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Mon journal - Page 10

  • Brrr, quelle froidure !

     

    La France grelotte, la neige paralyse le pays, un ministre fait du motoneige et se tort le coup, c’est la débandade, la faute au Co2 mon amour, à Copenhague, au gouvernement et à Dieu sait qui !

    J’ai retrouvé sur le site Gallica de la BNF, un texte de 1845 du Docteur Fuster traitant des changements dans le climat de la France et de l’Histoire de ses révolutions météorologiques. Une année 1845 qui ressemble à celle de maintenant avec la crise économique due à une mauvaise récolte de céréales et une épidémie genre H1… qui décime la pomme de terre.

    On parle déjà de l’identité nationale… mais en sens inverse en envisageant d’abolir l’esclavage. Le « Besson » de l’époque, un nommé Guizot, a expulsé un dangereux révolutionnaire du nom de Karl Marx vers la Belgique.

    La Suisse fait encore parler d’elle avec la guerre du Sonderbund qui oppose les catholiques aux anticléricaux de l’époque.

    On parle déjà de carbone ou plutôt de charbon avec la découverte de mines du côté de Douai.

    Pas moins de 515 pages pour traiter de ce sujet oh combien actuel et passé mais aussi rébarbatif que le traité de Copenhague ! Le temps que le soleil revienne après l’absorption de quelques potions d’acide salicylique du bon docteur Fuster…

    Voici le lien :

    http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k772359.swf.f8.pagination

  • FRANCOISE FABIAN TOUJOURS FIDELE A SES PASSIONS !

    Photo Jean Esposito
    Photo Jean Esposito

    Grâce à  son très  joli  livre de souvenirs « Le temps et rien d’autre » paru chez Fayard, on en sait un peu plus sur une artiste très discrète.

    par Jean Esposito

    Société de Lecture, Maussane-les-Alpilles

     

    Puisque il est question de temps alors qu’il n’a pas vraiment de prise sur Françoise Fabian, le meilleur moment pour une séance de photo c’est tout naturellement  la traditionnelle Fête du Temps Retrouvé de Maussane-les-Alpilles. Et  le lieu le plus  approprié puisqu’elle a appris, pendant trois ans  la sculpture : l’atelier de Franck Poupel (2) dans l’avenue de la Vallée des Baux ! Tout était  vraiment réuni pour que cette rencontre fût riche d’enseignements.

    Comme on pouvait s’y attendre, conversation très conviviale, très enlevée entre Françoise Fabian, Franck Poupel (elle connaissait son père) et Yves Lopez (ils ont des amis communs et il  a  réalisé des travaux de décoration dans sa maison).

    Il faut bien l’avouer, rien n’est banal ou anodin  chez Françoise Fabian. Tout n’est qu’exigence,  raffinement et culture. C’est ainsi que devant l’objectif, entourant la superbe statue d’Aphrodite de Franck Poupel,  elle  ne se contente pas de poser (fort bien d’ailleurs)  mais cite, très spontanément,  un passage d’un texte de Baudelaire. C’est une façon bien à elle  de  montrer qu’elle est avant tout une artiste au service d’un auteur, d’un rôle.

    En lisant Le temps et rien d’autre on découvre les coulisses, les joies et les écueils  d’un métier, d’une  passion qu’elle continue de poursuivre. Avec succès,  talent et rigueur. Les anecdotes  qui viennent ponctuer et enrichir son captivant  récit sont toujours  drôles, émouvantes et finement observées. Jamais vraiment méchante, elle  déteste, simplement,  la  complaisance ou le manque de professionnalisme. Pour les autres et surtout  pour elle. Cela ne lui enlève pas le goût  de jouer et même l’envie de  s’amuser en scène. Une désinvolture maîtrisée est tout à fait l’approche qui lui convient. Il est vrai qu’elle  peut se le  permettre avec sa carrière et son expérience.

    Pour autant ce livre de souvenirs  n’a absolument rien d’un testament. Il est bien trop vivant et actuel. Et d’autres beaux rôles attendent encore  Françoise Fabian.

    Il n’empêche que sa filmographie est prestigieuse. Il suffit de la survoler : Belle de jour (Luis Bunel),  Ma nuit chez Maud (Eric Rohmer), Raphaël le débauché (Michel Deville), La bonne année (Claude Lelouch), Madame Claude (Just Jaeckin).

    De même ses pièces de théâtre  puisqu’elle n’a cessé d’y faire de brillantes  incursions : La puce à l’oreille (Georges Feydeau), Les rustres (Carlo Goldoni), Joyeuses Pâques et Les clients (Jean Poiret), Les gens d’en face (Hugh Whitemore), L’homme du hasard (Yasmina Reza) Une journée particulière (Ettore Scola), Le nouveau testament (Sacha Guitry)...

    Sans oublier la télévision  avec de nombreux  feuilletons et téléfilms dans lesquels sa lumineuse  palette de comédienne  a su utiliser  toutes les nuances : L’éducation sentimentale (Marcel Cravenne), Les Dames de la côte (Nina Companeez), Lady Hamilton (Claude Boutet), La veuve rouge (Edouard Molinaro), Bon anniversaire Juliette (Marcel Bozzuffi), Mademoiselle Gigi (Caroline Huppert) et La Femme coquelicot (Jérôme Foulon)…

    Son actualité immédiate est la prochaine sortie en salle, le 18 novembre 2009, du Rapt (Lucas Belvaux avec Yvan Attal) et, après le  21 avril 2010.  de  l’Arbre et la Forêt (d’Olivier Ducastel et de  Jacques Martinaut).

    Au fil des pages, le parcours de l’inoubliable interprète de La bonne année aux côtés de Lino Ventura est effleuré avec cette élégance qui lui sied à merveille. Les hommes qui ont compté dans sa vie sont évoqués avec pudeur et admiration.  Son premier mari, Jacques Becker, le réalisateur de Casque d’Or, Touchez pas au grisbi. Et son second mari, le comédien, réalisateur, scénariste  Marcel Bozzuffi avec lequel elle a partagé une grande et belle histoire d’amour.

    Sans vouloir donner de leçon  à quiconque, elle n’oublie pas et fait sienne celle  d’Elvire Popesco qui n’avait pas peur d’affirmer  « Qu’une actrice ne doit pas se laisser aller parce qu’elle représente un art. Elle doit toujours avoir de la tenue. »

    Il suffit de la  croiser dans la rue pour s’en rendre compte. Déjà 20 ans que Françoise Fabian a choisi d’habiter notre village. Cette méditerranéenne, née  à Alger où elle a passé toute son enfance, avait effectué plusieurs séjours en Provence et dans les Alpilles. A la faveur de la création de  L’Enfer et compagnie de son ami Jean-François Josselin au Théâtre de la Criée de Marseille, elle a eu un  véritable coup de foudre  pour ce petit coin de paradis.  Ici tout le monde la connaît et elle connaît tout le monde. Mais toujours avec une certaine  retenue et respect.

    (2) Ce flamboyant  créateur a de nombreux projets et idées sous le ciseau pour mettre en valeur son art. En ce moment, il propose, dans son atelier, des stages de bijouterie (création d’une bague ou d’un pendentif avec motif et pierre sertie) et donne des cours de sculpture. Découvrir son site: http://franck.poupel.free.fr/

     

     

    Photo Just Jaequin
    Photo Just Jaequin
  • Le projet humaniste du MoDem...

    Le MoDem présente son projet humaniste dans un "petit livre orange"

    Week-end "arrassant" mais constructif et chaleureux. Les adhérents du Mouvement Démocrate, réunis en congrès à Arras (ville magnifique, je confirme de surcroît que les Ch'tis sont très sympathiques), ont discuté et validé le "projet humaniste", imprimé dans la nuit du samedi au dimanche sous forme d'un "petit livre orange". Résultat des contributions conjointes des commissions de travail, auxquelles ont participé pendant plusieurs mois plus de 2000 militants et experts ou professionnels de la vie civile, dont Robert Rochefort a assuré la coordination et la synthèse.

    http://www.mouvementdemocrate.fr/vie-du-modem/telechargement/Le_Projet_Humaniste_6-12.pdf

    987704933.jpgJ'invite tous ceux qui disaient que le MoDem n'a pas de projet, que François Bayrou n'est que dans la critique et l'anti-sarkozysme sans faire de propositions, et tous ceux qui souhaitent une alternance au gouvernement actuel, qui appellent de leurs voeux un nouveau projet de société plus humain, plus social, plus soutenable, à lire ce document.

     

    J'invite tous ceux qui prétendent que le fonctionnement du MoDem n'est pas assez démocratique et que François Bayrou est autocratique à être témoins de cet événement de démocratie participative de l'élaboration d'un tel projet avec l'implication de tous les adhérents qui le souhaitaient, non seulement des membres des commissions mais aussi de tous les adhérents qui ont souhaité contribué, amendé, validé.

     

    J'invite tous ceux qui médisent sur les prétendues divisions au MoDem à interroger les personnes présentes à ce congrès, les journalistes notamment, qui ont pris la température, senti l'ambiance chaleureuse et unie qui y régnait. Certes il y a eu quelques questions de militants de CAP21, parti co-fondateur du MoDem, qui souhaitaient des places réservées, des quotas de type discrimination positive, ce qui n'est pas envisagé car ils sont MoDem comme les autres tous simplement, ou qui essayaient de justifier des alliances de 1er tour aux régionales avec les Verts alors que les adhérents du MoDem ont voté une stratégie d'autonomie de 1er tour pour bien marquer le pluralisme, notre propre sensibilité, quitte à envisager ensuite un rassemblement de 2nd tour. Mais sans conflit. Certes, Corinne Lepage, venue le samedi lors des travaux de validation, n'est pas intervenue, a boycotté la tribune le dimanche pour le discours de clôture et a dit quelques médisances à la presse et aux médias télévisés, mais elle est de plus en plus marginalisée dans cette posture, que les militants désapprouvent dans leur majorité.

     

    J'invite les  sociaux-démocrates et écologistes, ainsi que les sensibilités de la droite sociale et républicaine, sans esprit de clan, sans sectarisme partisan, à commencer par les valeurs qui sous-tendent ce projet, puis par thème à évaluer les convergences, nuances, manques ou divergences qu'ils y trouvent comparées à leurs valeurs et à leurs idées. Sachant que ces 50 pages donnent les grandes lignes du projet global de société et non pas les détails. Ce n'est pas non plus le programme de la région, mais cela peut servir maintenant de cadre pour élaborer un projet régional et décliner les spécificités régionales. Ce qui suivra très prochainement.  Pour qu'enfin nous discutions tous sur le fond, sur le projet, pour envisager les rassemblements dans une logique de 2nd tour, alors que le 1er tour lui, sert d'abord à chaque parti, chaque sensibilité politique, à exprimer son propre projet, une équipe, et à mesurer les voix des électeurs pour permettre d'éventuels rassemblements de listes sur un projet convergent tenant compte des résultats du 1er tour. Que ce soit pour les régionales ou les présidentielles.

     

    Je suis émue car il y a un peu de moi dans ce document, et de mes amis, des heures de travail, de discussion. Ayant beaucoup contribué sur les sujets économiques, financiers, européens et internationaux notamment, chaque phrase résonne et m'évoque des visages, des sourires, des tonnes de documents, des hésitations ponctuelles, des désaccords parfois et finalement des consensus.

     

    Malheureusement peu d'articles de presse ont décrit le contenu du projet, car les médias ont préféré parler de l'invitation surprise de Ségolène Royal avec sa proposition d'alliance de 1er tour aux régionales, confisquant le sujet de fond. Seuls quelques journaux ont effleuré le sujet, comme Le Monde ou encore la Voix du Nord :

    http://www.lemonde.fr/politique/article/2009/12/07/les-propositions-humanistes-de-francois-bayrou_1277079_823448.html

    http://www.lavoixdunord.fr/Locales/Arras/actualite/Secteur_Arras/2009/12/07/article_un-modem-au-projet-humaniste-defini-mais.shtml

    Ce programme repose sur la justice et l'équilibre des pouvoirs. Il met en exergue des propositions en matière de justice économique, sociale, politique et écologique.

     

    1608036050.jpgSans résumer ce livre, dont je préfère vous laisser la primeur, je voudrais revenir sur ce mot, Humanisme, et sur ce qu'il signifie. Comme l'a dit François Bayrou dans son discours de clôture, les mots en "isme" résument en une syllabe une pensée, un modèle. Comme "capitalisme", qui représente un système basé sur le marché et le profit, ou encore "socialisme" et "étatisme", basés sur le rôle central de l'Etat, et maintenant l'écologisme politique qui préfère mettre la nature au centre et rime souvent avec catastrophisme.

    http://www.mouvementdemocrate.fr/agenda/congres-programmatique-arras-2009-webtv.html

     

    L'humanisme est un modèle de civilisation, désignant l'organisation sociale qui doit être au service de la personne, de l'humain. C'est même certainement là que seront les points de convergence, de rencontre, de valeurs, de ceux qui souhaitent conjuguer leurs efforts pour changer le pays, pour redonner espoir et proposer une alternance face à des forces du pouvoir qui jamais n'ont été si concentrées, si puissantes, jamais n'ont tant porté atteintes depuis la 2nde guerre mondiale à l'égalité, à la justice, aux libertés.

  • La fin du monde ?

    A vous couper le soufle :

     

    http://www.youtube.com/watch?gl=FR&hl=fr&v=BXzugu39pKM

    Copenhague, la dernière chance ?

     

    Cette vidéo illustrant l’implosion de la planète terre, une sorte de big-bang à l’envers, ne peut nous laisser indifférent le jour de l’ouverture de la conférence de Copenhague sur les changements climatiques.

     

    Le CERN, Centre Européen de Recherche Nucléaire à Genève, a enfin réussi à remettre en activité le LHC, le plus grand collisionneur de particules au monde, qui avait subit quelques problèmes depuis son inauguration en octobre 2008.

     

    Lors de l’expérience du 30 novembre 2009, les physiciens ont réussi à produire la plus grande énergie jamais atteinte dans un accélérateur de particules.

     

    Le but de ces expériences, de ces recherches : la quête de l’infiniment petit, des particules à l’origine de la création de l’univers, si tant est qu’il ait été créé un jour…

     

    Pour tout connaître sur le Cern, je vous recommande le site de mon ami, l’informaticien André Van der Schueren, qui a contribué durant de longues années à la réalisation de ce challenge hors du commun.

     

     

    www.avds.ch

  • Pourquoi les Helvètes ont dit "nein" aux minarets ?

     

    On va leur expliquer à tous ces estrangers qui ne comprennent rien de rien à nos institutions...

    Même qu'ils nous critiquent sans savoir comment ça marche chez nous, dans nos vallées, dans nosmontagnes et jusque dans nos villes.

    Même que les gazettes, les radios, les télés nous cherchent des noises, jusqu'à nous clouer au pilori et à nous comparer à des « Talibans ».

    Chez nous, dans notre beau pays, c'est le peuple qui commande.

    On appelle ça la « voxpopuli ».

    Quand on n'est pas d'accord avec ces messieurs de Berne, on fait un référendum pour les obliger à soumettre leurs décisions aux votes du peuple des bergers.

    Et comme, on a aussi des idées bien de chez nous, on peut lancer des initiatives pour modifier les lois ou en créer de nouvelles.

    C'est ce qu'on a fait avec l'Europe, on est un peuple souverain qui, grand Dieu, n'a pas voulu se soumettre au diktat de ces technocrates de Bruxelles.

    Notre cher Blocher, ce fils de pasteur qui a gagné des sous dans la chimie, a réussi à faire passer son initiative, sachant qu'on serait tous derrière lui, le moment venu.

    Sauf qu'il y a quelques Romands, ceux de Genève, des Vaudois et des Neuchâtelois qui parlent français comme à Paris, qui ne sont pas tout à fait d'accords avec nous autres, les Suisses-Allemands.

    Mais avec une majorité des trois quarts, on tient le pays, crénom de nom !

    On a déjà bien assez de peine à s'entendre entre catholiques et protestants sans se compliquer l'existenceavec des musulmans.

    Passe encore, s'ils construisaient leurs mosquées comme des chalets, à la rigueur avec une grosse cheminée qui monte vers le ciel d'Allah. Mais ces flèches, pointues et tranchantes comme dessicaires, c'est bon pour Istanbul, l'Afghanistan ou le Pakistan.

    D'ailleurs nous, les protestants, depuis Calvin et Zwingli, à part une cathédrale par ci, par là, piquée aux cathos, on a construit dans le modeste, on a fait simple, dépouillé.

    On n'en veut pas de ces ayatollahs barbus, d'ici à ce qu'ils troussent nos filles. D'ailleurs, les curés, on les a mis à l'ordre, à bas la soutane et le crucifix en pendentif.

    Et le voile, pardi, la djellaba, la burka, d'accord pour les vacances en Tunisie, mais pas au bord de nos lacs suisses !

    Ces richetos de princes arabes, qu'ils restent dans nos palaces, sur leurs tapis de prière orientésvers la Mecque.

    On a dit non à l'Europe, on ne va quand même pas dire oui à l'Arabie !

     

    3 novembre

    Voici la dernière dépèche de l'Agence  Télégraphique Suisse....

     

    http://www.bluewin.ch/fr/index.php/139,201014/Pres_de_50__des_Francais_seraient_pour_linterdiction_des_minarets/fr/news/international/sda/

  • La Grippe et la Pandémie des Bénéfices

     

     

     

    Un correspondant qui souhaite garder l’anonymat me transmet ce texte :

     

    Un autre angle de vue sur cette grippe ravageuse qui va tous nous liquider !!!

    BEST OF DE L'IRONIE
    2000 personnes contractent la grippe, et tout le monde veut
    mettre un masque !

    25 millions de personnes atteintes du SIDA et  personne ne
    veut mettre de préservatif...

    PANDÉMIE DE BENEFICES
    Quels intérêts économiques se cachent derrière la grippe porcine???
    Dans le monde, chaque année, des millions de personnes
    meurent de paludisme. Un simple moustiquaire pourrait y remédier.
    Les journaux... ne le mentionnent même pas !

    Dans le monde, chaque année, 2 millions d'enfants meurent à  
    cause de diarrhées; qui pourraient être évitées avec un simple sérum
    qui coûte 25 centimes...
    Les journaux... ne le mentionnent même pas !

    La rougeole, la pneumonie et d'autres maladies traitables par
    des vaccins  bon marché, sont la cause de 10 millions de décès
    chaque année...
    Les journaux... ne le mentionnent pas !

    Mais, il y a 10 ans environ, quand est apparue la célèbre
    grippe aviaire...
    les journaux du monde entier ont été inondés de nouvelles...

    Une épidémie. La plus dangereuse de toutes... une Pandémie!
    Le monde ne parlait que de la terrifiante maladie d'oiseaux...

    Toutefois, la grippe aviaire n'a tué que 250 personnes en 10 ans...
    25 décès par an...
    La grippe commune tue chaque année, un demi million de
    personnes dans le  monde.

    Un demi-million contre 25???

    Un instant... un instant!!!

    Alors, pourquoi une si grande agitation autour de la grippe aviaire???

    Parce que, derrière ces petits poulets se cachait un "coq".
    Un coq ambitieux et à la crête bien grande...

    La compagnie pharmaceutique transnationale Roche avec son célèbre
    Tamiflu a vendu des millions de doses aux pays asiatiques.
    Bien que le Tamiflu soit d' efficacité douteuse, le gouvernement
    britannique en a acheté 14 millions de doses comme prévention pour sa
    population.

    Avec la grippe aviaire, Roche et Relenza, les deux grandes
    compagnies pharmaceutiques qui commercialisent l'antiviral, ont obtenu
    des millions de dollars de bénéfices.

    Avant les poulets... maintenant les porcs.

    Oui, maintenant, a commencé la psychose de la grippe porcine.
    Et tous les  journaux du monde entier ne parlent que de ça...

    Oubliée la crise économique (créée par qui???), ou la torture
    à Guantanamo...

    Il n'y a plus que la grippe porcine, la grippe des cochons...

    Question:

    Si derrière les poulets se cachait un "coq"... derrière les
    cochons.... se  cachera un "GROS COCHON"...

    La compagnie Gilead Sciences , des Etats-Unis, détiens le
    brevet du Tamiflu.

    Le principal actionnaire de cette compagnie n'est rien d'autre
    que le sinistre personnage, Donald Rumsfeld, secrétaire de la Défense
    de George Bush, architecte de la guerre contre l'Irak... Les actionnaires des pharmaceutiques Roche et le Relenza se frottent les mains. Ils
    sont heureux de voir les ventes de  leur douteux Tamiflu à nouveau
    millionnaires.

    La vraie Pandémie , c'est le bénéfice... Les énormes profits
    de ces mercenaires de la santé...

    Je ne nie pas que les mesures de précaution prises par les
    différents pays ne soient nécessaires.

    Mais, SI la grippe porcine est une pandémie si terrible,
    comme l'annoncent les médias....
    Si l'Organisation mondiale de la santé (dirigée par Margaret
    Chan, de la Chine) est tellement préoccupée par cette maladie...
    pourquoi ne pas la déclarer comme problème de santé publique dans le monde
    entier et ainsi permettre la fabrication de médicaments génériques?
    >
    Sauter les brevets de Roche et le Relenza et distribuer les
    médicaments génériques gratuitement à tous les pays, en particulier les  
    plus pauvres,  serait la meilleure solution.

    DIVULGUE CE MESSAGE AU PLUS GRAND NOMBRE, COMME SI C'ETAIT UN VACCIN, POUR  QUE TOUS SACHENT LA REALITE QUI CE CACHE DERRIERE CETTE "PANDEMIE".

    Car, les médias ne divulguent que ce qui intéresse leurs
    sponsors, jamais  ce qui importe aux simples jetons que nous sommes
    tous...

    Le moyen le plus efficace de contrôler une population est la peur...

     

  • Darwin en question (s) ?


     

     

     

    Il y a 150 ans, Charles Darwin publiait son livre : « L’origine des espèces » qui a eu un retentissement mondial.

    La théorie de l’évolution prête encore à controverse dans certains milieux qui, non seulement, la mettent en doute mais la combattent.

    A l’occasion de cet anniversaire, le professeur Raymond Mallerin a donné au Club des débats de Lançon-de-Provence, une conférence remarquable intitulée : Darwin en question(s) ?

    Il a eu l’amabilité de me transmettre le texte de son exposé pour que je puisse en faire bénéficier les lecteurs de la Tribune de Genève.

    Je vous le présente sous la forme d’une brochure que l’on feuillette de page en page  en cliquant sur ce lien :


    http://fr.calameo.com/read/000120511bf47f6762bf9

     

     

     

     

    N.B. Pour quitter Calaméo, tapez sur l'accent aigu, en vert !

  • Le cadavre de la gauche renaît de ses cendres !

    Ça bouge aussi en Helvétie, le pays du consensus et du compromis où le parti socialiste siège au gouvernement depuis 1955. On appelle ça la « formule magique » puisque deux ministres de gauche sur sept en font partie.

    Ils sont tellement imbriqués dans le système que l’on ne sait plus l’influence - si influence, il y a - qu’ils ont sur la politique du pays des banquiers.

    Pas étonnant que Josef Zisyadis, un vieux gauchiste sur le retour, un communiste, conseiller national du Parti du travail - l’équivalent de député en France – cherche à redorer son blason et son égo en créant un nouveau parti à gauche de la gauche qui s’adresse aux jeunes !

     

    Admettons que c’est un pur… parmi les impurs et je vous conseille de découvrir son blog :

    http://zisyadis.ch/

    Voici le communiqué de l’ATS paru ce jour :

    Un nouveau parti national à gauche de la gauche créé à Schaffhouse

    La gauche de la gauche helvétique tente à Schaffhouse de trouver un nouvel élan. Quelque 160 personnes de toute la Suisse s'y sont donné rendez-vous pour préparer la création d'un parti national. "La Gauche" s'adresse aux jeunes ainsi qu'aux déçus du PS et des Verts.

    Les initiateurs du parti se disent anticapitalistes et écosocialistes, mais pas communistes. Ils ne sont pas tendres avec la gauche traditionnelle. Selon eux, elle est "dans l'impasse".

    "On ne sait plus pour qui le PS et les Verts se battent", a déclaré Frédéric Charpié, l'ancien président du PS du Jura bernois, qui a quitté le parti à cause notamment du papier sur la sécurité du PS et du soutien que celui-ci a apporté au secret bancaire.

    Pour le conseiller national Josef Zisyadis, le temps est venu de créer une vraie alternative de gauche en Suisse, car la situation sociale et écologique est grave. En outre, les divisions entre les partis de la gauche alternative les affaiblissent lors des élections, a analysé le popiste vaudois.

    La gauche de la gauche n'a quasi plus rien à dire sous la Coupole fédérale, a relevé Frédéric Charpié. "Il nous faut un nouveau porte-voix au niveau national". "La Gauche" veut s'inspirer du succès de "Die Linke" en Allemagne.

    L'assemblée votera un programme et élira un collectif national. Ses membres seront chargés de créer des collectifs cantonaux là où il n'existe pas encore de parti d'extrême gauche. Dans les régions où des formations occupent déjà ce terrain, les membres du collectif national chercheront la discussion avec les formations existantes, dans le but de collaborer.

     

  • Un milliard de personnes crèvent la faim

     

    A la veille du sommet sur l’alimentation dans le monde qui s’ouvre lundi à Rome, le PAM, Programme alimentaire mondial, manque de fonds en raison de la crise financière mondiale. Il prévoit d’assister plus d’un milliard de personnes souffrant de la faim et lance un appel à contribution auprès du public afin de suppléer aux carences des Etats...

     

    Voici la conclusion prémonitoire du livre : Dis. Papy, c’est quoi la crise , paru au printemps 2009 :

     

    C’est quoi, la crise ? Les enfants m’ont posé cette question à propos de la crise financière que nous subissons actuellement et qui débouche sur une crise économique, sociale et existentielle. Nous allons en ressentir progressivement les effets au cours de ces prochains mois. Certains irresponsables, ou des optimistes forcenés ne la prennent pas au sérieux. « Ça va repartir » disent-ils. Elle va pourtant s’introduire insidieusement dans tous les rouages de la société et il est difficile de prédire le temps qu’il faudra pour en effacer les séquelles. Mes réponses à leurs interrogations montrent que les crises sont multiples. Le monde est en crise permanente avec plus ou moins d’intensité d’un endroit à l’autre. Nous sommes tous concernés, si ce n’est pas physiquement, nous le sommes moralement à chaque crise. Je les compare parfois aux phénomènes météorologiques, au temps qu’il fait, à la nuit, au ciel couvert, à la pluie, à la tempête avec quelques éclaircies et finalement bien peu de soleil sur l’ensemble. Et, paradoxalement, le soleil n’est pas toujours synonyme de bien vivre. Il n’y a qu’à penser au Sud !

    Nous allons au-devant de crises aussi graves, si ce n’est plus, que celles que j’ai citées. La principale est le devenir de l’humanité. Allons-nous survivre au réchauffement de la planète, à la pollution, aux épidémies, à la famine, au terrorisme, à l’épuisement des ressources naturelles, aux catastrophes nucléaires, à la stérilité ? Allons-nous disparaître de la surface de la terre, comme les dinosaures ?

     

    Des informations sur ce bouquin sont disponibles sur le site :

    http://dispapy.leforum.eu/portal.php?pid=7

     

  • C'est pour quand la prochaine crise ?

    - Question stupide puisqu’on est encore dans celle déclenchée, il y a un an !

    - Que non, c’est déjà fini, c’est le nirvana, les banques font des profits records avec les fonds prêtés par les gouvernements et le FMI, ce qui leur permet de provisionner des milliards de bonus de fin d’année. La bourse est repartie de plus belle, le CAC 40 a pris 1000 points depuis le printemps, certaines actions ont triplé de valeur, c’est l’Amérique ! Les spéculateurs s’en mettent plein les poches avec l’aval en sourdine du G20 !

    - Et la dette française qui a augmenté de plus 200 milliards en deux ans ?

    - Justement, c’est voulu, c’est tout bénéfice pour les financiers qui empochent les intérêts.

    - Et l’augmentation du chômage, la baisse du pouvoir d’achat, la famine dans le monde, ce n’est pas une crise, ça ?

    - Pas du tout, c’est une situation normale, endémique qui doit perdurer pour tenir le peuple à carreau. Les salariés, enfin ceux qui restent, n’osent plus faire la grève et prendre le risque que l’entreprise mette la clef sous la porte. Le RSA, ça ne suffit pas ! Et comment se soulever, faire la révolution avec le ventre vide ? Si tu veux mon avis, la prochaine bulle financière éclatera quand la grenouille aura fini de se gonfler comme une baudruche. Ou plutôt le crapaud de l’Elysée… La date idéale, c’est au printemps 2012, peu avant l’élection présidentielle. Le petit aura toutes les chances d’en prendre à nouveau pour cinq ans avec le fiston comme premier ministre…

    - Ne crois-tu pas qu’il va sauter avant ?

    - Ce n’est pas impossible, oiseau de mauvais augure

    - Ton bouquin alors, il est dépassé par les événements ?

    - Pas du tout, lis-le, prends-en de la graine pour ne pas être pris dans la tourmente de la prochaine crise !

    Dis, Papy, c'est quoi la crise ?

    http://dispapy.leforum.eu/portal.php

  • Le Prince "qu'on sort"...

     

     

    Bravo la presse ! Sans elle, le prince Jean serait encore candidat à la « présidence »… sorte de névrose qui pourrait bien être une maladie congénitale dont souffre la famille Sarkozy. Le père s’accrochait et le fils a décroché sous la pression des medias et la polémique qui a suivi. Ce qui a d’ailleurs donné l’occasion au père de fustiger cette presse qu’il déteste et qu’il cherche pas tous les moyens à bâillonner. Tel Abraham, le chanoine de Latran a failli immoler son fils sur l’autel de la connerie présidentielle.

     

    Ne serait-ce pas une candidature bidon tendant à faire diversion avec le procès Clearstream où le monarque pourrait bien être le vrai coupable de cette histoire rocambolesque ? Peut-être retrouvera-t-on dans vingt-cinq ans des traces d'ADN sur les listings qui innocenteront celui qu’on cherche à abattre et à suspendre comme de la chair morte politique à un crochet de boucher.

     

    C’est tous les jours « guignol » ! Le peuple se délecte, boude les séries américaines et oublie qu’il n’a plus une thune pour finir le mois ! Il faut le divertir, coûte que coûte, une bêtise chassant l’autre. Les « 2G », Guéant et Guaino, se relaient pour écrire le script et choisir le casting. Ils rivalisent avec J2M, le m’as-tu VU qui entre scène simultanément à New York et à Paris. Le petit cactus de service, Rama Yade, n’en fait qu’à sa jolie tête, sachant que l’on n’ose pas la mettre à prix. Encore qu’avec Hortefeux ou Besson, tout est possible !

     

    Que nous réserve la semaine prochaine ? Le bon peuple salive déjà à la prochaine série. Par exemple une télé réalité où un Airbus se perd dans la Manche, au large de Calais, avec sa cargaison de sans-papiers !

     

    La ressemblance est tout de même frappante avec George Prince of Denmark by John Riley ! A vous de juger !

     

     

  • La Tribune de Genève se vautre dans la pub

    06 Octobre 2009 Par Camille&Guillaume publié dans MEDIAPART :

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    L'annonce est parue lundi, dans la Tribune de Genève. Elle y fustige la "racaille d'Annemasse" qui profiterait de la ligne du CEVA( liaison ferroviaire Cornavin - Eaux-Vives - Annemasse) pour venir pourrir la vie des Genevois. Pathétique. Pour beaucoup, l'UDC (encore elle ...) déraperait une fois de plus. Mais qui porte la responsabilité de la parution de cette publicité raciste et mensongère. Le Parti ou le journal qui s'est décidé à la publier ?

    Quelques éléments de contexte d'abord. Les Genevois vont aux urnes ce prochain week-end. A l'extrême droite de l'échiquier politique, deux partis se disputent les voix: le MCG (Mouvement des Citoyens de Genève) et l'UDC (Union Démocratique du Centre). En se positionnant ainsi sur une ligne franchement populiste, l'UDC espère certainement marquer quelques points sur son concurrent avant le bouclage des urnes et faire un peu parler d'elle. La section genevoise du parti semble cependant avoir un peu forcé la dose: de nombreux membres de la formation politique, à l'instar d'Yves Nydegger, commencent à prendre leur distance jugeant ce coup médiatique un peu trop enlevé.

    N'en déplaise à certains caciques du parti un peu plus modérés que les autres, l'UDC n'en est pas à son premier ballon d'essai. Après les "moutons noirs" qu'il s'agit d'expulser et les "homosexuels inféconds" qu'on se doit de surtaxer, voici "la racaille d'Annemasse" dont il faut interdire la venue sur sol helvétique. Les couplets changent un peu mais le refrain se fredonne sur le même air (trompettes, grosse caisse et chemises brunes ?). La parade de l'UDC aux critiques la taxant de tenir des propos racistes ? L'humour. L'UDC aurait en fait juste envie de se fendre la malle avec ses concitoyens. Mais l'humour, sauce UDC, a un petit côté Brice Hortefeux qui a tendance à se régler devant les tribunaux...  Il y en a qui ne rient pas vraiment: blessé, le maire d'Annemasse s'est décidé à porter plainte. On le comprend.

    Le parti n'est toutefois pas le seul responsable de la parution de cette annonce d'un goût douteux. Le journal qui a publié l'encart porte aussi une certaine responsabilité. Responsabilité dont il cherche à se dédouaner fort maladroitement dans un éditorial des plus pathétique. L'argument phare développé par la Tribune de Genève ? "Il est sain en démocratie de maintenir la plus grande liberté d'expression possible dans les limites du droit, bien entendu". Un peu plus loin, les lecteurs sont invités à sanctionner le parti par les urnes, cette fin de semaine.

    Le cynisme n'étouffe pas le quotidien genevois. En clair, on accepte le pognon d'une publicité à caractère raciste, on organise un vague débat autour en publiant un édito qui nous distancie des propos tenus dans l'encart et on flatte des électeurs qui sauront faire les bons choix le moment venu. Selon Pierre Ruetschi, "ce n'est pas à la presse de censurer les candidats mais bien aux citoyens des les sanctionner dans l'isoloir". Bon, admettons. Mais quand ces candidats tiennent des propos qui pourraient tomber sous le coup de la loi, les médias qui les relaient sans aucun recul critique n'en portent-ils pas la responsabilité, eux aussi ? Traiter des étrangers de "racaille" dans une publicité, est-ce répréhensible ? C'est à la Tribune de Genève et non à l'UDC qu'il faudrait coller un procès. On serait fixé une bonne fois pour toute.

    Guillaume Henchoz

    (source image : Radio suisse romande)

  • Une semaine à Genève

     

    Nicolas Rossier alias Vincent, pilote de F/18
    Nicolas Rossier alias Vincent, pilote de F/18

     

    Lundi 21 septembre

    Ma première activité du matin consiste à brancher mon ordinateur pour consulter les dernières nouvelles du monde sur le Net. La plupart des quotidiens ayant une édition numérique, je découvre ainsi quasiment en direct les infos de la nuit et des dépêches toutes fraîches. Cela ne m’empêche pas de boire mon petit noir comme je le faisais naguère au bistrot du coin en parcourant la presse papier. A n’en pas douter, l’avènement du numérique a modifié insensiblement notre mode de vie. De même, il met de plus en plus en péril la presse traditionnelle, celle qui sent bon l’encre d’imprimerie. Cependant, le toucher du papier, le froissement des feuilles me manquent et, ne résistant pas à cette absence tactile, je cours parfois au premier kiosque venu. Alors, pourquoi vous parler de ce qui se passe dans le monde puisque vous savez déjà tout ? Cette semaine, toutes les rédactions vont tourner autour du G20 qui, en un coup de baguette magique, va rendre notre monde meilleur !

     

    Mardi 22 septembre

    Je n’avais pas encore pris conscience de mon âge avancé… Le temps se déroule si vite, à l’insu de mon plein gré, que me voici convoqué à subir un examen médical, sous peine de devoir restituer mon permis de conduire ! Le vieux toubib est étonné de mes réponses : pas d’accidents, pas de maladies honteuses, pas d’opérations… si bien qu’il me met à poil pour constater qu’aucune cicatrice ne larde mon corps.

    Son diagnostique m’a donné l’envie de vivre encore : « j’aimerais bien être en bonne santé comme vous l’êtes à votre âge ». Et me rappeler la maxime du cordonnier mal chaussé ! Triste aussi, lorsque j’apprends le décès du journaliste Roger de Diesbach, mon camarade de collège. Mais à part ça, la France se gausse du procès intenté par un certain président à un ex-premier ministre…

     

    Mercredi 23 septembre

    « Que du bonheur », la phrase favorite d’un journaliste du 13 heures !

    Le bonheur, je l’ai rencontré fortuitement au théâtre Pitoëff, à l’occasion de l’ouverture de la « Fureur de lire ». J’avais quitté le soleil de Provence pour rejoindre Genève, ignorant que le Département de la Culture organisait le festival de la lecture durant cinq jours. J’ai appris que notre « ministre » Patrice Mugny a multiplié par neuf le budget destiné à l’écrit depuis son arrivée au pouvoir. Bonheur aussi de dénicher au Cercle des libraires genevois un livre d'un cher ami, Edwy Plenel: La Découverte du Monde, Folio

    Curieux, j’ai assisté au débat intitulé : « Des livres pour changer le monde ». C’est essentiellement la démarche de l’essayiste de vouloir changer le monde. Chaque ouvrage apporte de petites gouttes d’eau revigorantes dans l’océan glauque d’une société en plein marasme. André Schiffrin nous fait part de son expérience décevante d’éditeur outre-Atlantique, de la mainmise de groupes financiers et de marchands d’armes âpres au gain sur la presse et l'édition. Ceux-là même qui éditent Susan George et Jean Ziegler, les intervenants lors cet échange. Il faut bien vivre diront-ils, l’important est de faire passer les idées, de payer les frais de procès… et j’ajoute : se compromettre avec ceux qu’ils dénoncent dans leurs bouquins ! Le bonheur m’avait quitté lorsque j’ai quitté le théâtre Pitoëff, non sans un regard oblique en direction des écrivains qui se succédaient enfermés dans une "cage" de verre afin de pondre en direct un roman d’amour ! Initiative contestable... Solzhenitsyn et Pasternak doivent se retourner dans leur tombe !

     

    Jeudi 24 septembre

    Cette semaine, l’ONU organise son sommet annuel dans le building de verre de Manhattan, l’un de ceux qui restent encore debout. Genève n’est donc pas la capitale du monde comme il lui arrive souvent de l’être. Sans doute à cause de Kadhafi qui n’avait nul envie de poser sa tente sur la Plaine de Plainpalais. Des fois que la Gendarmerie genevoise fasse du zèle, le garde en otage à Champ Dollon, le temps de nous faire des excuses et de libérer les deux Helvètes de Tripoli !

    Ils sont incorrigibles ces chefs d’Etat. Le potentat de Lybie fait la leçon au monde libre, celui d’Iran fait de même et le Français traite de Villepin de coupable avant que le tribunal ait rendu son jugement ! En revanche, motus et bouche cousue, on ne sait presque rien des salamalecs de Kadhafi avec notre Merz national, si ce n’est que nos otages ont été transférés dans les geôles libyennes ! Le seul à la hauteur de l’événement, c’est bien le président Barack Obama.

     

    Vendredi 25 septembre

    Quand j’étais adolescent, il m’arrivait d’enfourcher ma bicyclette pour remonter la Servette en direction de l’aéroport de Cointrin. Une enfilade de petits chemins, une villa par ci, une ferme par là, des vaches dans les champs pour découvrir enfin ces grands oiseaux d’acier qui, toutes hélices vrombissantes, allaient s’envoler de part le monde. C’était magique, c’était le rêve inassouvi de l’enfance.

    Ce matin, un demi-siècle plus tard, j’ai fait de même avec mon gros cube, franchissant un entrelacs de routes, de ponts, de présélections et de carrefours à vous donner le tournis. La nostalgie m’habitait lorsque j’ai franchi des blockhaus de béton pour me retrouver, sans crier gare, sur le tarmac, face à une kyrielle d’avions militaires helvétiques. Je me suis régalé des Pilatus d’avant-guerre et autre Venom des années cinquante, d’un Mirage qui, en son temps, avait fait coulé beaucoup d’encre dans les gazettes. Vincent, un jeune pilote de 27 ans, m’a tout expliqué du pilotage de son imposante machine de guerre, un F/18 avec lequel il peut traverser la Suisse en moins d’un quart d’heure ! Mon anti-militarisme viscéral a vraiment du plomb dans l'aile...

     

    Samedi 26 septembre

    J’ai un dilemme à résoudre. Je dois rendre ma copie avant midi, D’où la tentation d’avoir écrit la veille mon billet d’aujourd’hui. Passe encore pour la météo. Pluie à la place de soleil, c’est simple avec le traitement de texte ! Prévoir l’info 24 heures à l’avance, cela relève de la prémonition…encore que je peux vous annoncer que deux journaux gratuits que j’exècre ne feront plus qu’un lundi prochain. Que faire… la nouba jusqu’à 4 heures ou me lever à cette heure-là ? Cela me rappelle l’époque d’un journal genevois, hélas disparu, où en goguette, on attendait que la rotative crache la première édition.

    Pour rien au monde, je ne manquerais le kiosque d’Yvan Levaï, le samedi matin sur France Inter. Ce journaliste de talent doit bien traverser Paris à l’heure du laitier pour nous livrer sa revue de presse sur le coup de 8 heures ! Je ne vais pas chipoter avecle Monde qui paraît l’après-midi avec la date du lendemain ou le Journal du Dimanche qui sort le samedi ! Preuve de ma bonne foi, voici les titres de la une de quelques feuilles de ce jour : « Hallyday a eu un petit cancer au colon, Sarkozy, le ravi du G20, Obama menace l’Iran sur le nucléaire, Cisalpino, dernier arrêt en gare, G20 et FMI, l’assaut des émergents, celui qui me préoccupe : Pour survivre, le Courrier demande 150.000 francs ».

     

    Epilogue dimanche 27 septembre

    Vous avez peut-être deviné que ce texte était destiné à un concours littéraire organisé par la Ville de Genève. Je n’ai pas eu l’honneur de gagner le premier prix… sur une centaine de participants et de le voir publié dans le journal Le Courrier, un de ces jours prochains. Alors le voici dans la Tribune !

     

     

     

     

     

     

     

  • Mort au champ d'honneur de l'huile d'olive...

    Ce n’est pas une galéjade, c’est ce qui aurait pu m’arriver aujourd’hui !

     

    Le marché a lieu le mercredi matin à Mouries en Provence, la plus grande commune oléicole de France. Les bancs des marchands des quatre saisons s’échelonnent tout au long du cours Revoil, à l’ombre des platanes. Les producteurs locaux se font de plus en plus rares. Une exception pour le fromager qui vous offre un vrai Gruyère, un reblochon affiné à la Clusaz et le poissonnier qui vous sert des dorades et des loups sauvages. En revanche, les chaussettes, les casquettes, les nappes aux motifs provençaux et autres colifichets de pacotille sont tous estampillés « made in China ».

     

    Je remarque un vendeur d’huile d’olive qui brade son produit à la moitié du prix local, puis un deuxième qui fait encore de la sous-enchère. Flairant la supercherie, je les interpelle, l’un après l’autre, en leur demandant la provenance de que l’on appelle ici l’or des Alpilles. De La Fare-les-Oliviers me répond le premier, d’Albaron me dit l’autre où, à part les taureaux, le riz et les marais de Camargue, je parie ma tête à couper de dénicher le moindre olivier !

     

    Mon sang ne fait qu’un tour, je m’insurge, je proteste en leur disant qu’à ce prix-là, leur huile d’olive ne peut être d’ici, qu’elle est espagnole ou marocaine. Tous deux restent sur leur position au moment où je prononce la diatribe qui tue : vous trompez la clientèle, vous êtes malhonnêtes, c’est de l’escroquerie ! L’un deux crie : va-t-en, dégage et, faisant le tour de son stand, vient vers moi menaçant.

     

    Je bats en retraite, je longe le marché et je rejoins mon épouse à la terrasse du Café de Provence. Quelques instants après, le plus fou des deux, m’ayant suivi, m’assaille, me prends par la chemise, crache son venin en pleine figure, menace de me casser la gueule, me secoue comme un pantin et répète et crie à tue-tête : qui es-tu toi pour me faire la morale, je vais de tuer, je vais de tuer ! Je reste stoïque, sans mot dire, je m’enfonce dans ma chaise, je rentre la tête dans les épaules, je m’attends à prendre son poing menaçant en pleine poire.


    Le pire n’est pas arrivé car Sylvain, le serveur du bar, maîtrise le fou qui finalement s'en va en vociférant. Ouf ! ça m’apprendra de défendre l’huile d’olive de Provence !

     

    (Pour la petite histoire, je cultive une centaine d’oliviers, ce qui, bon an, mal an, produisent une centaine de litres de cet or vert que j’ai le plaisir d’offrir à mes amis et à mes lecteurs !)

  • 3000 comptes en Suisse: bluff, chantage ou réalité ?

     

    Christine Lagarde et Hans-Rudolf  Merz, le 27 août 2009

    Photo Keystone

    Woertherix, le Gaulois au pays des Helvètes a réussi son effet d’annonce dans le JDD ! Découvrir 3000 fraudeurs d’un coup sur plus d’un million de Français détenteurs d’un compte dans les banques suisses. Chapeau ! Même Mitterrand, en 1981, lors de la nationalisation des banques françaises et de l’instauration du contrôle des changes n’avait pas égalé le record du Zoro de Bercy !

     

    Pauvres riches ! Plus d’un million de français ont passé un mauvais dimanche à se demander s’ils figuraient sur la liste funeste. Et de prendre force calmant ou d’envisager de se faire sauter la cervelle. Combien de couples ont du s’étriper en se reprochant leurs escapades dans les palaces genevois ? Il paraît même que lundi matin, le TGV Paris-Genève était pris d’assaut à la gare de Lyon. Les gabelous de Bercy étaient, eux aussi, du voyage, habillés comme de simples touristes. Aux dernières nouvelles, plus d’une centaine de clients se seraient fait pincés à l’entrée des banques de la rue du Rhône, tout à côté des échoppes de Rolex et de Davidoff !

     

    Au nom du saint pognon, de la crise, du secret bancaire, des Américains et du chantage de la famille Kadhafi, la Suisse et Genève boivent le calice jusqu’à la lie. Et voila que les Gaulois profitent de la situation pour enfoncer la tête des Helvètes dans les eaux grises du Lac Léman.

     

    Cet enchainement d’événements rocambolesques a pour origine l’incompétence et la maladresse des autorités fédérales avec à leur tête un président nul à chier, Hans-Rudolf Merz, par ailleurs ministre des finances. Depuis une année, il accumule les bourdes allant jusqu’à refinancer l’UBS, trahir la loi sur le secret bancaire par crainte des représailles américaines et baisser ses culottes en faisant force courbettes et excuses au potentat de la Lybie. L’autre jour, il s’est même fait baiser par Christine Lagarde en signant à la va-vite une convention de double imposition entre la Suisse et la France.

     

    Alors, bluff, chantage ou réalité cette histoire des 3000 comptes ? Un doux mélange des trois, une tarte à la crème rance pour certains protagonistes dont la facture risque d’être salée !

     

    Imaginons le quidam français qui débarque à Genève, range sa BM ou sa Mercedes dans le garage d’un palace. Il suffit de relever son numéro d’immatriculation et de suivre monsieur X de banques en magasins de luxe.

    Même topo avec ceux qui débarquent du TGV avec la valise Vuitton. Il y a aura toujours un chauffeur de taxi ou un portier d’hôtel bien intentionné !

     

    Et les délateurs bordel ? Le fisc paie les indics rubis sur l’ongle cette prestation hautement citoyenne ! Plus de 60.000 frontaliers français travaillent à Genève, un grand nombre dans les banques ! La plupart ont un compte salaire à Genève, qu’ils rapatrient chaque mois en France, une broutille… dans les 2 milliards par an !

     

    Il y a encore bien d’autres astuces que l’armada des agents du fisc, basés aux frontières, connaissent et mettent en pratique depuis des années. Mais je ne vous en dirai pas plus, secret bancaire oblige !

     

    Article de  la Tribune de Genève

    http://www.tdg.ch/actu/economie/viennent-3000-noms-livres-banques-francaises-visees-2009-08-31

    Article du journal Le Temps :

     

    http://www.letemps.ch/Page/Uuid/17e8fbc0-9672-11de-977e-299fc83a3f99/Fisc_fran%C3%A7ais_les_banques_suisses_calment_le_jeu

     

    Toujours de nouvelles infos sur le site :

    Dis, Papy, c'est quoi la crise ?

    http://dispapy.leforum.eu/portal.php

     

    Découvrez les paradis cachés où frauder en toute tranquillité

    publié par Marianne sur le Web :

     

    http://www.marianne2.fr/Decouvrez-les-paradis-caches-ou-frauder-en-toute-tranquillite_a181952.html

  • Une maman nonagénère à son fils...

     

    Mon fils, ce matin je me suis levée à 7 heures, je ne pouvais plus dormir, j’avais mal partout, au moindre mouvement, je criais de douleurs, surtout sur le côté droit, là où le médecin m’a fait la dernière piqure la semaine passée, les nerfs se nouaient, grinçaient comme les gonds d’une vieille porte, celle de mon enfance à la ferme qui me revenait à l’esprit, la nuit, lorsque papa rentrait du cabaret en titubant. Je ne savais comment sortir du lit, comment me retourner pour allonger une jambe, puis l’autre pour m’asseoir, me dresser, bouger ce vieux tas d’os qui n’en pouvait plus de me faire souffrir depuis, depuis le temps que je ne compte plus.

     

    Mon Misou, mon chat blanc, celui qui me tient compagnie, celui qui partage mes jours et mes nuits, celui que tu m’as offert un jour, celui que je refusais d’accueillir pour qu’il ne soit pas orphelin, et que j’ai pris parce tu me promettais de le garder s’il m’arrivait quelque chose, compatissait à mes douleurs. Il sent quand je souffre. Oui, j’avais peur de mourir avant lui, et je suis sûre que c’est lui qui me maintient en vie, qui me fait lutter pour vivre encore avec lui. Nous sommes inséparables, je lui parle comme je te parlais, mon fils, je le prends dans mes bras comme je te prenais dans mes bras, mon fils, comme je te serrais contre ma poitrine, comme je caressais tes boucles blondes, mon fils.

     

    Oui, mon grand fils, je me suis levée à 7 heures, au moment où le soleil passait la montagne pour éclairer le lac, puis les Dents du Midi que j’aperçois de ma fenêtre. Ce n’est pas dans mes habitudes de me lever si tôt, je sommeille encore, je compense mes heures d’insomnies, le temps que ma vieille carcasse se mette en mouvement, le temps que mon esprit reprenne goût à la vie. Souvent, je souhaite ne pas me réveiller, m’endormir pour toujours, m’endormir pour ne plus souffrir de cet arthrose qui me bouffe les sangs. Mais j’aime trop la vie, mes enfants, mes petits et arrières petits enfants. Depuis des années, une partie de mon corps m’abandonne, me lance des piques comme un sabre, me fait sursauter de douleurs, mais mon esprit, mon cœur et mon estomac tiennent le coup.

     

    Tu ne peux pas imaginer le plaisir que tu m’as fait de venir déjeuner avec moi l’autre jour, de me conduire en altitude, à la pinte d’alpage qui domine ce panorama idyllique. J’étais tout de même déçue que la brume jouait à cache-cache avec nos regards. Tu reviendras bientôt, n’est-ce pas, un jour de grand beau.

     

    Je me suis levée à 7 heures, mon fils, pour me préparer, pour me soigner, pour m’habiller, pour me faire belle, tu le sais bien que suis coquette comme je l’étais jeunette, même quand j’étais une pauvrette. D’ailleurs, c’est sans doute à cause de ça que j’ai connu ton père, ce flambeur avait du goût, c’était un bel homme, grand, fort, viril, coureur, un tombeur de nymphettes !

     

    Il m’a fallu toute la matinée pour être prête au rendez-vous de 14 heures avec mon médecin. Les gestes sont lents, la tête est ailleurs, je ne savais plus où trouver mes clefs et je n’ai pas eu le temps de déjeuner, c’est dire si c’est pénible de vieillir, toi, mon fils, tu n’as pas encore à surmonter tous ces problèmes dus à l’âge, j’en suis certaine. Il est adorable ce docteur, c’est le meilleur que je n’ai jamais eu, il me comprend, il me reçoit du jour au lendemain car, n’y tenant plus, j’avais même envisagé de me tirer une balle, mais tu le sais bien, je ne suis pas suicidaire, ce serait stupide pour toutes les années qui me restent à vivre et que je désire vivre. Il m’a fait deux piqures, l’une à droite, l’autre à gauche mais, au moment où je te parle, je ne sens aucun effet, peut-être encore quelques heures de souffrance et je serai en meilleur état, bien que je n’y crois pas vraiment puisqu’il m’a dit que mon rhumatisme était en phase terminale. D’ailleurs, son opinion ne m’a pas surprise, car il y a bien longtemps que je le sais mais le bon docteur a mis du temps à le comprendre ou à me le dire.

     

    Au retour, ma voisine, la femme de l’ancien gendarme, m’ayant vu claudiquer dans la cour, est venue me trouver. Tu ne peux pas t’imaginer comme ils sont gentils avec moi, plein d’attentions, même que l’autre jour ils m’ont conduit à la montagne où je leur ai offert le repas. Ils rentraient de vacances en Autriche et ils m’ont apporté un gros morceau de jambon que j’ai dégluti séance tenante avec un coup de rouge car j’avais la fringale.

     

    Puis, cette nuit, j’ai fait un drôle de rêve. Il était 3 heures 8 minutes lorsque j’ai ouvert les yeux, pour une fois j’avais bien dormi, au moins deux heures de suite, peut-être les piqures… Tout le village savait sans que je le sache que tu m’avais acheté un magasin, oui, un magasin car, le jour de l’ouverture, lorsque tu m’as emmenée sur place, tout le village se pressait devant les vitrines et m’accueillait les yeux écarquillés. Il y avait, contre les murs, plein d’étagères garnies de cahiers, d’enveloppes, de papiers, d’encre, de plumes, de livres, de tout ce qui sert à l’écriture et à la lecture… J’étais interloquée, ne savais que penser de cette farce qui n’en était pas une puisqu’à brûle pourpoint, tu m’as dit : à ton âge, il faut que tu t’occupes, que tu ne t’ennuies plus à la maison, que tu oublies tes douleurs !

  • BARS DU MONDE

     

    Mon regard a été attiré par la couverture du petit livre ci-dessus...

    Je n’ai pas fait le tour du monde et des bars à motocyclette… mais lors d’une balade dans les Alpes de Haute Provence, j’ai fait un détour par le village de BANON, célèbre pour ses fromages de chèvre et surtout pour la LIBRAIRIE LE BLEUET où l’on vient de partout dénicher des œuvres rares ou inconnues que l’on ne trouve pas dans les boutiques marchandes.

     

    « D’amour et de vins nouveaux » est un recueil de nouvelles de Pierrick Bourgault paru aux Editions L’iroli. M’empressant de le lire au lit après avoir subit les foudres d’un orage et d’une pluie diluvienne depuis des mois désirée, j’ai découvert que ce bourlingueur de poète publiait sur son site un carnet de voyages et un portfolio photographique des BARS DU MONDE !

     

    Pour ne point vous faire saliver davantage, je vous suggère de le découvrir sans modération :

    http://www.monbar.net/index.php

     

     

    A TOUT SEIGNEUR, TOUT HONNEUR... LES BISTROTS DE MAUSSANE NE SONT PAS EN RESTE !

    (Toute ressemblance avec des personnages connus ne serait que pure coïncidence)

     

     

     

    Plus près de toi... au Café du Centre...

     

    Richard et Aziss...

     

     

     

    Pierre et son équipe à l'Adagio

     

     

    Le boeuf sur le toit...

     

     

    Paul ne boit que du jus d'orange !

     

     

    Rolando surveille....

     

     

    (Il y a comme du blanc, du vaudois sans doute, qui sépare les commentaires, et ce doit être la censure de la ligue anti-alcoolique... )

     

     

  • Fichu réveil, ton rêve fout le camp...

     

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    Bronze de Marcel Bouraine, 1920

     

     

    Je me suis entrainé à prolonger les rêves… car c’est toujours au moment où il va se passer quelque chose de crucial que le réveil y met fin. Ce sont de petites histoires sans suite ! On reste sur sa faim. Il y a réveil et réveil, celui qui vous permet de sortir en douceur du sommeil et des rêves les plus fous et celui qui vous siffle dans les oreilles, risquant de tout gâcher. Dans les deux cas, surtout ne pas ouvrir les yeux illico mais les maintenir fermés, quitte à froncer les sourcils pour ne percevoir aucune lueur et se souvenir du rêve. C’est plus facile en hiver… Dans ce cas-là, il arrive même parfois que l’on s’endort à nouveau et que l’on retourne dans le rêve. Rare mais sublime !

     

     

    Ne comptez pas sur moi pour vous donner une explication onirique du rêve. De savants chercheurs s’y sont attelés sans réussir vraiment à percer le mystère de cette activité cérébrale inconsciente. Tout juste, ont-ils pu établir que le rêve avait lieu dans une phase de sommeil léger par rapport au sommeil profond. Que sa durée est de l’ordre de 15 à 20 minutes… alors qu’en général on en retient que quelques bribes fugaces.

     

     

    Les rêves sont parfois répétitifs. Il fut un temps où régulièrement je lévitais, je planais, je volais juste au dessus du sol. Ce fut à ce point intensif qu’en me levant, j’avais le réflexe d’écarter les bras pour continuer à léviter, au risque de m’écraser le nez sur la carpette !

     

     

    Mes rêves préférés sont d’ordre sentimental, platonique, érotique aussi. Il me semble que plus je vieillis, plus ils sont au rendez-vous de mes nuits. Inversement proportionnel à une libido qui prend de l’âge !

     

     

    Le dernier en date fut particulièrement éprouvant et je vous le rapporte en quelques mots. Cela pouvait être au Liban, peut-être en Iran, en tous les cas dans un pays oriental. J’étais accueilli dans une immense bâtisse qui pouvait être un palais, peut-être des mille et une nuits, que sais-je ? Une cour d’hommes et de femmes entourait le maître de céans qui m’avait convoqué pour me demander conseil sur des questions qui concernaient peut-être la politique ou l’économie… je ne m’en souviens plus. Au moment où j’allais prendre congé, il me retint de manière autoritaire en m’intimant l’ordre de bien vouloir honorer sa fille cadette avant qu’elle prenne époux. Je ne comprenais pas, je tentais de protester, de dire que je ne pouvais aimer sur commande. « Il n’est pas question d’aimer » me dit-il, « tu dois la prendre, c’est dans l’ordre des choses et tu a été choisi pour cela ! » Le regard de l’homme était sans appel. J’étais pris dans un piège. Embarqué dans le complexe d'Oedipe contre ma volonté. Je me sentais vieux face à tant de jeunesse, de grâce et de beauté. J’étais oppressé, mon cœur battait la chamade lorsque, devant l’assistance, elle me prit par la main sans mot dire, sans un sourire, stoïque, déterminée. Elle m’emmena comme un pantin à travers un jardin, gravit un escalier sans fin… C’est à ce moment-là que le téléphone sonna, me délivrant de ce rêve doux et amer, à la limite du cauchemar !

     

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  • Les rencontre du Temps perdu

    Chaque été, nous nous rencontrons en famille et entre amis au chemin du Temps perdu.

     

    Le soleil, les cigales et parfois le mistral titillent les esprits.

     

    Chacun trouve le temps de perdre du temps selon son inspiration.

     

    John compose des sérénades et des chansons tristes, puis il passe ses nuits chaudes à les mettre en scène.

     

    Margaux et Maxime monopolisent la piscine et s'adonnent à des joutes épiques au babyfoot.

     

    Fred, l'homme de l'O, tire des courses à travers le verger et arrose ses oliviers centenaires.

     

    La bande des quatre (deux cockers, un labrador et un caniche) font mille facéties, coursent les chats et s'entraînent à faire des petits.

     

    Des voisins, des amis nous rendent visite à l'heure fatidique de la partie de pétanque ou de l'apéro.

     

    Pendant ce temps-là, Bernadette mijote ses petits plats, des salades du jardin, des flans de légumes, une épaule d'agneau confite et autre clafoutis à faire pâlir un trois étoiles.

     

    La nuit des étoiles, le soleil s'est attardé sur la crête des Alpilles, l'irradiant de mille feux, comme pour nous rappeler que c'est lui le metteur en scène !

     

     

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  • Dis, Papy, c'est quoi un ministre ?

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    Dessin de Daumier

     

    -       C’est un homme (plus rarement une femme) qui aime le Président et fait allégeance à sa politique comme autrefois un seigneur le faisait au Roi.

    -       C’est un homme à tout faire, corvéable à merci, que l’on recrute en général dans les petites annonces de l’Assemblée nationale, du Sénat ou des grandes écoles parisiennes.

    -       C’est parfois un notable local, à l’exemple d’un agriculteur anobli et descendant du marquis de Sade dont le ministère est en relation avec le troupeau des parlementaires.

    -       C’est un homme tampon à qui l’on confie un ministère qu’il administre selon les ordres venus d’en haut. Il prend les coups, il est viré d’un jour à l’autre quand ça va mal et parfois, quand il réussi un tour de passe-passe, il a ses entrées au Palais ou promu ministre d’Etat !

    -       C’est un homme spécialisé en rien, un pur amateur mais capable de s’adapter virtuellement à n’importe quel ministère sous l’œil vigilant d’une armada de fonctionnaires qui font le boulot à sa place.

    -       C’est le détenteur d’un portefeuille dégarni qui crie misère, qui fait la manche auprès de contribuables encore plus pauvres que lui.

    -      C’est par exemple un toubib que l’on nomme aux affaires étrangères pour soigner les états d’âmes des dictateurs de pays émergeants à l’aide de potions magiques sonnantes et trébuchantes.

    -       C’est par exemple un champion de France motocycliste que l’on place à l’industrie dans l’espoir de niquer les Japonais en redonnant vie aux « Terrot », « Monet-Goyon", « Motobécane » et autres cubes aujourd’hui disparus.

    -       C’est une pharmacienne que l’on nomme à la santé et aux sports pour prescrire des antidotes aux coureurs du Tour de France victimes de produits… administrés à l’insu de leur plein gré.

    -         C’est une nana chargée de la politique de la ville pour que les putes ne soient plus soumises à des macs.

    -         C’est un secrétaire socialiste opportuniste qui adore les magrébins puisqu’il est né à Marrakech.

    -         C’est en résumé une quarantaine d’élus par le fait du prince qui ont accepté un bon filon pour soigner leur égo, leur mise et leur devenir.

     

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