos en citant l’une des dernières œuvres maitresses  de ce célèbre baroudeur. Hormis quelques sardines prétentieuses se mesurant avec des  loups de belle grosseur, il y a peu de chance que je ferre un marlin au bout de ma ligne d’écriture pour en recevoir un quelconque prix à la criée des prix littéraires.

    La mer, les hommes du bord craignent cette femme capricieuse et tourmentée alors que les péquenots, les montagnards, dont je suis, en rêvent depuis leur prime enfance. Et de souhaiter la chevaucher de mille cavalcades comme planté sur un pur sang au galop déboulant dans les collines des Alpilles. Et de souhaiter prendre les embruns en plein visage comme ce mistral qui parfois vous cisaille la peau jusqu’aux os. Déjà, la houle me donne le tournis et je dis : vagues.

     

  • Un jour avec ma mère...

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    Peinture de William Bouguereau, XIXe siècle 

     

    Je ne vais pas voler le titre ni le contenu de : « Trois jours chez ma mère » de François Weyergans, prix Goncourt 2005, Grasset. Il lui a bien fallu quelque cinq ans pour venir à bout de son bouquin et retrouver sporadiquement sa chère mère nonagénaire.

     

    La mienne de maman, elle aussi, a franchi le cap des quatre-vingt-dix ans. Depuis deux ans, j’insistais pour qu’elle vienne séjourner en Provence. Tous les prétextes étaient bons pour reporter sa venue. En été, elle craignait la chaleur, en automne le mistral, au printemps les giboulées. Son chat ne supporterait pas le voyage cloîtré dans une cage, il se querellerait avec les nôtres, il serait une victime innocente des chasseurs en mal de lapins. Et les anniversaires des petits enfants, des arrières petits enfants, de la voisine du dessus, de celle d’en bas.

     

    Et les douleurs, pardi, le dos, les poignets, le bras gauche, la hanche droite, et cette foutue cheville bardée de ferraille depuis le jour où elle avait fait un tout droit avec sa chère Citroën. Le seul accident d’une conductrice émérite à plus de quatre-vingt ans. Ce gros camion jaune qui lui collait aux fesses l’avait certainement poussée dans le fossé. Après moult palabres, nous avions réussi à la convaincre de rendre son permis. Elle reçu une lettre élogieuse des autorités la félicitant de son renoncement. Mais ça lui restait en travers de la gorge, ça lui manquait de ne plus être indépendante, de ne plus véhiculer ses copines par monts et par vaux.

     

    Dans la descente vers le sud, par l’autoroute du soleil, il s’en est fallu de peu que je lui cède le volant, tant elle trépignait à l’idée que je puisse le faire ! Arrivée à bon port, elle prit possession de « sa chambre », rangea méticuleusement ses bagages, se fit une beauté pour paraître rayonnante au repas du soir. Dès le lendemain, on l’a retrouva debout avant l’heure, toute fière d’avoir parcouru le verger jusqu’au chêne vert.

     

    Ainsi, chaque jour, elle fit ses promenades, pliée parfois en deux contre le mistral, ramassa des brindilles de bois mort pour la cheminée, récolta des herbettes sur la colline. Elle a bien dû lire sans lunettes un à deux bouquins la semaine, battre neuf fois sur dix sa belle-fille au scrabble et écrire d’une main assurée lettres et cartes postales par dizaine.

     

    On fit même bombance en sa compagnie et son appétit ne fut jamais pris en défaut de l’entrée jusqu’au dessert. Et parfois, elle avait la dent dure, la critique acerbe, le jugement sans appel envers ceux qu’elle ne portait pas dans son cœur pour des raisons que la raison ignore. En tous cas, la nôtre…   Quelle santé ! Durant un mois, nous avons vécu avec une mère, une belle-mère, une grand-mère et une arrière-grand-mère en or massif.

     

     

    Les auteurs ont-ils des comptes à rendre avec leur mère et vice-versa ?

     

    Lucie Ceccaldi, mère de Michel Houellebecq, vide ses « particules élémentaires… » sur son fils dans un livre à paraître la semaine prochaine : « L’Innocente » chez Scali.

     

    Extraits :

     «Mon fils qu'il aille se faire foutre par qui il veut avec qui il veut, j'en ai rien à cirer. Mais si, par malheur, il remet mon nom sur un truc, il va se prendre un coup de canne dans la tronche, ça lui coupera toutes les dents, ça, c'est sûr !»,

    «Je n'ai pas cette fibre-là de dire, mon fils, c'est le plus beau du monde. Non, mon fils, c'est un petit con.»

  • 12. Ecrire... (suite et fin)

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    Né à la Chaux-de-Fonds - Suisse - le 1er septembre 1887, d'une mère écossaise et d'un père Suisse de son véritable nom Frédéric Sauser, Blaise Cendrars (1887-1961) fut le poète de la Fête et de l'Aventure.

     

    Après quelques essais d’ordre politique, j’ai renoncé à ce genre d’exercice. Pour la bonne ou la mauvaise raison que cela suppose un travail de recherche considérable. A chacun son métier, j’abandonne cette besogne ingrate au documentaliste ou au spécialiste de telle ou telle discipline. Je privilégie l’emploi du temps imparti à la fiction et à l’écriture, d’autant plus que mille idées me sautent à l’esprit. Ce qui n’empêche pas l’auteur de bâtir une histoire à partir d’un événement politique, d’actualité ou de société. La réalité des faits divers dépassent de plus en plus la fiction car l’information multimédia, son immédiateté, a pris en otage la curiosité de l’individu. C’est une mine sans fond pour ceux qui sont à court d’idées. Je considère cependant que le récit romancé doit être porteur d’un message, d’un enseignement et susciter la réflexion du lecteur. Je dirais même qu’il est parfois un vecteur plus puissant qu’un ouvrage spécifique.

    Il est tentant mais difficile pour un auteur de s’essayer à toutes les disciplines, de passer de l’une à l’autre. Il m’a fallu du temps pour sortir du « Non-dit du conflit israélo-arabe » et entreprendre le récit : « Je crois en Dieu, moi non plus… ». Une fois lancé, je me suis attaqué avec facilité à un ouvrage utopique et futuriste : www.paradis-ciel.info. Actuellement, je mène de front un roman classique, intimiste et une série d’histoires courtes, des nouvelles. Pourquoi des nouvelles ? Parce que je suis pressé, j’ai la rage… et je n’ai pas toujours la matière pour écrire 250 pages ! Et c’est reposant, passionnant les nouvelles, vous passez de l’une à l’autre, vous faites vivre simultanément de nombreux personnages qui ne se rencontreront jamais.

     

    (Enfin les blogs... qui permettent de s'exprimer régulièrement par de petits billets d'actualité, d'humeur ou de réflexion. Et d'être lu tout de suite, en temps réel, et de susciter parfois des réactions ou des commentaires. Mais c'est une accoutumance qui prend du temps... au détriment du bouquin que je suis en train d'écrire.)

  • Du Tibet à la corrida

    25 mars 2008

     

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    En ce week-end pascal, la presse se fait l’écho de nouvelles qui nous parviennent du Tibet, de la Chine et de la Feria d’Arles où l’on achève bien les toros de corrida. Futile cet amalgame, me direz-vous. D’un côté les droits de l’homme sont mis en cause et de l’autre ceux des animaux.

     

    Chaque année, à pareille époque, la polémique ressurgit entre les adversaires de ces joutes violentes et sanguinaires et les « aficionados ». Le journal La Provencepublie une interview croisée entre le chanteur Renaud, adversaire de la tauromachie, et le pédopsychiatre Marcel Rufo, son adepte inconditionnel. Tous deux ne sont d’ailleurs pas présents dans les arènes romaines qui nous rappellent les jeux du cirque de sinistre mémoire.

     

    Je ne citerai que l’ultime question-réponse posée par les journalistes S. Ariès et J-M. Marcoul : « La tauromachie a-t-elle, selon vous, un avenir dans nos sociétés d’aujourd’hui ? »

     

    Renaud :« Inéluctablement, la tauromachie sera appelée à disparaître. Les aficionados le savent et cela les rend fous de colère et parfois même de haine contre nous. »

    Rufo :« J’espère que la tauromachie continuera comme le sport, comme l’inutile courage, archaïque, ancestral et à la fois moderne. »

     

    Sport… droits de l’homme… droits des animaux… Voilà bien des similitudes avec le spectacle des arènes et celui des Olympiades que la Chine organisera cet été en achevant au préalable les contestataires tibétains.

     

    Faut-il donc boycotter ces jeux et la Chine ? La controverse perdurera dans les mois à venir et, à mon humble avis, seuls les athlètes doivent décider en leur âme et conscience d’y participer ou pas. Car, dans les jeux précédents, on n’a jamais refusé la participation de sportifs en provenance de pays indignes.

     

    Je reste convaincu que cette controverse médiatique, grâce ou à cause des jeux, contribue à faire connaître la situation en Chine et, souhaitons-le, à infléchir le PC chinois et leurs dirigeants dans la voie de la démocratie.

     

    Pour infos : www.anticorrida.com

     

     

     

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  • Le Crieur des Alpilles...

    Il se passe toujours un événement dans les Alpilles. Découvrez le site: www.lecrieur.info

     

    PROJET "TAMBOUR BATTANT A SAINT-REMY ET DANS LES ALPILLES"

    Dans le coeur de la ville de St Rémy et des Alpilles circule, animé par le crieur public, un réseau d'informations. Celui-ci s'articule autour de la colonne vertébrale d'un site internet, avec son agenda et son magazine. Le public piéton et les acteurs internautes participent à la mise en commmun et à l'échange d'informations, au processus de communication. L'objectif est d'offrir avec le concours du réseau de relations de l'association EuroSèves, et grâce à des partenariats, un organe authentique, nouveau et humain de médiation et de promotion de la vie créative, culturelle, touristique et économique dans les Alpilles.

    Grâce à l'association EuroSèves, le site vise à établir la confiance et l'équilibre dans nos relations, dans l'acte et la manière d'apprendre les nouvelles et de faire connaissance.

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    La calligraphie
    de l'humain
    s'écrit
    au quotidien

    Association EuroSèves
    4 rue Hoche
    13210 Saint-Rémy de Provence:
    Tél. : 06 28 04 42 62

  • Fou d'écrire...

    Les centaines de publications exposées à la devanture des kiosques ne vous donnent-elles pas le vertige ? Alors que les tirages de la presse quotidienne régressent, les nouveaux magazines foisonnent. C’est l’orgie des couvertures aguichantes. Tout est bon pour racoler le pigeon. Ca marche le temps d’une saison, puis ça disparaît et ça renaît comme l’acné juvénile. Sommes-nous devenus une nouvelle race de papivores ou d’accrocs à la presse « people » ?

     

    Passe encore que le journal du matin s’attarde avec délectation sur la catastrophe de la veille vue et revue sur  toutes les chaînes, filmée sous tous les angles par une caméra morbide. Il a l’excuse du petit-crème. Mais à quoi peuvent bien servir les millions de télé-choses, de télé-machins qui nous présentent sous toutes les coutures les vedettes du petit et du grand écran. Les séries où tout le monde il est fort, tout le monde il est riche, tout le monde il est malade, tout le monde il est con.

     

    Il en faut pour tous les goûts, me direz-vous, bien qu’ils se ressassent les mêmes fadaises. Pour le complexé boutonneux ou bedonnant qui fornique à la vue des culs glacés. Pour la midinette qui rêve chaque semaine du beau ténébreux qu’elle n’aura jamais dans lit. Pour la mère-mère du rez-de-chaussée qui tient la gazette des ragots, entre deux mille-feuilles jaunasses. Pour le sportif de salon qui bande comme un arc à chaque but de l’OM. Pour le shooté de la BD ou les sniffeurs de crados.

     

    Quel papelard gaspillé, des forêts entières chaque semaine, pour montrer les mêmes conneries mises sous notre pif par les carnassiers de la presse-purée. Une race  de voyeurs, voilà ce que nous sommes devenus. Les sociolos expliqueront que nous sommes dans l’ère de la communication. Je dis non, c’est faux. Nous sommes en pleine crise d’incommunicabilité. On ne se connaît plus, on ne se salue plus, on ne se parle plus. On vit le nez dans son journal, les yeux braqués sur l’internet, la télé ou le Nintendo. Je suis complètement bébête  d’écrire ce papier, seul. Je ferais mieux d’aller au bistrot de quartier boire un canon avec les copains et jacter avec des inconnus.

  • Les "Belles" de Genève...

    Mardi, 18 mars 2007

     

    Chaque année, avec mon ami Pierre, le même rituel se répète lors de notre visite au Salon de l’auto de Genève. Que se soit par temps de bise ou de pluie, nous sortons notre gros cube de l’hivernage pour nous rendre à moto voir les autos… Un peu par dérision envers ces quatre roues qui engorgent les parkings et obligent les quidams à se taper trois à quatre bornes à pieds pour rejoindre le temple de la démesure mécanique. Mais surtout parce que, comme des VIP, on débarque face à l’entrée principale pour aller admirer les « Belles » carrosseries…

     

    Chaque année, nous traversons à grandes enjambées les stands populaires pour rejoindre celui d’Alfa Roméo. Enfin, les belles se dévoilent sous nos yeux, étalant leurs robes de tulle noir sur les formes arrondies des « 159 », des « 147 », des « Brera » parées d’un pétant rouge métallisé. L’une d’elle, la plus belle des belles se confond avec le noir d’ébène du dernier spider comme si elle se languissait de son Romeo. Leurs regards de cire nous fixent comme celui de la Joconde. On se dirait à Cinecittà, à l’époque d’Antonioni, lors d’une séance de casting. A ce moment, j’aimerais être un mécène, sortir mon carnet de chèque et offrir à chacune de ces belles étudiantes le modèle sur lequel elles prennent des poses de starlettes. Ainsi, mon carnet d’adresses serait plein jusqu’à l’année suivante…

     

    Chaque année, notre salon à nous, c’est la rencontre des belles hôtesses car l’on ne saurait perdre notre temps à se chauffer les mocassins sur la moquette pour voir des bagnoles qui manquent nous écraser dans la rue. C’est notre tour du monde où en une heure on découvre ce qui se fait de mieux sur la planète en matière de beautés féminines. Notre tour de piste passe par les belles Parisiennes de Citroën et de Renault qui s’évertuent à nous décrire la dernière Picasso ou la Laguna dont on a que faire. On ne saurait manquer les blondes suédoises de chez Volvo et encore moins les étoiles pulpeuses de Mercedes. Une rouquine de British Motors nous fait un appel du pied pour faire bonne mesure. On ne résiste pas à l’exotisme de la « Nano » de chez Tata dont les nanas nous accueillent en sari multicolore. Brillantes de malice, les petites chinoises de « Brilliance » qui n’ont pas réussi le crash-test des ingénieurs européens. Dans notre périple, on reste à distance des chiennes de garde des protos, des Ferrari et autres Maserati dont il est impossible de franchir le sein des seins…

     

    En guise de dessert, on ne saurait manquer une coupe de champ chez Jaguar car là, nous sommes vraiment reçus comme des VIP ! Depuis que je lui ai légué le virus, mon ami Pierre se coltine un coupé XK… noir !

     

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  • L'Eglise... suite et fin

    Voici quelques suggestions de slogans

    publicitaires destinés à

    l’Eglise catholique romaine de Genève qui se

    veut provocatrice

    pour inciter ses fidèles à verser leur obole

    au CCP 12-2782-6

     

     

     

    Faites l’Amour et la

     

    Guerre au Sida en utilisant

     

    le Préservatif Papal :

     

     

    CEYLORDELEGLISE

    (testé et approuvé par les services du Vatican)

     

     

     

     

     

     

    LA PEINE DE

     

    MORT

     

    RETABLIE EN

     

    SUISSE !

     

    Mourir sans peine grâce à l’Eglise catholique

    romaine de Genève

     

     

     

     

     

    SARKOZY…

     

     

    LE PROCHAIN

     

    PAPE ?

     

     

    Le Vatican souhaiterait élire le chanoine de Latran pour succéder à Benoit XVI

  • Mon journal des Alpilles

    Dimanche, 2 mars 2008

     

    En Provence comme en France, nous sommes en pleine campagne pour les élections municipales de dimanche prochain. Et c’est grâce ou à cause… des municipales de 1989, l’année du bicentenaire de la Révolution, que me voici définitivement à Maussane, dix-neuf ans après ! Voici ce que j’écrivais à l’époque :

     

    « Dimanche 18 heures. Les jeux sont faits. Rien ne va plus. Ou plutôt, tout ira beaucoup mieux. C’est en tout cas l’espoir de millions de Français qui ont élu leurs maires pour six ans. Six années… disons douze, vingt-quatre parfois d’un pouvoir considérable entre les mains d’un seul homme et de son équipe, tant il est difficile de déboulonner un maire en place. Et pour cause ! Au fil du temps, toutes sortes de relations se tissent entre un maire et ses administrés, des bonnes et des moins avouables. Ces complicités multiples qui vont d’un coup de pouce à un poste de travail, d’une vague promesse à l’obtention d’une HLM, d’une poignée de main à un dessous de table, de l’adjudication de travaux aux affaires immobilières, pèsent de tout leur poids dans la balance électorale. Quel citoyen n’a-t-il pas bénéficié, un jour ou l’autre, de cette amitié particulière avec le pouvoir municipal ? Une fois, tous les six ans, c’est l’occasion de renvoyer l’ascenseur !

     

    Pour un observateur suisse, habitué à la démocratie directe, le système électoral qui préside aux Municipales françaises n’est pas satisfaisant. On attribue à la liste gagnante plus des trois-quarts des sièges. Les perdants, même avec 49,99% ont droit aux miettes. Ils représentent pourtant l’autre moitié de la cité. Durant six ans, ils auront peu à dire, peu à faire, si ce n’est crier dans le désert. Durant six ans, l’équipe en place fera ce qu’elle veut sans risque d’être sanctionnée par le référendum ou l’initiative populaire. Les électeurs ont donné un chèque en blanc aux maires élus. Bon nombre d’entre eux ne sont pas dignes de cette confiance.

     

    Je viens d’assister sur le terrain, en Provence, dans une ville de six mille habitants, au dépouillement du scrutin. Les enjeux sont serrés. Des centaines de citoyens attendent les résultats sur la place du Champ-de-Mars. Le maire sortant cumule vingt-quatre de mairie. Ce vieux facho est en bout de course, sur le déclin. Mais depuis le temps, il connait tout le registre des combines et des magouilles et une bonne partie de son électorat est « mouillé » avec lui. Il les tient et il tiendra jusqu’au bout. A 20h30, il annonce son élection avec 125 voix d’avance sur son adversaire de gauche, 125 voix dont une bonne partie ont été glanées par procuration jusque dans les asiles de fous ! Son adversaire veut prendre la parole. D’un geste autoritaire, il le lui interdit et entonne une « Marseillaise » hystérique avec sa bande fiers-à-bras. Il a bassement gagné une bataille, mais perdra la guerre, six ans plus tard.

     

    Près de vingt ans plus tard, ce texte est toujours d’actualité dans la plupart des communes de la Région Paca. Par exemple à Aix-en-Provence, la campagne est illustrée par le site remarquable d’un citoyen anonyme qui a eu les honneurs du Nouvel Obs de cette semaine. Jugez plutôt sur :

     

    www.aixmunicipales2008.com

     

     

     

    Munic

     

     

     

     

  • Mon journal des Alpilles

    27 février 2008

    J’ai assisté ce soir, à Lançon de

    Provence, à la conférence de mon ami Raymond

    Mallerin sur la vie et le destin de

    Olympe de Gouges, pionnière du féminisme.

    Je vous transmets un article de Wikipédia au sujet de cette femme extraordinaire:

    Portrait d’Olympe de Gouges
    Portrait d’Olympe de Gouges
    Nom : Marie Gouze
    Surnom : Marie-Olympe de Gouges
    Naissance : 7 mai 1748
    Montauban, France
    Décès : 3 novembre 1793 (à 45 ans)
    Paris, France
    Nationalité : France France
    Profession : femme de lettres et femme politique
    Famille : Père biologique : Jean-Jacques Lefranc de Pompignan
    Mère : Anne-Olympe Mouisset
    Père officiel : Pierre Gouze

    Marie Gouze, dite Marie-Olympe de Gouges, née à Montauban le 7 mai 1748 et morte guillotinée à Paris le 3 novembre 1793, est une femme de lettres française, devenue femme politique et polémiste.

    Auteure de la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne, elle a laissé de nombreux écrits en faveur des droits civils et politiques des femmes et de l’abolition de l’esclavage des Noirs.

    Elle est devenue emblématique des mouvements pour la libération des femmes, pour l’humanisme en général, et l’importance du rôle qu’elle a joué dans l’histoire des idées a été considérablement réévaluée à la hausse dans les milieux universitaires du monde entier.

     

    Biographie

    Montauban

    Née le 7 mai 1748 à Montauban, Marie Gouze est déclarée fille de Pierre Gouze, qui ne signe pas au baptême, et d’Anne-Olympe Mouisset, mariés en 1737, mais elle apprend bien vite, par sa mère, qu’elle est la fille naturelle du poète Jean-Jacques Lefranc de Pompignan, le célèbre antagoniste de Voltaire. Sa mère elle même était la filleule de Jean-Jacques Le Franc, marquis de Pompignan et d’Olympe Colomb de La Pomarède et tout Montauban, écrit le député Poncet-Delpech et d’autres, savait que cette jolie femme avait été aimée par le marquis son parrain de cinq ans plus âgé qu’elle.

    En 1765, la jeune Marie Gouze, âgée de dix-sept ans, épouse un traiteur parisien, Louis-Yves Aubry, et devient mère d’un petit garçon, Pierre, et presque aussitôt veuve. Déçue par son expérience conjugale, elle refusa de se remarier par la suite, disant du mariage qu’il était le tombeau de la confiance et de l’amour. Elle porta couramment les prénoms de « Marie-Olympe » (signant plusieurs textes ainsi) ou, plus couramment, d’« Olympe », et elle ajoute une particule à son patronyme officiel « Gouze » ou parfois écrit « Gouges », une graphie adoptée par certains membres de sa famille dont sa sœur aînée Mme Reynard, née Jeanne Gouges. Désirant rejoindre cette sœur épouse de médecin à Paris, Olympe de Gouges quitta Montauban au début des années 1770, emmenant avec elle son fils Pierre, futur général des armées de la République à qui elle fit donner une éducation soignée.

    Paris et le théâtre

     

    Portrait d’Olympe de Gouges

     


    Portrait d’Olympe de Gouges

    À Paris, elle s’éprit d’un haut fonctionnaire de la marine, Jacques Biétrix de Rozières qui était aussi directeur d’une puissante compagnie de transports militaires en contrat avec l’État. Il la demanda en mariage, qu’elle refusa, mais leur liaison a duré jusqu’à la Révolution. Il est donc faux d’affirmer avec ceux qui méconnaissent le contexte que Marie-Olympe de Gouges était une « courtisane ». Elle eut quelques passades, des coups de cœur, ainsi qu’elle le dit elle-même, mais sans commune mesure avec le libertinage pratiqué à Versailles et dans les milieux de la haute bourgeoisie parisienne. Grâce à Jacques Biétrix de Rozières, qui la considérait un peu comme sa femme, elle eut une certaine aisance financière, ce qui lui a permis de mener un train de vie bourgeois (elle figure dès 1774 dans l’Almanach de Paris ou annuaire des personnes de condition) et lui offrit dès 1778 de pouvoir s’essayer à écrire des pièces de théâtre, la passion de toute sa vie. Indépendamment de son théâtre politique qui a été joué à Paris et en province sous la Révolution, la pièce qui la rendit célèbre en son temps est l’Esclavage des Noirs publié sous ce titre en 1792, inscrite au répertoire de la Comédie-Française le 30 juin 1785 sous le titre de Zamore et Mirza, ou l’heureux naufrage. Cette pièce et une autre intitulée le Marché des Noirs (1790), ainsi que ses Réflexions sur les hommes nègres (1788) lui ont permis de rejoindre la Société des amis des Noirs - le lobby ou groupe de pression des abolitionnistes - créé en 1788 par Brissot, le député girondin, qui parle d’ailleurs d’elle dans ses lettres inédites. Au titre d’abolitionniste, elle est également citée par l’abbé Grégoire, dans la « Liste des Hommes courageux qui ont plaidé la cause des malheureux Noirs » (1808).

    De Gouges et la Révolution française

    En 1788, elle se fait remarquer en publiant deux brochures politiques qui ont été très remarquées et discutées en leur temps, notamment dans le « Journal général de France » ainsi que dans d’autres journaux. Elle développe alors un projet d’impôt patriotique dans sa célèbre Lettre au Peuple et a proposé un vaste programme de réformes sociales et sociétales dans ses Remarques patriotiques. Ces écrits sont suivis de nouvelles brochures qu’elle adresse sans discontinuer aux représentants des trois premières législatures de la Révolution, aux Clubs patriotiques et à diverses personnalités dont Mirabeau, La Fayette et Necker qu’elle admirait particulièrement. Ses positions sont toujours très proches de celles des hôtes de Mme Helvétius, qui tenait salon à Auteuil, et où l’on défendait le principe d’une monarchie constitutionnelle. En relation avec le marquis de Condorcet et son épouse née Sophie de Grouchy, elle rejoint les Girondins en 1792. Elle fréquente les Talma, le marquis de Villette et son épouse, également Louis-Sébastien Mercier et Michel de Cubières, secrétaire général de la Commune après le 10 août, qui vivait maritalement avec la comtesse de Beauharnais, auteur dramatique et femme d’esprit. Avec eux, elle devient républicaine comme d’ailleurs beaucoup de membres de la société d’Auteuil qui pratiquement tous s’opposèrent à la mort de Louis XVI. Le 16 décembre 1792, Mme de Gouges s’offre pour assister Malesherbes dans la défense du roi devant la Convention, mais sa demande est rejetée avec mépris. Elle considérait que les femmes étaient capables d’assumer des tâches traditionnellement confiées aux hommes et régulièrement, pratiquement dans tous ses écrits, elle demandait que les femmes soient associées aux débats politiques et aux débats de société. Ainsi, elle écrit : « La femme a le droit de monter à l’échafaud ; elle devrait aussi avoir le droit de monter à la tribune. » La première, elle obtient que les femmes soient admises dans une cérémonie à caractère national, « la fête de la loi » du 3 juin 1792 puis à la commémoration de la prise de la Bastille le 14 juillet 1792.

    Olympe de Gouges défend avec ardeur les droits des femmes. S’étant adressée à Marie-Antoinette pour protéger « son sexe » qu’elle disait malheureux, elle rédige la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne, calquée sur la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, dans laquelle elle affirme l’égalité des droits civils et politiques des deux sexes, insistant pour qu’on rende à la femme des droits naturels que la force du préjugé lui avait retiré. À cette époque, le suffrage est censitaire car il faut payer trois journées de travail pour voter. Seuls les privilégiés peuvent voter : la majorité du peuple français, dont les hommes, ne vote donc pas. Elle demande la suppression du mariage et l’instauration du divorce qui est adopté quelques mois plus tard. Elle émet à la place l’idée d’un contrat signé entre concubins et milite pour la libre recherche de la paternité et la reconnaissance des enfants nés hors mariage.

    Elle est aussi une des premières à théoriser, dans ses grandes lignes, le système de protection maternelle et infantile que nous connaissons aujourd’hui par la création de maternités. De plus, elle recommande la création d’ateliers nationaux pour les chômeurs et de foyers pour mendiants qui se rapprochent des foyers d’hébergements actuel.

     

    Olympe de Gouges à l’échafaud

     

    Olympe de Gouges à l’échafaud

    La fin

    En 1793, elle s’en prend vivement à ceux qu’elle tenait pour responsables des atrocités des 2 et 3 septembre 1792 (« le sang, même des coupables, souille éternellement les Révolutions », disait-elle), désignant particulièrement Marat. Soupçonnant Robespierre d’aspirer à la dictature, elle l’interpelle dans plusieurs écrits ce qui lui vaut une dénonciation de Bourdon de l’Oise au club des Jacobins. Après la mise en accusation du parti girondin tout entier à la convention, le 2 juin 1793, elle adresse une lettre pleine d’énergie et de courage, s’indignant de cette mesure attentatoire aux principes démocratiques (9 juin 1793). Ce courrier est censuré en cours de lecture. S’étant mise en contravention avec la loi de mars 1793 sur la répression des écrits remettant en cause le principe républicain (elle avait rédigé une affiche à caractère fédéraliste ou girondin sous le titre « Les Trois urnes ou le Salut de la patrie, par un voyageur aérien »), elle est arrêtée et déférée au tribunal révolutionnaire le 6 août 1793 qui l’inculpe.

    Malade à la prison de l’abbaye de Saint-Germain-des-Près, réclamant des soins, elle est envoyée à l’infirmerie de la petite Force, rue Pavée dans le Marais, partageant la cellule d’une condamnée à mort, Madame de Kolly, qui se prétendait enceinte. En octobre suivant, elle obtient son transfert dans la pension de Marie-Catherine Mahay‎, sorte de prison pour riches où le régime était plus libéral et où elle eut semble-t-il une liaison avec un des prisonniers. Il lui aurait alors été facile de s’évader mais, désirant se justifier des accusations pesant contre elle, elle réclame publiquement son jugement dans deux affiches très courageuses qu’elle réussit à faire sortir clandestinement de prison et imprimer pour qu’elles soient largement diffusées (« Olympe de Gouges au Tribunal révolutionnaire » et « Une patriote persécutée », son dernier texte, très émouvant). Traduite au Tribunal au matin du 2 novembre, soit quarante-huit heures après l’exécution de ses amis Girondins, elle est condamnée à la peine de mort pour avoir tenté de rétablir un gouvernement autre que un et indivisible. D’après un inspecteur de police en civil, le citoyen Prévost présent à l’exécution, et d’après le Journal de Perlet ainsi que d’autres témoignages, elle est montée sur l’échafaud avec infiniment de courage et de dignité contrairement à ce que raconte au XIXe siècle l’auteur des mémoires apocryphes de Sanson et quelques historiens dont Jules Michelet.

    Sa dernière lettre est pour son fils, l’adjudant général Aubry de Gouges, qui, par crainte d’être inquiété, la renia dans une « profession de foi civique »[1]. Dans sa Déclaration des Droits de la Femme, elle avait écrit de façon prémonitoire « la femme a le droit de monter sur l’échafaud ; elle doit avoir également celui de monter à la Tribune ». Le procureur de la Commune de Paris, l’homosexuel misogyne Pierre-Gaspard Chaumette, s’est ouvertement réjoui de ce meurtre légal, fustigeant, dans un discours aux républicaines, la mémoire et applaudissant à l’exécution de « l’impudente Olympe de Gouges qui abandonna les soins de son ménage pour se mêler de la République, et dont la tête est tombée sous les fers vengeurs des lois. Est-ce aux femmes à faire des motions? Est-ce aux femmes de se mettre à la tête de nos armées ? ».

  • Mon journal des Alpilles

    Dimanche, 24 février 2008

     

    Souvenez-vous des dimanches d’antan où l’on quittait la ville à bicyclette, en tram ou en voiture pour ceux qui en avaient une ? Toute la famille se rendait dans une auberge de campagne pour le traditionnel repas du dimanche. Pour quelques francs, le cuistot se mettait en quatre avec son épouse pour vous servir une entrée, un plat principal, un fromage et le dessert, le tout arrosé d’un vin de pays et d’un coup de gnole avec le café filtre. Il y avait toujours une balançoire, un toboggan ou un foot de table pour faire patienter durant deux heures pleines les gamins.

     

    Ce matin, l’idée m’est venue de renouer avec cette tradition passée. Depuis Maussane-les-Alpilles, une route vicinale serpente dans les champs, les vergers, les bergeries, contourne des mas ancestraux, aborde un aqueduc romain et rejoint la Ferme Auberge de Barbegal. En peu de temps, vous vous retrouvez face à une grande bâtisse hors d’âge mais restaurée avec soin. A l’intérieur, une pièce immense, une charpente séculaire, une cheminée monumentale vous accueillent comme au temps jadis.

    Il ne vous reste plus qu’à vous mettre à table, en enfilade, et d’attendre d’être servi comme des seigneurs. Un muscat de Beaume de Venise vous met en appétit. Une salade croquante du jardin à l’huile d’olive, une terrine de sanglier maison, un civet de marcassin et une purée de pomme de terre sublime, importée des Amériques au 16ème siècle. Quant à la cuvée Sainte Berthe, aux fromages de la ferme et au clafoutis de poire, je vous laisse saliver de désir ! Tout cela pour un prix tellement modique, qu’il est indécent de vous le communiquer ! Pour me mettre vraiment dans l’ambiance de ces repas des dimanches d’antan, la prochaine fois, je vais ressortir ma vieille bécane du grenier !

     

    Repas à la ferme : Cuisine provençale traditionnelle de type méditerranéenne. Menus différents selon la saison et variant avec la production du jardin.

    Elaboration des plats dans le respect de l’authenticité et de la tradition : Soupe au pistou, ratatouille, riste d’aubergine, petits farcis, tians de légumes, côtes d’agneau grillées, gigot, daube d’agneau à l’ancienne, fricassé de poulet et les desserts maison avec les œufs frais du poulailler (génoise aux fruits, baba au rhum, flan).

    Tous les plats étant préparés avec les produits issus de la ferme, merci de réserver votre table 48 heures à l’avance par téléphone : 04 90 54 63 69 afin de nous permettre de cueillir et préparer tous ces produits.

     

    La cheminée
    L'accueil
    Détails lustre

    Cheminée

     


    Lors de votre visite à Barbegal, il vous sera possible de repartir avec un panier de produits de la ferme; et bien sûr commandés lors de votre réservation.

     

    Nous vous proposons des légumes de saison. L’hiver vous pouvez retrouver le goût des poireaux, des blettes, des épinards, des choux…
    Et l’été ce sera les tomates diverses et variées telles que les tomates à l’ancienne (Cœurs de Bœuf, Russes) les courgettes, les aubergines, la salade…

     

     

    A cela se rajoute la volaille (poulets et pintades), les œufs de la ferme, l’agneau découpés en caissette, et la viande bovine de race Gasconne (conditionnée sous-vide).
    Il est important de signaler que chaque animal est élevé dans des conditions d’hygiène respectée.
    Les volailles fermières élevées en parcours, nourries au blé et au maïs. Elles sont abattues après 90 jours d’élevage.
    En ce qui concerne les agneaux, tous sont élevés sous la mère et se nourrissent d’herbe, de foin provenant de l’exploitation, et de maïs en complément.

     

     

    Les tarifs de ces produits sont les suivant :

    • Les volailles 7 euros par kg et prête à cuire
    • L’agneau 9.50 euros par kg, découpés en caissette (entier, par demi)
    • Les œufs 3 euros la douzaine
    • Pour les légumes, les tarifs varient en fonction de la Mercuriale

    Découvrez le site: www.barbegal.fr

  • Mon journal de Cuba...


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    Vendredi, 22 février 2008

     

    Un demi-siècle pour rien ! Voilà le bilan, la triste réalité de la révolution cubaine au moment où Fidel Castro, le leader maximo, se retire de la tragédie qu’il a orchestrée. Il va mourir tranquillement dans son lit, sans même souffrir physiquement grâce aux drogues qu’on lui administre depuis plus d’un an. Pour sûr que ce despote est convaincu d’avoir été le meilleur. Pour sûr qu’il croit que son peuple de miséreux et de crève la faim l’aime et le vénère. Pour sûr que ce dictateur sanguinaire ne se fait aucun reproche de ses crimes.

    Depuis près de cinquante ans, le régime cubain respecte les droits d’un seul homme et de ses sbires à terroriser le peuple et à le priver de toute liberté. Castro a été un manipulateur et un illusionniste hors pair qui a réussi à tromper son monde et une certaine intelligentsia occidentale. On objectera que son régime a éradiqué l’analphabétisme, mais à quoi cela peut-il bien servir d’être instruit s’il n’y a pas un quelconque avenir professionnel, hormis la culture de la canne à sucre ! A quoi cela sert-il d’avoir formé des milliers de médecins sans le moindre médicament disponible, à part l’aspirine ?

     

    Lors du renversement du colonel-dictateur Batista et de la prise du pouvoir à Cuba par les barbudos, le 1er janvier 1959, la révolution avait suscité un immense espoir d’une vie meilleure parmi la population. Castro et Che Guevara pouvaient être les hommes de la situation. Au début, ils mirent en place une politique humaniste et socialisante et cherchèrent à négocier avec les Etats-Unis. Devant une fin de non-recevoir, ils se jetèrent dans les bras des Russes avec les suites que l’on connaît. L’embargo total sur le commerce avec Cuba, décrété par Washington en 1960, est certainement une des raisons majeures de la dérive castriste. Même Kennedy est tombé dans le piège ! Qui sait si Fidel Castro, le leader « minimo »,  aurait pu être un autre homme ?

     

  • Mon journal des Alpilles







    photo poivrons rouges jaunes et verts

    photo olives photo pastèque
    photo myrtilles, mures et framboises Photo de fraises Marché en Provence Photo marché
    Photo de melons fleurs de salade Navettes
    Melons et fraises biscuits provence olives de Provence Tournesols au marché
    Tournesols Fraises et biscuits café

    Mercredi, 20 février 2008

     

    Vous serez des milliers à défiler sur les routes des prochaines vacances de Pâques avec comme destination : le sud ! Après les frimas de l’hiver, le désir de réchauffer ses membres engourdis au soleil de Provence s’empare des gens du nord. A fin mars, l’eau de la grande bleue sera encore froide mais, qu’à cela ne tienne vous découvrirez l’arrière pays. De vieux villages agrippés aux coteaux ou surplombant les collines vous accueilleront à bras ouverts. Vous visiterez la citadelle des Baux, Saint-Rémy, Arles, sans oublier la Camargue et les Saintes-Maries. Vous dégusterez la soupe au pistou, l’aïoli, l’anchoïade ou la célèbre bouillabaisse. Mais il n’y a pas de Provence sans ses marchés dont la simple évocation nous fait fredonner la chanson de Gilbert Bécaud.

     

    Les marchés de Provence

     


    Paroles: Louis Amade. Musique: Gilbert Bécaud 1957
    © EMA/BMG

     


    Il y a tout au long des marchés de Provence
    Qui sentent, le matin, la mer et le Midi
    Des parfums de fenouil, melons et céleris
    Avec dans leur milieu, quelques gosses qui dansent
    Voyageur de la nuit, moi qui en ribambelle
    Ai franchi des pays que je ne voyais pas
    J’ai hâte au point du jour de trouver sur mes pas
    Ce monde émerveillé qui rit et qui s’interpelle
    Le matin au marché
    Voici pour cent francs du thym de la garrigue
    Un peu de safran et un kilo de figues
    Voulez-vous, pas vrai, un beau plateau de pêches
    Ou bien d’abricots ?
    Voici l’estragon et la belle échalote
    Le joli poisson de la Marie-Charlotte
    Voulez-vous, pas vrai, un bouquet de lavande
    Ou bien quelques œillets ?
    Et par dessus tout ça on vous donne en étrenne
    L’accent qui se promène et qui n’en finit pas

    Mais il y a, tout au long des marchés de Provence
    Tant de filles jolies, tant de filles jolies
    Qu’au milieu des fenouils, melons et céleris
    J’ai bien de temps en temps quelques idées qui dansent
    Voyageur de la nuit, moi qui en ribambelle
    Ai croisé des regards que je ne voyais pas
    J’ai hâte au point du jour de trouver sur mes pas
    Ces filles du soleil qui rient et qui m’appellent
    Le matin au marché

    Voici pour cent francs du thym de la garrigue
    Un peu de safran et un kilo de figues
    Voulez-vous, pas vrai, un beau plateau de pêches
    Ou bien d’abricots ?
    Voici l’estragon et la belle échalote
    Le joli poisson de la Marie-Charlotte
    Voulez-vous, pas vrai, un bouquet de lavande
    Ou bien quelques œillets ?
    Et par dessus tout ça on vous donne en étrenne
    L’accent qui se promène et qui n’en finit pas
  • Mon journal des Alpilles

     

     

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    La danse macabre du collège des Jésuites à Lucerne

    Mardi, 19 février 2008

     

    Depuis des années, il ne se passe pas un jour sans que je songe à la mort. Cela m’arrive à n’importe quel moment de la journée, à l’improviste. Penser à la mort me permet d’apprécier la vie, de profiter de tous les instants de la journée, de m’occuper l’esprit, de lire, d’observer les gens, la nature, le temps qu’il fait. Pourtant j’ai fait parfois des choses futiles, des travaux sans grand intérêt, si ce n’est celui de gagner ma vie. Je cumule aussi des pertes de temps, surtout lors des déplacements en voiture d’un point à un autre, ce que je déteste. La mort, elle nous attend tous au tournant de la vie, souvent plus vite que prévu… Je suis attristé par le décès des autres, même des inconnus, des anonymes. Surtout quand ils sont relativement jeunes, par exemple avant 80 ans. Quant à la mienne de mort, je la souhaite le plus tard possible. Non seulement parce que j’aime la vie mais parce que je songe à ceux qui restent. Je n’aimerais pas leur faire de la peine, pas trop vite.

     

    Je visite chaque semaine un ami, jeune sexagénaire. Il m’a dit souffrir d’un mal qu’il estime incurable… Mis à part un léger tremblement des mains, il m’apparaît en pleine forme, lucide, vif, brillant dans nos échanges, nos dialogues au coin du feu. L’autre jour il me dit envisager l’euthanasie, me prie de me renseigner en Suisse car cela est légalement possible. Sur le moment, je reste sans voix, incapable de lui dire qu’il se fait du mauvais sang. Hier, je lui ai apporté les informations recueillies sur le Net. Bêtement, je lui dis : je ne te rends pas service, mon vieux. Il ne m’a pas répondu, a enfoui les documents sous son bureau. Nous avons parlé de tout, des femmes, de l’amour, de nos lectures, de nos aventures passées, sauf de la mort programmée.

     

    L’autre jour, sans doute avait-il eu un moment de blues. J’ai enregistré ces propos comme un automate, sans chercher à le réconforter, comme un complice de la grande faucheuse que je côtoie depuis toujours.

  • Mon journal des Alpilles

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    Le baiser de l’Amour - Sculpture italienne
    Psyché ranimée par le baiser de l’Amour.- Sculpture italienne d’ Antonio Canova au Musée du Louvre dans la Galerie Michel-Ange.

     

     

     

     

     

    Lundi, 18 février 2008

     

    Ce matin, une amie débarque avec son môme de 10 ans, les yeux rougis d’avoir pleuré toute la nuit. Jetée comme un torchon par un vieux con avec lequel elle pensait continuer sa vie. Lui aussi, d’ailleurs. C’est une histoire courte. On se connaît en décembre, on s’aime, on décide vite de vivre ensemble en janvier avec déménagement à la clef, tout le tralala, le gamin, le chien et le chat. On part au ski en février. Et c’est le drame sur le chemin du retour : tu te casses !

    A quarante ans, mère célibataire, c’était une opportunité à saisir. Avec l’amour et la tendresse en prime. Lorsqu’elle nous a présenté ce monsieur, bien sous tous rapports, je me suis dit : pourvu que ça tienne, qu’il soit enfin l’homme avec lequel tout serait plus facile. Voilà dix ans, qu’elle élève son gosse toute seule, qu’elle fait des petits boulots pour survivre. Elle raconte brièvement son histoire. Le con, genre cyclothymique, a ses humeurs qui varient avec l’ambiance ou la situation. Il l’a sous son emprise, il la manipule comme bon lui semble. A elle de suivre et de s’adapter à ce quinquagénaire qui, paraît-il, est en traitement chez un psy… Demain, lui réclamera-t-il sans doute les bijoux de pacotille qu’il lui a offerts à la Saint Valentin !
  • Mon journal des Alpilles

    Mercredi, 13 février 2008

     

    « Le Monde » est sauvé, vive le monde ! Il y a deux mondes, celui que je parcours chaque jour sur Internet et qui accueille mes balivernes sur mon blog. A priori, il semble être sauvé pour le moment, le temps qu’il trouve de gentils actionnaires prêts à ouvrir leur gousset sans espérer un retour sur investissement ! Quant à l’autre, il ne finit pas de faire sa crise dont le premier s’en fait l’écho de manière objective. Il est donc indispensable que « Le Monde » perdure au delà de ses querelles intestines, ne serait-ce que pour nous tenir informé des spasmes de l’autre. Même ici, en Provence, loin d’un certain monde, on ne souhaite pas vivre et encore moins mourir idiot…

     

    Le bon docteur Schweitzer, Louis de son prénom, a pris les reines du pouvoir. Son passé d’homme de gauche à la tête de sociétés capitalistes a démontré son habileté à se mouvoir en terrain miné. Car la recapitalisation du groupe « Le Monde » me semble un casse-tête, tant les divergences sont grandes entre l’actionnaire de référence la SRM (Société des Rédacteurs du Monde) et les actionnaires financiers. Et l’on ne cite comme seuls investisseurs potentiels, Lagardère et Prisa, certes présents dans la presse et l’édition, mais avec des appétits de glouton. Schweitzer peut être le sauveur du Monde, non pas seulement grâce à son impartialité morale, mais en en raison de ses relations et de ses mandats dans le monde de la finance et des multinationales. Cent millions pour « Le Monde », c’est une broutille pour un actionnariat capitaliste diversifié qui garantirait la prédominance éditoriale et décisionnelle à ceux qui, jour après jour, font le Monde : ses rédacteurs. On ne va pas tout de même pas revivre l’épisode catastrophique des Minc et Colombani.

    Je ne saurais mettre un point d’interrogation à cet article sans vous donner à lire ce que j’écrivais, le 6 août 1989, lors du décès de Sirius… dans ma chronique du bicentenaire intitulée : « Huitante-neuf » parue à Télédition.

     

    6 août 1989. Une étoile s’est éteinte

    Des milliers d’étoiles meurent chaque jour dans l’univers. D’autres naissent et créent, sans cesse, de nouvelles galaxies. Dimanche, 6 août 1989, une étoile terrestre s’est éteinte au firmament de la pensée universelle. Tel un astre lointain, un phare luminescent de connaissances, cette étoile-la brillera encore longtemps sur notre monde. Elle a engendré de multiples talents, titillé les intelligences. Toute une génération d’hommes s’est inspirée de son rayonnement, de son savoir, de sa clairvoyance. Cette étoile que l’on pourrait confondre avec celle du Berger avait pris pour nom : Sirius, la plus brillante du ciel.

     

    Sirius était le pseudonyme d’Hubert Beuve-Méry, fondateur du journal Le Monde. La vie de ce grand journaliste a été tout entière consacrée à la communication de la vérité vraie. Sans fards, sans compromissions, avec une indépendance et une rigueur sans cesse remises sur le métier de l’écrit. Avec la détermination et la sûreté de l’homme des montagnes qu’il était devenu, il a surmonté toutes les vicissitudes de la presse libre, il a poursuivi patiemment le sentier qu’il s’était fixé de gravir.

     

    Depuis la création du journal Le Monde en 1944, la grande presse française d’après-guerre lui doit tout. Pour des centaines de journalistes et d’écrivains, « Beuve » a été le modèle, le guide, le père. Il a montré la voie à suivre, la passe délicate entre les arcanes du Pouvoir et la liberté totale d’expression. Au grand dam de certains politiciens, il a été le contre-pouvoir de la IVème puis de la Vème République. Ces dernières années, il a suscité des vocations, de nouveaux titres indépendants des puissances d’argent. Hubert Beuve-Méry n’a ménagé personne ni sa personne. L’éclat de Sirius continuera de briller pour les générations à venir. Quel magnifique testament !

  • Mon journal des Alpilles

     

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    Mardi, 12 février 2008

    Ce matin, équipé de pied en cape comme un forestier professionnel, j’allais attaquer la taille du mûrier-platane qui nous prodigue son ombre bienfaisante en été. Mon épouse Bernadette qui est en accointance avec le ciel, celui des étoiles de la lune et du soleil, m’interpelle : « ce n’est pas le moment, la lune est montante, attends la semaine prochaine ». De quoi se mêle-t-il, cet astre mort, pour une fois que j’ai le cœur à l’ouvrage ? La lune, cette effrontée, vous bouscule le calendrier sans crier gare. Sans doute est-elle jalouse du soleil qui lui fait de l’ombre. Il arrive même parfois qu’elle pique sa crise, se place devant lui au risque de vous griller la rétine. Pour se faire remarquer, pour se faire voir, cette mijaurée se lève quand on se couche. Elle est capricieuse, se joue de l’alphabet, trompe son monde dans l’hémisphère nord, se balance comme une coque à l’équateur pour dire la vérité au sud. Le platane, lui, n’a que faire de ces états d’âme, de sa luminosité pâlotte, il bourgeonne déjà. Il faut que je mette les choses au clair avec elle.

    Ce n’est que partie remise car j’ai mille choses à faire quand son humeur lunatique me met le bâton dans les roues. Je suis le roi du bricolage, sauf que pour les choses sérieuses je fais appel à des pros. Si vous questionnez mes outils, avec en tête le marteau, ils se gausseront de mes gestes maladroits. Les plus futés, faute d’être affûtés, refusent tout service. D’autres se mettent en grève sans préavis. Je me demande parfois s’ils craignent de me faire du mal où qu’à l’inverse ils redoutent que je leur en fasse. Eh bien, vous ne me croirez pas, mais j’ai tout de même réussi, aujourd’hui, à bricoler un bûcher, couvert de tuiles pour dissimuler ma réserve de bois au regard inquisiteur de cette vieille lune !

     

     

     

     

     

     

     


  • Mon journal des Alpilles


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    Blaise Cendrars peint par Modigliani (1917)

     

    Lundi, 11 février 2008

     

    Me voici revenu en Provence, au pied des Alpilles. C’est ma seconde patrie et sans aucun doute la dernière. Je suis un sédentaire chronique. J’ai pourtant des idées de voyage plein la tête et finalement je ne suis bien, je ne vis bien qu’en ce lieu. En pleine campagne, au milieu des oliviers, des amandiers en fleurs, loin de l’agitation de la ville, je trouve mon équilibre, une sorte de sérénité bienfaisante. L’autre jour, j’étais à l’aéroport Saint-Exupéry, à Lyon. J’accompagnais mon neveu qui s’en allait au Chili. J’ai rêvé un instant à l’Amérique du Sud, à ce continent aux mille facettes, à ces peuples fiers et métissés, à la côte de l’océan Pacifique, à l’île de Pâques et aux iguanes.

     

    Des centaines de voyageurs de tous âges se précipitaient à l’enregistrement. J’ai été tenté de faire comme eux, de sauter dans n’importe quel avion, pour n’importe quelle destination. De faire le tour du monde de pays en pays selon l’inspiration du moment. De partir à l’aventure sans bagage, trouvant sur place de quoi me vêtir car je déteste faire les bagages, choisir ceci plutôt que cela. A la manière de Blaise Cendrars avec tout de même un calepin et une pointe Bic pour noter mes impressions. A la simple évocation de ces voyages que je ne ferai sans doute jamais, j’éprouve déjà le sentiment d’être sur le chemin du retour, la tête pleine de souvenirs imaginaires. Il est peut-être trop tard pour avoir un quelconque espoir de guérir un pantouflard !

  • Mon dernier journal de Genève

    Dimanche, 10 février 2008

    Au lieu d’une semaine, il m’a fallu ajouter du temps au temps  pour venir à bout de mes occupations et des rencontres avec la famille et les amis. J’avais perdu l’habitude des va et vient dans cette ville dans laquelle on cherche par tous les moyens à chasser la voiture au dehors. Ce qui en soit est une bonne chose. De grands chantiers sont ouverts pour agrandir le réseau des tramways nommés désirs. Bien après les avoir mis au rancard, ils reviennent à la mode. A défaut de rencontrer Marylin, on y croise de biens jolies personnes qui, hélas, ont souvent la mine renfrognée. Celle des mauvais jours où il faut se rendre au turbin.

     

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    J’ai tout de même eu le temps de faire une apparition au Musée d’Art et d’Histoire voire l’exposition de Véronèse à Picasso. Au détour d’une galerie, j’ai découvert l’un de mes aïeux ou plutôt un magnifique nu, une nymphe peinte par Jean-Baptiste Camille Corot dans les bosquets de la campagne genevoise. Je situe même l’endroit où il a croqué la belle, à quelques pas de la maison où il a séjourné à Dardagny. Sa mère, Marie-Françoise née Oberson, était une grande tante de mon grand père. Je n’ai pas vraiment trouvé un air de famille… dans ses deux autoportraits ! J’aurais préféré saisir la nymphe sur la pélicule… mais ce sera pour la prochaine fois.